Author: Don Kayembe

  • Dialogue en RDC : opposition divisée

    Dialogue en RDC : opposition divisée

    Edem-Kodjo-Le facilitateur du dialogue politique en RDCongo, Edem Kodjo, annonce le début des travaux du comité préparatoire ce mardi matin à Kinshasa.

    Dans ces travaux, le panel d’hommes politiques et d’activistes de la société civile vont notamment désigner l’endroit où se tiendront ces assises, quel en sera l’objet, qui va y participer.

    L’opposition congolaise semble divisée entre ceux qui veulent aller à ce dialogue sans condition préalable et ceux qui posent des exigences avant leur participation.

    Le MLC (Mouvement de libération du Congo) de Jean-Pierre Bemba refuse catégoriquement toute idée de dialoguer avec le pouvoir en place.

    Le Rassemblement, coalition constituée autour d’Etienne Tshisekedi et Moise Katumbi est d’accord sur le principe du dialogue et pose des conditions.

    Il exige entre autre la libération de ceux qu’ils considèrent comme des prisonniers politiques.

    Le chef de l’Etat Joseph Kabila en a gracié certains. Mais le nombre est jugé insuffisant par ce Rassemblement.

    Ce dernier exige aussi le départ du facilitateur Edem Kodjo, jugé trop proche du pouvoir.

    Edem Kodjo a récemment bénéficié du soutien des autorités du pays et des autorités de l’Eglise catholique.

    Il y a une dernière aile au sein de l’opposition congolaise. Celle de l’UNC de Vital Kamerhe qui veut aller au dialogue.

    Ce parti a d’ailleurs déjà transmis sa liste de délégués au comité préparatoire.

    Ce mardi même, l’opposition a appelé à une grève générale.

    BBC

  • «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    VILLE MORTE-L’essentiel de l’opposition congolaise a appelé à une journée « ville morte » et à la grève générale sur tout le territoire national ce mardi 23 août. L’objectif : protester contre la tenue de pourparlers avec le pouvoir en place et récuser le médiateur désigné par l’Union africaine (UA), l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

    Edem Kodjo avait été choisi pour décrisper le climat politique en République démocratique du Congo, alors qu’une élection présidentielle doit se tenir à la fin de l’année. Mais l’opposition estime qu’il est trop proche du pouvoir et demande son remplacement.

    La grève est inégalement suivie ce mardi 23 août d’après les informations recueillies pour le moment. À Kinshasa d’abord, l’activité est ralentie, mais pas totalement arrêtée. Les bus et taxis circulent dans le centre-ville, mais il n’y a aucun embouteillage, ce qui est très rare dans la capitale. C’est bien la preuve que certains ont choisi de rester chez eux.

    Globalement, la journée « ville morte » est moins suivie qu’en février dernier, lorsque l’opposition avait appelé à faire grève. À Lubumbashi par exemple, la capitale minière de l’est, l’activité économique ne semble pas perturbée. Mais dans la capitale du diamant, à Mbuji May, la grève semble respectée avec quelques tensions signalées ce mardi. Idem à Goma, dans le nord-est du pays où la plupart des taxis motos ne circulaient pas ce mardi matin. Un magasin sur deux semblait ouvert.

    « Prière pour le changement » à Bukavu

    Un tableau contrasté à l’image de Bukavu. Dans cette ville du Sud-Kivu, la situation est normale et les boutiques sont restées ouvertes. Ni la coordination de la société civile, ni l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe n’avaient décidé de relayer le mot d’ordre de la journée « ville morte ».

    Le parti UNC a décidé de participer au comité préparatoire du dialogue et dit espérer obtenir par ce biais la libération des autres prisonniers politiques. Beaucoup de commerçants n’étaient donc tout simplement pas informés de l’appel à la journée « ville morte », d’autres disaient qu’ils devaient travailler pour manger et que l’opposition n’allait pas les nourrir. D’autres encore qu’il fallait aller au dialogue pour organiser au plus vite les élections dans le respect des délais constitutionnels.

    Cependant, à midi, dans le centre, une rapide opération sifflet et klaxon « pour demander le respect des délais constitutionnels » a été menée. Une « prière pour le changement » a aussi été organisée sur l’un des ronds-points de la ville. Les organisateurs demandent le changement non pas seulement de certains hommes mais de tout un système pour que les élections aient enfin un effet sur la population. Car c’est tout l’enjeu de cette journée « ville morte » : montrer au pouvoir que la population veut une élection présidentielle à la fin de l’année pour qu’il y ait une alternance.RFI

  • début du procès des auteurs présumés des tueries de Beni

    début du procès des auteurs présumés des tueries de Beni

    Rebels-LRA-En République démocratique du Congo, le procès de six hommes, accusés des tueries dans le territoire de Beni a débuté samedi 20 août 2016.

    Ils ont comparu pour la première audience devant un tribunal militaire d’exception dans la ville de Beni.

    Sur 80 détenus qui se trouvent dans la prison de Kangwayi, seuls 6 étaient sur le banc des accusés.

    Les prévenus se sont présentés comme deux Ougandais, un Tanzanien et trois Congolais.

    Les six prévenus sont poursuivis pour leur “participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre l’humanité par meurtre et terrorisme dans la localité de Oïcha où ils ont été arrêtés”, a déclaré le Colonel Jean-Paulin Esosa, président de la Cour militaire.

    Lors de l’audience, ils ont affirmé avoir été “au service du mouvement Forces démocratiques alliées (ADF)”.

    Sur la place publique, des milliers de personnes étaient venues assister au procès et ont bloqué le passage aux véhicules sur la route principale.

    Des militaires et policiers étaient déployés autour de la tribune. La séance a été suspendue pour reprendre lundi 22 août.

    Les accusés risquent la peine de mort. Cette sentence est systématiquement commuée en RDC en peine de prison à vie.

    Depuis octobre 2014, la ville et le territoire de Beni ont été le théâtre d’une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 700 civils, d’après l’ONU.

    Selon la société civile, la dernière tuerie a couté la vie à 51 civils, tués dans la nuit du 13 au 14 août dans des quartiers nord de Beni, à la lisière du parc de Virunga, repaire des rebelles musulmans ougandais ADF.

    Le dernier bilan du gouvernement fait lui état de 42 morts et l’ONU assure “qu’au moins 50 civils ont été tués”‘

    BBC

  • le « Rassemblement » de l’opposition refuse de participer aux travaux préparatoires du « dialogue national »

    le « Rassemblement » de l’opposition refuse de participer aux travaux préparatoires du « dialogue national »

    kodjo-tshisekedi-La coalition des forces d’opposition congolaise, le “Rassemblement” récemment créé à Bruxelles, a annoncé samedi son refus de participer aux travaux préparatoires du “dialogue national”, convoqués mardi par le facilitateur de l’Union africaine (UA), en vue d’”élections apaisées” en République démocratique du Congo (RDC).

    Le « Rassemblement » qui s’est réuni « en urgence » considère la décision du facilitateur « comme une provocation (…) », lit-on dans un communiqué reçu par l’AFP. La coalition « demande à l’ensemble (du) peuple de se mobiliser comme un seul homme en vue de faire échec à cette énième forfaiture en observant une journée morte ce mardi 23 août ».

    Pour les opposants, le facilitateur et ses « complices » seront tenus pour « responsables » des conséquences de l’ »entêtement (du facilitateur, ndlr) à vouloir à tout prix accorder un troisième mandat (au président Joseph) Kabila en violation de la Constitution ».

    Kodjo « en plein forcing » ?

    « Ce comité n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing », a réagi samedi auprès de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du « Rassemblement ».

    Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, avait « convié » les délégués mandatés par les organisations politiques et la société civile à prendre part aux travaux du comité préparatoire du « dialogue national » mardi, selon un communiqué diffusé plus tôt samedi.

    Le 31 juillet, le « Rassemblement » avait récusé M. Kodjo, l’accusant de partialité, et avait fait de son remplacement par l’UA la condition principale à la participation au dialogue.

    Le Mouvement de libération du Congo (MLC), deuxième force à l’Assemblée nationale, a également exclu toute participation au dialogue. Le mouvement a fait savoir, par le sénateur Jacques Djoli, « ne pas être concerné par cette démarche extra-constitutionnelle ».

    « Les choses sérieuses vont enfin commencer », s’est au contraire réjoui André-Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle au pouvoir.

    Un climat politique tendu règne en RDC à l’approche de l’élection présidentielle, censée avoir lieu avant la fin de l’année, mais devenue hautement improbable. Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila doit arriver au terme de son mandat le 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.

    Fin novembre, M. Kabila avait convoqué ce « dialogue national » afin de mettre autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile pour réfléchir à la tenue d’ »élections apaisées ».

    La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudé ce dialogue, le considérant comme un « piège », puis a accepté d’y participer sous conditions, notamment la libération des prisonniers politiques.

    L’annonce vendredi par les autorités congolaises de la libération d’une vingtaine de « prisonniers politiques et d’opinion » a été considérée par le facilitateur comme une réponse positive à l’un des préalables de l’opposition.

    Le « Rassemblement » a toutefois déclaré qu’ »aucun acteur politique incarcéré ou en détention » n’était bénéficiaire de ces mesures, estimant que sur 112 « prisonniers politiques et d’opinion », seulement quatre ont été libérés.

    J.A

  • Dos Santos réélu à la tête de son parti, le MPLA

    Dos Santos réélu à la tête de son parti, le MPLA

    Jose_eduardo_dos_santos-Avec cette réélection comme numéro un du parti au pouvoir, le président angolais voit s’ouvrir devant lui la voie à la candidature pour la présidentielle de 2017.

    Jose Eduardo dos Santos, le président angolais au pouvoir depuis 1979, a été réélu à la tête de son parti, le MPLA, au terme d’un congrès ouvert mercredi dans la capitale angolaise Luanda, rapporte l’AFP.

    “Personne ne rivalise avec Dos Santos au sein du MPLA. Ce congrès n’a rien de nouveau”, a noté l’analyste politique Justinho Pinto de Andrade.

    “C’est le propre des dictatures quand le président qui est là depuis 1979 est candidat à sa propre succession. C’est une honte qu’il fasse cavalier seul”, a indiqué à l’AFP, Agostinho dos Santos, un analyste politique très critique du pouvoir.

    Jose Eduardo dos Santos a affirmé en mars qu’il quitterait la vie politique en 2018, un an après sa probable réélection.

    Un de ses fils José Filomeno et une de ses filles Tchizé vont faire leur entrée au comité central du parti et font figure de favoris à sa succession, selon plusieurs observateurs.

    L’autre fille du chef de l’Etat, Isabel, connue pour être la femme la plus riche d’Afrique, a été nommée par son père en juin présidente de la Sonangol, la compagnie pétrolière publique. Elle ne devrait en revanche pas faire partie des membres du comité central du parti.

    Le MPLA est arrivé au pouvoir en 1975 lorsque l’Angola a acquis son indépendance du Portugal,sous la houlette d’Agostinho Neto qui a ensuite été remplacé par celui qu’on surnomme “Zedu”, toujours au pouvoir aujourd’hui.

    La Constitution angolaise ne prévoit pas d’élection présidentielle au suffrage universel, mais stipule que le président du parti vainqueur des législatives devient automatiquement chef de l’Etat.

    En 37 ans de pouvoir, M. Dos Santos a largement muselé son opposition. Il est aussi le chef des armées, du gouvernement, de la police et il nomme les principaux juges, ce qui lui donne un contrôle quasi-total sur l’appareil d’Etat.

    VOA

  • Convocation du comité préparatoire du “dialogue national” en RDC

    Convocation du comité préparatoire du “dialogue national” en RDC

    -Le facilitateur de l’Union africaine (UA) pour le “dialogue national” en vue d’”élections apaisées” en République démocratique du Congo (RDC) a annoncé avoir convoqué pour mardi le comité préparatoire chargé d’en déterminer les contours.

    Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, “convie” les délégués mandatés par les organisations politiques et de la société civile, “parties prenantes au dialogue” à prendre part aux travaux du comité préparatoire du “dialogue national” le mardi 23 août, selon un communiqué transmis à l’AFP.

    Initialement, M. Kodjo avait annoncé les travaux préparatoires pour le 30 juillet, avant de les reporter pour permettre à “la grande famille des participants au dialogue” de régler leurs divergences.

    Le 31 juillet, le “Rassemblement”, une coalition d’opposition nouvellement créée, avait récusé Edem Kodjo, l’accusant de partialité, faisant du remplacement du facilitateur par l’UA la condition principale à la participation au dialogue. “Ce comité n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing”, a ainsi réagi samedi auprès de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du “Rassemblement”.

    Au Mouvement de libération du Congo (MLC), deuxième force à l’Assemblée nationale, on dit “ne pas être concerné par cette démarche extra-constitutionnelle”, a fait savoir le sénateur Jacques Djoli, excluant également toute participation au dialogue.

    “Les choses sérieuses vont enfin commencer”, s’est réjoui au contraire André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle au pouvoir.

    Un climat politique tendu règne en RDC à l’approche de la présidentielle censée avoir lieu avant le fin de l’année, mais devenue hautement improbable. Joseph Kabila préside la RDC depuis 2001. La fin de son mandat est fixée au 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.

    Fin novembre, M. Kabila avait convoqué ce “dialogue national” afin de mettre autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile pour réfléchir à la tenue d’”élections apaisées”.

    La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudé ce dialogue, le considérant comme un “piège”, puis a accepté d’y participer sous conditions, notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinion.

    Vendredi, les autorités congolaises ont annoncé la libération d’une vingtaine de “prisonniers politiques et d’opinion”. Le facilitateur Edem Kodjo a considéré cette mesure comme une réponse positive à l’un des préalables de l’opposition.

    Avec AFP

  • le gouvernement abaisse ses prévisions de croissance

    le gouvernement abaisse ses prévisions de croissance

    mine_or2-Après la Banque centrale du Congo, en juin dernier, c’est au tour du gouvernement de la RD Congo d’abaisser sa prévision de croissance économique, ramenée à +4,3 %, contre +6,6 % annoncés plus tôt cette année.

    Réunie lundi le 15 août, la « troïka stratégique » a procédé à une mise à jour des prévisions de croissance du PIB de la RD Congo. Ce comité exécutif, qui rassemble notamment les ministres du Budget, de l’Économie, des Finances, et le gouverneur de la Banque centrale autour du Premier ministre Matata Ponyo Mapon, indique avoir « pris acte du ralentissement de la croissance économique en RDC ».

    « Sous réserve »

    Sur la base des « réalisations de production au premier semestre, projetées sur l’année », la croissance du PIB devrait s’établir à +4,3 % en 2016, estime le comité, « sous réserve de l’amélioration des statistiques de production dans le secteur de télécommunications confronté à la fraude ».

    Défendant le projet de loi de Finances rectificative (qui comprend une baisse de -22 % des dépenses) devant l’Assemblée nationale, en mai dernier, le Premier ministre Matata Ponyo Mapon prévoyait une croissance de +6,6 % en 2016. Plus tôt cette année, les autorités de Kinshasa évoquaient une croissance de l’ordre de +9 %.

    Début juin, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo avait abaissé sa prévision de croissance du PIB du Congo à +5,3 %. Le FMI table sur une croissance de +4,9 %, tandis que la Banque mondiale mise sur +6,32 %.

    Conjoncture minière difficile

    La RD Congo connaît une conjoncture difficile comme plusieurs pays d’Afrique subsaharienne – la croissance dans la région devrait chuter à +1,6 % cette année selon les prévisions du FMI.

    Le pays d’Afrique centrale pâtit de la conjoncture morose sur le marché des matières premières, notamment le recul du prix du cuivre, sa principale source de devises étrangères. Le métal rouge vaut un peu moins de 4 800 dollars la tonne, aujourd’hui, contre plus de 9 000 dollars la tonne en 2011 et environ 6 500 dollars mi-2015.

    Les Echos

    La chute des prix du cuivre a conduit des groupes miniers à ralentir leurs opérations, voire à les suspendre, à l’instar du suisse Glencore, qui a annoncé en septembre dernier l’arrêt de ses opérations au Katanga pour une durée de 18 mois.

    Selon les chiffres de la Banque centrale du Congo, cités par l’agence Reuters, la production de cuivre du pays a chuté de -14 % au premier semestre à 466 250 tonnes, tandis que celle de cobalt a baissé de -13 % à 35 267 tonnes.

    J.A

  • le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    christopher-Le militant de Lucha, Fred Bauma, ainsi que Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala et 21 autres personnes vont être remises en liberté sur décision du ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba. Cette mesure dite de « décrispation politique » a été signée vendredi.

    Les 24 militants concernés doivent, selon le document, « recouvrer la liberté ou la liberté provisoire ». « Le chef de l’État en avait fait la demande », confirme à Jeune Afrique Lambert Mende, ministre de la Communication. La liste a été élaborée suite aux recommandations faites par le facilitateur togolais, Edem Kodjo, il y a quelques jours.

    Elle comprend, outre Fred Bauma, de Lucha, Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala, de Filimbi, ou encore Jean-Marie Kalonji, président du mouvement « Il est temps RDC – Quatrième voie ». Fred Bauma et Yves Makwambala sont emprisonnés depuis le 15 mars 2015 et la liberté provisoire leur avait notamment été refusée le 17 mars 2016.

    Le document du ministère de la Justice précise également que deux chaînes de télévision doivent rouvrir : la CKTV et Canal Futur, respectivement proches de Jean-Pierre Bemba et de Vital Kamerhe. La signature intervient au lendemain de la rencontre entre les militants de Lucha et le président Joseph Kabila.

     

    J.A

  • Massacre a Beni

    Massacre a Beni

    Kobler _Beni_visite apres massacre-Les rebelles ADF sont accusés d’avoir massacré, samedi 13 août, environ trente-six personnes, au quartier Rwangoma, à Beni-ville (Nord-Kivu).

    Selon la société locale, les populations du quartier Paida auraient aperçu, vers 17 heures locales, une colonne de ces rebelles ougandais, se dirigeant vers Kasanga et Rwangoma, dans la commune de Behu.

    La même source indique que ces assaillants ont entamé leur sale besogne vers 18 heures, tuant au passage, à la machette et à la hache, des populations trouvées dehors et dans leurs habitations, et même ceux qui revenaient de leurs champs.

    La morgue de l’hôpital général de Beni est débordée et les corps des victimes sont entassés les uns sur les autres, sous la protection des policiers qui empêchent tout accès aux populations.

    Le bilan pourrait encore s’alourdir, indique la société civile, car, d’après elle, des corps sont retrouvés au fur et à mesure que les recherches s’effectuent sur le terrain.

     

    Pour la société civile, les forces de sécurité auraient pu empêcher ces massacres car, la population avait déjà signalé la présence de ces rebelles dans la ville quelques heures auparavant.

    «Nous disons toujours aux forces de sécurité qu’il faut mettre une forte ceinture autour de grandes agglomérations. A Beni, à Oicha, à Mbau. Apparemment, on ne sent pas cela. Et on l’a toujours dit, il ne faut pas subir les évènements, mais plutôt les précéder. Puis qu’ils [rebelles ADF] sont venus jusque dans le cœur de la commune Behu jusqu’à côté du quartier Rwangoma», a dénoncé le président de la société civile de Beni-ville, pasteur-Gilbert Kambale.

    La population en colère est descendue dans la rue pour protester contre ces massacres et demander la démission de certaines autorités du pays.

    Ce nouveau massacre est perpétré deux mois après que la société civile avait organisé trois journées ville-morte.

  • Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    REBELLE BENI-L’armée congolaise a annoncé dimanche avoir arrêté dans l’est de la République démocratique du Congo (RD Congo) le responsable de la sécurité du chef rebelle hutu rwandais Sylvestre Mudacumura, recherché par la justice internationale.

    Les Forces armées de la RDC (Fardc) ont arrêté « Patrick Sabimana au cours d’une opération commando menée contre lui » jeudi à Katsiru, a déclaré à l’AFP le capitaine Guillaume Ndjike, un porte-parole de l’armée dans la province troublée du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Le major Sabimana a été emmené vendredi à Goma, capitale du Nord-Kivu, a précisé le capitaine Ndjike. Selon lui, cette « arrestation va beaucoup déstabiliser les autres éléments FDLR ». Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont été créées par des Hutu rwandais réfugiés dans l’est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU.

    Katsiru est une localité du territoire de Rutshuru, située à une centaine de kilomètres dans le nord-ouest de Goma. Les FDLR sont très actifs dans ce territoire.

    Le major Sabimana est le chef de la protection du chef des FDLR, Sylvestre Mudacumura, visé par un mandat d’arrêt international depuis juillet 2012 pour des crimes commis dans les Kivus en 2009 et 2010.

    En juillet 2015, l’organisation Human Rights Watch avait exhorté le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) à prendre des mesures pour arrêter Mudacumura, soulignant qu’il était toujours en liberté des années après l’émission du mandat d’arrêt.

    Les fondateurs des FDLR, ainsi qu’un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchés par la justice internationale qui les accuse d’avoir pris une part active au génocide rwandais.

    Opposés au pouvoir de Kigali, les FDLR, disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu, n’ont pas mené d’action militaire d’envergure au Rwanda depuis 2001, mais sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle.

    L’Est congolais est déchirée depuis plus de 20 ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

    J.A