Author: Don Kayembe

  • le gouvernement abaisse ses prévisions de croissance

    le gouvernement abaisse ses prévisions de croissance

    mine_or2-Après la Banque centrale du Congo, en juin dernier, c’est au tour du gouvernement de la RD Congo d’abaisser sa prévision de croissance économique, ramenée à +4,3 %, contre +6,6 % annoncés plus tôt cette année.

    Réunie lundi le 15 août, la « troïka stratégique » a procédé à une mise à jour des prévisions de croissance du PIB de la RD Congo. Ce comité exécutif, qui rassemble notamment les ministres du Budget, de l’Économie, des Finances, et le gouverneur de la Banque centrale autour du Premier ministre Matata Ponyo Mapon, indique avoir « pris acte du ralentissement de la croissance économique en RDC ».

    « Sous réserve »

    Sur la base des « réalisations de production au premier semestre, projetées sur l’année », la croissance du PIB devrait s’établir à +4,3 % en 2016, estime le comité, « sous réserve de l’amélioration des statistiques de production dans le secteur de télécommunications confronté à la fraude ».

    Défendant le projet de loi de Finances rectificative (qui comprend une baisse de -22 % des dépenses) devant l’Assemblée nationale, en mai dernier, le Premier ministre Matata Ponyo Mapon prévoyait une croissance de +6,6 % en 2016. Plus tôt cette année, les autorités de Kinshasa évoquaient une croissance de l’ordre de +9 %.

    Début juin, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo avait abaissé sa prévision de croissance du PIB du Congo à +5,3 %. Le FMI table sur une croissance de +4,9 %, tandis que la Banque mondiale mise sur +6,32 %.

    Conjoncture minière difficile

    La RD Congo connaît une conjoncture difficile comme plusieurs pays d’Afrique subsaharienne – la croissance dans la région devrait chuter à +1,6 % cette année selon les prévisions du FMI.

    Le pays d’Afrique centrale pâtit de la conjoncture morose sur le marché des matières premières, notamment le recul du prix du cuivre, sa principale source de devises étrangères. Le métal rouge vaut un peu moins de 4 800 dollars la tonne, aujourd’hui, contre plus de 9 000 dollars la tonne en 2011 et environ 6 500 dollars mi-2015.

    Les Echos

    La chute des prix du cuivre a conduit des groupes miniers à ralentir leurs opérations, voire à les suspendre, à l’instar du suisse Glencore, qui a annoncé en septembre dernier l’arrêt de ses opérations au Katanga pour une durée de 18 mois.

    Selon les chiffres de la Banque centrale du Congo, cités par l’agence Reuters, la production de cuivre du pays a chuté de -14 % au premier semestre à 466 250 tonnes, tandis que celle de cobalt a baissé de -13 % à 35 267 tonnes.

    J.A

  • le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    christopher-Le militant de Lucha, Fred Bauma, ainsi que Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala et 21 autres personnes vont être remises en liberté sur décision du ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba. Cette mesure dite de « décrispation politique » a été signée vendredi.

    Les 24 militants concernés doivent, selon le document, « recouvrer la liberté ou la liberté provisoire ». « Le chef de l’État en avait fait la demande », confirme à Jeune Afrique Lambert Mende, ministre de la Communication. La liste a été élaborée suite aux recommandations faites par le facilitateur togolais, Edem Kodjo, il y a quelques jours.

    Elle comprend, outre Fred Bauma, de Lucha, Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala, de Filimbi, ou encore Jean-Marie Kalonji, président du mouvement « Il est temps RDC – Quatrième voie ». Fred Bauma et Yves Makwambala sont emprisonnés depuis le 15 mars 2015 et la liberté provisoire leur avait notamment été refusée le 17 mars 2016.

    Le document du ministère de la Justice précise également que deux chaînes de télévision doivent rouvrir : la CKTV et Canal Futur, respectivement proches de Jean-Pierre Bemba et de Vital Kamerhe. La signature intervient au lendemain de la rencontre entre les militants de Lucha et le président Joseph Kabila.

     

    J.A

  • Massacre a Beni

    Massacre a Beni

    Kobler _Beni_visite apres massacre-Les rebelles ADF sont accusés d’avoir massacré, samedi 13 août, environ trente-six personnes, au quartier Rwangoma, à Beni-ville (Nord-Kivu).

    Selon la société locale, les populations du quartier Paida auraient aperçu, vers 17 heures locales, une colonne de ces rebelles ougandais, se dirigeant vers Kasanga et Rwangoma, dans la commune de Behu.

    La même source indique que ces assaillants ont entamé leur sale besogne vers 18 heures, tuant au passage, à la machette et à la hache, des populations trouvées dehors et dans leurs habitations, et même ceux qui revenaient de leurs champs.

    La morgue de l’hôpital général de Beni est débordée et les corps des victimes sont entassés les uns sur les autres, sous la protection des policiers qui empêchent tout accès aux populations.

    Le bilan pourrait encore s’alourdir, indique la société civile, car, d’après elle, des corps sont retrouvés au fur et à mesure que les recherches s’effectuent sur le terrain.

     

    Pour la société civile, les forces de sécurité auraient pu empêcher ces massacres car, la population avait déjà signalé la présence de ces rebelles dans la ville quelques heures auparavant.

    «Nous disons toujours aux forces de sécurité qu’il faut mettre une forte ceinture autour de grandes agglomérations. A Beni, à Oicha, à Mbau. Apparemment, on ne sent pas cela. Et on l’a toujours dit, il ne faut pas subir les évènements, mais plutôt les précéder. Puis qu’ils [rebelles ADF] sont venus jusque dans le cœur de la commune Behu jusqu’à côté du quartier Rwangoma», a dénoncé le président de la société civile de Beni-ville, pasteur-Gilbert Kambale.

    La population en colère est descendue dans la rue pour protester contre ces massacres et demander la démission de certaines autorités du pays.

    Ce nouveau massacre est perpétré deux mois après que la société civile avait organisé trois journées ville-morte.

  • Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    REBELLE BENI-L’armée congolaise a annoncé dimanche avoir arrêté dans l’est de la République démocratique du Congo (RD Congo) le responsable de la sécurité du chef rebelle hutu rwandais Sylvestre Mudacumura, recherché par la justice internationale.

    Les Forces armées de la RDC (Fardc) ont arrêté « Patrick Sabimana au cours d’une opération commando menée contre lui » jeudi à Katsiru, a déclaré à l’AFP le capitaine Guillaume Ndjike, un porte-parole de l’armée dans la province troublée du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Le major Sabimana a été emmené vendredi à Goma, capitale du Nord-Kivu, a précisé le capitaine Ndjike. Selon lui, cette « arrestation va beaucoup déstabiliser les autres éléments FDLR ». Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont été créées par des Hutu rwandais réfugiés dans l’est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU.

    Katsiru est une localité du territoire de Rutshuru, située à une centaine de kilomètres dans le nord-ouest de Goma. Les FDLR sont très actifs dans ce territoire.

    Le major Sabimana est le chef de la protection du chef des FDLR, Sylvestre Mudacumura, visé par un mandat d’arrêt international depuis juillet 2012 pour des crimes commis dans les Kivus en 2009 et 2010.

    En juillet 2015, l’organisation Human Rights Watch avait exhorté le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) à prendre des mesures pour arrêter Mudacumura, soulignant qu’il était toujours en liberté des années après l’émission du mandat d’arrêt.

    Les fondateurs des FDLR, ainsi qu’un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchés par la justice internationale qui les accuse d’avoir pris une part active au génocide rwandais.

    Opposés au pouvoir de Kigali, les FDLR, disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu, n’ont pas mené d’action militaire d’envergure au Rwanda depuis 2001, mais sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle.

    L’Est congolais est déchirée depuis plus de 20 ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

    J.A

  • Zambie:Edgar Lungu, un président “ordinaire” mais inflexible réélu à la tête de la Zambie

    Zambie:Edgar Lungu, un président “ordinaire” mais inflexible réélu à la tête de la Zambie

    Edgar_lungu_zambia-Le président Edgar Lungu déclaré réélu à la tête de la Zambie après un scrutin serré se présente comme un homme politique “ordinaire” et proche du peuple mais a parfois montré un visage inflexible et radical pendant la campagne électorale.

    Vainqueur de la présidentielle au premier tour, il a battu – comme en 2015 – son rival Hakainde Hichilema avec 50,3% des voix contre 47,6%.

    Pour l’emporter, il n’a pas hésité à mener une campagne radicale, se disant prêt à “sacrifier la démocratie pour la paix” et la stabilité de son pays.

    A 59 ans, cet avocat expérimenté avait déjà réussi à s’imposer à la tête du Front patriotique (PF) en manoeuvrant habilement mais fermement, suite au soudain décès du président Michael Sata, dans l’exercice de ses fonctions en 2014.

    Elu une première fois chef de l’Etat début 2015, pour achever le mandat de M. Sata, cet ancien ministre de la Défense et de la Justice, jusqu’alors plutôt discret, veut apparaître comme l’héritier légitime de son prédécesseur qui jouissait d’une grande popularité en Zambie.

    S’il n’a pas le charisme de Michael Sata, Edgar Lungu aime se présenter comme “un Zambien ordinaire d’origine modeste” pour apparaître proche du peuple.

    “Lungu n’est pas un homme d’action mais je pense que c’est surtout dû au fait qu’il a hérité du cabinet mis en place par Sata”, estime l’analyste politique et économique zambien Oliver Saasa, interrogé par l’AFP.

    Ses rivaux assurent qu’il veut museler toute critique comme le prouve, selon eux, la fermeture en juin du quotidien indépendant, le Post pour des impôts impayés.

    Pendant la campagne, un cadre du principal parti d’opposition a également été arrêté à deux reprises pour avoir diffamé le président Lungu en indiquant que le chef de l’Etat jouait au billard et allait en discothèque avec l’argent des contribuables zambiens.

    “Il a été plutôt dur avec ceux qui semblaient être contre lui, c’est arrivé à quelques reprises”, note Oliver Saasa.

    Problèmes de santé

    Pour son deuxième mandat, M. Lungu va devoir affronter une situation économique très difficile en raison de la chute brutale du cours du cuivre, dont la Zambie est ultra-dépendante.

    “La Zambie fait face à sa pire crise économique depuis plus de 10 ans”, note l’Institut d’études pour la sécurité (ISS).

    A son arrivée au pouvoir en 2015 il a promis de poursuivre les réformes économiques de son prédécesseur qui contenait notamment une taxe sur les revenus miniers. Cette mesure a tendu les relations avec les entreprises de ce secteur, déjà touchées par la chute des cours.

    Né en 1956 à Chadiza (est), il a obtenu en 1981 un diplôme en droit à l’université de Zambie après avoir suivi une formation militaire.

    Edgar Lungu a démarré sa carrière politique au sein du Parti uni pour le développement national (UPND) – aujourd’hui principale formation d’opposition – qu’il a quitté en 2001 pour former le PF avec Michael Sata.

    Avec l’arrivée du PF au pouvoir en 2011, il est devenu ministre de l’Intérieur et s’est démarqué par ses positions conservatrices notamment sur le droit des homosexuels.

    “Ceux qui défendent les droits des gays doivent aller en enfer. C’est un problème qui est étranger à ce pays”, avait-il lancé après l’arrestation de deux Zambiens homosexuels en 2013.

    Sa santé est scrutée de près dans un pays qui a récemment connu la mort de deux présidents en exercice, Levy Mwanawasa en 2008 et Michael Sata en 2014.

    Edgar Lungu souffre d’achalasie, un trouble de l’oesophage et avait dû être hospitalisé en Afrique du Sud l’an dernier après s’être effondré lors d’un meeting.

    Marié, père de six enfants et grand-père, il appartient au groupe ethnique Nsenga, minoritaire dans le pays même si l’étiquette partisane compte davantage pour les électeurs zambiens.

    Avec AFP

  • 1991, une page de notre histoire commune au Congo-Kinshasa est en cours de se reproduire aujourd’hui encore

    1991, une page de notre histoire commune au Congo-Kinshasa est en cours de se reproduire aujourd’hui encore

    tshiyoyo-Congolais, il est temps de changer d’option car demain il sera trop tard…

    Craignant d’être emportés par le vent dit de la perestroïka, Mobutu et les siens, ayant perçu le danger à venir, se métamorphosèrent à travers le discours de Mobutu du 24 avril 1990. Et ce qui était en train de devenir le défunt MPR-parti-État se démultiplia en plusieurs rejetons, lesquels se repositionnèrent dans la blanchisserie de Limeté. Et faisant suite à ce positionnement nouveau, au Bureau exécutif de l’Union Sacrée de l’Opposition dite radicale, nous avons fini par avoir comme collègues de travail, dans les instances et structures de réflexion, des noms tels que les Nguz et autres. C’est dans ce contexte que vint l’année 1991. À l’horizon se profile un dialogue politique comme les Congolais les ont depuis adorés.

    Pendant ce temps, nous étions au Bureau exécutif de l’Union Sacrée parmi des Jeunes appelés les Jeunes Turcs de l’Opposition. Et lors d’une séance de réunion de l’Union Sacrée, chez le feu Iléo Songo Wamba du PDSC, le feu et fougueux Nyamuisi Muvingi, qui dans la foulée allait devenir l’acolyte incontesté de Jean de Dieu Nguz-A-Karl-I-Bond, insultait un Tshisekedi assis et silencieux en train de suivre le feu Nyamuisi l’admonester. Jusque-là, personne, sauf bien sûr quelques initiés qui étaient au parfum, savait que le jeu de Nyamuisi rentrait dans la stratégie de l’avènement en catimini d’un autre groupement politiquement qui allait se déclarer de la même opposition. Car, au même moment que Nyamuisi réprimandait Tshisekedi, son ami Nguz tenait lui la conférence de la sortie de ce qui se baptisera l’Union Sacrée Libérale. Mais avec un fait grave, la remise à la presse congolaise de la liste de présence, qui a été volée, de membres de l’Union Sacrée présents à la réunion ce jour-là chez Iléo. Comme quoi, ils donnèrent leur quitus à Nguz, qui portait le nouveau surnom de « mutoto wa mama ».

    Pris dans le piège de la démocratisation et du multipartisme, combattre Nguz-A-Karl-I-Bond sonnerait faux pour ceux qui militaient en faveur de la démocratisation du pays et de toutes les conneries qui y vont avec. C’est dans ce flou qu’il est annoncé la désignation et l’arrivée du sénégalais Wade à Kinshasa comme médiateur et facilitateur de l’Union Africaine, chapotée comme toujours par les Nations Unies. Nguz et les siens se précipitèrent de l’accueillir avec pompe. Tshisekedi, et comme aujourd’hui avec cet autre qu’on appelle Kodjo, se montre perplexe vis-à-vis de Wade. C’est la rencontre du Palais de Marbre où Wade déclarera que la classe politique congolaise manque de culture. Et Iléo dira que lui et les siens ne se battaient jamais pour qu’un muluba ne devînt premier ministre au Congo. Voilà qu’on en fait une histoire de Baluba. Et le principal muluba n’était autre que Tshisekedi. Nous rapportons ici des faits sans adhérer au discours de l’ethnisme. Malheureusement, ce sera le langage adopté par la bande à Nguz et à Kyungu. Cette situation risque de se reproduire aujourd’hui encore. Si hier ils ont opposé les Katanga au Kasaï, ils le Kivu risque d’être opposé au Kasaï sans que personne ne s’en aperçoive. Les mêmes Baluba qui ont eu à souffrir des affres du mobutisme sans être protégés, chassés du Katanga comme des Bilulu. Mais dans l’entretemps, Nguz comme Kengo, ce dernier avec son UDI et l’URD, deviendra premier ministre préféré de l’Occident et de Mobutu au motif que Tshisekedi était conflictuel. Cet argument méconnait le fait que la démocratie était synonyme de gestion des conflits.

    De nos jours encore, l’opinion entend parler d’un premier ministre qui sortirait du dialogue en cours au Congo-Kinshasa. Et à ce sujet, des noms circulent comme candidats premier- ministrables. Parmi ces noms se recrutent ceux qui, comme avec Wade hier, apportent en toute liberté et au nom de la démocratie, de pluralité d’opinions, leur soutien et préférence indéfectible à Kodjo, le facilitateur soutenu par l’Occident, désigné au Congo comme facilitateur international, c’est-à-dire le même Occident qui accueille et laisse une partie de l’opposition congolaise organiser ses conclaves partout en Europe. A voir tout ce qui se passe, on se dit, mais « biso baloka biso te ».

    Hier, Tshisekedi avait le peuple, il a toujours le peuple avec lui…mais Nguz, Kengo sont quand même devenus premiers ministres après des dialogues organisés sous la houlette de l’Occident. On ne sait pas si on insulte quelqu’un en le disant. Parce qu’aujourd’hui, dire ce que l’on pense devient un crime de lèse-majesté dans ce pays. Mais qui est celui qui ne voit rien venir ? Et pourquoi cette cécité, si aveuglement il y aurait ! Pourquoi le dire serait manifestement être contre quelqu’un alors que le pays vit ses derniers moments comme un État avant l’arrivée au pouvoir aux USA de Hitlery Clinton. C’est ainsi que la surnomme l’américain Paul Craig Roberts dans son dernier article sur son blog. La guerre économique des années 1980 et celle menée par proxys interposés ont fait du Congo un Etat failli.

    Nul ne le souhaite, mais le tout dernier combat de l’empire sera la destruction et la disparition du Congo-Kinshasa comme entité étatique et comme peuple.

    Il est temps de changer d’option, car demain il sera trop tard…

    Nous ne faisons pas partie du jeu. Des facilitateurs-pyromanes mais transformés en facilitation par la victime qui, par ce geste, innocente son bourreau. Oui, mais en échange de quoi?

    Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • Le groupe de soutien poursuit sa médiation entre majorité et Rassemblement

    Le groupe de soutien poursuit sa médiation entre majorité et Rassemblement

    Kabila-et-Tshisekedi-En République démocratique du Congo, le Rassemblement de l’opposition a remis hier jeudi 4 août au groupe de soutien sa liste de détenus qu’il considère comme des prisonniers politiques. Leur libération est l’un des conditions préalable à la participation du rassemblement au dialogue. Une réunion qui s’est tenu à Limete au domicile d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique. Le groupe de soutien à la facilitation de l’Union africaine est venu pour tenter de convaincre le président de l’UDPS et ses alliés de rejoindre au plus vite le dialogue et d’accepter le facilitateur de l’Union africaine, Edem Kodjo qu’ils récusent.

    Le groupe de soutien a commencé la journée par se réunir autour d’Edem Kodjo pour faire le point sur les avancées et les points de blocage rencontrés par le facilitateur de l’Union africaine. Chaque représentant des organisations qui le composent (ONU, UE, UA, OIF et les deux organisations sous-régionales, la Communauté de l’Afrique australe et la Conférence des Grands lacs) a pris la parole pour donner sa vision et ses sensibilités : une réunion à huis clos de 3h, suivie d’un déjeuner de travail qui en prendra deux de plus, entrecoupé par de brefs entretiens avec certains des acteurs politiques, et par des coups de fil pour tenter de confirmer un rendez-vous avec la majorité qui n’a toujours pas fixé d’horaire.

    Une discussion «très franche»

    « On ne voit pas pourquoi on devrait les voir, c’est l’opposition qui refuse le dialogue », disait dans un premier temps un responsable de la majorité. Finalement, la situation se débloque, rendez-vous est pris pour ce vendredi matin, alors que l’imposant convoi du groupe de soutien, sans le facilitateur Edem Kodjo, prend la route de Limete et du domicile d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique.

    C’est tout le conseil des sages du Rassemblement de l’opposition qui est réuni autour de lui. Une discussion très franche, dit l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands lacs Saïd Djinnit. Si le groupe de soutien a tenté de convaincre l’opposition d’accepter Edem Kodjo, le facilitateur qu’elle récuse, le Rassemblement est resté ferme. « Notre position est irrévocable quelles qu’en soient les conséquences », aurait même dit l’opposant historique, Etienne Tshisekedi en guise de conclusion.

    A l’issue de la rencontre, Bruno Tshibala, de l’UDPS, a pris la parole au nom du Rassemblement de l’opposition. « Le Rassemblement a rappelé le préalable qu’il avait posé lors de la rencontre de Bruxelles au groupe de facilitation. Il s’agit 1/ de la transformation du groupe de soutien à la facilitation en un groupe international de facilitation, 2/ de l’opportunité d’avoir un comité préparatoire, 3/ la décrispation effective de la situation politique par la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent dans les geôles du pouvoir et 4/ le non dédoublement des partis politiques. Le groupe de soutien a enregistré ces préoccupations et a promis d’aller les étudier et de nous réserver une réponse appropriée ».

    RFI

  • Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus électoral en RDC –

    Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus électoral en RDC –

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -Un groupe international d’experts a accusé, dans un rapport, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) d’être “responsables” des retards du processus électoral dans ce pays où la présidentielle censée se tenir cette année est devenue improbable.

    “Le gouvernement est responsable de nombreux retards artificiels dans le processus électoral, qui ont rendu impossible le respect de la Constitution et la tenue d’élections équitables et transparentes avant la fin de l’année”, lit-on dans ce rapport du Groupe d’étude sur le Congo.

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a jugé “insensée” cette accusation. “L’heure n’est plus à chercher à jeter des anathèmes sur les uns”, a-t-il ajouté.

    Dans ce rapport intitulé, “Congo: une bataille électorale périlleuse”, ce centre de recherche de l’Université de New York (NYU) demande au gouvernement congolais de “déclarer clairement que Joseph Kabila ne sera pas candidat” à la présidentielle et qu’il “ne changera pas les articles verrouillés” de la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

    “Nulle part dans la Constitution, il n’est fait mention de déclaration de non candidature”, a répondu M. Mende, accusant le GEC de “chercher la petite bête”.

    Le président Kabila dirige la RDC depuis 2001, son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition le soupçonne de manoeuvrer pour reporter la présidentielle.

    La RDC traverse une crise profonde depuis 2011, à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives ayant reconduit M. Kabila et sa majorité à la tête du pays.

    Fin novembre 2015, M. Kabila a convoqué un “dialogue national” en vue d’”élections apaisées”, mais le démarrage effectif de ces pourparlers censés réunir autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile tarde.

    Jeudi, l’envoyé de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs a appelé Kinshasa à libérer des détenus politiques, comme le réclame l’opposition, pour faciliter ce dialogue.

    Le climat politique est tendu en RDC où M. Kabila entretient le flou sur son avenir politique. Cependant, une récente décision de la Cour constitutionnelle l’a autorisé à rester en fonction si la présidentielle n’était pas organisée dans les temps. Une éventualité fort probable, la commission chargée d’organiser le scrutin n’ayant commencé à enregistrer les électeurs que le 31 juillet. Or ces opérations doivent durer 11 mois.

    Avec AFP

  • Qui sera le ‘‘vainqueur’’ de la présidentielle américaine de 2016 ?

    Qui sera le ‘‘vainqueur’’ de la présidentielle américaine de 2016 ?

    Hillary-Trump-Hillary Diane Rodham Clinton et Donald John Trump Sr dans les Starting-blocks

    Qui sera le ‘‘vainqueur’’ de la présidentielle américaine de 2016 ?

    Radioscopie de l’ultime bataille électorale

    ‘‘L’élection présidentielle, c’est la rencontre d’un homme et d’un pays, d’un homme et d’un peuple’’ François Bayrou, Meeting de Caen, 1er mars 2007

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *

    Tout est fin prêt en vue de l’ultime ‘‘bataille électorale de la démocratie américaine’’. En effet, les conventions républicaine et démocrate ont, bel et bien, désigné, et ce à une semaine d’intervalle, le candidat présidentiel qui défendra, certes, avec passion et conviction les couleurs de leurs camps respectifs le mardi 8 novembre 2016. En fait, il s’agit, pour le parti de l’âne, de l’ex-première dame et secrétaire d’État Hillary Diane Rodham Clinton. Pour le parti de l’éléphant, autrement désigné ‘‘Grand Old Party (GOP)’’, l’honneur revient assurément au magnat de l’immobilier new-yorkais et adepte de la ‘‘téléréalité’’ Donald John Trump Sr.

    À vrai dire, cette confrontation électorale s’annonce, déjà, à l’image d’une guerre de tranchées. Ce qui est clair, ce combat sans merci prendra la forme impitoyable d’une lutte aux couteaux, et non aux poings, sur le terrain de la publicité négative. Comme quoi les deux prétendants à la Maison Blanche ne se feront point de cadeaux !

    Une grande première

    Cette joute électorale a la particularité de mettre en relief, pour la première fois, une femme, et ce au plus haut niveau de cette compétition. Elle présente, surtout, cette particularité et cette singularité de la placer en position non pas d’outsider mais de ‘‘grande favorite’’. Donc, susceptible de remporter une compétition trop longtemps réservée aux ‘‘seuls’’ hommes.

    Comme en 2012, cette lutte électorale atypique propulse à l’avant-scène un richard. Il s’agit, en vérité, de nul autre que Donald John Trump Sr. Ce magnat a ramassé une fortune colossale dans l’immobilier. Ce qui contrarie très profondément la tradition américaine de Success-Stories. En effet, celle-ci a, vraiment, coutume de placer sous les projecteurs des Self-made-men dans le dessein de mieux promouvoir leur image de réussite au sein d’une société de classes essentiellement – plutôt théoriquement – fondée sur les notions d’opportunité et d’ascension, d’ouverture et de perméabilité.

    Toutefois, contrairement aux milliardaires ‘‘républicains’’ Henry Ross Perot en 1992 et Willard Mitt Romney en 2012, lesquels n’ont pu être élus au poste de président des USA, la confrontation électorale de 2016 présente, en réalité, cette particularité et cette singularité de voir triompher un ‘‘Crésus’’. Elle peut porter triomphalement à la Maison Blanche le très coloré et très impétueux Donald John Trump Sr. En effet, dans cette lutte acharnée, ce milliardaire dispose, assurément, de très fortes chances de battre à plat de couture sa rivale démocrate Hillary Diane Rodham Clinton.

    Cela est d’autant plus vrai que les différents États de la fameuse ‘‘ceinture Rust Belt[i]’’ ont pratiquement tous élu – ces dernières années – des gouverneurs républicains en raison de la migration forcée des emplois. Cette politique de délocalisation d’ailleurs soutenue par la Concurrente démocrate a affecté, sur le plan socioéconomique, cette région du Nord-Est des États-Unis dans le cadre de la Mondialisation néolibérale et marchande. Cette portion du pays est devenue, pour la circonstance, fort sinistrée.

    Dans ces conditions, il ne serait, par conséquent, pas étonnant de voir l’électorat de ces Collectivités fédérées tourner, sans autre forme de procès, le dos à l’ex-première dame et secrétaire d’État. Comme le pense, d’ailleurs, fortement le Cinéaste engagé Michael Moore. Il importe de souligner qu’en raison du mode de scrutin au suffrage universel indirect et, surtout, de leur poids démographique, celles-ci bénéficient, en fait, d’un nombre significatif de grands électeurs qui désignent le président des USA.

    Il est un fait que cette confrontation électorale présente, réellement, cette possibilité de faire élire, pour la première fois, une femme à la tête des États-Unis d’Amérique. Ceci est, éminemment, vrai dans le camp démocrate. Aussi risque-t-elle de porter à la Maison Blanche un personnage qui a toujours évolué en dehors du cercle partisan. En l’occurrence : ‘‘Donald John Trump Sr’’. Ce qui est plausible du côté républicain.

    Au pays de l’Ordre et de la Loi

    Les États-Unis d’Amérique constituent un pays bâti par des ‘‘Puritains protestants’’ mus par les idéaux de liberté, de justice et de responsabilité, animés par l’édification d’une société policée dont les deux piliers sont manifestement l’Ordre et la Loi. Dans cet environnement où les écarts de conduite ne sont aucunement tolérés au même titre que la notion religieuse de péché, l’Ordre est représenté par la figure paternelle de l’Homme tandis que la Loi est représentée par la figure paternelle de Dieu.

    Dans la société américaine, l’homme incarne ‘‘la puissance’’. En plus de représenter la justice, il symbolise la force physique. L’image symbolique de cette force physique qui rend la justice et en même temps fait observer la loi à tous ses concitoyens, c’est bel et bien le ‘‘Sheriff’’. Celui-ci est à la fois juge (Justice & Droiture) et chef de police (Ordre & Loi). Il sied de noter que cette image de Sheriff justicier a été projetée sur le président des États-Unis que tout le monde désigne par le terme très évocateur de ‘‘Commander in Chief’’. En d’autres termes, le pouvoir politique et administratif aux États-Unis d’Amérique ne peut pas se concevoir sans une bonne dose de puissance physique, donc de masculinité au sens psychologique et sociologique.

    Par conséquent, il sera très difficile pour Hillary Diane Rodham Clinton de s’imposer avec panache à l’élection présidentielle du 8 novembre 2016. En effet, cette double image du ‘‘Sheriff’’ et du ‘‘Commander in Chief’’ est incarnée, sociologiquement, par un homme à poigne. Elle n’est pas, littéralement, calquée sur une femme. D’ailleurs, il n’a vraiment jamais existé de Sheriff dont l’incarnation est, à vrai dire, la ‘‘femme’’ dans l’histoire des États-Unis d’Amérique. Bien entendu, les films hollywoodiens des Cow Boys sont là pour en témoigner.

    Déjà, les Américains ont expérimenté de 2008 à 2016 un Sheriff noir. En la personne du président démocrate Barack Hussein Obama. Ce qui a, naturellement, provoqué un traumatisme psychologique, sans précédent, auprès des sujets caucasiens. Rien qu’à voir la manière dont les Noirs se font massacrer par les policiers blancs ! Alors, pour cette élection présidentielle 2016, les Blancs accepteront-ils facilement de se laisser gouverner par une ‘‘femme’’ ? Celle-ci est, par définition, considérée comme une minorité à part entière, au double sens sociologique et psychologique, et ce au même titre que le Noir. Pour Michael Moore, la réponse est non…

    Une élection aux paris très ouverts

    Les machines partisanes sont déjà en marche. L’issue de l’élection présidentielle du mardi 8 novembre 2016 repose, par conséquent, sur leur efficacité sur le terrain. Elle repose, en réalité, sur leur capacité de mobilisation des électeurs.

    Du côté républicain, le candidat par défaut, Donald John Trump Sr, ne bénéficie pas de l’engouement de l’establishment. Ce qui constitue, dès le départ, un handicap fort sérieux. Le comblera-t-il ? De quelle manière ? Il convient de relever, à cet effet, que les bonzes du parti l’accusent nommément de tordre le ‘‘discours idéologique’’ du parti de l’éléphant. Ces pontifes du Grand Old Party (GOP) l’accusent, d’ailleurs sans retenue, de fouler aux pieds les valeurs politiques du parti cher à Abraham Lincoln, le père de l’abolition de l’esclavage.

    Il y a lieu d’admettre que la stratégie de campagne électorale de Donald John Trump Sr est fondamentalement calquée sur le discours fumeux de ‘‘Richard Nixon’’. En vue d’appâter l’électorat, celui-ci avait exploité à fond la peur et l’insécurité consécutives à une hausse imaginaire de la criminalité. Rien que pour se faire passer aux yeux de l’opinion nationale pour le meilleur garant de la Loi et de l’Ordre public.

    Cette stratégie de campagne électorale de Donald John Trump Sr est, aussi, calquée sur les diatribes de Ronald Wilson Reagan. En effet, ce personnage avait, certes, fait de la classe politique établie à Washington son véritable ‘‘fonds de commerce’’. Il la dépeignait, d’ailleurs gratuitement, de force antipatriotique, de malheur des États-Unis.

    Du côté démocrate, Hillary Diane Rodham Clinton n’est pas entièrement au bout de ses peines. En effet, l’ex-première dame et secrétaire d’État se doit impérativement d’enrôler les 14 millions d’électeurs qui ont naturellement porté, lors de primaires, leur dévolu à Bernie Sanders. Malgré le ralliement de dernière minute du Sénateur de Vermont, ceux-ci ne renâclent toujours à endosser la candidate du parti de l’âne. De ce fait, celle-ci dispose, encore, pratiquement de trois mois pour les convaincre à sa cause. Sinon les perspectives de la Maison Blanche s’éloigneront à grands pas.

    Les chances de victoire de chaque candidat

    Il est un fait que la présidentielle du mardi 8 novembre 2016 aura une résonance à caractère racial, ethnique et communautaire. Par conséquent, en vue de succéder à Barack Hussein Obama, Donald John Trump Sr doit, normalement, creuser dans les sondages un écart de 10 à 20 points au sein de la communauté blanche caucasienne. S’il est réduit à moins de 5 points sur le plan national, il devra alors mettre fin à son rêve présidentiel. Bien entendu, si jamais le camp démocrate fait le plein de voix des minorités ethniques et raciales, en l’occurrence – africaines-américaines et latino-américaines –, partout où elles sont concentrées[ii].

    Conformément au mode de scrutin qui sollicite un suffrage universel indirect par la votation de grands électeurs, tout se jouera, effectivement, au niveau de chaque État dépendamment de son poids démographique. Force est de constater que les États-Unis sont, pratiquement, constitués d’une cinquantaine d’États. La grande majorité de ces Collectivités fédérées sont, en vérité, administrées par des élus républicains. Toutefois, ceux-ci règnent sur des États démographiquement faibles.

    Par conséquent, pour espérer remporter haut la main la bataille de la présidentielle de novembre 2016, Hillary Diane Rodham Clinton se doit de conserver à tout prix de grands États traditionnellement démocrates tels New York, l’Illinois ou la Californie. En outre, elle se doit de rafler impérativement le Michigan, l’Ohio, le Wisconsin et la Pennsylvanie. Ceci est, par essence, un impératif de campagne. Il s’avère, donc, une tâche extrêmement dure dans la mesure où le ‘‘colistier[iii]’’ de Donald John Trump Sr est originaire de cette sous-région du Nord-Est du pays – Rust Belt – défigurée par la politique de délocalisation industrielle[iv].

    Pour faire évaporer les espoirs d’Hillary Diane Rodham Clinton, Donald John Trump Sr doit impérativement conserver le Texas, le Colorado et la Floride dans l’escarcelle républicaine. Par contre, il se doit symboliquement de rafler la Californie, l’Oregon et l’État de Washington. Et, en plus de balayer électoralement toute la ‘‘Rust Belt’’.

    Comme quoi rien n’est acquis à trois mois de la date fatidique du 8 novembre 2016. Étant donné que la politique est certes dynamique et que l’arithmétique ne rime pas toujours avec la politique, tout peut évoluer très rapidement en trois mois. C’est la seule certitude qui prévaut, d’ailleurs, à l’heure actuelle, à cette étape cruciale de la bataille électorale…

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

    [i] C’est la région de la ‘‘Ceinture de la rouille’’ dont l’économie est essentiellement basée sur des industries lourdes. Elle comprend, généralement, des États de la région des Grands Lacs américains et du Midwest, tels l’Illinois, l’Indiana, l’Ohio, la Pennsylvanie, le Wisconsin, etc.

    [ii] Les États industriels et populeux du Nord et du Sud, de l’Ouest et de l’Est.

    [iii] Le gouverneur conservateur de l’Indiana Mike Pence.

    [iv] Les origines ou la provenance de Michael Richard Pence, dit Mike Pence, ne constituent, par définition, une police d’assurance de la victoire électorale à la présidentielle américaine de 2016, quoi qu’elles puissent y contribuer.

  • How a Secretive Branch of ISIS Built a Global Network of Killers

    How a Secretive Branch of ISIS Built a Global Network of Killers

    Believing he was answering a holy call, Harry Sarfo left his home in the working-class city of Bremen last year and drove for four straight days to reach the territory controlled by the Islamic State in Syria.

    He barely had time to settle in before members of the Islamic State’s secret service, wearing masks over their faces, came to inform him and his German friend that they no longer wanted Europeans to come to Syria. Where they were really needed was back home, to help carry out the group’s plan of waging terrorism across the globe.

    “He was speaking openly about the situation, saying that they have loads of people living in European countries and waiting for commands to attack the European people,” Mr. Sarfo recounted on Monday, in an interview with The New York Times conducted in English inside the maximum-security prison near Bremen. “And that was before the Brussels attacks, before the Paris attacks.”

     The masked man explained that, although the group was well set up in some European countries, it needed more attackers in Germany and Britain, in particular. “They said, ‘Would you mind to go back to Germany, because that’s what we need at the moment,’” Mr. Sarfo recalled. “And they always said they wanted to have something that is occurring in the same time: They want to have loads of attacks at the same time in England and Germany and France.”

    The operatives belonged to an intelligence unit of the Islamic State known in Arabic as the Emni, which has become a combination of an internal police force and an external operations branch, dedicated to exporting terror abroad, according to thousands of pages of French, Belgian, German and Austrian intelligence and interrogation documents obtained by The Times.

    The Islamic State’s attacks in Paris on Nov. 13 brought global attention to the group’s external terrorism network, which began sending fighters abroad two years ago. Now, Mr. Sarfo’s account, along with those of other captured recruits, has further pulled back the curtain on the group’s machinery for projecting violence beyond its borders.

     What they describe is a multilevel secret service under the overall command of the Islamic State’s most senior Syrian operative, spokesman and propaganda chief, Abu Muhammad al-Adnani. Below him is a tier of lieutenants empowered to plan attacks in different regions of the world, including a “secret service for European affairs,” a “secret service for Asian affairs” and a “secret service for Arab affairs,” according to Mr. Sarfo.

    Reinforcing the idea that the Emni is a core part of the Islamic State’s operations, the interviews and documents indicate that the unit has carte blanche to recruit and reroute operatives from all parts of the organization — from new arrivals to seasoned battlefield fighters, and from the group’s special forces and its elite commando units. Taken together, the interrogation records show that operatives are selected by nationality and grouped by language into small, discrete units whose members sometimes only meet one another on the eve of their departure abroad.

     And through the coordinating role played by Mr. Adnani, terror planning has gone hand-in-hand with the group’s extensive propaganda operations — including, Mr. Sarfo claimed, monthly meetings in which Mr. Adnani chose which grisly videos to promote based on battlefield events.

    Vetting Recruits

    The first port of call for new arrivals to the Islamic State is a network of dormitories in Syria, just across the border from Turkey. There, recruits are interviewed and inventoried.

    Mr. Sarfo was fingerprinted, and a doctor came to draw a blood sample and perform a physical examination. A man with a laptop conducted an intake interview. “He was asking normal questions like: ‘What’s your name? What’s your second name? Who’s your mom? Where’s your mom originally from? What did you study? What degree do you have? What’s your ambition? What do you want to become?’” Mr. Sarfo said.

     His background was also of interest. He was a regular at a radical mosque in Bremen that had already sent about 20 members to Syria, at least four of whom were killed in battle, according to Daniel Heinke, the German Interior Ministry’s counterterrorism coordinator for the area. And he had served a one-year prison sentence for breaking into a supermarket safe and stealing 23,000 euros. Even though the punishment for theft in areas under Islamic State control is amputation, a criminal past can be a valued asset, Mr. Sarfo said, “especially if they know you have ties to organized crime and they know you can get fake IDs, or they know you have contact men in Europe who can smuggle you into the European Union.”
     The bureaucratic nature of the intake procedure was recently confirmed by American officials after USB drives were recovered in the recently liberated Syrian city of Manbij, one of the hubs for processing foreign fighters.
     Mr. Sarfo checked all the necessary boxes, and on the third day after his arrival, the members of the Emni came to ask for him. He wanted to fight in Syria and Iraq, but the masked operatives explained that they had a vexing problem.

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      “They told me that there aren’t many people in Germany who are willing to do the job,” Mr. Sarfo said soon after his arrest last year, according to the transcript of his interrogation by German officials, which runs more than 500 pages. “They said they had some in the beginning. But one after another, you could say, they chickened out, because they got scared — cold feet. Same in England.”
     By contrast, the group had more than enough volunteers for France. “My friend asked them about France,” Mr. Sarfo said. “And they started laughing. But really serious laughing, with tears in their eyes. They said, ‘Don’t worry about France.’ ‘Mafi mushkilah’ — in Arabic, it means ‘no problem.’” That conversation took place in April 2015, seven months before the coordinated killings in Paris in November, the worst terrorist attack in Europe in over a decade.
     While some details of Mr. Sarfo’s account cannot be verified, his statements track with what other recruits related in their interrogations. And both prison officials and the German intelligence agents who debriefed Mr. Sarfo after his arrest said they found him credible.

    Since the rise of the Islamic State over two years ago, intelligence agencies have been collecting nuggets on the Emni. Originally, the unit was tasked with policing the Islamic State’s members, including conducting interrogations and ferreting out spies, according to interrogation records and analysts. But French members arrested in 2014 and 2015 explained that the Emni had taken on a new portfolio: projecting terror abroad.

     “It’s the Emni that ensures the internal security inside Dawla” — the Arabic word for state — “and oversees external security by sending abroad people they recruited, or else sending individuals to carry out violent acts, like what happened in Tunisia inside the museum in Tunis, or else the aborted plot in Belgium,” said Nicolas Moreau, 32, a French citizen who was arrested last year after leaving the Islamic State in Syria, according to his statement to France’s domestic intelligence agency.

    Mr. Moreau explained that he had run a restaurant in Raqqa, Syria, the de facto capital of the group’s territory, where he had served meals to key members of the Emni — including Abdelhamid Abaaoud, the on-the-ground commander of the Paris attacks, who was killed in a standoff with the police days later.

     Other interrogations, as well as Mr. Sarfo’s account, have led investigators to conclude that the Emni also trained and dispatched the gunman who opened fire on a beach in Sousse, Tunisia, in June, and the man who prepared the Brussels airport bombs.

    Records from French, Austrian and Belgian intelligence agencies show that at least 28 operatives recruited by the Emni succeeded in deploying to countries outside of the Islamic State’s core territory, mounting both successful attacks and plots that were foiled. Officials say that dozens of other operatives have slipped through and formed sleeper cells.

    In his own interactions with the Emni, Mr. Sarfo realized that they were preparing a global portfolio of terrorists and looking to fill holes in their international network, he said.

    He described what he had been told about the group’s work to build an infrastructure in Bangladesh. There, a siege by a team of Islamic State gunmen left at least 20 hostages dead at a cafe last month, almost all of them foreigners.

    Mr. Sarfo said that for Asian recruits, the group was looking specifically for militants who had emerged from Al Qaeda’s network in the region. “People especially from Bangladesh, Malaysia and Indonesia — they have people who used to work for Al Qaeda, and once they joined the Islamic State, they are asking them questions about their experiences and if they have contacts,” he said.

    In his briefings with the German authorities, and again in the interview this week, Mr. Sarfo raised the possibility that some of the recent attackers in Europe who pledged allegiance to the Islamic State’s leader during their assaults might have a more direct link to the group than officials believe.

    Mr. Sarfo explained that the Emni keeps many of its operatives underground in Europe. They act as nodes that can remotely activate potential suicide attackers who have been drawn in by propaganda. Linking them are what Mr. Sarfo called “clean men,” new converts to Islam with no established ties to radical groups.

    “These people are not in direct contact with these guys who are doing the attacks, because they know if these people start talking, they will get caught,” he said of the underground operatives.

    “They mostly use people who are new Muslims, who are converts,” he said. Those “clean” converts “get in contact with the people, and they give them the message.” And in the case of some videotaped pledges of allegiance, the go-between can then send the video on to the handler in Europe, who uploads it for use by the Islamic State’s propaganda channels.

    The intelligence documents and Mr. Sarfo agree that the Islamic State has made the most of its recruits’ nationalities by sending them back to plot attacks at home. Yet one important region where the Emni is not thought to have succeeded in sending trained attackers is North America, Mr. Sarfo said, recalling what the members of the branch told him.

    Though dozens of Americans have become members of the Islamic State, and some have been recruited into the external operations wing, “they know it’s hard for them to get Americans into America” once they have traveled to Syria, he said.

    “For America and Canada, it’s much easier for them to get them over the social network, because they say the Americans are dumb — they have open gun policies,” he said. “They say we can radicalize them easily, and if they have no prior record, they can buy guns, so we don’t need to have no contact man who has to provide guns for them.”

    Based on the accounts of operatives arrested so far, the Emni has become the crucial cog in the group’s terrorism machinery, and its trainees led the Paris attacks and built the suitcase bombs used in a Brussels airport terminal and subway station. Investigation records show that its foot soldiers have also been sent to Austria, Germany, Spain, Lebanon, Tunisia, Bangladesh, Indonesia and Malaysia.

    With European officials stretched by a string of assaults by seemingly unconnected attackers who pledged allegiance to the Islamic State, also known as ISIS or ISIL, Mr. Sarfo suggested that there may be more of a link than the authorities yet know. He said he was told that undercover operatives in Europe used new converts as go-betweens, or “clean men,” who help link up people interested in carrying out attacks with operatives who can pass on instructions on everything from how to make a suicide vest to how to credit their violence to the Islamic State.

    The group has sent “hundreds of operatives” back to the European Union, with “hundreds more in Turkey alone,” according to a senior United States intelligence official and a senior American defense official, both of whom spoke on the condition of anonymity to discuss intelligence.

    Mr. Sarfo, who was recently moved out of solitary confinement at his German prison because he is no longer considered violent, agrees with that assessment. “Many of them have returned,” he said. “Hundreds, definitely.”

    Training Days

    Since late 2014, the Islamic State has instructed foreigners joining the group to make their trip look like a holiday in southern Turkey, including booking a return flight and paying for an all-inclusive vacation at a beach resort, from which smugglers arrange their transport into Syria, according to intelligence documents and Mr. Sarfo’s account.

    That cover story creates pressure to keep things moving quickly during the recruits’ training in Syria, and most get a bare minimum — just a few days of basic weapons practice, in some instances.

    “When they go back to France or in Germany, they can say, ‘I was only on holidays in Turkey,’” Mr. Sarfo said. “The longer they stay in the Islamic State, the more suspicious the secret service in the West gets, and that’s why they try to do the training as quickly as possible.”

    Mr. Sarfo’s facility in both German and English — he studied construction at Newham College in East London — made him attractive as a potential attacker. Though the Emni approached him several times to ask him to return to Germany, he demurred, he said.

    Eventually, Mr. Sarfo, perhaps because of his burly build — 6-foot-1 and around 286 pounds when he arrived in Syria, though he has lost weight since then — was drafted into the Islamic State’s quwat qhas, Arabic for special forces.

    The unit only admitted single men who agreed not to marry during the duration of their training. In addition to providing the offensive force to infiltrate cities during battles, it was one of several elite units that became recruiting pools for the external operations branch, Mr. Sarfo said.

    Along with his German friend, he was driven to the desert outside Raqqa.

    “They dropped us off in the middle of nowhere and told us, ‘We are here,’” he said, according to the transcript of one of his interrogation sessions. “So we’re standing in the desert and thought to ourselves, ‘What’s going on?’” When the two Germans looked more closely, they realized there were cavelike dwellings around them. Everything above ground was painted with mud so as to be invisible to drones.

    “Showering was prohibited. Eating was prohibited, too, unless they gave it to you,” Mr. Sarfo said, adding that he had shared a cave with five or six others. Even drinking water was harshly rationed. “Each dwelling received two cups of water a day, put on the doorstep,” he said. “And the purpose of this was to test us, see who really wants it, who’s firm.”

    The grueling training began: hours of running, jumping, push-ups, parallel bars, crawling. The recruits began fainting.

    By the second week, they were each given a Kalashnikov assault rifle and told to sleep with it between their legs until it became “like a third arm,” he said, according to his interrogation transcript.

    The punishment for failing to keep up was harsh. “There was one boy who refused to get up, because he was just too exhausted,” Mr. Sarfo told the authorities. “So they tied him to a pole with his legs and his arms and left him there.”

    He learned that the special forces program involved 10 levels of training. After he graduated to Level 2, he was moved to an island on a river in Tabqa, Syria. The recruits’ sleeping spots now consisted of holes in the ground, covered by sticks and twigs. They practiced swimming, scuba diving and navigating by the stars.

    Throughout his training, Mr. Sarfo rubbed shoulders with an international cadre of recruits. When he first arrived at the desert campus, he ran laps alongside Moroccans, Egyptians, at least one Indonesian, a Canadian and a Belgian. And out on the island, he learned of similar special units, including one called Jaysh al-Khalifa, or the Army of the Caliphate.

    A 12-page criminal complaint indicates that the Islamic State tried to recruit at least one American into that unit, but he declined to enroll.

    The man, Mohamad Jamal Khweis, a 26-year-old from Alexandria, Va., traveled to Syria in December, only to be captured by Kurdish troops in Iraq in March. In his debriefing with the F.B.I., he explained that early on, he was approached by members of the unit. “During his stay at this safe house, representatives from Jaysh Khalifa, a group described by the defendant as an ‘offensive group,’ visited the new ISIL recruits,” the complaint says. “The representatives explained that their group was responsible for accepting volunteers from foreign countries who would be trained and sent back to their countries to conduct operations and execute attacks on behalf of ISIL. The group’s requirements, among other things, were that recruits had to be single, would train in remote locations, must be free of any injuries and had to stay reclusive when returning to their home countries.”

    The Big Man

    As he progressed through the special forces training, Mr. Sarfo became closer with the emir of the camp, a Moroccan, who began to divulge details about how the Islamic State’s external operations effort was structured, he said. Mr. Sarfo learned that there was one outsize figure behind the group’s strategies and ambitions. “The big man behind everything is Abu Muhammad al-Adnani,” he said.

    “He is the head of the Emni, and he is the head of the special forces as well,” Mr. Sarfo added. “Everything goes back to him.”

    Born in the town of Binnish in northern Syria, Mr. Adnani is said to be 39, and is the subject of a $5 million bounty from the State Department’s Rewards for Justice program. But details about his life remain a mystery. Only one known photograph of him exists, and it was taken years ago.

    Mr. Sarfo explained that when recruits to the special forces finished all 10 levels of training, they were blindfolded and driven to meet Mr. Adnani, where they pledged allegiance to him directly. Mr. Sarfo was told that the blindfolds stayed on the whole time, so that even Mr. Adnani’s best-trained fighters never know what he looks like.

    To the world, Mr. Adnani is better known as the official spokesman of the Islamic State, and the man who put out a global call this year for Muslims to attack unbelievers wherever they were, however they could.

    “Adnani is much more than just the mouthpiece of this group,” said Thomas Joscelyn, a senior fellow at the Foundation for Defense of Democracies in Washington who tracks the group’s leadership. “He is heavily involved in external operations. He is sort of the administrative ‘yea’ or ‘nay’ at the top of the pyramid,” who signs off on attack plans, the details of which are handled by his subordinates.

    During his time in Syria, Mr. Sarfo was contacted by other German fighters who wanted him to be an actor in a propaganda film aimed at German speakers. They drove to Palmyra, and Mr. Sarfo was told to hold the group’s black flag and to walk again and again in front of the camera as they filmed repeated takes. Syrian captives were forced to kneel, and the other German fighters shot them, showing an interest only in the cinematic effect.

    One turned to Mr. Sarfo immediately after killing a victim and asked: “How did I look like? Did I look good, the way I executed?”

    Mr. Sarfo said he had learned that videos like the one he acted in were vetted by Mr. Adnani himself in a monthly meeting of senior operatives.

    “There’s a vetting procedure,” he said. “Once a month they have a shura — which is a sitting, a meeting — where all the videos and everything that is important, they start speaking about it. And Abu Muhammad al-Adnani is the head of the shura.”

    Mr. Sarfo said he had started doubting his allegiance to ISIS during his training, after seeing how cruelly they treated those who could not keep up. Making the propaganda video provided his final disillusionment when he saw how many times they recorded each scene in the five-minute film. Back in Germany, when he had been inspired by similar videos, he had always assumed they were real, not staged.

    He began plotting his escape, which took weeks and involved sprinting and crawling in a field of mud before crossing into Turkey. He was arrested at Bremen Airport, where he landed on July 20, 2015, and he voluntarily confessed. He is now serving a three-year term on terrorism charges.

    The Lieutenants

    Among the Islamic State’s innovations is the role of foreigners, especially Europeans, in the planning of attacks.

    Mr. Sarfo’s account agrees with investigation documents and the assessments of terrorism experts, who say that French and Belgian citizens like Mr. Abaaoud are more than just operatives and have been given managing roles.

    “It’s a creative and interesting operational road map, to be able to lean on someone like Abaaoud, who has his own network abroad,” said Jean-Charles Brisard, chairman of the Center for the Analysis of Terrorism in Paris. “They gave him the autonomy regarding tactics and strategy, even if the operation as a whole still needs a green light from the Islamic State’s leadership.”

    Looking at the current leaders of the Emni, investigators have homed in on two in particular. They go by the aliases Abu Souleymane, a French citizen, and Abu Ahmad, described as Syrian. Both are considered top lieutenants of Mr. Adnani, according to the senior American defense official and senior intelligence official.

    The two men play a direct role in identifying fighters to be sent overseas, in choosing targets and in organizing logistics for operatives, including paying for smugglers to get them to Europe and, in at least one case, sending Western Union transfers, according to European intelligence documents.

    A glimpse into the possible role of Abu Souleymane came from one of the hostages held by suicide bombers inside the Bataclan concert hall in Paris in November.

    After gunning down dozens of concertgoers, two of the suicide bombers retreated into a hallway with a group of hostages, forcing them to sit against the windows as human shields, said the hostage, David Fritz-Goeppinger, 24. In the two-and-a-half-hour standoff that ensued, Mr. Fritz heard one of the bombers ask the other, “Should we call Souleymane?”

    The second operative appeared annoyed that the first had asked the question in French, and ordered him to switch to Arabic.

    “I immediately understood that, yes, this was the individual, maybe not the individual who had organized the attack, but who held a place in the hierarchy above them,” Mr. Fritz said in a telephone interview. His testimony is also included in a detailed, 51-page report by France’s antiterrorism police. “They were absolutely, like soldiers,” awaiting orders, he said.

    Souleymane, whose full nom de guerre is Abu Souleymane al-Faransi, or Abu Souleymane the Frenchman, is believed to be a French national in his 30s who is of either Moroccan or Tunisian ancestry, according to Ludovico Carlino, a senior analyst with IHS Conflict Monitor in London. Mr. Carlino says he believes that Souleymane was promoted to be the top terrorism planner for Europe after Mr. Abaaoud’s death.

    A snapshot of the other senior leader, Abu Ahmad, appears in the account of a man who investigators have concluded was supposed to be part of the team of Paris attackers: an Algerian named Adel Haddadi. Mr. Haddadi said he and another member of the team, a former Lashkar-e-Taiba member from Pakistan named Muhammad Usman, were separated from two other attackers after they reached Greece by boat.

    Mr. Haddadi, 28, and Mr. Usman, 22, were eventually arrested in a migrant camp in Salzburg, Austria. The two men sent alongside them became the first suicide bombers to detonate their vests outside the Stade de France during the November attacks.

    After arriving in Syria and being routed to the international dormitory there in February 2015, Mr. Haddadi worked as a cook in Raqqa for months before a member of the Emni came to see him, according to French and Austrian investigation documents.

    “One day, a Syrian came into the kitchen to see me and said that someone called Abu Ahmad wanted to see me,” Mr. Haddadi was quoted as saying in the Austrian record of his interrogation. He was driven to a five-story building, where another Syrian holding a walkie talkie radioed Abu Ahmad. They waited for hours before the Syrian got orders to drive the recruit to the next location. In the street, a Saudi man wearing all white was waiting, and asked Mr. Haddadi to go on a walk.

    After 300 yards, they reached an empty apartment building and sat down. “I was scared, I wanted to leave, but he talked the whole time,” Mr. Haddadi told the authorities.

    “He said only positive things about me, that Daesh trusted me and that I now needed to prove myself worthy of that trust. He said that Daesh was going to send me to France,” Mr. Haddadi added, using the Arabic acronym for the Islamic State. “The details, he said, I would get them once I arrived in France.”

    Sometime after that, Abu Ahmad arrived. Mr. Haddadi described him as a Syrian man between 38 and 42 years old, slim with a long, black beard, and dressed all in black. He was, Mr. Haddadi said, “the giver of orders.”

    Abu Ahmad brought Mr. Haddadi together with three other potential attackers, with the last man, Mr. Usman, being introduced just a day before they all set out for Europe. Mr. Haddadi and two of the other men were native Arabic speakers, and Mr. Usman spoke enough Arabic to communicate with them, the interrogation documents said.

    The day of their departure, Abu Ahmad came and gave them his Turkish cellphone number, instructing them to store it in their phone as “FF,” to avoid registering a name. He gave Mr. Haddadi $2,000 in $100 bills, and they were driven to the Turkish border. A man met them in Turkey to take their photographs, and returned with Syrian passports. Another smuggler arranged their Oct. 3 boat trip to Leros, Greece.

    All of these logistical steps, as well as Western Union money transfers, were organized by Abu Ahmad, one of the senior lieutenants running the Islamic State’s efforts to export terror. Until his arrest in December, Mr. Haddadi remained in touch with Abu Ahmad through messages on Telegram and via text messages to his Turkish number, according to the investigation record.

    Abu Ahmad’s Turkish number was found somewhere else, too: written on a slip of paper in the pants pocket of the severed leg of one of the suicide bombers at the Stade de France.