Author: Don Kayembe

  • Koffi Olomide devant le juge le 29 juillet

    Koffi Olomide devant le juge le 29 juillet

    koffi olomide-Le chanteur congolais a passĂ© sa premiĂšre nuit Ă  la prison centrale de Makala de Kinshasa. Il n’est pas encore emprisonnĂ©, mais en dĂ©tention prĂ©ventive, a prĂ©cisĂ©, dans une interview Ă  VOA Afrique, le procureur gĂ©nĂ©ral de Kinshasa, Romuald Pumbwe.

    “AprĂšs son audition, Koffi Olomide a Ă©tĂ© placĂ© sous mandat d’arrĂȘt provisoire. Il est Ă  la prison de Makala parce que chez nous, la maison d’arrĂȘt est annexĂ©e Ă  cette prison centrale”, indique le procureur en charge du dossier.

    L’artiste a Ă©tĂ© entendu et inculpĂ© par le procureur “pour coups et blessures simples” Ă  la suite d’une vidĂ©o qui a provoquĂ©e de l’émoi sur la toile, montrant le musicien assener un coup de pieds Ă  une de ses danseuses Ă  l’aĂ©roport de Nairobi, au Kenya, oĂč il Ă©tait attendu pour une sĂ©rie de productions.

    “Je suis sĂ»r que vendredi il sera prĂ©sentĂ© en chambre de Conseil devant les juges du tribunal de paix pour que ceux-ci nous accordent 15 jours de dĂ©tention prĂ©ventive”, affirme le procureur, expliquant que le prĂ©venu pourrait encore rester 30 jours supplĂ©mentaires en dĂ©tention, sur demande du parquet, au cas oĂč l’enquĂȘte ne serait pas terminĂ©e.

    Pour l’heure, l’affaire n’est qu’au stade de l’enquĂȘte prĂ©-juridictionnelle donc loin du procĂšs proprement dit, affirme-t-il.

    Apres l’instruction, il reviendra au juge de fixer la date du dĂ©but du procĂšs. Mais Ă  en croire le procureur, l’infraction dont le chanteur est accusĂ© ne l’expose pas Ă  une peine dĂ©passant cinq mois de dĂ©tention.

    Antoine Agbepa Mumba, de son vrai nom, Koffi Olomide, avait Ă©tĂ© expulsĂ© du Kenya aprĂšs avoir Ă©tĂ© filmĂ©, la veille, Ă  l’aĂ©roport de Nairobi en train de donner un violent coup de pied Ă  l’une de ses danseuses. Dans la foulĂ©e, les autoritĂ©s zambiennes ont annulĂ© un concert qu’il devait donner Ă  Lusaka.

    En aoĂ»t 2012, Koffi Olomide, auteur de 26 albums, avait Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  Kinshasa Ă  trois mois de prison avec sursis pour “coups et blessures volontaires” contre son producteur.

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  • Une juge dit avoir Ă©tĂ© obligĂ©e de condamner Katumbi pour l’écarter de la prĂ©sidentielle

    Une juge dit avoir Ă©tĂ© obligĂ©e de condamner Katumbi pour l’écarter de la prĂ©sidentielle

    Moise-K-La présidente du tribunal ayant condamné Moïse Katumbi à trois ans de prison a dénoncé des pressions exercées sur elle par des autorités de la RDC.

    Ex-allié de poids devenu opposant du président Joseph Kabila et candidat à la présidentielle, M. Katumbi avait été condamné en juin à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobiliÚre, une condamnation qui le rend inéligible aux élections selon le gouvernement.

    “J’ai Ă©tĂ© obligĂ©e (…) de condamner monsieur MoĂŻse Katumbi” en vue “d’obtenir son inĂ©ligibilitĂ©”, Ă©crit Mme Ramazani Wazuri Chantale, prĂ©sidente du tribunal de paix de Kamalondo Ă  Lubumbashi (sud-est) dans une lettre adressĂ©e aux autoritĂ©s politiques et judiciaires de Kinshasa, Ă  l’Union europĂ©enne, Ă  l’Union africaine et au chef de la mission de l’ONU en RDC (Monusco).

    La juge dĂ©nonce des “contraintes physiques et morales”, “avant l’audience et pendant” les dĂ©libĂ©rations, pour que sa “signature (soit) apposĂ©e sur le jugement”.

    La juge accuse le chef des renseignements congolais Kalev Mutond, la prĂ©sidence de la RĂ©publique, les autoritĂ©s judiciaires de Lubumbashi, d’ĂȘtre les auteurs de ces pressions qui l’ont obligĂ©e Ă  “passer outre” la loi et les procĂ©dures.

    “Depuis lundi, Mme Ramazani n’a plus Ă©tĂ© vue au bureau”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP, l’un de ses collĂšgues Ă  Lubumbashi, fief de M. Katumbi.

    “Elle a signĂ© cette lettre Ă  partir de Bruxelles oĂč elle compte s’adjuger le statut de rĂ©fugiĂ©e”, a rĂ©agi le ministre de la Communication Lambert Mende, disant trouver “suspect” que cette correspondance soit adressĂ©e au ministre de la Justice alors que “les juges des tribunaux relĂšvent du Conseil supĂ©rieur de la magistrature”.

    “Cette manoeuvre n’aura aucun effet sur le jugement rendu contre M. Katumbi”, a-t-il prĂ©venu.

    Actuellement Ă  l’Ă©tranger pour des soins mĂ©dicaux, MoĂŻse Katumbi est aussi sous la menace d’un autre procĂšs pour atteinte Ă  la sĂ»retĂ© de l’État dans une affaire le liant Ă  un rĂ©seau de “recrutement de mercenaires” amĂ©ricains pour dĂ©stabiliser le pays Ă  l’approche de la prĂ©sidentielle prĂ©vue fin novembre.

    L’opposition craint toutefois que le prĂ©sident Kabila ne reporte ce scrutin pour s’accrocher au pouvoir.

    Avec AFP

  • Tshisekedi atterrit Ă  Kinshasa

    Tshisekedi atterrit Ă  Kinshasa

    tshisekedi kin-L’avion transportant l’opposant historique congolais Étienne Tshisekedi a atterri mercredi Ă  l’aĂ©roport de Ndjili, dans l’est de Kinshasa, oĂč l’attendaient plusieurs milliers de ses partisans, dans un climat politique tendu liĂ© aux incertitudes entourant la prochaine prĂ©sidentielle.

    Le jet privĂ©, en provenance de Belgique, a atterri peu aprĂšs 14h00 locales (13H00 GMT), ont constatĂ© des journalistes de l’AFP.

    Une dizaine de cadres de son parti, l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS), et des responsables du “Rassemblement”, la plateforme d’opposition nouvellement créée en Belgique, attendaient au bas de la passerelle, selon ces journalistes.

    M. Tshisekedi “vient prendre la commande des opĂ©rations afin de nous amener Ă  l’alternance qu’attendent les Congolais depuis des dĂ©cennies”, a lancĂ© Bruno Tshibala, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UDPS, quelques instants avant l’atterrissage de l’avion de l’opposant.

    Sur VOA Afrique, le professeur Jean-Claude Willame Ă  l’UniversitĂ© Catholique de Louvain en Belgique et chercheur sur la RDC, parle d’un homme qui a “l’air trĂšs diminuĂ©” mais que son entourage considĂšre pour le “future prĂ©sident”. “C’est de l’histoire ancienne Tshisekedi”, a soulignĂ© M. Willame.

    AgĂ© de 83 ans, M. Tshisekedi est encore trĂšs populaire Ă  Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Son retour, maintes fois annoncĂ©, avait jusqu’Ă  prĂ©sent toujours Ă©tĂ© reportĂ©.

    Le jet transportant l’opposant historique congolais et leader de l'Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS) Etienne Tshisekedi a atterri Ă  l’aĂ©roport international de N’Djili Ă  son retour d’une longue convalescence l’étranger, Ă  Kinshasa, RDC

    Le jet transportant l’opposant historique congolais et leader de l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS) Etienne Tshisekedi a atterri Ă  l’aĂ©roport international de N’Djili Ă  son retour d’une longue convalescence l’étranger, Ă  Kinshasa, RDC

    Il intervient dans un climat politique trĂšs tendu en RDC, l’opposition soupçonnant le prĂ©sident Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir au delĂ  du 20 dĂ©cembre, date de la fin de son mandat.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, et la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat. Mais un arrĂȘt rĂ©cent de la Cour constitutionnelle l’a autorisĂ© Ă  rester en fonction si la prĂ©sidentielle censĂ©e avoir lieu cette annĂ©e n’Ă©tait pas organisĂ©e.

    M. Tshisekedi avait Ă©tĂ© Ă©vacuĂ© de Kinshasa par avion mĂ©dicalisĂ© le 16 aoĂ»t 2014. Il a passĂ© deux ans en convalescence en Belgique, l’ancienne puissance coloniale.

    A la mi-journĂ©e mercredi, des colonnes de ses partisans, arborant les couleurs de son parti avaient convergĂ© vers l’aĂ©roport international de Ndjili, oĂč plusieurs milliers d’autres Ă©taient dĂ©jĂ  massĂ©s face aux installations aĂ©roportuaires, sous la surveillance de nombreux policiers.

    Mercredi matin, l’un des porte-parole de l’UDPS, Augustin Kabuya, avait dĂ©noncĂ© auprĂšs de l’AFP “l’ordre donnĂ© par le commandant de l’aĂ©roport” Ă  l’Ă©quipage “pour que l’avion du prĂ©sident Tshisekedi arrive Ă  17h00 (16h00 GMT) au lieu de 13h00 (12h00 GMT) afin d’empĂȘcher un accueil dĂ©lirant” de ses partisans.

    Refusant de commenter ces accusations, Georges Tabora, le commandant de l’aĂ©roport de Ndjili, avait seulement indiquĂ© Ă  l’AFP que “l’heure d’atterrissage” qui lui avait Ă©tĂ© “communiquĂ©e (Ă©tait) 14h00 (13h00 GMT)”.

    Pas de front d’opposition uni

    Ce retour de l’opposant intervient alors qu’un grand meeting politique de la majoritĂ© est prĂ©vu vendredi Ă  Kinshasa. Un meeting de l’opposition, qui serait prĂ©sidĂ© par Étienne Tshisekedi, est Ă©galement programmĂ© dimanche dans la capitale. M. Tshisekedi ne s’est pour le moment pas dĂ©clarĂ© candidat au prochain scrutin prĂ©sidentiel.

    Jusqu’ici, l’opposition congolaise n’a jamais rĂ©ussi Ă  former un front uni contre le rĂ©gime de M. Kabila.

    Fin novembre, le prĂ©sident Kabila avait annoncĂ© son intention de convoquer un “dialogue national inclusif” en vue d’”Ă©lections apaisĂ©es” en RDC.

    Or le retour de M. Tshisekedi a lieu Ă  quelques jours seulement du lancement des travaux prĂ©paratoires de ce “dialogue national” en RDC, selon le calendrier publiĂ© par le facilitateur de l’Union africaine, l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo.

    Mais, dans un communiquĂ© publiĂ© dimanche Ă  Bruxelles et signĂ© par M. Tshisekedi, le “Rassemblement” d’opposition congolaise avait rĂ©cusĂ© M. Kodjo, estimant trop rapide le dĂ©but des travaux.

    Opposant sous la dictature de Mobutu Sese Seko (1965-1997), et sous le rĂ©gime de son successeur Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila, le pĂšre de l’actuel chef de l’État congolais, M. Tshisekedi Ă©tait arrivĂ© deuxiĂšme de la prĂ©sidentielle de 2011, dont il avait rejetĂ© les rĂ©sultats.

    Son parti est minĂ© par des divisions, mais reste une importante force de l’opposition disposĂ©e Ă  discuter avec le pouvoir en vue de sortir de la crise.

    Les partisans de M. Tshisekedi ont toutefois conditionnĂ© leur participation au “dialogue national” par la libĂ©ration de davantage des prisonniers politiques et d’opinion.

    voa

  • Inga -Barrage gĂ©ant en RDC: la Banque mondiale suspend ses financements

    Inga -Barrage géant en RDC: la Banque mondiale suspend ses financements

    Barrage d'Inga-La Banque mondiale a suspendu sa contribution financiĂšre au projet de barrage hydroĂ©lectrique Inga III en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), qui a pour ambition de fournir du courant Ă  l’Afrique tout entiĂšre.

    “Cette suspension fait suite Ă  la dĂ©cision du gouvernement de la RDC de donner au projet une orientation stratĂ©gique diffĂ©rente de celle qui avait Ă©tĂ© convenue en 2014 entre le gouvernement et la Banque mondiale”, indique l’institution dans un communiquĂ©, sans donner plus de prĂ©cisions.

    ContactĂ© par l’AFP, un porte-parole de la BM s’est refusĂ© Ă  tout commentaire.

    En mars 2014, la Banque mondiale avait approuvĂ© un don de 73,1 millions de dollars, dont plus de la moitiĂ© (47,5 millions) Ă©tait destinĂ©e directement Ă  ce projet implantĂ© sur le site des chutes d’Inga, Ă  environ 250 km au sud de Kinshasa, oĂč existent dĂ©jĂ  actuellement deux barrages.

    Environ 6% du montant de cette contribution a été déboursé à ce jour, précise la BM.

    S’il venait Ă  ĂȘtre rĂ©alisĂ©, le site d’Inga aurait une capacitĂ© de production de 40.000 MW, soit l’Ă©quivalent de plus de 24 rĂ©acteurs nuclĂ©aires de troisiĂšme gĂ©nĂ©ration, qui seraient exportĂ©s jusqu’en Afrique du Sud, mais aussi vers l’Afrique de l’Ouest voire plus au nord.

    En octobre dernier, la RDC et l’Afrique du Sud avaient fait part de leur volontĂ© d’accĂ©lĂ©rer la construction de ce barrage, dont le coĂ»t total est estimĂ© Ă  12 milliards de dollars et qui est en gestation depuis de nombreuses annĂ©es.

    MalgrĂ© la suspension de son aide, la Banque mondiale affirme, dans son communiquĂ©, ĂȘtre “dĂ©terminĂ©e” Ă  aider la RDC Ă  fournir une “Ă©nergie abordable et fiable” Ă  sa population.

    Avec AFP

  • Thambwe fuit Kinshasa aprĂšs avoir menacĂ© Katumbi

    Thambwe fuit Kinshasa aprÚs avoir menacé Katumbi

    -Au Congo-Kinshasa, la tension monte Ă  l’approche du grand rassemblement prĂ©vu par l’opposition ce dimanche 31 juillet. Une manifestation qui marquera le grand retour au pays de deux des principales figures de l’opposition, Etienne Tshisekedi et MoĂŻse Katumbi.
    Thambwe fuit Kinshasa aprĂšs avoir menacĂ© Katumbi d’arrestation… Craignant manifestement que cette dĂ©monstration de force de l’opposition ne tourne au plĂ©biscite populaire, le pouvoir en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo fait tout pour entraver sa bonne marche. A commencer par empĂȘcher l’opposant MoĂŻse Katumbi, dont la popularitĂ© est redoutĂ©e par le rĂ©gime de Joseph Kabila, de rentrer au pays, comme le dĂ©montre Ă  nouveau la sĂ©quence – rocambolesque – qui vient de se dĂ©rouler. Une tragi-comĂ©die Ă  la congolaise

    L’Acte I de cette piĂštre piĂšce voit l’entrĂ©e en scĂšne de la Cour SuprĂȘme. Dans l’affaire de spoliation prĂ©sumĂ©e d’un immeuble les opposant au citoyen grec Alexandre Stoupis, MoĂŻse Katumbi et son frĂšre ainĂ©, RaphaĂ«l Katebe Katoto, obtiennent le 20 juillet dernier une dĂ©cision favorable de la part de la plus haute juridiction congolaise suite Ă  l’introduction d’un recours en suspicion lĂ©gitime, l’affaire ayant Ă©tĂ© Ă©maillĂ©e de circonstances pour le moins troubles.
    Acte II : face Ă  cette dĂ©cision de la Cour SuprĂȘme, le tribunal de Lubumbashi, qui a condamnĂ© MoĂŻse Katumbi en premiĂšre instance, doit normalement surseoir Ă  statuer car cette dĂ©cision suspend de plein droit l’exĂ©cution du jugement. Mais les choses ne se passent pas ainsi. Dans la foulĂ©e de cet arrĂȘt de la Cour SuprĂȘme, le ministre congolais de la Justice dĂ©clare publiquement Ă  RFI ce weekend que si MoĂŻse Katumbi revient Ă  Kinshasa, il sera aussitĂŽt interpellĂ© et emprisonnĂ©, faisant ainsi fi tout Ă  la fois du droit, de l’indĂ©pendance de la Justice et de la sacro-sainte sĂ©paration des pouvoirs entre l’ExĂ©cutif et le Judiciaire.
    L’acte III se dĂ©roule ce lundi 25 juillet au matin. Avec une cĂ©lĂ©ritĂ© rare et en catimini, le tribunal de Lubumbashi confirme sa dĂ©cision de condamnation du prĂ©sidentiable Katumbi, avalisant ainsi sur le plan judiciaire les propos du Ministre.
    ÉniĂšme rebondissement quelques minutes Ă  peine avant la dĂ©cision du tribunal lushois, Alexis Thambwe Mwamba prend aussitĂŽt pris l’avion en direction de Kindu, la capitale du Maniema dont il est originaire. La raison ? « Il craint des reprĂ©sailles de la part de la population Ă  Kinshasa », pour laquelle le retour de Tshisekedi et Katumbi constitue un Ă©vĂ©nement attendu, nous indique l’un de ses proches. Dans le choix de sa destination de repli, le ministre a hĂ©sitĂ© entre sa province natale et la Belgique. Mais face Ă  la perspective de sanctions susceptibles de le viser personnellement, il a prĂ©fĂ©rĂ© retenir l’option la plus sĂ»re. Fin de l’acte IV.

    L’acte V – le dernier – se joue ce lundi 25 juillet aprĂšs-midi. Evariste Boshab, le ministre de l’IntĂ©rieur, a convoquĂ© le Gouverneur de la ville-Province, AndrĂ© Kimbuta, ainsi que les responsables de l’armĂ©e et de la police afin qu’ils prennent « toutes les dispositions requises en vue du retour d’Etienne Tshisekedi et de Moise Katumbi au pays ». ProblĂšme, le responsable de l’armĂ©e lui a fermement rĂ©torquĂ© que la grande muette Ă©tant par nature apolitique, elle n’était, par consĂ©quent, pas concernĂ©e par ce type de sollicitation. Il revient, a-t-il fait remarquer au Ministre, Ă  la police de prendre les mesures nĂ©cessaires en vue du maintien de l’ordre. Selon un Ă©minent juriste, professeur de droit Ă  l’UniKin, « la RDC, plus que jamais, est un Etat de droit failli ». En attendant, dans les rues de Kinshasa, une expression revient souvent : « la peur a changĂ© de camp. »
    Afrik
  • le parti de l’opposant historique Tshisekedi confirme son retour mercredi

    le parti de l’opposant historique Tshisekedi confirme son retour mercredi

    Etienne Tshisekedi, candidat  # 11
    Etienne Tshisekedi, candidat # 11

    -Le parti de l’opposant historique en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, Étienne Tshisekedi, a annoncĂ© lundi Ă  Kinshasa le retour au pays de son chef le 27 juillet, aprĂšs prĂšs de deux ans de convalescence Ă  l’Ă©tranger.

    L’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS) “vient de confirmer le retour au pays d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba”, a dĂ©clarĂ© Bruno Mavungu, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de ce parti lors d’une confĂ©rence de presse.

    M. Tshisekedi “arrive Ă  Kinshasa le mercredi 27 juillet 2016 Ă  11 heures. Toutes les dispositions ont Ă©tĂ© prises en concertation avec le gouverneur de la ville de Kinshasa” pour le retour du vieil opposant, a-t-il ajoutĂ© sous les applaudissements des centaines de militants.

    M. Mavungu a invitĂ© la population de Kinshasa Ă  “se mobiliser massivement” pour rĂ©server au prĂ©sident de l’UDPS “un accueil dĂ©lirant, [mais] dans le calme et la discipline”.

    M. Tshisekedi, octogĂ©naire et en convalescence Ă  Bruxelles, avait quittĂ© la RDC le 16 aoĂ»t 2014 Ă  bord d’un avion mĂ©dicalisĂ©.

    Maintes fois annoncĂ©, le retour de M. Tshisekedi a toujours Ă©tĂ© reportĂ©. Cette fois-ci, l’Ă©tat d’avancement des prĂ©paratifs prĂ©sage d’un retour certain du vieil opposant.

    Ce retour interviendra Ă  quelques jours du lancement des travaux prĂ©paratoires au “dialogue national” en RDC, selon le calendrier publiĂ© par le facilitateur de l’Union africaine, l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo.

    Dans un communiquĂ© publiĂ© dimanche Ă  Bruxelles et signĂ© par M. Tshisekedi, le “Rassemblement” d’opposition congolaise prĂ©sidĂ©e par l’opposant avait rĂ©cusĂ© M. Kodjo, estimant trop rapide le dĂ©but des travaux.

    Fin novembre, le prĂ©sident congolais Joseph Kabila avait annoncĂ© son intention de convoquer un “dialogue national inclusif” en vue d’”Ă©lections apaisĂ©es” en RDC, oĂč le climat politique est tendu.

    Samedi, M. Kodjo avait estimĂ© que “tout le monde est maintenant dans les bonnes dispositions pour aller au dialogue proprement dit”.

    M. Mavungu a indiquĂ© que l’UDPS participerait Ă  ce dialogue national tout en demandant que “les choses soient bien faites”, une allusion entre autres Ă  la libĂ©ration de plus de prisonniers politiques.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat prend fin le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.

    L’opposition soupçonne le chef de l’État de vouloir se maintenir au pouvoir au-delĂ  de son mandat. Un arrĂȘt rĂ©cent de la Cour constitutionnelle a autorisĂ© M. Kabila Ă  rester en fonction si l’Ă©lection prĂ©sidentielle censĂ©e avoir lieu cette annĂ©e n’Ă©tait pas organisĂ©e.

    Avec AFP

  • Le chanteur congolais Koffi Olomide interpellĂ© Ă  Kinshasa en RDC

    Le chanteur congolais Koffi Olomide interpellé à Kinshasa en RDC

    KOFFI--Le cĂ©lĂšbre chanteur congolais Koffi Olomide, au centre d’une polĂ©mique pour avoir donnĂ© un violent coup de pied Ă  l’une de ses danseuses au Kenya d’oĂč il a Ă©tĂ© expulsĂ©, a Ă©tĂ© interpellĂ© mardi matin Ă  son domicile de Kinshasa.

    “Koffi Olomide a Ă©tĂ© interpellĂ© tĂŽt ce matin en exĂ©cution d’un mandat du procureur qui voudrait l’interroger”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Le gĂ©nĂ©ral CĂ©lestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa.

    “La dĂ©cision a Ă©tĂ© prise hier soir, l’interpellation est intervenue ce matin”, a confirmĂ© Ă  l’AFP un haut magistrat du parquet.

    M. Koffi “doit ĂȘtre entendu par un magistrat”, a-t-il ajoutĂ©, affirmant que le “motif de l’interpellation sera communiquĂ© Ă  l’intĂ©ressĂ©” sans vouloir dire s’il s’agissait du coup de pied donnĂ© Ă  sa danseuse.

    Chanteur de rumba, Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomide, a Ă©tĂ© expulsĂ© samedi du Kenya, oĂč il devait donner un concert, aprĂšs avoir Ă©tĂ© filmĂ© la veille Ă  son arrivĂ©e Ă  l’aĂ©roport de Nairobi en train de donner un violent coup de pied Ă  l’une de ses danseuses. Largement relayĂ©e par les rĂ©seaux sociaux, la vidĂ©o de la scĂšne a provoquĂ© une vague de condamnations.

    ÂgĂ© de 60 ans, Koffi Olomide avait alors regagnĂ© la capitale congolaise.

    Dimanche, les autoritĂ©s zambiennes ont dĂ©cidĂ© d’annuler un concert du chanteur qui devait se produire la semaine prochaine dans un salon de l’agriculture Ă  Lusaka.

    En aoĂ»t 2012, Koffi Olomide, chanteur populaire en Afrique dont la discographie compte 26 albums, avait Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  Kinshasa Ă  trois mois de prison avec sursis pour “coups et blessures volontaires” contre son producteur.

    Avec AFP

  • Le silence de PAUL KAGAME sur ce que tout le monde appelle aujourd’hui « l’aprĂšs 2016 » au CONGO-KINSHASA passe inaperçu

    Le silence de PAUL KAGAME sur ce que tout le monde appelle aujourd’hui « l’aprĂšs 2016 » au CONGO-KINSHASA passe inaperçu

    Mufoncol-TshiyoyoAu Congo-Kinshasa, une habitude s’installe de voir tout le monde s’affairer chaque fois que le systĂšme qui domine le pays, et qui a prĂ©vu en son sein un semblant de rotation, arrive Ă  une « Ă©chĂ©ance » donnĂ©e. C’est le cas aujourd’hui oĂč le microscope « politique » congolais s’agite, il se montre inquiet Ă  l’approche de ce qui se raconte autour de la fin de l’annĂ©e 2016. Et le refrain de la musique entonnĂ©e se rĂ©sume en deux expressions : « Yebela » et « Wumela ». Cela nous renvoie un peu Ă  un certain 5 dĂ©cembre 1990. L’expiration de ce que fut considĂ©rĂ© comme un « mandat » constitutionnel du rĂ©gime de Mobutu. Car l’Union SacrĂ©e de l’époque, USORAL, avait annoncĂ© et prĂ©vue des manifestations. Elle avait demandĂ© au peuple de faire du bruit, qui avec son sifflet, qui avec sa marmite, qui avec son tambour, qui avec son klaxon de voiture, qui avec sa voix, etc.

     

    Le peuple devrait et a sifflĂ© pour marquer le dĂ©part de Mobutu. Nous Ă©tions le 5 dĂ©cembre 1990. Mais le matin du 6 dĂ©cembre 1990, nonobstant le bruit des casseroles et d’autres sifflets, Mobutu Ă©tait toujours lĂ . Il y est mĂȘme restĂ© jusqu’à l’entrĂ©e de l’AFDL (Ă  savoir le Rwanda, les Kadogo, Laurent DĂ©sirĂ© Kabila et autres) en 1997. Rappeler l’histoire et interroger le passĂ©, et ce dans un sens comme dans un autre, invite plus les consciences Ă  se poser des questions utiles dont les rĂ©ponses serviront Ă  la jeunesse du Congo-Kinshasa afin qu’elle dĂ©cide librement de la nature de l’action Ă  entreprendre.

     

    1990- 2016, 20 annĂ©es plus tard, et Mobutu n’est plus lĂ , nous nous retrouvons encore Ă  un autre mois de dĂ©cembre, et bien que comparaison ne soit pas raison, le mĂȘme monde tient Ă  savoir si oui ou non, il y aura, Ă  l’intĂ©rieur d’un systĂšme dont les fissures se comptent en nombre croissant, jeu des chaises musicales. Et Ă  ce sujet, chacun y va de son ton sauf que personne ne remarque le silence calculĂ© de Paul KagamĂ© du Rwanda, Ă  qui les Anglo-Saxons ont pourtant confiĂ© la gestion des Grands-Lacs. MĂȘme fonction presque que celle assumĂ©e en son temps par Mobutu. Des congolais qui s’intĂ©ressent au phĂ©nomĂšne « aprĂšs 2016 » racontent Ă  qui voudrait les entendre que cette -fois « les AmĂ©ricains ont dĂ©cidĂ© ». Il paraĂźtrait mĂȘme que « les Anglais en auraient marre ». Et les Belges, chez qui ce beau monde court, auraient choisi leur homme.

     

    Quid du silence de Paul KagamĂ© sur la mĂȘme question ? Comment le comprendre ? Comment l’inclure Ă  une analyse objective et qui pourrait servir Ă  moyen et Ă  long terme ? Paul KagamĂ© ira-t-il jusqu’à se faire hara-kiri, Ă  sacrifier son cheval de Troie alors que l’homme, dĂšs l’entrĂ©e de l’AFDL Ă  sa prise de contrĂŽle de Kinshasa, lui a rendu des loyaux services ? Il lui est reste fidĂšle. Et c’est d’abord pour KagamĂ© que cet homme est placĂ© Ă  Kinshasa. En outre, il nous semble que ce peuple se trahit rarement. Nous les avons vus Ă  l’Ɠuvre aprĂšs Kisangani. Museveni et Paul KagamĂ©, qui sont conscients d’ĂȘtre instrumentalisĂ©s, ont refusĂ© d’étaler leur faiblesse, leur division devant l’homme anglo-saxon. Et ce n’est pas aujourd’hui qu’ils le feront, qu’ils vont chercher Ă  s’affaiblir. C’est pourquoi, ils tentent de gagner du temps au Congo-Kinshasa.
    Dans tout cela, la question n’a jamais Ă©tĂ© Paul KagamĂ©, mais celle de savoir comment nous jouons quand nous savons que ceux qui s’affichent comme des « Pharisiens » bottent en touche, disent Ă  peine un mot quand il s’agit de Paul KagamĂ©. Ils parlent tous de tout, mais sauf de lui.

     

    DĂ©jĂ , nous entendons des voix qui s’élĂšvent pour dire que Paul KagamĂ© aurait raison de se taire. Que cette question ne le concernerait pas au motif que l’homme n’est pas congolais. Et le juridisme congolais polluera le dĂ©bat avec son dada : le respect de la constitution. Mais de quelle constitution parle-t-on lorsqu’on sait qu’elle n’a pas su empĂȘcher l’assassinat de Laurent DĂ©sirĂ© Kabila en 2001, ni stopper l’accession de « Joseph Kabila » comme « Cheval de Troie de Paul KagamĂ© Ă  Kinshasa. ? Sassou en sait quelque chose. Il l’a dit Ă  Pierre PĂ©an et ce dernier l’a repris dans son livre « Carnages, Les guerres secrĂštes des grandes puissances en Afrique » (2010, Fayard, p. 531).

     

    C’est anormal que Paul KagamĂ© puisse se taire sur une question d’une importance aussi capitale que celle de « l’aprĂšs 2016 » au Congo-Kinshasa, alors que, par le passĂ© le plus rĂ©cent, le mercenaire Paul KagamĂ© s’est toujours montrĂ© bavard sur la question du Congo-Kinshasa. Le Rwanda, voisin du Congo-Kinshasa, ne pourrait survivre comme entitĂ© Ă©tatique et Ă©conomique, sans que son mercenariat au Congo-Kinshasa ne soit nourri par la domination et la mise sous tutelle de ce pays. Ses lendemains s’obscurcissent sans l’omniprĂ©sence Ă  la tĂȘte du Congo-Kinshasa d’un cheval de Troie sous les ordres de Paul KagamĂ© et Ă  ses goĂ»ts. Penser le contraire serait une ignorance manifeste des enjeux dans la rĂ©gion des Grands Lacs. On se tromperait de lecture en manquant de questionner la nature de l’adversitĂ© et de l’identitĂ© du vĂ©ritable adversaire dans les marigots congolais.

     

    La question politique dans les Grands Lacs est ethnicisĂ©e Ă  fond pour rĂ©pondre Ă  un besoin de stratĂ©gie idĂ©ologique consistant Ă  faire croire que « dans ce monde nouveau, les conflits les plus Ă©tendus, les plus importants et les plus dangereux n’auront pas lieu entre classes sociales, entre riches et pauvres, [mais] entre peuples appartenant Ă  des diffĂ©rentes entitĂ©s culturelles. Les guerres tribales et les conflits ethniques feront rage Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme de ces civilisations » (Huntington : 1997, 23). Peu de congolais le comprennent.

     

    « J’ai commencĂ© Ă  comprendre les Anglais, [a dĂ©clarĂ© l’actrice et chanteuse Marianne Faithfull en 1946], le jour oĂč j’ai enfin rĂ©alisĂ© qu’ils disent exactement le contraire de ce qu’ils pensent ». Si le peuple du Congo-Kinshasa ne choisit pas seul sa voie, rien ne se construira aprĂšs 2016.

     

    Jeunesse du Congo-Kinshasa, la nation a besoin de nous.

     

    Likamboyamabele, likamboyamakila.

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le PrĂ©sident National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

  • Comment l’expulsion de Koffi OlomidĂ© du Kenya a Ă©tĂ© obtenue en trois heures

    Comment l’expulsion de Koffi OlomidĂ© du Kenya a Ă©tĂ© obtenue en trois heures

    koffi-L’expulsion de Koffi OlomidĂ© du Kenya, aprĂšs son arrestation vendredi, s’est Ă©galement jouĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux, avec d’intenses pressions des internautes, notamment sur Twitter.

    Vendredi, alors qu’il venait Ă  peine de dĂ©barquer Ă  l’aĂ©roport international Jomo Kenyatta de Nairobi, la star congolaise a Ă©tĂ© filmĂ©e en train de porter un coup de pied au ventre d’une de ses danseuses, sous le regard incrĂ©dule de deux policiers. Sur les rĂ©seaux sociaux, notamment Twitter oĂč la vidĂ©o a Ă©tĂ© largement diffusĂ©e, l’indignation a Ă©tĂ© grande, poussant des milliers d’internautes Ă  appeler Ă  l’arrestation du chanteur.

    Dans la foulĂ©e, le ministĂšre kĂ©nyan de la Femme s’est joint Ă  cette vague de protestation pour exiger l’arrestation de Koffi OlomidĂ©. Le chanteur congolais sera finalement interpellĂ© dans la soirĂ©e devant les camĂ©ras, Ă  sa sortie des locaux d’une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision oĂč il venait de donner une interview.

    Sous le hashtag #KoffiOlomideDeported, les KĂ©nyans ont poursuivi leur pression sur la plateforme ce samedi, exigeant l’expulsion du chanteur. Le requĂȘte sera entendue en seulement trois heures, l’artiste congolais ayant Ă©tĂ© priĂ© de plier bagages en fin de matinĂ©e. Il a finalement quittĂ© le pays Ă  11h35 (heure kĂ©nyane). Une “victoire” cĂ©lĂ©brĂ©e sur Twitter par les internautes, satisfaits de lâ€˜Ă©cho de leur campagne.

    Cette affaire a soulevĂ© d’autres questions pendantes au Kenya, liĂ©es au genre, au tribalisme ou encore Ă  la corruption. Les internautes estiment que les rĂ©seaux sociaux devraient ĂȘtre mis Ă  profit pour combattre ces diffĂ©rents problĂšmes.

    Cet insident pourrait coĂ»ter cher Ă  Koffi OlomidĂ© qui, selon les mĂ©dias locaux,risque d‘ĂȘtre dĂ©finitivement interdit de sĂ©jour au Kenya. Une logique dans laquelle s’inscrit le ministĂšre kĂ©nyan de la Jeunesse et des Affaires fĂ©minines. Dans un communiquĂ©, il a recommandĂ© Ă  ce que « le visa kĂ©nya [de Koffi OlomidĂ©] soit rĂ©voquĂ© de façon permanente conformĂ©ment Ă  l’article 35 de la loi du Kenya sur la citoyennetĂ© et l’immigration en raison de ses actions contraires Ă  la loi et de ses dĂ©clarations dĂ©gradant le pays ».

    Ces dĂ©clarations font probablement rĂ©fĂ©rence Ă  la sortie de l’avocat de la star congolaise qui a affirmĂ© aprĂšs l’expulsion de son client que ce dernier avait fait l’objet de mauvais traitements de la part de la police et qu’il avait Ă©tĂ© expulsĂ© sans son passeport.

     

    BBC