Author: Don Kayembe

  • Vaccin anti-VIH: un test à grande échelle

    Vaccin anti-VIH: un test à grande échelle

    SIDA-VIH-Les résultats prometteurs d’un essai préliminaire d’un vaccin contre le VIH, présentés mardi à Durban lors de la 21e conférence internationale sur le sida, vont permettre de mener une étude à plus grande échelle à partir de cette année.

    Les experts ont précisé qu’il était prématuré de savoir s’ils vont y parvenir et à quel moment.

    Ils ont indiqué, cependant, qu’en dix-huit mois, 252 personnes en Afrique du Sud ont participé à un essai baptisé HVTN100.

    Toutes avaient un très faible risque de contracter le virus HIV, ont-ils souligné.

    “Nous voulions déterminer si ce candidat à un vaccin était sûr et s’il était supportable” par les patients, a expliqué l’une des chercheuses du projet.

    Ce vaccin expérimental “nous a donné espoir, mais a aussi révélé tout ce que nous avions encore à apprendre”, a expliqué Fatima Laher, la co-présidente de l’essai HVTN100.

    “Des résultats dans les cinq ans”

    Pour la deuxième phase de l’essai qui débute en novembre, les scientifiques vont recruter 5.400 hommes et femmes sud-africains à haut risque, âgés de 18 à 25 ans.

    L’objectif sera, cette fois, de déterminer l’efficacité du vaccin testé.

    Image copyright OPS

    “Nous espérons avoir des résultats dans les cinq ans”, a affirmé Glenda Gray, directrice de programme du HVTN Africa.

    L’essai était basé sur les résultats significatifs en 2009 d’un vaccin expérimental qui a réduit d’un tiers les risques de contamination par le virus du sida en Thaïlande.

    Deux millions et demi de personnes sont encore infectées chaque année dans le monde par le virus du sida (VIH), un chiffre qui ne recule plus depuis dix ans, selon une étude publiée mardi dans la revue médicale The Lancet HIV.

    BBC

  • Etienne Tshisekedi reçu au ministère français des Affaires étrangères

    Etienne Tshisekedi reçu au ministère français des Affaires étrangères

    TSHISEKEDI-Une délégation de l’opposition de République démocratique du Congo (RDC) a été reçue, ce lundi 18 juillet, au Quai d’Orsay. Les représentants du rassemblement issu du Conclave de Bruxelles sont venus plaider leur cause à la direction Afrique du ministère, deux semaines seulement avant le grand meeting de l’opposition prévu à Kinshasa, le 31 juillet. La délégation était présidée par Etienne Tshisekedi, opposant historique et président de l’UDPS. L’opposition est sortie confiante et affirme avoir été entendue.

    Etienne Tshisekedi est entré au Quai d’Orsay soutenu par son fils, Félix Tshisekedi. Il y est resté environ une heure. C’est la première sortie publique, à l’étranger, du président de l’UDPS depuis son installation à Bruxelles, il y a près de deux ans.

    Aujourd’hui, il présidait une délégation d’une dizaine de représentants des coalitions politiques présentes à Genval, le mois dernier. Parmi eux, Olivier Kamitatu, du G7, et Martin Fayulu, de la Dynamique de l’opposition. Cette fois-ci, Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, était également présent.

    Reçus par la direction Afrique du ministère, les opposants congolais disent avoir abordé la situation politique en RDC ainsi que l’organisation du dialogue national. Ils ont une nouvelle fois exprimé leurs conditions pour aller au dialogue, à savoir la mise en œuvre officielle de la médiation élargie, le respect de la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies et le départ du président Joseph Kabila, en décembre prochain.

    Ils sont sortis satisfaits

    L’opposition assure avoir rencontré non seulement la direction Afrique du ministère des Affaires étrangères, mais aussi des représentants des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de l’Allemagne et de la Belgique. Selon Freddy Matungulu, l’actuel modérateur de la Dynamique de l’opposition, qui a participé à la réunion, la délégation cherchait leur soutien.

    « Nous avons parlé de la disponibilité de cette communauté internationale à nous accompagner dans les efforts nous amenant prochainement à la préparation et à la tenue de l’élection présidentielle. Je pense qu’aujourd’hui, ce qui est important, c’est qu’’il y a un certain nombre de pas nouveaux dans la bonne direction », a-t-il déclaré.

    Parmi ces avancées, il y a la création récente du groupe de soutien à la médiation d’Edem Kodjo, saluée par le rassemblement de l’opposition.

    Au terme de la réunion, les opposants se disaient confiants du soutien de la communauté internationale sans toutefois des garanties précises quant à la suite des évènements après le retour en RDC d’Etienne Tshisekedi, le président de l’UDPS.

    « Nous n’avons pas demandé des garanties pour le président. Le président rentre dans son pays après une période de convalescence, c’est tout. Regardez simplement ; observez la suite des choses ; vous verrez que nous ne sommes pas venus parler de la pluie et du beau temps », a expliqué Félix Tshisekedi, son fils, et cadre de son parti.

    Le Quai d’Orsay n’a, quant à lui, pas souhaité commenter cette rencontre.

    RFI

  • Gabon:La Cour constitutionnelle saisie sur la candidature d’Ali Bongo à la présidentielle au Gabon

    Gabon:La Cour constitutionnelle saisie sur la candidature d’Ali Bongo à la présidentielle au Gabon

    Bongo-Ali-Au moins deux candidats d’opposition ont déposé des recours devant la Cour constitutionnelle du Gabon pour contester la candidature à la présidentielle du mois prochain du président Ali Bongo Ondimba, qu’ils accusent d’inéligibilité.

    Les avocats de l’ex-président de la Commission de l’Union africaine – et ex-beau frère du chef de l’Etat – Jean Ping, et de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama, se sont rendus lundi à la Cour constitutionnelle, ont précisé des proches à l’AFP.

    Selon l’opposition, plusieurs milliers de recours avaient été déposés la semaine dernière devant la Commission électorale nationale (Cenap) pour empêcher le président élu en 2009 à la mort de son père, de briguer un second mandat. En vain, la Cenap ayant validé au total 14 candidatures, dont celle d’Ali Bongo.

    Ses détracteurs affirment que le dirigeant gabonais est un enfant nigérian adopté par l’ex-président Omar Bongo à la fin des années 1960 et l’accusent d’avoir falsifié son état civil. Selon cette thèse, il ne peut pas être président en vertu de la Constitution, qui impose d’être né gabonais.

    La Cour constitutionnelle, ultime recours légal possible, ne pouvait être saisie “que par un candidat” à l’élection, dans les 72 heures suivant la publication de la décision de la Cenap, délai qui expirait lundi soir.

    La juridiction suprême dispose ensuite de cinq jours pour rendre sa décision.

    Les principaux adversaires du président Bongo, 57 ans, au scrutin du 27 août sont d’anciens caciques du régime passés dans l’opposition, comme Jean Ping, 73 ans, Guy Nzouba Ndama, bientôt 70 ans, ou encore l’ancien gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique centrale, Casimir Oye Mba, 74 ans.

    Lundi, opposition et société civile ont réclamé la libération d’une vingtaine d’activistes “arrêtés et détenus arbitrairement” depuis 10 jours après une manifestation anti-Bongo qui avaient rassemblé quelques centaines de personnes à Libreville.

    A moins de deux mois du scrutin, pouvoir et opposition multiplient les escarmouches, laissant craindre une campagne tendue dans ce pays réputé calme de 1,8 million d’habitants.

    Avec AFP

  • SIDA:Encore 2,5 millions de personnes infectées annuellement par le sida

    SIDA:Encore 2,5 millions de personnes infectées annuellement par le sida

    SIDA-Quelque 2,5 millions de personnes sont encore infectées chaque année par le virus du sida (VIH) dans le monde, un chiffre qui stagne de manière préoccupante depuis dix ans, pointe une étude publiée mardi.

    Cette nouvelle analyse donne “une image inquiétante de la lenteur des progrès” pour réduire les nouvelles infections par le VIH, selon le Dr Haidong Wang de l’Institut de métrologie sanitaire et d’évaluation (IHME) à l’Université de Washington à Seattle (États-Unis), principal auteur de l’étude.

    Celle-ci paraît dans la revue médicale The Lancet HIV à l’occasion de la conférence internationale sur le sida organisée à Durban (Afrique du Sud), afin d’évaluer les progrès contre une épidémie qui a déjà tué plus de 30 millions de personnes depuis les années 1980.

    Elle montre que le nombre annuel de nouvelles infections est resté relativement constant – environ 2,5 millions par an, soit près de 7.000 par jour – dans le monde ces dix dernières années, après une période de reflux rapide entre 1997 et 2005.

    Cette stagnation pourrait s’aggraver avec celle des financements des programmes de lutte contre le VIH, s’inquiètent les spécialistes.

    “Par conséquent, une augmentation massive des efforts des gouvernements et des organismes internationaux est requise pour atteindre les quelque 36 milliards de dollars (33 milliards d’euros) nécessaires chaque année pour réaliser l’objectif de mettre fin au sida d’ici 2030”, commente Christopher Murray, directeur de l’IHME.

    Ces quinze dernières années, la communauté internationale a fourni au total 110 milliards de dollars pour lutter contre l’épidémie, notent les auteurs.

    Selon l’étude, 38,8 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2015, un nombre en augmentation régulière. En l’an 2000, elles n’étaient que 28 millions.

    Après un pic de 1,8 million en 2005, les décès dus au sida ont baissé à 1,2 millions en 2015, notamment grâce à l’intensification des traitements antirétroviraux (ARV) et à la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant.

    L’utilisation des traitements antirétroviraux (ARV), combinant habituellement plusieurs molécules et souvent appelés “trithérapie”, a progressé rapidement: de 6,4% en 2005 à 38,6% en 2015 pour les hommes infectés, et de 3,3% à 42,4% pour les femmes sur la même période.

    Traitements: trop de pays en retard

    Mais en dépit des progrès, la plupart des pays sont encore loin d’atteindre l’objectif fixé par l’Onusida de traiter 90% des patients infectés d’ici 2020.

    En 2015, 41% des séropositifs recevaient un traitement ARV, selon l’étude.

    Cette couverture thérapeutique est très variable selon les régions et les pays. Une intensification des traitements est nécessaire, en particulier au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Europe de l’Est, souligne l’étude.

    Il n’existe actuellement aucun vaccin, ni médicament permettant de guérir du sida. Les traitements antirétroviraux permettent en revanche de contrôler le virus et d’augmenter l’espérance de vie des séropositifs.

    En 2015, 1,8 million des nouvelles infections, soit les trois quarts, sont survenues en Afrique subsaharienne. L’Asie du Sud suit avec 212.500 nouveaux cas (8,5%).

    Entre 2005 et 2015, le taux de nouvelles infections par le VIH a augmenté dans 74 pays, notamment en Indonésie, aux Philippines, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ainsi qu’en Europe de l’Est, mais aussi dans certains pays d’Europe occidentale (Espagne et Grèce), relève la revue médicale.

    En Europe, ce sont la Russie (57.340) et l’Ukraine (13.490) qui présentaient en 2015 le plus grand nombre de nouvelles infections.

    “Il existe encore de grandes incertitudes concernant les estimations du nombre de nouvelles infections par le VIH dans beaucoup de régions du monde”, soulignent toutefois deux chercheuses françaises, Virginie Supervie et Dominique Costagliola, qui commentent l’étude dans Lancet HIV.

    Pour la mener à bien, les chercheurs ont recueilli les données de 195 pays entre 1980 et 2015.

    Avec AFP

  • Vos resultats des Examens d’etat 2016

    Vos resultats des Examens d’etat 2016

    Elèves de Collège Boboto à Kinshasa, lors d'un séminaire sur la CPI.Comment vérifier vos résultats sur le site web du ministère EPS-INS
     http://exet.eduquepsp.cd/
    Étape 1 : Aller sur exet.eduquepsp.cd ou sur http://exet.eduquepsp.cd/
    Étape 2 : Vous pouvez effectuer soit Une recherche par code élevè Une recherche par nom de l’élevè
    Étape 3 : Saisir vos cordonnées et cliquer sur « Valider«
  • La différence entre le Tutsi Power et quelques politicards Congolais cravatés

    La différence entre le Tutsi Power et quelques politicards Congolais cravatés

    Jean Pierre Mbelu
    Jean Pierre Mbelu

    -« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force. » S. Bolivar

    La force du Tutsi Power est dans sa capacité de planification et de division de travail. Il est ”un groupe organisée en conscience”. Il a la conscience de pouvoir devenir un groupe dominant en Afrique des Grands Lacs. Pour ce faire, il a arrêté un mode opératoire et a mis les moyens. Tous les moyens. Même ”’le génocide congolais”. Discuter de la dimension éthique de ces moyens dans un monde où la politique et la justice internationales organisent des guerres secrètes est difficile. Les dominants essayent de liquider1 le droit international.
    Une photo nous est tombée sur twitter montrant ”Joseph Kabila”2 , mains croisées, écoutant religieusement Paul Kagame comme un disciple face à son maître ; les deux assistés, en arrière-fond par Yoweri Museveni. Contrairement au visage renfrogné qu’il affiche régulièrement au Congo-Kinshasa, celui du sommet de l’UA (de ce 17 au 18 juillet 2018) est détend : ”Joseph Kabila donne l’impression de ”manger les paroles de son maître” ; il le suit attentivement. Il n’y a aucun Congolais, aucune Congolais autour de ces ”trois KA” (Kagame, Kabila et Kaguta).
    Cette photo peut être lue à partir d’une confidence faite par Denis Sassou Nguesso à Pierre Péan en 2008 à Oyo : « Venu de nulle part, en quinze jours il a eu des honneurs de Paris, de Bruxelles, Londres et Washington… Joseph est un cheval de Troie du président rwandais. Officiellement, pendant la journée, il s’oppose à Paul Kagame, mais, la nuit tombée, il marche avec lui…Or, en Afrique, c’est la luit que les choses importantes se passe… »
    Et qui est Paul Kagame, selon Denis Sassou (et plusieurs témoignages historiques) ? Un paralytique tenant tête aux ”alliés parisiens” de ses parrains. Et Sassou dit à ce sujet : « Quand le paralytique assis au pied d’un arbre joue avec des feuilles mortes, ce qu’il y a quelqu’un dans l’arbre qui les lui a jetées. Sinon, il ne joue qu’avec des feuilles mortes ! ». Il ajoute : « Il suffirait à Paris de dire à ses ”amis” les protecteurs de Kagame- les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël- de calmer leur protégés pour que les attaques cessent. »
    A travers ces deux citations apparaissent les véritables meneurs de la guerre au Congo-Kinshasa et deux de leurs sous-fifres. Ces derniers font partie d’un réseau d’élites tourné vers le pillage, la balkanisation du Congo-Kinshasa et l’extermination des Congolais(es).
    Ce réseau d’élites est à la fois africain et transnational. Il fait partie des dominants cherchant à soumettre, à tout prix, les majorités ougandaises, rwandaises et congolaises.
    Au sein de ce réseau d’élites, le Tutsi Power, est ”une organisation en conscience”. Il a des objectifs qu’ils essaient d’atteindre en enfumant ”les Congolais cravatés” ou en travaillant avec eux comme ”des esclaves volontaires”. Il a assimilé les Nandes et bien d’autres Congolais(es) aux ”résistants” à soumettre par tous les moyens : assassinats, massacres extrajudiciaires et prisons.
    Ce mode opératoire n’a rien à voir avec un quelconque processus politique démocratique. Il est lié à l’imposition de l’hégémonie d’une infime minorité de ”Tutsi” et de leurs clients Congolais.
    Cette minorité organisée en conscience dit ceci dans son projet hégémonique datant des années 1960 : « Tous les Tutsi doivent savoir que les Hutu sont apparentés aux Congolais et que notre plan de colonisation doit s’appliquer aux deux groupes. » L’imposition de l’hégémonie est planifiée et enseignée à tous les Tutsi. Même s’il y en a qui en tombe victime ou ne la partagent pas.
    Face à cette hégémonie planifiée en 18 points, il n’y a rien en face. Les Congolais cravatés ont des projets de société néolibéraux édictés par ”les alliés” du Tutsi Power. Ils n’ont pas un plan d’ensemble opposant une hégémonie congolaise à l’hégémonie de l’infime minorité du Tutsi Power.
    Pour réaliser cette dernière, elle ont infiltré toutes les institutions congolaises. Elle a convaincu ses ”amis”, ”les protecteurs de Paul Kagame” d’imposer, par le biais de Thabo Mbeki, son ”Cheval de Troie” comme ”soldat en chef” au dessus de toutes ces institutions.
    Incultes et/ou ignorants de toutes cette planification hégémoniste, les jeunes congolais, amis de la sape, nés quelque temps avant la guerre hégémonique de prédation, crient ”au raïs bien sapé” : « Wumela”.
    Oui. Une hégémonie s’impose souvent là où l’inculture, l’ignorance et la superficialité ont élu domicile. Que voulez-vous que les jeunes qui, depuis les années 1980, à cause des programmes d’ajustement structurels dictés par le FMI et la Banque mondiale, n’ont pas pu avoir accès à une éducation et une formation convenables puissent dire au ”raïs” dans un pays où la musique entretien l’accès à la voiture, à la femme et à un beau toit comme signes de réussite individuelle ?
    En plus de l’inculture et de l’ignorance entretenues, il y a l’amour exagéré des costumes et des cravates. Il y a ”la cupidité” et la naïveté. Et dans le plan de la colonisation des Hutu et des Congolais, il est écrit ceci : «  Nous devons lutter contre les Wanandes et les Hutu qui s’opposent à Jean Mirubo en nous servant des Hutu naïfs. Profitons de cette cupidité des Hutu (assimilés aux Congolais). Offrons-leur de l’alcool et de l’argent. Ne regardons pas ce que nous dépensons car nous avons suffisamment d’argent. » (Tout ce plan peut être lu dans C. ONANA, Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, p. 92-94).
    Il ne serait pas exclu que planifiant l’imposition de son hégémonie, le réseau d’élite tutsi ait procédé à une division du travail pouvant l’aider à connaître les pièges tendus aux Congolais par les milieux financiers colonialistes pour confisquer l’indépendance économique du Congo-Kinshasa.
    En effet, « les milieux financiers ont cru fermement (…) qu’ils suffisait de donner à quelques Congolais des titres de ministres ou de parlementaire, des grands cordons, des autos de luxe, des gros traitements, des maisons somptuaires dans la cité européenne pour arrêter définitivement le mouvement d’émancipation qui menaçait leurs intérêts. » (J. COME, L’ascension de Mobutu. Du sergent Joseph Désiré au général Sese Seko, Bruxelles, Complexe, p. 24).
    La force du Tutsi Power est dans sa capacité de planification et de division de travail. Il est ”un groupe organisée en conscience”. Il a la conscience de pouvoir devenir un groupe dominant en Afrique des Grands Lacs. Pour ce faire, il a arrêté un mode opératoire et a mis les moyens. Tous les moyens. Même ”’le génocide congolais”. Discuter de la dimension éthique de ces moyens dans un monde où la politique et la justice internationale organise des guerres secrètes est difficile. Les dominants essayent de liquider3 le droit international. (Sinon, Clinton, Bush et Blair auraient pu être emprisonnés pour toutes les guerres qu’ils ont menées sous des motifs mensongers.)
    En face du Tutsi Power, il n’y pas de Congolais(es) Power. Il y a 600 partis politiques infiltrés par les ONG des alliés du Tutsi Power et les Tutsi eux-mêmes.
    En face du Tutsi Power, il y a l’impasse congolaise. Et de plus en plus des compatriotes refusant de lire et d’archiver les livres lus. Ils sont, eux, prêts pour des actions non étudiées, non planifiées sur le court, moyen et long terme. Ils parlent de dialogue, de démocratie pendant que le Tutsi Power ayant planifié la conquête des terres congolaises s’en accapare. Il a déjà plus de 78.000 km carrés.
    Mbelu Babanya Kabudi
    1http://www.legrandsoir.info/le-droit-international-et-les-puissances-occidentales-tentatives-de-liquidation.html
    2http://ktpress.rw/live-reporting-27th-au-summit/
  • Moïse Katumbi souffle le chaud et le froid !

    Moïse Katumbi souffle le chaud et le froid !

    Katumbi-Daryl-Le meeting annoncé de l’Opposition du 31 juillet à Kinshasa, sera une occasion pour Moïse Katumbi qui a décidé de braver la justice congolaise, de tenter un passage en force. Au même moment, il a affirmé qu’il conditionne son retour à Kinshasa à l‘avis de son médecin.

    Nul n’est besoin de démontrer que c’est un véritable défi que l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a lancé à la justice congolaise après avoir rappelé que ce n’est pas la première fois qu’il est accusé. A cet effet, en 2010, il a été traduit en justice en Belgique pour fraude et armement des rebelles.

     

    Aujourd’hui, condamné pour spoliation de l’immeuble Stoupis et prévenu dans le dossier Mercenaires, Moïse a abusé de la bonne foi du Parquet général de la République en se détournant du droit de réserve auquel il avait souscrit en faisant le tour du monde pour s’adresser aux médias à sa portée.

     

    L’opinion souhaiterait le voir se défendre devant les instances judiciaires plutôt que sur les médias. Cette opinion qui n’est pas dupe, n’ignore pas que tous les convois miniers de tracts appartiennent à M. Moïse Katumbi alors gouverneur de l’ex-Katanga, ne payaient aucune taxe de l’Etat.

     

    D’aucuns parleraient d’une fuite en avant ou d’une stratégie pour crier, le lendemain, à un harcèlement judicaire. Il sied, à cet effet, de réaffirmer qu’à la riche province du Katanga, M. Katumbi chassait toute inspection financière qui venait de Kinshasa, conditionnant ainsi tout contrat à la rétrocession par le gouvernement central de 40%. Il était le seul, alors le seul, à savoir le fonds de la calebasse.

     

    Plus d’un responsable des régies financières dans l’ex-Katanga, ou d’autres services stratégiques de l’Etat qui avaient osé scruter la machine Katumbi, avaient payé de leurs postes allant jusqu’à être déclarés persona non grata comme s’ils avaient touché à la cuisse de la reine.

     

    Il est cependant vrai de constater pendant la gouvernance de M. Moïse Katumbi que l’ex-province du Katanga était en proie à une insécurité criante du fait de la prolifération des milices armées qui pullulaient l’étendue de cette région.

     

    Forces loyales, Monusco, aucune force n’arrivait à mettre définitivement fin à ce phénomène qui avait suscité des inquiétudes même dans le chef de plusieurs investisseurs qui avaient choisi l’ex-Katanga.

     

    Mais, les observateurs ne s’expliquent pas qu’après le départ de Moïse Katumbi, toutes ces milices se soient dissoutes comme du sel dans l’eau sans que l’on sache la nature de la recette miracle qui a coupé tous ces va-t-en guerre de leurs sources de financement et de ravitaillement.

     

    Un comportement tout aussi curieux qui poussent plus d’un d’observateurs à s’interroger sur le rôle joué par l’autorité provinciale de l’époque.

     

    La RDC se réjouira de voir Monsieur Moïse Katumbi séjournant outre Atlantique où, sourire aux lèvres, il pause avec le mercenaire Darryl Lewis en plein cœur de Washington, répondre de tous les griefs à charge alors qu’il n’affiche plus l’air d’un malade.

    (Le Palmares)

  • L’opposition lance un ultimatum pour la convocation des élections le 19 septembre

    L’opposition lance un ultimatum pour la convocation des élections le 19 septembre

    KABILA-Kinshasa, Goma, Bukavu, Kisangani. Le Front citoyen a organisé le 8 juillet des conférences de presse dans plusieurs grandes villes de la République démocratique du Congo. Sur les banderoles affichées, un ultimatum : la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est appelée à convoquer la présidentielle le 19 septembre, afin que le scrutin puisse être organisé le 27 novembre, comme prévu par le calendrier initial.

    A Kisangani, dans le nord-est du pays, la rencontre avec la presse a tourné court. L’ANR, l’Agence nationale de renseignement, a arrêté l’un des cadres locaux du Front, Jean de Dieu Kilima, menacé des journalistes et aurait arrêté le propriétaire de l’hôtel ayant abrité la conférence. La Mission de l’ONU (Monusco) et des ONG suivent le dossier du militant, qui restait détenu en début de soirée.

    L’article 64 de la constitution

    Malgré cet incident, le Front, plateforme de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, reste ferme. Si la CENI faillit, « nous allons mobiliser la population pour qu’elle sache faire valoir ses droits selon l’article 64 de la constitution », lâche Carbone Beni, représentant à Kinshasa du Front citoyen. « La population est prête à se prendre en charge pacifiquement, et dans la non-violence. »

    Lire aussi : Meurtre d’une Congolaise en Inde, vives tensions à Kinshasa

    L’article 64 stipule que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation » de la constitution. La menace est régulièrement brandie par l’opposition face au « glissement » du calendrier organisé par le pouvoir, pour tenter d’obtenir l’élection dans les temps, et sans le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et qui ne peut briguer un troisième mandat.

    Le scrutin est fortement compromis : le processus électoral souffre de multiples retards, les fonds manquent, le dialogue pour des élections « apaisées » et « crédibles » convoquées en novembre par Joseph Kabila n’a pas débuté. Jugeant le report acquis, des cadres du pouvoir plaident pour que Joseph Kabila assure une transition, quand d’autres veulent un référendum pour lui permettre de rester en place.

    Interrogé sur la date butoir fixée à la CENI, André Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle, exprime des regrets. « Eux sont habitués des ultimatums. C’est dommage que nous ne puissions pas compter sur ce groupe de jeunes, qui pousse inutilement la population en erreur en évoquant l’article 64 ». Il souligne par ailleurs que « toute tentative de renversement du régime constitutionnel » est passible de sanctions.

    Climat crispé

    « Pour mettre tout le monde d’accord », André Atundu appelle les contestataires à saisir les institutions ou à participer au dialogue. Peine perdue : le Front prépare sa nouvelle campagne nationale « citoyenne » et « pacifique » (tracts, réseaux sociaux, porte à porte…) visant à vulgariser les « articles clés » de la constitution, espérant que le peuple « se prendra en charge » en cas de manifestations, explique Carbone Beni.

    Le tout, dans un climat de plus en plus crispé. La communauté internationale multiplie les pressions pour que la RDC connaisse sa première alternance démocratique depuis son indépendance de la Belgique, le 30 juin 1960. Les Etats-Unis ont commencé à imposer des sanctions individuelles. Au grand dam de Kinshasa, qui dénonce des « ingérences avilissantes et inacceptables ».
    (Le Monde)