-Au Congo-Kinshasa, la tension monte à l’approche du grand rassemblement prévu par l’opposition ce dimanche 31 juillet. Une manifestation qui marquera le grand retour au pays de deux des principales figures de l’opposition, Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi.
Thambwe fuit Kinshasa après avoir menacé Katumbi d’arrestation… Craignant manifestement que cette démonstration de force de l’opposition ne tourne au plébiscite populaire, le pouvoir en République Démocratique du Congo fait tout pour entraver sa bonne marche. A commencer par empêcher l’opposant Moïse Katumbi, dont la popularité est redoutée par le régime de Joseph Kabila, de rentrer au pays, comme le démontre à nouveau la séquence – rocambolesque – qui vient de se dérouler. Une tragi-comédie à la congolaise…
L’Acte I de cette piètre pièce voit l’entrée en scène de la Cour Suprême. Dans l’affaire de spoliation présumée d’un immeuble les opposant au citoyen grec Alexandre Stoupis, Moïse Katumbi et son frère ainé, Raphaël Katebe Katoto, obtiennent le 20 juillet dernier une décision favorable de la part de la plus haute juridiction congolaise suite à l’introduction d’un recours en suspicion légitime, l’affaire ayant été émaillée de circonstances pour le moins troubles.
Acte II : face à cette décision de la Cour Suprême, le tribunal de Lubumbashi, qui a condamné Moïse Katumbi en première instance, doit normalement surseoir à statuer car cette décision suspend de plein droit l’exécution du jugement. Mais les choses ne se passent pas ainsi. Dans la foulée de cet arrêt de la Cour Suprême, le ministre congolais de la Justice déclare publiquement à RFI ce weekend que si Moïse Katumbi revient à Kinshasa, il sera aussitôt interpellé et emprisonné, faisant ainsi fi tout à la fois du droit, de l’indépendance de la Justice et de la sacro-sainte séparation des pouvoirs entre l’Exécutif et le Judiciaire.
L’acte III se déroule ce lundi 25 juillet au matin. Avec une célérité rare et en catimini, le tribunal de Lubumbashi confirme sa décision de condamnation du présidentiable Katumbi, avalisant ainsi sur le plan judiciaire les propos du Ministre.
Énième rebondissement quelques minutes à peine avant la décision du tribunal lushois, Alexis Thambwe Mwamba prend aussitôt pris l’avion en direction de Kindu, la capitale du Maniema dont il est originaire. La raison ? « Il craint des représailles de la part de la population à Kinshasa », pour laquelle le retour de Tshisekedi et Katumbi constitue un événement attendu, nous indique l’un de ses proches. Dans le choix de sa destination de repli, le ministre a hésité entre sa province natale et la Belgique. Mais face à la perspective de sanctions susceptibles de le viser personnellement, il a préféré retenir l’option la plus sûre. Fin de l’acte IV.
L’acte V – le dernier – se joue ce lundi 25 juillet après-midi. Evariste Boshab, le ministre de l’Intérieur, a convoqué le Gouverneur de la ville-Province, André Kimbuta, ainsi que les responsables de l’armée et de la police afin qu’ils prennent « toutes les dispositions requises en vue du retour d’Etienne Tshisekedi et de Moise Katumbi au pays ». Problème, le responsable de l’armée lui a fermement rétorqué que la grande muette étant par nature apolitique, elle n’était, par conséquent, pas concernée par ce type de sollicitation. Il revient, a-t-il fait remarquer au Ministre, à la police de prendre les mesures nécessaires en vue du maintien de l’ordre. Selon un éminent juriste, professeur de droit à l’UniKin, « la RDC, plus que jamais, est un Etat de droit failli ». En attendant, dans les rues de Kinshasa, une expression revient souvent : « la peur a changé de camp. »
-Le parti de l’opposant historique en République démocratique du Congo, Étienne Tshisekedi, a annoncé lundi à Kinshasa le retour au pays de son chef le 27 juillet, après près de deux ans de convalescence à l’étranger.
L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) “vient de confirmer le retour au pays d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba”, a déclaré Bruno Mavungu, secrétaire général de ce parti lors d’une conférence de presse.
M. Tshisekedi “arrive à Kinshasa le mercredi 27 juillet 2016 à 11 heures. Toutes les dispositions ont été prises en concertation avec le gouverneur de la ville de Kinshasa” pour le retour du vieil opposant, a-t-il ajouté sous les applaudissements des centaines de militants.
M. Mavungu a invité la population de Kinshasa à “se mobiliser massivement” pour réserver au président de l’UDPS “un accueil délirant, [mais] dans le calme et la discipline”.
M. Tshisekedi, octogénaire et en convalescence à Bruxelles, avait quitté la RDC le 16 août 2014 à bord d’un avion médicalisé.
Maintes fois annoncé, le retour de M. Tshisekedi a toujours été reporté. Cette fois-ci, l’état d’avancement des préparatifs présage d’un retour certain du vieil opposant.
Ce retour interviendra à quelques jours du lancement des travaux préparatoires au “dialogue national” en RDC, selon le calendrier publié par le facilitateur de l’Union africaine, l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo.
Dans un communiqué publié dimanche à Bruxelles et signé par M. Tshisekedi, le “Rassemblement” d’opposition congolaise présidée par l’opposant avait récusé M. Kodjo, estimant trop rapide le début des travaux.
Fin novembre, le président congolais Joseph Kabila avait annoncé son intention de convoquer un “dialogue national inclusif” en vue d’”élections apaisées” en RDC, où le climat politique est tendu.
Samedi, M. Kodjo avait estimé que “tout le monde est maintenant dans les bonnes dispositions pour aller au dialogue proprement dit”.
M. Mavungu a indiqué que l’UDPS participerait à ce dialogue national tout en demandant que “les choses soient bien faites”, une allusion entre autres à la libération de plus de prisonniers politiques.
M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat prend fin le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.
L’opposition soupçonne le chef de l’État de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat. Un arrêt récent de la Cour constitutionnelle a autorisé M. Kabila à rester en fonction si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année n’était pas organisée.
-Le célèbre chanteur congolais Koffi Olomide, au centre d’une polémique pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses au Kenya d’où il a été expulsé, a été interpellé mardi matin à son domicile de Kinshasa.
“Koffi Olomide a été interpellé tôt ce matin en exécution d’un mandat du procureur qui voudrait l’interroger”, a déclaré à l’AFP Le général Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa.
“La décision a été prise hier soir, l’interpellation est intervenue ce matin”, a confirmé à l’AFP un haut magistrat du parquet.
M. Koffi “doit être entendu par un magistrat”, a-t-il ajouté, affirmant que le “motif de l’interpellation sera communiqué à l’intéressé” sans vouloir dire s’il s’agissait du coup de pied donné à sa danseuse.
Chanteur de rumba, Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomide, a été expulsé samedi du Kenya, où il devait donner un concert, après avoir été filmé la veille à son arrivée à l’aéroport de Nairobi en train de donner un violent coup de pied à l’une de ses danseuses. Largement relayée par les réseaux sociaux, la vidéo de la scène a provoqué une vague de condamnations.
Âgé de 60 ans, Koffi Olomide avait alors regagné la capitale congolaise.
Dimanche, les autorités zambiennes ont décidé d’annuler un concert du chanteur qui devait se produire la semaine prochaine dans un salon de l’agriculture à Lusaka.
En août 2012, Koffi Olomide, chanteur populaire en Afrique dont la discographie compte 26 albums, avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour “coups et blessures volontaires” contre son producteur.
–Au Congo-Kinshasa, une habitude s’installe de voir tout le monde s’affairer chaque fois que le système qui domine le pays, et qui a prévu en son sein un semblant de rotation, arrive à une « échéance » donnée. C’est le cas aujourd’hui où le microscope « politique » congolais s’agite, il se montre inquiet à l’approche de ce qui se raconte autour de la fin de l’année 2016. Et le refrain de la musique entonnée se résume en deux expressions : « Yebela » et « Wumela ». Cela nous renvoie un peu à un certain 5 décembre 1990. L’expiration de ce que fut considéré comme un « mandat » constitutionnel du régime de Mobutu. Car l’Union Sacrée de l’époque, USORAL, avait annoncé et prévue des manifestations. Elle avait demandé au peuple de faire du bruit, qui avec son sifflet, qui avec sa marmite, qui avec son tambour, qui avec son klaxon de voiture, qui avec sa voix, etc.
Le peuple devrait et a sifflé pour marquer le départ de Mobutu. Nous étions le 5 décembre 1990. Mais le matin du 6 décembre 1990, nonobstant le bruit des casseroles et d’autres sifflets, Mobutu était toujours là. Il y est même resté jusqu’à l’entrée de l’AFDL (à savoir le Rwanda, les Kadogo, Laurent Désiré Kabila et autres) en 1997. Rappeler l’histoire et interroger le passé, et ce dans un sens comme dans un autre, invite plus les consciences à se poser des questions utiles dont les réponses serviront à la jeunesse du Congo-Kinshasa afin qu’elle décide librement de la nature de l’action à entreprendre.
1990- 2016, 20 années plus tard, et Mobutu n’est plus là, nous nous retrouvons encore à un autre mois de décembre, et bien que comparaison ne soit pas raison, le même monde tient à savoir si oui ou non, il y aura, à l’intérieur d’un système dont les fissures se comptent en nombre croissant, jeu des chaises musicales. Et à ce sujet, chacun y va de son ton sauf que personne ne remarque le silence calculé de Paul Kagamé du Rwanda, à qui les Anglo-Saxons ont pourtant confié la gestion des Grands-Lacs. Même fonction presque que celle assumée en son temps par Mobutu. Des congolais qui s’intéressent au phénomène « après 2016 » racontent à qui voudrait les entendre que cette -fois « les Américains ont décidé ». Il paraîtrait même que « les Anglais en auraient marre ». Et les Belges, chez qui ce beau monde court, auraient choisi leur homme.
Quid du silence de Paul Kagamé sur la même question ? Comment le comprendre ? Comment l’inclure à une analyse objective et qui pourrait servir à moyen et à long terme ? Paul Kagamé ira-t-il jusqu’à se faire hara-kiri, à sacrifier son cheval de Troie alors que l’homme, dès l’entrée de l’AFDL à sa prise de contrôle de Kinshasa, lui a rendu des loyaux services ? Il lui est reste fidèle. Et c’est d’abord pour Kagamé que cet homme est placé à Kinshasa. En outre, il nous semble que ce peuple se trahit rarement. Nous les avons vus à l’œuvre après Kisangani. Museveni et Paul Kagamé, qui sont conscients d’être instrumentalisés, ont refusé d’étaler leur faiblesse, leur division devant l’homme anglo-saxon. Et ce n’est pas aujourd’hui qu’ils le feront, qu’ils vont chercher à s’affaiblir. C’est pourquoi, ils tentent de gagner du temps au Congo-Kinshasa.
Dans tout cela, la question n’a jamais été Paul Kagamé, mais celle de savoir comment nous jouons quand nous savons que ceux qui s’affichent comme des « Pharisiens » bottent en touche, disent à peine un mot quand il s’agit de Paul Kagamé. Ils parlent tous de tout, mais sauf de lui.
Déjà, nous entendons des voix qui s’élèvent pour dire que Paul Kagamé aurait raison de se taire. Que cette question ne le concernerait pas au motif que l’homme n’est pas congolais. Et le juridisme congolais polluera le débat avec son dada : le respect de la constitution. Mais de quelle constitution parle-t-on lorsqu’on sait qu’elle n’a pas su empêcher l’assassinat de Laurent Désiré Kabila en 2001, ni stopper l’accession de « Joseph Kabila » comme « Cheval de Troie de Paul Kagamé à Kinshasa. ? Sassou en sait quelque chose. Il l’a dit à Pierre Péan et ce dernier l’a repris dans son livre « Carnages, Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique » (2010, Fayard, p. 531).
C’est anormal que Paul Kagamé puisse se taire sur une question d’une importance aussi capitale que celle de « l’après 2016 » au Congo-Kinshasa, alors que, par le passé le plus récent, le mercenaire Paul Kagamé s’est toujours montré bavard sur la question du Congo-Kinshasa. Le Rwanda, voisin du Congo-Kinshasa, ne pourrait survivre comme entité étatique et économique, sans que son mercenariat au Congo-Kinshasa ne soit nourri par la domination et la mise sous tutelle de ce pays. Ses lendemains s’obscurcissent sans l’omniprésence à la tête du Congo-Kinshasa d’un cheval de Troie sous les ordres de Paul Kagamé et à ses goûts. Penser le contraire serait une ignorance manifeste des enjeux dans la région des Grands Lacs. On se tromperait de lecture en manquant de questionner la nature de l’adversité et de l’identité du véritable adversaire dans les marigots congolais.
La question politique dans les Grands Lacs est ethnicisée à fond pour répondre à un besoin de stratégie idéologique consistant à faire croire que « dans ce monde nouveau, les conflits les plus étendus, les plus importants et les plus dangereux n’auront pas lieu entre classes sociales, entre riches et pauvres, [mais] entre peuples appartenant à des différentes entités culturelles. Les guerres tribales et les conflits ethniques feront rage à l’intérieur même de ces civilisations » (Huntington : 1997, 23). Peu de congolais le comprennent.
« J’ai commencé à comprendre les Anglais, [a déclaré l’actrice et chanteuse Marianne Faithfull en 1946], le jour où j’ai enfin réalisé qu’ils disent exactement le contraire de ce qu’ils pensent ». Si le peuple du Congo-Kinshasa ne choisit pas seul sa voie, rien ne se construira après 2016.
Jeunesse du Congo-Kinshasa, la nation a besoin de nous.
Likamboyamabele, likamboyamakila.
Mufoncol Tshiyoyo
Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo
-L’expulsion de Koffi Olomidé du Kenya, après son arrestation vendredi, s’est également jouée sur les réseaux sociaux, avec d’intenses pressions des internautes, notamment sur Twitter.
Vendredi, alors qu’il venait à peine de débarquer à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, la star congolaise a été filmée en train de porter un coup de pied au ventre d’une de ses danseuses, sous le regard incrédule de deux policiers. Sur les réseaux sociaux, notamment Twitter où la vidéo a été largement diffusée, l’indignation a été grande, poussant des milliers d’internautes à appeler à l’arrestation du chanteur.
Dans la foulée, le ministère kényan de la Femme s’est joint à cette vague de protestation pour exiger l’arrestation de Koffi Olomidé. Le chanteur congolais sera finalement interpellé dans la soirée devant les caméras, à sa sortie des locaux d’une chaîne de télévision où il venait de donner une interview.
Sous le hashtag #KoffiOlomideDeported, les Kényans ont poursuivi leur pression sur la plateforme ce samedi, exigeant l’expulsion du chanteur. Le requête sera entendue en seulement trois heures, l’artiste congolais ayant été prié de plier bagages en fin de matinée. Il a finalement quitté le pays à 11h35 (heure kényane). Une “victoire” célébrée sur Twitter par les internautes, satisfaits de l‘écho de leur campagne.
Cette affaire a soulevé d’autres questions pendantes au Kenya, liées au genre, au tribalisme ou encore à la corruption. Les internautes estiment que les réseaux sociaux devraient être mis à profit pour combattre ces différents problèmes.
Cet insident pourrait coûter cher à Koffi Olomidé qui, selon les médias locaux,risque d‘être définitivement interdit de séjour au Kenya. Une logique dans laquelle s’inscrit le ministère kényan de la Jeunesse et des Affaires féminines. Dans un communiqué, il a recommandé à ce que « le visa kénya [de Koffi Olomidé] soit révoqué de façon permanente conformément à l’article 35 de la loi du Kenya sur la citoyenneté et l’immigration en raison de ses actions contraires à la loi et de ses déclarations dégradant le pays ».
Ces déclarations font probablement référence à la sortie de l’avocat de la star congolaise qui a affirmé après l’expulsion de son client que ce dernier avait fait l’objet de mauvais traitements de la part de la police et qu’il avait été expulsé sans son passeport.
-Les résultats prometteurs d’un essai préliminaire d’un vaccin contre le VIH, présentés mardi à Durban lors de la 21e conférence internationale sur le sida, vont permettre de mener une étude à plus grande échelle à partir de cette année.
Les experts ont précisé qu’il était prématuré de savoir s’ils vont y parvenir et à quel moment.
Ils ont indiqué, cependant, qu’en dix-huit mois, 252 personnes en Afrique du Sud ont participé à un essai baptisé HVTN100.
Toutes avaient un très faible risque de contracter le virus HIV, ont-ils souligné.
“Nous voulions déterminer si ce candidat à un vaccin était sûr et s’il était supportable” par les patients, a expliqué l’une des chercheuses du projet.
Ce vaccin expérimental “nous a donné espoir, mais a aussi révélé tout ce que nous avions encore à apprendre”, a expliqué Fatima Laher, la co-présidente de l’essai HVTN100.
“Des résultats dans les cinq ans”
Pour la deuxième phase de l’essai qui débute en novembre, les scientifiques vont recruter 5.400 hommes et femmes sud-africains à haut risque, âgés de 18 à 25 ans.
L’objectif sera, cette fois, de déterminer l’efficacité du vaccin testé.
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“Nous espérons avoir des résultats dans les cinq ans”, a affirmé Glenda Gray, directrice de programme du HVTN Africa.
L’essai était basé sur les résultats significatifs en 2009 d’un vaccin expérimental qui a réduit d’un tiers les risques de contamination par le virus du sida en Thaïlande.
Deux millions et demi de personnes sont encore infectées chaque année dans le monde par le virus du sida (VIH), un chiffre qui ne recule plus depuis dix ans, selon une étude publiée mardi dans la revue médicale The Lancet HIV.
-Une délégation de l’opposition de République démocratique du Congo (RDC) a été reçue, ce lundi 18 juillet, au Quai d’Orsay. Les représentants du rassemblement issu du Conclave de Bruxelles sont venus plaider leur cause à la direction Afrique du ministère, deux semaines seulement avant le grand meeting de l’opposition prévu à Kinshasa, le 31 juillet. La délégation était présidée par Etienne Tshisekedi, opposant historique et président de l’UDPS. L’opposition est sortie confiante et affirme avoir été entendue.
Etienne Tshisekedi est entré au Quai d’Orsay soutenu par son fils, Félix Tshisekedi. Il y est resté environ une heure. C’est la première sortie publique, à l’étranger, du président de l’UDPS depuis son installation à Bruxelles, il y a près de deux ans.
Aujourd’hui, il présidait une délégation d’une dizaine de représentants des coalitions politiques présentes à Genval, le mois dernier. Parmi eux, Olivier Kamitatu, du G7, et Martin Fayulu, de la Dynamique de l’opposition. Cette fois-ci, Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, était également présent.
Reçus par la direction Afrique du ministère, les opposants congolais disent avoir abordé la situation politique en RDC ainsi que l’organisation du dialogue national. Ils ont une nouvelle fois exprimé leurs conditions pour aller au dialogue, à savoir la mise en œuvre officielle de la médiation élargie, le respect de la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies et le départ du président Joseph Kabila, en décembre prochain.
Ils sont sortis satisfaits
L’opposition assure avoir rencontré non seulement la direction Afrique du ministère des Affaires étrangères, mais aussi des représentants des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de l’Allemagne et de la Belgique. Selon Freddy Matungulu, l’actuel modérateur de la Dynamique de l’opposition, qui a participé à la réunion, la délégation cherchait leur soutien.
« Nous avons parlé de la disponibilité de cette communauté internationale à nous accompagner dans les efforts nous amenant prochainement à la préparation et à la tenue de l’élection présidentielle. Je pense qu’aujourd’hui, ce qui est important, c’est qu’’il y a un certain nombre de pas nouveaux dans la bonne direction », a-t-il déclaré.
Parmi ces avancées, il y a la création récente du groupe de soutien à la médiation d’Edem Kodjo, saluée par le rassemblement de l’opposition.
Au terme de la réunion, les opposants se disaient confiants du soutien de la communauté internationale sans toutefois des garanties précises quant à la suite des évènements après le retour en RDC d’Etienne Tshisekedi, le président de l’UDPS.
« Nous n’avons pas demandé des garanties pour le président. Le président rentre dans son pays après une période de convalescence, c’est tout. Regardez simplement ; observez la suite des choses ; vous verrez que nous ne sommes pas venus parler de la pluie et du beau temps », a expliqué Félix Tshisekedi, son fils, et cadre de son parti.
Le Quai d’Orsay n’a, quant à lui, pas souhaité commenter cette rencontre.