Author: Don Kayembe

  • Gabon:La Cour constitutionnelle saisie sur la candidature d’Ali Bongo à la présidentielle au Gabon

    Gabon:La Cour constitutionnelle saisie sur la candidature d’Ali Bongo à la présidentielle au Gabon

    Bongo-Ali-Au moins deux candidats d’opposition ont déposé des recours devant la Cour constitutionnelle du Gabon pour contester la candidature à la présidentielle du mois prochain du président Ali Bongo Ondimba, qu’ils accusent d’inéligibilité.

    Les avocats de l’ex-président de la Commission de l’Union africaine – et ex-beau frère du chef de l’Etat – Jean Ping, et de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama, se sont rendus lundi à la Cour constitutionnelle, ont précisé des proches à l’AFP.

    Selon l’opposition, plusieurs milliers de recours avaient été déposés la semaine dernière devant la Commission électorale nationale (Cenap) pour empêcher le président élu en 2009 à la mort de son père, de briguer un second mandat. En vain, la Cenap ayant validé au total 14 candidatures, dont celle d’Ali Bongo.

    Ses détracteurs affirment que le dirigeant gabonais est un enfant nigérian adopté par l’ex-président Omar Bongo à la fin des années 1960 et l’accusent d’avoir falsifié son état civil. Selon cette thèse, il ne peut pas être président en vertu de la Constitution, qui impose d’être né gabonais.

    La Cour constitutionnelle, ultime recours légal possible, ne pouvait être saisie “que par un candidat” à l’élection, dans les 72 heures suivant la publication de la décision de la Cenap, délai qui expirait lundi soir.

    La juridiction suprême dispose ensuite de cinq jours pour rendre sa décision.

    Les principaux adversaires du président Bongo, 57 ans, au scrutin du 27 août sont d’anciens caciques du régime passés dans l’opposition, comme Jean Ping, 73 ans, Guy Nzouba Ndama, bientôt 70 ans, ou encore l’ancien gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique centrale, Casimir Oye Mba, 74 ans.

    Lundi, opposition et société civile ont réclamé la libération d’une vingtaine d’activistes “arrêtés et détenus arbitrairement” depuis 10 jours après une manifestation anti-Bongo qui avaient rassemblé quelques centaines de personnes à Libreville.

    A moins de deux mois du scrutin, pouvoir et opposition multiplient les escarmouches, laissant craindre une campagne tendue dans ce pays réputé calme de 1,8 million d’habitants.

    Avec AFP

  • SIDA:Encore 2,5 millions de personnes infectées annuellement par le sida

    SIDA:Encore 2,5 millions de personnes infectées annuellement par le sida

    SIDA-Quelque 2,5 millions de personnes sont encore infectées chaque année par le virus du sida (VIH) dans le monde, un chiffre qui stagne de manière préoccupante depuis dix ans, pointe une étude publiée mardi.

    Cette nouvelle analyse donne “une image inquiétante de la lenteur des progrès” pour réduire les nouvelles infections par le VIH, selon le Dr Haidong Wang de l’Institut de métrologie sanitaire et d’évaluation (IHME) à l’Université de Washington à Seattle (États-Unis), principal auteur de l’étude.

    Celle-ci paraît dans la revue médicale The Lancet HIV à l’occasion de la conférence internationale sur le sida organisée à Durban (Afrique du Sud), afin d’évaluer les progrès contre une épidémie qui a déjà tué plus de 30 millions de personnes depuis les années 1980.

    Elle montre que le nombre annuel de nouvelles infections est resté relativement constant – environ 2,5 millions par an, soit près de 7.000 par jour – dans le monde ces dix dernières années, après une période de reflux rapide entre 1997 et 2005.

    Cette stagnation pourrait s’aggraver avec celle des financements des programmes de lutte contre le VIH, s’inquiètent les spécialistes.

    “Par conséquent, une augmentation massive des efforts des gouvernements et des organismes internationaux est requise pour atteindre les quelque 36 milliards de dollars (33 milliards d’euros) nécessaires chaque année pour réaliser l’objectif de mettre fin au sida d’ici 2030”, commente Christopher Murray, directeur de l’IHME.

    Ces quinze dernières années, la communauté internationale a fourni au total 110 milliards de dollars pour lutter contre l’épidémie, notent les auteurs.

    Selon l’étude, 38,8 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2015, un nombre en augmentation régulière. En l’an 2000, elles n’étaient que 28 millions.

    Après un pic de 1,8 million en 2005, les décès dus au sida ont baissé à 1,2 millions en 2015, notamment grâce à l’intensification des traitements antirétroviraux (ARV) et à la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant.

    L’utilisation des traitements antirétroviraux (ARV), combinant habituellement plusieurs molécules et souvent appelés “trithérapie”, a progressé rapidement: de 6,4% en 2005 à 38,6% en 2015 pour les hommes infectés, et de 3,3% à 42,4% pour les femmes sur la même période.

    Traitements: trop de pays en retard

    Mais en dépit des progrès, la plupart des pays sont encore loin d’atteindre l’objectif fixé par l’Onusida de traiter 90% des patients infectés d’ici 2020.

    En 2015, 41% des séropositifs recevaient un traitement ARV, selon l’étude.

    Cette couverture thérapeutique est très variable selon les régions et les pays. Une intensification des traitements est nécessaire, en particulier au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Europe de l’Est, souligne l’étude.

    Il n’existe actuellement aucun vaccin, ni médicament permettant de guérir du sida. Les traitements antirétroviraux permettent en revanche de contrôler le virus et d’augmenter l’espérance de vie des séropositifs.

    En 2015, 1,8 million des nouvelles infections, soit les trois quarts, sont survenues en Afrique subsaharienne. L’Asie du Sud suit avec 212.500 nouveaux cas (8,5%).

    Entre 2005 et 2015, le taux de nouvelles infections par le VIH a augmenté dans 74 pays, notamment en Indonésie, aux Philippines, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ainsi qu’en Europe de l’Est, mais aussi dans certains pays d’Europe occidentale (Espagne et Grèce), relève la revue médicale.

    En Europe, ce sont la Russie (57.340) et l’Ukraine (13.490) qui présentaient en 2015 le plus grand nombre de nouvelles infections.

    “Il existe encore de grandes incertitudes concernant les estimations du nombre de nouvelles infections par le VIH dans beaucoup de régions du monde”, soulignent toutefois deux chercheuses françaises, Virginie Supervie et Dominique Costagliola, qui commentent l’étude dans Lancet HIV.

    Pour la mener à bien, les chercheurs ont recueilli les données de 195 pays entre 1980 et 2015.

    Avec AFP

  • Vos resultats des Examens d’etat 2016

    Vos resultats des Examens d’etat 2016

    Elèves de Collège Boboto à Kinshasa, lors d'un séminaire sur la CPI.Comment vérifier vos résultats sur le site web du ministère EPS-INS
     http://exet.eduquepsp.cd/
    Étape 1 : Aller sur exet.eduquepsp.cd ou sur http://exet.eduquepsp.cd/
    Étape 2 : Vous pouvez effectuer soit Une recherche par code élevè Une recherche par nom de l’élevè
    Étape 3 : Saisir vos cordonnées et cliquer sur « Valider«
  • La différence entre le Tutsi Power et quelques politicards Congolais cravatés

    La différence entre le Tutsi Power et quelques politicards Congolais cravatés

    Jean Pierre Mbelu
    Jean Pierre Mbelu

    -« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force. » S. Bolivar

    La force du Tutsi Power est dans sa capacité de planification et de division de travail. Il est ”un groupe organisée en conscience”. Il a la conscience de pouvoir devenir un groupe dominant en Afrique des Grands Lacs. Pour ce faire, il a arrêté un mode opératoire et a mis les moyens. Tous les moyens. Même ”’le génocide congolais”. Discuter de la dimension éthique de ces moyens dans un monde où la politique et la justice internationales organisent des guerres secrètes est difficile. Les dominants essayent de liquider1 le droit international.
    Une photo nous est tombée sur twitter montrant ”Joseph Kabila”2 , mains croisées, écoutant religieusement Paul Kagame comme un disciple face à son maître ; les deux assistés, en arrière-fond par Yoweri Museveni. Contrairement au visage renfrogné qu’il affiche régulièrement au Congo-Kinshasa, celui du sommet de l’UA (de ce 17 au 18 juillet 2018) est détend : ”Joseph Kabila donne l’impression de ”manger les paroles de son maître” ; il le suit attentivement. Il n’y a aucun Congolais, aucune Congolais autour de ces ”trois KA” (Kagame, Kabila et Kaguta).
    Cette photo peut être lue à partir d’une confidence faite par Denis Sassou Nguesso à Pierre Péan en 2008 à Oyo : « Venu de nulle part, en quinze jours il a eu des honneurs de Paris, de Bruxelles, Londres et Washington… Joseph est un cheval de Troie du président rwandais. Officiellement, pendant la journée, il s’oppose à Paul Kagame, mais, la nuit tombée, il marche avec lui…Or, en Afrique, c’est la luit que les choses importantes se passe… »
    Et qui est Paul Kagame, selon Denis Sassou (et plusieurs témoignages historiques) ? Un paralytique tenant tête aux ”alliés parisiens” de ses parrains. Et Sassou dit à ce sujet : « Quand le paralytique assis au pied d’un arbre joue avec des feuilles mortes, ce qu’il y a quelqu’un dans l’arbre qui les lui a jetées. Sinon, il ne joue qu’avec des feuilles mortes ! ». Il ajoute : « Il suffirait à Paris de dire à ses ”amis” les protecteurs de Kagame- les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël- de calmer leur protégés pour que les attaques cessent. »
    A travers ces deux citations apparaissent les véritables meneurs de la guerre au Congo-Kinshasa et deux de leurs sous-fifres. Ces derniers font partie d’un réseau d’élites tourné vers le pillage, la balkanisation du Congo-Kinshasa et l’extermination des Congolais(es).
    Ce réseau d’élites est à la fois africain et transnational. Il fait partie des dominants cherchant à soumettre, à tout prix, les majorités ougandaises, rwandaises et congolaises.
    Au sein de ce réseau d’élites, le Tutsi Power, est ”une organisation en conscience”. Il a des objectifs qu’ils essaient d’atteindre en enfumant ”les Congolais cravatés” ou en travaillant avec eux comme ”des esclaves volontaires”. Il a assimilé les Nandes et bien d’autres Congolais(es) aux ”résistants” à soumettre par tous les moyens : assassinats, massacres extrajudiciaires et prisons.
    Ce mode opératoire n’a rien à voir avec un quelconque processus politique démocratique. Il est lié à l’imposition de l’hégémonie d’une infime minorité de ”Tutsi” et de leurs clients Congolais.
    Cette minorité organisée en conscience dit ceci dans son projet hégémonique datant des années 1960 : « Tous les Tutsi doivent savoir que les Hutu sont apparentés aux Congolais et que notre plan de colonisation doit s’appliquer aux deux groupes. » L’imposition de l’hégémonie est planifiée et enseignée à tous les Tutsi. Même s’il y en a qui en tombe victime ou ne la partagent pas.
    Face à cette hégémonie planifiée en 18 points, il n’y a rien en face. Les Congolais cravatés ont des projets de société néolibéraux édictés par ”les alliés” du Tutsi Power. Ils n’ont pas un plan d’ensemble opposant une hégémonie congolaise à l’hégémonie de l’infime minorité du Tutsi Power.
    Pour réaliser cette dernière, elle ont infiltré toutes les institutions congolaises. Elle a convaincu ses ”amis”, ”les protecteurs de Paul Kagame” d’imposer, par le biais de Thabo Mbeki, son ”Cheval de Troie” comme ”soldat en chef” au dessus de toutes ces institutions.
    Incultes et/ou ignorants de toutes cette planification hégémoniste, les jeunes congolais, amis de la sape, nés quelque temps avant la guerre hégémonique de prédation, crient ”au raïs bien sapé” : « Wumela”.
    Oui. Une hégémonie s’impose souvent là où l’inculture, l’ignorance et la superficialité ont élu domicile. Que voulez-vous que les jeunes qui, depuis les années 1980, à cause des programmes d’ajustement structurels dictés par le FMI et la Banque mondiale, n’ont pas pu avoir accès à une éducation et une formation convenables puissent dire au ”raïs” dans un pays où la musique entretien l’accès à la voiture, à la femme et à un beau toit comme signes de réussite individuelle ?
    En plus de l’inculture et de l’ignorance entretenues, il y a l’amour exagéré des costumes et des cravates. Il y a ”la cupidité” et la naïveté. Et dans le plan de la colonisation des Hutu et des Congolais, il est écrit ceci : «  Nous devons lutter contre les Wanandes et les Hutu qui s’opposent à Jean Mirubo en nous servant des Hutu naïfs. Profitons de cette cupidité des Hutu (assimilés aux Congolais). Offrons-leur de l’alcool et de l’argent. Ne regardons pas ce que nous dépensons car nous avons suffisamment d’argent. » (Tout ce plan peut être lu dans C. ONANA, Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, p. 92-94).
    Il ne serait pas exclu que planifiant l’imposition de son hégémonie, le réseau d’élite tutsi ait procédé à une division du travail pouvant l’aider à connaître les pièges tendus aux Congolais par les milieux financiers colonialistes pour confisquer l’indépendance économique du Congo-Kinshasa.
    En effet, « les milieux financiers ont cru fermement (…) qu’ils suffisait de donner à quelques Congolais des titres de ministres ou de parlementaire, des grands cordons, des autos de luxe, des gros traitements, des maisons somptuaires dans la cité européenne pour arrêter définitivement le mouvement d’émancipation qui menaçait leurs intérêts. » (J. COME, L’ascension de Mobutu. Du sergent Joseph Désiré au général Sese Seko, Bruxelles, Complexe, p. 24).
    La force du Tutsi Power est dans sa capacité de planification et de division de travail. Il est ”un groupe organisée en conscience”. Il a la conscience de pouvoir devenir un groupe dominant en Afrique des Grands Lacs. Pour ce faire, il a arrêté un mode opératoire et a mis les moyens. Tous les moyens. Même ”’le génocide congolais”. Discuter de la dimension éthique de ces moyens dans un monde où la politique et la justice internationale organise des guerres secrètes est difficile. Les dominants essayent de liquider3 le droit international. (Sinon, Clinton, Bush et Blair auraient pu être emprisonnés pour toutes les guerres qu’ils ont menées sous des motifs mensongers.)
    En face du Tutsi Power, il n’y pas de Congolais(es) Power. Il y a 600 partis politiques infiltrés par les ONG des alliés du Tutsi Power et les Tutsi eux-mêmes.
    En face du Tutsi Power, il y a l’impasse congolaise. Et de plus en plus des compatriotes refusant de lire et d’archiver les livres lus. Ils sont, eux, prêts pour des actions non étudiées, non planifiées sur le court, moyen et long terme. Ils parlent de dialogue, de démocratie pendant que le Tutsi Power ayant planifié la conquête des terres congolaises s’en accapare. Il a déjà plus de 78.000 km carrés.
    Mbelu Babanya Kabudi
    1http://www.legrandsoir.info/le-droit-international-et-les-puissances-occidentales-tentatives-de-liquidation.html
    2http://ktpress.rw/live-reporting-27th-au-summit/
  • Moïse Katumbi souffle le chaud et le froid !

    Moïse Katumbi souffle le chaud et le froid !

    Katumbi-Daryl-Le meeting annoncé de l’Opposition du 31 juillet à Kinshasa, sera une occasion pour Moïse Katumbi qui a décidé de braver la justice congolaise, de tenter un passage en force. Au même moment, il a affirmé qu’il conditionne son retour à Kinshasa à l‘avis de son médecin.

    Nul n’est besoin de démontrer que c’est un véritable défi que l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a lancé à la justice congolaise après avoir rappelé que ce n’est pas la première fois qu’il est accusé. A cet effet, en 2010, il a été traduit en justice en Belgique pour fraude et armement des rebelles.

     

    Aujourd’hui, condamné pour spoliation de l’immeuble Stoupis et prévenu dans le dossier Mercenaires, Moïse a abusé de la bonne foi du Parquet général de la République en se détournant du droit de réserve auquel il avait souscrit en faisant le tour du monde pour s’adresser aux médias à sa portée.

     

    L’opinion souhaiterait le voir se défendre devant les instances judiciaires plutôt que sur les médias. Cette opinion qui n’est pas dupe, n’ignore pas que tous les convois miniers de tracts appartiennent à M. Moïse Katumbi alors gouverneur de l’ex-Katanga, ne payaient aucune taxe de l’Etat.

     

    D’aucuns parleraient d’une fuite en avant ou d’une stratégie pour crier, le lendemain, à un harcèlement judicaire. Il sied, à cet effet, de réaffirmer qu’à la riche province du Katanga, M. Katumbi chassait toute inspection financière qui venait de Kinshasa, conditionnant ainsi tout contrat à la rétrocession par le gouvernement central de 40%. Il était le seul, alors le seul, à savoir le fonds de la calebasse.

     

    Plus d’un responsable des régies financières dans l’ex-Katanga, ou d’autres services stratégiques de l’Etat qui avaient osé scruter la machine Katumbi, avaient payé de leurs postes allant jusqu’à être déclarés persona non grata comme s’ils avaient touché à la cuisse de la reine.

     

    Il est cependant vrai de constater pendant la gouvernance de M. Moïse Katumbi que l’ex-province du Katanga était en proie à une insécurité criante du fait de la prolifération des milices armées qui pullulaient l’étendue de cette région.

     

    Forces loyales, Monusco, aucune force n’arrivait à mettre définitivement fin à ce phénomène qui avait suscité des inquiétudes même dans le chef de plusieurs investisseurs qui avaient choisi l’ex-Katanga.

     

    Mais, les observateurs ne s’expliquent pas qu’après le départ de Moïse Katumbi, toutes ces milices se soient dissoutes comme du sel dans l’eau sans que l’on sache la nature de la recette miracle qui a coupé tous ces va-t-en guerre de leurs sources de financement et de ravitaillement.

     

    Un comportement tout aussi curieux qui poussent plus d’un d’observateurs à s’interroger sur le rôle joué par l’autorité provinciale de l’époque.

     

    La RDC se réjouira de voir Monsieur Moïse Katumbi séjournant outre Atlantique où, sourire aux lèvres, il pause avec le mercenaire Darryl Lewis en plein cœur de Washington, répondre de tous les griefs à charge alors qu’il n’affiche plus l’air d’un malade.

    (Le Palmares)

  • L’opposition lance un ultimatum pour la convocation des élections le 19 septembre

    L’opposition lance un ultimatum pour la convocation des élections le 19 septembre

    KABILA-Kinshasa, Goma, Bukavu, Kisangani. Le Front citoyen a organisé le 8 juillet des conférences de presse dans plusieurs grandes villes de la République démocratique du Congo. Sur les banderoles affichées, un ultimatum : la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est appelée à convoquer la présidentielle le 19 septembre, afin que le scrutin puisse être organisé le 27 novembre, comme prévu par le calendrier initial.

    A Kisangani, dans le nord-est du pays, la rencontre avec la presse a tourné court. L’ANR, l’Agence nationale de renseignement, a arrêté l’un des cadres locaux du Front, Jean de Dieu Kilima, menacé des journalistes et aurait arrêté le propriétaire de l’hôtel ayant abrité la conférence. La Mission de l’ONU (Monusco) et des ONG suivent le dossier du militant, qui restait détenu en début de soirée.

    L’article 64 de la constitution

    Malgré cet incident, le Front, plateforme de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, reste ferme. Si la CENI faillit, « nous allons mobiliser la population pour qu’elle sache faire valoir ses droits selon l’article 64 de la constitution », lâche Carbone Beni, représentant à Kinshasa du Front citoyen. « La population est prête à se prendre en charge pacifiquement, et dans la non-violence. »

    Lire aussi : Meurtre d’une Congolaise en Inde, vives tensions à Kinshasa

    L’article 64 stipule que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation » de la constitution. La menace est régulièrement brandie par l’opposition face au « glissement » du calendrier organisé par le pouvoir, pour tenter d’obtenir l’élection dans les temps, et sans le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et qui ne peut briguer un troisième mandat.

    Le scrutin est fortement compromis : le processus électoral souffre de multiples retards, les fonds manquent, le dialogue pour des élections « apaisées » et « crédibles » convoquées en novembre par Joseph Kabila n’a pas débuté. Jugeant le report acquis, des cadres du pouvoir plaident pour que Joseph Kabila assure une transition, quand d’autres veulent un référendum pour lui permettre de rester en place.

    Interrogé sur la date butoir fixée à la CENI, André Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle, exprime des regrets. « Eux sont habitués des ultimatums. C’est dommage que nous ne puissions pas compter sur ce groupe de jeunes, qui pousse inutilement la population en erreur en évoquant l’article 64 ». Il souligne par ailleurs que « toute tentative de renversement du régime constitutionnel » est passible de sanctions.

    Climat crispé

    « Pour mettre tout le monde d’accord », André Atundu appelle les contestataires à saisir les institutions ou à participer au dialogue. Peine perdue : le Front prépare sa nouvelle campagne nationale « citoyenne » et « pacifique » (tracts, réseaux sociaux, porte à porte…) visant à vulgariser les « articles clés » de la constitution, espérant que le peuple « se prendra en charge » en cas de manifestations, explique Carbone Beni.

    Le tout, dans un climat de plus en plus crispé. La communauté internationale multiplie les pressions pour que la RDC connaisse sa première alternance démocratique depuis son indépendance de la Belgique, le 30 juin 1960. Les Etats-Unis ont commencé à imposer des sanctions individuelles. Au grand dam de Kinshasa, qui dénonce des « ingérences avilissantes et inacceptables ».
    (Le Monde)

  • Présidentielle gabonaise : dix-huit candidats face à Ali Bongo

    Présidentielle gabonaise : dix-huit candidats face à Ali Bongo

    Ali Bongo-Les dés sont jetés. Mardi 12 juillet a été clos le dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle du 27 août au Gabon. Ils devraient être 18 candidats à tenter de battre Ali Bongo Ondimba, le président sortant, lors du scrutin qui ne compte qu’un seul tour depuis la modification de la Constitution en 2003. La Commission électorale nationale et permanente (Cenap) devra encore valider ces candidatures au plus tard vendredi. Les aspirants à la présidence devront en effet d’ici là s’acquitter de la somme de 20 millions de francs CFA (30 489 euros) auprès de la commission pour être candidat. Ils peuvent en outre voir leur candidature invalidée pour d’autres raisons, notamment légales.

    Le président sortant, élu en 2009 à la mort de son père, Omar, qui avait régné quarante et un ans sur le pays, part évidemment grand favori. Sa campagne dispose de moyens financiers dont peuvent seulement rêver les opposants, et l’appareil gouvernemental semble s’être mis à son service. Bongo junior a néanmoins plusieurs défauts dans sa cuirasse : les doutes sur ses origines, sa rivalité politique avec sa demi-sœur Pascaline, la fracture de son camp ou son bilan, que certains trouvent un peu maigre. Des failles que ne manqueront pas d’exploiter ses adversaires, dont voici les principaux.

    Jean Ping, 73 ans

    Jean Ping, candidat aux élection présidentielles gabonaises d’août 2016.

    Ancien président de la Commission de l’Union africaine, ancien compagnon de Pascaline Bongo, Jean Ping, 73 ans, a surtout été le ministre des affaires étrangères et le proche conseiller d’Omar Bongo. Métis gabonais-chinois, il est soutenu par le parti Démocratie nouvelle, dernier-né, en avril 2016, des partis de l’opposition. Jean Ping est au cœur d’une polémique au sujet d’une vidéo publiée en mai dans laquelle il appelait à éliminer une partie des Gabonais qualifiés de « cafards ».

    Guy Nzouba Ndama, 69 ans

    Guy Nzouba-Ndama, ancien président de l’Assemblée nationale, candidat aux élections présidentielles du 27 août 2016.

    Président démissionnaire de l’Assemblée nationale, cet ancien soutien du président Omar Bongo, puis de son fils, vient seulement de revêtir, à 69 ans, son costume d’opposant. En effet, après quarante années de service pour le Parti démocratique gabonais (PDG, actuellement au pouvoir), Guy Nzouba Ndama entre dans la course à la présidence avec un nouveau parti baptisé Rassemblement héritage et modernité (RHM). Son passage à l’opposition ne manque pourtant pas de panache. « Omar Bongo avait une vertu cardinale, celle du dialogue, a-t-il déclaré dans un entretien récent au Monde Afrique. Or Ali Bongo s’est enfermé dans une coquille, entouré de sa bande de coquins et de copains. »

    Casimir Oye Mba, 74 ans

    Casimir Oye Mba, premier ministre (1990-1994) d’Omar Bongo et ancien gouverneur de la banque des Etats d’Afrique centrale, candidat à l’élection présidentielle sous la bannière de l’Union nationale (UN).

    Casimir Oye Mba, premier ministre (1990-1994) d’Omar Bongo et ancien gouverneur de la banque des Etats d’Afrique centrale, 74 ans, est candidat à l’élection présidentielle sous la bannière de l’Union nationale (UN), le principal parti d’opposition. Cadre éminent du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) depuis les années 1970, il s’était déjà présenté comme candidat indépendant en 2009 avant de renoncer in extremis, la veille du scrutin, provoquant la stupeur et une certaine déception au Gabon. D’extraction modeste, il a étudié le droit en France avant de s’élever dans les cercles dirigeants du petit pays pétrolier.

    Bruno Ben Moubamba, 49 ans

    Bruno Ben Moubamba. Image tirée de son site de campagne.

    Ancien vice-président de l’Union nationale (UN) et ancien candidat à la présidentielle gabonaise en 2009, Bruno Ben Moubamba, 49 ans, est sans doute le cadet des prétendants à la présidence, du moins dans les têtes de liste. Ce jeune candidat s’était déjà présenté en 2009 et avait récolté… 963 voix (0,28 %). Pour la présidentielle du 27 août, il ne pourra compter sur le soutien que d’une partie de son actuelle formation, l’Union du peuple gabonais (UPG), divisée entre les militants ralliés à Ali Bongo et ceux qui gardent la ligne originelle de l’UPG.

    Raymond Ndong Sima, 61 ans

    Raymond Ndong Sima, 61 ans, économiste et ancien premier ministre d’Ali Bongo Ondimba, tentera pour la première fois de briguer le fauteuil présidentiel en tant que candidat indépendant.

    Premier ministre d’Ali Bongo de février 2012 à janvier 2014, Raymond Ndong Sima a démissionné le 30 juin 2015 du Parti démocratique gabonais (PDG). En cause ? La sortie, le 5 mars 2015, en France d’un livre très critique envers le pouvoir, intitulé Quel renouveau pour le Gabon ? Depuis, il est devenu l’un des plus virulents opposants au régime. A 61 ans, cet économiste brigue le fauteuil présidentiel en tant que candidat indépendant.

    Et une douzaine d’autres

    Léon Paul Ngoulakia, cousin du président Ali Bongo, et Pierre-Claver Maganga-Moussavou, le maire de Mouila, ont également déposé leur candidature auprès de la Cenap. Dieudonné Minlama Mintogo, membre du mouvement Ça suffit comme ça, inspiré du sénégalais Y en a marre, Paul Mba Abessole, chef du RPG (Rassemblement pour le Gabon), Augustin Moussavou King, socialiste, sont également sur la liste. Gérard Ella Nguema, ex-secrétaire exécutif de l’Union nationale, ancien membre du Rassemblement national des républicains (RNR) vient s’ajouter au tableau.

    On dénombre également plusieurs candidats indépendants : Michel Bouka Rabenkogo, Camille Mouivo-Matsima, Roland Désiré Aba’a Minko, Jean-Jacques Ndong Mbadinga, Gervais Nzovi Moulengui, Pierre-Claver Mouele Mboumba et Abel Mboumbe Nzondou.

    Discours parfois xénophobe

    Avec des mots qui ne sont pas toujours exempts de xénophobie, les opposants multiplient les attaques personnelles envers M. Bongo, en contestant notamment son acte de naissance. Ils affirment, comme l’auteur français Pierre Péan dans son livre Nouvelles Affaires africaines, qu’Ali Bongo est un enfant nigérian du Biafra qui a été adopté par Omar Bongo à la fin des années 1960. L’opposition réactive cette polémique au long cours puisque la Constitution gabonaise stipule que « toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération ».

    Le nombre d’électeurs est également connu depuis le 8 juillet. Ils seront très exactement 628 124 à voter, soit 34,9 % du 1,8 million d’habitants que compte la République gabonaise, selon la liste remise par le ministre de l’intérieur, Pacôme Moubélet Boubeya.

    (Le Monde)

  • France: au moins 84 morts à Nice, le chauffeur du camion identifié

    France: au moins 84 morts à Nice, le chauffeur du camion identifié

    -Un camion a foncé ce jeudi 14 juillet au soir dans la foule sur la promenade des Anglais à Nice pendant le feu d’artifice de la Fête nationale, faisant au moins 84 morts, des dizaines de blessés, et laissant 18 personnes dans un état d’« urgence absolue », selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Le président Hollande a parlé d’« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». Les antennes de RFI sont en édition spéciale de 13 h à 15 h, et de 19 h à 21 h (heure française).

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    Que s’est-il passé ?

    Vers 23heures, la foule est massée sur la très touristique promenade des Anglais pour les traditionnelles festivités du 14-Juillet. Le feu d’artifice vient de s’achever quand un camion blanc fonce dans la foule. Il écrase sur une distance de deux kilomètres les personnes se trouvant sur son chemin.

    Le chauffeur du camion de 19 tonnes a été abattu par la police. « Au moment où il a été abattu par les policiers, il avait fait feu plusieurs fois », a souligné vendredi le premier adjoint Les Républicains de la ville de Nice et président de la région PACA, Christian Estrosi.

     Vers 23h20, un important périmètre de sécurité a immédiatement été mis en place à proximité de la promenade des Anglais totalement bouclée. De nombreuses ambulances et des membres des forces de l’ordre et des militaires se sont ensuite déployés en nombre, notamment autour de la place Masséna.

    Le dernier bilan fourni par le gouvernement fait état de 84 morts et 19 blessés en « urgence absolue ». Une cinquantaine d’enfants ont été hospitalisés à la fondation Lanval, l’hôpital pédiatrique de Nice.

    L’attaque a suscité un mouvement de panique. Un journaliste du quotidien Nice-Matin, qui se trouvait sur place, décrit une scène de panique au moment de l’incident, quand un journaliste de l’AFP parle d’un « chaos absolu ». « Des gens hurlaient. […] Nous avons vu des gens touchés et des débris voler partout », a-t-il encore raconté, ajoutant qu’il avait très vite compris, « qu’un camion de cette taille avec une trajectoire en ligne droite » ne pouvait être qu’un « acte totalement délibéré ».

    TEMOIGNAGE
    Le mouvement de foule était tellement immense qu’il y a eu un mouvement de panique. Donc toutes les personnes sont rentrées dans le restaurant.
    Yoana, serveuse dans un restaurant près du lieu du drame 15/07/2016 – par RFI Écouter

    ■ Quel sont les premiers élements de l’enquête ?

    La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête. « La piste terroriste est privilégiée », a déclaré une source proche de l’enquête citée par l’AFP. Le sous-préfet évoque une « attaque criminelle de grande ampleur ».

    « La détermination du tueur ne fait pas de doute mais il est encore trop tôt pour savoir si c’est un terroriste ou non », a expliqué une source policière.

    Une « grenade inopérante » a été retrouvée dans le camion ainsi que « des armes longues factices », selon une source policière. Avant de trouver la mort, le forcené a tiré à l’aide d’un pistolet.

    Une perquisition a eu lieu vendredi matin au domicile du chauffeur du camion, en présence de membres du Raid lourdement armés, a précisé une voisine du chauffeur. Vers 11h00, des membres de la police technique et scientifique étaient toujours présents dans l’appartement du jeune homme de 31 ans, situé dans un petit immeuble d’un quartier populaire de l’est de la ville. La police veut en savoir plus sur la dernière heure qui a précédé l’attaque et des complices ont aidé l’assaillant.

    Le procureur de la République de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse au palais de justice de Nice à 17h00.

                                                                                                      Les enquêteurs analysent le camion de 19 tonnes qui a foncée sur la foule présente sur la promenade des Anglais, le 14 juillet 2016. REUTERS/Eric Gaillard

    Qui est le chauffeur ?

    Le chauffeur du camion a été « formellement identifié », a-t-on appris vendredi de sources policières. Cet homme est bien le propriétaire des papiers d’identité au nom de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, retrouvés dans le véhicule par les enquêteurs.

    Ce dernier était-il seul ? « Des investigations sont menées pour savoir si l’individu a agi seul ou s’il a bénéficié de complices qui auraient pris la fuite », a affirmé le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

    ■ Deuil national, conseil restreint et état d’urgence… Quelles mesures ont pris les autorités ?

    François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sont à Nice. Le chef de l’Etat doit assister à un briefing au Centre opérationnel départemental (COD) des Alpes-Maritimes, installé à la préfecture des Alpes-Maritimes, avant de se rendre au Centre hospitalier universitaire Pasteur puis de faire une halte dans des locaux préfectoraux pour rencontrer les services de sécurité et de secours intervenus lors de l’attentat.

    Dans la nuit, François Hollande a parlé d’« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». « C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste », a affirmé le président de la République lors d’une allocution télévisée prononcée en pleine nuit depuis le palais de l’Elysée. L’attentat n’a pas encore été revendiqué.

    Au cours de cette intervention, le président de la République a annoncé la prolongation de trois mois de l’état d’urgence, qui devait s’achever le 26 juillet. De même, il a annoncé qu’il ferait « appel à la réserve opérationnelle », c’est-à-dire à tous ceux qui à un moment ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes.

    Bernard Cazeneuve a de son côté quitté Paris quelques heures après l’attaque pour se rendre sur les lieux du drame. « Nous rehaussons le plan Vigipirate à ” alerte attentat ” dans le département » des Alpes-Maritimes, a déclaré le ministre.

    Le président français réunit ce vendredi un conseil restreint de sécurité et de défense au Palais présidentiel. Autour du président François Hollande, y participent le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, devait assister à ces débats par visio-conférence depuis Nice.

    « Un projet de loi sur l’état d’urgence sera présenté en conseil des ministres mardi prochain pour que le Parlement puisse examiner ce texte », s’est exprimé Manuel Valls devant le palais de l’Elysée, à la sortie du conseil restreint de sécurité et de défense. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé un deuil national le 16, 17 et 18 juillet, affirmant que « nous faisons face à une guerre que le terrorisme nous livre ».

    Une mobilsation sur les réseaux sociaux

    La mobilisation est de mise sur les réseaux sociaux. Facebook a lancé son outil Safety Check pour permettre aux usagers de signaler à leurs proches qu’ils sont en sécurité. Sur Twitter, les utilisateurs lancent le hashtag #PortesOuvertesNice pour permettre aux personnes ne pouvant rentrer chez elles de trouver un endroit où se réfugier.

    Sur Twitter, le CHU de Nice a annoncé le déclenchement du « plan blanc ». Mis en place depuis 2004, ce système implique la mise en alerte des hôpitaux, des services d’urgence et de tout le dispositif de santé publique. Les « plans blancs » prévoient notamment la coordination entre les services d’urgence et la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.

  • Tshisekedi annonce son retour à Kinshasa pour le 27 juillet

    Tshisekedi annonce son retour à Kinshasa pour le 27 juillet

    Etienne Tshisekedi, candidat  # 11
    Etienne Tshisekedi, candidat # 11

    -L’opposant historique congolais, parti pour des soins de santé en Belgique depuis plus d’un an, sera de retour à Kinshasa avant la fin du mois de juillet en vue d’un grand rassemblement, indique son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social.

    Etienne Tshisekedi rentre au pays par Kinshasa, la capitale de la RDC mercredi 27 juillet 2016, précise dans un communiqué Augustin Kabuya, le porte-parole du parti.

    L’Udps appelle à la mobilisation pour ce retour avant le grand meeting de l’opposition prévu pour le 31 juillet.

    M. Tshikedi a récemment rencontré à Bruxelles Moise Katumbi, un autre opposant déclaré candidat pour l’élection présidentielle devant se tenir avant la fin de 2016 mais devenue improbable.

    Moise Katumbi, autorisé d’aller se faire soigner à l’étranger, a été condamné à trois mois de prison pour spoliation immobilière et encourt une peine de mort dans une affaire de recrutement des mercenaires dont il est accusé par le gouvernement congolais depuis qu’il a été désigné candidat pour la présidentielle par ses partisans.

    Les deux, MM. Tshisekedi et Katumbi, ont promis de prendre part à ce grand rassemblement de fin juillet à Kinshasa.

    Le retour de Tshisekedi est annoncé alors que se dessine le dialogue politique convoqué par le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à qui la Constitution interdit de se représenter pour un troisième mandat.

    Bien que l’opposition, réunie depuis le conclave du mois mai dernier en Belgique, se soit opposée à ce dialogue, elle a semblé concéder à la demande du groupe international du soutien à la facilitation qui demandait dimanche dernier que ces assises se tiennent le plus vite possible, soit avant fin de juillet en cours.

    La même période, fin juillet, avait déjà été évoquée par la majorité présidentielle comme son “délai tolérable” pour le dialogue. Des voix s’élèvent de plus en plus dans la majorité et menacent de passer par un référendum si l’opposition persiste à bloquer le dialogue.

    Le retour de Tshisedi, individuellement plus favorable au dialogue que les autres opposants, coïncide curieusement avec la période évoquée par le facilitateur désignée par l’Union africaine, Edem Kodjo et par la majorité. Une bonne partie de l’opposition récuse M. Kodjo comme facilitateur pour certaines raisons.

    VOA