Author: Don Kayembe

  • Présidentielle gabonaise : dix-huit candidats face à Ali Bongo

    Présidentielle gabonaise : dix-huit candidats face à Ali Bongo

    Ali Bongo-Les dés sont jetés. Mardi 12 juillet a été clos le dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle du 27 août au Gabon. Ils devraient être 18 candidats à tenter de battre Ali Bongo Ondimba, le président sortant, lors du scrutin qui ne compte qu’un seul tour depuis la modification de la Constitution en 2003. La Commission électorale nationale et permanente (Cenap) devra encore valider ces candidatures au plus tard vendredi. Les aspirants à la présidence devront en effet d’ici là s’acquitter de la somme de 20 millions de francs CFA (30 489 euros) auprès de la commission pour être candidat. Ils peuvent en outre voir leur candidature invalidée pour d’autres raisons, notamment légales.

    Le président sortant, élu en 2009 à la mort de son père, Omar, qui avait régné quarante et un ans sur le pays, part évidemment grand favori. Sa campagne dispose de moyens financiers dont peuvent seulement rêver les opposants, et l’appareil gouvernemental semble s’être mis à son service. Bongo junior a néanmoins plusieurs défauts dans sa cuirasse : les doutes sur ses origines, sa rivalité politique avec sa demi-sœur Pascaline, la fracture de son camp ou son bilan, que certains trouvent un peu maigre. Des failles que ne manqueront pas d’exploiter ses adversaires, dont voici les principaux.

    Jean Ping, 73 ans

    Jean Ping, candidat aux élection présidentielles gabonaises d’août 2016.

    Ancien président de la Commission de l’Union africaine, ancien compagnon de Pascaline Bongo, Jean Ping, 73 ans, a surtout été le ministre des affaires étrangères et le proche conseiller d’Omar Bongo. Métis gabonais-chinois, il est soutenu par le parti Démocratie nouvelle, dernier-né, en avril 2016, des partis de l’opposition. Jean Ping est au cœur d’une polémique au sujet d’une vidéo publiée en mai dans laquelle il appelait à éliminer une partie des Gabonais qualifiés de « cafards ».

    Guy Nzouba Ndama, 69 ans

    Guy Nzouba-Ndama, ancien président de l’Assemblée nationale, candidat aux élections présidentielles du 27 août 2016.

    Président démissionnaire de l’Assemblée nationale, cet ancien soutien du président Omar Bongo, puis de son fils, vient seulement de revêtir, à 69 ans, son costume d’opposant. En effet, après quarante années de service pour le Parti démocratique gabonais (PDG, actuellement au pouvoir), Guy Nzouba Ndama entre dans la course à la présidence avec un nouveau parti baptisé Rassemblement héritage et modernité (RHM). Son passage à l’opposition ne manque pourtant pas de panache. « Omar Bongo avait une vertu cardinale, celle du dialogue, a-t-il déclaré dans un entretien récent au Monde Afrique. Or Ali Bongo s’est enfermé dans une coquille, entouré de sa bande de coquins et de copains. »

    Casimir Oye Mba, 74 ans

    Casimir Oye Mba, premier ministre (1990-1994) d’Omar Bongo et ancien gouverneur de la banque des Etats d’Afrique centrale, candidat à l’élection présidentielle sous la bannière de l’Union nationale (UN).

    Casimir Oye Mba, premier ministre (1990-1994) d’Omar Bongo et ancien gouverneur de la banque des Etats d’Afrique centrale, 74 ans, est candidat à l’élection présidentielle sous la bannière de l’Union nationale (UN), le principal parti d’opposition. Cadre éminent du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) depuis les années 1970, il s’était déjà présenté comme candidat indépendant en 2009 avant de renoncer in extremis, la veille du scrutin, provoquant la stupeur et une certaine déception au Gabon. D’extraction modeste, il a étudié le droit en France avant de s’élever dans les cercles dirigeants du petit pays pétrolier.

    Bruno Ben Moubamba, 49 ans

    Bruno Ben Moubamba. Image tirée de son site de campagne.

    Ancien vice-président de l’Union nationale (UN) et ancien candidat à la présidentielle gabonaise en 2009, Bruno Ben Moubamba, 49 ans, est sans doute le cadet des prétendants à la présidence, du moins dans les têtes de liste. Ce jeune candidat s’était déjà présenté en 2009 et avait récolté… 963 voix (0,28 %). Pour la présidentielle du 27 août, il ne pourra compter sur le soutien que d’une partie de son actuelle formation, l’Union du peuple gabonais (UPG), divisée entre les militants ralliés à Ali Bongo et ceux qui gardent la ligne originelle de l’UPG.

    Raymond Ndong Sima, 61 ans

    Raymond Ndong Sima, 61 ans, économiste et ancien premier ministre d’Ali Bongo Ondimba, tentera pour la première fois de briguer le fauteuil présidentiel en tant que candidat indépendant.

    Premier ministre d’Ali Bongo de février 2012 à janvier 2014, Raymond Ndong Sima a démissionné le 30 juin 2015 du Parti démocratique gabonais (PDG). En cause ? La sortie, le 5 mars 2015, en France d’un livre très critique envers le pouvoir, intitulé Quel renouveau pour le Gabon ? Depuis, il est devenu l’un des plus virulents opposants au régime. A 61 ans, cet économiste brigue le fauteuil présidentiel en tant que candidat indépendant.

    Et une douzaine d’autres

    Léon Paul Ngoulakia, cousin du président Ali Bongo, et Pierre-Claver Maganga-Moussavou, le maire de Mouila, ont également déposé leur candidature auprès de la Cenap. Dieudonné Minlama Mintogo, membre du mouvement Ça suffit comme ça, inspiré du sénégalais Y en a marre, Paul Mba Abessole, chef du RPG (Rassemblement pour le Gabon), Augustin Moussavou King, socialiste, sont également sur la liste. Gérard Ella Nguema, ex-secrétaire exécutif de l’Union nationale, ancien membre du Rassemblement national des républicains (RNR) vient s’ajouter au tableau.

    On dénombre également plusieurs candidats indépendants : Michel Bouka Rabenkogo, Camille Mouivo-Matsima, Roland Désiré Aba’a Minko, Jean-Jacques Ndong Mbadinga, Gervais Nzovi Moulengui, Pierre-Claver Mouele Mboumba et Abel Mboumbe Nzondou.

    Discours parfois xénophobe

    Avec des mots qui ne sont pas toujours exempts de xénophobie, les opposants multiplient les attaques personnelles envers M. Bongo, en contestant notamment son acte de naissance. Ils affirment, comme l’auteur français Pierre Péan dans son livre Nouvelles Affaires africaines, qu’Ali Bongo est un enfant nigérian du Biafra qui a été adopté par Omar Bongo à la fin des années 1960. L’opposition réactive cette polémique au long cours puisque la Constitution gabonaise stipule que « toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération ».

    Le nombre d’électeurs est également connu depuis le 8 juillet. Ils seront très exactement 628 124 à voter, soit 34,9 % du 1,8 million d’habitants que compte la République gabonaise, selon la liste remise par le ministre de l’intérieur, Pacôme Moubélet Boubeya.

    (Le Monde)

  • France: au moins 84 morts à Nice, le chauffeur du camion identifié

    France: au moins 84 morts à Nice, le chauffeur du camion identifié

    -Un camion a foncé ce jeudi 14 juillet au soir dans la foule sur la promenade des Anglais à Nice pendant le feu d’artifice de la Fête nationale, faisant au moins 84 morts, des dizaines de blessés, et laissant 18 personnes dans un état d’« urgence absolue », selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Le président Hollande a parlé d’« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». Les antennes de RFI sont en édition spéciale de 13 h à 15 h, et de 19 h à 21 h (heure française).

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    Que s’est-il passé ?

    Vers 23heures, la foule est massée sur la très touristique promenade des Anglais pour les traditionnelles festivités du 14-Juillet. Le feu d’artifice vient de s’achever quand un camion blanc fonce dans la foule. Il écrase sur une distance de deux kilomètres les personnes se trouvant sur son chemin.

    Le chauffeur du camion de 19 tonnes a été abattu par la police. « Au moment où il a été abattu par les policiers, il avait fait feu plusieurs fois », a souligné vendredi le premier adjoint Les Républicains de la ville de Nice et président de la région PACA, Christian Estrosi.

     Vers 23h20, un important périmètre de sécurité a immédiatement été mis en place à proximité de la promenade des Anglais totalement bouclée. De nombreuses ambulances et des membres des forces de l’ordre et des militaires se sont ensuite déployés en nombre, notamment autour de la place Masséna.

    Le dernier bilan fourni par le gouvernement fait état de 84 morts et 19 blessés en « urgence absolue ». Une cinquantaine d’enfants ont été hospitalisés à la fondation Lanval, l’hôpital pédiatrique de Nice.

    L’attaque a suscité un mouvement de panique. Un journaliste du quotidien Nice-Matin, qui se trouvait sur place, décrit une scène de panique au moment de l’incident, quand un journaliste de l’AFP parle d’un « chaos absolu ». « Des gens hurlaient. […] Nous avons vu des gens touchés et des débris voler partout », a-t-il encore raconté, ajoutant qu’il avait très vite compris, « qu’un camion de cette taille avec une trajectoire en ligne droite » ne pouvait être qu’un « acte totalement délibéré ».

    TEMOIGNAGE
    Le mouvement de foule était tellement immense qu’il y a eu un mouvement de panique. Donc toutes les personnes sont rentrées dans le restaurant.
    Yoana, serveuse dans un restaurant près du lieu du drame 15/07/2016 – par RFI Écouter

    ■ Quel sont les premiers élements de l’enquête ?

    La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête. « La piste terroriste est privilégiée », a déclaré une source proche de l’enquête citée par l’AFP. Le sous-préfet évoque une « attaque criminelle de grande ampleur ».

    « La détermination du tueur ne fait pas de doute mais il est encore trop tôt pour savoir si c’est un terroriste ou non », a expliqué une source policière.

    Une « grenade inopérante » a été retrouvée dans le camion ainsi que « des armes longues factices », selon une source policière. Avant de trouver la mort, le forcené a tiré à l’aide d’un pistolet.

    Une perquisition a eu lieu vendredi matin au domicile du chauffeur du camion, en présence de membres du Raid lourdement armés, a précisé une voisine du chauffeur. Vers 11h00, des membres de la police technique et scientifique étaient toujours présents dans l’appartement du jeune homme de 31 ans, situé dans un petit immeuble d’un quartier populaire de l’est de la ville. La police veut en savoir plus sur la dernière heure qui a précédé l’attaque et des complices ont aidé l’assaillant.

    Le procureur de la République de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse au palais de justice de Nice à 17h00.

                                                                                                      Les enquêteurs analysent le camion de 19 tonnes qui a foncée sur la foule présente sur la promenade des Anglais, le 14 juillet 2016. REUTERS/Eric Gaillard

    Qui est le chauffeur ?

    Le chauffeur du camion a été « formellement identifié », a-t-on appris vendredi de sources policières. Cet homme est bien le propriétaire des papiers d’identité au nom de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, retrouvés dans le véhicule par les enquêteurs.

    Ce dernier était-il seul ? « Des investigations sont menées pour savoir si l’individu a agi seul ou s’il a bénéficié de complices qui auraient pris la fuite », a affirmé le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

    ■ Deuil national, conseil restreint et état d’urgence… Quelles mesures ont pris les autorités ?

    François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sont à Nice. Le chef de l’Etat doit assister à un briefing au Centre opérationnel départemental (COD) des Alpes-Maritimes, installé à la préfecture des Alpes-Maritimes, avant de se rendre au Centre hospitalier universitaire Pasteur puis de faire une halte dans des locaux préfectoraux pour rencontrer les services de sécurité et de secours intervenus lors de l’attentat.

    Dans la nuit, François Hollande a parlé d’« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». « C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste », a affirmé le président de la République lors d’une allocution télévisée prononcée en pleine nuit depuis le palais de l’Elysée. L’attentat n’a pas encore été revendiqué.

    Au cours de cette intervention, le président de la République a annoncé la prolongation de trois mois de l’état d’urgence, qui devait s’achever le 26 juillet. De même, il a annoncé qu’il ferait « appel à la réserve opérationnelle », c’est-à-dire à tous ceux qui à un moment ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes.

    Bernard Cazeneuve a de son côté quitté Paris quelques heures après l’attaque pour se rendre sur les lieux du drame. « Nous rehaussons le plan Vigipirate à ” alerte attentat ” dans le département » des Alpes-Maritimes, a déclaré le ministre.

    Le président français réunit ce vendredi un conseil restreint de sécurité et de défense au Palais présidentiel. Autour du président François Hollande, y participent le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, devait assister à ces débats par visio-conférence depuis Nice.

    « Un projet de loi sur l’état d’urgence sera présenté en conseil des ministres mardi prochain pour que le Parlement puisse examiner ce texte », s’est exprimé Manuel Valls devant le palais de l’Elysée, à la sortie du conseil restreint de sécurité et de défense. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé un deuil national le 16, 17 et 18 juillet, affirmant que « nous faisons face à une guerre que le terrorisme nous livre ».

    Une mobilsation sur les réseaux sociaux

    La mobilisation est de mise sur les réseaux sociaux. Facebook a lancé son outil Safety Check pour permettre aux usagers de signaler à leurs proches qu’ils sont en sécurité. Sur Twitter, les utilisateurs lancent le hashtag #PortesOuvertesNice pour permettre aux personnes ne pouvant rentrer chez elles de trouver un endroit où se réfugier.

    Sur Twitter, le CHU de Nice a annoncé le déclenchement du « plan blanc ». Mis en place depuis 2004, ce système implique la mise en alerte des hôpitaux, des services d’urgence et de tout le dispositif de santé publique. Les « plans blancs » prévoient notamment la coordination entre les services d’urgence et la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.

  • Tshisekedi annonce son retour à Kinshasa pour le 27 juillet

    Tshisekedi annonce son retour à Kinshasa pour le 27 juillet

    Etienne Tshisekedi, candidat  # 11
    Etienne Tshisekedi, candidat # 11

    -L’opposant historique congolais, parti pour des soins de santé en Belgique depuis plus d’un an, sera de retour à Kinshasa avant la fin du mois de juillet en vue d’un grand rassemblement, indique son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social.

    Etienne Tshisekedi rentre au pays par Kinshasa, la capitale de la RDC mercredi 27 juillet 2016, précise dans un communiqué Augustin Kabuya, le porte-parole du parti.

    L’Udps appelle à la mobilisation pour ce retour avant le grand meeting de l’opposition prévu pour le 31 juillet.

    M. Tshikedi a récemment rencontré à Bruxelles Moise Katumbi, un autre opposant déclaré candidat pour l’élection présidentielle devant se tenir avant la fin de 2016 mais devenue improbable.

    Moise Katumbi, autorisé d’aller se faire soigner à l’étranger, a été condamné à trois mois de prison pour spoliation immobilière et encourt une peine de mort dans une affaire de recrutement des mercenaires dont il est accusé par le gouvernement congolais depuis qu’il a été désigné candidat pour la présidentielle par ses partisans.

    Les deux, MM. Tshisekedi et Katumbi, ont promis de prendre part à ce grand rassemblement de fin juillet à Kinshasa.

    Le retour de Tshisekedi est annoncé alors que se dessine le dialogue politique convoqué par le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à qui la Constitution interdit de se représenter pour un troisième mandat.

    Bien que l’opposition, réunie depuis le conclave du mois mai dernier en Belgique, se soit opposée à ce dialogue, elle a semblé concéder à la demande du groupe international du soutien à la facilitation qui demandait dimanche dernier que ces assises se tiennent le plus vite possible, soit avant fin de juillet en cours.

    La même période, fin juillet, avait déjà été évoquée par la majorité présidentielle comme son “délai tolérable” pour le dialogue. Des voix s’élèvent de plus en plus dans la majorité et menacent de passer par un référendum si l’opposition persiste à bloquer le dialogue.

    Le retour de Tshisedi, individuellement plus favorable au dialogue que les autres opposants, coïncide curieusement avec la période évoquée par le facilitateur désignée par l’Union africaine, Edem Kodjo et par la majorité. Une bonne partie de l’opposition récuse M. Kodjo comme facilitateur pour certaines raisons.

    VOA

  • tensions communautaires à Kinshasa après le meurtre d’une Congolaise en Inde

    tensions communautaires à Kinshasa après le meurtre d’une Congolaise en Inde

    CYNTHIA-Deux mois après le meurtre d’un étudiant congolais sauvagement assassiné à Delhi, celui d’une jeune Congolaise à Hyderabad, tuée par son mari dans des circonstances encore méconnues, a entraîné un regain de tensions à Kinshasa où vit une importante communauté indienne.

    L’annonce de la mort de Cynthia Vechel, révélée mercredi 6 juillet par la presse indienne, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, entraînant un regain de tensions communautaires dans la capitale congolaise. Selon l’AFP, toutes les boutiques indiennes sont restées fermées vendredi au Grand Marché de Kinshasa.

    « Il s’agit d’un crime passionnel, il ne faudrait pas que cela dégénère en conflit communautaire », a réagi le vice-ministre en charge de la coopération internationale et de l’intégration régionale Franck Mwe Di Malila, joint vendredi par Jeune Afrique.

    D’après l’agence de presse, une vingtaine de policiers avaient été déployés jeudi matin au rond-point Ngaba, un quartier très populaire et l’un des points chauds de la capitale congolaise. Plus tôt, les commerçants indiens avaient fermé à la hâte la devanture de leurs magasins après l’attaque de plusieurs groupes de jeunes. D’après le témoignage de plusieurs habitants, cités par l’AFP, les assaillants ont jeté des pierres sur leurs boutiques et voulaient attraper des Indiens pour les lyncher. Pour l’heure, aucun blessé n’a été signalé, selon les autorités congolaises.

    Tuée après une dispute conjugale

    Selon les informations du ministère des Affaires étrangères, qui a été mis au courant par les autorités indiennes le 5 juillet, Cynthia Vechel, la trentaine, a été assassinée par son mari, un ressortissant indien. Cynthia est décédée à Hyderabad (centre), où était installé depuis un ans le couple, marié en 2008. Les circonstances de sa mort restent encore floues. Le meurtrier présumé, Rupesh Kumar Mohamani, un homme d’affaires, « avait fait l’objet d’une condamnation judiciaire en RDC », a précisé le vice-ministre.

    Il aurait tué sa compagne après avoir découvert sa liaison sur internet avec un ressortissant congolais et après qu’elle lui a fait part de sa volonté de le quitter. Il aurait été ensuite surpris par des badauds alors qu’il tentait de se débarrasser du corps avant d’être arrêté par la police indienne.

    Le chargé d’affaire indien reçu par les autorités congolaises

    Le vice-ministre en charge de la coopération internationale et de l’intégration régionale, Franck Mwe Di Malila, a reçu jeudi 7 juillet le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Inde à Kinshasa (qui assure l’intérim en attendant l’entrée en fonction du nouvel ambassadeur, qui n’a pas encore reçu sa lettre de créances). « Je lui ai manifesté la protestation du gouvernement à l’égard de ce crime », a-t-il ajouté, soulignant le fait qu’il s’inscrit dans un contexte où les violences se multiplient envers les ressortissants congolais en Inde, pays où ils sont très souvent victimes de racisme.

    « Nous avons su accueillir des ressortissants indiens sur notre sol, qui sont installés depuis plusieurs années en RDC et sont d’ailleurs bien plus nombreux que les ressortissants congolais en Inde », a insisté le vice-ministre. « Le gouvernement doit faire en sorte de sécuriser nos ressortissants congolais qui décident de s’installer en Inde », a-t-il ajouté. En mai, le meurtre d’un étudiant congolais à Delhi, tué à coup de pierres et de briques par trois hommes suite à une altercation avec un rickshaw, avait provoqué l’indignation en RDC et au sein de la diaspora congolaise installée en Inde.

    Rapatriement du corps

    La famille de Cynthia Vechel a été reçu à l’ambassade de l’Inde à Kinshasa, a indiqué Franck Mwe Di Malila. « Elle souhaite que l’enfant du couple, en bas âge, soit rapidement rapatrié en RDC et que le corps de la défunte lui soi restitué », a-t-il poursuivi, soucieux que la justice aille vite dans cette affaire.

    JA

  • le gouvernement va rembourser la TVA payée par les groupes miniers

    le gouvernement va rembourser la TVA payée par les groupes miniers

    mine_or2-Selon l’agence “Reuters”, le ministère des Finances de la République démocratique du Congo (RD Congo) va rembourser environ 700 millions de dollars de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) payés par les groupes miniers actifs dans le pays.

    La RD Congo va reverser environ 700 millions de dollars en remboursements de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dus aux sociétés minières et va suspendre la TVA sur leurs importations, a annoncé le ministre des Finances Henri Yav Muland, cité par l’agence Reuters ce vendredi.

    Une taxe de 16 % sur la valeur ajoutée est imposée sur les transactions et les importations en RD Congo. Toutefois, rappelle une note du cabinet d’audit Deloitte, « des remboursements de TVA sont accordés aux exportateurs, aux entreprises qui ont cessé leur activité […] ainsi qu’à celles qui ont fait d’importants investissements ».

    Les groupes miniers congolais bénéficient pour l’essentiel de ce remboursement, que le gouvernement avait suspendu en avril, afin notamment de soutenir la devise nationale, qui a cédé -6,7 % cette année, dans un contexte de recul des entrées de devises étrangères.

    Remboursement par tranches

    Henri Yav Muland a demandé à la Banque centrale du Congo de reprendre ces remboursements, indique Reuters. Ils se feront par tranches et leur rythme dépendra du niveau des réserves de change et des pressions sur le taux de change du franc congolais, a rappelé le grand argentier de la RD Congo, cité par Reuters.

    Le dirigeant congolais n’a pas indiqué la date à laquelle ces remboursements commenceront, il a toutefois dévoilé que le gouvernement a convenu lors d’une réunion tenue jeudi 07 juillet de suspendre l’application de la TVA aux entreprises minières. Une mesure soumise maintenant à la signature du Premier ministre Matata Ponyo Mapon, a indiqué le ministre des Finances.

    Exemptions et incitations

    Selon un rapport de la Chambre des Mines de la RD Congo, « la contribution directe » de l’industrie extractive au budget de l’État a atteint de 1,141 milliard de dollars en 2014, « soit 28 % des recettes ordinaires de l’État ».

    Outre le remboursement de la TVA, les entreprises minières actives en RD Congo bénéficient d’un certain nombre d’exemptions et d’incitations fiscales, parmi lesquelles un impôt sur les sociétés de 30 % (contre 35 % pour le régime général), ainsi que des réductions d’impôts sur les revenus et sur la taxation des revenus des expatriés.

    Grande exportatrice de cuivre et de cobalt, la RD Congo dépend de son industrie minière, qui est sa principale source de devises étrangères.

    Affectée par la conjoncture difficile que traverse le secteur minier, la RD Congo a vu son rythme de croissance économique baisser au cours des dernières années.

    Le gouvernement a baissé son budget 2016 de -22 %, et ramené ses projections de croissance autour de +6 %, contre +9 % annoncés plus tôt.

    JA

  • Corps repêchés à Kinshasa: interrogations autour des téléphones retrouvés

    Corps repêchés à Kinshasa: interrogations autour des téléphones retrouvés

    Riviere ndjili-Bientôt une semaine après la découverte de six corps sans vie dans la rivière Ndjili, à Kinshasa, il n’y a toujours aucune explication sur ce qui a bien pu arriver. Il s’agit de jeunes gens de même génération. L’enquête a été confiée au parquet de grande instance de Matete. Des doutes subsistent autour des téléphones portables retrouvés et les traces de violence observées sur les cadavres.

    A ce stade de l’enquête, la procureure de la République Kahondo dit ne pas être autorisée à communiquer le moindre détail de cette affaire. Mais, selon des sources contactées par RFI, quatre téléphones cellulaires – et non pas deux comme affirmé il y a quelques jours – ont été retrouvés sur deux des six cadavres repêchés dans la rivière Ndjili.

    Elément curieux, ces téléphones – toujours selon les mêmes sources – n’avaient pas été transmis à la justice dans les premiers jours de l’enquête. Qui avait alors intérêt à empêcher que ces pièces arrivent entre les mains de la justice ? Des questions également à propos des traces de violence observées sur l’ensemble des cadavres charriés ce dimanche-là par les eaux de la rivière Ndjili.

    Des ONG réclament une enquête indépendante

    « Cela m’étonne un peu, réagit Emmanuel Cole de la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP), au micro de RFI. Au moment où l’enquête n’a pas encore abouti, le porte-parole du gouvernement a déclaré que ce sont les Kuluna [gangs de quartiers, ndlr] qui sont à la base de cela. Je ne sais pas où il a eu cette information-là. »

    Les ONG des droits de l’homme, dont la Voix des sans voix et la FBCP, pensent qu’il pourrait s’agir des jeunes gens suppliciés dans un endroit où ils auraient été séquestrés. C’est pourquoi ces ONG exigent une enquête indépendante à laquelle devra être également être associé le bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’Homme.

    RFI

  • Moïse Katumbi s’aligne derrière Étienne Tshisekedi pour contrer Kabila

    Moïse Katumbi s’aligne derrière Étienne Tshisekedi pour contrer Kabila

    katumbi-tshisekedi-Ce jeudi 7 juillet, Moïse Katumbi et Étienne Tshisekedi ont annoncé leur accord pour l’élection présidentielle à venir.

    Sur Twitter, Moïse Katumbi a annoncé l’accord avec Étienne Tshisekedi.

     À noté, ses proches avait confirmé à VOA Afrique que M. Katumbi prévoit de rentrer en RDC avant le 9 juillet prochain en vue d’un procès qu’il va intenter contre le plaignant qui l’accuse de spoliation.

    Pour rappel, le président de l’Assemblée provinciale de l’ex-Katanga, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, un proche de l’opposant, affirme, pour sa part, que l’immeuble en cause avait plutôt été racheté à l’Etat congolais par le grand-frère de M. Katebe Katoto, frère ainé de M. Katumbi, dénonçant une confusion délibérément entretenue par la justice.

    M. Katumbi a récemment critiqué le dernier discours du président Joseph Kabila, l’accusant d’entretenir un “flou” autour de son avenir politique après la date constitutionnel pour la présidentielle de 2016 et de la tenue de la présidentielle.

    Pour sa part, le gouvernement dénonce une “distraction” de la part de l’opposant.

  • Examen d’Etat 2016 : Comment vérifier vos résultats

    Examen d’Etat 2016 : Comment vérifier vos résultats

    exetat resultats-La publication des résultats de l’Examen d’Etat édition 2016 débute mercredi 6 juillet dans la ville province de Kinshasa, a annoncé à Radio Okapi, l’inspecteur général de l’Enseignement primaire et secondaire, Michel Djamba.

    « L’examen d’Etat a pris fin le 23 juin et nos équipes se sont mises au travail immédiatement après. Et, aujourd’hui au moment où nous parlons, nous avons tous les résultats de Kinshasa Est, Ouest et Centre. Toutes les options confondues vont être publiées aujourd’hui » a-t-il assuré.

    Pour les autres provinces, Michel Djamba indique que les résultats viendront progressivement et aucune d’elles ne sera oubliée.

    D’ici fin juillet, tous les finalistes du secondaires auront leurs résultats, a-t-il ajouté.

    C’est depuis le 23 juillet dernier que les élèves finalistes du secondaire ont terminé les épreuves de l’Examen d’Etat édition 2016 sur l’ensemble de la République démocratique du Congo.

    Lors d’une visite d’inspection dans trois centres de passage des épreuves à Kinshasa, le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Maker Mwangu Famba, avait indiqué que le taux de participation des filles à l’examen d’Etat cette année dans la ville de Kinshasa est de 49% contre 51% de garçons.

    Comment vérifier vos résultats sur le site web du ministère EPS-INS – eduquepsp.cd
    Étape 1 : Aller sur exet.eduquepsp.cd
    Étape 2 : Vous pouvez effectuer soit Une recherche par code élevè Une recherche par nom de l’élevè

    Étape 3 : Saisir vos cordonnées et cliquer sur « Valider«