Author: Don Kayembe

  • La GĂ©camines candidate au rachat du mĂ©gaprojet minier TFM

    La Gécamines candidate au rachat du mégaprojet minier TFM

    mine_or2-La GĂ©camines a fait une offre pour le rachat de la participation majoritaire du groupe amĂ©ricain Freeport-McMoran dans le mĂ©ga-gisement minier de Tenke Fungurume Mining, dans le sud-est de la RD Congo. Le groupe amĂ©ricain avait acceptĂ©, en mai, l’offre de 2,6 milliards de dollars d’une sociĂ©tĂ© chinoise. Une transaction contestĂ©e par la GĂ©camines.

    La GĂ©nĂ©rale des carriĂšres et des mines (GĂ©camines), qui gĂšre les actifs publics miniers au Katanga, a dĂ©posĂ© une offre de rachat de la participation de l’amĂ©ricain Freepor- McMoran dans le gisement de cuivre de Tenke Fungurume, dans le sud-est de la RD Congo. Cette information a Ă©té rapportĂ©e par Reuters et confirmĂ©e Ă  Jeune Afrique ce mercredi 07 septembre par les services de communication de la GĂ©camines.

    Aucun dĂ©tail n’est disponible pour le moment quant au montant de l’offre de la GĂ©camines.

    Freeport-McMoran détient 56 % du projet minier TFM à travers TF Holdings, immatriculé aux Bermudes. En mai 2016, Freeport-McMoran a accepté une offre de 2,65 milliards de dollars du groupe chinois China Molybdenum pour sa participation majoritaire dans TFM.

     

    Cette annonce a provoqué une vive rĂ©action de la part de la GĂ©camines et des autoritĂ©s congolaises, outrĂ©es de ne pas avoir Ă©tĂ© prĂ©alablement averties du projet de cession du « premier producteur de cuivre du pays », comme l’a rappelĂ© fin mai Martin Kabwelulu Labilo, le ministre congolais des Mines, dans un courriel de rĂ©ponse aux questions de Jeune Afrique.

    En 2015, Freeport-McMoran a vendu 467 millions de livres de cuivre et 35 millions de livres de cobalt, extraites de la mine de Tenke Fungurume Mining, au prix moyen de 2,42 dollars par livre de cuivre et de 8,21 dollars par livre de cobalt.

    Partenaires techniques et financiers

     

    Plusieurs incertitudes entourent l’offre de la GĂ©camines, notamment en ce qui concerne sa capacitĂ© Ă  mobiliser le financement nĂ©cessaire pour cette acquisition. Selon nos informations, l’entreprise congolaise devrait s’appuyer sur des partenaires industriels et financiers, dont l’identitĂ© n’a pas Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©e.

    L’offre de rachat de TFM intervient dans une conjoncture difficile pour les entreprises miniĂšres congolaises, durement affectĂ©es par le recul des cours des minerais, et alors que la GĂ©camines est engagĂ©e dans un ambitieux programme de modernisation, qui prĂ©voit dĂ©jà jusqu’à 717 millions de dollars d’investissements dans ses installations.

    Outre la GĂ©camines et China Molybdenum, le groupe canadien Lundin Mining, associĂ© de Freport-McMoran au sein de TF Holdings, pourrait user de son droit de prĂ©emption pour racheter la participation du groupe amĂ©ricain dans le projet minier de Tenke Fungurume. Lundin Mining a jusqu’au 15 septembre pour activer cette option.

    JA

  • AprĂšs l’avoir endurci: Le G7 supplie Tshisekedi d’aller au dialogue !

    Aprùs l’avoir endurci: Le G7 supplie Tshisekedi d’aller au dialogue !

    Moise et G7-Deux quotidiens paraissant Ă  Kinshasa l’ont relevĂ© dans leurs livraisons respectives du mardi 6 septembre 2016. Avec pour titre «Pour faire barrage Ă  un compromis politique bidon et anticonstitutionnel, Tshisekedi doit conduire le ‘Rassemblement’ au dialogue», le premier considĂšre qu’«Un contrepoids s’impose Ă  l’heure actuelle pour contourner le schĂ©ma de la MajoritĂ© prĂ©sidentielle visant Ă  s’accrocher au pouvoir au moyen du dialogue. C’est le rĂŽle que doit jouer Etienne Tshisekedi en assouplissant sa position afin de faire barrage Ă  un compromis politique bidon et anticonstitutionnel mijotĂ© par le pouvoir. En lieu et place du boycott, il a tout intĂ©rĂȘt  Ă  crĂ©er l’évĂ©nement en allant, flanquĂ© de son ‘Rassemblement’, s’approprier ces nĂ©gociations dont il est l’initiateur et le dĂ©fenseur». Avec sa manchette «Le G7 change de stratĂ©gie : rejoindre le dialogue, puis le dĂ©truire de l’intĂ©rieur», le second note : «Le Groupe de 7 partis dissidents vient prendre place au tour de la table du Dialogue pour une raison strictement tactique, vieille comme le monde. Mettre le pied Ă  l’étrier pour bloquer la machine afin que rien n’avance, et qu’aucune rĂ©solution ne soit prise. Ce n’est pas un canular. L’information rĂ©sulte des sources crĂ©dibles. Le G7 se prĂ©parerait Ă  entrer au Dialogue Politique National Inclusif. Et ce, sans MoĂŻse Katumbi ! Pourquoi  maintenant ? Qu’est ce qui se cache derriĂšre ce revirement ? Ce qui inquiĂšte davantage, c’est que c’est l’ancien gouverneur du Katanga qui aurait, lui-mĂȘme, ordonnĂ© Ă  ses collĂšgues, dissidents de la mouvance prĂ©sidentielle, de changer de stratĂ©gie» 

                Il y a lieu de le souligner d’emblĂ©e : depuis un certain temps, le premier s’affiche ouvertement pro-Katumbi. Il a renouĂ© avec Etienne Tshisekedi Ă  la faveur du conclave de Bruxelles-Genval liant les deux acteurs politiques. Le second s’affiche pro-Kabila. Il s’agit, on s’en doute, des journaux «Le Potentiel» et «L’Avenir» dont les siĂšges sont cĂŽte-Ă -cĂŽte, avenue Kongo Central.

    « L’Avenir » de l’honorable Pius Muabilu introduit son papier par le rappel du  parcours sinueux de quelques tĂ©nors du G7. Notamment Pierre Lumbi, Olivier Kamitatu et Mwando Simba. Se demandant comment « peut-on sereinement construire un projet solide avec un  groupe dirigĂ© par ce trio, coutumier de trahisons», le quotidien rĂ©vĂšle que «Jusqu’ici le G7 vit comme une sangsue, tirant la subsistance vitale du sang de ceux qu’elle approche et s’y accroche». Et de dĂ©duire : «Aujourd’hui, aprĂšs avoir sucĂ© autant que faire se peut le ‘rĂ©gime Kabila’; aprĂšs avoir manipulĂ© et tirĂ© la manne financiĂšre qu’il pouvait de MoĂŻse Katumbi ; aprĂšs avoir essayĂ© de profiter du solde de popularitĂ© qui reste encore Ă  Etienne Tshisekedi, le groupe des traĂźtres patentĂ©s tente de voler de ses propres ailes ». Objectif ? Entrer au Dialogue.

                Pro-G7, «Le Potentiel» de l’honorable Modeste Mutinga ne cite nulle part ce regroupement dans son article. Il met plutĂŽt sous pression Etienne Tshisekedi en lui faisant observer qu’«En fermant la porte Ă  toute forme de compromis pour lever le bouclier Ă  sa participation Ă  ces assises», le prĂ©sident national de l’Udps et «Rassemblement» «ont engagĂ© un pari qui risque d’ĂȘtre contreproductif». En effet, soutient-il «Dans diffĂ©rents cercles politiques, le sujet alimente dĂ©sormais les discussions». Et de se demander si «Etienne Tshisekedi serait-il en train de s’isoler en ravivant davantage un radicalisme et une intransigeance qui commencent Ă  gĂȘner la communautĂ© internationale» !

                Le journal lui au lider maximo qu’il a Ă©tĂ© «le premier Ă  rĂ©clamer un dialogue avec le camp prĂ©sidentiel au lendemain de la crise postĂ©lectorale de 2011», que «La MajoritĂ© prĂ©sidentielle a boudĂ©, dans un premier temps» et que « la persistance de la crise postĂ©lectorale, suivie du retour du feu l’abbĂ© Malumalu aux commandes de la CĂ©ni», avait fait bouger les lignes. D’oĂč l’Accord-cadre d’Addis-Abeba de 2013.

                Sous l’intertitre «Prendre Kabila au mot», le journal affirme que c’est sous la pression de la communautĂ© internationale qu’en 2015 le Chef de l’Etat a rĂ©chauffĂ© «le projet en en fixant les objectifs et le cadre». Il reprend mĂȘme en citation certains propos du discours sur l’état de la Nation du 15 dĂ©cembre 2015, notamment l’impĂ©ratif de «trouver des solutions consensuelles aux questions majeures qui minent le processus Ă©lectoral, ouvrant ainsi la voie Ă  des Ă©lections crĂ©dibles et apaisĂ©es». Il va mĂȘme jusqu’à flatter l’orgueil du RaĂŻs en Ă©voquant la main tendue «à tous les courants politiques et sociaux en indiquant » et sa conviction sur le fait que «ce n’est pas par la violence que nous rĂ©glerons nos divergences. Ce n’est pas non plus des Nations Unies, de l’Orient ou de l’Occident que viendront les solutions Ă  nos problĂšmes. Mais plutĂŽt de nous-mĂȘmes, et par le dialogue entre des Congolaises et des Congolais, mus par la fibre patriotique, et inspirĂ©s par l’appel Ă  l’auto-dĂ©termination et Ă  l’auto-prise en charge, toujours d’actualitĂ©, de nos deux hĂ©ros nationaux, Patrice Emery Lumumba et M’zĂ©e Laurent DĂ©sirĂ© Kabila».

    Il salue l’adhĂ©sion de la communautĂ© internationale «à la vision d’un dialogue inclusif en dĂ©signant un facilitateur international». Ce qui amĂšnera le Conseil de sĂ©curitĂ©, poursuit-il, Ă  prendre la rĂ©solution 2277 «venue sceller les contours du dialogue en le quadrillant dans les limites de la Constitution».

    Constatant l’ouverture du Dialogue le 1er septembre 2016 «aprĂšs moult tergiversations », et ce en l’absence d’Etienne Tshisekedi et de ses alliĂ©s en raison «de la non prise en compte complĂšte des prĂ©alables posĂ©s par le Rassemblement», «Le Potentiel» suggĂšre le changement de cap en relevant le fait selon lequel «L’histoire politique de la RDC renseigne que la politique de la chaise vide n’a jamais payé ».

    C’est sous l’intertitre «Contrer la MajoritĂ© de l’intĂ©rieur» qu’il appelle clairement Etienne Tshisekedi Ă  se souvenir de «l’art de compromis» qu’est par essence la politique. Et de conclure : «Quoi de plus normal que Tshisekedi se dĂ©place vers la citĂ© de l’UA pour imposer un compromis dans le strict respect de la Constitution et de la rĂ©solution 2277 des Nations unies. Tshisekedi peut et doit crĂ©er l’évĂ©nement en amenant le ‘Rassemblement’ au dialogue. C’est le seul moyen d’empĂȘcher l’adoption d’un compromis politique bidon et anticonstitutionnel».

                Le G7, juste un rappel, n’apparaüt nullement dans cet article. Moïse Katumbi une fois, et juste pour la cessation des poursuites judiciaires.

    Que de temps et d’énergies encore perdus !

                Ce plaidoyer Ă  la fois remarquable et pathĂ©tique a une explication. Une seule alors : le refus manifeste de la CommunautĂ© internationale de cĂ©der Ă  ce qui vire de plus en plus au chantage dans le chef de Rassemblement, sinon de l’Udps.

                Dans l’avant-derniĂšre livraison intitulĂ©e «SurenchĂšre des prĂ©alables : Tshisekedi joue avec les nerfs des partenaires extĂ©rieurs », rĂ©sumĂ© est fait des injonctions des Etats-Unis, de l’Onu, de l’Ua et de l’Ue en vue de la participation de «Rassemblement» au Dialogue. DĂ©jĂ , les rĂ©vĂ©lations du facilitateur international Edem Kodjo sur les contacts Mp-Udps Ă  l’hĂŽtel RaphaĂ«l Ă  Paris contenues dans le discours-papier lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture du Dialogue Ă  la citĂ© de l’Union africaine le 1er septembre 2016 ont convaincu les observateurs nationaux et internationaux du double langage d’Etienne Tshisekedi. Pire, dans la fameuse nouvelle feuille de route du 31 aoĂ»t 2016, «Rassemblement» ouvre ce qui convient d’ĂȘtre considĂ©rĂ© comme la boĂźte de Pandore en ce qu’il Ă©tend l’ordre du jour aux questions relatives Ă  la Territoriale, Ă  l’ArmĂ©e, Ă  la Police, aux Services de SĂ©curitĂ©, aux SociĂ©tĂ©s d’Etat et aux Etablissements publics. Or, dans l’Acte final de Bruxelles-Genval du 10 juin 2016, les exigences portaient entre autres sur l’organisation des Ă©lections dans les dĂ©lais constitutionnels, la mise en Ɠuvre intĂ©grale de la RĂ©solution 2277, la dĂ©crispation de l’espace politique, l’organisation de la CĂ©ni et de la Cour constitutionnelle


                Au final, pour paraphraser StĂšve Mbikayi, on croyait avec Bruxelles-Genval que Tshisekedi devait amener le G7 au Dialogue, mais on se rend plutĂŽt compte du contraire : c’est le G7 qui l’en Ă©loigne.

                Le plaidoyer du journal «Le Potentiel» a donc tout d’un rĂ©tropĂ©dalage : G7 entreprend de ramener le prĂ©sident national de l’Udps Ă  ce forum.

                Que de temps et d’énergies encore perdus !

                Mais, surtout, qui s’amuse à se jouer d’Etienne Tshisekedi


     

    Omer Nsongo die Lema

  • La CENCO pose des conditions pour «maintenir sa participation» au dialogue

    La CENCO pose des conditions pour «maintenir sa participation» au dialogue

    Evequescardinal-DIAS1-La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a réitéré mardi 6 septembre son appel pour «un dialogue inclusif», qui respecte les dispositions de la constitution congolaise.

    «La CENCO ne pourra pas maintenir sa participation Ă  ce dialogue si le respect de ces exigences fondamentales n’était pas assuré», ont martelĂ© les Ă©vĂȘques catholiques dans un communiquĂ© de presse publiĂ© Ă  Kinshasa.

    Pour obtenir un «dialogue national franc et sincÚre, susceptible de résoudre la crise actuelle que connaßt le pays», la CENCO invite toutes les parties prenantes à assurer son caractÚre inclusif.

    Les Ă©vĂȘques catholiques estiment qu’un «dialogue incluant les grandes familles politiques de l’opposition donnerait plus de chance au pays d’aboutir Ă  la rĂ©solution de la crise actuelle de maniĂšre consensuelle et durable».

    Dans ce cadre, les Ă©vĂȘques apprĂ©cient les «gestes encourageants posĂ©s par le Gouvernement » en libĂ©rant certains prisonniers politiques et d’opinion.

    Ils souhaitent, cependant, que ces mesures de grĂące soient Ă©tendues Ă  «d’autres personnes se trouvant dans les mĂȘmes conditions», sans les citer.

    En outre, «le dialogue devrait se dĂ©rouler dans le respect absolu du cadre constitutionnel», indique le communiquĂ© de la CENCO, insistant sur les articles verrouillĂ©s de la constitution ayant trait au mandat prĂ©sidentiel et l’alternance dĂ©mocratique au pouvoir.

    Le dialogue convoquĂ© fin 2015 par le prĂ©sident Kabila s’est ouvert le 1er septembre Ă  Kinshasa sans une partie de l’opposition, qui a posĂ© certaines conditions. Il s’agit notamment de la libĂ©ration de tous les prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires contre certains opposants et le dĂ©part du facilitateur Edem Kodjo.

  • Dialogue en dents de scie : la MajoritĂ© prĂ©sidentielle dans le dilemme

    Dialogue en dents de scie : la Majorité présidentielle dans le dilemme

    Le dialogue sera un moment e vĂ©ritĂ©. Celui oĂč les attentes des uns et des autres apparaĂźtront au grand jour. Puisqu’à l’issue de ces pourparlers, des rĂ©solutions claires devront ĂȘtre arrĂȘtĂ©es pour sortir la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo de l’impasse dans laquelle la majoritĂ© dirigeante l’a plongĂ©e.

    Il n’y a aucun doute. La situation que vit le Congo-Kinshasa aujourd’hui n’est pas une fatalitĂ©. Elle a Ă©tĂ© conçue et mise en Ɠuvre par la MajoritĂ© prĂ©sidentielle qui n’ jamais fait mystĂšre de son projet de pĂ©renniser son autoritĂ© morale Ă  la tĂȘte du pays. Ce, en dĂ©pit du fait que l’actuel locataire du Palais de la Nation est arrivĂ© Ă  son deuxiĂšme et dernier mandat conformĂ©ment Ă  la Constitution.

    LES REVENDICATIONS CORSÉES DU RASSEMBLEMENT

    Ce projet de la famille politique du chef de l’Etat n’a jamais Ă©tĂ© enterrĂ©. L’heurĂ© est dĂ©sormais arrivĂ©e pour que la vĂ©ritĂ© Ă©clate. Le dialogue a dĂ©jĂ  donnĂ© le ton malgrĂ© son caractĂšre non reprĂ©sentatif. Les revendications et les attentes, notamment de l’opposition, prĂ©sente ou absente du dialogue, sont connues.

    Le camp de Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement a prĂ©fĂ©rĂ© boycotter ce dialogue. Pour Etienne Tshisekedi et ses alliĂ©s, le pouvoir de Kinshasa doit mettre en Ɠuvre de maniĂšre « intĂ©grale » sa feuille de route, remise le 2 septembre Ă  Joseph Kabila via Denis Sassou Nguesso pour la tenue d’un «dialogue vĂ©ritable, crĂ©dible et inclusif » ainsi que pour le dĂ©blocage du processus Ă©lectoral.

    A la lecture des termes de rĂ©fĂ©rence de cette feuille de route, le Rassemblement a adoptĂ© une position maximaliste. La majoritĂ© au pouvoir doit remplir tous les prĂ©alables favorisant la dĂ©crispation du climat politique avant la tenue du dialogue. Allusion  faite Ă  la libĂ©ration de tous es prisonniers politiques, Ă  l’abandon des poursuites judiciaires « arbitraires » contre les opposants et les membres de la SociĂ©tĂ© civile et Ă  la rĂ©ouverture des mĂ©dias fermĂ©s « injustement » par le gouvernement.

    Bien plus, pour le Rassemblement, avant le dĂ©but des nĂ©gociations, toutes les parties devront s’engager, au prĂ©alable, Ă  respecter : l’intangibilitĂ© du pacte rĂ©publicain issu de Sun City, la Constitution du 18 fĂ©vrier 2006, la primautĂ© de l’Etat de droit ainsi que la rĂ©solution 2277 du Conseil de sĂ©curitĂ©: Seule la satisfaction de tous ces prĂ©alables, auxquels il faut ajouter la rĂ©cusation du facilitateur du dialogue, peut laisser la voie libre Ă  la tenue du dialogue. Ces exigences n’étant pas encore remplies, ces opposants sĂšchent les travaux du dialogue.

    LA STRATÉGIE DE LA DYNAMIQUE INTERNE

    Les opposants qui prennent part au dialogue ont, eux, prĂ©fĂ©rĂ© tenir compte de quelques avancĂ©es rĂ©alisĂ©es par le gouvernement dans la libĂ©ration de certains prisonniers politiques et l’ouverture des 3 mĂ©dias appartenant aux acteurs politiques de l’opposition.

    Cependant ces opposants continuent Ă  revendiquer des mesures complĂštes et dĂ©finitives de l’intĂ©rieur.

    « Monsieur le facilitateur, nous portons sur nous des frustrations, des revendications des demandes et des requĂȘtes de tout le monde ; des prĂ©sents, tout comme des absents », a dĂ©clarĂ© Vital Kamerhe, co-modĂ©rateur pour le compte de l’opposition au dialogue, lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture de ce forum Ă  la citĂ© de l’Union africaine.

    Ces revendications auxquelles Vital Kamerhe fait allusion sont, pour l’essentiel, les mĂȘmes que celles du Rassemblement. « Vous ĂȘtes facilitateur, votre rĂŽle se limite Ă  nous mettre ensemble
 pour voir qui sera e premier Ă  violer la Constitution. D’ailleurs, les gens de la MajoritĂ© l’ont dĂ©montrĂ© Ă  l’issue des travaux du comitĂ© prĂ©paratoire. Je n’ai pas notĂ© qu’ils ont demandĂ© un troisiĂšme mandat pour le prĂ©sident Kabila. Le document est lĂ . En tout cas, cela ne viendra pas de nous et nous ne l’accepterons pas », a dit Vital Kamerhe, insinuant qu’ils sont Ă  pour veiller Ă  ce que la loi suprĂȘme ne soit pas violĂ©e. Dont acte.

    Entre les revendications maximalistes du Rassemblement et celles des opposants prenant part au dialogue, il faut die que la MajoritĂ© prĂ©sidentielle n’aura pas la tĂąche facile. DĂ©jĂ , elle sera obligĂ©e de se plier aux lignes directrices de ce dialogue qui restent le respect de la Constitution, l’application de la rĂ©solution 2277 et l’exigence de la poursuite du processus dĂ©mocratique Ă  travers des Ă©lections libres, transparentes et apaisĂ©es.

    UNE MAJORITÉ COINCÉE

    Outre l’Opposition qui prend part au dialogue, l’Eglise catholique, la communautĂ© internationale et le peuple congolais portent tous les mĂȘmes exigences : le respect du pacte rĂ©publicain. Autant dire qu’au dialogue, la MajoritĂ© prĂ©sidentielle est entre le marteau et enclume. Elle n’aura pas d’autre alternative que de se soumettre Ă  l’ordre Ă©tabli dont elle a d’ailleurs bĂ©nĂ©ficiĂ© de fruits pendant deux quinquennats dĂ©mocratiques.

    Comme lors des concertations d’octobre 2013 oĂč la famille du chef de l‘Etat n’a pas su faire passer son idĂ©e de modification de la Constitution, Ă  ce dialogue politique national, toute idĂ©e d’un troisiĂšme mandat pour l’actuel prĂ©sident de la RĂ©publique ou tout projet de changer l’ordre politique en cours n’a pas, a priori, de chance de passer.

    LE POTENTIEL

     

  • CAN 2017 : la RDC qualifiĂ©e pour la phase finale

    CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    LĂ©opards 6-La RDC sera prĂ©sente Ă  Libreville au Gabon en janvier 2017. Elle a obtenu son ticket pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations aprĂšs son succĂšs devant la RĂ©publique Centrafricaine par 4-1. Match jouĂ© dimanche 4 septembre au stade des Martyrs. Neeskens Kebano (28e), Firmin Mubele Ndombe (45e),  Bolingi Mpangi (72e) et Jordan Botaka (90e) ont marquĂ© pour les LĂ©opards. Enza a rĂ©duit la marque pour les Centrafricains (62e). Avec 15 points, les poulains de Florent Ibenge terminent en tĂȘte du groupe B devant leur adversaire du jour (10 points).

    C’est la 18e participarion des Congolais en une phase finale de la CAN, qui est Ă  sa 31e Ă©dition.

    Il n’y aura pas eu de temps d’observation entre les deux adversaires. Les LĂ©opards ont timidement commencĂ© le match, alors que les Centrafricains ont mis le pied sur l’accĂ©lĂ©rateur dĂšs le dĂ©but de la rencontre.

    Les premiĂšres tentatives sont des Fauves OUbangi. Les Congolais tentent de rĂ©agir, mais sans inquiĂ©ter le gardien centrafricain, Ă  l’instar de la frappe de Chancel Mbemba qui passe largement Ă  cĂŽtĂ© de la cage (7e).

    Trois minutes aprĂšs, la RCA obtient un corner. Le tireur cherche le deuxiĂšme poteau. L’attaquant centrafricain est court et ne parvient pas Ă  rĂ©cupĂ©rer la balle.

    Pression centrafricaine

    Les Centrafricains maintiennent la pression. A la minute suivante, le mĂ©diateur Mambimbi Vivien, buteur Ă  l’aller, tire de loin. La balle passe non loin de la cage de Matampi. Le stade retient son souffle.

    La RDC pĂšche dans les passes au milieu de terrain et ses erreurs profitent Ă  l’adversaire. Sur une erreur de Youssouf Mulumbu, qui Ă©choue dans sa derniĂšre passe, l’ailier gauche centrafricain rĂ©cupĂšre la balle. Il dribble Issama et trouve son coĂ©quipier Ă  la droite. Ce dernier tire et sa frappe est contrĂ©e par le visage de Lomalisa qui sauve la RDC (13e).

    Une minute plus tard, la RCA obtient un corner qui ne produit rien. Toujours 0-0 au marquoir, mais la pression est forte dans le camp des Congolais.

    Les Centrafricains ont presque dominĂ© les 15 premiĂšres minutes et ne vont rien lĂącher. Enza, joueur de Valenciennes (France) traverse la dĂ©fense congolaise. Il tente de tromper Matampi mais le poteau sauve le portier congolais. La balle rebondit sur les jambes d’un dĂ©fenseur congolais. C’est le troisiĂšme corner de suite pour les Fauves du Bas-Oubangui.

    Dans l’entre jeu, c’est une bonne disposition tactique des Centrafricains. Ils sont au marquage des Congolais et ne laissent aucune issue aux LĂ©opards (17e).

    Réveil des Léopards

    C’est Ă  la 25e minute que les Congolais se rĂ©veillent. La premiĂšre chaude alerte de la RDC provient de Youssouf Mulumbu. Le capitaine des LĂ©opards trouve Neeskens Kebano qui centre au point de pĂ©nalty. Personne pour rĂ©cupĂ©rer la balle si ce n’est un dĂ©fenseur centrafricain.

    La RDC joue dans le camp de la RCA avec Chancel Mbemba au meilleur de sa forme. Bolasie fait un petit pont et trouve la tĂȘte de Bolingi qui passe Ă  cĂŽtĂ© (26e).

    Bolasie se rĂ©veille. Il se joue de son vis-Ă -vis et trouve Kebano. L’actuel joueur de Fulham (Angleterre) fusille le gardien centrafricain et marque le premier but des LĂ©opards. 1-0 pour la RDC (28e).

    Le match s’équilibre et les assauts vont de part et d’autre mais sans inquiĂ©ter les portiers.

    Bolasie est en jambe. Parti sur le flanc droit, il trouve Mubele Ndombe. Sa reprise de volĂ©e est Ă©crasĂ©e et le gardien centrafricain capte net la balle (39’).

    Plus rien ne sera marquĂ©. L’arbitre gambien Bakary Papa Gassama va siffler la fin de la premiĂšre partie.

    Mubele creuse l’écart

    Les Congolais donnent le coup d’envoi Ă  la reprise de la deuxiĂšme mi-temps. A l’opposĂ© de la premiĂšre, ils mettent le pied sur le ballon et quelques secondes suffiront pour creuser l’écart.

    Youssouf Mulumbu qui avait mal dĂ©butĂ© la partie se ressaisit. Il termine bien la premiĂšre pĂ©riode et dĂ©bute la seconde mi-temps en forme. Sur une passe en profondeur, il trouve Firmin Mubele Ndombe. L’ancien attaquant de Vclub efface le gardien centrafricain et marque le deuxiĂšme but (45e).

    La RDC ne veut pas rater son entrĂ©e en jeu pour la seconde partie. Une minute aprĂšs, Chancel Mbemba, qui aura Ă©tĂ© irrĂ©prochable s’essaye de loin. Il ne trouve pas le cadre.

    Le deuxiĂšme buteur Congolais, Mubele hĂ©rite par la suite d’une passe d’un de ses coĂ©quipiers. Il fait un geste de trop dans la surface de rĂ©paration et le dĂ©fenseur centrafricain surgit pour renvoyer la balle en corner (48e).

    Le cuir est jouĂ© par Yannick Bolasie. Il trouve Neeskens Kebano de grand jour. Sa frappe est Ă©crasĂ©e. Elle est reprise par la tĂȘte de Bolingi mais la balle est Ă  cĂŽtĂ© de la cage du gardien centrafricain.

    Botaka : passeur et buteur

    A vingt minutes de la fin du match, Florent Ibenge dit « Flo » dĂ©cide de sortir Firmin Mubele qui se tord des douleurs. Jordan Botaka prend sa place. Un coachin payant puisque c’est de lui que proviennent les deux autres buts des Congolais.

    Il est d’abord passeur. Sur sa premiĂšre touche de balle, Jordan Botaka prend de vitesse son premier garde du corps. Il se retrouve en face de deux autres dĂ©fenseurs de la RCA. Il les efface tous deux, Ă  deux reprises, et se crĂ©e un espace. Il fait une passe millimĂ©trĂ©e Ă  Bolingi. D’une talonnade intelligente, le virevoltant avant-centre de Mazembe marque un superbe but (72e).

    A 3-1, le stade exulte. Bolingi cĂ©lĂšbre son but en exhibant la danse de fouet (fimbu en lingala). Le public l’accompagne comme pour dire que les LĂ©opards chicotent leurs adversaires.

    AprĂšs le troisiĂšme but, Florent Ibenge fait tourner son effectif. Jacques Maghoma prend la place de Kebano (79e) et Remy Mulumba remplace Mulumbu (82e).

    Deux minutes aprÚs son entrée, Remy Mulumba récupÚre la balle, aprÚs un corner joué par Bolasie. Il trouve Chancel Mbemba qui laisse pour Bolasie. Il glisse et rate le cuir.

    Bolasie se rattrape. Il rĂ©cupĂšre un ballon et lĂąche une frappe lourde que le gardien centrafricain renvoie en corner. Il se charge de jouer le corner et trouve Botaka qui n’ajuste pas sa tĂȘte.

    C’est le mĂȘme Botaka qui va se retrouver seul devant le gardien centraficain (90e). Marcel Tisserand, impĂ©rial pour sa premiĂšre titularisation, lui donne une balle Ă  partir de la dĂ©fense. L’ancien joueur de Leeds United prend toute la dĂ©fense de vitesse. Il fixe le portier et marque le 4e but.

    Avec ce large succĂšs, la RDC se qualifie directement en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations qui se jouera en janvier 2017 au Gabon.

    R.O

  • Pie Tshibanda agressĂ©: Je crie au secours. Les gens regardent passivement le spectacle!

    Pie Tshibanda agressé: Je crie au secours. Les gens regardent passivement le spectacle!

    Pie-Tshibanda-agressĂ©– Ce samedi, 27 AoĂ»t, je me suis rĂ©veillĂ© avec comme programme : aller consoler
    un proche qui vient de sortir de l’hĂŽpital. A Schaarbeek, je m’arrĂȘte devant une
    banque situĂ©e sur place Dailly, au croisement de l’avenue Chazal et la Granderue
    aux bois. Il est 9H30’ du matin. J’ouvre la porte de la banque, deux hommes
    me suivent, ils parlent dans leur langue. Je retire l’argent. Dùs que je me
    retourne, l’un de deux essaie de m’arracher les billets, je rĂ©siste, c’est alors que
    le second m’ordonne : « Donnez l’argent, donnez l’argent ! ». En mĂȘme temps
    qu’il crie, il frappe. J’attrape un coup en plein visage. Les lunettes sont touchĂ©es,
    mon nez blessé. Nous sommes déjà dehors, devant la banque. Du sang coule de
    mon nez, mes vĂȘtements sont tĂąchĂ©s.
    Je crie « Au secours ! » Les gens regardent passivement le spectacle. Mes
    agresseurs s’échappent. Sans mes lunettes
 je demande Ă  un passant de m’aider
    Ă  appeler la police, de prĂ©venir ma famille, d’appeler mon ami. Aux spectateurs
    je crie : « Vous m’avez tous entendu crier au secours, et vous n’avez rien fait ! ».
    GĂȘnĂ©, un homme m’apporte deux bouteilles d’eau pour que je lave mes mains.
    Une famille africaine vient passer par là, la dame me conseille de m’asseoir, sa
    fille vient me donner un paquet de mouchoirs. La police arrive en mĂȘme temps
    que l’ambulance. Ils me prennent en charge avec professionnalisme. A quatorze
    heures, en sortant de l’hîpital, je passe par le commissariat de police. Bonne
    nouvelle : mes agresseurs sont dĂ©jĂ  arrĂȘtĂ©s. Quelle efficacitĂ© !
    Avec mes vĂȘtements ensanglantĂ©s, je suis passĂ© Ă  la #RTBF pour tĂ©moigner,
    féliciter la police de #Schaarbeek, dire merci aux pompiers, au corps médical, à
    ceux qui m’ont donnĂ© de l’eau et des mouchoirs mais je voulais aussi et surtout
    rappeler Ă  tout le monde cette phrase d’Albert Einstein : « Le monde est
    dangereux Ă  vivre non pas tant Ă  cause de ceux qui font le mal, mais Ă  cause
    de ceux qui regardent et laissent faire. » Mais #RTBF ne diffuse pas les faits
    divers !
    Je termine quand mĂȘme ce tĂ©moignage avec une pensĂ©e pour mes agresseurs. En
    arriver Ă  frapper quelqu’un de l’ñge de leur papa ! Ils doivent venir de loin !  »
    #PieTshibanda (#UnFouNoirAuPaysDesBlancs)

  • Les bons offices du prĂ©sident Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    tshisekedisassou-Denis Sassou-Nguesso offre ses bons offices Ă  la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. Le prĂ©sident de la RĂ©publique du Congo a sĂ©journĂ© Ă  Kinshasa pour parler aux protagonistes de la scĂšne politique afin de les amener Ă  la table du dialogue. Il a eu un long entretien ce vendredi avec son homologue Joseph Kabila, un autre avec l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Sassou-Nguesso a Ă©galement reçu l’ancien vice-prĂ©sident de la RDC, Azarias Ruberwa, ainsi que le nonce apostolique accompagnĂ© du chef de la Monusco.

    « A ce niveau, il n’y a rien Ă  dire. Nous sommes encore dans le processus. » C’est la petite phrase lancĂ©e aux journalistes par FĂ©lix Tshisekedi, secrĂ©taire national aux affaires extĂ©rieures de l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS), Ă  l’issue de l’audience accordĂ©e par le prĂ©sident Denis Sassou-Nugesso Ă  la dĂ©lĂ©gation du Rassemblement des forces acquises au changement.

    Luis Montemayor, le nonce apostolique, a lui Ă©tĂ© reçu en compagnie de Maman Sidikou, le chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco). Luis Montemayor pense que trois des principaux acteurs politiques du pays devront ĂȘtre consultĂ©s dans la recherche de la solution Ă  la crise actuelle : « Il y a certaines choses qui sont possibles, mais il faut contacter le prĂ©sident de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, et surtout [Etienne] Tshisekedi et MoĂŻse Katumbi [deux figures importantes de l’opposition congolaise, ndlr]. » Et le nonce apostolique de dĂ©tailler certains facteurs d’apaisement nĂ©cessaires au dialogue : « Il faut continuer les mesures de dĂ©crispation, libĂ©rer les prisonniers politiques – au moins les cas qui sont possibles -, rĂ©soudre certaines mesures qui blessent MoĂŻse Katumbi en particulier. Et rĂ©soudre ce fameux problĂšme de facilitateur. »

    Le prĂ©sident Sassou-Nguesso a Ă©galement rencontrĂ© Thomas Luhaka, le vice-Premier ministre en charge des TĂ©lĂ©communications. Ce dernier se dit favorable Ă  plus d’inclusivitĂ©, mais il n’est pas d’accord pour que le facilitateur soit remplacĂ©. C’est pourtant l’une des demandes du rassemblement de l’opposition.

    Amener au dialogue

    « Au stade oĂč on en est, est-ce qu’on peut se permettre de rĂ©cuser le facilitateur et de se mettre Ă  [en] rechercher un autre ?, s’interroge Thomas Luhaka. Vous imaginez le temps que nous allons perdre alors qu’eux-mĂȘmes disent qu’on court derriĂšre le temps. On peut libĂ©rer aujourd’hui ceux qu’ils appellent les “prisonniers politiques”. Ce n’était pas dans mes attributions, dans mes compĂ©tences, mais de toute façon le gouvernement a dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  faire quelque chose. Mais je ne pense pas que si cette condition-lĂ  est remplie et que la rĂ©cusation du facilitateur n’est pas rĂ©visĂ©e, ils [l’opposition] viendront autour de la table. »

    Alors que peut-on attendre du voisin qui propose ses bons offices ? « Faire venir au dialogue les partis politiques, les regroupements qui sont restĂ©s rĂ©fractaires jusqu’à ce jour, quel que soit le prĂ©alable », rĂ©pond Azarias Ruberwa, prĂ©sident du Rassemblement congolais pour la dĂ©mocratie (RCD) et ancien vice-prĂ©sident de la RĂ©publique.

    Pour le facilitateur du dialogue national politique inclusif, le Togolais Edem Kodjo, le président Denis Sassou-Nguesso est surtout venu prodiguer des conseils.

    RFI

  • Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dĂ©nonce des dizaines d’arrestations

    Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dĂ©nonce des dizaines d’arrestations

    affrontements_dialogue_rdc_-En RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo s’est ouvert jeudi aprĂšs-midi le dialogue national pour des Ă©lections apaisĂ©es. Une cĂ©rĂ©monie en grande pompe a marquĂ© le dĂ©but de ce processus. Etaient prĂ©sents les reprĂ©sentants de l’Union africaine et des Nations unies. Dans le mĂȘme temps, des affrontements ont Ă©clatĂ© entre les jeunes du rassemblement de l’opposition et les forces de police. Le rassemblement de l’opposition dĂ©nonce plus d’une centaine d’arrestations.

    DrĂŽle de journĂ©e en RDC jeudi 1er septembre. Les leaders du rassemblement de l’opposition voulaient dĂ©poser leur feuille de route accompagnĂ©s de leurs jeunes militants au siĂšge de l’Union africaine et de la Monusco. Le porte-parole de la police explique qu’il n’y avait pas besoin des jeunes pour dĂ©poser un mĂ©morandum et qu’ils n’étaient pas autorisĂ©s Ă  occuper la chaussĂ©e.

    Plus d’une centaine de personnes ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es, selon le rassemblement, 90 dont 85 Ă  la Gombe selon la police. Des affrontements ont eu lieu pendant plusieurs heures, avec des jets de pierres, des gaz lacrymogĂšnes, y compris entre partis de l’opposition pro et anti-dialogue. Des dĂ©gĂąts matĂ©riels sont Ă  dĂ©plorer.

    Toute autre ambiance en revanche Ă  la citĂ© de l’Organisation de l’unitĂ© africaine (OUA), oĂč se tenait ce dialogue. Des dizaines de partisans de la majoritĂ© ont manifestĂ© leur soutien au dialogue. Ils courraient entre les vĂ©hicules, drapeaux Ă  la main, sans ĂȘtre arrĂȘtĂ©s dans l’expression de leur joie.

    Divisions autour du facilitateur Edem Kodjo

    Dans la salle de confĂ©rence, tour Ă  tour, le commissaire paix et sĂ©curitĂ© de l’Union africaine et le chef de la Monusco ont apportĂ© leur soutien au facilitateur, dĂ©plorĂ© l’absence d’une partie de l’opposition, appelĂ©e notamment Ă  « ĂȘtre plus flexible » et demandĂ© au gouvernement de poursuivre les mesures de dĂ©crispation.

    Toujours rĂ©cusĂ© par le rassemblement, le facilitateur Edem Kodjo a rĂ©affirmĂ© une nouvelle fois sa position sans parti pris, Ă©gratignant toutefois l’UDPS en rĂ©vĂ©lant l’existence d’un accord secret entre la prĂ©sidence congolaise et le parti d’Etienne Tshisekedi signĂ© sous son Ă©gide au printemps dernier, pour « rĂ©tablir une vĂ©ritĂ© historique », dit-il. Mais il dit toutefois garder la main tendue, en espĂ©rant, « une fois les irritations passĂ©es », que toute la famille politique se rĂ©unira autour de la table.

    C’est Vital Kamerhe qui a Ă©tĂ© le seul politique congolais Ă  prendre la parole. Co-modĂ©rateur de ce dialogue pour la frange de l’opposition qui y participe, il a appelĂ© au respect strict de la Constitution, Ă  l’alternance. Le prĂ©sident de l’UNC a Ă©galement promis d’aller ce week-end Ă  la rencontre de ceux qui refusent toujours le dialogue qui vient de s’ouvrir. « Une pĂȘche miraculeuse pour aller chercher les gros poissons ? » s’est amusĂ© le facilitateur de l’Union africaine.

    RFI

  • Heurts entre policiers et manifestants Ă  quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    Heurts entre policiers et manifestants Ă  quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    manif-Des heurts ont Ă©clatĂ© jeudi Ă  Kinshasa entre des policiers et des manifestants, Ă  quelques heures de l’ouverture du dialogue national initiĂ© par le gouvernement congolais, censĂ© sortir la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo de l’impasse Ă©lectorale oĂč elle est plongĂ©e.

    A 10h00 (9h00 GMT), des tables cassées et autres pierres jonchaient la chaussée et les abords de la Foire internationale de Kinshasa située entre les quartiers Limete et Lemba (dans le centre de la capitale congolaise).

    Ce dĂ©cor tĂ©moigne de la violence de l’altercation qui a opposĂ© les agents de la police anti-Ă©meute et les “commandos de jeunes”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP un habitant du quartier, Patrick Mulumba, cloitrĂ© chez lui.

    Pendant prĂšs d’une heure, des Ă©changes des tirs de gaz lacrymogĂšnes de la police et de jets de pierre ont perturbĂ© les activitĂ©s et la circulation dans la commune de Lemba, connue comme le “quartier latin de Kinshasa”.

    Des manifestants scandaient des slogans hostiles au prĂ©sident congolais Joseph Kabila qui a convoquĂ© un “dialogue national” fin novembre en vue d’”Ă©lections apaisĂ©es” dans le pays, et contre l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo, facilitateur dĂ©signĂ© de l’Union africaine pour ce forum, a ajoutĂ© un pompiste sous couvert d’anonymat.

    Des manifestations ont Ă©galement Ă©tĂ© signalĂ©es au Rond-point Ngaba, non loin de l’UniversitĂ© de Kinshasa et sur l’avenue de l’Enseignement (proche du palais du peuple, siĂšge du Parlement) oĂč sont concentrĂ©s les siĂšges des partis politiques d’opposition, selon plusieurs tĂ©moignages.

    Des centaines des jeunes en colĂšre s’y trouvaient encore, selon un journaliste de l’AFP.

    ConvoquĂ© fin novembre 2015 en vue d’”Ă©lections apaisĂ©es”, ce dialogue voulu “inclusif” s’ouvre jeudi Ă  15h00 (14h00 GMT) et rĂ©unira la majoritĂ© et quelques partis d’opposition.

    Le “Rassemblement”, une coalition des forces politiques et sociales autour de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, lui, conditionne sa participation Ă  une sĂ©rie de prĂ©alables dont la libĂ©ration des prisonniers politiques et d’opinion, l’arrĂȘt des poursuites contre l’opposant MoĂŻse Katumbi, candidat dĂ©clarĂ© Ă  la prĂ©sidentielle.

    Les transports en commun se faisaient plutĂŽt rares Ă  Kinshasa, et les arrĂȘts de bus Ă©taient bondĂ©s dans les quartiers contestataires. “Que cherchent-ils encore? Qu’ils aillent au dialogue au lieu de nous distraire”, a protestĂ© Berthe Nzinga, fonctionnaire de l’État qui affirme avoir mis plus d’une heure dans l’attente d’un bus Ă  cause des manifestations.

    Le climat politique est tendu en RDC en mesure qu’approche la fin du mandat du prĂ©sident Kabila fixĂ© au 20 dĂ©cembre.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se reprĂ©senter mais l’opposition le soupçonne de chercher Ă  s’accrocher au pouvoir au-delĂ  du terme de son mandat.

    Avec AFP

  • Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    KODJO-Le « dialogue politique national » voulu par le prĂ©sident Joseph Kabila dĂ©bute jeudi en RD Congo. La majeure partie de l’opposition, notamment Étienne Tshisekedi et MoĂŻse Katumbi, a choisi de le boycotter.

    Sous la supervision du facilitateur de l’Union africaine (UA), le Togolais Edem Kodjo, les travaux du dialogue national, initiĂ© par le prĂ©sident Joseph Kabila pour tenter de sortir de la crise Ă©lectorale actuelle, doivent durer deux semaines Ă  compter de jeudi 1er septembre.

    Une majoritĂ© de l’opposition refuse toujours d’y participer, notamment l’UDPS, le G7 et le MLC, et parle d’un « pseudo-dialogue ». Ces trois mouvances n’ont pas pris part aux travaux prĂ©paratoires conduits par Edem Kodjo, accusĂ© de partialitĂ© et rĂ©cusĂ© par le Rassemblement de l’opposition. Celui-ci a dĂ©posĂ© sa propre feuille de route datĂ©e du 29 aoĂ»t Ă  l’Union africaine avec comme conditions le dĂ©part du prĂ©sident Kabila Ă  la fin de son mandat et la rĂ©vocation du facilitateur de l’UA.

    Kamerhe et Kengo devraient ĂȘtre prĂ©sents

    En revanche, l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et ses alliĂ©s, l’une de principales formations politiques de l’opposition, doit y participer. Elle avait en effet envoyĂ© ses dĂ©lĂ©guĂ©s au comitĂ© prĂ©paratoire du dialogue, l’ancien prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale ayant dĂ©cidĂ© de jouer la « carte de l’apaisement pour Ă©viter l’enlisement de la crise politique en cours » en RD Congo.

    Il en est de mĂȘme de Bruno Mavungu, fraĂźchement Ă©jectĂ© du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l’UDPS par Étienne Tshisekedi, et de l’opposant Samy Badibanga, prĂ©sident du groupe parlementaire UDPS et alliĂ©s qui boudait encore il y a peu ces pourparlers politiques.

    Le prĂ©sident du SĂ©nat congolais, LĂ©on Kengo wa Dondo, devrait lui aussi ĂȘtre de la partie. Il avait finalement acceptĂ© de participer aux travaux prĂ©paratoires. « Nous allons tenter d’imposer l’inclusivitĂ© de l’intĂ©rieur et Ă©viter l’escalade », avait indiquĂ© un membre de son parti.

    JA