Author: Don Kayembe

  • Gabon: Ali Bongo réélu président, affrontements à Libreville

    Gabon: Ali Bongo réélu président, affrontements à Libreville

    GABON-Ali Bongo vient d’être réélu, pour un second mandat, président du Gabon avec 49,80% des voix, selon le ministère de l’Intérieur. Le taux de participation s’élève à 59,46%. L’opposition conteste le score de l’élection et des heurts ont lieu ce mercredi dans certains quartiers de Libreville.

    ■ La tension était encore très vive ce mercredi soir dans la capitale : grands axes coupés sur le front de mer, check points, véhicules blindés aux carrefours et commerces fermés. La grande majorité des habitants sont restés cloitrés chez eux.

    Mais avec l’arrivée de la nuit, la situation s’est un peu calmée à Libreville, après une après-midi de violences qui ont commencé très vite, juste après l’annonce de la victoire d’Ali Bongo.

    Des échauffourées ont notamment éclaté dans le quartier populaire de Nkembo. Des premiers tirs de grenades assourdissantes ont été entendus pendant que des hélicoptères tournaient dans le ciel.

    Des groupes d’opposants ont convergé vers l’Assemblée nationale. Ils sont parvenus à entrer dans la cour. Un incendie s’est ensuite déclaré aux abords du Parlement. Des manifestants ont également visé la Radio-Télévision gabonaise, avec là encore des violences : grenades lacrymogènes contre pierres.

    Des heurts ont également éclaté à Nzeng Ayong, où l’immeuble du vice-Premier ministre Paul Biyoghe-Mba a été incendié.

    A l’échangeur de Charbonnages, le centre commercial ABC mall a été vandalisé, ainsi que l’agence d’Ecobank à l’intérieur. Plusieurs chaines de distribution ont été prises pour cibles, mais aussi des magasins libanais au PK7 et PK6.

    Le public a pris le dessus sur les camions de policiers et ils ont même fait sortir de force un policier qui a fui.
    Félicité, une manifestante venue protester contre les résultats devant la Cenap

    Enfin, à plein ciel, un autre quartier populaire, des manifestants qui voulaient brûler une station-service ont été repoussés par les forces de sécurité. Des échauffourées s’en sont suivies pendant au moins une heure.

    Des manifestants sont aussi descendus dans la rue à Port-Gentil, la deuxième ville du pays qui est acquise à l’opposition. Selon un habitant, les opposants ont été dispersés à coups de canons à eau.

    Des affrontements ont lieu à Libreville entre partisans d’Ali Bongo Ondimba, réélu président, et ceux de Jean Ping, candidat à l’élection arrivé deuxième, le 31 août 2016. © AFP/Marco Longari

    Jean Ping, l’ancien ministre aujourd’hui opposant, dénonce le résultat. Selon lui, les chiffres ont été manipulés notamment dans cette province du Haut-Ogooué, la région d’origine de la famille Bongo et d’après les chiffres officiels, Ali Bongo y a remporté plus de 95% des suffrages. Le taux de participation, lui, frôle les 100%.

    Paul Marie Gondjout, commissaire pour l’opposition à la Cenap, est sorti du bâtiment en colère en déclarant qu’« on essayait de voler le choix des Gabonais ». Il a parlé d’un « mensonge éhonté » avec « un score digne d’une dictature » dans le Haut-Ogooué. Un membre de l’opposition a présenté à la presse les résultats, selon lui truqués par la Cenap, dans cette province.

    Sur huit membres de la Cenap, quatre seulement ont approuvé les résultats annoncés il y a une heure par le ministre de l’Intérieur. Le ministre de l’Intérieur est arrivé quelques dizaines de minutes plus tard pour les valider.

    Les résultats officiels viennent d’être annoncés par le ministère de l’Intérieur

    ■ Le ministre de l’Intérieur a donné les résultats fournis par la Cenap à 17h (heure de Paris), la commission électorale gabonaise. Ali Bongo a donc été réélu avec 49,80% des voix. Son adversaire Jean Ping obtient 48,23% des voix. Le taux de participation est de 59,46%.

    L’ancien ministre a remporté six provinces contre trois pour le président réélu. Jean Ping l’emporte largement notamment dans les deux provinces où se trouvent Libreville et Port-Gentil, les deux plus grandes villes du pays.

    Cet après-midi, un litige a éclaté au sein du Bureau de la Cenap, l’instance décisionnaire de cette commission. Les membres de l’opposition se sont abstenus de voter mais le vote a été validé.

    RFI

  • Gabon:Ali Bongo Ondimba réélu pour un deuxième septennat, selon les résultats officiels

    Gabon:Ali Bongo Ondimba réélu pour un deuxième septennat, selon les résultats officiels

    Ali Bongo-La réélection du président sortant gabonais est confirmée par les résultats officiels provisoires publiés par le ministre de l’Intérieur.

    Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a obtenu 49,80% des suffrages devant l’opposant Jean Ping (48,23%) lors du scrutin à un tour tenu samedi, a déclaré le ministre de l’Intérieur Pacôme Moubelet-Boubeya, confirmant les résultats provisoires émanant de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap).

    “L’opposition s’est abstenue”, a précisé l’un de ses délégués, dénonçant un “passage en force”.

    Les délégués de M. Ping contestent les résultats dans une des neuf provinces du pays, le Haut-Ogooué, fief de l’ethnie Téké des Bongo.

     

    M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d’après le procès-verbal qui devait servir de base au débat et auquel l’AFP a eu accès en début de réunion.

    Ce score permettrait au président sortant de remporter la victoire avec 49,80% au niveau national, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires.

    Ce qui représente une différence de 5.594 voix en faveur de M. Bongo devant M. Ping sur 627.805 électeurs inscrits pour l’élection présidentielle qui s’est déroulé dans le calme.

    “Monsieur Jean Ping réaffirme vigoureusement, en accord avec l’Union européenne et les Etats-Unis, que le recomptage bureau par bureau, devient le seul moyen de garantir désormais la loyauté du scrutin”, ont indiqué dans un communiqué son chargé de communication au Gabon, Jean-Gasaprd Ntoutoume Ayi, et son avocat à Paris, Me Eric Moutet.

    Ils n’ont pas précisé si ce recomptage concernait seulement la province du Haut-Ogooué.

  • Humour de Colette Braeckman:La révolte gronde parmi les Tutsis congolais réfugiés au Rwanda depuis vingt ans

    Humour de Colette Braeckman:La révolte gronde parmi les Tutsis congolais réfugiés au Rwanda depuis vingt ans

    RD Congo Entretien avec Colette Braeckman, de retour du Nord Kivu-TV5MONDE-Les Tutsis du Nord et du Sud Kivu, communément appelés Banyarwanda ou Banyamulenge, ont été les fers de lance de toutes les guerres menées au Congo depuis un vingt ans.
    Au Congo nul n’a oublié que, -leur origine congolaise étant mise en cause- les jeunes hommes s’engagèrent en masse, en 1996, dans les rangs de l’AFDL(Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) et, aux côtés de soldats rwandais et ougandais, réussirent à s’emparer de Kinshasa en mai 1997. Une année plus tard, les Tutsis congolais repartaient en guerre, poussés par le Rwanda. Par la suite, en dépit des accords de paix de Sun City (2002) qui ouvrirent la voie à la réunification du Congo, les mêmes combattants tutsis de l’Est alimentèrent plusieurs rébellions, toujours téléguidées depuis Kigali, celle du CNDP de Laurent Nkunda et, plus récemment, celle du M23, finalement mise en échec par l’armée congolaise épaulée par les forces des Nations Unies.
    A part quelques politiciens et quelques généraux qui reçurent postes et promotions pour sceller les accords de paix conclus avec Kinshasa, les Tutsis congolais, dans leur grande majorité, estiment que ces guerres successives téléguidées par Kigali ne leur ont rien rapporté : les Banyamulenge du Sud Kivu, en froid avec Kigali, ont été intégrés au sein de l’armée congolaise tandis que les Banyarwanda du Nord Kivu et de l’Ituri ont du fuir en masse vers l’Ouganda et le Rwanda. Aujourd’hui, leurs parents restés sur les collines du Masisi ou de l’Ituri éprouvent le plus grand mal à défendre leurs terres convoitées par des groupes armés hutus qui n’hésitent pas à perpétrer des massacres à l’arme blanche.
    De l’autre côté de la frontière, la situation n’est pas meilleure : au fil des années, près de 100.000 Tutsis du Congo ont été amenés à se réfugier au Rwanda et en Ouganda et ils se présentent aujourd’hui comme les « oubliés du Kivu ». En effet, désireux peut –être de préserver cette armée de réserve, Kigali n’a pas veillé à intégrer ces « cousins » congolais dans une société rwandaise en pleine mutation. Selon les chiffres du HCR, 94.700 réfugiés congolais se trouvent toujours dans cinq camps installés au Rwanda et dans trois camps en Ouganda.
    Depuis deux décennies, ils y vivent dans des conditions précaires, les jeunes n’ayant pas accès à l’éducation au-delà de 14 ans.
    Selon nos informations, la révolte gronde non seulement parmi les adultes qui estiment avoir été sacrifiés mais aussi parmi les jeunes qui, manquant de perspectives dans un Rwanda surpeuplé, rêvent de retourner sur les vertes collines du Masisi dans le Nord Kivu ou l’Ituri. Alors que des milliers de jeunes gens sont acceptés comme réfugiés par les Américains et envoyés dans le Minnesota, une alliance est née entre les diverses communautés de l’Est du Congo, appelée « umoja wa majamaa » ce qui signifie « familles unies ». Recrutant dans les camps de réfugiés en Ouganda et surtout au Rwanda, cette alliance s’est dotée d’un volet militaire et aurait pris contact avec d’autres forces en présence. Quatre mille jeunes gens auraient été recrutés, dont d’anciens rebelles du M23. Selon nos interlocuteurs, cette force nouvelle serait prête à se porter au secours des populations civiles du Nord Kivu attaquées par les groupes armés hutus, disposée aussi à se battre pour forcer le retour des réfugiés tutsis et la récupération des terres…Fait nouveau, ces combattants issus des camps de réfugiés opéreraient de manière autonome, sans être des supplétifs de l’armée rwandaise. Reste à savoir où ils trouveront les armes nécessaires et comment ils s’affranchiront de la tutelle et de la surveillance que Kigali exerce depuis vingt ans sur les cousins du Congo…
    COLETTE BRAECKMANHumo

  • Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    christopher-lucha-Christopher Ngoy de Synergie, Fred Bauma et Yves Makwambala de Lucha ont été libérés lundi soir de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, en RD Congo.

    Les trois hommes ont été remis en liberté sur décision de la Cour suprême de justice, lundi 29 août, comme l’a confirmé le mouvement citoyen Lucha, dont Fred Bauma et Yves Makwambala, qui étaient en détention depuis le 15 mars 2014, sont membres.

    « Nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala viennent d’être libérés, sur décision de la Cour Suprême de Justice. Ils bénéficient d’une ‘liberté provisoire’, après 18 mois et 15 jours de détention sans procès. Le défenseur des droits de l’homme Christopher Ngoy, également détenu avec eux, est quant à lui libéré et les poursuites contre lui levées », a déclaré Lucha sur son compte Facebook.

    Cette libération avait été directement évoquée avec le président Joseph Kabila le 18 août dernier lors d’une rencontre entre le chef de l’État et les militants de Lucha. Le président avait alors promis aux membres du mouvement citoyen de faire libérer leurs camarades emprisonnés. Dès le lendemain, cette « mesure de décrispation » est prise, dans la confusion. Il aura cependant fallu dix jours pour qu’elle soit suivie d’effet.

  • Gabon: Guerre des nerfs entre les Gabonais Ali Bongo et Jean Ping

    Gabon: Guerre des nerfs entre les Gabonais Ali Bongo et Jean Ping

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    La guerre des nerfs a commencé dimanche au Gabon à deux jours de la proclamation prévue du résultat de l’élection présidentielle entre le président sortant Ali Bongo Ondimba et son principal rival Jean Ping qui s’est autoproclamé vainqueur.

    “Je suis l’élu. J’attends que le président sortant m’appelle pour me féliciter”, a déclaré dimanche M. Ping dans la capitale Libreville devant la presse et des milliers de partisans euphoriques.

    “Au moment où je m’exprime devant vous, les tendances générales nous donnent vainqueurs”, a ajouté l’ex-patron de l’Union africaine (UA), dans ses premières déclarations publiques depuis la clôture du scrutin à un tour de samedi.

    Son entourage avance dimanche soir un score national de 60% en sa faveur contre 40% en faveur de M. Bongo sur 60% des inscrits, une estimation qui était dimanche soir impossible à vérifier.

    M. Ping, un ex-cacique du régime âgé de 73 ans, prétend renverser la dynastie Bongo père et fils, au pouvoir depuis 1967 dans le petit Etat pétrolier d’Afrique centrale qui souffre de la chute des prix du baril.

    “Fraude congénitale”

    Ce métis de père chinois et de mère issue de l’ethnie Myéné a été plusieurs fois ministre sous l’ex-président Omar Bongo, au pouvoir pendant 41 ans jusqu’à sa mort en 2009 et l’élection de son fils Ali.

    “Vous avez déjoué les pièges de la fraude congénitale de ce régime que nous accompagnons enfin dignement vers la sortie”, a encore lancé Jean Ping, par ailleurs ex-compagnon d’une fille d’Omar Bongo.

    Après ce discours, M. Ping a été reçu à l’ambassade de France à sa demande, a indiqué l’entourage du candidat.

    Face à l’empressement de son adversaire, Ali Bongo a déclaré dimanche devant des partisans attendre “sereinement” le résultat.

    “Nous sommes légalistes et nous sommes républicains donc nous attendons sereinement que la Cénap (commission électorale, ndlr) annonce les résultats de l’élection”, a déclaré le président-candidat pour sa première prise de parole publique depuis la fermeture des bureaux de vote.

    “Ca me rappelle deux fables: +rien ne sert de courir, il faut partir à point+, et +il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué+”, a ajouté le président sortant, en réponse aux questions de journalistes sur l’auto-proclamation de son rival. Dimanche, son porte-parole a réaffirmé qu’Ali Bongo était “en tête avec une avance qui ne peut plus être inversée”.

    “L’annonce (des résultats) est prévue pour ce mardi 30 août vers 17h00” (16H00 GMT), selon le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet. Ce dernier a rappelé “qu’il est illégal de proclamer des résultats chiffrés en amont de l’annonce des autorités compétentes”.

    Redoutant des troubles comme en 2009 après la première élection d’Ali Bongo, beaucoup de Librevillois restaient cloîtrés chez eux, après avoir fait des stocks de nourriture les jours précédents.

    Les rues et les plages de la capitale étaient quasi-désertes dimanche, après une nuit sans incident signalé.

    “Totalement farfelu”

    L’ambassade de France a recommandé aux Français établis au Gabon, “d’éviter de se déplacer, sauf nécessité avérée, et de se tenir informés de la situation” dans l’attente de mardi.

    Dans la matinée, les fidèles se sont rendus aux offices dominicaux, mais moins nombreux que d’ordinaire.

    A l’église catholique Saint-Michel, l’abbé Michel-Ange Bengone a lancé un “vibrant appel aux organisateurs (du scrutin) et aux forces de défense à respecter le verdict des urnes et la Constitution”.

    “Ca donne l’impression qu’on est assis sur une poudrière et que ça peut se déclencher à n’importe quel moment, si le perdant n’accepte pas sa défaite”, a confié à l’AFP après la messe un fidèle, Emmanuel Edzang.

    En 2009, la victoire d’Ali Bongo Ondimba avait été contestée par l’opposition surtout dans la capitale économique Port-Gentil (plusieurs morts, couvre-feu, consulat de France incendié).

    Avant même la fermeture des bureaux de vote samedi, les deux camps se sont accusés mutuellement de fraudes, comme à chaque élection présidentielle depuis le rétablissement du pluralisme politique en 1990.

    Les pro-Ping ont accusé le président sortant de préparer “une tentative de passage en force” avec l’appui de l’armée.

    “C’est totalement farfelu”, a aussitôt répliqué le porte-parole d’Ali Bongo, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

    Un millier d’observateurs internationaux et nationaux ont supervisé le scrutin. Ceux de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine (UA) n’ont fait état d’aucun incident pendant la journée de vote. Les observateurs européens doivent s’exprimer lundi à 13h00 locales (12h00 GMT).

    Avec AFP

  • Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Edem-Kodjo1-Les représentants du pouvoir, d’une frange de l’opposition et de la société civile ont apposé leur signature sur une feuille de route, samedi à Kinshasa en présence du facilitateur désignée par l’Union africaine Edem Kodjo, consacrant ainsi la clôture des travaux du comité préparatoire du dialogue national.

    Le dialogue proprement est prévu pour 15 jours à partir du 1er septembre 2016, a annoncé l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, facilitateur.

    Le directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Nehemie Miwlanya, qui a signé le document pour le compte de la majorité au pouvoir, a invité les différentes composantes de la vie politique en RDC à participer à ce dialogue destiné à apaiser la tension dans le pays.

    Les représentants de la frange de l’opposition présente et de la société civile ont réitéré le même appel.

    Jeudi soir, les participants à ces travaux préparatoires du dialogue national se sont entendus sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat car l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais prévus par la Constitution, selon la Commission électorale nationale indépendante.

    Au cours des travaux préparatoires au dialogue, la discorde a persisté entre l’opposition et le pouvoir sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport publié jeudi, la notion de l’alternance restait le point central des confrontations entre la majorité et l’opposition.

    L’opposition a tenu à ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les délégués de la majorité, eux, s’y sont farouchement opposés, estimant que le dialogue doit discuter plutôt de l’organisation des élections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps se sont cependant accordés cependant à ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans le processus.

    Selon le comité préparatoire, 68 délégués représenteront la Majorité présidentielle ; 68 l’opposition, 39 la société civile et 25 pour d’autres personnalités. La société civile conteste le quota et préfère la parité.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tête Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et récuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libérer tous les prisonniers politiques et rouvert les médias de l’opposition.

    VOA

  • La RDC se prépare au dialogue

    La RDC se prépare au dialogue

    EDEN-KODJO--Les travaux du comité préparatoire du dialogue politique se poursuivent ce vendredi et devraient s’achever ce weekend.

    Depuis mardi, des délégués de la majorité, de l’opposition et de la société civile essaient de se mettre d’accord sur les conditions de ce dialogue politique.

    De quoi va-t-on discuter lors du dialogue politique en RDC ? Cette question divise l’opposition et la majorité.

    Pour l’opposition, il faut essentiellement parler d’alternance, car le second mandat du président Joseph Kabila expire dans quatre mois, et la Constitution ne lui autorise pas de briguer un nouveau mandat.

    Pour le camp présidentiel, il faut parler plutôt des conditions d’organisation des élections.

    Un accord politique

    Selon un cadre de la majorité présidentielle, la question de l’alternance n’est pas fondamentale.

    Pour lui, il faut d’abord se mettre d’accord sur le processus électoral.

    Selon un communiqué du facilitateur du dialogue, Edem Kodjo, la majorité et l’opposition devraient signer un accord politique, à la fin de la concertation.

    C’est cet accord politique qui va déterminer la manière dont sera dirigé le pays au cas où l’élection présidentielle n’est pas organisée en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

    Sur le plan de la forme, les participants se sont mis d’accord sur le nombre de délégués à ce futur dialogue, à savoir 200, répartis entre la majorité, l’opposition et la société civile.

    Le lieu et la durée de la concertation ne sont pas encore définis.

    Ils pourraient être fixés lors des réunions du comité préparatoire prévues ce vendredi et samedi.

    rfi

  • Entente sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat en cas de non élection

    Entente sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat en cas de non élection

    edem kodjo-Les participants aux travaux du comité préparatoire du dialogue national ouverts mardi, se sont entendus sur la nécessité d’un accord politique.

    Il s’agit notamment, selon un rapport des travaux publié jeudi dans la soirée, d’assurer la continuité de l’Etat, puisque l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais prévus par la Constitution.

    En revanche, la discorde persiste sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport, la notion de l’alternance reste le point central des confrontations entre la majorité et l’opposition.

    L’opposition tient à ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les délégués de la majorité, eux, s’y opposent farouchement, estimant que le dialogue doit discuter plutôt de l’organisation des élections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps s’accordent cependant à ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans le processus.

    Selon le comité préparatoire, 68 délégués représenteront la Majorité présidentielle ; 68 l’opposition, 39 la société civile et 25 pour d’autres personnalités. La société civile conteste le quota et préfère la parité.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tête Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et récuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libérer tous les prisonniers politiques et rouvert les médias de l’opposition.

    voa

  • Paul Kagamé affecte cinq généraux de l’armée rwandaises à la tête des villes suivantes Ituri, Beni, Butembo, Goma et Kanyabayonga à l’est du Congo-Kinshasa

    Paul Kagamé affecte cinq généraux de l’armée rwandaises à la tête des villes suivantes Ituri, Beni, Butembo, Goma et Kanyabayonga à l’est du Congo-Kinshasa

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    -Pendant que la distraction se poursuit dans la ville de Kinshasa où des Congolais tout à fait « normaux » vaquent à leurs occupations, et comme si rien de grave ne se passait dans ce pays , notamment dans la ville de Beni où plus de 100 habitants ont perdu leur vie dans un massacre prétendument attribué aux Djihadistes, et au Kasaï central où la soldatesque à la solde du régime a assassiné le vaillant chef coutumier Kamwina Nsapu dont le péché fut d’avoir dénoncé l’occupation de la terre de ses ancêtres par des forces rwandaises, Paul Kagamé poursuit son bout de chemin Il travaille d’arrache-pied chaque qui passe vers la matérialisation de son projet de création de la république du volcan sur les cendres du Kivu.

     

    De sources concordantes à l’est du Congo-Kinshasa, il nous revient que Paul Kagamé a installé cinq généraux de l’armée régulière du Rwanda à la tête des villes de l’est du Congo-Kinshasa, à savoir, le général Tango Fort à Butembo, le général Tito Bizuri à Ituri, le général Mubirizi à Beni, le général Gahizi à Goma et enfin le général Bisamaza à Kanyabayonga.

     

    Et nous apprenons au même moment que le sieur Keroch, de nationalité belge, résidant dans la commune de Limeté à Kinshasa, serait chargé de fomenter des troubles dans la ville d’Uvira et les attribués par la suite aux terroristes. La population congolaise se souvient encore, et ce dans la même région, des évènements de triste mémoire qui furent exécutés sous les ordres de Bob Denard et de Jean Schramme. Comme quoi, l’histoire est un éternellement recommencement à l’est du Congo. Certes que l’on peut savoir quand et où elle commence mais jamais là où et comment elle finira.

     

    Mais tout se planifie et se prépare alors que, dans la région, il existe juste près de Kigali une base militaire américaine. Dans un article qui date de 2008 et intitulé « Le Conseil des droits de l’homme décide d’enquêter sur les causes de la guerre au Congo », le site Voltairenet qui le publie y signale notamment que « AFRICOM a été développé et une importante ambassade a été créée à Goma, dans l’Est de la RDC. Selon des sources congolaises, les États-Unis ont installé au Rwanda, près de la frontière avec la province du Kivu, une base militaire construite par la firme Halliburton. C’est à peu près à ce moment-là que les conflits ont éclaté, et pas uniquement dans l’Est du Congo. On a également monté en épingle dans les médias la question de la piraterie au large de la Somalie afin de justifier une intervention militaire de l’UE et des USA après qu’on eut essayé, deux ans auparavant, d’écarter ceux qui, en Somalie, luttaient véritablement contre les pirates », fin de citation. Comment expliquer que des terroristes peuvent s’aventurer juste à côté où une base militaire américaine, et ce avec drones, opèrent. Et qui faut quoi à l’est du Congo-Kinshasa ? Qui est qui ? C’est dans cette ambiance que Jeune Afrique annonce la visite de John Kerry au Kenya et au Nigeria, un séjour qui est placé sous le signe de la lutte antiterroriste. Ah bon, les terroristes apparaissent au Congo juste en 2016 ?

     

    Divide et impera

    Les réactions contre les crimes du régime à Beni ne furent enregistrées que dans la région même, notamment à Butembo et à Beni. Et presque rien de la même ampleur à Goma, à Mbandaka, rien du tout à Kananga, à Manono, à Matadi, à Kikwit, etc. Et par ce comportement à déplorer, le peuple congolais envoie un mauvais signal aux Anglo-Saxons et à leurs agents dans la région qui tiennent mordicus à l’exécution de leur projet de balkanisation du Congo. Cette façon d’agir de la part de notre peuple peut signifier que, contrairement à ce qui se raconte, le peuple congolais ne serait pas assez prêt pour sa propre libération comme la majorité la réclamerait. Et notre crainte est de voir triompher l’adversaire en divisant de plus en plus la population congolaise. Le régime assassine Kamwina Nsapu. Et il n’y a aucune réaction dans le pays sauf que les concernés, les proches de la victime, qui en cherchant à s’approprier son meurtre, tombent dans le jeu du régime qui consiste à diviser, ce pour mieux régner. Donc, à chacun ses malheurs au détriment de l’esprit de la nation, de la solidarité nationale et de l’idée triomphante de la patrie. Et si chaque groupe devrait manifester ainsi et à part quand la canaille le frappe, Paul Kagamé risque de comprendre que tout lui est permis au Kivu dès lors que les Kinois, les katangais et autres ne s’en montrent pas préoccupés. Rien ne saura changer dans ce pays si c’est à ce rythme que le peuple réagit. C’est au leadership que nous sommes d’éveiller le peuple, d’inventer la lutte nationale, de la construire morceau par morceau et de l’orienter.

     

    Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo