Author: Don Kayembe

  • CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    Léopards 6-La RDC sera présente à Libreville au Gabon en janvier 2017. Elle a obtenu son ticket pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations après son succès devant la République Centrafricaine par 4-1. Match joué dimanche 4 septembre au stade des Martyrs. Neeskens Kebano (28e), Firmin Mubele Ndombe (45e),  Bolingi Mpangi (72e) et Jordan Botaka (90e) ont marqué pour les Léopards. Enza a réduit la marque pour les Centrafricains (62e). Avec 15 points, les poulains de Florent Ibenge terminent en tête du groupe B devant leur adversaire du jour (10 points).

    C’est la 18e participarion des Congolais en une phase finale de la CAN, qui est à sa 31e édition.

    Il n’y aura pas eu de temps d’observation entre les deux adversaires. Les Léopards ont timidement commencé le match, alors que les Centrafricains ont mis le pied sur l’accélérateur dès le début de la rencontre.

    Les premières tentatives sont des Fauves OUbangi. Les Congolais tentent de réagir, mais sans inquiéter le gardien centrafricain, à l’instar de la frappe de Chancel Mbemba qui passe largement à côté de la cage (7e).

    Trois minutes après, la RCA obtient un corner. Le tireur cherche le deuxième poteau. L’attaquant centrafricain est court et ne parvient pas à récupérer la balle.

    Pression centrafricaine

    Les Centrafricains maintiennent la pression. A la minute suivante, le médiateur Mambimbi Vivien, buteur à l’aller, tire de loin. La balle passe non loin de la cage de Matampi. Le stade retient son souffle.

    La RDC pèche dans les passes au milieu de terrain et ses erreurs profitent à l’adversaire. Sur une erreur de Youssouf Mulumbu, qui échoue dans sa dernière passe, l’ailier gauche centrafricain récupère la balle. Il dribble Issama et trouve son coéquipier à la droite. Ce dernier tire et sa frappe est contrée par le visage de Lomalisa qui sauve la RDC (13e).

    Une minute plus tard, la RCA obtient un corner qui ne produit rien. Toujours 0-0 au marquoir, mais la pression est forte dans le camp des Congolais.

    Les Centrafricains ont presque dominé les 15 premières minutes et ne vont rien lâcher. Enza, joueur de Valenciennes (France) traverse la défense congolaise. Il tente de tromper Matampi mais le poteau sauve le portier congolais. La balle rebondit sur les jambes d’un défenseur congolais. C’est le troisième corner de suite pour les Fauves du Bas-Oubangui.

    Dans l’entre jeu, c’est une bonne disposition tactique des Centrafricains. Ils sont au marquage des Congolais et ne laissent aucune issue aux Léopards (17e).

    Réveil des Léopards

    C’est à la 25e minute que les Congolais se réveillent. La première chaude alerte de la RDC provient de Youssouf Mulumbu. Le capitaine des Léopards trouve Neeskens Kebano qui centre au point de pénalty. Personne pour récupérer la balle si ce n’est un défenseur centrafricain.

    La RDC joue dans le camp de la RCA avec Chancel Mbemba au meilleur de sa forme. Bolasie fait un petit pont et trouve la tête de Bolingi qui passe à côté (26e).

    Bolasie se réveille. Il se joue de son vis-à-vis et trouve Kebano. L’actuel joueur de Fulham (Angleterre) fusille le gardien centrafricain et marque le premier but des Léopards. 1-0 pour la RDC (28e).

    Le match s’équilibre et les assauts vont de part et d’autre mais sans inquiéter les portiers.

    Bolasie est en jambe. Parti sur le flanc droit, il trouve Mubele Ndombe. Sa reprise de volée est écrasée et le gardien centrafricain capte net la balle (39’).

    Plus rien ne sera marqué. L’arbitre gambien Bakary Papa Gassama va siffler la fin de la première partie.

    Mubele creuse l’écart

    Les Congolais donnent le coup d’envoi à la reprise de la deuxième mi-temps. A l’opposé de la première, ils mettent le pied sur le ballon et quelques secondes suffiront pour creuser l’écart.

    Youssouf Mulumbu qui avait mal débuté la partie se ressaisit. Il termine bien la première période et débute la seconde mi-temps en forme. Sur une passe en profondeur, il trouve Firmin Mubele Ndombe. L’ancien attaquant de Vclub efface le gardien centrafricain et marque le deuxième but (45e).

    La RDC ne veut pas rater son entrée en jeu pour la seconde partie. Une minute après, Chancel Mbemba, qui aura été irréprochable s’essaye de loin. Il ne trouve pas le cadre.

    Le deuxième buteur Congolais, Mubele hérite par la suite d’une passe d’un de ses coéquipiers. Il fait un geste de trop dans la surface de réparation et le défenseur centrafricain surgit pour renvoyer la balle en corner (48e).

    Le cuir est joué par Yannick Bolasie. Il trouve Neeskens Kebano de grand jour. Sa frappe est écrasée. Elle est reprise par la tête de Bolingi mais la balle est à côté de la cage du gardien centrafricain.

    Botaka : passeur et buteur

    A vingt minutes de la fin du match, Florent Ibenge dit « Flo » décide de sortir Firmin Mubele qui se tord des douleurs. Jordan Botaka prend sa place. Un coachin payant puisque c’est de lui que proviennent les deux autres buts des Congolais.

    Il est d’abord passeur. Sur sa première touche de balle, Jordan Botaka prend de vitesse son premier garde du corps. Il se retrouve en face de deux autres défenseurs de la RCA. Il les efface tous deux, à deux reprises, et se crée un espace. Il fait une passe millimétrée à Bolingi. D’une talonnade intelligente, le virevoltant avant-centre de Mazembe marque un superbe but (72e).

    A 3-1, le stade exulte. Bolingi célèbre son but en exhibant la danse de fouet (fimbu en lingala). Le public l’accompagne comme pour dire que les Léopards chicotent leurs adversaires.

    Après le troisième but, Florent Ibenge fait tourner son effectif. Jacques Maghoma prend la place de Kebano (79e) et Remy Mulumba remplace Mulumbu (82e).

    Deux minutes après son entrée, Remy Mulumba récupère la balle, après un corner joué par Bolasie. Il trouve Chancel Mbemba qui laisse pour Bolasie. Il glisse et rate le cuir.

    Bolasie se rattrape. Il récupère un ballon et lâche une frappe lourde que le gardien centrafricain renvoie en corner. Il se charge de jouer le corner et trouve Botaka qui n’ajuste pas sa tête.

    C’est le même Botaka qui va se retrouver seul devant le gardien centraficain (90e). Marcel Tisserand, impérial pour sa première titularisation, lui donne une balle à partir de la défense. L’ancien joueur de Leeds United prend toute la défense de vitesse. Il fixe le portier et marque le 4e but.

    Avec ce large succès, la RDC se qualifie directement en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations qui se jouera en janvier 2017 au Gabon.

    R.O

  • Pie Tshibanda agressé: Je crie au secours. Les gens regardent passivement le spectacle!

    Pie Tshibanda agressé: Je crie au secours. Les gens regardent passivement le spectacle!

    Pie-Tshibanda-agressé– Ce samedi, 27 Août, je me suis réveillé avec comme programme : aller consoler
    un proche qui vient de sortir de l’hôpital. A Schaarbeek, je m’arrête devant une
    banque située sur place Dailly, au croisement de l’avenue Chazal et la Granderue
    aux bois. Il est 9H30’ du matin. J’ouvre la porte de la banque, deux hommes
    me suivent, ils parlent dans leur langue. Je retire l’argent. Dès que je me
    retourne, l’un de deux essaie de m’arracher les billets, je résiste, c’est alors que
    le second m’ordonne : « Donnez l’argent, donnez l’argent ! ». En même temps
    qu’il crie, il frappe. J’attrape un coup en plein visage. Les lunettes sont touchées,
    mon nez blessé. Nous sommes déjà dehors, devant la banque. Du sang coule de
    mon nez, mes vêtements sont tâchés.
    Je crie « Au secours ! » Les gens regardent passivement le spectacle. Mes
    agresseurs s’échappent. Sans mes lunettes… je demande à un passant de m’aider
    à appeler la police, de prévenir ma famille, d’appeler mon ami. Aux spectateurs
    je crie : « Vous m’avez tous entendu crier au secours, et vous n’avez rien fait ! ».
    Gêné, un homme m’apporte deux bouteilles d’eau pour que je lave mes mains.
    Une famille africaine vient passer par là, la dame me conseille de m’asseoir, sa
    fille vient me donner un paquet de mouchoirs. La police arrive en même temps
    que l’ambulance. Ils me prennent en charge avec professionnalisme. A quatorze
    heures, en sortant de l’hôpital, je passe par le commissariat de police. Bonne
    nouvelle : mes agresseurs sont déjà arrêtés. Quelle efficacité !
    Avec mes vêtements ensanglantés, je suis passé à la #RTBF pour témoigner,
    féliciter la police de #Schaarbeek, dire merci aux pompiers, au corps médical, à
    ceux qui m’ont donné de l’eau et des mouchoirs mais je voulais aussi et surtout
    rappeler à tout le monde cette phrase d’Albert Einstein : « Le monde est
    dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause
    de ceux qui regardent et laissent faire. » Mais #RTBF ne diffuse pas les faits
    divers !
    Je termine quand même ce témoignage avec une pensée pour mes agresseurs. En
    arriver à frapper quelqu’un de l’âge de leur papa ! Ils doivent venir de loin !  »
    #PieTshibanda (#UnFouNoirAuPaysDesBlancs)

  • Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    tshisekedisassou-Denis Sassou-Nguesso offre ses bons offices à la République démocratique du Congo. Le président de la République du Congo a séjourné à Kinshasa pour parler aux protagonistes de la scène politique afin de les amener à la table du dialogue. Il a eu un long entretien ce vendredi avec son homologue Joseph Kabila, un autre avec l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Sassou-Nguesso a également reçu l’ancien vice-président de la RDC, Azarias Ruberwa, ainsi que le nonce apostolique accompagné du chef de la Monusco.

    « A ce niveau, il n’y a rien à dire. Nous sommes encore dans le processus. » C’est la petite phrase lancée aux journalistes par Félix Tshisekedi, secrétaire national aux affaires extérieures de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à l’issue de l’audience accordée par le président Denis Sassou-Nugesso à la délégation du Rassemblement des forces acquises au changement.

    Luis Montemayor, le nonce apostolique, a lui été reçu en compagnie de Maman Sidikou, le chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco). Luis Montemayor pense que trois des principaux acteurs politiques du pays devront être consultés dans la recherche de la solution à la crise actuelle : « Il y a certaines choses qui sont possibles, mais il faut contacter le président de la République démocratique du Congo, et surtout [Etienne] Tshisekedi et Moïse Katumbi [deux figures importantes de l’opposition congolaise, ndlr]. » Et le nonce apostolique de détailler certains facteurs d’apaisement nécessaires au dialogue : « Il faut continuer les mesures de décrispation, libérer les prisonniers politiques – au moins les cas qui sont possibles -, résoudre certaines mesures qui blessent Moïse Katumbi en particulier. Et résoudre ce fameux problème de facilitateur. »

    Le président Sassou-Nguesso a également rencontré Thomas Luhaka, le vice-Premier ministre en charge des Télécommunications. Ce dernier se dit favorable à plus d’inclusivité, mais il n’est pas d’accord pour que le facilitateur soit remplacé. C’est pourtant l’une des demandes du rassemblement de l’opposition.

    Amener au dialogue

    « Au stade où on en est, est-ce qu’on peut se permettre de récuser le facilitateur et de se mettre à [en] rechercher un autre ?, s’interroge Thomas Luhaka. Vous imaginez le temps que nous allons perdre alors qu’eux-mêmes disent qu’on court derrière le temps. On peut libérer aujourd’hui ceux qu’ils appellent les “prisonniers politiques”. Ce n’était pas dans mes attributions, dans mes compétences, mais de toute façon le gouvernement a déjà commencé à faire quelque chose. Mais je ne pense pas que si cette condition-là est remplie et que la récusation du facilitateur n’est pas révisée, ils [l’opposition] viendront autour de la table. »

    Alors que peut-on attendre du voisin qui propose ses bons offices ? « Faire venir au dialogue les partis politiques, les regroupements qui sont restés réfractaires jusqu’à ce jour, quel que soit le préalable », répond Azarias Ruberwa, président du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et ancien vice-président de la République.

    Pour le facilitateur du dialogue national politique inclusif, le Togolais Edem Kodjo, le président Denis Sassou-Nguesso est surtout venu prodiguer des conseils.

    RFI

  • Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dénonce des dizaines d’arrestations

    Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dénonce des dizaines d’arrestations

    affrontements_dialogue_rdc_-En République démocratique du Congo s’est ouvert jeudi après-midi le dialogue national pour des élections apaisées. Une cérémonie en grande pompe a marqué le début de ce processus. Etaient présents les représentants de l’Union africaine et des Nations unies. Dans le même temps, des affrontements ont éclaté entre les jeunes du rassemblement de l’opposition et les forces de police. Le rassemblement de l’opposition dénonce plus d’une centaine d’arrestations.

    Drôle de journée en RDC jeudi 1er septembre. Les leaders du rassemblement de l’opposition voulaient déposer leur feuille de route accompagnés de leurs jeunes militants au siège de l’Union africaine et de la Monusco. Le porte-parole de la police explique qu’il n’y avait pas besoin des jeunes pour déposer un mémorandum et qu’ils n’étaient pas autorisés à occuper la chaussée.

    Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées, selon le rassemblement, 90 dont 85 à la Gombe selon la police. Des affrontements ont eu lieu pendant plusieurs heures, avec des jets de pierres, des gaz lacrymogènes, y compris entre partis de l’opposition pro et anti-dialogue. Des dégâts matériels sont à déplorer.

    Toute autre ambiance en revanche à la cité de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), où se tenait ce dialogue. Des dizaines de partisans de la majorité ont manifesté leur soutien au dialogue. Ils courraient entre les véhicules, drapeaux à la main, sans être arrêtés dans l’expression de leur joie.

    Divisions autour du facilitateur Edem Kodjo

    Dans la salle de conférence, tour à tour, le commissaire paix et sécurité de l’Union africaine et le chef de la Monusco ont apporté leur soutien au facilitateur, déploré l’absence d’une partie de l’opposition, appelée notamment à « être plus flexible » et demandé au gouvernement de poursuivre les mesures de décrispation.

    Toujours récusé par le rassemblement, le facilitateur Edem Kodjo a réaffirmé une nouvelle fois sa position sans parti pris, égratignant toutefois l’UDPS en révélant l’existence d’un accord secret entre la présidence congolaise et le parti d’Etienne Tshisekedi signé sous son égide au printemps dernier, pour « rétablir une vérité historique », dit-il. Mais il dit toutefois garder la main tendue, en espérant, « une fois les irritations passées », que toute la famille politique se réunira autour de la table.

    C’est Vital Kamerhe qui a été le seul politique congolais à prendre la parole. Co-modérateur de ce dialogue pour la frange de l’opposition qui y participe, il a appelé au respect strict de la Constitution, à l’alternance. Le président de l’UNC a également promis d’aller ce week-end à la rencontre de ceux qui refusent toujours le dialogue qui vient de s’ouvrir. « Une pêche miraculeuse pour aller chercher les gros poissons ? » s’est amusé le facilitateur de l’Union africaine.

    RFI

  • Heurts entre policiers et manifestants à quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    Heurts entre policiers et manifestants à quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    manif-Des heurts ont éclaté jeudi à Kinshasa entre des policiers et des manifestants, à quelques heures de l’ouverture du dialogue national initié par le gouvernement congolais, censé sortir la République démocratique du Congo de l’impasse électorale où elle est plongée.

    A 10h00 (9h00 GMT), des tables cassées et autres pierres jonchaient la chaussée et les abords de la Foire internationale de Kinshasa située entre les quartiers Limete et Lemba (dans le centre de la capitale congolaise).

    Ce décor témoigne de la violence de l’altercation qui a opposé les agents de la police anti-émeute et les “commandos de jeunes”, a déclaré à l’AFP un habitant du quartier, Patrick Mulumba, cloitré chez lui.

    Pendant près d’une heure, des échanges des tirs de gaz lacrymogènes de la police et de jets de pierre ont perturbé les activités et la circulation dans la commune de Lemba, connue comme le “quartier latin de Kinshasa”.

    Des manifestants scandaient des slogans hostiles au président congolais Joseph Kabila qui a convoqué un “dialogue national” fin novembre en vue d’”élections apaisées” dans le pays, et contre l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo, facilitateur désigné de l’Union africaine pour ce forum, a ajouté un pompiste sous couvert d’anonymat.

    Des manifestations ont également été signalées au Rond-point Ngaba, non loin de l’Université de Kinshasa et sur l’avenue de l’Enseignement (proche du palais du peuple, siège du Parlement) où sont concentrés les sièges des partis politiques d’opposition, selon plusieurs témoignages.

    Des centaines des jeunes en colère s’y trouvaient encore, selon un journaliste de l’AFP.

    Convoqué fin novembre 2015 en vue d’”élections apaisées”, ce dialogue voulu “inclusif” s’ouvre jeudi à 15h00 (14h00 GMT) et réunira la majorité et quelques partis d’opposition.

    Le “Rassemblement”, une coalition des forces politiques et sociales autour de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, lui, conditionne sa participation à une série de préalables dont la libération des prisonniers politiques et d’opinion, l’arrêt des poursuites contre l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle.

    Les transports en commun se faisaient plutôt rares à Kinshasa, et les arrêts de bus étaient bondés dans les quartiers contestataires. “Que cherchent-ils encore? Qu’ils aillent au dialogue au lieu de nous distraire”, a protesté Berthe Nzinga, fonctionnaire de l’État qui affirme avoir mis plus d’une heure dans l’attente d’un bus à cause des manifestations.

    Le climat politique est tendu en RDC en mesure qu’approche la fin du mandat du président Kabila fixé au 20 décembre.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter mais l’opposition le soupçonne de chercher à s’accrocher au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

    Avec AFP

  • Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    KODJO-Le « dialogue politique national » voulu par le président Joseph Kabila débute jeudi en RD Congo. La majeure partie de l’opposition, notamment Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, a choisi de le boycotter.

    Sous la supervision du facilitateur de l’Union africaine (UA), le Togolais Edem Kodjo, les travaux du dialogue national, initié par le président Joseph Kabila pour tenter de sortir de la crise électorale actuelle, doivent durer deux semaines à compter de jeudi 1er septembre.

    Une majorité de l’opposition refuse toujours d’y participer, notamment l’UDPS, le G7 et le MLC, et parle d’un « pseudo-dialogue ». Ces trois mouvances n’ont pas pris part aux travaux préparatoires conduits par Edem Kodjo, accusé de partialité et récusé par le Rassemblement de l’opposition. Celui-ci a déposé sa propre feuille de route datée du 29 août à l’Union africaine avec comme conditions le départ du président Kabila à la fin de son mandat et la révocation du facilitateur de l’UA.

    Kamerhe et Kengo devraient être présents

    En revanche, l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et ses alliés, l’une de principales formations politiques de l’opposition, doit y participer. Elle avait en effet envoyé ses délégués au comité préparatoire du dialogue, l’ancien président de l’Assemblée nationale ayant décidé de jouer la « carte de l’apaisement pour éviter l’enlisement de la crise politique en cours » en RD Congo.

    Il en est de même de Bruno Mavungu, fraîchement éjecté du secrétariat général de l’UDPS par Étienne Tshisekedi, et de l’opposant Samy Badibanga, président du groupe parlementaire UDPS et alliés qui boudait encore il y a peu ces pourparlers politiques.

    Le président du Sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo, devrait lui aussi être de la partie. Il avait finalement accepté de participer aux travaux préparatoires. « Nous allons tenter d’imposer l’inclusivité de l’intérieur et éviter l’escalade », avait indiqué un membre de son parti.

    JA

  • Gabon: Ali Bongo réélu président, affrontements à Libreville

    Gabon: Ali Bongo réélu président, affrontements à Libreville

    GABON-Ali Bongo vient d’être réélu, pour un second mandat, président du Gabon avec 49,80% des voix, selon le ministère de l’Intérieur. Le taux de participation s’élève à 59,46%. L’opposition conteste le score de l’élection et des heurts ont lieu ce mercredi dans certains quartiers de Libreville.

    ■ La tension était encore très vive ce mercredi soir dans la capitale : grands axes coupés sur le front de mer, check points, véhicules blindés aux carrefours et commerces fermés. La grande majorité des habitants sont restés cloitrés chez eux.

    Mais avec l’arrivée de la nuit, la situation s’est un peu calmée à Libreville, après une après-midi de violences qui ont commencé très vite, juste après l’annonce de la victoire d’Ali Bongo.

    Des échauffourées ont notamment éclaté dans le quartier populaire de Nkembo. Des premiers tirs de grenades assourdissantes ont été entendus pendant que des hélicoptères tournaient dans le ciel.

    Des groupes d’opposants ont convergé vers l’Assemblée nationale. Ils sont parvenus à entrer dans la cour. Un incendie s’est ensuite déclaré aux abords du Parlement. Des manifestants ont également visé la Radio-Télévision gabonaise, avec là encore des violences : grenades lacrymogènes contre pierres.

    Des heurts ont également éclaté à Nzeng Ayong, où l’immeuble du vice-Premier ministre Paul Biyoghe-Mba a été incendié.

    A l’échangeur de Charbonnages, le centre commercial ABC mall a été vandalisé, ainsi que l’agence d’Ecobank à l’intérieur. Plusieurs chaines de distribution ont été prises pour cibles, mais aussi des magasins libanais au PK7 et PK6.

    Le public a pris le dessus sur les camions de policiers et ils ont même fait sortir de force un policier qui a fui.
    Félicité, une manifestante venue protester contre les résultats devant la Cenap

    Enfin, à plein ciel, un autre quartier populaire, des manifestants qui voulaient brûler une station-service ont été repoussés par les forces de sécurité. Des échauffourées s’en sont suivies pendant au moins une heure.

    Des manifestants sont aussi descendus dans la rue à Port-Gentil, la deuxième ville du pays qui est acquise à l’opposition. Selon un habitant, les opposants ont été dispersés à coups de canons à eau.

    Des affrontements ont lieu à Libreville entre partisans d’Ali Bongo Ondimba, réélu président, et ceux de Jean Ping, candidat à l’élection arrivé deuxième, le 31 août 2016. © AFP/Marco Longari

    Jean Ping, l’ancien ministre aujourd’hui opposant, dénonce le résultat. Selon lui, les chiffres ont été manipulés notamment dans cette province du Haut-Ogooué, la région d’origine de la famille Bongo et d’après les chiffres officiels, Ali Bongo y a remporté plus de 95% des suffrages. Le taux de participation, lui, frôle les 100%.

    Paul Marie Gondjout, commissaire pour l’opposition à la Cenap, est sorti du bâtiment en colère en déclarant qu’« on essayait de voler le choix des Gabonais ». Il a parlé d’un « mensonge éhonté » avec « un score digne d’une dictature » dans le Haut-Ogooué. Un membre de l’opposition a présenté à la presse les résultats, selon lui truqués par la Cenap, dans cette province.

    Sur huit membres de la Cenap, quatre seulement ont approuvé les résultats annoncés il y a une heure par le ministre de l’Intérieur. Le ministre de l’Intérieur est arrivé quelques dizaines de minutes plus tard pour les valider.

    Les résultats officiels viennent d’être annoncés par le ministère de l’Intérieur

    ■ Le ministre de l’Intérieur a donné les résultats fournis par la Cenap à 17h (heure de Paris), la commission électorale gabonaise. Ali Bongo a donc été réélu avec 49,80% des voix. Son adversaire Jean Ping obtient 48,23% des voix. Le taux de participation est de 59,46%.

    L’ancien ministre a remporté six provinces contre trois pour le président réélu. Jean Ping l’emporte largement notamment dans les deux provinces où se trouvent Libreville et Port-Gentil, les deux plus grandes villes du pays.

    Cet après-midi, un litige a éclaté au sein du Bureau de la Cenap, l’instance décisionnaire de cette commission. Les membres de l’opposition se sont abstenus de voter mais le vote a été validé.

    RFI

  • Gabon:Ali Bongo Ondimba réélu pour un deuxième septennat, selon les résultats officiels

    Gabon:Ali Bongo Ondimba réélu pour un deuxième septennat, selon les résultats officiels

    Ali Bongo-La réélection du président sortant gabonais est confirmée par les résultats officiels provisoires publiés par le ministre de l’Intérieur.

    Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a obtenu 49,80% des suffrages devant l’opposant Jean Ping (48,23%) lors du scrutin à un tour tenu samedi, a déclaré le ministre de l’Intérieur Pacôme Moubelet-Boubeya, confirmant les résultats provisoires émanant de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap).

    “L’opposition s’est abstenue”, a précisé l’un de ses délégués, dénonçant un “passage en force”.

    Les délégués de M. Ping contestent les résultats dans une des neuf provinces du pays, le Haut-Ogooué, fief de l’ethnie Téké des Bongo.

     

    M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d’après le procès-verbal qui devait servir de base au débat et auquel l’AFP a eu accès en début de réunion.

    Ce score permettrait au président sortant de remporter la victoire avec 49,80% au niveau national, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires.

    Ce qui représente une différence de 5.594 voix en faveur de M. Bongo devant M. Ping sur 627.805 électeurs inscrits pour l’élection présidentielle qui s’est déroulé dans le calme.

    “Monsieur Jean Ping réaffirme vigoureusement, en accord avec l’Union européenne et les Etats-Unis, que le recomptage bureau par bureau, devient le seul moyen de garantir désormais la loyauté du scrutin”, ont indiqué dans un communiqué son chargé de communication au Gabon, Jean-Gasaprd Ntoutoume Ayi, et son avocat à Paris, Me Eric Moutet.

    Ils n’ont pas précisé si ce recomptage concernait seulement la province du Haut-Ogooué.

  • Humour de Colette Braeckman:La révolte gronde parmi les Tutsis congolais réfugiés au Rwanda depuis vingt ans

    Humour de Colette Braeckman:La révolte gronde parmi les Tutsis congolais réfugiés au Rwanda depuis vingt ans

    RD Congo Entretien avec Colette Braeckman, de retour du Nord Kivu-TV5MONDE-Les Tutsis du Nord et du Sud Kivu, communément appelés Banyarwanda ou Banyamulenge, ont été les fers de lance de toutes les guerres menées au Congo depuis un vingt ans.
    Au Congo nul n’a oublié que, -leur origine congolaise étant mise en cause- les jeunes hommes s’engagèrent en masse, en 1996, dans les rangs de l’AFDL(Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) et, aux côtés de soldats rwandais et ougandais, réussirent à s’emparer de Kinshasa en mai 1997. Une année plus tard, les Tutsis congolais repartaient en guerre, poussés par le Rwanda. Par la suite, en dépit des accords de paix de Sun City (2002) qui ouvrirent la voie à la réunification du Congo, les mêmes combattants tutsis de l’Est alimentèrent plusieurs rébellions, toujours téléguidées depuis Kigali, celle du CNDP de Laurent Nkunda et, plus récemment, celle du M23, finalement mise en échec par l’armée congolaise épaulée par les forces des Nations Unies.
    A part quelques politiciens et quelques généraux qui reçurent postes et promotions pour sceller les accords de paix conclus avec Kinshasa, les Tutsis congolais, dans leur grande majorité, estiment que ces guerres successives téléguidées par Kigali ne leur ont rien rapporté : les Banyamulenge du Sud Kivu, en froid avec Kigali, ont été intégrés au sein de l’armée congolaise tandis que les Banyarwanda du Nord Kivu et de l’Ituri ont du fuir en masse vers l’Ouganda et le Rwanda. Aujourd’hui, leurs parents restés sur les collines du Masisi ou de l’Ituri éprouvent le plus grand mal à défendre leurs terres convoitées par des groupes armés hutus qui n’hésitent pas à perpétrer des massacres à l’arme blanche.
    De l’autre côté de la frontière, la situation n’est pas meilleure : au fil des années, près de 100.000 Tutsis du Congo ont été amenés à se réfugier au Rwanda et en Ouganda et ils se présentent aujourd’hui comme les « oubliés du Kivu ». En effet, désireux peut –être de préserver cette armée de réserve, Kigali n’a pas veillé à intégrer ces « cousins » congolais dans une société rwandaise en pleine mutation. Selon les chiffres du HCR, 94.700 réfugiés congolais se trouvent toujours dans cinq camps installés au Rwanda et dans trois camps en Ouganda.
    Depuis deux décennies, ils y vivent dans des conditions précaires, les jeunes n’ayant pas accès à l’éducation au-delà de 14 ans.
    Selon nos informations, la révolte gronde non seulement parmi les adultes qui estiment avoir été sacrifiés mais aussi parmi les jeunes qui, manquant de perspectives dans un Rwanda surpeuplé, rêvent de retourner sur les vertes collines du Masisi dans le Nord Kivu ou l’Ituri. Alors que des milliers de jeunes gens sont acceptés comme réfugiés par les Américains et envoyés dans le Minnesota, une alliance est née entre les diverses communautés de l’Est du Congo, appelée « umoja wa majamaa » ce qui signifie « familles unies ». Recrutant dans les camps de réfugiés en Ouganda et surtout au Rwanda, cette alliance s’est dotée d’un volet militaire et aurait pris contact avec d’autres forces en présence. Quatre mille jeunes gens auraient été recrutés, dont d’anciens rebelles du M23. Selon nos interlocuteurs, cette force nouvelle serait prête à se porter au secours des populations civiles du Nord Kivu attaquées par les groupes armés hutus, disposée aussi à se battre pour forcer le retour des réfugiés tutsis et la récupération des terres…Fait nouveau, ces combattants issus des camps de réfugiés opéreraient de manière autonome, sans être des supplétifs de l’armée rwandaise. Reste à savoir où ils trouveront les armes nécessaires et comment ils s’affranchiront de la tutelle et de la surveillance que Kigali exerce depuis vingt ans sur les cousins du Congo…
    COLETTE BRAECKMANHumo