Author: Don Kayembe

  • Elections en 2016:Délais intenables pour la Céni avec ou sans révision du fichier

    Elections en 2016:Délais intenables pour la Céni avec ou sans révision du fichier

    CENI-NANGAA-Alors que des partis d’opposition doivent se réunir mercredi 8 juin à Bruxelles, autour d’Etienne Tshisekedi, le vieux leader de l’UDPS, RFI fait le point sur le processus électoral en République démocratique du Congo. La question qui obsède la classe politique est de savoir s’il est encore possible de tenir les délais constitutionnels pour la présidentielle. Le processus d’enrôlement des électeurs n’a même pas encore commencé. Mais la Céni promet de débuter l’opération au mois de juillet, pour une convocation du corps électoral fixée par la Constitution à septembre. Pour répondre à toutes les questions ce matin, l’invité de la rédaction Afrique de RFI est Corneille Nangaa, président de la Commission électorale.

    RFI : On connaît enfin le nom du fournisseur des kits électoraux. Combien de temps va prendre l’enrôlement et à partir de quand est-ce que cette procédure d’enrôlement va pouvoir commencer ?

    Corneille Nangaa : Nous devons travailler avec le nouveau fournisseur et il va devoir nous livrer dès fin juin le premier lot des 500 kits qui vont nous permettre de lancer l’opération d’identification et d’enrôlement en province pilote du Nord-Ubangi à partir de fin juillet.

    Et pour le lancement sur l’ensemble du territoire ?

    Le lancement sur l’ensemble du territoire se fera au fur et à mesure que le fournisseur va produire les kits.

    Ça veut dire que la révision du fichier ne pourra pas être terminée à temps pour le mois de septembre ?

    Nous l’avions dit depuis notre évaluation. Nous avions parlé à l’époque de plus ou moins 16 mois et un jour. On a commencé à compter depuis le mois de février, nous travaillons et nous faisons en sorte que nous ayons le fichier dans un temps record. Nous nous sommes lancés dans cette procédure et nous avançons. Il est vrai que le fichier ne sera pas disponible avant la fin de l’année. En milieu de l’année 2017, le fichier sera déjà prêt. Le fichier aujourd’hui est le seul argument, malheureusement, qui justifie la non-tenue de l’élection.

    Pourquoi ne pas annoncer que l’élection présidentielle ne sera pas tenue dans les délais constitutionnels, puisque vous savez déjà que le fichier ne sera pas prêt pour pouvoir organiser cette élection et convoquer le corps électoral en septembre ?

    Nous sommes en train de constituer le corps électoral qui sera convoqué pour toutes les élections. Pourquoi ne pas l’annoncer, c’est la question du calendrier. Nous allons publier dans les jours qui viennent des calendriers et il y a des éléments que nous sommes en train de réunir, qui nous permettront de publier ces calendriers sans qu’il y ait encore un refus ou un rejet par l’un ou l’autre camp de ce calendrier. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a la contrainte légale et constitutionnelle qui est là et il y a aussi la contrainte technique. Comment concilier les deux contraintes ? C’est ça la question. Et c’est là où nous disons que cette question devrait être gérée par d’autres acteurs. La Céni se focalise sur ce critère technique parce qu’après tout il faut avoir un fichier fiable pour aller aux élections.

    Est-ce que si les acteurs se décidaient demain à aller aux élections sans révision du fichier, est-ce que ce serait encore possible de tenir les délais constitutionnels ?

    C’était une option qui était tenable à partir de janvier. Et nous avions proposé en son temps cette question. Aujourd’hui, à cette date en juin, même si l’option politique était levée d’aller aux élections avec le fichier de 2011 fiabilisé on ne tiendra plus le mois de novembre. Ce n’est plus tenable, même dans cette hypothèse-là.

    Donc il n’y a plus d’option possible pour tenir les délais constitutionnels aujourd’hui, selon l’avis technique de la Céni ?

    Je pense que nous avons donné notre avis technique, nous avons fait une feuille de route, qu’on nous fasse confiance. Nous sommes en train de travailler pour avoir un fichier fiable sur lequel tout le monde peut être d’accord. Et à partir de là, nous allons tenir de très bonnes élections.

    Pourtant il y avait des experts électoraux onusiens qui disaient dans un rapport qu’il était encore possible de tenir les délais constitutionnels sans révision du fichier électoral. C’est un point de vue que vous ne partagez pas ?

    J’aurais bien voulu voir ce rapport avant de faire des commentaires là-dessus. Mais tout ce que je sais c’est que nous avons travaillé avec les experts de l’OIF et des Nations unies et nous avons mis sur la table toutes les options possibles.

    Vous ne craignez pas d’être accusé d’avoir violé la Constitution et en l’occurrence d’être poursuivi pour haute trahison, ce que disent certains membres de la société civile aujourd’hui ?

    Ce qui veut dire pour que je publie le calendrier, il faut que je sois couvert pour que vous ne me traitiez pas de l’institution qui a violé la Constitution. Nous n’allons pas violer la Constitution. Nous disons nous-mêmes que nous avons pris beaucoup de retard. Et le retard accumulé a fait qu’aujourd’hui, il faut constituer les fichiers. C’est ça la contrainte technique qui est devant nous. Et nous sommes en train d’avancer.

    Mais comment expliquer ça alors que depuis 2011 vous savez que des élections sont à organiser en 2016 et qu’il n’y a pas de surprise avec ça ?

    Il n’y a pas de surprise. Mais la vérité est que je suis entré en fonction en novembre. Nous avons fait l’évaluation de la situation et nous avons tracé la feuille de route pour sortir de cette impasse où on était.

    Qui est responsable de ce retard selon vous ? Qui est responsable du fait que les élections ne soient pas organisées dans les délais constitutionnels cette année ?

    Ce n’est pas le rôle de la Céni de déterminer qui est responsable de quoi ? Nous, on a établi les faits.

    Il y a bien un problème de financement ? La Céni elle-même s’est plainte du fait de ne pas être financée à hauteur de ce qui était promis par l’Assemblée nationale l’an dernier.

    Les finances constituent effectivement une contrainte importante au processus. Dans ce calendrier global de 2015, la Céni avait déjà soulevé cette question. Mais il faut dire qu’avec le gouvernement, dès décembre, dès notre prise de fonction, nous sommes tombés d’accord sur le plan de décaissement. Et depuis janvier jusqu’à ce jour le gouvernement exécute ces plans de décaissement correctement. La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui nous connaissons les fournisseurs. A la signature du contrat, la Céni a plus ou moins de quoi payer le matériel, ce qui est une avancée et nous pensons que nous allons évoluer dans ce sens-là.

    RFI

  • Plus de doute : Corneille Naanga est formel,pas d’élections en 2016

    Plus de doute : Corneille Naanga est formel,pas d’élections en 2016

    corneille NANGAA-Corneille Naanga est formel

    Plus de doute : il n’y aura pas d’élections en 2016 !

     «INVITÉ AFRIQUE», le président de la Centrale électorale a accordé le 7 juin 2016 à Sonia Rolley, pour le compte de Rfi bien entendu, une interview qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain Apollinaire Malu-Malu début 2004 lorsque l’abbé président de la Cei avait annoncé l’impossibilité d’organiser les échéances électorales avant la fin de la transition fixée au 30 juin 2005 avec possibilité d’une prorogation de six mois deux fois, qu’il pleuve ou qu’il neige ! L’Udps avait organisé une manifestation publique au cours de laquelle il y avait eu, hélas !, mort d’hommes. Onze ans après ou presque, son successeur à la tête de la Céni – qui se révèle un redoutable debater – n’a usé ni des fioritures ni des formules alambiquées pour dire haut tout ce que tout le monde sait déjà. «Il est vrai que le fichier ne sera pas disponible avant la fin de l’année. En milieu de l’année 2017, le fichier sera déjà prêt. Le fichier aujourd’hui est le seul argument, malheureusement, qui justifie la non-tenue de l’élection », dit-il. Cette interview survient au lendemain de la publication du dernier communiqué du quartet «Ua-Onu-Ue-Oif» et la veille du conclave de l’Opposition à Bruxelles, deux faits intimement liés au Dialogue « que le Président Joseph Kabila appelle de tous ses vœux », précise la communauté internationale…

                 Les Opposants qui font le déplacement de Bruxelles à l’initiative d’Etienne Tshisekedi sont (comme) mis déjà sous pression avant même le début des travaux. Les vagues soulevées par la déclaration du secrétaire général du Pprd, Henri Mova, au sujet du référendum et par la dernière phrase du communiqué «Ua-Onu-Ue-Oif» reconnaissant comme seul cadre de concertation le Dialogue made in Kabila ne se sont pas encore estompées que les voici devant une interview casse-tête signée Corneille Naanga.

                C’est à partir de la troisième question que cette prestation devient intéressante.

    En effet, lorsqu’il lui est fait observer que « …la révision du fichier ne pourra pas être terminée à temps pour le mois de septembre », le président de la Céni réagit en ces termes : « Nous l’avions dit depuis notre évaluation. Nous avions parlé à l’époque de plus ou moins 16 mois et un jour. On a commencé à compter depuis le mois de février, nous travaillons et nous faisons en sorte que nous ayons le fichier dans un temps record. Nous nous sommes lancés dans cette procédure et nous avançons. Il est vrai que le fichier ne sera pas disponible avant la fin de l’année. En milieu de l’année 2017, le fichier sera déjà prêt. Le fichier aujourd’hui est le seul argument, malheureusement, qui justifie la non-tenue de l’élection ».

                A la question suivante de savoir «Pourquoi ne pas annoncer que l’élection présidentielle ne sera pas tenue dans les délais constitutionnels, puisque vous savez déjà que le fichier ne sera pas prêt pour pouvoir organiser cette élection et convoquer le corps électoral en septembre ? », il répond : «Nous sommes en train de constituer le corps électoral qui sera convoqué pour toutes les élections. Pourquoi ne pas l’annoncer, c’est la question du calendrier. Nous allons publier dans les jours qui viennent des calendriers et il y a des éléments que nous sommes en train de réunir, qui nous permettront de publier ces calendriers sans qu’il y ait encore un refus ou un rejet par l’un ou l’autre camp de ce calendrier. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a la contrainte légale et constitutionnelle qui est là et il y a aussi la contrainte technique. Comment concilier les deux contraintes ? C’est ça la question. Et c’est là où nous disons que cette question devrait être gérée par d’autres acteurs. La Céni se focalise sur ce critère technique parce qu’après tout il faut avoir un fichier fiable pour aller aux élections».

                Tandis qu’à celle de savoir s’il serait possible de tenir les délais constitutionnels « au cas où les acteurs se décidaient à aller aux élections sans révision du fichier», il douche même cette éventualité en disant : « C’était une option qui était tenable à partir de janvier. Et nous avions proposé en son temps cette question. Aujourd’hui, à cette date en juin, même si l’option politique était levée d’aller aux élections avec le fichier de 2011 fiabilisé, on ne tiendra plus le mois de novembre. Ce n’est plus tenable, même dans cette hypothèse-là». Et renchérit «Je pense que nous avons donné notre avis technique, nous avons fait une feuille de route, qu’on nous fasse confiance. Nous sommes en train de travailler pour avoir un fichier fiable sur lequel tout le monde peut être d’accord. Et à partir de là, nous allons tenir de très bonnes élections ».

                Du rapport du panel de l’Onu ayant récemment argué de la possibilité d’organiser les élections dans les délais constitutionnels pour peu qu’il n’y ait pas révision du fichier électoral, le président de la Céni tranche : «J’aurais bien voulu voir ce rapport avant de faire des commentaires là-dessus. Mais tout ce que je sais c’est que nous avons travaillé avec les experts de l’OIF et des Nations unies et nous avons mis sur la table toutes les options possibles».

    Message clair et net

                On peut, à ce stade, considérer que cette interview ne relève pas du fait du hasard. Tout au moins pour les spécialistes en communication. Il s’agit d’un message clair et net envoyé, entre autres, aux participants de la rencontre de Bruxelles, en l’occurrence les Opposants censés le recevoir cinq sur cinq. C’est fait.

    Car, même si Rfi, dans cette interview, alerte Corneille Naanga sur la perspective d’être accusé de violation de la Constitution et d’être poursuivi pour haute trahison (c’est le langage de l’Opposition radicale), l’homme a le temps de déclarer, tout aussi calmement :  «Ce qui veut dire pour que je publie le calendrier, il faut que je sois couvert pour que vous ne me traitiez pas de l’institution qui a violé la Constitution. Nous n’allons pas violer la Constitution. Nous disons nous-mêmes que nous avons pris beaucoup de retard. Et le retard accumulé a fait qu’aujourd’hui, il faut constituer les fichiers. C’est ça la contrainte technique qui est devant nous. Et nous sommes en train d’avancer».

    Or, l’une des recommandations ou des résolutions attendues du conclave de Bruxelles est la recomposition du Bureau de la Céni, et même de la Cour constitutionnelle, pour paraphraser Willy Mishiki, l’autre bras ou pied de Lisanga Bonganga.

    Charybde en Scylla

    Dans sa feuille de route, l’Udps est pour la mise en place d’une Céni composée de 12 membres. Dont six désignés par le camp Kabila et six le camp Tshisekedi. A condition,  cependant, pour les 12 d’appartenir tous à la Société civile censée pourtant être apolitique.

                Qu’adviendrait-il alors si, d’aventure, le Bureau Corneille Naanga venait à tomber après le Dialogue pouvant se tenir en juin ou juillet 2016 ? Tout le monde a la réponse : il serait techniquement impossible pour la nouvelle équipe de compresser les 16 mois et un jour dans deux ou trois mois, pour rester dans le délai constitutionnel concernant, par exemple, la convocation du corps électoral au plus tard le 21 septembre 2016.

                Conséquence implacable : l’élimination de ce bureau fera simplement tomber la Céni de Charybde en Scylla et fera éclater davantage tous les délais constitutionnels.

                De grâce alors : une marche de protestation contre les «convictions» de Corneille Naanga n’a pas de sens en 2016. Exactement comme celle de 2004 qui n’en avait pas puisque l’Udps a fini, sept ans plus tard, par rejoindre le processus électoral en 2011 après le boycott, en 2005, du référendum constitutionnel.

    On sait seulement que ce parti est devenu un grand défenseur d’une Constitution pourtant vouée aux gémonies.

    Dès lors que tous les indicateurs politiques, techniques et financiers confirment l’impossibilité d’organiser les élections au plus tard le 20 décembre 2016, le pragmatisme impose le consensus politique escompté d’un Dialogue rendu incontournable.

    Avec ou sans Corneille Naanga à la tête de la Centrale électorale.      

    Omer Nsongo die Lema

    @omernsongo

  • Reve ou realite:E.Tshisekedi et G. Kyungu,poignée de mains a Bruxelles

    Reve ou realite:E.Tshisekedi et G. Kyungu,poignée de mains a Bruxelles

    Tshisekedi-Kyungu 1-En politique on ne dit jamais «jamais»! Fâchés depuis 1992, Étienne Tshisekedi et Gabriel Kyungu viennent de se revoir ce lundi 6 juin à Bruxelles. Des retrouvailles intervenues 26 ans après. Les deux monstres politiques étaient d’abord des amis, car membre du très fermé et courageux club des «13 parlementaires». Club qui avait le premier fait vaciller la dictature de Mobutu. La première charge d’envergure contre le président Mobutu dont ils avaient dénoncé les dérives dictatoriales au début des années 80, c’est aussi eux. Mais les intérêts politiques avaient poussé les deux personnalités à emprunter des chemins différents. Étienne Tshisekedi restant ferme dans son opposition à Mobutu alors que Kyungu s’était finalement réconcilié avec lui contre son ex compagnon. Avec les Kabila, père et fils, Kyungu s’en est accommodé aussi jusqu’à travailler étroitement avec Joseph Kabila avant de le lâcher pour suivre Moïse Katumbi. Tshisekedi lui, imperturbable, est resté dans l’Opposition. De Mobutu aux Kabila, l’homme n’a pas bougé. Toujours opposant. D’où le surnom tantôt moqueur tantôt respectueux «d’opposant historique». Aujourd’hui, à l’heure de la méga recomposition des forces politiques en RDC, Étienne Tshisekedi et Gabriel Kyungu se rapprochent. Il a fallu beaucoup de dépassement au patron de l’Udps pour le faire. C’est ça être aussi un homme d’État. Faire fi de ses états d’âme au nom de l’intérêt général. Tshisekedi pouvait s’enfermer ou se recroqueviller s’il s’était mis en tête toutes les «trahisons» de Kyungu. Et le prix fort que sa communauté d’origine paya. Une page douloureuse de l’histoire à vite refermer. Tshisekedi dont les yeux sont rivés vers l’avenir a donc adressé une invitation à l’ancien président de l’assemblée provinciale du Katanga. Invitation au Conclave de Bruxelles que l’ex gouverneur du Katanga a accepté. Ainsi, débutent les grandes manœuvres qui fait trembler la Kabilie. Une union des forces de l’Opposition sera redoutable pour le pouvoir. Ses marges de manœuvre pour intimider, réprimer et manipuler seront extrêmement réduites. Et pour ça Kinshasa ne veut pas d’une alliance de l’Opposition qui ruinerait ses chances d’en conclure une avec «le sphinx».

  • CAN 2017 : l’équipe de RD Congo est presqu’au Gabon

    CAN 2017 : l’équipe de RD Congo est presqu’au Gabon

    Jean Florent Ikwange Ibenge, coach of DR Congo celebrates win with fans  during the 2015 Africa Cup of Nations quarterfinal football match between Congo and DR Congo at Bata Stadium, Bata, Equatorial Guinea on 31January 2015 ©Gavin Barker/BackpagePix
    Jean Florent Ikwange Ibenge, coach of DR Congo celebrates win with fans during the 2015 Africa Cup of Nations quarterfinal football match between Congo and DR Congo at Bata Stadium, Bata, Equatorial Guinea on 31January 2015 ©Gavin Barker/BackpagePix

    -L’équipe de RD Congo a quasiment validé son billet pour la Coupe d’Afrique des nations 2017 au Gabon (14 janvier-5 février), ce 5 juin 2016 à Mahajanga. Les Congolais se sont imposés 6-1 à Madagascar et sont quasi-assurés de finir premiers du groupe B en éliminatoires.

    Les Léopards se sont ouvert un boulevard vers la CAN 2017 au Gabon, ce 5 juin 2016. Les Congolais ont remporté une victoire cruciale à Madagascar, durant la 5e journée des éliminatoires.

    Doublés pour Mpoku et Bakambu

    Les protégés de Florent Ibenge ont tué tout suspense, ce dimanche à Mahajanga. Ils ont ouvert le score dès la 2e minute grâce à Cédric Bakambu. L’attaquant a été imité par Paul-José Mpoku, sur coup franc (21e). Puis l’ailier Yannick Bolasie a mis la RDC à l’abri, juste avant la pause, lui aussi sur coup franc (41e).

    L’équipe de RD Congo a poursuivi son festival en seconde période, face à une faible sélection malgache. Paul-José Mpoku s’est ainsi offert un doublé, peu après l’heure de jeu (65e), tout comme Cédric Bakambu (82e). Jordan Botaka a clos la marque durant les dernières secondes de la partie.

    Les Baréas ont sauvé l’honneur peu avant le coup de sifflet final. Le score définitif : 1-6.

    Scruter le résultat de Centrafrique-Angola

    Reste aux Léopards à compter sur un faux-pas de l’équipe de Centrafrique face à l’Angola, ce dimanche, pour s’assurer la première place du groupe B. Avec 12 points pris, ils sont en tout cas quasiment assurés de disputer la prochaine phase finale.

    Troisièmes de la CAN 2015, les Congolais veulent aller au Gabon pour remporter le trophée.

  • CAN2017 : Calendrier et résultats des éliminatoires

    CAN2017 : Calendrier et résultats des éliminatoires

    can 2017-Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017 s’achèvent le 4 septembre 2016. Les équipes d’Algérie, du Cameroun, d’Egypte, du Ghana, du Maroc et du Sénégal se sont déjà qualifiées et ont rejoint celle du Gabon, hôte de la phase finale de la CAN 2017.

    GROUPE A

    1. Tunisie (10 points ; +10)
    2. Liberia (9 points ; +6)
    3. Togo (7 points ; +2)
    4. Djibouti (0 point ; -18)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Tunisie – Djibouti 8-1 & Togo – Liberia 2-1
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Liberia – Tunisie 1-0 & Djibouti – Togo 0-2
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Djibouti – Liberia 0-1 & Tunisie – Togo 1-0
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Liberia – Djibouti 5-0 & Togo – Tunisie 0-0
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Djibouti – Tunisie 0-3 & Liberia – Togo
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Tunisie – Liberia & Togo – Djibouti

    GROUPE B

    1. RD Congo (12 points ; +7)
    2. Centrafrique (7 points; -1)
    3. Angola (4 points ; +1)
    4. Madagascar (2 points ; -7)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : RD Congo – Madagascar 2-1 & Angola – Centrafrique 4-0
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Centrafrique – RD Congo 2-0 & Madagascar – Angola 0-0
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Madagascar – Centrafrique 1-1 & RD Congo – Angola 2-1
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Centrafrique – Madagascar 2-1 & Angola – RD Congo 0-2
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Madagascar – RD Congo 1-6 & Centrafrique – Angola
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : RD Congo – Centrafrique & Angola – Madagascar

    GROUPE C

    1. Mali (13 points ; +7)
    2. Bénin (8 points; +4)
    3. Soudan du Sud (3 points; -8)
    4. Guinée équatoriale (1 point, -3)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Mali – Soudan du Sud 2-0 & Guinée équatoriale – Bénin 1-1
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Bénin – Mali 1-1 & Soudan du Sud – Guinée équatoriale 1-0
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Soudan du Sud – Bénin 1-2 & Mali – Guinée équatoriale 1-0
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Bénin – Soudan du Sud 4-1 & Guinée équatoriale – Mali 0-1
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Soudan du Sud – Mali 0-3 & Bénin – Guinée équatoriale [reporté au 12/06]
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Mali – Bénin & Guinée équatoriale – Soudan du Sud

    GROUPE D

    1. Ouganda (10 points ; +3)
    2. Burkina Faso (7 points ; +2)
    3. Botswana (6 points ; -2)
    4. Comores (3 points ; -3)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Burkina Faso – Comores 2-0 & Ouganda – Botswana 2-0
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Botswana – Burkina Faso 1-0 & Comores – Ouganda 0-1
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Comores – Botswana 1-0 & Burkina Faso – Ouganda 1-0
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Botswana – Comores 2-1 & Ouganda-Burkina Faso 0-0
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Comores – Burkina Faso & Botswana – Ouganda 1-2
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Burkina Faso – Botswana & Ouganda – Comores

    GROUPE E

    1. Guinée Bissau (10 points; +1)
    2. Congo (6 points; +2)
    3. Zambie (6 points; 0)
    4. Kenya (1 point; -3)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Zambie – Guinée Bissau 0-0 & Congo – Kenya 1-1
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Kenya – Zambie 1-2 & Guinée Bissau – Congo 2-4
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Guinée Bissau – Kenya 1-0 & Zambie – Congo 1-1
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Kenya – Guinée Bissau 0-1 & Congo – Zambie 1-1
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Guinée Bissau – Zambie 3-2 & Kenya – Congo
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Zambie – Kenya & Congo – Guinée Bissau

    GROUPE F

    1. Maroc (13 points; +7)
    2. Cap Vert (9 points; +5)
    3. Libye (4 points; +1)
    4. Sao Tomé (3 points; -13)

    12, 13 ou 14 juin 2015
    : Cap-Vert – Sao Tomé 7-1 & Maroc – Libye 1-0
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Libye – Cap-Vert 1-2 & Sao Tomé – Maroc 0-3
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Sao Tomé – Libye 2-1 & Cap-Vert – Maroc 0-1
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Libye – Sao Tomé 4-0 & Maroc – Cap-Vert 2-0
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Sao Tomé – Cap-Vert 1-2 & Libye – Maroc 1-1
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Cap-Vert – Libye & Maroc – Sao Tomé

    GROUPE G

    1. Egypte (10 points; +6)
    2. Nigeria (2 points ; -1)
    3. Tanzanie (1 point ; -5)
    Tchad*

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Nigeria – Tchad 2-0& Egypte – Tanzanie 3-0
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Tanzanie –  Nigeria  0-0 & Tchad – Egypte 1-5
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Tchad – Tanzanie 0-1 & Nigeria – Egypte 1-1
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Tanzanie – Tchad & Egypte – Nigeria 1-0
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Tchad – Nigeria & Tanzanie – Egypte 0-2
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Nigeria – Tanzanie & Egypte – Tchad

    *Le Tchad a déclaré forfait après trois journées. Les résultats de ses matches ont donc été annulés.

    GROUPE H

    1. Ghana (13 points; +11)
    2. Rwanda (6 points; +3)
    3. Maurice (6 points; -11)
    4. Mozambique (4 points; -3)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Ghana – Maurice 7-1 & Mozambique – Rwanda 0-1
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Rwanda – Ghana 0-1 & Maurice – Mozambique 1-0
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Maurice – Rwanda 1-0 & Ghana – Mozambique 3-1
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Rwanda – Maurice 5-0 & Mozambique – Ghana 0-0
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Maurice – Ghana 0-2 & Rwanda – Mozambique 2-3
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Ghana – Rwanda & Mozambique – Maurice

    GROUPE I

    1. Côte d’Ivoire (5 points; +1)
    2. Soudan (4 points; 0)
    3. Sierra Leone (4 points; 0)
    Gabon*

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Gabon – Côte d’Ivoire 0-0 & Soudan – Sierra Leone 1-0
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Sierra Leone – Côte d’Ivoire 0-0 & Gabon – Soudan 4-0
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Gabon – Sierra Leone 2-1 & Côte d’Ivoire – Soudan 1-0
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Sierra Leone – Gabon 1-0 & Soudan – Côte d’Ivoire 1-1
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Côte d’Ivoire – Gabon 2-1 & Sierra Leone – Soudan 1-0
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Côte d’Ivoire – Sierra Leone & Soudan – Gabon

    *Le Gabon est qualifié d’office en tant que pays hôte de la CAN 2017. Les résultats de ses matches ne sont pas pris en compte dans le classement du groupe I.

    GROUPE J

    1. Algérie (13 points; +14)
    2.
    Ethiopie (5 points; -5)
    3. Seychelles (4 points; -4)
    4. Lesotho (3 points; -4)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Algérie – Seychelles 4-0 & Ethiopie – Lesotho 2-1
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Lesotho – Algérie 1-3& Seychelles – Ethiopie 1-1
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Seychelles – Lesotho 2-0 & Algérie – Ethiopie 7-1
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Lesotho – Seychelles 2-1 & Ethiopie – Algérie 3-3
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Seychelles – Algérie 0-2 & Lesotho – Ethiopie
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Algérie – Lesotho & Ethiopie – Seychelles

    GROUPE K

    1. Sénégal (15 points ; +9)
    2. Burundi (6 points ; -2)
    3. Namibie (6 points ; -2)
    4. Niger (3 points ; -5)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Sénégal – Burundi 3-1 & Niger – Namibie 1-0
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Namibie – Sénégal 0-2 & Burundi – Niger 2-0
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Burundi – Namibie 1-3 & Sénégal – Niger 2-0
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Namibie – Burundi 1-3 & Niger – Sénégal 1-2
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Burundi – Sénégal 0-2 & Namibie – Niger 1-0
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Sénégal – Namibie & Niger – Burundi

    GROUPE L

    1. Zimbabwe (8 points ; +5)
    2. Swaziland (5 points ; -3)
    3. Guinée (5 points ; 0)
    4. Malawi (2 points ; -2)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Guinée – Swaziland 1-2 & Malawi – Zimbabwe 1-2
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Zimbabwe – Guinée 1-1 & Swaziland – Malawi 2-2
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Swaziland – Zimbabwe 1-1 & Guinée – Malawi 0-0
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Zimbabwe – Swaziland 4-0 & Malawi – Guinée 1-2
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Swaziland – Guinée & Zimbabwe – Malawi
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Guinée – Zimbabwe & Malawi – Swaziland

    GROUPE M

    1. Cameroun (11 points; +3)
    2. Mauritanie (7 points; +1)
    3. Afrique du Sud (6 points; +2)
    4. Gambie (2 points; -6)

    12, 13 ou 14 juin 2015 : Cameroun – Mauritanie 1-0 & Afrique du Sud – Gambie 0-0
    4, 5 ou 6 septembre 2015 : Gambie – Cameroun 0-1 & Mauritanie – Afrique du Sud 3-1
    23, 24, 25 ou 26 mars 2016 : Mauritanie – Gambie 2-1 & Cameroun – Afrique du Sud 2-2
    26, 27, 28 ou 29 mars 2016 : Gambie – Mauritanie 0-0 & Afrique du Sud – Cameroun 0-0
    3, 4 ou 5 juin 2016 : Mauritanie – Cameroun 0-1 & Gambie – Afrique du Sud 0-4
    2, 3 ou 4 septembre 2016 : Cameroun – Gambie & Afrique du Sud – Mauritanie

  • Le PPRD veut toujours un référendum constitutionnel, cas du Rwanda et du Congo Brazza!

    Le PPRD veut toujours un référendum constitutionnel, cas du Rwanda et du Congo Brazza!

    pprd-Après plusieurs kilomètres de marche, les partisans du “raïs” – comme ils surnomment le chef de l’État – se sont rassemblés dans une ambiance de kermesse au stade Vélodrome de Kitambo, dans le nord de la capitale de la République démocratique du Congo.

    Plus de cinq mille personnes ont manifesté samedi à Kinshasa pour dire leur soutien au président congolais Joseph Kabila, le jour de ses 45 ans, selon des journalistes de l’AFP sur place.

    “Joyeux anniversaire camarade président, l’initiateur du parti”, pouvait-on lire sur une banderole géante à côté d’un portrait de M. Kabila, arrivé au pouvoir en 2001.

    La Constitution interdit au chef de l’Etat, dont le mandat expire en décembre, de se représenter. Depuis des mois, l’opposition accuse M. Kabila de manoeuvrer pour se maintenir en place.

    Alors que la perspective d’une présidentielle avant la fin de l’année semble chaque jour plus improbable, la Cour constitutionnelle a autorisé en mai M. Kabila à rester en fonctions jusqu’à l’élection de son successeur.

    Pour dénouer la question électorale, M. Kabila a proposé la tenue d’un “dialogue national” auquel la majeure partie de l’opposition refuse de participer, y voyant un piège destiné à permettre au président de s’éterniser à la tête du pays.

    Accusant les opposants à M. Kabila de “fomenter des complots pour déstabiliser” le Congo avec l’aide de pays étranger, Henri Mova, secrétaire-général du Parti populaire pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation de M. Kabila, a évoqué la possibilité d’un référendum constitutionnel qui modifierait la Constitution en faveur du président sortant.

    “Le peuple congolais est souverain et sa volonté ne souffre d’aucune contestation. Attention, un jour il risque de dire allons au référendum et on ne parle plus du dialogue”, a-t-il lancé.

    “Le jour vient et il n’est plus très loin ce jour là où le peuple souverainement décidera de son sort”, a ajouté M. Mova.

    “Si le peuple décide de son référendum, il va le faire: le peuple congolais de Brazzaville l’a fait, le peuple rwandais l’a fait”, a-t-il dit en référence aux référendums ayant permis en 2015 au président congolais Denis Sassou Nguesso se briguer un nouveau mandat (et de se faire réélire en mars) et au chef de l’Etat rwandais Paul Kagame de se présenter à la présidentielle censée avoir lieu en 2017.

    Avec AFP

  • Cote d’Ivoire:Ouattara propose « un président élu pour 5 ans, rééligible une seule fois »

    Cote d’Ivoire:Ouattara propose « un président élu pour 5 ans, rééligible une seule fois »

    Alassane-Ouattara-Botswana-state-visit-Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara propose, dans la nouvelle Constitution devant être soumise à référendum, « l’élection du président (de la République) au suffrage universel pour cinq ans renouvelable une fois », a rapporté vendredi un site Internet

    Jusque-là, tout chef d’Etat élu en Côte d’Ivoire pouvait se représenter plusieurs fois comme candidat à l’élection présidentielle.

    Cette nouvelle Constitution consacre également « la surpression de la peine de mort » et « l’école obligatoire ».

    Affi Nguessan, le chef du parti de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo avait exprimé son accord pour cette révision constitutionnelle mais souhaité que le processus soit « transparent » et « démocratique ».

    L’article 35 de la Constitution est un point majeur des attentes des Ivoiriens. Il stipule que le candidat à l’élection présidentielle devrait être Ivoirien de père et de mère, eux-mêmes Ivoiriens.

    Cette condition avait constitué l’argument de la Cour constitutionnelle qui a rejeté la candidature de Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2000, parce que soupçonné d’être Burkinabé.

    Francis wodié, professeur constitutionnaliste, qui donnait une conférence jeudi sur le thème «les enjeux de la révision constitutionnelle et de l’établissement d’une Constitution», a été empêché par des individus munis de « machettes », selon des médias locaux.

    Dans le cadre du processus d’élaboration d’une nouvelle Constitution, le président Alassane Ouattara, a procédé? le mardi 31 mai 2016, à la mise en place d’un Comité d’experts composé de dix membres et présidé par le professeur agrégé de Droit Public et de Science Politique Boniface Ouraga Obou.

    Source :  OEIL D’AFRIQUE

  • Adieu Mohamed Ali- sa vie

    Adieu Mohamed Ali- sa vie

    Mohamed Ali.1-Le 25 février 1964, l’Américain Cassius Clay, qui n’était pas encore Mohamed Ali, devenait à 22 ans Champion du Monde des poids lourds en dominant Sonny Liston. Retour en vidéos sur un champion d’exception qui a marqué son sport et son époque et qui vient de disparaitre ce 4 juin 2016.

    Cassius Marcellus Clay Jr est né le 17 janvier 1942 à Louisville, aux Etats-Unis. Un policier, l’initie à la boxe et l’entraîne à ses débuts. Au lycée, il remporte 6 Kentucky Gold Glove, qui lui permettent d’obtenir son diplôme malgré des notes médiocres. Aux Jeux olympiques d’été de 1960 à Rome, il gagne la médaille d’or des poids mi-lourds. Il devient alors professionnel sous la tutelle d’Angelo Dundee et se fait rapidement connaître pour son style peu orthodoxe, ses résultats spectaculaires et son auto-promotion incessante.

    À Louisville, le 29 octobre 1960, il gagne son premier combat professionnel aux points contre Tunney Hunsaker. A 19 ans, Clay part pour la Floride avec son entraîneur où il remporte quelques victoires. Il revient dans son fief de Louisville et continue à vaincre tous ses adversaires.

    C’est en 1962 que sa notoriété commence à se répandre à travers l’Amérique. Clay boxe pour la première fois dans les villes de New York et Los Angeles. Nommé boxeur de l’année 1963, c’est presque naturellement que Clay devient l’adversaire du champion du monde Sonny Liston, un boxeur jugé invincible. Le 25 février 1964 à Miami, le public s’attend à une formalité pour le tenant du titre. À la surprise générale, Liston se retrouve dominé par un Clay énergique qui se sert de sa rapidité et de son jeu de jambes avec brio.

    Après le fabuleux match de boxe où Cassius Clay, vingt-deux ans, remporte la victoire du championnat du monde catégorie “poids lourds”, nous découvrons, grâce à ce reportage, la personnalité de ce boxeur et les arrières-plans financiers et politiques qu’il représente.

    Le combat du 30 octobre 1974, entre le rebelle Mohamed Ali et le champion du monde George Foreman, reste dans les mémoires africaines le plus grand combat du siècle. Organisé par des Noirs à Kinshasa, au Zaïre de Mobutu, cette rencontre avait une signification particulière.

    Le choix de la capitale zaïroise comme théâtre du combat ne manque pas de surprendre les observateurs. Pourtant, il revêt, particulièrement pour Mohamed Ali, une importance symbolique et politique.

    Nous sommes alors en pleine période d’affirmation du Tiers monde et des peuples noirs. Le boxeur militant est d’ailleurs extraordinairement populaire chez les Africains qui voient en lui le digne représentant et champion des Noirs.

    « Je suis ici chez moi ! », s’exclame-t-il à plusieurs reprises dans les rues de Kinshasa. Le combat fera date dans l’histoire de la boxe et forgera définitivement la victoire d’Ali, The Greatest.

    Le champion de boxe Américain Mohamed Ali ,ex-Cassius Clay, qui vient de publier un livre autobiographique ” Le plus grand” est l’invité principal de ce numéro spécial d’Apostrophes entièrement consacré à la boxe. Il est interrogé par Bernard Pivot, Pierre Salinger, Jean Cau, Roland Passevant et Jacques Marchand sur ses mémoires récemment parues, son opinion sur le boxing-business, ses convictions politiques, religieuses, raciales, et sa personnalité profonde.

    afrik