Author: Don Kayembe

  • Journée de mobilisation pour les sympathisants de Joseph Kabila

    Journée de mobilisation pour les sympathisants de Joseph Kabila

    KABILA-Le PPRD, principal parti de la majorité congolaise, appelle à manifester ce samedi 4 juin à Kinshasa en soutien au président Joseph Kabila. Cette marche intervient le jour de l’anniversaire du chef de l’Etat et une semaine après le défilé de l’opposition. Et avant même le départ du cortège, la bataille autour des chiffres de la mobilisation a déjà commencé.

    La grande marche du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, la principale formation de la majorité congolaise, doit se tenir ce samedi 4 juin à Kinshasa. Cette manifestation avait été annulée et reportée sine die sur demande du gouvernement provincial. Le PPRD souhaitait défiler le même jour et sur le même tracé que l’opposition la semaine dernière.

    Finalement donc, c’est aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire du chef de l’Etat, que les partisans de Joseph Kabila vont pouvoir marcher dans les rues de Kinshasa. Si à l’origine le mot d’ordre pour la semaine dernière était le soutien à la Cour constitutionnelle et au dialogue initié par le président, cette fois, il n’y en a plus qu’un : la paix. Comme pour la marche de l’opposition, la mobilisation sera un enjeu.

    « Il n’y a même pas match »

    L’opposition affirmait avoir aligné 200 000 personnes. Un chiffre contesté par la majorité comme par la police. Du côté du PPRD, on assure qu’il n’y aura pas match ce samedi, même si on se défend de vouloir comparer.

    « Nous sommes le parti du peuple, nous sommes la majorité et ceux qui savent compter savent que nous sommes plus nombreux que ceux qui sont en face. Donc ce n’est même pas le débat, estime Henri Mova, secrétaire général du parti présidentiel. De toute façon, nous faisons toujours beaucoup. Le problème c’est que les critiques vont venir. Comme d’habitude, lorsque nous rassemblons plus de gens, la critique est facile. (…) Il n’y a même pas match, ils étaient à 150 partis pour organiser une marche autour de 2000 personnes, nous ne sommes qu’un seul parti, voyons si le peuple répond. »

    Et pourtant avant même l’annonce officielle de la marche du PPRD, les accusations fusaient déjà dans les rangs de l’opposition. Le PPRD est bel et bien accusé d’acheter ses partisans. « Mais même avec ça, ils n’arrivent plus à convaincre », affirmaient cette semaine plusieurs leaders de l’opposition.

    RFI

  • La légende de la boxe, Mohamed Ali est mort

    La légende de la boxe, Mohamed Ali est mort

    Mohamed Ali-La légende de la boxe, Mohamed Ali, a perdu vendredi à 74 ans son dernier et plus long combat, celui contre la maladie de Parkinson, a annoncé sa famille dans un communiqué.

    “Après un combat de 32 ans contre la maladie de Parkinson, Mohamed Ali est décédé à l’âge de 74 ans. Le triple champion du monde des lourds est mort dans la soirée”, a indiqué son porte-parole, Bob Gunnell.

    Ses obsèques auront lieu dans sa ville natale de Louisville, dans le Kentucky, a ajouté le porte-parole du boxeur le plus célèbre de la planète, sans préciser de date.

    “La famille Ali voudrait remercier tous ceux qui l’ont accompagné par leurs pensées, prières et soutien et elle demande le respect de son intimité”, selon le texte.

    Mohamed Ali était hospitalisé depuis jeudi dans une clinique de Phoenix, ville de l’Arizona où il s’était établi avec sa quatrième épouse Lonnie, pour soigner un problème respiratoire.

    Son porte-parole avait alors annoncé qu’il “se trouvait dans un bon état de santé” et que “son séjour devrait être de courte durée”.

    Mais dans la journée de vendredi, plusieurs médias américains avaient fait état d’une nette détérioration de son état de santé qui avait incité les membres de sa famille à converger vers Phoenix pour se rassembler à son chevet.

    Une source proche de la famille avait indiqué vendredi dans la soirée à l’AFP que l’ancien boxeur “était dans un état très grave”.

    Ali souffrait depuis une trentaine d’années de la maladie de Parkinson et avait déjà été hospitalisé à deux reprises fin 2014 et début 2015 pour une pneumonie et une infection urinaire.

    Cassius Clay

    Né sous le nom de Cassius Clay, champion olympique à Rome en 1960, il avait débuté sa carrière professionnelle la même année, devenant champion du monde WBA en 1964 en battant Sonny Liston par KO au 7e round. Il avait changé son nom en Mohamed Ali après s’être converti à l’islam en 1964.

    Maître mondial incontesté de la catégorie reine des lourds, celui qu’on surnommait “The Greatest” (Le plus grand) avait choqué les Etats-Unis en 1967 en refusant de faire son service militaire et de partir faire la guerre du Vietnam, en raison de ses convictions religieuses.

    ‘Combat dans la jungle’

    Il avait été emprisonné, déchu de ses titres et interdit de boxer pendant trois ans et demi, avant de redevenir champion du monde en 1974, réunifiant les titres WBA et WBC lors de sa victoire par KO (8e round) sur George Foreman lors du “combat dans la jungle” à Kinshasa au Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo).

    Il avait perdu son titre aux points face à Leon Spinks le 15 février 1978 et l’avait récupéré en prenant sa revanche le 15 septembre de la même année.

    Il avait terminé sa carrière professionnelle sur une défaite aux points face à Trevor Berbick, le 11 décembre 1981 au Queen Elizabeth Sports Centre de Nassau. Il a raccroché ses gants avec un palmarès de 56 victoires dont 37 avant la limite, et cinq défaites.

    Il était apparu, malade et affaibli, lors de la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques 1996 d’Atlanta où, tremblant, il avait embrasé la vasque olympique.

    En 2005, il avait reçu le médaille présidentielle de la liberté, la plus haute décoration civile aux Etats-Unis.

    Ses apparitions en public étaient de plus en plus rare, la dernière remontait à avril dernier à Phoenix lors d’un diner de charité pour lever des fonds pour la recherche contre la maladie de Parkinson.

    Avec AFP

  • Classement des pays africains les plus prospères en 2016, selon Legatum Institute

    Classement des pays africains les plus prospères en 2016, selon Legatum Institute

    Pretoria-Food-Coop2 – Intitulée «Africa Prosperity Report 2016», l’étude classe 38 pays africains en fonction de la prospérité qui y règne.  L’Afrique du Sud reste le pays africain le plus prospère en Afrique, selon ce rapport publié le 1er juin par le think tank londonien Legatum Institute.

    Legatum Institute établit son classement en se basant les niveaux de PIB par habitant ainsi que sur 89 facteurs qu’il regroupe en huit grandes catégories: l’économie, la présence d’opportunités d’entrepreneuriat, la gouvernance, l’éducation, la santé, la sécurité, la liberté personnelle et enfin le capital social. La catégorie «liberté personnelle» inclut, entre autres, la liberté d’expression et de conscience ainsi que la tolérance à l’égard les minorités.

    Bien qu’elle n’occupe actuellement que le rang de 3è puissance économique du continent derrière le Nigeria et l’Egypte, la nation-arc-en ciel doit sa suprématie en matière de prospérité à ses bonnes performances dans les catégories éducation, capital social, santé, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat et liberté personnelle. L’économie la plus industrialisée du continent réalise cependant des performances moyennes dans les domaines de l’économie avec un score de 12  points et de sécurité avec un score de 19 points. Plus le nombre de points attribués est important, plus la catégorie est problématique pour le pays.

    Le Botswana est le deuxième pays le plus prospère du continent, Et c’est ce sont les catégories éducation,  gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat,  sécurité et  liberté personnelle qui ont tiré ce pays vers le haut.

    Le Maroc occupe la troisième position dans ce classement devant la Namibie, l’Algérie, la Tunisie, le Sénégal, le Rwanda et le Ghana. Le Burkina Faso ferme le Top 10.

    (Voir le classement des 38 pays africains étudiés ci-dessous).

    Legatum Institute souligne, que le Rwanda a réalisé la plus forte progression par rapport à la précédente édition du classement grâce notamment aux réformes lancées dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit et de la lutte contre la corruption.

    Le Sénégal et le Burkina Faso ont aussi réalisé de belles progressions du fait de l’amélioration de leurs performances dans les domaines de la liberté personnelle et de la gouvernance.

    Classement des pays africains les plus prospères :

    1-Afrique du Sud

    2-Botswana

    3-Maroc

    4-Namibie

    5-Algérie

    6-Tunisie

    7-Sénégal

    8-Rwanda

    9-Ghana

    10- Burkina Faso

    11-Kenya

    12-Bénin

    13-Egypte

    14-Mali

    15-Zambie

    16-Niger

    17-Ouganda

    18-Cameroun

    19-Tanzanie

    20-Côte d’Ivoire

    21-Mozambique

    22-Djibouti

    23-Mauritanie

    24-Malawi

    25-Sierra Leone

    26-Nigeria

    27-Ethiopie

    28-République du Congo

    29-Zimbabwe

    30-Togo

    31-Guinée

    32-Liberia

    33-Angola

    34-Soudan

    35-RD Congo

    36-Burundi

    37-Tchad

    38-Centrafrique

    (Avec Agence Ecofin)

    Lire aussi

    20/03/2016 – Classement des pays africains selon le Rapport mondial sur le bonheur : l’Algérie en tête

    04/03/2016 – Classement des pays africains dans l’indice de la mondialisation 2016 établi par l’ EPF-Zurich  

    08/12/2015 – Le classement de 74 villes africaines ayant le plus fort potentiel en matière de croissance inclusive  

    01/02/2016 – Classement des pays africains dans l’édition 2016 de l’indice de liberté économique

    18/12/2015 – La RD Congo gagne 11 rangs dans l’indice mondial de développement humain

  • Accusé de subornation de témoins, Jean-Pierre Bemba de nouveau devant les juges de la CPI

    Accusé de subornation de témoins, Jean-Pierre Bemba de nouveau devant les juges de la CPI

    BEMBA-“Les actes présumés de subornation de témoins de l’ex-vice président congolais Jean-Pierre Bemba et ses avocats montrent jusqu’où les accusés étaient disposés à aller pour cacher leur conduite illicite”, a affirmé mardi l’accusation de la CPI lors du premier jour des plaidoiries dans cette affaire.

    Jean-Pierre Bemba est de retour devant les juges de la CPI. Avec ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, un député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), ils sont accusés d’avoir fabriqué ou présenté à la CPI des faux documents afin d’obtenir l’acquittement de Jean-Pierre Bemba dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Corruption de témoins 

    Ils auraient également, selon la procureure de la CPI, versé de l’argent à des témoins afin qu’ils donnent de faux témoignages. Un témoin de la défense, Narcisse Arido, est également poursuivi.

    « Il y a, parmi les accusés, ceux qui ont agi pour essayer de corrompre et d’influencer, ceux qui ont payé et reçu des cadeaux, ceux à qui l’on a promis une réinstallation et une sécurité, ceux à qui l’on a demandé de mentir lors de leur déposition », a déclaré un membre du bureau du procureur, Kweku Vanderpuye.

    « L’ancien chef militaire Jean-Pierre Bemba avait beaucoup à perdre dans son procès : sa fierté, sa stature, sa réputation, son pouvoir politique, la possibilité d’une victoire lors des élections présidentielles, sa liberté », a ajouté M. Vanderpuye.

    Reconnu coupable 

    Jean-Pierre Bemba a été reconnu coupable le 21 mars des crimes commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003, en vertu du principe de la responsabilité du commandant. Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir condamné le recours au viol comme crime de guerre.

    L’accusation a demandé au minimum 25 ans de détention. L’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) a déjà passé huit ans en prison.

    « Faire un whisky », un code pour faire un virement 

    Selon l’accusation, huit témoins ont admis avoir menti alors que deux d’entre eux ont été payés quelques heures avant d’embarquer à destination de La Haye. Les instructions étaient données par téléphone à l’aide de codes : « faire un whisky », par exemple, signifiait effectuer un transfert d’argent, selon la même source.

    Pour la défense, « Jean-Pierre Bemba n’a fait que ce que ceux qui se défendent sont en droit de faire », a affirmé son avocate, Melinda Taylor, assurant que les preuves rassemblées par l’accusation n’était pas suffisantes. « Il n’y a rien d’illégal à indemniser les témoins, l’accusation le fait tout le temps », a-t-elle ajouté.

    AFP

  • L’Abbé Malumalu dans un état critique aux USA

    L’Abbé Malumalu dans un état critique aux USA

    malumalu 01-Contrairement aux bruits qui ont abondamment inondé les médias électroniques et audiovisuels tout au long de la journée d’hier, l’Abbé Malumalu serait toujours en vie mais se trouverait dans un coma prolongé car son cœur continuerait à fonctionner encore. L’Evêque Melchisédech Sikuli du diocèse de Beni-Butembo a tenu à apporter ce démenti et se prépare à effectuer le déplacement des Etats-Unis pour suivre les péripéties de l’état de santé de son abbé. L’évêque de Beni-Butembo a surtout indiqué que si quelque chose de fâcheux était arrivé à son abbé, il aurait été la toute première personne à être tenue informée, conformément aux us et coutumes ainsi qu’aux les règles régissant le clergé catholique. Selon des sources gouvernementales, l’Abbé Malumalu se trouverait dans un état de «mort cérébrale» mais que son cœur continuerait de battre. Du haut de la chaire de l’assemblée nationale, Aubin Minaku a aussi démenti la rumeur du décès du président honoraire de la Ceni. Devant des députés réunis en plénière, il a soutenu que Malumalu était  vivant.

    Agé de 54 ans, l’abbé Apollinaire  Malumalu suit des soins de santé depuis plus de cinq mois. Cet homme qui ne passait plus inaperçu depuis plus de quinze ans est attendu au pays de ses ancêtres pour vivre de ses yeux le fruit de l’une de ses missions de voir ce pays pourtant béni des Dieux entrer dans un autre mandat présidentiel car celui qui est en vigueur va bientôt s’achever conformément aux prescrits de la Constitution du 18 mars 2006.

    C’est à Sun City, lors des négociations politiques inter congolaises, que cet abbé catholique se fit remarquer comme membre de la composante Société Civile. Très calme et évitant les micros et les feux des caméras, cet abbé du diocèse de Butembo va sortir de ces assises comme candidat au poste de président de l’un des quatre organes d’appui à démocratie, à savoir la Commission Electorale Indépendante. C’est pendant les premières séances publiques du nouveau parlement de la transition de 1+4 que sa candidature fut acceptée et le voilà partir vers son destin.

    On apprendra plus tard que l’Abbé Malumalu avait collaboré à la cellule stratégique de la Présidence de la République aux côtés d’autres personnalités, dont notamment son collègue l’Abbé Jean-Bosco Bahala, Pierre Lumbi, l’un des quatre initiateurs de la fameuse et historique Marche des Chrétiens en 1992, le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda et bien d’autres. C’est donc quelqu’un qui fréquentait les couloirs et salons de la Présidence de la République.
    C’est à cet homme qu’a échu la mission d’organiser et de tenir les
    premières élections générales en 2006, notamment le Référendum, les
    élections provinciales, législatives et présidentielles. D’où
    sortiront les députés provinciaux, les gouverneurs et
    vice-gouverneurs, les sénateurs, les députés nationaux et le tout
    premier président de la 3ème République.
    La riche histoire de ce pays retiendra ad vitam aeternam que c’est
    sous sa présidence que la ville de Kinshasa fut le théâtre de deux
    guerres sanglantes, d’abord au mois d’août 2006 entre certains
    éléments de la Garde Présidentielle et ceux du MLC de Jean-Pierre
    Bemba juste après le premier tour de la présidentielle. Le premier
    camp ne voulant pas du tout un deuxième tour. La deuxième fois ce fut
    quelques jours après le deuxième tour qui vit Joseph Kabila l’emporter
    sur son challenger Jean-Pierre Bemba. Pendant quatre jours, Gombe et
    le centre-ville furent les théâtres des affrontements à l’arme lourde
    entre les deux camps protagonistes, tandis que dans les autres 23
    communes, les activités étaient normales et sans accrochages
    sanglants. Pour marquer que la tension avait atteint son niveau le
    plus élevé, le jour de la proclamation officielle des résultats de
    l’élection présidentielle, ce fut à bord d’une auto-blindée de la
    Monusco que l’Abbé-président  Malumalu  se rendit à la Radio et
    Télévision Nationale Congolaise pour cette cérémonie.

    Retour controversé à la CENI

    Quatre ans après le passage du Pasteur Daniel Ngoyi Mulunda à la tête
    de la Commission Electorale Nationale Indépendante à la suite des
    contestations populaires au lendemain de la publication des résultats
    des élections législatives, et présidentielle,  l’Abbe Malumalu se vit
    désigné en 2013 comme président de la CENI par les représentants des
    églises protestantes, musulmanes, orthodoxes, kimbanguiste et du
    Réveil en lieu et place de son église d’origine, à savoir l’Eglise
    Catholique Romaine. Celle-ci avait fermement refusé de se faire
    représenter par un religieux.

    Conflit ouvert avec Rome

    Voilà comment un conflit, ouvert est né entre l’Abbe Malumalu et
    Rome.  Un conflit qui persiste jusqu’à ce jour avec comme sanction lui
    administrée par son évêque de ne plus dire les messes ni donner les
    sacrements et surtout pas porter les habillements liturgiques.
    L’Abbé Malumalu perdit ses fonctions de prestige dans les
    institutions de son église, à savoir les instituts d’enseignement
    supérieur internationaux et autres organisations catholiques en
    Afrique et dans le Monde. Rongé par la maladie, cet homme affable et
    toujours souriant va remettre sa démission à l’Assemblée nationale en
    2015 avant de se rendre aux Etats-Unis pour y suivre des soins de
    santé.
    Castro

    Le Phare

  • Audio-L’abbé Malu Malu est mort, confirmation par François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux USA

    Audio-L’abbé Malu Malu est mort, confirmation par François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux USA

    malumalu-L’abbé Malu Malu est mort mardi soir aux Etats-Unis, selon les informations de RFI

    Agé de 54 ans, l’abbé Apollinaire Malu Malu est décédé le 31 mai aux États-Unis.

    L’ancien président de la CENI en ‪République démocratique du Congo‬, est décédé le 31 mai à Atlanta aux États-Unis, à l’âge de 54 ans, après s’être battu de longs mois contre sa maladie.

    L’ancien président de la Commission électorale en RDC avait une tumeur au cerveau. Sa santé s’était dégradée ces derniers jours. L’abbé Malu Malu avait notamment participé à l’organisation des élections de 2006. Il avait démissionné en octobre 2015 pour raisons de santé.

    François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux États-Unis explique sur VOA Afrique qu’”il est décédé hier soir, à Atlanta. Nous attendons les instructions pour les préparatifs du rapatriement de son corps au pays et son enterrement”, a confié François Balumuene.

    “C’est un homme qui a été très apprécié quand il a organisé les premières élections démocratiques dans notre pays en 2006”, a-t-il ajouté, parlant d’un “homme honnête”.

    Malu Malu avait démissionné de la CENI en 2015 afin de venir aux États-Unis pour être suivi médicalement.

    François Balumuene
  • En affichant leurs passeports étrangers, deux Léopards enflamment Facebook

    En affichant leurs passeports étrangers, deux Léopards enflamment Facebook

    JOUEURS CONGOLAIS-La polémique a démarré lundi sur le réseau social Facebook après la publication d’une photo sur laquelle deux internationaux congolais affichent leurs passeports belge et français.

    Quelle mouche a piqué ces deux Léopards ? Jérémy Bokila et Cédric Bakambu se retrouvent depuis lundi 30 mai au cœur d’une polémique après la publication d’une photo sur laquelle on voit ces deux internationaux congolais afficher fièrement leurs passeports… belge et français.

    « La nationalité congolaise étant une et exclusive, avec quelle nationalité les joueurs de l’équipe nationale jouent-ils ? » s’interroge Keyser Söze, l’un des premiers à partager sur son mur Facebook la photo des deux joueurs convoqués par le sélectionneur congolais Florent Ibenge pour disputer le match entre le Madagascar et la RD Congo le 3 juin à Antananarivo. « Tout ceci fait désordre un peu dans ma tête », ajoute-t-il.

    Ils n’ont rien à foutre de l’exclusivité de la nationalité congolaise.

    Ayant choisi de jouer pour la RD Congo, « ils n’ont rien à foutre [de] l’exclusivité de la nationalité congolaise », estime pour sa part Alex Theji Muamba, un autre internaute, appelant ses compatriotes à se contenter de la « nationalité sportive » de ces deux joueurs.

    Et Fis Ngunez de rappeler de son côté sur Facebook que « mis à part la nationalité sportive (…), il existe un moratoire sur la nationalité » en RD Congo. « Ce qui permet, explique-t-il, aux étrangers d’origine congolaise d’exercer certaines fonctions ». Une mesure dont bénéficient plusieurs députés qui n’ont toujours pas renoncé à ce jour à leur nationalité acquise dans un autre pays.

    Que dit la Fifa ?

    Mais d’autres ne sont pas convaincus : « Il faut arrêter de se cacher derrière la nationalité sportive, peut-on lire dans les commentaires. La nationalité congolaise, elle est exclusive. Donc quand vous êtes d’origine congolaise et que vous changez de nationalité, vous n’êtes pas un binational. »Visiblement, on s’y perd. Ce qui pousse un twittos à plaider pour un débat sur l’exclusivité de la nationalité congolaise pour régler la question une fois pour toutes.

    En attendant, le règlement de la Fifa dispose que « « tout joueur voulant prétendre à une nouvelle nationalité et qui n’a pas disputé de match international [dans une compétition officielle de toute catégorie] avec une équipe [nationale] est autorisé à jouer pour une autre équipe [nationale], à condition qu’il réponde à l’une des conditions suivantes : il est né sur le territoire de l’équipe concernée ; sa mère ou son père biologique est né(e) sur le territoire de l’équipe concernée ; sa grand-mère ou son grand-père biologique est né(e) sur le territoire de l’équipe concernée ; il a vécu pendant au moins cinq ans après avoir atteint l’âge de 18 ans sur le territoire de l’équipe concernée. » Des conditions que remplissent largement Jeremy Bokila et Cédric Bakambu.

    Jeune Afrique

  • Affaire Katumbi: 8 personnes interpellées et entendues par la justice

    Affaire Katumbi: 8 personnes interpellées et entendues par la justice

    Moïse-Katumbi-En RDC, alors que Moïse Katumbi est en Europe, pour se faire soigner, l’audition de ses gardes du corps a débuté devant la justice. Ces hommes, arrêtés il y a plus d’un mois, sont accusés d’être des mercenaires par les autorités. Mais en rencontrant les gardes du corps, un Américain et trois Congolais, les avocats ont finalement découvert qu’ils étaient en réalité huit à être interpellés dans cette affaire.

    Nous sommes contents du transfert des huit prisonniers qui sont liés à l’affaire Moïse Katumbi. Depuis leur arrestation, nous avons attendu leur transfert au parquet. Vers 13 heures, ils ont été transférés et l’audition a commencé.
    Maître Beaupaul Mupemba:
  • 5 morts en marge d’une opération militaire contre des rebelles ougandais en RDC

    5 morts en marge d’une opération militaire contre des rebelles ougandais en RDC

    FARDC-POSITION1-L’armée congolaise annonce la mort de cinq personnes lundi dans le territoire de Beni au nord de la province troublée du Nord-Kivu, en marge d’une opération militaire contre des rebelles ougandais musulmans à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo.

    Selon un communiqué de l’armée publié mardi à Kinshasa, les Forces démocratiques alliées ont, dans leur fuite, abattu trois personnes dont deux enseignants.

    Cependant, “deux ADF ont été tués et du matériel militaire récupéré”, précise le texte.

    L’armée congolaise et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) mènent des opérations contre les ADF et d’autres groupes armés qui massacrent régulièrement des civils dans la ville et le territoire de Beni, mais aussi en Ituri, dans le nord-est du pays.

    Selon les ONG, plus de 600 civils ont été tués depuis octobre 2014 et la plupart abattus à l’arme blanche.

    Début mai, en l’espace d’une semaine, près de cinquante personnes ont trouvé la mort dans de nouvelles attaques.

    Le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) accusent les ADF d’être responsables de ces tueries.

    Le 14 mai, l’armée congolaise a annoncé le lancement d’une nouvelle opération militaire contre les ADF avec le soutien de la Monusco.

    Dix jours plus tard, la Mission onusienne a jugé le bilan “satisfaisant sur le terrain”.

    Rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont implantés depuis 1995 dans l’est de la RDC, où ils sont accusés de violations graves et répétées des droits de l’Homme et de se livrer à un juteux trafic de bois.

    Un récent rapport du Groupe d’étude sur le Congo (GEC, Université de New York) remet en cause la version des autorités et de la Monusco sur les massacres de Beni.

    Il soutient que les ADF portent effectivement une part très importante des responsabilités dans ces tueries mais aux côtés d’autres éléments, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

    VOA

  • Jean-Pierre Bemba de nouveau devant les juges de la CPI

    Jean-Pierre Bemba de nouveau devant les juges de la CPI

    Bemba-la-Haye-Les actes présumés de subornation de témoins de l’ex-vice président congolais Jean-Pierre Bemba et ses avocats “montrent jusqu’où les accusés étaient disposés à aller pour cacher leur conduite illicite”, selon l’accusation de la CPI lors du premier jour des plaidoiries dans cette affaire.

    Jean-Pierre Bemba, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, un député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), sont accusés d’avoir fabriqué ou présenté à la CPI des faux documents afin d’obtenir l’acquittement de M. Bemba dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Ils auraient également, selon la procureure de la CPI, versé de l’argent à des témoins afin qu’ils donnent de faux témoignages. Un témoin de la défense, Narcisse Arido, est également poursuivi.

    “Il y a, parmi les accusés, ceux qui ont agi pour essayer de corrompre et d’influencer, ceux qui ont payé et reçu des cadeaux, ceux à qui l’on a promis une réinstallation et une sécurité, ceux à qui l’on a demandé de mentir lors de leur déposition”, a déclaré un membre du bureau du procureur, Kweku Vanderpuye.

    L’ancien chef militaire Jean-Pierre Bemba avait “beaucoup à perdre” dans son procès : “sa fierté, sa stature, sa réputation, son pouvoir politique, la possibilité d’une victoire lors des élections présidentielles, sa liberté”, a ajouté M. Vanderpuye.

    Jean-Pierre Bemba a été reconnu coupable le 21 mars des crimes commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003, en vertu du principe de “la responsabilité du commandant”. Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir condamné le recours au viol comme crime de guerre.

    L’accusation a demandé “au minimum 25 ans” de détention. L’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) a déjà passé huit ans en prison.

    Selon l’accusation, huit témoins ont admis avoir menti alors que deux d’entre eux ont été payés quelques heures avant d’embarquer à destination de La Haye.

    En tant qu’avocat, M. Kilolo savait “que ce qu’il faisait était mal”, a ajouté M. Vanderpuye, s’appuyant sur des relevés téléphoniques, des registres comptables ou des conversations interceptées : “il était sûr qu’il pouvait s’en sortir en abusant de sa position de conseiller devant la Cour”.

    La défense doit s’exprimer plus tard dans la journée.

    Il s’agit du premier procès pour subornation de témoins devant la CPI, entrée en fonction en 2003 à La Haye.

    Surnommé le chairman, il est le fondateur et l’actuel homme fort du Mouvement de Libération du Congo (MLC) qu’il représentait, en tant que vice-président, au sein du Gouvernement de transition depuis le . Il est sénateur depuis 2007, malgré sa détention à La Haye, aux Pays-Bas, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dont il est déclaré coupable en 2016.

    Avec AFP