Author: Don Kayembe

  • Un jeune Congolais de RDC battu à mort à New Delhi- Inde

    Un jeune Congolais de RDC battu à mort à New Delhi- Inde

    congo-inde-En Inde, un jeune Congolais de RDC a été tué, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mai, dans un quartier de la banlieue de New Delhi, alors qu’il rentrait chez lui. Il a été battu à mort par trois hommes après une dispute. La police a déjà arrêté l’un des accusés, identifié grâce aux caméras de surveillance.

    Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

    A 23h45 (heure locale), le jeune Congolais se trouve dans le quartier de Vasant Kunj, dans le sud de New Delhi. Il arrête une moto-taxi pour rentrer chez lui, mais trois hommes du quartier s’interposent, car ils veulent prendre le même véhicule.

    Une dispute commence, l’un des trois Indiens prend une pierre et frappe le Congolais à la tête et au visage. Il saigne abondamment et sera déclaré mort à son arrivée à l’hôpital.

     

    La police a déjà arrêté l’un des accusés, identifié grâce, entre autres, aux vidéos de surveillance. Il a ensuite reconnu les faits et devrait être inculpé pour meurtre.

    L’officier en charge de l’enquête a montré les images aux représentants de l’ambassade de République démocratique du Congo (RDC) en Inde et affirme que les assaillants n’ont pas prononcé de propos racistes à l’encontre de l’Africain.

    Ce Congolais, âgé de 29 ans, travaillait en Inde comme professeur de français.

    rfi

  • Carte : groupes armés et autres milices pullulent (encore) dans l’est de la RDC

    Carte : groupes armés et autres milices pullulent (encore) dans l’est de la RDC

    REBELLE BENI-Deux ans après la défaite de la rébellion du M23, l’est de la RDC regorge toujours de nombreux groupes armés et milices, pour la plupart fragmentés à la suite de redditions partielles ou d’alliances brisées. Une situation qui ne favorise pas un éventuel retour à la paix.

    Décidément, les bruits de bottes et de kalachnikov ne cessent de se faire entendre dans l’est de la RDC. De l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), qui a mis fin à 32 ans de régime de Mobutu en 1997, au Mouvement du 23-Mars (M23), vaincu fin novembre 2013, les rébellions se succèdent à un rythme effréné dans le Nord et le Sud-Kivu depuis deux décennies.

    À côté de groupes armés plus ou moins structurés, plusieurs autres – souvent sans hiérarchie établie ni objectifs militaires ou politiques bien définis – ont également fait leur apparition au fil des années. On y trouve des milices d’autodéfense ou à caractère ethnique, parfois utilisées comme supplétifs par l’armée (certaines factions Maï-Maï et Raïa Mutumboki notamment), mais aussi des groupes ougandais (Forces démocratiques alliées, ADF), rwandais (Forces de libération du Rwanda, FDLR) ou encore burundais (Forces nationales de libération du Burundi, FNL), voire de micro-milices locales constituées d’au moins 20 combattants.

    Une récente étude publiée fin 2015 par le Groupe de recherche sur le Congo (GEC) a pu identifier les « zones d’influence » de plusieurs groupes armés et milices dans le Nord et le Sud-Kivu, deux ans après la victoire de l’armée congolaise sur le M23. « Au moins 70 groupes armés sont actifs dans l’est de la RDC », affirment les chercheurs Jason K. Stearns et Christoph Vogel qui se fondent essentiellement sur leurs recherches effectuées sur le terrain.

    Carte interactive des groupes armés qui pullulent dans l’est de la RDC

    Cliquez sur la légende pour visualiser la présence de chaque groupe et sur les points pour des informations plus détaillées.

    Source : Groupe d’études sur le Congo (GEC)

    Quels sont les groupes les plus dangereux ?

    « L’ensemble de ces groupes armés représente moins de danger pour Kinshasa qu’un mouvement armé fort et cohérent comme ce fut le cas du M23 », explique à Jeune Afrique Christoph Vogel, l’un des auteurs de l’étude du GEC. « Mais la prolifération de ces groupes armés constitue une source d’insécurité pour les populations locales et aussi un défi opérationnel pour l’armée congolaise », précise le chercheur.

    À l’en croire, les FDLR demeurent « le groupe potentiellement plus dangereux », avec ses combattants estimés entre 1 000 et 2 500 hommes. Incapables depuis 2001 de mener des raids sur le Rwanda d’où ils sont originaires, les combattants des FDLR multiplient des attaques sur le sol congolais à l’instar de celle qui a fait 14 morts dans la nuit de 6 au 7 janvier à Miriki, localité située au nord de Goma.

    « Les miliciens Raïa Mutomboki et Nyatura constituent également une menace majeure » contre le retour de la paix dans l’est de la RDC, souligne Christoph Vogel. Il en est de même des rebelles ougandais de l’ADF, responsables présumés des massacres à répétition dans le territoire de Beni, et des autres milices locales actives dans la même zone. Alors que les insurgés burundais du FNL eux, dirigés par un certain Nzabampema, excellent dans le vol de bétail et multiplient des raids transfrontaliers à partir de leur base située dans la plaine de la Rusisi, selon le rapport du GEC.

    Tendance à la fragmentation

    En deux décennies d’instabilité dans le Nord et le Sud-Kivu, des groupes armés et milices ont de plus en plus tendance à se fragmenter : ils étaient moins de 30 en 2008, ils sont aujourd’hui au moins 70.

    « L’échec ou l’absence des programmes de démobilisation ont provoqué l’éclatement des groupes armés en plusieurs factions », notent les chercheurs du GEC. Un avis partagé par une source onusienne présente dans l’est de la RDC.

    Le processus de paix a forgé une armée congolaise hétéroclite

    Après la fin de la rébellion du M23, trois groupes ou coalitions ont éclaté chacun en deux groupuscules ou plus. C’est le cas des miliciens Nyatura par exemple, ou des Nduma Défense du Congo (NDC), fractionnées en deux branches armées distinctes : NDC rénové du commandant Guidon et NDC/Sheka. Les redditions partielles des combattants et les coalitions brisées ont également fait exploser les Raïa Mutomboki en plusieurs factions (voir la carte ci-dessus).

    Ainsi, « le processus de paix a forgé une armée congolaise hétéroclite constituée d’anciens belligérants », dénonce l’étude. Des « postes juteux » dans l’Est, riche en ressources naturelles, ont souvent été attribués aux ex-chefs rebelles qui déposent les armes. En conséquence : les officiers mécontents de leur situation font défection pour créer des milices armées sur le terrain. Une approche finalement abandonnée par Kinshasa qui semble privilégier désormais « l’intégration au cas par cas » des anciens combattants rebelles.

  • BENI:Avec l’opération Usalama, les FARDC et la Monusco traquent les rebelles ougandais ADF

    BENI:Avec l’opération Usalama, les FARDC et la Monusco traquent les rebelles ougandais ADF

    fardc_beni-Les FARDC et la Monusco ont lancé le 14 mai l’opération Usalama pour traquer les rebelles ougandais musulmans des ADF, responsables de nombreux massacres dans la région de Beni. Avec un certain succès : 15 ennemis ont déjà été “neutralisés”.

    Depuis une semaine, les combats sont rudes et les armes tonnent dans la zone d’Eringeti (territoire de Beni). Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par la Mission de l’ONU (Monusco), harcèlent dans l’Est des positions présumées de la rébellion musulmane ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF). « Les opérations évoluent très bien. Leurs bastions ont été découverts par les FARDC », souligne un haut-responsable de l’armée. Mais il reconnaît que l’ennemi ne se laisse pas faire : « Le contact est très chaud ».

    Lancée le 14 mai, l’opération « Usalama » (« Sécurité », en swahili) est « ponctuelle » et complète Sokola 1 (nettoyer, en lingala), déclenchée en janvier 2014 pour traquer les ADF, présente depuis 1995 dans le territoire de Beni, dans l’extrême-nord de la province du Nord-Kivu, explique le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de Sokola 1. Le bilan est lourd. « Après sept jours de combats, nous avons réussi à neutraliser 15 éléments ADF et capturer deux éléments, dont un enfant de 5 ans », énumère l’officier supérieur.

    Destruction d’une centaine de cases des rebelles

    Soulignant que le « combat se déroule en profondeur » et loin des agglomérations pour épargner les civils, il ajoute que les FARDC ont saisi cinq armes AK-47, deux lance-roquettes, des munitions, et détruit une centaine de cases des rebelles. En revanche, côté FARDC, il ne disposait pas dans l’immédiat d’un bilan exact mais a évoqué des « blessés graves », évacués vers les villes de Beni ou Goma, capitale du Nord-Kivu. Le haut-responsable militaire explique pour sa part que 9 militaires de l’armée congolaise ont péri, et que 10 autres sont blessés.

    L’ADF est accusée de la plupart des massacres ayant fait environ 600 morts depuis octobre 2014 dans le territoire de Beni – massacres qui provoquent un lourd ressentiment envers les autorités et la Monusco, jugées inefficaces. La découverte de bastions rebelles suffira-t-elle pour défaire l’ennemi ? « Il n’y a pas d’indicateur de succès face au terrorisme, souligne le haut-responsable de l’armée. Ils seront certainement affaiblis et réduits, mais la défaite, ce n’est pas moi qui le dirai : le défi était de découvrir leurs cachettes, c’est ce qui a été fait. »

    JA

  • Edem Kodjo continue à attendre la liste de l’opposition

    Edem Kodjo continue à attendre la liste de l’opposition

    EDEM-Le facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue politique en RDC, Edem Kodjo, s’est plaint vendredi que “l’opposition (NDLR, congolaise) reste divisée sur sa participation au dialogue”.

    L’UDPS, qui lui avait promis depuis le 26 mars, de faire une liste commune de l’opposition pour le comité préparatoire, ne lui a, jusqu’à ce jour, toujours rien remis, a déclaré M. Kodjo au cours d’une conférence presse à Kinshasa.

    Assurant de ne vouloir critiquer personne, le facilitateur estime qu’il “faut éviter de donner l’impression qu’on prend tout le pays en otage”.

    VOA

  • Debout Congolais !

    Debout Congolais !

    JOEL COHEN-‘‘Il est des moments de l’Histoire où les Peuples les plus endormis, les plus subjugués et que l’on croirait à jamais impuissants, se redressent, s’emparent de leur destin et conquièrent ce qu’il y a de plus imprescriptible pour l’Homme : la Liberté !’’

    Dr François Duvalier, président de la République d’Haïti, 1958 – 1971

    Par Joël Asher Lévy-Cohen

    Dans la partie orientale de la République démocratique du Congo, la Ville de Beni (province du Nord-Kivu) est sempiternellement en proie à des massacres de grande ampleur. Ces tueries de masse visiblement planifiées par des forces obscures locales ayant pactisé avec de puissants intérêts extérieurs,tant régionaux qu’internationaux,sont pratiquement devenues la norme. Ces meurtres prémédités sont concrètement devenus une tradition criminelle à laquelle se complaîtaisément et même dont se nourrit, curieusement, la Communauté internationale, plutôt occidentale, visiblement incapable d’arrêter ce cycle de violences ‘‘aveugles’’.

    Pourtant,ces  massacres à large échelle,manifestement réputés ne pas épargner une seule goutte de sang ou une seule vie, doivent, en principe, mobiliser toute l’énergie des puissances ayant des responsabilités internationales. Nenni. À la place, le Peuple de la République démocratique du Congo continue, dans l’indifférence généralement polie, de payer le lourd tribut d’une conflagration armée artificielle lui délibérément imposée par les requins de la haute finance. Tout ceci dans l’optique de le déposséder de ses biens les plus précieux et les plus légitimes.

    Pendantque les supergrands de ce monde jouent, comme si de rien n’était, la fameuse politique de l’autruche au nom de la sacrosainte realpolitik, les violences indicibles broientimpitoyablement cette région orpheline de la République démocratique du Congo depuisbientôt vingt ans. Celles-ci visent, convient-ilde souligner, à nettoyer ethniquement une portiondu pays immensément riche en ressources naturelles et minéralesautant que précieuses et stratégiques. En réalité, elles se révèlent la suite logique d’un projet savamment orchestré par l’establishment mondial dont l’objectif primordial est, à n’en point douter, la ‘‘solution finale’’.

    Ces meurtres de masse épouvantables que les autorités politiques, administratives et gouvernementales nationales, de mèche avec de puissants intérêts internationaux et régionaux, couvrent pour des raisons inavouées, ne peuvent,en fait, laisser insensible toute personne consciencieuse ayant véritablement une âme humaine. Par le dégoût qu’ils provoquent incessamment, tous ces actes ignobles qui trahissent, de surcroît, la nature méphistophélique de leurs auteurs, ne peuvent que susciter vive indignation et ferme condamnation.Ils ne peuvent qu’entraîner une mobilisationsans faille et une ferme revendication de justice de la partdes ennemis de la tyrannie du mensonge, à plus forte raison,apôtres et porte-parole de la Conscience universelle.

    Devant cette tragédie humaine qui se joue cruellement, cyniquement, au cœur de l’Afrique meurtrie par ses propres enfants voire même mutilée par les requins de la haute finance, sous les yeux ahuris d’une opinion publique nationale et internationale déjà médusée, le Peuple congolais n’a véritablement pas d’autre choix que de prendre toutes ses responsabilités. Celui-ci n’a résolument pas d’autre choix que de se faire violence pour boycotter et, surtout, mettre hors d’état de nuire la clique d’imposteurs maffieux qui le dirigent par défi. En fait, il n’a pas d’autre solution que d’user de tous les moyens à sa disposition dans le dessein de changer radicalement le cours de son destin national et collectif. Celui-ci est,d’ailleurs, – importe-t-il de relever – accaparé par les croquemorts de la liberté et de la démocratie, lesquels sont en réalitédes forces éteignoir de la justice et de la dignité humaine.

    À bon entendeur salut !

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

  • Moïse Katumbi quitte la RDC pour être soigné

    Moïse Katumbi quitte la RDC pour être soigné

    KATUMBI -AVION-L’avion de Moïse Katumbi a décollé, ce vendredi 20 mai au soir, en direction de l’Afrique du Sud, où l’opposant doit recevoir des soins. Cette décision a été prise au lendemain de l’inculpation du candidat à la présidentielle pour « atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ».

    Depuis l’annonce de l’inculpation de Moïse Katumbi, les avocats de l’ex-gouverneur du Katanga avaient demandé à ce qu’il soit soigné à l’étranger et plus précisément en Afrique du Sud. Demande désormais acceptée par le procureur de la République. Pourtant sous le coup d’un mandat d’arrêt provisoire, le candidat à l’élection présidentielle est d’ores et déjà en partance dans un avion médicalisé. Une expertise médicale a permis d’appuyer cette demande et le parquet dit s’être conformé à l’avis du médecin qui avait été mandaté.

    « C’est peut-être un piège pour l’obliger à prendre la route de l’exil », confie l’un des compagnons politiques de l’opposant à Joseph Kabila. Ce dernier craignait une condamnation par contumace, assortie d’une impossibilité de revenir sur le territoire. « C’est une manière de se débarrasser de lui », insiste-t-il.

    Cette décision « vide la justice de toute crédibilité »

    « Le pouvoir est totalement paniqué et il fallait mettre coûte que coûte Moïse Katumbi hors d’état de nuire, c’est-à-dire l’empêcher de se présenter aux élections », déclare Charles Mwando. Le président du G7 ajoute : « La justice n’est pas très convaincue des éléments qui se trouvent dans le dossier de M. Katumbi en était au point de s’interroger si ça valait la peine de poursuivre ce dossier. » Pour l’officiel, « les pressions politiques étant telles qu’il a fallu couper la poire en deux », c’est-à-dire prononcer une inculpation provisoire et autoriser les soins. Cette décision « vide la justice de toute crédibilité » poursuit Charles Mwando ajoutant que cela « confirme le fait que la RDC est un état de non-droit ».

    « Il y a des personnalités qui ont certains problèmes avec leur propre comportement et c’est tout, ça n’a aucun rapport avec l’alternance politique », déclare Léonard She Okitundu. Le sénateur, ancien ministre congolais des Affaires étrangères et membre du bureau politique de la majorité présidentielle poursuit : « Je me rappelle que l’autre camp disait qu’on est en train de tout faire pour empêcher tel candidat à faire ceci et cela. Je ne suis pas ce genre de commentaires. Je pense qu’il y a des gens qui ont posé certains actes qui sont répréhensibles et qui doivent rendre des comptes, un point c’est tout. »

    Selon les informations recueillies par RFI, Moïse Katumbi serait en tout cas soumis à un devoir de réserve, le parquet lui demanderait de ne pas s’exprimer sur le dossier en cours. Le dossier est cependant loin d’être enterré puisque ses quatre gardes du corps sont toujours à l’agence nationale des renseignements, accusés d’être les fameux mercenaires recrutés par l’opposant. Ils devaient être transférés au parquet de Kinshasa, mais aux dernières nouvelles, ce n’était toujours pas le cas.

    RFI