Author: Don Kayembe

  • Des dĂ©bris de l’avion d’EgyptAir ont Ă©tĂ© trouvĂ©s

    Des dĂ©bris de l’avion d’EgyptAir ont Ă©tĂ© trouvĂ©s

    Egyptair-La compagnie aĂ©rienne confirme dans un message postĂ© sut Twitter que des dĂ©bris trouvĂ©s prĂšs de l’Ăźle grecque de Karpathos sont ceux de son avion disparu des Ă©crans radars.

    Des dĂ©bris de l’avion d’EgyptAir qui avait disparu jeudi avec 66 personnes Ă  bord ont Ă©tĂ© trouvĂ©s prĂšs de l’Ăźle grecque de Karpathos, a annoncĂ© la compagnie aĂ©rienne sur son compte Twitter.

    “Le ministĂšre de l’Aviation civile a reçu une lettre du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres Ă©gyptien confirmant la dĂ©couverte de dĂ©bris du vol MS804”, indique EgyptAir, en prĂ©cisant que “des gilets de sauvetage et des morceaux de plastique” flottaient en mer.

     The Egyptian Investigation Team in co-operation with the Greek counterpart are still searching for other remains of the missing plane.
  • l’opposant Katumbi sera jugĂ© pour atteinte Ă  la sĂ»retĂ© de l’État

    l’opposant Katumbi sera jugĂ© pour atteinte Ă  la sĂ»retĂ© de l’État

    MoĂŻse-Katumbi-La justice congolaise a annoncĂ© jeudi l’ouverture prochaine d’un procĂšs pour atteinte Ă  la sĂ»retĂ© de l’État contre l’opposant MoĂŻse Katumbi, candidat dĂ©clarĂ© Ă  la succession du prĂ©sident Joseph Kabila, qu’un rĂ©cent arrĂȘt autorise Ă  se maintenir au pouvoir au-delĂ  du terme de son mandat fin 2016.

    1. Katumbi “a Ă©tĂ© inculpĂ© du chef d’atteinte Ă  la sĂ»retĂ© intĂ©rieure et extĂ©rieure de l’État […] et placĂ© sous mandat d’arrĂȘt provisoire”, indique un communiquĂ© du parquet gĂ©nĂ©ral de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC).

    En RDC, l’inculpation Ă©quivaut Ă  la fin de la phase d’instruction. M. Katumbi, 51 ans, est donc dĂ©sormais en attente d’un procĂšs, dont la date n’a pas encore Ă©tĂ© annoncĂ©e.

    Au vu des chefs d’accusation retenus contre lui, M. Katumbi encourt la peine de mort (systĂ©matiquement commuĂ©e en prison Ă  vie en vertu d’un moratoire sur l’application de la peine capitale en RDC), a indiquĂ© Ă  l’AFP Sam Bokolombe, professeur de droit pĂ©nal Ă  l’UniversitĂ© de Kinshasa.

    Ex-alliĂ© de poids du prĂ©sident Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, M. Katumbi est passĂ© Ă  l’opposition en septembre en mĂȘme temps qu’il dĂ©missionnait de ses fonctions de gouverneur du Katanga (province du sud-est de la RDC dĂ©mantelĂ©e depuis lors) et qu’il accusait M. Kabila de chercher Ă  violer la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

    Il a officialisĂ© sa candidature Ă  la prĂ©sidentielle censĂ©e avoir lieu avant la fin de l’annĂ©e le 4 mai, quelques heures seulement aprĂšs que le gouvernement eut annoncĂ© l’ouverture d’une enquĂȘte le visant pour “recrutement de mercenaires” Ă  la suite de l’arrestation de quatre de ses gardes du corps, parmi lesquels un AmĂ©ricain.

    ‘On va le coffrer’

    1. Katumbi a Ă©tĂ© admis il y a quelques jours dans une clinique de Lubumbashi. Du cĂŽtĂ© du pouvoir, on estime qu’il joue au malade imaginaire pour Ă©chapper Ă  la justice.

    Le communiquĂ© du parquet indique que M. Katumbi “Ă©tant actuellement admis dans un centre hospitalier”, il lui est “loisible avec le concours de ses mĂ©decins traitant de se faire prendre en charge par des institutions mĂ©dicales appropriĂ©es ainsi que l’a suggĂ©rĂ© le mĂ©decin lĂ©giste requis”.

    Le sort rĂ©servĂ© Ă  l’opposant “dĂ©pend [maintenant] de l’apprĂ©ciation de la justice”, a dĂ©clarĂ© le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende : “ça peut ĂȘtre la rĂ©sidence surveillĂ©e ou une incarcĂ©ration”.

    De source judiciaire, on indique que le parquet laisse ouverte la possibilitĂ© d’une assignation de M. Katumbi Ă  l’hĂŽpital.

    “Mais s’il y a des attroupements, s’il y a des discours incendiaires, on va le coffrer”, a-t-on averti de mĂȘme source.

    Un expert judiciaire estime que le parquet offre Ă©galement la possibilitĂ© au prĂ©sident-propriĂ©taire du cĂ©lĂšbre club de football TP Mazembe, de sortir du pays pour se faire soigner Ă  l’Ă©tranger.

    “Pour Katumbi, cela peut se finir de quatre façons : (1) assignation Ă  rĂ©sidence, (2) soins mĂ©dicaux Ă  l’Ă©tranger sans possibilitĂ© de retour, (3) prison, (4) affrontement”, estime Jason Stearns, chercheur spĂ©cialiste du Congo Ă  l’UniversitĂ© de New York.

    La solution 2 “est attrayante pour les deux parties [M. Katumbi et le gouvernement, ndlr] Ă  l’heure actuelle”, ajoute-t-il dans une sĂ©rie de messages publiĂ©s sur Twitter.

    RĂ©unis autour de M. Katumbi Ă  l’hĂŽpital, trois de ses avocats ont quittĂ© les lieux vers 19H00 (17H00 GMT) sans faire de dĂ©claration Ă  la presse.

    Le climat politique est tendu depuis des mois en RDC en raison de l’incertitude liĂ©e au trĂšs probable report de la prĂ©sidentielle alors que la Constitution interdit Ă  M. Kabila de se reprĂ©senter.

    Les relations sont Ă©galement tendues entre Kinshasa et l’ONU et les Occidentaux, qui demandent avec insistance la tenue de la prĂ©sidentielle dans les temps et le respect de la Constitution.

    Le 11 mai, dans un arrĂȘt qualifiĂ© d’”imposture” par un grand parti d’opposition, la Cour constitutionnelle a autorisĂ© M. Kabila Ă  se maintenir Ă  la tĂȘte de l’État au-delĂ  de la fin de son mandat (le 19 dĂ©cembre) si l’Ă©lection n’est pas organisĂ©e d’ici lĂ .

    Avec AFP

  • MoĂŻse Katumbi placĂ© sous Mandat d’ArrĂȘt Provisoire dans l’affaire «des mercenaires Ă©trangers» (+audio)

    MoĂŻse Katumbi placĂ© sous Mandat d’ArrĂȘt Provisoire dans l’affaire «des mercenaires Ă©trangers» (+audio)

    katumbi-MoĂŻse Katumbi a Ă©tĂ© inculpĂ© ce jeudi 19 mai en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) pour « atteinte Ă  la suretĂ© intĂ©rieure comme extĂ©rieure de l’Etat ». Selon le gouvernement congolais, l’opposant dĂ©clarĂ© candidat Ă  la prĂ©sidentielle aurait recrutĂ© des mercenaires Ă©trangers.

    Alors que l’annonce a d’abord Ă©tĂ© faite par la tĂ©lĂ©vision proche du pouvoir tĂ©lĂ© 50, dans l’entourage de MoĂŻse Katumbi, on dit n’ĂȘtre au courant de rien. « Comment pourrait-on l’inculper ? Son audition n’est mĂȘme pas terminĂ©e ! C’est vraiment du n’importe quoi ! », a vivement rĂ©agi l’un des membres de son collectif d’avocats.

    En fin de journée, le ministre de la Communication Lambert Mende a confirmé la nouvelle, affirmant que le parquet en a officiellement informé le gouvernement. Mais pour les détails, il faut attendre le communiqué du cabinet du procureur général de la République de Lubumbashi.

    L’ex-gouverneur du Katanga est inculpĂ© pour « atteinte Ă  la suretĂ© intĂ©rieure et extĂ©rieure de l’Etat » et placĂ© sous mandat d’arrĂȘt provisoire. Celui-ci est soupçonnĂ© par le gouvernement congolais d’avoir recrutĂ© des mercenaires Ă©trangers, notamment amĂ©ricains.

    « Ça veut dire qu’il n’est plus libre, on ne sait pas s’il sera arrĂȘtĂ© ou simplement placĂ© en rĂ©sidence surveillĂ©e pour poursuivre les soins », explique une source officielle. Car MoĂŻse Katumbi a Ă©tĂ© admis la semaine derniĂšre dans un centre hospitalier aprĂšs des Ă©chauffourĂ©es entre la police et ses partisans. ConsĂ©quence : sa troisiĂšme audition avait Ă©tĂ© reportĂ©e pour lui permettre de voir un mĂ©decin.

    Selon le communiquĂ© du cabinet du procureur gĂ©nĂ©ral, il pourra se faire « prendre en charge par des institutions mĂ©dicales appropriĂ©es ». MĂȘme si aucune prĂ©cision n’est apportĂ©e, les avocats de l’opposant congolais Ă  Joseph Kabila se refusent Ă  tout commentaire, mais prĂ©cise que MoĂŻse Katumbi voulait se faire soigner Ă  l’étranger.

    Ecouter ici Lambert Mende:

    ■ Martin Fayulu multiplie lui aussi les dĂ©boires

    Alors qu’il terminait une tournĂ©e tumultueuse dans le Bandundu, le candidat Ă  la prĂ©sidentielle a eu la surprise d’apprendre que la police avait fait irruption Ă  son hĂŽtel et domicile et l’avait scellĂ©. Il s’agit d’un conflit avec la direction gĂ©nĂ©rale des recettes de Kinshasa qui date de 2010. Le prĂ©sident de l’EcidĂ© (Engagement pour la citoyennetĂ© et le dĂ©veloppement) assure avoir payĂ© les taxes. Son entourage dĂ©nonce une nouvelle tentative d’intimidation et une volontĂ© de lui couper les vivres pour l’empĂȘcher de poursuivre ses activitĂ©s politiques.

    ■ Le Front citoyen 2016 convoquĂ© Ă  l’agence nationale des renseignements

    Deux militants du Front citoyen 2016 avaient organisĂ© une action de sensibilisation. Le sujet : la cohabitation pacifique en temps de manifestation Ă  destination des autoritĂ©s et des policiers. Ils ont Ă©tĂ© convoquĂ©s une nouvelle fois Ă  l’agence nationale des renseignements jeudi 19 mai, mais ont dĂ©cidĂ© de ne pas s’y rendre pour prendre le temps de consulter un avocat. Les chefs de quartiers qui avaient participĂ© ont eux aussi Ă©tĂ© convoquĂ©s et entendus pendant plusieurs heures par les services de renseignements et menacent de porter plainte contre les deux militants. Pour le maire de Bunia, il s’agit d’un simple problĂšme d’autorisation et d’information.
    RFI

  • ** POUR COMPRENDRE “L’AFFAIRE KATUMBI” **(Au delĂ  de l’Intox)

    ** POUR COMPRENDRE “L’AFFAIRE KATUMBI” **(Au delĂ  de l’Intox)

    LEWIS1LEWIS-DANS L’AFFAIRE MOISE KATUMBI Chapwe dont l’instruction a Ă©tĂ© suspendue Ă  Lubumbashi Ă  la suite d’un problĂšme de santĂ© de l’ex-gouverneur milliardaire, qui a fait fortune dans les mines de la sociĂ©tĂ© publique GĂ©camines, la police est sur les dents.

    Si elle a mis la main sur le point focal du groupe d’ex-US Marines ayant constituĂ© pendant des mois la ceinture rapprochĂ©e de MoĂŻse Katumbi Chapwe, elle s’est lancĂ©e sur la piste d’une opĂ©ration dĂ©nommĂ©e «OP Congo» dont les objectifs, les moyens humains, la logistique, le financement et le modus operandi, ne paraissent ĂȘtre connus aujourd’hui que par «Cow Boy», le nom de code qui dĂ©signe MoĂŻse Katumbi Chapwe, a Ă©tabli la police.

    Tout commence dimanche 24 avril 2016 lorsque l’ex-gouverneur alors en voie de se dĂ©clarer – c’est un secret de polichinelle – candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique, tient meeting Ă  Lubumbashi, commune de la Kenya mais un meeting non autorisĂ© par la mairie. Donc illĂ©gal pour la police.

    Au croisement des avenues Bukama et Manono, non loin du stade Kibassa Maliba, des manifestants forcent une barriùre de police, se rendent coupables de voies de fait sur des agents de l’ordre en faction.

    Ils veulent faire passer le convoi de vĂ©hicule de l’ex-gouverneur du Katanga. Mais la dĂ©termination des agents de l’ordre est trop forte.
    Ceux-ci intiment l’ordre Ă  l’ex-gouverneur de faire demi-tour sous peine d’ĂȘtre immĂ©diatement mis en Ă©tat d’arrestation. MoĂŻse Katumbi Chapwe obtempĂšre et rebrousse chemin.

    Les vĂ©hicules d’escorte l’imitent mais dans la manƓuvre, la police parvient Ă  procĂ©der Ă  des arrestations. Six gros bras sont embarquĂ©s…

    Dans le groupe, un homme intrigue la police. Il ne parle ni le Swahili, ni le Lingala, ni le Français. Un Noir aux muscles surdimensionnĂ©s qui dit ĂȘtre AmĂ©ricain et s’appeler Lewis Darryl L. NĂ© le 8 aoĂ»t 1967, Ă  Mississipi, aux Etats-Unis d’AmĂ©rique. Porteur d’un passeport amĂ©ricain n°531033509, dĂ©livrĂ© le 16 octobre 2015, aux États-Unis.

    Dans un document interne dont un vent favorable a fait atterrir une copie dans les rĂ©dactions du Soft International, l’afro-amĂ©ricain reconnaĂźt avoir Ă©tĂ© interpellĂ© dimanche 24 avril 2016, au croisement des avenues Bubama et Manono, Ă  Lubumbashi, Ă  la Kenya. LĂ  oĂč se dĂ©roulait le meeting non autorisĂ© de MoĂŻse Katumbi Chapwe… Qu’est-ce qu’il y faisait?

    A LUBUMBASHI UNE BELLE PRISE…

    A l’audition qui se dĂ©roule le jour mĂȘme sur procĂšs-verbal, l’homme dĂ©clare Ă  la police ĂȘtre ouvrier agricole arrivĂ© au Congo Ă  l’invitation de MoĂŻse Katumbi pour dĂ©velopper la culture du maĂŻs. Il dĂ©clare avoir prĂ©levĂ© des Ă©chantillons du sol Ă  la concession privĂ©e de MoĂŻse Katumbi Ă  Kashobwe, 350 kms de Lubumbashi, Ă  Kasenga, qu’il a amenĂ©s, pour analyse, au Laboratoire Georgia State University of Agriculture, surnommĂ© Stars Lab.

    Il assure avoir remis les rĂ©sultats de laboratoire Ă  l’ancien gouverneur. La police qui soupçonnait la prĂ©sence du personnel Ă©tranger illĂ©gal dans l’entourage de l’ancien gouverneur, ne souhaite pas lĂącher cette prise. Si l’homme continue de s’en tenir Ă  sa ligne de dĂ©fense, la logistique est mise pour un transfĂšrement, dĂšs le lendemain lundi 25 avril, Ă  Kinshasa.

    Mais voici qu’à peine a-t-il mis pied au bas de l’avion que l’afro-amĂ©ricain sĂšme ses gardes, court, Ă  la vitesse d’un Ă©clair, en direction du desk tout proche de la Monusco, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo. S’ensuit un dĂ©but de panique sur la piste oĂč, surpris par l’incroyable scĂšne, policiers et agents de la RVA (la RĂ©gie des Voies AĂ©riennes) se jettent Ă  ses trousses, sans se faire prier.

    A voir comment il se dĂ©fend contre la meute de ses poursuivants et comment il distribue des coups, des tĂ©moins avouent qu’il s’agit d’un professionnel aguerri en arts martiaux, qui ne saurait ĂȘtre un commun des mortels. Ses accompagnateurs lushois lancĂ©s aussi Ă  sa chasse, craignant perdre leur proie, comprennent qu’ils sont face Ă  un homme qui dissimule son identitĂ© et la vraie raison de sa prĂ©sence au Congo.

    Il est tout sauf «un ouvrier agricole américain invité par Moïse Katumbi Chapwe pour développer la culture du maïs dans la concession privée de Kashobwe». Au fond, pourquoi a-t-il voulu fuir aussitÎt au bas de la passerelle? Pourquoi a-t-il pris la direction de la Monusco?

    Voulait-il s’y rendre, mettre la police devant un fait accompli en s’assurant la protection internationale? Comment a-t-il su, dĂšs au pied de l’avion, la direction du desk onusien? Avait-il Ă©tĂ© entraĂźnĂ© ou briĂ©fĂ©? Par qui? MystĂšre…

    Par voie diplomatique, l’ambassadeur amĂ©ricain Ă  Kinshasa James Swan est informĂ© de l’arrestation de son compatriote. InvitĂ© Ă  Ă  l’audition qui a lieu le lendemain mardi 26 avril 2016 Ă  Kinshasa, le diplomate en route pour l’étranger, dĂ©signe pour le remplacer le diplomate le plus haut en grade qui fait office de chargĂ© d’affaires. Il sera accompagnĂ© du consul et de deux autres membres de la mission amĂ©ricaine.

    Devant ses compatriotes diplomates, Lewis Darryl L. confirme son identitĂ© et sa nationalitĂ©. Devant eux, il reconnaĂźt avoir tentĂ© de fuir sur la piste de l’aĂ©roport. Il maintient sa ligne de dĂ©fense mais «l’ouvrier agricole amĂ©ricain invitĂ© par MoĂŻse Katumbi Chapwe pour dĂ©velopper la culture du maĂŻs dans dans la concession de Kashobwe», craque et passe aux aveux quand l’audition pousse plus loin et que la police brandit des Ă©lĂ©ments d’identitĂ©.

    Oui, il est un ex-US Marines – ancien militaire de l’armĂ©e amĂ©ricaine, formĂ© Ă  Mississipi. Oui, il a servi sous le drapeau amĂ©ricain de 1985 Ă  1989, a quittĂ© l’armĂ©e en 1989 au grade de caporal (E-3). Oui, il avoue avoir Ă©tĂ© sous contrat militaire dit «DOS-DOD» (US Department of States-US Department of Defence) au Kosovo de 2009 Ă  2010, au Burundi ensuite, de 2011 Ă  2012.

    Devant ses compatriotes diplomates, il se reconnaüt sur une photo que la police lui brandit. Sur celle-ci, l’ex-US Marines s’affiche, une arme d’assaut aux poings. Une photo prise en 2010 sur la base militaire de Bosnie, au Kosovo, à Bondesteele.

    Devant les quatre diplomates, il dit avoir postĂ© lui-mĂȘme sur Linkedin, rĂ©seau d’offre d’emplois, prĂ©sentant ses compĂ©tences, domaines de savoir-faire (top competences): opĂ©rations spĂ©ciales, protection rapprochĂ©e, formation et entraĂźnements, renseignement, anti-terrorisme, maniement d’armes, surveillance.

    Sur cette base de Bosnie, l’ex-US Marines s’y Ă©tait trouvĂ© en mission de protection de la base militaire dans le cadre d’un contrat de la compagnie amĂ©ricaine ITT. Or, c’est cette sociĂ©tĂ© est mondialement connue. C’est elle qui avait organisĂ© le coup d’Etat au Chili qui renversa, le 11 septembre 1973, les institutions chiliennes et le prĂ©sident Salvador Allende, dĂ©stabilisant plusieurs autres pays d’AmĂ©rique du Sud.

    Devant ses compatriotes, Lewis Darryl L. affirme avoir travaillĂ©, en 2005, pour le compte du groupe Blackwater Security, connue pour sa rĂ©putation dans le recrutement et l’utilisation des mercenaires dans le monde.

    Blackwater Security dont le nom fut citĂ© lors de la rencontre de l’üle de GorĂ©e qui rĂ©unit des opposants congolais et oĂč l’ex-gouverneur Ă©tait annoncĂ© mais se fut reprĂ©sentĂ© par l’actuel gouverneur de la province de l’Equateur JosĂ© Makila Sumanda, contraint par un autre engagement: accompagner son club de foot, le TP-Mazembe Ă  une rencontre sportive internationale…

    Lors de cette audition, l’homme dĂ©clare avoir effectuĂ©, comme militaire, diverses missions Ă  travers le monde. Kosovo certes mais Afghanistan, Irak, Burundi, DubaĂŻ aux Emirats Arabes Unis, etc.

    QUI BROUILLE LES PISTES ET POURQUOI?

    L’ex-US Marines, poursuit le document dont Le Soft International a pris connaissance, dĂ©clare que l’ancien gouverneur du Katanga, dĂ©clarĂ© depuis candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique, avait pris contact avec la sociĂ©tĂ© Jones Group International, dont le patron est le gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e amĂ©ricaine Ă  la retraite Jones Logan James en vue du recrutement d’anciens soldats amĂ©ricains, aprĂšs avoir donnĂ© le profil recherchĂ©.

    Le 27 janvier 2016, Jones Group International, par Mme Barbara Murnane, assistante principale du gĂ©nĂ©ral Jones Logan James, adresse un courrier Ă  l’ambassade du Congo Ă  Washington. Dans ce texte de «demande de visas d’entrĂ©e au Congo en faveur de MM. Adames Christopher Andre, Easterling Euguene Reuben et Lewis Darryl L.», Jones Group International s’engage Ă  prendre en charge voyage et sĂ©jour de ses agents.

    La sociĂ©tĂ© se reporte Ă  l’invitation d’une sociĂ©tĂ© lushoise Pomba One Security. SociĂ©tĂ© sur papier de son prĂ©sident Franck Foreman (en rĂ©alitĂ© une fausse identitĂ© de Corneille Franck Mwashila, un homme qui serait agent de la police nationale congolaise, se convainc la police), Pomba One Security a ses bureaux, route du Golf, quartier Golf, Ă  Lubumbashi. L’invitation date du 20 janvier 2016.

    Dans son courrier Ă  l’ambassade du Congo, Jones Group International donne la raison du voyage au Congo de ces AmĂ©ricains: rencontrer des clients de la sociĂ©tĂ© Pomba One Security en vue d’étudier des opportunitĂ©s d’affaires…

    Des Ă©lĂ©ments de renseignement Ă©tablis sur l’ex-US Marines ou rĂ©vĂ©lĂ©s par lui-mĂȘme mardi et mercredi 26 et 27 avril en prĂ©sence de la dĂ©lĂ©gation de la mission amĂ©ricaine et, devant ses avocats, Mes Azarias Ruberwa Manywa et Françoise Kena wa Tshimanga Ă©galement avocats de MoĂŻse Katumbi Chapwe, mardi 3 mai. ElĂ©ments de renseignement consignĂ©s dans un procĂšs-verbal en prĂ©sence du consul amĂ©ricain le 27 avril et en prĂ©sence des avocats de l’ex-US Marines le 3 mai 2016.

    A en croire la direction de Migration DGM, entre le 1er octobre 2015 et le 24 avril 2016, 658 AmĂ©ricains sont entrĂ©s au Congo par l’ex-province du Katanga et par Lubumbashi, dont 254 femmes et 404 hommes.

    Parmi les 404 hommes, entrĂ©s sur le territoire sous diverses Ă©tiquettes (touriste, agriculteur, fermier, logisticien, mĂ©decin MSF, professeur, homme d’affaires, missionnaire d’église, membre d’ONG, etc.), nombre dissimulent la vraie raison de leur prĂ©sence au Congo et, au moins, une dizaine – des ex-Marines – ont Ă©tĂ© vus, lors d’activitĂ©s apparentes, dans la ceinture de sĂ©curitĂ© de l’ex-gouverneur du Katanga.

    Les rapports journaliers de ces ex-US Marines sont systĂ©matiquement adressĂ©s Ă  Lewis Darryl L., leur point focal, et dont le savoir-faire Ă©prouvĂ© va, affirme-t-il lui-mĂȘme, sur son compte Linkedin, Ă  des opĂ©rations spĂ©ciales, protection rapprochĂ©e, formation et entraĂźnements, renseignement, anti-terrorisme, maniement d’armes, surveillance, etc.

    Ces rapports sont destinĂ©s Ă  MoĂŻse Katumbi Chapwe dont le nom de code est Cow Boy et au QG amĂ©ricain de l’ex-gĂ©nĂ©ral Ă  la retraite, Jones Logan James.

    Ces rapports sont soit de la collecte de renseignements, soit des Ă©valuations sĂ©curitaires au quotidien sur des sujets secrets, soit de l’évaluation sĂ©curitaire au jour le jour parfois avec la participation de l’un des proches de MoĂŻse Katumbi, Salomon Idi. Il est souvent question de dispositions Ă  prendre en cas d’action militaire ou de la police comme lors de la manifestation projetĂ©e du 24 avril 2016.

    Tout comme de l’élaboration des plans de dĂ©fense en prĂ©vision d’assaut des FARDC ou de la PNC sur une propriĂ©tĂ© du dĂ©clarĂ© candidat PrĂ©sident. Ou de la surveillance, Ă  l’aide d’un rĂ©seau de vidĂ©osurveillance, de toute voie publique menant vers les diffĂ©rentes propriĂ©tĂ©s du dĂ©clarĂ© candidat avec la collaboration de certains Congolais dans l’identification de ce qui est appelĂ© «suspects», nom de code des agents des Services de l’Etat.

    On comprend mieux pourquoi dans cette affaire, il faut agir dans la clandestinitĂ©. Et, l’enquĂȘte se poursuit sans dĂ©semparer…
    La police cherche à établir les objectifs exacts de ces ex-US-Marines soupçonnés de conduire une opération criminelle.

    Elle veut en connaĂźtre les moyens humains, la logistique, le financement, le modus operandi. Si le richissime ex-gouverneur a Ă©tĂ© citĂ© publiquement par le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, signe que c’est sĂ©rieux.

    Il a fait injonction au PGR pour l’ouverture d’un dossier judiciaire et l’interpellation de MoĂŻse Katumbi, de ses complices. Il a ordonnĂ© l’émission des mandats d’arrĂȘt internationaux, la fermeture de la SociĂ©tĂ© Pomba One Security, l’interpellation des fonctionnaires congolais impliquĂ©s dans les consulats et dans les ambassades. Voire Ă  la DGM…

    IL FAUT LE PRENDRE TRES AU SERIEUX.

    MoĂŻse Katumbi aurait choisi de maquiller un projet d’entreprise criminelle, en recourant Ă  la couverture d’un service de gardiennage, propriĂ©tĂ© de Corneille Franck Mwashila et qui, pour les besoins de la cause, a cachĂ© son identitĂ© sous le nom de Franck Foreman.

    Mais est-ce pure coĂŻncidence? Pomba One Security est chargĂ© de la sĂ©curitĂ© – sans aucun contrat – du stade Kamalondo Ă  Lubumbashi, propriĂ©tĂ© du club de foot TP Mazembe, qui a fait la rĂ©putation de l’ex-gouverneur katangais.

    Du coup, aprĂšs les enquĂȘtes Ă  Lubumbashi et Ă  Kinshasa, la police s’est faite une conviction: Pomba One Security – qui offre un service de gardiennage au stade Kamalondo, propriĂ©tĂ© du club de foot TP Mazembe – a Ă©tĂ© utilisĂ© pour lancer des invitations Ă  des mercenaires amĂ©ricains.

    Par qui? Par Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman – qui rend sexy son nom aux fins d’appĂąter des missions consulaires portĂ©es Ă  croire qu’un AmĂ©ricain invite des AmĂ©ricains

    – ou par le puissant ex-gouverneur richissime, qui a fait fortune dans les mines du Katanga, sous Joseph Kabila Kabange depuis qu’il fut gouverneur de la riche province miniĂšre, rachetĂ©es Ă  l’entreprise publique GĂ©camines en faillite contre une once de dollars, se charge de retourner Ă  prix d’or mĂ©dias (presse Ă©crite, radio-tĂ©lĂ©vision, rĂ©seaux sociaux) en interne comme en externe et politiciens congolais de la majoritĂ© comme de l’opposition dure, parcourt le monde de part en part, se fait des selfies avec des dirigeants du monde

    – signe, Ă  ses yeux, d’adoubement et, a contrario, de rejet de Kabila -, ne cache plus jour aprĂšs jour sa fureur d’ĂȘtre Chef de l’Etat mĂȘme avant l’heure, aprĂšs avoir assistĂ© il y a quelques annĂ©es Ă  la descente aux enfers du projet prĂ©sidentiel de son demi-frĂšre bienfaiteur RaphaĂ«l Soriano Katebe Katoto exilĂ© dans le nord de la Belgique, Ă  Bruges, endettĂ© et dĂ©muni aprĂšs des folles dĂ©penses politiques lors du Dialogue inter-congolais d’Afrique du Sud, Ă  Sun City?

    C’est dans cette citĂ© touristique du nord de la Nation Arc-en-Ciel que MoĂŻse Katumbi Chapwe, tout frais dĂ©barquĂ© de la Zambie (recherchĂ© par la justice zambienne au titre de citoyen zambien pour des indĂ©licatesses) fit, pour la premiĂšre fois, connaissance de l’éclectique classe politique congolaise, connue plus pour sa chaleur que pour sa lumiĂšre, selon l’expression de l’ambassadeure amĂ©ricaine Ă  Kinshasa des annĂ©es Mobutu, Melissa Wells.

    Le jeune homme affable meuble l’ombre de RaphaĂ«l Soriano Katebe Katoto quand le demi-frĂšre millionnaire, qui fit fortune dans le poisson du lac Moero dans les eaux congolo-zambiennes vendu aux agents de la GĂ©camines, entreprend d’épuiser ses comptes en banque Ă  Gaborone au Botswana, Ă  Addis-Abeba en Ethiopie, Ă  Sun City ou Ă  Pretoria en Afrique du Sud, etc.,

    pour racheter l’ñme des politiciens conduits par feu GĂ©rard Kamanda wa Kamanda, l’ancien ministre des Affaires Ă©trangĂšres de Mobutu, naguĂšre n°2 de l’ex-Union Africaine, le seul Congolais Ă  ce jour Ă  avoir occupĂ© une position en international Ă  ce niveau. Aux cĂŽtĂ©s de Kamanda: Justine, la fille aĂźnĂ©e de Joseph Kasavubu et Joseph Olengha Nkoy (le mĂȘme!) des FONUS.

    Si cet indĂ©crottable opposant, spĂ©cialiste des villes mortes sous Mobutu, qui prit part en septembre 2013 aux Concertations nationales, n’a pas rejoint Ă  ce jour Lubumbashi aux cĂŽtĂ©s des Franck Diongo, Jean-Claude Vuemba, Delly Sessanga, etc., qui ont ralliĂ© le candidat milliardaire du G-7 – groupe de personnalitĂ©s politiques frondeuses Ă©vincĂ©es de la majoritĂ© pour avoir pris la tangente en direction de l’opposition

    – c’est mĂ»ri de la dĂ©bĂącle politique du demi-frĂšre millionnaire bienfaiteur de l’ex-gouverneur du Katanga qu’il brocarda publiquement dans un hall de motel sud-africain Ă  Pretoria, le traitant d’«analphabĂšte politique» quand l’ASD (Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue inter-congolais RCD-Goma et UDPS contre le MLC) s’est constituĂ©e.

    Aux yeux de Joseph Olengha Nkoy, Katebe Katoto Soriano n’a rien compris Ă  la dynamique politique congolaise…

    Si, Ă  51 ans, celui qui est avant tout un homme d’affaires avisĂ© qui s’est constituĂ© une fortune dans le rachat Ă  vil prix et la revente Ă  prix d’or des mines katangaises en usant de la menace et autres voies de fait sur des investisseurs expatriĂ©s, si dĂ©sormais cet homme dĂ©pense sans compter et autant de millions de dollars amĂ©ricains dĂ©versĂ©s et qui ne sauraient ĂȘtre inĂ©puisables pour retourner et adouber mĂ©dias, politiciens soucieux de lĂ©gitimitĂ© Ă©lectorale (ce qui nĂ©cessite d’importants moyens financiers) et foule (notamment en ces temps-ci lors de ses auditions par le procureur gĂ©nĂ©ral Ă  Lubumbashi) ,

    il s’est laissĂ© convaincre qu’il est peu probable qu’il perde ce match, avec, avait-il annoncĂ©, on se souvient, «un troisiĂšme faux pĂ©nalty»… Si ses millions de dollars amĂ©ricains circulent aussi impunĂ©ment par ces temps de crise mondiale et aussi librement par ces temps de retraçage des rĂ©seaux criminels et oĂč sĂ©vissent des lanceurs d’alerte, c’est que Katumbi a entrepris de prĂ©parer son coup de longue date, qu’il a dĂ©veloppĂ© de savantes stratĂ©gies de planque, s’est adjoint des services d’agences sophistiquĂ©es Ă  l’étranger.

    INCROYABLE REBONDISSEMENT.

    En dĂ©but de week-end, des mĂ©dias publics britanniques et allemands (la trĂšs sĂ©rieuse BBC et la DW) ont rĂ©vĂ©lĂ© que l’ex-gouverneur a payĂ© rubis sur l’ongle USD 100 millions au cabinet Akin Gump Strauss Hauer & Feld LLP dans un contrat de lobbying valant six mois aux Etats-Unis… Un homme qui dĂ©pense tant – plus que le rĂ©gime pour son image internationale – est Ă  prendre trĂšs au sĂ©rieux.

    Reste la loi congolaise. Mais comment faire entendre raison dans l’omerta gĂ©nĂ©ralisĂ©e congolaise oĂč ce qui est politiquement incorrect n’est jamais entendu et oĂč le complot anti-RĂ©gime est Ă  chaque coin de rue voire en plein cƓur de l’Etat? Ainsi, par exemple, comment comprendre des
    dysfonctionnements qui ont lieu dans nos ambassades?

    Sont-elles infiltrĂ©es et noyautĂ©es? En violation flagrante d’une instruction du ministre des Affaires EtrangĂšres relative Ă  la procĂ©dure en matiĂšre d’octroi des visas et des dispositions du vade mecum portant traitement des dossiers de demande des visas, d’anciens US Marines obtiennent, le 8 fĂ©vrier 2016, des visas de voyage Ă  la mission diplomatique congolaise Ă  Washington. Aucun dossier n’a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  Kinshasa.

    Le dossier de demande de visa (formulaire de demande de visa de voyage rempli par le requĂ©rant, photocopie de son passeport, invitation lĂ©galisĂ©e et/ou attestation de prise en charge de la DGM) n’a jamais Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  Kinshasa par la mission diplomatique et l’avis favorable prĂ©alable de Kinshasa n’a jamais Ă©tĂ© adressĂ© Ă  la mission diplomatique.

    Dans un autre cas, le prĂ©sident de Pomba One Security, Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman nie l’existence de sa signature mais le premier conseiller d’ambassade Ă  Washington Thomas Siosi Mbimba, n’en a cure. Il octroie des visas autorisant des ex-US Marines Ă  se rendre au Congo! DĂ©barquent au Katanga Coleman Alan Clen, le gĂ©nĂ©ral Ă  la retraite Jones Logan James et Mercier David John….

    A la mission Ă  Pretoria, l’ancien militaire amĂ©ricain, Toon Jr III Leonard O’Neal, alias LT, est en transit Ă  Johannesburg, qu’importe! Il obtient son visa d’entrĂ©e au Congo le 26 dĂ©cembre 2015. Bien que non-rĂ©sident en Afrique du Sud… LĂ  non plus, le dossier n’a jamais Ă©tĂ© transmis Ă  Kinshasa pour examen et avis prĂ©alable.

    L’ambassadeur Ben Bene Mpoko assure que le visa dĂ©livrĂ© est un faux mais fait une courbe rentrante. Il imputant toute responsabilitĂ© Ă  un collaborateur qui n’a jamais aussi bien portĂ© son nom, Innocent Kiyoko, chancelier et premier secrĂ©taire d’ambassade.

    A la DGM Haut-Katanga, Ă  Lubumbashi, cela ne va pas beaucoup mieux. Trop d’irrĂ©gularitĂ©s constatĂ©es dans la prorogation des visas de voyage.
    D’anciens US Marines arrivĂ©s Ă  Lubumbashi dans des conditions illĂ©gales, sont directement employĂ©s comme gardes du corps ou agents de sĂ©curitĂ© par l’ancien gouverneur.

    Ils ne disposent que de visas de voyage d’une validitĂ© d’un mois. Quand tous les services de sĂ©curitĂ© sont en alerte, Ă  la recherche de l’ex-US Marines Toon Jr III Leonard O’Neal, alias LT, repĂ©rĂ© en dĂ©cembre 2015 dans l’entourage immĂ©diat de l’ex-gouverneur, sur base d’un acte d’engagement de prise en charge signĂ© par l’ex-US Marines Lewis Darryl L., contenant de fausses dĂ©clarations, Ă  Lubumbashi, la DGM Haut-Katanga proroge pour trois mois les visas de voyage de trois anciens militaires amĂ©ricains.

    En tĂȘte le fameux Lewis Darryl L. mais aussi Adames Christopher Andre et Easterling Euguene Reuben.
    Les trois passeports en quĂȘte de prorogation de visas, transmis Ă  la DGM Haut-Katanga par le directeur provincial adjoint Delphin Munga, le sont via un agent fĂ©minin VĂ©ronique Mayele Musungi qui dĂ©clare les avoir reçus du pasteur pentecĂŽtiste GĂ©dĂ©on Butandu expliquant qu’il s’agit de missionnaires de son Eglise…

    InterpellĂ© le 1er mai 2016 Ă  Kolwezi, Lualaba, oĂč il dit s’ĂȘtre rendu Ă  des fins d’évangĂ©lisation, le pentecĂŽtiste affirme avoir reçu les trois passeports d’un Ă©tudiant Ă  l’UNILU Fiston Malanga Itedjo. Ces ex-US Marines prĂ©sents Ă  Lubumbashi s’y trouvent pourtant sur base d’une recommandation d’un autre pentecĂŽtiste, Godefroid Mumbenga, alias GodĂ© Chaud, rĂ©sident Ă  Londres, Grande-Bretagne.

    Le pasteur GĂ©dĂ©on Butandu dĂ©clare avoir reçu de Washington via MoneyGram les frais de chancellerie, USD 1.200, remis Ă  l’agent fĂ©minin de la DGM qui auraient Ă©tĂ© expĂ©diĂ©s par un certain Ben Paulin rĂ©sident aux Etats-Unis d’AmĂ©rique, tandis que le code 94603674 de rĂ©ception de fonds est arrivĂ© de Londres communiquĂ© par le pasteur Godefroid Mumbenga alias GodĂ© Chaud.

    Le 2 mai 2016, l’étudiant de l’UNILU assure avoir reçu les trois passeports au restaurant Lattelicious, propriĂ©tĂ© de MoĂŻse Katumbi, attenant Ă  la rĂ©sidence de l’avenue Lofoi et des mains de l’ex-US Marines Matt (Nicholson Matthew Azor Hendrix), sur recommandation d’un cousin du nom de Serge, rĂ©sidant au Swaziland.

    Comme s’il n’y avait pas assez de bordel, voilĂ  que l’acte d’engagement de prise en charge qui sert Ă  la prorogation de visas, signĂ© le 27 fĂ©vrier 2016 par l’ex-US Marines Lewis Darryl L., ne contient aucun renseignement sur la prise en charge quand il donne de fausses indications: profession (mĂ©dicale), motif de sĂ©jour (mĂ©dical), adresse (Kolwezi)!

    Alors, que dit la loi congolaise? Interdiction formelle de la prĂ©sence dans une sociĂ©tĂ© de gardiennage de personnes de nationalitĂ© Ă©trangĂšre; interdiction de recourir Ă  une personne ne justifiant pas d’un sĂ©jour de cinq ans au pays sans interruption; interdiction d’embauche d’anciens soldats, d’anciens policiers, d’anciens agents des services de sĂ©curitĂ©, de toute personne ayant appartenu Ă  un groupe armĂ© ou Ă  une rĂ©bellion.

    Le recrutement d’anciens militaires amĂ©ricains aux Etats-Unis d’AmĂ©rique et leur mise au service d’un individu au Congo, foulent aux pieds l’esprit et la lettre de la Convention Internationale des Nations-Unies du 4 dĂ©cembre 1989 contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction des mercenaires.

    Il reste que pour les enquĂȘteurs, la sentence est tombĂ©e: Pomba One Security est une firme hors-la-loi. Elle a invitĂ© d’anciens militaires Ă©trangers employĂ©s aussitĂŽt arrivĂ©s sur le territoire congolais, Ă  des travaux de gardiennage. Pomba One Security est une sociĂ©tĂ© créée et dirigĂ©e par un agent de la police nationale congolaise, une sociĂ©tĂ© qui ne serait en rĂšgle ni avec l’administration (pas de permis d’exploitation, pas d’identification prĂ©alable de son personnel), ni avec le fisc (pas de paiement des frais), etc.

    Plus grave, si Corneille Franck Mwashila recrute d’anciens US Marines sous le faux nom de Franck Foreman, il est l’un des gardes du corps congolais les plus rapprochĂ©s de l’ex-gouverneur du Katanga.

    Or, l’agent Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman dĂ©clare Ă  l’enquĂȘte, sur procĂšs-verbal, n’avoir jamais eu, ni de loin, ni de prĂšs, un contact quelconque avec la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine Jones Group International, la firme du gĂ©nĂ©ral Jones Logan James, qui a recrutĂ© d’anciens militaires amĂ©ricains.

    Il dĂ©clare n’avoir ni signĂ© de contrat avec cette sociĂ©tĂ©, ni eu un jour le moindre contact avec un membres de Jones Group International.

    Or, sur nombre de bulletins de service Ă©tablis par l’Etat-Major de l’UPI/HP (l’UnitĂ© de Protection des Institutions et de Hautes PersonnalitĂ©s) du Commissariat Provincial de l’ancienne province du Katanga dont un vent favorable a amenĂ© une copie aux rĂ©dactions du Soft International, Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman est identifiĂ© comme agent de la PNC (la Police Nationale Congolaise) au grade d’agent de police.

    Lors d’une audition sur procĂšs-verbal, il dĂ©clare avoir personnellement travaillĂ© en 2016, pendant quatre mois (janvier-avril 2016), Ă  la rĂ©sidence de l’avenue Lofoi, la rĂ©sidence officielle lushoise de l’ex-gouverneur MoĂŻse Katumbi Chapwe.

    Le (faux) agent de police dĂ©clare avoir travaillĂ© avec «six mercenaires amĂ©ricains» agissant comme gardes du corps de l’ex-gouverneur. Ces six agents amĂ©ricains: Lewis Darryl L., Toon Jr III Leonard O)Neal alias LT, Nicholson Maurice Alan, Adames Christopher Andre, Nicholson Mattew Azor Hendrix alias Matt et Coleman Alan Glen.

    Or, selon des proches du dossier, l’ancien gouverneur ne reconnaĂźtrait qu’un seul «mercenaire amĂ©ricain», Lewis Darryl L., l’homme arrĂȘtĂ© dimanche 24 avril 2016 dans l’un des vĂ©hicules de sa suite, coincĂ© par la police en faction, au croisement des avenues Bukama et Manono, prĂšs du Stade Kibassa Maliba oĂč le dĂ©clarĂ© candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique projeta de tenir un meeting non autorisĂ©, donc illĂ©gal.

    DES PISTES DE DIVERSION…

    Or, la police accable le faux policier Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman sur elle a trouvĂ© d’irrĂ©futables Ă©lĂ©ments de preuve liĂ©s Ă  ses communications… Ce que confirment, sur procĂšs verbal, nombre d’agents de sĂ©curitĂ© congolais commis Ă  la rĂ©sidence de l’avenue Lofoi.

    D’aprĂšs un protocole bien rodĂ©, Ă  leur arrivĂ©e dans la capitale cuprifĂšre, ces ex-US Marines sont accueillis, non par un service d’accueil de Pomba One Security qui, sur papier; les a invitĂ©s, mais par des proches de la rĂ©sidence du dĂ©clarĂ© candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ă  la rĂ©sidence de l’avenue Lofoi, par Patrick Kabwe Mwamba, le chef de protocole.

    Ces agents sont ensuite dirigĂ©s non Ă  leur lieu d’hĂ©bergement dĂ©clarĂ© Ă  l’obtention du visa et dans la fiche de passager arrivant de la DGM (la direction de migration) qui est l’HĂŽtel Grand Karavia, mais dans les diffĂ©rentes rĂ©sidences, fermes et propriĂ©tĂ©s de MoĂŻse Katumbi Chapwe (rĂ©sidence de l’avenue Lofoi au n°22, ferme Futuka, Hakuna Matata voire Gouvernorat Ă  l’époque oĂč il n’avait pas encore dĂ©missionnĂ©, restaurant Lateulicius, propriĂ©tĂ© du gouverneur attenante Ă  sa rĂ©sidence, au 245 chaussĂ©e de Kasenga, commune Kampemba, Ă  l’avenue Mahenge, commune Kampemba) avant d’ĂȘtre dĂ©ployĂ©s dans des dispositifs de sĂ©curitĂ© et de protection.

    NĂ© le 8 aoĂ»t 1967, l’afro-amĂ©ricain arrĂȘtĂ© le 24 avril 2016 dans l’un des vĂ©hicules d’escorte de MoĂŻse Katumbi, Ă©tait porteur d’un visa congolais d’un mois. ArrivĂ© Ă  Lubumbashi le 27 fĂ©vrier 2016, il s’identifie sous le nom de Bernard Kasongo Tembwa auprĂšs de l’entreprise cellulaire Vodacom pour l’obtention d’une carte SIM. Bernard Kasongo Tembwa rĂ©side sur avenue Upemba, au n°18, quartier Kalebuka, commune annexe, Ă  Lubumbashi.

    L’homme dĂ©clare, sur procĂšs-verbal, avoir accompagnĂ©, depuis son arrivĂ©e au Congo, MoĂŻse Katumbi partout dans ses dĂ©placements, dans le pays comme Ă  l’étranger.

    Tout comme le faux agent de la police national Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman. Les enquĂȘteurs disent dĂ©tenir des Ă©lĂ©ments matĂ©riels irrĂ©futables selon lesquels Lewis Darryl L. alias Bernard Kasongo Tembwa est restĂ© continuellement en contact avec les six autres amĂ©ricains ex-US Marines prĂ©sents au Katanga et, peut-ĂȘtre, ailleurs au Congo. Que ceux-ci sont au service personnel de MoĂŻse Katumbi avec qui ils ont effectuĂ© moult voyages Ă  l’étranger…

    Certains de ces ex-Marines ont des visas au titre d’Ɠuvres sociales congolaises parfois chrĂ©tiennes – dont l’une basĂ©e Ă  Kinshasa, avenue Rwakadingi, commune de Barumbu appartient Ă  MoĂŻse Katumbi.

    D’autres se font passer pour des agronomes ou des ouvriers agricoles. D’autres encore sont venus au Congo en «visite familiale et amicale». Soit clairement de la diversion…

    Ces ex-US Marines dont nombre de tĂ©moignages affirment avoir identifiĂ© «au moins une dizaine» dans la ceinture de protection ainsi qu’à la rĂ©sidence du dĂ©clarĂ© candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique, se trouvent-ils encore sur le sol congolais, tapis dans des rĂ©sidences privĂ©es ultra protĂ©gĂ©es ou ont-ils dĂ©jĂ  quittĂ© le pays?

    Selon des proches du dossier, le recrutement d’ex-Marines a pour finalitĂ© l’exĂ©cution d’une OpĂ©ration dĂ©nommĂ©e «Op Congo», dont la mission, les objectifs prĂ©cis, les moyens humains, la logistique, le financement et le modus operandi (dont l’utilisation des codes) n’étaient connus que du Cow Boy, nom de code de l’ex-gouverneur.

  • Au “minimum 25 ans” de prison requis contre Bemba

    Au “minimum 25 ans” de prison requis contre Bemba

    BEMBA-La procureure de la Cour pĂ©nale internationale a requis cette peine prison contre l’ancien vice-prĂ©sident congolais Jean-Pierre Bemba pour les meurtres et viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003.

    “Une telle condamnation serait proportionnelle Ă  la gravitĂ© des crimes commis par M. Bemba et Ă  son degrĂ© de culpabilitĂ©”, a affirmĂ© Fatou Bensouda au terme de trois jours d’audience sur le sujet.

    Si les juges Ă©coutent le procureur, il s’agira de la peine la plus importante jamais dĂ©cidĂ©e par la CPI. La dĂ©fense, elle, demande entre 12 et 14 ans de dĂ©tention. Une dĂ©cision sera prise Ă  une date ultĂ©rieure.

    Le 21 mars, au terme d’un procĂšs ouvert en novembre 2010, la CPI avait reconnu l’ancien chef rebelle du nord de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) coupable de cinq crimes de guerre et crimes contre l’humanitĂ©, en vertu du principe de la “responsabilitĂ© du commandant”.

    Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir condamné le recours au viol comme un crime de guerre.

    Selon l’accusation, il existe deux grandes circonstances aggravantes qui doivent ĂȘtre prises en considĂ©ration : les crimes ont Ă©tĂ© commis contre des “victimes particuliĂšrement vulnĂ©rables” et avec “une cruautĂ© toute particuliĂšre”, a affirmĂ© Jean-Jacques Badibanga, un reprĂ©sentant du bureau du procureur.

    En octobre 2002, quelque 1.500 hommes de la milice de M. Bemba, le Mouvement de libĂ©ration congolais (MLC), s’Ă©taient rendus en Centrafrique pour soutenir le prĂ©sident Ange-FĂ©lix PatassĂ©, victime d’une tentative de coup d’Etat menĂ©e par le gĂ©nĂ©ral François BozizĂ©.

    Jusqu’en mars 2003, les troupes du MLC y avaient tuĂ©, pillĂ© et violĂ©.

    ‘A des milliers de kilomĂštres’

    “M. Bemba n’a pas participĂ© Ă  ces crimes, il n’Ă©tait mĂȘme pas dans le mĂȘme pays”, a affirmĂ© l’avocat de la dĂ©fense, Peter Haynes. “Sa culpabilitĂ© vient du fait qu’il n’a pas rĂ©ussi Ă  contrĂŽler une petite partie de ses troupes Ă  des milliers de kilomĂštres”.

    Lors du procĂšs, M. Haynes avait arguĂ© que M. Bemba n’avait Ă©mis aucun ordre envers ses troupes en Centrafrique mais les juges ont estimĂ© que l’ancien vice-prĂ©sident, alors en brousse dans le nord-ouest de la RDC, Ă©tait bel et bien “en contact constant” par tĂ©lĂ©phone, radio ou tĂ©lĂ©phone satellite.

    La dĂ©fense a prĂ©sentĂ© mercredi M. Bemba comme un homme de paix, devenu pour beaucoup un “croque-mitaine” : “cette image est aussi Ă©loignĂ©e de la rĂ©alitĂ© que l’Ă©tait l’homme des Ă©vĂ©nements pour lesquels nous sommes ici aujourd’hui”.

    Minimisant la possibilitĂ© d’un retour en politique de M. Bemba, Peter Haynes a demandĂ© aux juges de prendre en compte diffĂ©rentes circonstances attĂ©nuantes, comme le fait que son client ait dĂ©jĂ  passĂ© huit ans en dĂ©tention ou que ses enfants aient grandi sans leur pĂšre.

    Jean-Pierre Bemba, dont le procĂšs a Ă©tĂ© entachĂ© d’accusations de subornation de tĂ©moins, a Ă©coutĂ© les arguments des uns et des autres de maniĂšre impassible, avachi sur sa chaise.

    Devenu depuis lors le deuxiĂšme plus gros parti d’opposition Ă  l’AssemblĂ©e nationale congolaise, le MLC a affirmĂ© que la justice de la CPI Ă©tait “sĂ©lective et discriminatoire”. “Il ne s’agit que du rĂ©quisitoire du procureur”, a rĂ©agi la secrĂ©taire du MLC, Eve BazaĂŻba.

    Depuis sa fondation, la CPI a condamnĂ© deux personnes, Ă  14 et 12 ans de dĂ©tention pour enrĂŽlement d’enfants soldats et complicitĂ© dans l’attaque d’un village, respectivement.

    Riche homme d’affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba a Ă©tĂ© de juillet 2003 Ă  dĂ©cembre 2006 l’un des quatre vice-prĂ©sidents du gouvernement de transition de Joseph Kabila en RDC. En 2006, il avait perdu au second tour de l’Ă©lection prĂ©sidentielle contre ce dernier, puis s’Ă©tait installĂ© en Europe. ArrĂȘtĂ© Ă  Bruxelles en 2008, il a dĂ©jĂ  passĂ© huit annĂ©es en dĂ©tention.

    Avec AFP

  • Une des “filles de Chibok” retrouvĂ©e dans une zone contrĂŽlĂ©e par Boko Haram

    Une des “filles de Chibok” retrouvĂ©e dans une zone contrĂŽlĂ©e par Boko Haram

    FILLE CHIBOK-La jeune fille, Amina Ali, a Ă©tĂ© dĂ©couverte dans la forĂȘt de Sambisa, dans l’Etat de Borno, l’un des derniers bastions de Boko Haram, selon Tsambido Hosea Abana, un responsable du mouvement BringBackOurGirls Ă  Chibok.

    Pour la premiĂšre fois, une des 219 lycĂ©ennes enlevĂ©es en 2014 par les islamistes de Boko Haram Ă  Chibok, dans le nord-est du Nigeria, a Ă©tĂ© retrouvĂ©e saine et sauve, ont indiquĂ© des responsables locaux d’associations.

    La jeune fille, Amina Ali, a Ă©tĂ© ramenĂ©e dans son village de Mbalala, prĂšs de Chibok, par les vigiles qui l’ont dĂ©couverte et qui assistent les militaires nigĂ©rians dans la lutte contre Boko Haram.

    “Elle a retrouvĂ© ses parents, qui l’ont identifiĂ©e, avant d’ĂȘtre amenĂ©e dans une base militaire Ă  Damboa”, a expliquĂ© Ă  l’AFP Ayuba Alamson Chibok, un des chefs de la communautĂ© de Chibok.

    “Son pĂšre s’appelle Ali, et elle Amina. Je les connais bien parce que j’ai travaillĂ© avec eux comme porte-parole des familles des filles de Chibok”, a-t-t-il ajoutĂ©.

    Le chef de l’association des Parents des filles enlevĂ©es de Chibok, Yakubu Nkeki, a Ă©galement confirmĂ© le nom de la jeune fille et indiquĂ© qu’elle Ă©tait ĂągĂ©e de 17 ans au moment de son enlĂšvement, le 14 avril 2014.

    “C’est la fille de mon voisin, ils l’ont amenĂ©e chez moi”, a-t-il affirmĂ© Ă  l’AFP.

    Selon les trois hommes, la jeune fille semble avoir eu un enfant durant sa captivité.

    D’autres jeunes filles de Chibok se trouveraient encore dans la forĂȘt de Sambisa, qui fait l’objet de multiples opĂ©rations de l’armĂ©e nigĂ©riane depuis plusieurs semaines, selon eux.

    Aucune rĂ©action des autoritĂ©s nigĂ©rianes n’Ă©tait disponible mercredi aprĂšs-midi.

    Des militants de Boko Haram avait enlevĂ© 276 jeunes filles d’une Ă©cole secondaire de Chibok en avril 2014. 57 d’entre elles avaient rĂ©ussi Ă  s’Ă©chapper dans les heures suivant leur enlĂšvement, qui avait soulevĂ© une vague mondiale d’Ă©motion et d’indignation.

    Depuis 2009, Boko Haram est tenu responsable de la mort de plus de 20.000 personnes et de l’enlĂšvement d’au moins 2.000 autres. Le conflit a fait plus de 2,6 millions de dĂ©placĂ©s.

    Avec AFP

  • She Okitundu : « Il n’y aura pas de troisiĂšme mandat pour Joseph Kabila »

    She Okitundu : « Il n’y aura pas de troisiĂšme mandat pour Joseph Kabila »

    she-De passage Ă  Paris, LĂ©onard She Okitundu, ancien ministre congolais des Affaires Ă©trangĂšres et membre du bureau politique de la MajoritĂ© prĂ©sidentielle (MP), a confiĂ© Ă  Jeune Afrique la position de la coalition au pouvoir sur l’actualitĂ© brĂ»lante de la RD Congo. Entretien.

    LĂ©onard She Okitundu fait sans doute partie des rares personnes qui sont consultĂ©es, de temps en temps, par le prĂ©sident Joseph Kabila. À trois reprises d’ailleurs le chef de l’État congolais l’a dĂ©pĂȘchĂ© Ă  Bruxelles auprĂšs de l’opposant historique Étienne Tshisekedi pour convaincre ce dernier de participer au dialogue politique souhaitĂ© par Kabila en RD Congo.

    Entre deux rendez-vous Ă  Paris oĂč il a sĂ©journĂ© rĂ©cemment, l’ancien ministre congolais des Affaires Ă©trangĂšres, aujourd’hui sĂ©nateur et membre du bureau politique de la MajoritĂ© prĂ©sidentielle (MP), est revenu pour Jeune Afrique sur les faits saillants de l’actualitĂ© en RD Congo.

    Jeune Afrique : Pourquoi la MP jubile-t-elle aprĂšs le prononcĂ© de l’arrĂȘt de la Cour constitutionnelle sur la fin du mandat du prĂ©sident Joseph Kabila ?

    LĂ©onard She Okitundu : Nous ne jubilons pas. Nous sommes plutĂŽt satisfaits de la dĂ©cision prise par la Cour constitutionnelle. D’autant qu’en rĂ©alitĂ© c’est l’opposition qui avait soulevĂ© ce dĂ©bat pour contester la maniĂšre dont le pouvoir s’exercerait dans la RĂ©publique au cas oĂč la prĂ©sidentielle ne serait pas organisĂ©e dans les 90 jours prĂ©cĂ©dant l’expiration du second mandat du prĂ©sident Joseph Kabila.

    Pour nous, ce dĂ©bat n’avait pas de sens car la Loi fondamentale congolaise a tout fait dans ses dispositions pour Ă©viter la vacance du pouvoir institutionnel Ă  tous les niveaux, que ce soit au niveau des assemblĂ©es provinciales qu’à celui du Parlement ou de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Joseph Kabila restera donc en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau prĂ©sident Ă©lu.

    Cet arrĂȘt autorise-t-il implicitement, comme certains au sein de l’opposition le craignent, la mise en place d’une transition politique Ă  l’issue du second et dernier mandat du prĂ©sident Kabila ?

    Je ne voudrais pas rentrer dans la confusion des concepts ou des termes. Certains qualifient de transition cette pĂ©riode entre le moment oĂč le mandat expire et le moment oĂč le prĂ©sident Ă©lu est effectivement installĂ© ; d’autres en revanche parlent d’intĂ©rim.

    Kabila restera en fonction en attendant la présidentielle

    Il faut prĂ©ciser qu’il ne s’agit pas de l’octroi d’un nouveau mandat. Il n’y aura donc pas de troisiĂšme mandat pour Joseph Kabila, la Constitution Ă©tant claire Ă  ce sujet. Mais le prĂ©sident actuel restera en fonction en attendant que l’élection prĂ©sidentielle ait lieu et que le nouveau chef de l’État soit connu pour lui passer le flambeau.

    Que rĂ©pondez-vous Ă  ceux qui considĂšrent qu’ayant Ă©tĂ© incapable d’organiser la prĂ©sidentielle dans les dĂ©lais comme l’exige la Constitution, Joseph Kabila ne peut pas rester en fonction Ă  l’issue de son mandat ?

    En RD Congo, le pouvoir organisateur des Ă©lections, c’est la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante. Celle-ci a Ă©tĂ© confrontĂ©e Ă  plusieurs problĂšmes Ă  la fois techniques et financiers. Avant tout, il y a eu des blocages pour l’organisation des Ă©lections en retard (les locales et les sĂ©natoriales n’ont pas étĂ© organisĂ©es depuis 2006 et 2007). Plus tard, le calendrier global des Ă©lections a Ă©tĂ© jugĂ©e irrĂ©aliste. Il fallait tenir compte de prĂšs de 10 millions de nouveaux majeurs, et des Congolais de l’étranger. Aussi fallait-il mettre Ă  jour le fichier Ă©lectoral.

    À cela s’ajoute la question financiĂšre : les Ă©lections coĂ»tent environ 1,2 milliard de dollars. Malheureusement, il n’a pas Ă©tĂ© possible d’économiser les fonds nĂ©cessaires Ă  cause de la guerre Ă  l’Est qui a Ă©tĂ© un gouffre financier. Car il y a eu Ă©galement l’effondrement des cours des matiĂšres premiĂšres.

    Dans ces conditions, pourquoi ne pas privilégier les élections présidentielle et législatives, deux scrutins soumis aux délais constitutionnels ?

    Il nous faut de bonnes élections qui ne génÚrent pas des conflits postélectoraux

    À supposer que le gouvernement rĂ©unisse les moyens pour organiser ces deux scrutins dans les dĂ©lais constitutionnels, d’autres contraintes techniques ne sont pas pour autant rĂ©solues : l’enregistrement des nouveaux majeurs et des Congolais de l’étranger notamment. Il y a un dĂ©lai incompressible pour procĂ©der Ă  la rĂ©vision du fichier Ă©lectoral : il nous faut de bonnes Ă©lections qui ne gĂ©nĂšrent pas des conflits postĂ©lectoraux.

    Pour vous, il n’est donc plus possible d’organiser la prĂ©sidentielle dans les dĂ©lais.

    Si on se contente du fichier Ă©lectoral actuel et on ne tient pas compte de nouveaux majeurs et des Congolais de l’étranger, c’est encore possible. Mais dans ce cas, on exclurait plus de 10 millions de Congolais. Une telle hypothĂšse n’est pas imaginable.

    Flickr / United Nations Photo

    En attendant, l’État congolais ne parvient toujours pas à mettre fin aux massacres Ă  rĂ©pĂ©tition des populations Ă  Beni, dans le nord-est du pays


    La situation Ă  Beni est complexe. C’est un coin de la RĂ©publique oĂč l’on constate une forte implication internationale. Des groupes armĂ©s qui y pullulent bĂ©nĂ©ficient du soutien et de la complicitĂ© de certains pays limitrophes. C’est pourquoi d’ailleurs le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU a mis en place une brigade d’intervention pour renforcer les forces armĂ©es nationales. Mais on demande trop Ă  la RDC.

    ProtĂ©ger les civils Ă  Beni, est-ce trop demander Ă  l’État congolais ?

    Faut-il rappeler que la RD Congo est sous-embargo ? On demande Ă  un pays d’assumer ses prĂ©rogatives rĂ©galiennes et en mĂȘme temps on l’empĂȘche d’acheter les matĂ©riels qu’il faut pour combattre les groupes armĂ©s.

    Certes, l’État congolais a l’obligation de protĂ©ger sa population en sĂ©curisant l’est de son territoire, mais des pressions doivent aussi ĂȘtre faites auprĂšs des pays limitrophes pour qu’ils respectent leurs engagements souscrits dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, en s’abstenant de soutenir les groupes armĂ©s sur le territoire congolais.

    Le dernier rapport du groupe d’experts onusiens sur la RD Congo indique que des pistolets avec des caractĂ©ristiques « similaires Ă  ceux fabriquĂ©s en CorĂ©e du Nord » ont Ă©tĂ© livrĂ©s Ă  certains officiers congolais. Qu’en est-il ?

    Je n’ai pas d’informations prĂ©cises Ă  ce sujet. Mais si cela s’avĂšre vrai, la communautĂ© internationale n’a qu’à assumer les consĂ©quences de l’embargo sur les armes imposĂ© Ă  la RD Congo. Qu’à cela ne tienne, notre pays ne doit pas ĂȘtre condamnĂ© parce qu’il se procure des armes oĂč elles se trouvent pour protĂ©ger et dĂ©fendre sa souverainetĂ© nationale.

    Sur le plan politique, le dialogue annoncĂ© n’a toujours pas commencĂ©. Qu’est-ce qui bloque ?

    Nous voulons que le dialogue soit inclusif

    Le blocage n’est ni de la responsabilitĂ© du chef de l’État ni celle de la MajoritĂ© prĂ©sidentielle (MP). Ce qui bloque aujourd’hui, c’est la question de l’inclusion de la partie prenante dite « opposition politique ». La MP a dĂ©jĂ  dĂ©signĂ© ses 12 dĂ©lĂ©guĂ©s, mais en face, l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS) voudrait d’abord prendre 6 dĂ©lĂ©guĂ©s pour son compte, puis octroyer les 6 autres au reste de l’opposition. Et le parti d’Étienne Tshisekedi ne considĂšre pas les dissidents de la majoritĂ© – Vital Kamerhe et le G7 notamment – comme des opposants. C’est donc un dĂ©bat interne à l’opposition qui bloque le dialogue. Nous voulons que le dialogue soit inclusif.

    Au mĂȘme moment, le pouvoir multiple ces derniers mois les cas d’intimidation et d’arrestation d’opposants : rĂ©pression des manifestations, dĂ©tention des prisonniers politiques
 N’est-ce pas contradictoire ?

    Il n’y a pas de prisonnier d’opinion en RD Congo. Il y a, Ă  chaque fois, un fait d’ordre pĂ©nal qui est reprochĂ© Ă  tel ou tel individu. La RD Congo demeure un État de droit, avec ses insuffisances certes, mais on ne peut pas considĂ©rer que la situation des droits de l’homme dans notre pays est dramatique.

    AFP / FISTON MAHAMBA

    Moïse Katumbi, considéré désormais comme le principal rival du président Kabila, se retrouve dans le collimateur de la justice. Une « procédure politique », selon plusieurs observateurs. Que répondez-vous ?

    Moïse Katumbi n’est pas un adversaire

    Pour nous, MoĂŻse Katumbi n’est pas un adversaire. Il ne faut pas confondre populisme et popularitĂ©. Les Congolais savent faire la part des choses entre le comportement Ă©lectoral et le soutien Ă  une Ă©quipe de football ou au prĂ©sident de celle-ci. Il faut relever Ă©galement que le fait d’ĂȘtre candidat Ă  la prĂ©sidentielle ne l’exonĂšre pas de ses responsabilitĂ©s par rapport Ă  certains faits qui sont infractionnels.

    Mais la coĂŻncidence entre sa dĂ©claration de candidature et l’ouverture des poursuites est plus que suspecte, selon certains qui estiment que le pouvoir voudrait disqualifier un concurrent
 

    C’est un concours de circonstances. Rien avoir avec sa dĂ©claration de candidature Ă  la prĂ©sidentielle. Des faits concordants sont retenus Ă  sa charge, c’est Ă  lui de prouver qu’il n’y est pour rien, assistĂ© de ses avocats. Mais si ces faits sont avĂ©rĂ©s, MoĂŻse Katumbi en subira effectivement les consĂ©quences. Pour l’instant, il est toujours prĂ©sumĂ© innocent.

    La MP se prépare-t-elle de son cÎté à la présidentielle ou compte-t-elle uniquement sur le maintien de Kabila au pouvoir au-delà de son mandat ?

    Nous sommes prĂȘts. Si le calendrier Ă©lectoral est publiĂ© par la Ceni, nous assumerons nos responsabilitĂ©s et nous indiquerons qui sera notre candidat.

    Beaucoup parlent du trio Aubin Minaku, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Augustin Matata, Premier ministre, et Évariste Boshab, vice-Premier ministre en charge de l’IntĂ©rieur


    Que des supputations ! La question n’est pas encore à l’ordre du jour.

    JA

  • CPI : l’accusation demande 25 ans minimum contre Bemba pour les crimes commis en Centrafrique

    CPI : l’accusation demande 25 ans minimum contre Bemba pour les crimes commis en Centrafrique

    jp bemba-AprĂšs prĂšs de huit ans de procĂ©dure devant la Cour pĂ©nale internationale (CPI), la procureure de la Cour pĂ©nale internationale (CPI) a demandĂ© mercredi 18 mai que le Congolais Jean-Pierre Bemba soit condamnĂ© Ă  “25 ans minimum” de rĂ©clusion.

    Le 21 mars, l’ancien vice-prĂ©sident congolais avait étĂ© reconnu coupable, en tant qu’autoritĂ© hiĂ©rarchique, de deux chefs de crimes contre l’humanitĂ© et de trois chefs de crimes de guerre commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003. Ce jugement Ă©tait Ă©galement le premier de la CPI Ă  avoir condamnĂ© le recours au viol comme un crime de guerre.

    La peine sera connue à une date ultérieure 

    « La peine requise par l’accusation est de 25 ans d’emprisonnement au minimum », a affirmĂ© mercredi 18 mai Fatou Bensouda. Avant d’ajouter : « une telle condamnation serait proportionnelle Ă  la gravitĂ© des crimes commis par M. Bemba et son degrĂ© de culpabilité ».

    Jean-Jacques Badibanga, un des reprĂ©sentants du bureau du procureur, a ensuite expliquĂ© les circonstances aggravantes retenues par l’accusation : « la commission des crimes Ă  l’encontre de victimes particuliĂšrement vulnĂ©rables et la commission de ces crimes avec une cruautĂ© toute particuliĂšre ».

    Bemba impassible 

    Jean-Pierre Bemba, dont la dĂ©fense avait demandĂ© entre 12 et 14 ans de dĂ©tention, a Ă©coutĂ© les arguments de l’accusation de maniĂšre impassible. Les juges dĂ©cideront de la peine Ă  une date ultĂ©rieure.

    À 53 ans, l’ancien vice-prĂ©sident et homme d’affaires encourt jusqu’à 30 ans de prison, voire la perpĂ©tuitĂ© si les juges estiment que l’extrĂȘme gravitĂ© du crime le justifie. ArrĂȘtĂ© en mai 2008 Ă  Bruxelles Ă  la suite d’un mandat Ă©tabli par la CPI, Jean-Pierre Bemba avait Ă©té transfĂ©rĂ© Ă  La Haye dans la foulĂ©e. Il a donc dĂ©jĂ  passĂ© huit ans en dĂ©tention.

    JA

  • MoĂŻse Katumbi ne s’est pas rendu Ă  sa troisiĂšme audition par la justice

    Moïse Katumbi ne s’est pas rendu à sa troisiùme audition par la justice

    katumbi-L’opposant MoĂŻse Katumbi, candidat Ă  la prĂ©sidentielle censĂ©e se tenir avant la fin de l’annĂ©e en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, ne s’est pas rendu lundi au palais de justice de Lubumbashi (Sud-Est) pour y ĂȘtre entendu dans le cadre d’une enquĂȘte le liant Ă  un recrutement des mercenaires, a indiquĂ© un de ses avocats.

    « M. Katumbi ne s’est pas prĂ©sentĂ© au palais de justice aujourd’hui parce que son Ă©tat de santĂ© ne lui a pas permis d’effectuer le dĂ©placement », a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Me Mumba Gama, un des avocats de l’opposant congolais.

    A Kinshasa, le parquet gĂ©nĂ©ral de la RĂ©publique a confirmĂ© la suspension des sĂ©ances d’audition « eu Ă©gard aux plaintes de santĂ© exprimĂ©es par sieur Katumbi Chapwe » auprĂšs des enquĂȘteurs, ajoutant qu’elles « reprendront sans dĂ©semparer, aprĂšs ce contrĂŽle mĂ©dical ».

    Les autoritĂ©s congolaises ont annoncĂ© le 4 mai l’ouverture d’une enquĂȘte contre M. Katumbi aprĂšs l’arrestation de quatre de ses gardes du corps, parmi lesquels un AmĂ©ricain.

    Richissime hommes d’affaires et propriĂ©taire du cĂ©lĂšbre club de football TP Mazembe, M. Katumbi a dĂ©clarĂ© que l’AmĂ©ricain dĂ©tenu par les autoritĂ©s Ă©tait chargĂ© d’ »organiser » sa sĂ©curitĂ© pour pallier au retrait de la protection policiĂšre dont il bĂ©nĂ©ficiait quand il Ă©tait gouverneur de la province du Katanga et a qualifiĂ© ces allĂ©gations de « mensonges grotesques ».

    Le climat politique est trĂšs tendu depuis des mois en RDC en raison de l’incertitude liĂ©e au trĂšs probable report de l’élection prĂ©sidentielle. Aux termes de la Constitution, M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat se termine en dĂ©cembre, n’a pas le droit de se reprĂ©senter.

    L’opposition accuse le chef de l?État, qui entretient le flou autour de ses intentions et de son avenir politique, de chercher Ă  tout faire pour se maintenir Ă  la tĂȘte du pays au-delĂ  du terme de son mandat, quitte Ă  retarder la tenue de la prĂ©sidentielle.

    JA

  • La dĂ©fense de Bemba tente d’obtenir la peine la plus basse possible

    La dĂ©fense de Bemba tente d’obtenir la peine la plus basse possible

    Bemba- la Haye-Les dĂ©bats sur le quantum de la peine Ă  infliger Ă  Jean-Pierre Bemba, chef de l’ex-mouvement rebelle, Mouvement de LibĂ©ration du Congo (MLC), et ancien vice-prĂ©sident de la RDC, reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanitĂ© en Centrafrique, se sont ouverts Ă  CPI.

    Les avocats de Jean-Pierre Bemba ont mis en avant lundi à La Haye les circonstances atténuantes de leur client, jugé coupable des crimes commis par sa milice en Centrafrique, afin de convaincre la CPI de lui infliger la peine la plus basse possible.

    Au terme d’un interminable procĂšs ouvert en novembre 2010, les trois juges de la Cour pĂ©nale internationale (CPI) avaient reconnu le 21 mars l’ancien chef rebelle du nord de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) coupable de cinq charges de crimes de guerre et crimes contre l’humanitĂ© en vertu du principe de la “responsabilitĂ© du commandant”.

    Mais le quantum de la peine de M. Bemba, 53 ans, ancien vice-prĂ©sident congolais, restait encore Ă  fixer aprĂšs de nouveaux dĂ©bats. Ils se sont ouverts lundi et doivent s’achever mercredi. Durant ces trois jours d’audience, les juges entendront de nouveaux tĂ©moignages, les rĂ©quisitions du ministĂšre public, ainsi que les plaidoiries de la dĂ©fense.

    Jean-Pierre Bemba encourt jusqu’Ă  30 ans de prison, voire la perpĂ©tuitĂ© si les juges estiment que l’”extrĂȘme gravitĂ© du crime” le justifie. Il a dĂ©jĂ  passĂ© huit annĂ©es en dĂ©tention.

    TĂ©moin citĂ© par la dĂ©fense, l’Ă©vĂȘque catholique Fridolin Ambogo a cherchĂ© Ă  dĂ©montrer lundi que Jean-Pierre Bemba et le MLC avaient jouĂ© un rĂŽle dans l’Ă©tablissement “de la paix et de la stabilitĂ©” dans la province de l’Equateur, au nord-ouest de la RDC.

    Tout en affirmant ne pas avoir eu connaissance de ce qui se passait en Centrafrique, l’Ă©vĂȘque a dĂ©clarĂ© lundi que les forces du MLC avaient “enfin permis Ă  la population de se sentir libre, parce que le MLC est venu reconstruire tout ce qui avait Ă©tĂ© dĂ©truit”.

    Le jugement le concernant rendu en mars est le premier de la CPI Ă  condamner l’utilisation de viols et violences sexuelles en tant que crimes de guerre, le premier aussi qui condamne un chef militaire pour des atrocitĂ©s commises non par lui mais par sa milice, et ce mĂȘme s’il ne les a pas ordonnĂ©es.

    Quelque 1.500 hommes du Mouvement de LibĂ©ration Congolais (MLC), la milice dirigĂ©e par Jean-Pierre Bemba, s’Ă©taient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le prĂ©sident Ange-FĂ©lix PatassĂ©, victime d’une tentative de coup d’Etat menĂ©e par le gĂ©nĂ©ral François BozizĂ©. D’aprĂšs le jugement de la CPI, jusqu’en mars 2003, les troupes du MLC ont commis un carnage en Centrafrique, oĂč ils ont volontairement tuĂ© et violĂ© des civils.

    Avec AFP