Si elle a mis la main sur le point focal du groupe dâex-US Marines ayant constituĂ© pendant des mois la ceinture rapprochĂ©e de MoĂŻse Katumbi Chapwe, elle sâest lancĂ©e sur la piste dâune opĂ©ration dĂ©nommĂ©e «OP Congo» dont les objectifs, les moyens humains, la logistique, le financement et le modus operandi, ne paraissent ĂȘtre connus aujourdâhui que par «Cow Boy», le nom de code qui dĂ©signe MoĂŻse Katumbi Chapwe, a Ă©tabli la police.
Tout commence dimanche 24 avril 2016 lorsque lâex-gouverneur alors en voie de se dĂ©clarer – câest un secret de polichinelle – candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique, tient meeting Ă Lubumbashi, commune de la Kenya mais un meeting non autorisĂ© par la mairie. Donc illĂ©gal pour la police.
Au croisement des avenues Bukama et Manono, non loin du stade Kibassa Maliba, des manifestants forcent une barriĂšre de police, se rendent coupables de voies de fait sur des agents de lâordre en faction.
Ils veulent faire passer le convoi de vĂ©hicule de lâex-gouverneur du Katanga. Mais la dĂ©termination des agents de lâordre est trop forte.
Ceux-ci intiment lâordre Ă lâex-gouverneur de faire demi-tour sous peine dâĂȘtre immĂ©diatement mis en Ă©tat dâarrestation. MoĂŻse Katumbi Chapwe obtempĂšre et rebrousse chemin.
Les vĂ©hicules dâescorte lâimitent mais dans la manĆuvre, la police parvient Ă procĂ©der Ă des arrestations. Six gros bras sont embarquĂ©s…
Dans le groupe, un homme intrigue la police. Il ne parle ni le Swahili, ni le Lingala, ni le Français. Un Noir aux muscles surdimensionnĂ©s qui dit ĂȘtre AmĂ©ricain et sâappeler Lewis Darryl L. NĂ© le 8 aoĂ»t 1967, Ă Mississipi, aux Etats-Unis dâAmĂ©rique. Porteur dâun passeport amĂ©ricain n°531033509, dĂ©livrĂ© le 16 octobre 2015, aux Ătats-Unis.
Dans un document interne dont un vent favorable a fait atterrir une copie dans les rĂ©dactions du Soft International, lâafro-amĂ©ricain reconnaĂźt avoir Ă©tĂ© interpellĂ© dimanche 24 avril 2016, au croisement des avenues Bubama et Manono, Ă Lubumbashi, Ă la Kenya. LĂ oĂč se dĂ©roulait le meeting non autorisĂ© de MoĂŻse Katumbi Chapwe… Quâest-ce quâil y faisait?
A LUBUMBASHI UNE BELLE PRISE…
A lâaudition qui se dĂ©roule le jour mĂȘme sur procĂšs-verbal, lâhomme dĂ©clare Ă la police ĂȘtre ouvrier agricole arrivĂ© au Congo Ă lâinvitation de MoĂŻse Katumbi pour dĂ©velopper la culture du maĂŻs. Il dĂ©clare avoir prĂ©levĂ© des Ă©chantillons du sol Ă la concession privĂ©e de MoĂŻse Katumbi Ă Kashobwe, 350 kms de Lubumbashi, Ă Kasenga, quâil a amenĂ©s, pour analyse, au Laboratoire Georgia State University of Agriculture, surnommĂ© Stars Lab.
Il assure avoir remis les rĂ©sultats de laboratoire Ă lâancien gouverneur. La police qui soupçonnait la prĂ©sence du personnel Ă©tranger illĂ©gal dans lâentourage de lâancien gouverneur, ne souhaite pas lĂącher cette prise. Si lâhomme continue de sâen tenir Ă sa ligne de dĂ©fense, la logistique est mise pour un transfĂšrement, dĂšs le lendemain lundi 25 avril, Ă Kinshasa.
Mais voici quâĂ peine a-t-il mis pied au bas de lâavion que lâafro-amĂ©ricain sĂšme ses gardes, court, Ă la vitesse dâun Ă©clair, en direction du desk tout proche de la Monusco, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo. Sâensuit un dĂ©but de panique sur la piste oĂč, surpris par lâincroyable scĂšne, policiers et agents de la RVA (la RĂ©gie des Voies AĂ©riennes) se jettent Ă ses trousses, sans se faire prier.
A voir comment il se dĂ©fend contre la meute de ses poursuivants et comment il distribue des coups, des tĂ©moins avouent quâil sâagit dâun professionnel aguerri en arts martiaux, qui ne saurait ĂȘtre un commun des mortels. Ses accompagnateurs lushois lancĂ©s aussi Ă sa chasse, craignant perdre leur proie, comprennent quâils sont face Ă un homme qui dissimule son identitĂ© et la vraie raison de sa prĂ©sence au Congo.
Il est tout sauf «un ouvrier agricole américain invité par Moïse Katumbi Chapwe pour développer la culture du maïs dans la concession privée de Kashobwe». Au fond, pourquoi a-t-il voulu fuir aussitÎt au bas de la passerelle? Pourquoi a-t-il pris la direction de la Monusco?
Voulait-il sây rendre, mettre la police devant un fait accompli en sâassurant la protection internationale? Comment a-t-il su, dĂšs au pied de lâavion, la direction du desk onusien? Avait-il Ă©tĂ© entraĂźnĂ© ou briĂ©fĂ©? Par qui? MystĂšre…
Par voie diplomatique, lâambassadeur amĂ©ricain Ă Kinshasa James Swan est informĂ© de lâarrestation de son compatriote. InvitĂ© Ă Ă lâaudition qui a lieu le lendemain mardi 26 avril 2016 Ă Kinshasa, le diplomate en route pour lâĂ©tranger, dĂ©signe pour le remplacer le diplomate le plus haut en grade qui fait office de chargĂ© dâaffaires. Il sera accompagnĂ© du consul et de deux autres membres de la mission amĂ©ricaine.
Devant ses compatriotes diplomates, Lewis Darryl L. confirme son identitĂ© et sa nationalitĂ©. Devant eux, il reconnaĂźt avoir tentĂ© de fuir sur la piste de lâaĂ©roport. Il maintient sa ligne de dĂ©fense mais «lâouvrier agricole amĂ©ricain invitĂ© par MoĂŻse Katumbi Chapwe pour dĂ©velopper la culture du maĂŻs dans dans la concession de Kashobwe», craque et passe aux aveux quand lâaudition pousse plus loin et que la police brandit des Ă©lĂ©ments dâidentitĂ©.
Oui, il est un ex-US Marines – ancien militaire de lâarmĂ©e amĂ©ricaine, formĂ© Ă Mississipi. Oui, il a servi sous le drapeau amĂ©ricain de 1985 Ă 1989, a quittĂ© lâarmĂ©e en 1989 au grade de caporal (E-3). Oui, il avoue avoir Ă©tĂ© sous contrat militaire dit «DOS-DOD» (US Department of States-US Department of Defence) au Kosovo de 2009 Ă 2010, au Burundi ensuite, de 2011 Ă 2012.
Devant ses compatriotes diplomates, il se reconnaĂźt sur une photo que la police lui brandit. Sur celle-ci, lâex-US Marines sâaffiche, une arme dâassaut aux poings. Une photo prise en 2010 sur la base militaire de Bosnie, au Kosovo, Ă Bondesteele.
Devant les quatre diplomates, il dit avoir postĂ© lui-mĂȘme sur Linkedin, rĂ©seau dâoffre dâemplois, prĂ©sentant ses compĂ©tences, domaines de savoir-faire (top competences): opĂ©rations spĂ©ciales, protection rapprochĂ©e, formation et entraĂźnements, renseignement, anti-terrorisme, maniement dâarmes, surveillance.
Sur cette base de Bosnie, lâex-US Marines sây Ă©tait trouvĂ© en mission de protection de la base militaire dans le cadre dâun contrat de la compagnie amĂ©ricaine ITT. Or, câest cette sociĂ©tĂ© est mondialement connue. Câest elle qui avait organisĂ© le coup dâEtat au Chili qui renversa, le 11 septembre 1973, les institutions chiliennes et le prĂ©sident Salvador Allende, dĂ©stabilisant plusieurs autres pays dâAmĂ©rique du Sud.
Devant ses compatriotes, Lewis Darryl L. affirme avoir travaillĂ©, en 2005, pour le compte du groupe Blackwater Security, connue pour sa rĂ©putation dans le recrutement et lâutilisation des mercenaires dans le monde.
Blackwater Security dont le nom fut citĂ© lors de la rencontre de lâĂźle de GorĂ©e qui rĂ©unit des opposants congolais et oĂč lâex-gouverneur Ă©tait annoncĂ© mais se fut reprĂ©sentĂ© par lâactuel gouverneur de la province de lâEquateur JosĂ© Makila Sumanda, contraint par un autre engagement: accompagner son club de foot, le TP-Mazembe Ă une rencontre sportive internationale…
Lors de cette audition, lâhomme dĂ©clare avoir effectuĂ©, comme militaire, diverses missions Ă travers le monde. Kosovo certes mais Afghanistan, Irak, Burundi, DubaĂŻ aux Emirats Arabes Unis, etc.
QUI BROUILLE LES PISTES ET POURQUOI?
Lâex-US Marines, poursuit le document dont Le Soft International a pris connaissance, dĂ©clare que lâancien gouverneur du Katanga, dĂ©clarĂ© depuis candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique, avait pris contact avec la sociĂ©tĂ© Jones Group International, dont le patron est le gĂ©nĂ©ral de lâarmĂ©e amĂ©ricaine Ă la retraite Jones Logan James en vue du recrutement dâanciens soldats amĂ©ricains, aprĂšs avoir donnĂ© le profil recherchĂ©.
Le 27 janvier 2016, Jones Group International, par Mme Barbara Murnane, assistante principale du gĂ©nĂ©ral Jones Logan James, adresse un courrier Ă lâambassade du Congo Ă Washington. Dans ce texte de «demande de visas dâentrĂ©e au Congo en faveur de MM. Adames Christopher Andre, Easterling Euguene Reuben et Lewis Darryl L.», Jones Group International sâengage Ă prendre en charge voyage et sĂ©jour de ses agents.
La sociĂ©tĂ© se reporte Ă lâinvitation dâune sociĂ©tĂ© lushoise Pomba One Security. SociĂ©tĂ© sur papier de son prĂ©sident Franck Foreman (en rĂ©alitĂ© une fausse identitĂ© de Corneille Franck Mwashila, un homme qui serait agent de la police nationale congolaise, se convainc la police), Pomba One Security a ses bureaux, route du Golf, quartier Golf, Ă Lubumbashi. Lâinvitation date du 20 janvier 2016.
Dans son courrier Ă lâambassade du Congo, Jones Group International donne la raison du voyage au Congo de ces AmĂ©ricains: rencontrer des clients de la sociĂ©tĂ© Pomba One Security en vue dâĂ©tudier des opportunitĂ©s dâaffaires…
Des Ă©lĂ©ments de renseignement Ă©tablis sur lâex-US Marines ou rĂ©vĂ©lĂ©s par lui-mĂȘme mardi et mercredi 26 et 27 avril en prĂ©sence de la dĂ©lĂ©gation de la mission amĂ©ricaine et, devant ses avocats, Mes Azarias Ruberwa Manywa et Françoise Kena wa Tshimanga Ă©galement avocats de MoĂŻse Katumbi Chapwe, mardi 3 mai. ElĂ©ments de renseignement consignĂ©s dans un procĂšs-verbal en prĂ©sence du consul amĂ©ricain le 27 avril et en prĂ©sence des avocats de lâex-US Marines le 3 mai 2016.
A en croire la direction de Migration DGM, entre le 1er octobre 2015 et le 24 avril 2016, 658 AmĂ©ricains sont entrĂ©s au Congo par lâex-province du Katanga et par Lubumbashi, dont 254 femmes et 404 hommes.
Parmi les 404 hommes, entrĂ©s sur le territoire sous diverses Ă©tiquettes (touriste, agriculteur, fermier, logisticien, mĂ©decin MSF, professeur, homme dâaffaires, missionnaire dâĂ©glise, membre dâONG, etc.), nombre dissimulent la vraie raison de leur prĂ©sence au Congo et, au moins, une dizaine – des ex-Marines – ont Ă©tĂ© vus, lors dâactivitĂ©s apparentes, dans la ceinture de sĂ©curitĂ© de lâex-gouverneur du Katanga.
Les rapports journaliers de ces ex-US Marines sont systĂ©matiquement adressĂ©s Ă Lewis Darryl L., leur point focal, et dont le savoir-faire Ă©prouvĂ© va, affirme-t-il lui-mĂȘme, sur son compte Linkedin, Ă des opĂ©rations spĂ©ciales, protection rapprochĂ©e, formation et entraĂźnements, renseignement, anti-terrorisme, maniement dâarmes, surveillance, etc.
Ces rapports sont destinĂ©s Ă MoĂŻse Katumbi Chapwe dont le nom de code est Cow Boy et au QG amĂ©ricain de lâex-gĂ©nĂ©ral Ă la retraite, Jones Logan James.
Ces rapports sont soit de la collecte de renseignements, soit des Ă©valuations sĂ©curitaires au quotidien sur des sujets secrets, soit de lâĂ©valuation sĂ©curitaire au jour le jour parfois avec la participation de lâun des proches de MoĂŻse Katumbi, Salomon Idi. Il est souvent question de dispositions Ă prendre en cas dâaction militaire ou de la police comme lors de la manifestation projetĂ©e du 24 avril 2016.
Tout comme de lâĂ©laboration des plans de dĂ©fense en prĂ©vision dâassaut des FARDC ou de la PNC sur une propriĂ©tĂ© du dĂ©clarĂ© candidat PrĂ©sident. Ou de la surveillance, Ă lâaide dâun rĂ©seau de vidĂ©osurveillance, de toute voie publique menant vers les diffĂ©rentes propriĂ©tĂ©s du dĂ©clarĂ© candidat avec la collaboration de certains Congolais dans lâidentification de ce qui est appelĂ© «suspects», nom de code des agents des Services de lâEtat.
On comprend mieux pourquoi dans cette affaire, il faut agir dans la clandestinitĂ©. Et, lâenquĂȘte se poursuit sans dĂ©semparer…
La police cherche à établir les objectifs exacts de ces ex-US-Marines soupçonnés de conduire une opération criminelle.
Elle veut en connaĂźtre les moyens humains, la logistique, le financement, le modus operandi. Si le richissime ex-gouverneur a Ă©tĂ© citĂ© publiquement par le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, signe que câest sĂ©rieux.
Il a fait injonction au PGR pour lâouverture dâun dossier judiciaire et lâinterpellation de MoĂŻse Katumbi, de ses complices. Il a ordonnĂ© lâĂ©mission des mandats dâarrĂȘt internationaux, la fermeture de la SociĂ©tĂ© Pomba One Security, lâinterpellation des fonctionnaires congolais impliquĂ©s dans les consulats et dans les ambassades. Voire Ă la DGM…
IL FAUT LE PRENDRE TRES AU SERIEUX.
MoĂŻse Katumbi aurait choisi de maquiller un projet dâentreprise criminelle, en recourant Ă la couverture dâun service de gardiennage, propriĂ©tĂ© de Corneille Franck Mwashila et qui, pour les besoins de la cause, a cachĂ© son identitĂ© sous le nom de Franck Foreman.
Mais est-ce pure coĂŻncidence? Pomba One Security est chargĂ© de la sĂ©curitĂ© – sans aucun contrat – du stade Kamalondo Ă Lubumbashi, propriĂ©tĂ© du club de foot TP Mazembe, qui a fait la rĂ©putation de lâex-gouverneur katangais.
Du coup, aprĂšs les enquĂȘtes Ă Lubumbashi et Ă Kinshasa, la police sâest faite une conviction: Pomba One Security – qui offre un service de gardiennage au stade Kamalondo, propriĂ©tĂ© du club de foot TP Mazembe – a Ă©tĂ© utilisĂ© pour lancer des invitations Ă des mercenaires amĂ©ricains.
Par qui? Par Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman – qui rend sexy son nom aux fins dâappĂąter des missions consulaires portĂ©es Ă croire quâun AmĂ©ricain invite des AmĂ©ricains
– ou par le puissant ex-gouverneur richissime, qui a fait fortune dans les mines du Katanga, sous Joseph Kabila Kabange depuis quâil fut gouverneur de la riche province miniĂšre, rachetĂ©es Ă lâentreprise publique GĂ©camines en faillite contre une once de dollars, se charge de retourner Ă prix dâor mĂ©dias (presse Ă©crite, radio-tĂ©lĂ©vision, rĂ©seaux sociaux) en interne comme en externe et politiciens congolais de la majoritĂ© comme de lâopposition dure, parcourt le monde de part en part, se fait des selfies avec des dirigeants du monde
– signe, Ă ses yeux, dâadoubement et, a contrario, de rejet de Kabila -, ne cache plus jour aprĂšs jour sa fureur dâĂȘtre Chef de lâEtat mĂȘme avant lâheure, aprĂšs avoir assistĂ© il y a quelques annĂ©es Ă la descente aux enfers du projet prĂ©sidentiel de son demi-frĂšre bienfaiteur RaphaĂ«l Soriano Katebe Katoto exilĂ© dans le nord de la Belgique, Ă Bruges, endettĂ© et dĂ©muni aprĂšs des folles dĂ©penses politiques lors du Dialogue inter-congolais dâAfrique du Sud, Ă Sun City?
Câest dans cette citĂ© touristique du nord de la Nation Arc-en-Ciel que MoĂŻse Katumbi Chapwe, tout frais dĂ©barquĂ© de la Zambie (recherchĂ© par la justice zambienne au titre de citoyen zambien pour des indĂ©licatesses) fit, pour la premiĂšre fois, connaissance de lâĂ©clectique classe politique congolaise, connue plus pour sa chaleur que pour sa lumiĂšre, selon lâexpression de lâambassadeure amĂ©ricaine Ă Kinshasa des annĂ©es Mobutu, Melissa Wells.
Le jeune homme affable meuble lâombre de RaphaĂ«l Soriano Katebe Katoto quand le demi-frĂšre millionnaire, qui fit fortune dans le poisson du lac Moero dans les eaux congolo-zambiennes vendu aux agents de la GĂ©camines, entreprend dâĂ©puiser ses comptes en banque Ă Gaborone au Botswana, Ă Addis-Abeba en Ethiopie, Ă Sun City ou Ă Pretoria en Afrique du Sud, etc.,
pour racheter lâĂąme des politiciens conduits par feu GĂ©rard Kamanda wa Kamanda, lâancien ministre des Affaires Ă©trangĂšres de Mobutu, naguĂšre n°2 de lâex-Union Africaine, le seul Congolais Ă ce jour Ă avoir occupĂ© une position en international Ă ce niveau. Aux cĂŽtĂ©s de Kamanda: Justine, la fille aĂźnĂ©e de Joseph Kasavubu et Joseph Olengha Nkoy (le mĂȘme!) des FONUS.
Si cet indĂ©crottable opposant, spĂ©cialiste des villes mortes sous Mobutu, qui prit part en septembre 2013 aux Concertations nationales, nâa pas rejoint Ă ce jour Lubumbashi aux cĂŽtĂ©s des Franck Diongo, Jean-Claude Vuemba, Delly Sessanga, etc., qui ont ralliĂ© le candidat milliardaire du G-7 – groupe de personnalitĂ©s politiques frondeuses Ă©vincĂ©es de la majoritĂ© pour avoir pris la tangente en direction de lâopposition
– câest mĂ»ri de la dĂ©bĂącle politique du demi-frĂšre millionnaire bienfaiteur de lâex-gouverneur du Katanga quâil brocarda publiquement dans un hall de motel sud-africain Ă Pretoria, le traitant dâ«analphabĂšte politique» quand lâASD (Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue inter-congolais RCD-Goma et UDPS contre le MLC) sâest constituĂ©e.
Aux yeux de Joseph Olengha Nkoy, Katebe Katoto Soriano nâa rien compris Ă la dynamique politique congolaise…
Si, Ă 51 ans, celui qui est avant tout un homme dâaffaires avisĂ© qui sâest constituĂ© une fortune dans le rachat Ă vil prix et la revente Ă prix dâor des mines katangaises en usant de la menace et autres voies de fait sur des investisseurs expatriĂ©s, si dĂ©sormais cet homme dĂ©pense sans compter et autant de millions de dollars amĂ©ricains dĂ©versĂ©s et qui ne sauraient ĂȘtre inĂ©puisables pour retourner et adouber mĂ©dias, politiciens soucieux de lĂ©gitimitĂ© Ă©lectorale (ce qui nĂ©cessite dâimportants moyens financiers) et foule (notamment en ces temps-ci lors de ses auditions par le procureur gĂ©nĂ©ral Ă Lubumbashi) ,
il sâest laissĂ© convaincre quâil est peu probable quâil perde ce match, avec, avait-il annoncĂ©, on se souvient, «un troisiĂšme faux pĂ©nalty»… Si ses millions de dollars amĂ©ricains circulent aussi impunĂ©ment par ces temps de crise mondiale et aussi librement par ces temps de retraçage des rĂ©seaux criminels et oĂč sĂ©vissent des lanceurs dâalerte, câest que Katumbi a entrepris de prĂ©parer son coup de longue date, quâil a dĂ©veloppĂ© de savantes stratĂ©gies de planque, sâest adjoint des services dâagences sophistiquĂ©es Ă lâĂ©tranger.
INCROYABLE REBONDISSEMENT.
En dĂ©but de week-end, des mĂ©dias publics britanniques et allemands (la trĂšs sĂ©rieuse BBC et la DW) ont rĂ©vĂ©lĂ© que lâex-gouverneur a payĂ© rubis sur lâongle USD 100 millions au cabinet Akin Gump Strauss Hauer & Feld LLP dans un contrat de lobbying valant six mois aux Etats-Unis… Un homme qui dĂ©pense tant – plus que le rĂ©gime pour son image internationale – est Ă prendre trĂšs au sĂ©rieux.
Reste la loi congolaise. Mais comment faire entendre raison dans lâomerta gĂ©nĂ©ralisĂ©e congolaise oĂč ce qui est politiquement incorrect nâest jamais entendu et oĂč le complot anti-RĂ©gime est Ă chaque coin de rue voire en plein cĆur de lâEtat? Ainsi, par exemple, comment comprendre des
dysfonctionnements qui ont lieu dans nos ambassades?
Sont-elles infiltrĂ©es et noyautĂ©es? En violation flagrante dâune instruction du ministre des Affaires EtrangĂšres relative Ă la procĂ©dure en matiĂšre dâoctroi des visas et des dispositions du vade mecum portant traitement des dossiers de demande des visas, dâanciens US Marines obtiennent, le 8 fĂ©vrier 2016, des visas de voyage Ă la mission diplomatique congolaise Ă Washington. Aucun dossier nâa Ă©tĂ© envoyĂ© Ă Kinshasa.
Le dossier de demande de visa (formulaire de demande de visa de voyage rempli par le requĂ©rant, photocopie de son passeport, invitation lĂ©galisĂ©e et/ou attestation de prise en charge de la DGM) nâa jamais Ă©tĂ© envoyĂ© Ă Kinshasa par la mission diplomatique et lâavis favorable prĂ©alable de Kinshasa nâa jamais Ă©tĂ© adressĂ© Ă la mission diplomatique.
Dans un autre cas, le prĂ©sident de Pomba One Security, Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman nie lâexistence de sa signature mais le premier conseiller dâambassade Ă Washington Thomas Siosi Mbimba, nâen a cure. Il octroie des visas autorisant des ex-US Marines Ă se rendre au Congo! DĂ©barquent au Katanga Coleman Alan Clen, le gĂ©nĂ©ral Ă la retraite Jones Logan James et Mercier David John….
A la mission Ă Pretoria, lâancien militaire amĂ©ricain, Toon Jr III Leonard OâNeal, alias LT, est en transit Ă Johannesburg, quâimporte! Il obtient son visa dâentrĂ©e au Congo le 26 dĂ©cembre 2015. Bien que non-rĂ©sident en Afrique du Sud… LĂ non plus, le dossier nâa jamais Ă©tĂ© transmis Ă Kinshasa pour examen et avis prĂ©alable.
Lâambassadeur Ben Bene Mpoko assure que le visa dĂ©livrĂ© est un faux mais fait une courbe rentrante. Il imputant toute responsabilitĂ© Ă un collaborateur qui nâa jamais aussi bien portĂ© son nom, Innocent Kiyoko, chancelier et premier secrĂ©taire dâambassade.
A la DGM Haut-Katanga, Ă Lubumbashi, cela ne va pas beaucoup mieux. Trop dâirrĂ©gularitĂ©s constatĂ©es dans la prorogation des visas de voyage.
Dâanciens US Marines arrivĂ©s Ă Lubumbashi dans des conditions illĂ©gales, sont directement employĂ©s comme gardes du corps ou agents de sĂ©curitĂ© par lâancien gouverneur.
Ils ne disposent que de visas de voyage dâune validitĂ© dâun mois. Quand tous les services de sĂ©curitĂ© sont en alerte, Ă la recherche de lâex-US Marines Toon Jr III Leonard OâNeal, alias LT, repĂ©rĂ© en dĂ©cembre 2015 dans lâentourage immĂ©diat de lâex-gouverneur, sur base dâun acte dâengagement de prise en charge signĂ© par lâex-US Marines Lewis Darryl L., contenant de fausses dĂ©clarations, Ă Lubumbashi, la DGM Haut-Katanga proroge pour trois mois les visas de voyage de trois anciens militaires amĂ©ricains.
En tĂȘte le fameux Lewis Darryl L. mais aussi Adames Christopher Andre et Easterling Euguene Reuben.
Les trois passeports en quĂȘte de prorogation de visas, transmis Ă la DGM Haut-Katanga par le directeur provincial adjoint Delphin Munga, le sont via un agent fĂ©minin VĂ©ronique Mayele Musungi qui dĂ©clare les avoir reçus du pasteur pentecĂŽtiste GĂ©dĂ©on Butandu expliquant quâil sâagit de missionnaires de son Eglise…
InterpellĂ© le 1er mai 2016 Ă Kolwezi, Lualaba, oĂč il dit sâĂȘtre rendu Ă des fins dâĂ©vangĂ©lisation, le pentecĂŽtiste affirme avoir reçu les trois passeports dâun Ă©tudiant Ă lâUNILU Fiston Malanga Itedjo. Ces ex-US Marines prĂ©sents Ă Lubumbashi sây trouvent pourtant sur base dâune recommandation dâun autre pentecĂŽtiste, Godefroid Mumbenga, alias GodĂ© Chaud, rĂ©sident Ă Londres, Grande-Bretagne.
Le pasteur GĂ©dĂ©on Butandu dĂ©clare avoir reçu de Washington via MoneyGram les frais de chancellerie, USD 1.200, remis Ă lâagent fĂ©minin de la DGM qui auraient Ă©tĂ© expĂ©diĂ©s par un certain Ben Paulin rĂ©sident aux Etats-Unis dâAmĂ©rique, tandis que le code 94603674 de rĂ©ception de fonds est arrivĂ© de Londres communiquĂ© par le pasteur Godefroid Mumbenga alias GodĂ© Chaud.
Le 2 mai 2016, lâĂ©tudiant de lâUNILU assure avoir reçu les trois passeports au restaurant Lattelicious, propriĂ©tĂ© de MoĂŻse Katumbi, attenant Ă la rĂ©sidence de lâavenue Lofoi et des mains de lâex-US Marines Matt (Nicholson Matthew Azor Hendrix), sur recommandation dâun cousin du nom de Serge, rĂ©sidant au Swaziland.
Comme sâil nây avait pas assez de bordel, voilĂ que lâacte dâengagement de prise en charge qui sert Ă la prorogation de visas, signĂ© le 27 fĂ©vrier 2016 par lâex-US Marines Lewis Darryl L., ne contient aucun renseignement sur la prise en charge quand il donne de fausses indications: profession (mĂ©dicale), motif de sĂ©jour (mĂ©dical), adresse (Kolwezi)!
Alors, que dit la loi congolaise? Interdiction formelle de la prĂ©sence dans une sociĂ©tĂ© de gardiennage de personnes de nationalitĂ© Ă©trangĂšre; interdiction de recourir Ă une personne ne justifiant pas dâun sĂ©jour de cinq ans au pays sans interruption; interdiction dâembauche dâanciens soldats, dâanciens policiers, dâanciens agents des services de sĂ©curitĂ©, de toute personne ayant appartenu Ă un groupe armĂ© ou Ă une rĂ©bellion.
Le recrutement dâanciens militaires amĂ©ricains aux Etats-Unis dâAmĂ©rique et leur mise au service dâun individu au Congo, foulent aux pieds lâesprit et la lettre de la Convention Internationale des Nations-Unies du 4 dĂ©cembre 1989 contre le recrutement, lâutilisation, le financement et lâinstruction des mercenaires.
Il reste que pour les enquĂȘteurs, la sentence est tombĂ©e: Pomba One Security est une firme hors-la-loi. Elle a invitĂ© dâanciens militaires Ă©trangers employĂ©s aussitĂŽt arrivĂ©s sur le territoire congolais, Ă des travaux de gardiennage. Pomba One Security est une sociĂ©tĂ© créée et dirigĂ©e par un agent de la police nationale congolaise, une sociĂ©tĂ© qui ne serait en rĂšgle ni avec lâadministration (pas de permis dâexploitation, pas dâidentification prĂ©alable de son personnel), ni avec le fisc (pas de paiement des frais), etc.
Plus grave, si Corneille Franck Mwashila recrute dâanciens US Marines sous le faux nom de Franck Foreman, il est lâun des gardes du corps congolais les plus rapprochĂ©s de lâex-gouverneur du Katanga.
Or, lâagent Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman dĂ©clare Ă lâenquĂȘte, sur procĂšs-verbal, nâavoir jamais eu, ni de loin, ni de prĂšs, un contact quelconque avec la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine Jones Group International, la firme du gĂ©nĂ©ral Jones Logan James, qui a recrutĂ© dâanciens militaires amĂ©ricains.
Il dĂ©clare nâavoir ni signĂ© de contrat avec cette sociĂ©tĂ©, ni eu un jour le moindre contact avec un membres de Jones Group International.
Or, sur nombre de bulletins de service Ă©tablis par lâEtat-Major de lâUPI/HP (lâUnitĂ© de Protection des Institutions et de Hautes PersonnalitĂ©s) du Commissariat Provincial de lâancienne province du Katanga dont un vent favorable a amenĂ© une copie aux rĂ©dactions du Soft International, Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman est identifiĂ© comme agent de la PNC (la Police Nationale Congolaise) au grade dâagent de police.
Lors dâune audition sur procĂšs-verbal, il dĂ©clare avoir personnellement travaillĂ© en 2016, pendant quatre mois (janvier-avril 2016), Ă la rĂ©sidence de lâavenue Lofoi, la rĂ©sidence officielle lushoise de lâex-gouverneur MoĂŻse Katumbi Chapwe.
Le (faux) agent de police dĂ©clare avoir travaillĂ© avec «six mercenaires amĂ©ricains» agissant comme gardes du corps de lâex-gouverneur. Ces six agents amĂ©ricains: Lewis Darryl L., Toon Jr III Leonard O)Neal alias LT, Nicholson Maurice Alan, Adames Christopher Andre, Nicholson Mattew Azor Hendrix alias Matt et Coleman Alan Glen.
Or, selon des proches du dossier, lâancien gouverneur ne reconnaĂźtrait quâun seul «mercenaire amĂ©ricain», Lewis Darryl L., lâhomme arrĂȘtĂ© dimanche 24 avril 2016 dans lâun des vĂ©hicules de sa suite, coincĂ© par la police en faction, au croisement des avenues Bukama et Manono, prĂšs du Stade Kibassa Maliba oĂč le dĂ©clarĂ© candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique projeta de tenir un meeting non autorisĂ©, donc illĂ©gal.
DES PISTES DE DIVERSION…
Or, la police accable le faux policier Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman sur elle a trouvĂ© dâirrĂ©futables Ă©lĂ©ments de preuve liĂ©s Ă ses communications… Ce que confirment, sur procĂšs verbal, nombre dâagents de sĂ©curitĂ© congolais commis Ă la rĂ©sidence de lâavenue Lofoi.
DâaprĂšs un protocole bien rodĂ©, Ă leur arrivĂ©e dans la capitale cuprifĂšre, ces ex-US Marines sont accueillis, non par un service dâaccueil de Pomba One Security qui, sur papier; les a invitĂ©s, mais par des proches de la rĂ©sidence du dĂ©clarĂ© candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ă la rĂ©sidence de lâavenue Lofoi, par Patrick Kabwe Mwamba, le chef de protocole.
Ces agents sont ensuite dirigĂ©s non Ă leur lieu dâhĂ©bergement dĂ©clarĂ© Ă lâobtention du visa et dans la fiche de passager arrivant de la DGM (la direction de migration) qui est lâHĂŽtel Grand Karavia, mais dans les diffĂ©rentes rĂ©sidences, fermes et propriĂ©tĂ©s de MoĂŻse Katumbi Chapwe (rĂ©sidence de lâavenue Lofoi au n°22, ferme Futuka, Hakuna Matata voire Gouvernorat Ă lâĂ©poque oĂč il nâavait pas encore dĂ©missionnĂ©, restaurant Lateulicius, propriĂ©tĂ© du gouverneur attenante Ă sa rĂ©sidence, au 245 chaussĂ©e de Kasenga, commune Kampemba, Ă lâavenue Mahenge, commune Kampemba) avant dâĂȘtre dĂ©ployĂ©s dans des dispositifs de sĂ©curitĂ© et de protection.
NĂ© le 8 aoĂ»t 1967, lâafro-amĂ©ricain arrĂȘtĂ© le 24 avril 2016 dans lâun des vĂ©hicules dâescorte de MoĂŻse Katumbi, Ă©tait porteur dâun visa congolais dâun mois. ArrivĂ© Ă Lubumbashi le 27 fĂ©vrier 2016, il sâidentifie sous le nom de Bernard Kasongo Tembwa auprĂšs de lâentreprise cellulaire Vodacom pour lâobtention dâune carte SIM. Bernard Kasongo Tembwa rĂ©side sur avenue Upemba, au n°18, quartier Kalebuka, commune annexe, Ă Lubumbashi.
Lâhomme dĂ©clare, sur procĂšs-verbal, avoir accompagnĂ©, depuis son arrivĂ©e au Congo, MoĂŻse Katumbi partout dans ses dĂ©placements, dans le pays comme Ă lâĂ©tranger.
Tout comme le faux agent de la police national Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman. Les enquĂȘteurs disent dĂ©tenir des Ă©lĂ©ments matĂ©riels irrĂ©futables selon lesquels Lewis Darryl L. alias Bernard Kasongo Tembwa est restĂ© continuellement en contact avec les six autres amĂ©ricains ex-US Marines prĂ©sents au Katanga et, peut-ĂȘtre, ailleurs au Congo. Que ceux-ci sont au service personnel de MoĂŻse Katumbi avec qui ils ont effectuĂ© moult voyages Ă lâĂ©tranger…
Certains de ces ex-Marines ont des visas au titre dâĆuvres sociales congolaises parfois chrĂ©tiennes – dont lâune basĂ©e Ă Kinshasa, avenue Rwakadingi, commune de Barumbu appartient Ă MoĂŻse Katumbi.
Dâautres se font passer pour des agronomes ou des ouvriers agricoles. Dâautres encore sont venus au Congo en «visite familiale et amicale». Soit clairement de la diversion…
Ces ex-US Marines dont nombre de tĂ©moignages affirment avoir identifiĂ© «au moins une dizaine» dans la ceinture de protection ainsi quâĂ la rĂ©sidence du dĂ©clarĂ© candidat PrĂ©sident de la RĂ©publique, se trouvent-ils encore sur le sol congolais, tapis dans des rĂ©sidences privĂ©es ultra protĂ©gĂ©es ou ont-ils dĂ©jĂ quittĂ© le pays?
Selon des proches du dossier, le recrutement dâex-Marines a pour finalitĂ© lâexĂ©cution dâune OpĂ©ration dĂ©nommĂ©e «Op Congo», dont la mission, les objectifs prĂ©cis, les moyens humains, la logistique, le financement et le modus operandi (dont lâutilisation des codes) nâĂ©taient connus que du Cow Boy, nom de code de lâex-gouverneur.