Author: Don Kayembe

  • Sénégal: l’ancien president Me Wade devenu pauvre «je n’ai plus d’argent parce que j’ai été victime de vol…»

    Sénégal: l’ancien president Me Wade devenu pauvre «je n’ai plus d’argent parce que j’ai été victime de vol…»

    Le Conseil constitutionnel sénégalais a confirmé lundi sa décision d'autoriser le président sortant Abdoulaye Wade à briguer un troisième mandat à la tête du pays lors de la présidentielle du 26 février. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse
    Le Conseil constitutionnel sénégalais a confirmé lundi sa décision d’autoriser le président sortant Abdoulaye Wade à briguer un troisième mandat à la tête du pays lors de la présidentielle du 26 février. /Photo d’archives/REUTERS/Denis Balibouse

    -Décidément rien ne marche pour la famille de l’ancien président Sénégalais Abdoulaye Wade. Réagissant hier sur les ondes de Walf Fm, le pape du sopi a reconnu être dans la dèche.

    MeAbdoulaye Wade  est convaincu que le camp du « Oui » a fait couler à flot l’argent pendant le référendum. Contrairement au camp du « Non » et surtout les Libéraux qui n’avaient pas les moyens de leur campagne, parce que c’est lui qui les finance et il ne l’a fait faute de moyens.

    «Ce que j’ai remarqué, c’est que l’argent a beaucoup circulé pendant ce scrutin. Vous le savez mieux que moi, il y a eu beaucoup d’argent», a-t-il dit sur les antennes de Walfadjiri. Avant de poursuivre :

    «Eux, ils avaient beaucoup d’argent. De notre côté, on n’a pas eu d’argent. J’en sais quelque chose, parce que c ’est moi qui leur donne de l’argent et je n’en ai pas donné cette fois ci, parce que je n’en ai pas…». Dès lors, Me Wade salue les efforts des opposants. «Malgré tout, on a tout fait pour être dans les bureaux de vote», s’est-il réjoui.

    Evoquant les irrégularités notées dans le scrutin, il soutient que c’est à la justice de trancher et au peuple de veiller au grain. «Il y a des bureaux de vote où tout ne s’est pas passé dans les règles. Il faut saisir la justice sur tous ces cas. Les juges n’ont pas affaire à moi, mais au peuple. Car ils ont prêté le serment de rendre la justice au nom du peuple sénégalais. Et le peule saura s’ils ont bien rendu la justice ou non», dit-il.

    Wade a aussi abordé la complexe question de la double nationalité de son fils et de lui. A ce propos, l’avocat dira que les gens devront faire beaucoup attention pour ne pas confondre double-nationalité et bi-nationalité qui ne sont pas les mêmes. Il dira aussi que lui a déjà renoncé à sa nationalité française qu’il n’a pas d’ailleurs demandé mais qu’il a obtenu parce que étant né a Saint Louis. En effet à cette époque les citoyens des quatre communes que sont Dakar, Saint Louis, Rufisque et Corée portaient spontanément la nationalité française.

    Sidy Djimby Ndao- Abidjantv

  • Congo: le président Sassou Nguesso réélu au premier tour (officiel) avec 60%

    Congo: le président Sassou Nguesso réélu au premier tour (officiel) avec 60%

    sassou-Le président congolais sortant, Denis Sassou Nguesso, qui cumule 32 ans de pouvoir à la tête de son pays, a été réélu dès le premier tour lors du scrutin présidentiel de dimanche avec 60% des voix, a annoncé jeudi le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou.

    M. Mboulou a fait cette annonce à la télévision nationale peu après 03h30 du matin (O2h30 GMT), après avoir égrené pendant plus de deux heures et demie les résultats locaux à l’échelle des circonscriptions du pays.

    Selon le décompte officiel, Guy-Brice Parfait Kolélas arrive deuxième avec un peu plus de 15% des voix, et le général Jean-Marie Michel Mokoko troisième avec environ 14%.

    Mercredi, ces deux candidats d’opposition avaient contesté les résultats partiels publiés la veille par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), qui donnait M. Sassou Nguesso en tête avec 67% des voix.

    “Comment voulez-vous qu’on accepte un tel résultat?”, a déclaré le général Mokoko en appelant à “un recompte des voix”.

    “Je savais d’avance que les dés étaient pipés, mais nous avions accepté de jouer le jeu”, a ajouté celui qui était jusqu’en février conseiller du président Sassou Nguesso pour les affaires de paix et de sécurité, déplorant que les résultats publiés par la CNEI n’aient fait qu’avérer, selon lui, ses “présuppositions”.

    Vivien Manangou, porte-parole de M. Kolélas, a estimé pour sa part que la réélection de M. Sassou Nguesso relevait d’une “fraude massive” et de la “magie”.

    La candidature de M. Sassou Nguesso, né en 1943, a été rendue possible après un récent changement de constitution qualifié de “coup d’Etat constitutionnel” par les détracteurs du président sortant.

    La consultation électorale de dimanche, pour laquelle concouraient neuf candidats, s’est déroulée en l’absence de télécommunications dans l’ensemble du pays.

    Les autorités avaient déclaré avoir ordonné ce black-out à la veille du scrutin pour des raisons de “sûreté nationale” afin d’empêcher l’opposition de commettre une “illégalité” en publiant elle-même les résultats de l’élection.

    M. Sassou Nguesso a dirigé le Congo, petit pays pétrolier d’Afrique centrale, sous le régime du parti unique de 1979 à 1992. Battu cette année-là par Pascal Lissouba à l’élection présidentielle organisée après l’instauration du multipartisme, il est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile. Il a été élu président en 2002 puis en 2009.

    Avec AFP)

  • RDC : le dollar rendu obligatoire dans les secteurs des mines et des hydrocarbures

    RDC : le dollar rendu obligatoire dans les secteurs des mines et des hydrocarbures

    mine_or2-L’objectif de la Banque centrale de la République démocratique du Congo (RDC), qui a annoncé la mesure samedi, est de freiner le recul des réserves de change.

    Les entreprises actives dans les secteurs congolais des mines et des hydrocarbures devront désormais acquitter le paiement des taxes et des droits de douanes en dollars américains plutôt qu’en francs congolais, a annoncé la Banque centrale du Congo (BCC), samedi, selon Reuters.

    Une décision qui intervient alors que les autorités de la RD Congo tentent de freiner le recul des réserves de change entamées par la chute des cours des matières premières minières et des hydrocarbures sur les marchés internationaux.

    Ainsi, début février, les perspectives de la note souveraine du pays (« B-« ) que lui délivre Standard & Poor’s (S&P) étaient passées de « stables » à « négatives ». L’agence américaine notait un accroissement des « vulnérabilités de la RD Congo vis-à-vis de l’extérieur ». Les réserves de change du pays ont « atteint un niveau faible de 1,2 milliard de dollars le 31 décembre 2015, ce qui correspond à environ un mois de paiements courants », écrivaient les analystes.

    L’annonce de la BCC prend le contre-pied de la réglementation de change qu’elle avait introduite en mai 2014, qui faisait du franc congolais la principale monnaie pour toutes les opérations de change au moment où le pays se lançait dans un processus de dé-dollarisation.

    Deux milliards de dollars de revenus fiscaux et douaniers annuels

    Selon des estimations de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), une organisation internationale domiciliée en Norvège promouvant une gestion ouverte et responsable des ressources naturelles, les entreprises actives dans les secteurs congolais des mines et des hydrocarbures versent quelque 2 milliards de dollars annuels au gouvernement de RDC.

    Pareille mesure permettrait « de se ressaisir d’une partie des devises entrantes et de les allouer de façon rationnelles aux secteurs public et privé », a indiqué Deogratias Mutombo, le gouverneur de la BCC, cité par Reuters.

    Le franc congolais s’échange à 936,95 francs pour un dollar selon un chiffre communiqué par la BCC et cité par Reuters.

    jeune afrique

  • Côte d’Ivoire : « De l’enfer, je reviendrai »… quand Charles Blé Goudé brise le silence

    Côte d’Ivoire : « De l’enfer, je reviendrai »… quand Charles Blé Goudé brise le silence

    ble-Détenu et poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) en tant que co-auteur indirect de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale, l’Ivoirien publie ce 24 mars un livre témoignage : « De l’enfer, je reviendrai ». Morceaux choisis.

    Charles Blé Goudé est accusé de crimes contre l’humanité comme le meurtre, le viol et autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – la tentative de meurtre, et les persécutions perpétrées à Abidjan, en Côte d’Ivoire, entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril de 2011 ou vers cette date.

    L’ancien « général de la rue » de Gbagbo, comme il se faisait appeler, continue aujourd’hui, comme il le faisait voici déjà cinq ans, de clamer son innocence, s’estimant prisonnier politique depuis que, un soir de janvier 2013, il a été arrêté au Ghana, où il était en exil, et transféré en Côte d’Ivoire avant de rejoindre les Pays-Bas. De ces péripéties, Charles Blé Goudé en livre aujourd’hui sa vérité, parfois à l’opposé de celle du gouvernement ivoirien.

    Voici les principaux enseignements de son livre, De l’enfer, je reviendrai, écrit en collaboration avec l’avocat Seri Zokou et à paraître le 24 mars aux Éditions du Moment.

    Lors de son exil, il n’aurait jamais quitté le Ghana

    Durant les presque deux ans de son exil, Charles Blé Goudé n’a, dit-il, jamais quitté le Ghana. « Des articles de presse m’annoncent souvent en Gambie, en Afrique du Sud et dans d’autres pays ouest-africains. La réalité est tout autre », écrit-il. « Depuis mon départ forcé de la Côte d’Ivoire, je ne suis jamais sorti du Ghana. Tous les écrits publiés à ce sujet ne sont que le fruit de l’imagination de certains journalistes », ajoute-t-il.

    L’ancien  ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi de Laurent Gbagbo, qui se dit volontiers chantre de la non-violence, explique encore ne pas être responsable des attaques de mercenaires venues du Liberia, comme il a pu en être accusé. Selon lui, il n’a jamais séjourné dans le nord du Mali, où certains lui ont attribué des contacts avec « des jihadistes et les putschistes qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré ». Charles Blé Goudé sera finalement extradé par le Ghana à la Côte d’Ivoire, le 17 janvier 2013.

    Il affirme avoir été détenu dans une cuisine puis à la DST

    Charles Blé Goudé réfute également avoir été maintenu en résidence surveillée par les autorités ivoiriennes après son extradition, comme Abidjan continue de l’affirmer. Selon lui, il a été « maintenu au secret » et interrogé pendant trois mois dans des résidences « pillées et réquisitionnées par les FRCI », et notamment dans une cuisine. « Ce minuscule espace d’à peine 2 m² me sert de couchette, de toilettes et j’y prends mon repas », explique-t-il.

    Blé Goudé aurait à l’époque été gardé par des éléments des FRCI dirigés par un homme de main de Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur, avant d’être transféré à la Direction de la surveillance du territoire (DST), où il aurait ensuite été emprisonné. Le prisonnier y évoque des traitements dégradants et inhumains. En mars 2014, le ministre de l’Intérieur avait, en réponse aux mêmes accusations, publié des photos de Charles Blé Goudé en parfaite santé et détenu dans des conditions décentes.

    Il aurait été le voisin de cellule de « l’homme à tout faire de Mokhtar Belmokhtar »

    Charles Blé Goudé consacre également un chapitre entier à un étonnant personnage : celui qui fut son voisin de cellule neuf mois durant à la DST, un certain Mohamed Abu Mustapha (MAM), qui serait « l’homme à tout faire de Mokhtar Belmokhtar », le chef des jihadistes maliens d’Al-Mourabitoune.

    Ledit MAM aurait fait à son codétenu ivoirien cette confidence très éclairante à la lumière des derniers événements de Grand-Bassam : « Tant qu’ils ne nous laisseront pas en paix, ils ne connaîtront plus jamais la paix. Ici, en Côte d’Ivoire, on a fini nos repérages : l’hôtel Pullman, l’hôtel Ivoire et Assinie. Là, on est sûrs d’atteindre nos cibles, qui sont les Européens, surtout les Français, et les autorités ivoiriennes. »

    Il voulait être transféré à La Haye

    Dans son livre, Charles Blé Goudé parle peu de la Cour pénale internationale. Il évoque toutefois son transfèrement aux Pays-Bas, le 22 mars 2014, comme une sorte de délivrance. Convoquée devant une Chambre d’accusation qui doit décider s’il sera jugé à La Haye ou à Abidjan, alors que le gouvernement vient d’autoriser son transfèrement, l’ancien président du Cojep raconte ainsi avoir choisi la CPI et avoir prévenu ses avocats en ce sens en espérant échapper à une justice ivoirienne qu’il juge « aux ordres ».

    « Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je suis pressé de quitter Abidjan, de quitter la Côte d’Ivoire, de quitter mon propre pays, mon pays bien aimé. En vérité, j’étais en train de mourir à petit feu dans cette détention au secret », confie-t-il. Et de conclure : « Pour moi, la CPI n’est pas une fin, c’est plutôt un début ».

    Il aime citer Nelson Mandela

    Nul doute que, si Nelson Mandela était encore en vie, il aurait presque pu revendiquer la co-signature de cet ouvrage. Pas un chapitre ou presque n’échappe au procédé de la citation du grand homme sud-africain. Sur le pardon, sur la détention, sur la souffrance face à un régime autoritaire, etc… De l’introduction à la fin du récit, la référence à l’Afrique du Sud est partout.

    Charles Blé Goudé écrit notamment : « Si De Gaulle est rentré dans l’histoire (…), si Winston Churchill a su se faire adopter par les Anglais (…), si les noms de Georges Washington, Kennedy et Martin Luther King s’écrivent en lettres d’or dans l’histoire des États-Unis d’Amérique, si l’histoire personnelle de Nelson Mandela a finalement épousé celle d’une Afrique du Sud pré et post-apartheid, c’est justement parce que, par leurs choix (…), ces figures emblématiques nous ont clairement montré que nous ne sommes pas obligés d’accepter le monde tel qu’il est, mais que nous devons tous jouer un rôle pour le rendre tel qu’il devrait être. » On sait désormais à quel destin rêve Charles Blé Goudé.

  • RDC: un possible report de la présidentielle agite la sphère politique

    RDC: un possible report de la présidentielle agite la sphère politique

    Joseph Kabila President de la RDC
    Joseph Kabila President de la RDC

    -Dans un entretien à la Voix de l’Amérique, le patron de la Céni a fait le constat que la présidentielle ne pouvait être organisé dans les délais constitutionnels que si les acteurs politiques renonçaient à réviser le fichier électoral, ce qui nuirait à la crédibilité du scrutin. Corneille Nangaa s’est dit prêt à saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report de la présidentielle. Une déclaration d’intention qui a suffi à lancer un débat politico-juridique sur l’éventualité d’un report de la présidentielle.

    Pour la majorité, « Corneille Nangaa est dans son droit de solliciter son avis à la cour constitutionnelle ». Elle tient pour acquis que le président Kabila restera président jusqu’à l’organisation de l’élection, quel que soit le temps que ça prendra. Elle s’appuie sur un passage de l’article 70 de la Constitution : « A la fin de son mandat, le président reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu. »

    « Du nouveau président élu, article indéfini, signifie bien qu’il y a eu élection et que son successeur est déjà élu », rétorque une plateforme de la société civile. Pour la coordination pour le respect de la Constitution, il n’y a que de deux mandats de cinq ans et pas un jour de plus. C’est l’avis du G7 et de la Dynamique de l’opposition. Cette dernière promet déjà des actions de grande envergure et parle d’un ballon d’essai du président de la commission électorale sur ordre du gouvernement.

    La G7 en appelle au Conseil de sécurité

    Le G7 dénonce le caractère inconstitutionnel d’une requête de la Céni auprès de la Cour constitutionnelle. La commission électorale ne peut demander un report de la présidentielle que si la vacance du pouvoir est déjà constaté et que c’est un cas de force majeur.

    Et alors que les discussions ont commencé à New York, ces sept anciens partis de la majorité demandent au Conseil de sécurité de donner un mandat plus fort à la Monusco, notamment pour le respect des droits de l’homme et la stabilisation de la démocratie.

    rfi

  • Attentats à Bruxelles – Les frères El Bakraoui formellement identifiés comme kamikazes

    Attentats à Bruxelles – Les frères El Bakraoui formellement identifiés comme kamikazes

    terroristes-Les frères El Bakraoui ont formellement été identifiés comme kamikazes ayant participé aux attentats à Bruxelles mardi, a indiqué mercredi le parquet fédéral. Ibrahim El Bakraoui, né en 1986, faisait partie du commando à Brussels Airport, tandis que Khalid El Bakraoui est l’auteur de l’attentat dans le métro Maelbeek.

    Le deuxième kamikaze de Brussels Airport n’a pas encore été identifié, tandis qu’un troisième, qui apparaît sur la photo diffusée avec un chapeau, est en fuite, a indiqué le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw. Son identité est encore inconnue. Son sac contenait la charge explosive la plus importante, mais a elle été désactivée par le service de déminage de l’armée dans l’aéroport. Aucune arme de guerre ou de poing n’a été trouvée dans l’aéroport. Le chauffeur de taxi qui les amenés à l’aéroport a indiqué à la police les avoir pris rue Max Roos, à Schaerbeek. Une perquisition à l’adresse indiquée a permis de retrouver 15 kilos d’explosif TATP, des produits chimiques, des détonateurs et une valise remplie de clous et de vis. Deux perquisitions dans la même rue se sont révélées négatives. Une quatrième, toujours à Schaerbeek, a permis l’interpellation d’un suspect actuellement entendu. Une cinquième a mené à une interpellation à Haren, mais la personne a été relâchée. Khalid El Bakraoui, né en 1989, a lui été identifié comme l’auteur de l’attentat dans le métro Maelbeek. Les frères El Bakraoui avaient “de lourds antécédents judiciaires non liés au terrorisme”, selon le procureur fédéral.

    (Belga)

  • Urgent: Congo-Brazzaville: Denis Sassou Nguesso en tête du premier tour de la présidentielle avec 67% des voix (résultats provisoires et partiels)

    Urgent: Congo-Brazzaville: Denis Sassou Nguesso en tête du premier tour de la présidentielle avec 67% des voix (résultats provisoires et partiels)

    sassou-Denis Sassou Nguesso, au pouvoir à Brazzaville depuis 32 ans, arrive en tête du premier tour de l’élection présidentielle avec 67,02% des voix, selon des résultats provisoires et partiels de la CNEI, sur 72 des 111 districts et arrondissements du pays, hors Pointe Noire. Guy-Brice Parfait Kolélas est à 16,81%, et le général Mokoko à 7,50%. La participation s’élève à 65,74%.

  • Présidentielle au Congo: appels au calme avant l’annonce des résultats

    Présidentielle au Congo: appels au calme avant l’annonce des résultats

    brazza-Après l’ONU, l’Union européenne les Etats-Unis ont appelé au calme en République du Congo, où la population attendait mardi les résultats de la présidentielle de dimanche, privée de télécommunications pour le troisième jour de suite sur ordre des autorités

    La Commission nationale électorale indépendante (CNEI) a convié les journalistes à une conférence de presse sur “les première grandes tendances” du vote mardi à 18H00 (17H00 GMT). L’équipe de campagne du président sortant, Denis Sassou Nguesso, comptait tenir un point de presse à l’issue de celui de la CNEI.

    M. Sassou Nguesso, qui a passé plus de 32 ans à la tête du pays, a brigué dimanche un nouveau mandat face à huit autres candidats, quelques mois après un changement de constitution lui ayant permis de se représenter et que ses détracteurs ont qualifié de “coup d’Etat constitutionnel”.

    Jugeant à l’avance le scrutin biaisé, cinq candidats d’opposition ont appelé le peuple à “exercer sa souveraineté” dans le cas où le président sortant l’emporterait dès le premier tour, comme celui-ci l’a promis à ses partisans.

    Ils ont créé une “commission technique” parallèle (CTE) pour surveiller le déroulement du vote et compiler les informations à la sortie des bureaux afin de les comparer aux résultats que doit fournir la CNEI à l’Etat.

    Accusant les dirigeants de l’opposition de visées “insurrectionnelles”, le pouvoir a qualifié d’”illégale” cette initiative.

    Invoquant des raisons de sûreté nationale, le gouvernement a annoncé samedi la coupure des télécommunications dans le pays pour 48 heures, samedi et dimanche, pour empêcher l’opposition de publier “ses” résultats.

    Mardi à la mi-journée, l’internet mobile, les services de sms et de téléphonie cellulaire étaient toujours indisponibles, selon les journalistes de l’AFP présents à Brazzaville.

    Selon une source proche du pouvoir, ils ne seront pas rétablis avant la proclamation officielle des résultats.

    – ‘Burundisation’ du Congo –

    L’Union européenne a encouragé “tous les acteurs politiques à recourir aux voies légales pour résoudre leurs différends” et appelé les autorités à rétablir les moyens de communication. Auparavant, elle avait renoncé à envoyer des observateurs électoraux, estimant que les conditions d’un scrutin “démocratique” et “transparent” n’étaient pas réunies.

    Vendredi, déjà, l’ONU avait appelé au calme, exhortant “les partis politiques, les candidats et leurs partisans à résoudre les différends qui pourraient survenir par le dialogue et les procédures légales établies”.

    Affirmant avoir noté “de nombreux rapports d’irrégularités qui constituent une source d’inquiétude quant à la crédibilité du processus” électoral, le département d’Etat américain a demandé “à tous les dirigeants politiques (congolais de) renoncer à la violence et appeler leurs partisans au calme”, et plaidé lui aussi pour le rétablissement des communications.

    Pour M. Moungalla, au contraire, “malgré toutes les craintes ou toutes les spéculations (…) le peuple congolais s’est rendu massivement aux urnes de manière très calme et sereine”. “Cette élection va marquer d’abord l’élection d’un président à la légitimité incontestable”, a-t-il ajouté, disant souhaiter “que l’ensemble des acteurs politiques (ne gâchent) pas la belle fête démocratique du 20 mars”.

    Du côté de l’opposition, des divergences notables semblent apparaître. Dans l’équipe de campagne du candidat Guy-Brice Parfait Kolélas, on fait part d’”inquiétudes” face au discours de certains qui disent être prêts à en découdre avec le pouvoir dans la rue.

    M. Kolélas a promis de contester les résultats, si besoin était, par des voies légales.

    “La crainte, c’est que le pays implose. Nous ne voulons pas d’une burundisation du Congo”, explique un de ses proches, alors que, devant la presse étrangère, Charles Zacharie Bowao, coordonnateur de la plate-forme soutenant les cinq candidats d’opposition affirme : “Nous défendrons les résultats des urnes, y compris au risque de notre vie. Nous ne laisserons pas la victoire du peuple être confisquée”.

    Dans les rues de Brazzaville, comme la veille, l’affluence était moindre qu’à l’habitude mardi. Plusieurs habitants font part des craintes d’une partie de la population toujours hantée par le spectre des guerres civiles de la décennie 1990 et du début des années 2000, ou marquée par le souvenir plus récent des troubles meurtriers ayant accompagné la campagne référendaire d’octobre.

    Avec AFP

  • Zambie:Un dirigeant de l’opposition arrêté pour avoir diffamé le président en Zambie

    Zambie:Un dirigeant de l’opposition arrêté pour avoir diffamé le président en Zambie

    Edgar_lungu_zambia-La police qui a arrêté Eric Chanda du Parti de la 4e Révolution l’accuse d’avoir affirmé que le président était allé faire la fête et jouer au billard aux frais du contribuable.

    Le dirigeant de l’opposition en Zambie a été arrêté lundi. Il fait les commentaires dont il est reproché il y a presque un an.

    Son arrestation intervient dans un contexte de répression des opposants au président Edgar Lungu, à l’approche de l’élection présidentielle du 11 août.

    “Mr Eric Chanda a été arrêté pour délit de diffamation à l’encontre du président”, a déclaré la porte-parole de la police Charity Chanda.

    “C’est en rapport avec un article publié le 9 mai 2015 dans le journal The Post, indiquant que le président est allé à Mfuwe pour jouer au billard et sortir en discothèque en dépensant l’argent des impôts”, a-t-elle précisé, avant de conclure: “Il est en garde à vue, son procès aura lieu bientôt”.

    S’il est jugé coupable, Eric Chanda, qui a créé son parti l’année dernière, pourrait être condamné à une peine de 7 ans de prison.

    “Le délit a été commis il y a presque un an, alors pourquoi ne pas s’en être occupé à l’époque?”, a observé Alex Ngoma, professeur de Sciences politiques à l’université de Zambie.

    “En conclure qu’ils ciblent l’opposition ne serait pas abusif”, a-t-il dit à l’AFP.

    Un autre opposant zambien, Geoffrey Mwamba, vice-président du Parti uni pour le développement national(UPND), a été arrêté à deux reprises ce mois-ci.

    Il est accusé d’avoir formé une milice privée et d’avoir menacé le président, mais a plaidé non coupable du premier chef devant un tribunal de Lusaka. Il risque au moins 7 ans de prison s’il est condamné. Le second procès ne s’est pas encore ouvert.

    Geoffrey Mwamba assure être persécuté par le président alors que les tensions augmentent à l’approche de l’élection.

    Le principal adversaire de M. Lungu devrait être Hakainde Hichilema, le dirigeant de l’UPND, battu d’une faible marge lors du scrutin de 2015, organisé après la mort soudaine du président Michael Sata.

    Avec AFP