Author: Don Kayembe

  • RDC : la majorité remporte la quasi-totalité des postes de gouverneurs de nouvelles provinces

    RDC : la majorité remporte la quasi-totalité des postes de gouverneurs de nouvelles provinces

    election- gouv-La majorité a gagné quatorze postes de gouverneur de nouvelles provinces issues du démembrement décidé en République démocratique du Congo, selon les résultats provisoires publiés samedi par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)

    Ces résultats concernent 20 des 21 nouvelles provinces. La majorité présidentielle (MP) a gagné dans quatorze provinces alors que des indépendants ont pris la direction de cinq nouvelles provinces.

    Aussitôt publiés, ils sont transmis aux cours d’appel “pour le traitement du contentieux éventuel et proclamation des résultats définitifs”, a déclaré le président de la Céni Corneille Nangaa.

    Dans la province du Sud Ubangi (nord-ouest), l’élection du gouverneur n’a pas été organisée conformément à une décision de justice.

    Au Nord-Ubangi (nord-ouest), la candidate de la majorité est contrainte à un second tour “dans les trois jours”, selon M. Nangaa.

    “C’est un recul démocratique, la majorité a imposé des listes uniques dans certaines provinces à coup de menaces, violences et achats de conscience”, a déclaré pour sa part le sénateur Jacques Djoli, du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président Jean Pierre Bemba détenu à la Cour pénale internationale (CPI).

    “La Majorité présidentielle a démontré qu’elle est toujours majoritaire avec 84% de succès”, a écrit dans un message à l’AFP, le ministre Lambert Mende, président d’un parti influent de la majorité.

    Le passage d’une organisation administrative de la RDC de 11 à 26 provinces est prévue par la Constitution de 2006, mais n’a jamais été mis en application.

    Selon les termes du processus initié par les autorités, six provinces ont été éclatées en 21 nouvelles entités, cinq des provinces existantes devant rester les mêmes.

    L’opposition voit à travers ce processus couteux, une manoeuvre du président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir au delà de la fin de son mandat en décembre, entretenant le doute sur son avenir politique, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

    Le gouvernement présente la réforme comme un moyen de rapprocher l’administration du peuple dans un pays de plus de deux millions de kilomètres carrés où certaines avaient la taille d’un pays et favoriser ainsi le développement dans les coins reculés d’un des pays les moins développés au monde.

    Avec AFP

  • Belgique-Barack et Michelle Obama en singes dans un journal belge : un dérapage raciste intolérable

    Belgique-Barack et Michelle Obama en singes dans un journal belge : un dérapage raciste intolérable

    obama- michelle-LE PLUS.- Le week-end dernier, un quotidien belge, “De Morgen”, a publié dans ses pages satiriques un photomontage montrant le couple Obama sous les traits de singes. Le journal a depuis présenté ses excuses. Pour Giuseppe Di Bella, ce dérapage raciste, qui n’a absolument rien de drôle, doit être fermement condamné.

    Le quotidien belge néerlandophone, de sensibilité de gauche, “De Morgen” (“Le Matin”) est au centre d’une polémique internationale qui prend de plus en plus d’ampleur, en particulier sur les réseaux sociaux.

    Dans son édition de samedi dernier, le journal a publié un photomontage de Barack et Michelle Obama représentés sous les traits de singes, dans une rubrique satirique intitulée “The Obama Herald” où le président américain faisait part de son mépris qu’il a pour son homologue russe.

    Poussant la plaisanterie beaucoup trop loin, le journal déclare que c’est Vladimir Poutine qui a envoyé cette photo en réponse au lieu d’un texte “parce qu’il n’a pas beaucoup de temps”. Quant à la première photo, qui suscite beaucoup moins de critiques, la légende se passe de tout commentaire : “Le premier président noir des USA commence par vendre de l’herbe”.

    Ce n’est pas juste une image de mauvais goût

    Lundi, devant le tollé général provoqué par son sens de l’humour particulièrement douteux, “De Morgen”, qui n’est pourtant pas connu pour ses opinions racistes, a fait amende honorable :

    “Nous avons eu tort de penser que généralement le racisme n’est plus toléré et qu’on peut donc en rire sans risque […] Toujours animés par la même ferme conviction, nous continuons à nous ranger du côté de tous ceux qui luttent contre toute forme de racisme […] N’hésitez pas à nous faire signe chaque fois que nous quittons le droit chemin.”

    Ses excuses semblent sincères, mais le mal est fait. Il paraît difficile, dans de telles conditions, d’éteindre l’incendie qu’il a allumé.

    Je suis français et belge. Je sais très bien que le quotidien “De Morgen” jouit d’une excellente réputation outre-Quiévrain, chez mes compatriotes flamands.

    En publiant cette photo, qu’il reconnaît être de “mauvais goût”, il est coupable, malgré tout, d’un dérapage raciste inacceptable qui n’a pas sa place dans ses colonnes. Même sous couvert d’humour. Ce n’est pas du “mauvais goût” mais une faute, et de taille !

    Taubira et maintenant Obama, je suis indigné

    Ce scandale, qui agite beaucoup les Américains, arrive au moment où le président Barack Obama effectue une visite officielle en Belgique, mardi et mercredi, sous haute protection. Il y prononcera le seul discours de sa tournée européenne. C’est une très mauvaise image de la Belgique que donne le quotidien “De Morgen”.

     

     

    Je me suis indigné lorsque la Garde des Sceaux Christiane Taubira a été insultée de “guenon” par des enfants de militants de la Manif pour tous, en marge d’une visite à Angers. Je me suis indigné lorsque l’hebdomadaire d’extrême droite “Minute” a fait sa une en titrant : “Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane.”

    L’époque coloniale “Banania” est révolue

    Je n’ai pas l’indignation à géométrie variable et je ne peux que condamner fermement ce photomontage honteux publié dans “De Morgen”, dont la ligne éditoriale est proche de mes affinités politiques. Ce sont des dérapages que l’on ne peut pas tolérer.

    Le racisme n’a pas sa place dans notre société. Il doit être combattu, comme toute autre forme de discrimination, avec la plus grande fermeté.

    L’humour a des limites qu’il ne faut pas dépasser. Représenter des Noirs sous les traits d’un singe, c’est choquant et cela n’a vraiment rien de drôle. Sauf pour des beaufs racistes acculturés.

    C’est particulièrement blessant pour l’ensemble des personnes d’origine africaine. L’époque coloniale “Banania” est révolue et c’est tant mieux. Il est temps de respecter la dignité que l’on se doit d’accorder à chaque être humain. Y compris pour le Président et la Première dame des États-Unis.

    L’OBS- Le Plus du 3-25-14

     

  • RDC: liste de nouveaux gouverneurs de province élus

    RDC: liste de nouveaux gouverneurs de province élus

    Nouvelle carte RDC-La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a organisé samedi 26 mars l’élection de gouverneurs et vice-gouverneurs dans vingt des vingt-et-une nouvelles provinces de la RDC. Les résultats disponibles pour dix-neuf provinces indiquent que la majorité présidentielle va diriger quatorze provinces. Cinq candidats indépendants ont été élus gouverneurs au Bas-Uélé, Haut-Uélé, Equateur, Kasaï-central et à la Mongala. Aucune femme n’a été élue gouverneure.
    Les gouverneurs déjà élus, selon des résultats encore provisoires qui doivent être confirmés par la Ceni, sont les suivants:

    Bas-Uélé

    • ·Gouverneur : Kasubu Mbaya Borrey Armand (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Mayonga Barekanombe François Barthelemy

    Equateur 

    • ·Gouverneur : Bolamba Tony Tony  Cassius (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Intombi Embele Jeannine

    Haut-Katanga 

    • ·Gouverneur : Kazembe Musonda Jean-Claude (majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mushitu Kat N’fund Bijou

    Haut-Lomami

    • ·Gouverneur : Mbuyu Kabango  Célestin (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Ilunga Nkulu Nene

    Haut-Uélé 

    • ·Gouverneur : Lola Kisanga Jean-Pierre (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Mangbukele Mangadima Prosper

    Ituri

    • ·Gouverneur : Abdallah Pene Mbaka Jefferson (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Keta Upar Pacifique

    Kasaï 

    • ·Gouverneur : Manyanga Ndambo Marc (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mbingho N’vula Hubert

    Kasaï -Central 

    • ·Gouverneur : Kande Mupompa Alex (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Milonga Milonga Justin

    Kasaï-Oriental 

    • ·Gouverneur : Ngoy Kasanji Alphonse  (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Mutanda Kabuya Jean-Pierre

    Kwango 

    • ·Gouverneur : Kabula Mavula Larousse (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Kaputu Vita Emery

     Kwilu 

    • ·Gouverneur : Kinyoka Kaba Lumuna Godel (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Bulukungu Bera-Kay Nicolas

     Lomami 

    • ·Gouverneur : Kamanda  Tshibangu Muteba Patrice (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Kazadi Ngoy Gabriel

     Lualaba 

    • ·Gouverneur : Richard Muyez  (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Masuka Saini Fifi

    Mai-Ndombe

    • ·Gouverneur : Ngobila Mbaka Gentiny (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Massamba Malika Antoine Job

    Mongala

    • ·Gouverneur : Essimba  Baluwa Bolea Bienvenu  (Indépendant)
    • ·Vice-Gouverneur : Bokungu Bubu Aimé

    Sankuru 

    • ·Gouverneur : Ulungu Ekunda Lukata (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Lokadi Otete Opetha Pierre

    Tanganyika 

    • ·Gouverneur : Ngoy Kitangala Richard (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : ALI BIN Omari

    Tshopo

    • ·Gouverneur : Ilongo Tokole Jean (Majorité)
    • ·Vice-Gouverneur : Basango Makedjo Léon Déhon

    Tshuapa 

    • ·Gouverneur : Lomboto Lombonge Cypien majorité
    • ·Vice-Gouverneur : Ifoku Mputa Mpunga Marie-Josée

    Pour ce qui est du Nord-Ubangi, un second tour devrait être programmé par la Ceni ; aucun candidat n’ayant obtenu la majorité requise. Marie-Thérèse Gerengbo (MP) est arrivée en tête avec neuf voix sur dix-huit, suivi d’André Teddy Kapalata du MCL, huit. Les indépendants Guido Mbuy et José Masikini en sortent respectivement avec une et zéro voix.

    En revanche, cette élection n’a pas eu lieu au Sud-Ubangi, comme programmé. La cour d’appel de Mbandaka a en effet annulé vendredi 25 mars l’élection du bureau définitif de l’assemblée provinciale du Sud-Ubangi. Il appartient désormais à la Ceni de décider du nouveau calendrier de l’élection  du gouverneur dans cette province.

    r.o

  • Sénégal: l’ancien president Me Wade devenu pauvre «je n’ai plus d’argent parce que j’ai été victime de vol…»

    Sénégal: l’ancien president Me Wade devenu pauvre «je n’ai plus d’argent parce que j’ai été victime de vol…»

    Le Conseil constitutionnel sénégalais a confirmé lundi sa décision d'autoriser le président sortant Abdoulaye Wade à briguer un troisième mandat à la tête du pays lors de la présidentielle du 26 février. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse
    Le Conseil constitutionnel sénégalais a confirmé lundi sa décision d’autoriser le président sortant Abdoulaye Wade à briguer un troisième mandat à la tête du pays lors de la présidentielle du 26 février. /Photo d’archives/REUTERS/Denis Balibouse

    -Décidément rien ne marche pour la famille de l’ancien président Sénégalais Abdoulaye Wade. Réagissant hier sur les ondes de Walf Fm, le pape du sopi a reconnu être dans la dèche.

    MeAbdoulaye Wade  est convaincu que le camp du « Oui » a fait couler à flot l’argent pendant le référendum. Contrairement au camp du « Non » et surtout les Libéraux qui n’avaient pas les moyens de leur campagne, parce que c’est lui qui les finance et il ne l’a fait faute de moyens.

    «Ce que j’ai remarqué, c’est que l’argent a beaucoup circulé pendant ce scrutin. Vous le savez mieux que moi, il y a eu beaucoup d’argent», a-t-il dit sur les antennes de Walfadjiri. Avant de poursuivre :

    «Eux, ils avaient beaucoup d’argent. De notre côté, on n’a pas eu d’argent. J’en sais quelque chose, parce que c ’est moi qui leur donne de l’argent et je n’en ai pas donné cette fois ci, parce que je n’en ai pas…». Dès lors, Me Wade salue les efforts des opposants. «Malgré tout, on a tout fait pour être dans les bureaux de vote», s’est-il réjoui.

    Evoquant les irrégularités notées dans le scrutin, il soutient que c’est à la justice de trancher et au peuple de veiller au grain. «Il y a des bureaux de vote où tout ne s’est pas passé dans les règles. Il faut saisir la justice sur tous ces cas. Les juges n’ont pas affaire à moi, mais au peuple. Car ils ont prêté le serment de rendre la justice au nom du peuple sénégalais. Et le peule saura s’ils ont bien rendu la justice ou non», dit-il.

    Wade a aussi abordé la complexe question de la double nationalité de son fils et de lui. A ce propos, l’avocat dira que les gens devront faire beaucoup attention pour ne pas confondre double-nationalité et bi-nationalité qui ne sont pas les mêmes. Il dira aussi que lui a déjà renoncé à sa nationalité française qu’il n’a pas d’ailleurs demandé mais qu’il a obtenu parce que étant né a Saint Louis. En effet à cette époque les citoyens des quatre communes que sont Dakar, Saint Louis, Rufisque et Corée portaient spontanément la nationalité française.

    Sidy Djimby Ndao- Abidjantv

  • Congo: le président Sassou Nguesso réélu au premier tour (officiel) avec 60%

    Congo: le président Sassou Nguesso réélu au premier tour (officiel) avec 60%

    sassou-Le président congolais sortant, Denis Sassou Nguesso, qui cumule 32 ans de pouvoir à la tête de son pays, a été réélu dès le premier tour lors du scrutin présidentiel de dimanche avec 60% des voix, a annoncé jeudi le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou.

    M. Mboulou a fait cette annonce à la télévision nationale peu après 03h30 du matin (O2h30 GMT), après avoir égrené pendant plus de deux heures et demie les résultats locaux à l’échelle des circonscriptions du pays.

    Selon le décompte officiel, Guy-Brice Parfait Kolélas arrive deuxième avec un peu plus de 15% des voix, et le général Jean-Marie Michel Mokoko troisième avec environ 14%.

    Mercredi, ces deux candidats d’opposition avaient contesté les résultats partiels publiés la veille par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), qui donnait M. Sassou Nguesso en tête avec 67% des voix.

    “Comment voulez-vous qu’on accepte un tel résultat?”, a déclaré le général Mokoko en appelant à “un recompte des voix”.

    “Je savais d’avance que les dés étaient pipés, mais nous avions accepté de jouer le jeu”, a ajouté celui qui était jusqu’en février conseiller du président Sassou Nguesso pour les affaires de paix et de sécurité, déplorant que les résultats publiés par la CNEI n’aient fait qu’avérer, selon lui, ses “présuppositions”.

    Vivien Manangou, porte-parole de M. Kolélas, a estimé pour sa part que la réélection de M. Sassou Nguesso relevait d’une “fraude massive” et de la “magie”.

    La candidature de M. Sassou Nguesso, né en 1943, a été rendue possible après un récent changement de constitution qualifié de “coup d’Etat constitutionnel” par les détracteurs du président sortant.

    La consultation électorale de dimanche, pour laquelle concouraient neuf candidats, s’est déroulée en l’absence de télécommunications dans l’ensemble du pays.

    Les autorités avaient déclaré avoir ordonné ce black-out à la veille du scrutin pour des raisons de “sûreté nationale” afin d’empêcher l’opposition de commettre une “illégalité” en publiant elle-même les résultats de l’élection.

    M. Sassou Nguesso a dirigé le Congo, petit pays pétrolier d’Afrique centrale, sous le régime du parti unique de 1979 à 1992. Battu cette année-là par Pascal Lissouba à l’élection présidentielle organisée après l’instauration du multipartisme, il est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile. Il a été élu président en 2002 puis en 2009.

    Avec AFP)

  • RDC : le dollar rendu obligatoire dans les secteurs des mines et des hydrocarbures

    RDC : le dollar rendu obligatoire dans les secteurs des mines et des hydrocarbures

    mine_or2-L’objectif de la Banque centrale de la République démocratique du Congo (RDC), qui a annoncé la mesure samedi, est de freiner le recul des réserves de change.

    Les entreprises actives dans les secteurs congolais des mines et des hydrocarbures devront désormais acquitter le paiement des taxes et des droits de douanes en dollars américains plutôt qu’en francs congolais, a annoncé la Banque centrale du Congo (BCC), samedi, selon Reuters.

    Une décision qui intervient alors que les autorités de la RD Congo tentent de freiner le recul des réserves de change entamées par la chute des cours des matières premières minières et des hydrocarbures sur les marchés internationaux.

    Ainsi, début février, les perspectives de la note souveraine du pays (« B-« ) que lui délivre Standard & Poor’s (S&P) étaient passées de « stables » à « négatives ». L’agence américaine notait un accroissement des « vulnérabilités de la RD Congo vis-à-vis de l’extérieur ». Les réserves de change du pays ont « atteint un niveau faible de 1,2 milliard de dollars le 31 décembre 2015, ce qui correspond à environ un mois de paiements courants », écrivaient les analystes.

    L’annonce de la BCC prend le contre-pied de la réglementation de change qu’elle avait introduite en mai 2014, qui faisait du franc congolais la principale monnaie pour toutes les opérations de change au moment où le pays se lançait dans un processus de dé-dollarisation.

    Deux milliards de dollars de revenus fiscaux et douaniers annuels

    Selon des estimations de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), une organisation internationale domiciliée en Norvège promouvant une gestion ouverte et responsable des ressources naturelles, les entreprises actives dans les secteurs congolais des mines et des hydrocarbures versent quelque 2 milliards de dollars annuels au gouvernement de RDC.

    Pareille mesure permettrait « de se ressaisir d’une partie des devises entrantes et de les allouer de façon rationnelles aux secteurs public et privé », a indiqué Deogratias Mutombo, le gouverneur de la BCC, cité par Reuters.

    Le franc congolais s’échange à 936,95 francs pour un dollar selon un chiffre communiqué par la BCC et cité par Reuters.

    jeune afrique

  • Côte d’Ivoire : « De l’enfer, je reviendrai »… quand Charles Blé Goudé brise le silence

    Côte d’Ivoire : « De l’enfer, je reviendrai »… quand Charles Blé Goudé brise le silence

    ble-Détenu et poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) en tant que co-auteur indirect de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale, l’Ivoirien publie ce 24 mars un livre témoignage : « De l’enfer, je reviendrai ». Morceaux choisis.

    Charles Blé Goudé est accusé de crimes contre l’humanité comme le meurtre, le viol et autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – la tentative de meurtre, et les persécutions perpétrées à Abidjan, en Côte d’Ivoire, entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril de 2011 ou vers cette date.

    L’ancien « général de la rue » de Gbagbo, comme il se faisait appeler, continue aujourd’hui, comme il le faisait voici déjà cinq ans, de clamer son innocence, s’estimant prisonnier politique depuis que, un soir de janvier 2013, il a été arrêté au Ghana, où il était en exil, et transféré en Côte d’Ivoire avant de rejoindre les Pays-Bas. De ces péripéties, Charles Blé Goudé en livre aujourd’hui sa vérité, parfois à l’opposé de celle du gouvernement ivoirien.

    Voici les principaux enseignements de son livre, De l’enfer, je reviendrai, écrit en collaboration avec l’avocat Seri Zokou et à paraître le 24 mars aux Éditions du Moment.

    Lors de son exil, il n’aurait jamais quitté le Ghana

    Durant les presque deux ans de son exil, Charles Blé Goudé n’a, dit-il, jamais quitté le Ghana. « Des articles de presse m’annoncent souvent en Gambie, en Afrique du Sud et dans d’autres pays ouest-africains. La réalité est tout autre », écrit-il. « Depuis mon départ forcé de la Côte d’Ivoire, je ne suis jamais sorti du Ghana. Tous les écrits publiés à ce sujet ne sont que le fruit de l’imagination de certains journalistes », ajoute-t-il.

    L’ancien  ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi de Laurent Gbagbo, qui se dit volontiers chantre de la non-violence, explique encore ne pas être responsable des attaques de mercenaires venues du Liberia, comme il a pu en être accusé. Selon lui, il n’a jamais séjourné dans le nord du Mali, où certains lui ont attribué des contacts avec « des jihadistes et les putschistes qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré ». Charles Blé Goudé sera finalement extradé par le Ghana à la Côte d’Ivoire, le 17 janvier 2013.

    Il affirme avoir été détenu dans une cuisine puis à la DST

    Charles Blé Goudé réfute également avoir été maintenu en résidence surveillée par les autorités ivoiriennes après son extradition, comme Abidjan continue de l’affirmer. Selon lui, il a été « maintenu au secret » et interrogé pendant trois mois dans des résidences « pillées et réquisitionnées par les FRCI », et notamment dans une cuisine. « Ce minuscule espace d’à peine 2 m² me sert de couchette, de toilettes et j’y prends mon repas », explique-t-il.

    Blé Goudé aurait à l’époque été gardé par des éléments des FRCI dirigés par un homme de main de Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur, avant d’être transféré à la Direction de la surveillance du territoire (DST), où il aurait ensuite été emprisonné. Le prisonnier y évoque des traitements dégradants et inhumains. En mars 2014, le ministre de l’Intérieur avait, en réponse aux mêmes accusations, publié des photos de Charles Blé Goudé en parfaite santé et détenu dans des conditions décentes.

    Il aurait été le voisin de cellule de « l’homme à tout faire de Mokhtar Belmokhtar »

    Charles Blé Goudé consacre également un chapitre entier à un étonnant personnage : celui qui fut son voisin de cellule neuf mois durant à la DST, un certain Mohamed Abu Mustapha (MAM), qui serait « l’homme à tout faire de Mokhtar Belmokhtar », le chef des jihadistes maliens d’Al-Mourabitoune.

    Ledit MAM aurait fait à son codétenu ivoirien cette confidence très éclairante à la lumière des derniers événements de Grand-Bassam : « Tant qu’ils ne nous laisseront pas en paix, ils ne connaîtront plus jamais la paix. Ici, en Côte d’Ivoire, on a fini nos repérages : l’hôtel Pullman, l’hôtel Ivoire et Assinie. Là, on est sûrs d’atteindre nos cibles, qui sont les Européens, surtout les Français, et les autorités ivoiriennes. »

    Il voulait être transféré à La Haye

    Dans son livre, Charles Blé Goudé parle peu de la Cour pénale internationale. Il évoque toutefois son transfèrement aux Pays-Bas, le 22 mars 2014, comme une sorte de délivrance. Convoquée devant une Chambre d’accusation qui doit décider s’il sera jugé à La Haye ou à Abidjan, alors que le gouvernement vient d’autoriser son transfèrement, l’ancien président du Cojep raconte ainsi avoir choisi la CPI et avoir prévenu ses avocats en ce sens en espérant échapper à une justice ivoirienne qu’il juge « aux ordres ».

    « Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je suis pressé de quitter Abidjan, de quitter la Côte d’Ivoire, de quitter mon propre pays, mon pays bien aimé. En vérité, j’étais en train de mourir à petit feu dans cette détention au secret », confie-t-il. Et de conclure : « Pour moi, la CPI n’est pas une fin, c’est plutôt un début ».

    Il aime citer Nelson Mandela

    Nul doute que, si Nelson Mandela était encore en vie, il aurait presque pu revendiquer la co-signature de cet ouvrage. Pas un chapitre ou presque n’échappe au procédé de la citation du grand homme sud-africain. Sur le pardon, sur la détention, sur la souffrance face à un régime autoritaire, etc… De l’introduction à la fin du récit, la référence à l’Afrique du Sud est partout.

    Charles Blé Goudé écrit notamment : « Si De Gaulle est rentré dans l’histoire (…), si Winston Churchill a su se faire adopter par les Anglais (…), si les noms de Georges Washington, Kennedy et Martin Luther King s’écrivent en lettres d’or dans l’histoire des États-Unis d’Amérique, si l’histoire personnelle de Nelson Mandela a finalement épousé celle d’une Afrique du Sud pré et post-apartheid, c’est justement parce que, par leurs choix (…), ces figures emblématiques nous ont clairement montré que nous ne sommes pas obligés d’accepter le monde tel qu’il est, mais que nous devons tous jouer un rôle pour le rendre tel qu’il devrait être. » On sait désormais à quel destin rêve Charles Blé Goudé.