Author: Don Kayembe

  • Dialogue politique inclusif : l’OIF prête à accompagner la RDC

    Dialogue politique inclusif : l’OIF prête à accompagner la RDC

    michael Jean-Cette organisation, qui affirme avoir des contacts avec le facilitateur désigné par l’Union africaine (UA), Edem Kodjo, considère le dialogue inclusif comme un cadre de rassemblement de la classe politique congolaise.

    L’audience accordée, le 4 avril, par la Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaelle Jean, à la représentante personnelle du chef de l’État de la RDC à la Francophonie, Isabel Machik Tshombe, dans son cabinet de travail à Paris, a permis d’aborder plusieurs thèmes liés notamment la Francophonie, les programmes de coopération et à la situation politique en RDC.

    S’agissant de la situation politique, Mme Isabel Machik Tshombe a salué les efforts d’accompagnement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la RDC, notamment le communiqué conjoint publié le 16 février par l’OIF, l’UA, l’Union européenne (UE) et l’ONU ainsi que sa mission pour la fiabilisation du fichier électoral de la Céni.

    La Secrétaire générale de la Francophonie, a, pour sa part, réitéré le soutien de son organisation à la RDC. À l’en croire, l’OIF est prête à accompagner le dialogue politique inclusif attendu en RDC, « comme un cadre de rassemblement de la classe politique congolaise ». Le communiqué publié à l’issue de cette audience par le bureau de la représentante personnelle du chef de l’État de la RDC à la Francophonie a noté qu’à ce titre, l’OIF a admis avoir des contacts avec le facilitateur désigné par l’UA pour le dialogue politique inclusif, Edem Kodjo.

    Il a également été noté qu’une visite du numéro 1 de la Francophonie en RDC n’était pas exclue, bien que l’agenda très chargé avec beaucoup d’engagements ne permette pas encore à la Secrétaire générale Michaël Jean de faire le déplacement sur le sol congolais.

    En ce qui concerne les programmes de coopération, les deux personnalités ont mis un accent particulier sur le programme de promotion de l’emploi par l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes dont la RDC sera parmi les premiers États bénéficiaires. La Secrétaire générale de la Francophonie a, en outre, exprimé le souhait de voir la RDC, hôte du sommet de la Francophonie réussie en 2012, apporter son expérience à Madagascar, qui abritera le prochain sommet de cette organisation internationale prévu pour novembre 2016 à Antananarivo.

    Lucien Dianzenza

    (Agence d’information d’afrique centrale)
  • Fidel Castro commente la visite d’Obama

    Fidel Castro commente la visite d’Obama

    castro-obsma-Fidel Castro a rompu son silence sur la récente visite du président Obama à Cuba, dans une lettre accablante publiée dans le journal d’Etat, Granma.

    Il a notamment déclaré que Cuba n’avait pas besoin de cadeaux de la part de l’empire.

    En réponse à la suggestion de M. Obama selon laquelle il était temps de tendre la main de l’amitié et d’enterrer les derniers vestiges de la guerre froide dans les Amériques, Fidel Castro a rappelé aux lecteurs l’invasion de la Baie des Cochons de 1961.

    Il a décrit les paroles de réconciliation de M. Obama comme sirupeuses, avertissant qu’elles pourraient provoquer des crises cardiaques chez les Cubains.

  • Sport:Mbokani ne jouera plus pour la sélection nationale de la RDC

    Sport:Mbokani ne jouera plus pour la sélection nationale de la RDC

    mbokani-L’international congolais a annoncé mardi sa décision de ne plus jouer pour les Léopards, la sélection nationale de la RDC.

    “J’ai pris la décision d’arrêter avec la sélection nationale. Je ne veux plus jouer pour le Congo. Je trouve injuste le traitement qui m’est réservé. C’est pourquoi, après avoir discuté avec ma famille, mes proches, je décide d’arrêter”, a déclaré Dieumerci Mbokani dans une interview avec Top Congo FM, une radio partenaire de VOA Afrique à Kinshasa.

    L’attaquant congolais de Norwich a pris la décision alors qu’il était sous la menace des sanctions de la part de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) pour ne pas s’être présenté aux deux dernières rencontres de l’équipe nationale de la RDC contre les Palancas Negras de l’Angola.

    Dieumerci Mbokani affirme plutôt qu’il avait besoin de temps pour se remettre après l’attentat à l’aéroport de Bruxelles dont il a gardé un traumatisme pour avoir été sur place au moment des faits.

    Il se plaint que les autorités de la fédération congolaise qui l’ont appelé le même jour n’aient pas fait de suivi plus tard. Il attendait pourtant l’avion qui devait l’emmener à Kinshasa pour le match contre l’Angola quand l’explosion a eu lieu à l’aéroport.

    La décision de l’international congolais semble être dictée par une accumulation de frustrations.

    “J’ai tout le temps des problèmes avec la fédération. Il y avait déjà ce prétendu conflit avec Robert Nouzaret (ancien sélectionneur des Léopards), aujourd’hui un autre problème se crée “, déclare-t-il.

    VOA

  • Magic System et Papa Wemba au festival Femua, un mois après l’attentat de Grand Bassam

    Magic System et Papa Wemba au festival Femua, un mois après l’attentat de Grand Bassam

    PAPA WEMBA-Ce festival organisé à Abidjan du 19 au 24 avril par le groupe ivoirien Magic System en présence de Papa Wemba ou Vieux Farka Touré, sera la première grande manifestation culturelle après l’attentat dans la station balnéaire ivoirienne.

    Le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua) “sera l’occasion de dire aux terroristes: +nous n’avons pas peur de vous, vous n’avez pas entamé notre moral+”, a expliqué à l’AFP Salif Traoré, dit A’Salfo, le leader du groupe ivoirien Magic System.

    “Nous allons démontrer pendant près d’une semaine cette solidarité du peuple ivoirien face aux terroristes” en rassemblant plus de 150.000 personnes par jour, promet-il.

    Quinze personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur cette attaque jihadiste du 13 mars qui a fait 19 morts à Grand-Bassam, une station balnéaire ivoirienne, près d’Abidjan.

    Cet attentat sans précédent dans le pays a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en réponse à l’opération antijihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés régionaux.

    Le Femua, créé en 2008, réunira pour cette 9e édition une quinzaine d’artistes africains de renom, dont le “père” de la rumba congolaise Papa Wemba ou le guitariste virtuose malien Vieux Farka Touré, fils du légendaire Ali Farka Touré.

    Les chanteurs IJahman (Jamaïque), Charlotte Dipanda (Cameroun), Kery James (France), Toofan (Togo), Élida Almeida (Cap Vert), Daddy Lumba (Ghana) sont également attendus à ce festival qui se déroulera essentiellement à Anoumabo, un quartier pauvre d’Abidjan aux ruelles boueuses, où se côtoient habitations précaires et maisons modernes.

    Le quartier d’Anoumabo a vu naître Magic System, groupe star de la musique ivoirienne, qui depuis son succès, “Premier Gaou”, enchaîne les tubes en Afrique et en Europe.

    “La musique viendra prendre la place pendant cette période de la douleur semée par les jihadistes. Si nous réussissons ce pari, nous aurons rendu un vibrant hommage aux victimes” souligne A’Salfo.

    Cette édition dont le thème (prévu avant les événement de Grand-Bassam) est “Jeunesse et développement” entend attirer également l’attention des autorités sur “la vulnérabilité” de la jeune génération.

    “Une jeunesse devient vulnérable et se radicalise quand elle n’a pas de projet social”, note l’artiste et promoteur du festival.

    La ville de Korhogo (nord), proche des frontières du Burkina et du Mali, deux pays victimes d’attaques jihadistes, accueillera les festivaliers le dernier jour de la manifestation.

    Avec AFP

  • Bénin: lors de son investiture, Patrice Talon promet de faire un mandat unique

    Bénin: lors de son investiture, Patrice Talon promet de faire un mandat unique

    TALON- BENIN-Le suspense a pris fin au Bénin : il y a bien eu un tête- à-tête entre Patrice Talon, le nouveau président, et son désormais prédécesseur Thomas Boni Yayi. L’homme d’affaires élu le 20 mars dernier vient de prêter serment au stade Charles-de-Gaulle de Porto Novo.

    La cérémonie a été simple et solennelle. Le président Patrice Talon est arrivé peu après 10 heures avec son épouse dans un stade bondé. Lui en costume, la Première dame dans une robe en pagne. Ils ont pris place sur une scène au milieu du stade avec derrière eux une grande tenture bleue siglée : « le nouveau départ ».

    Le président a prêté serment, reçu par le président de la Cour constitutionnelle, devant le président de l’Assemblée nationale et celui de la Cour suprême.

    Vingt-et un coups de canon ont été tirés pendant la cérémonie à laquelle a assisté le Premier ministre sortant Lionel Zinsou, battu au second tour et qui a été ovationné par la foule. Des représentants de délégations étrangères ont également fait le déplacement ainsi que des milliers d’invités. Mais il n’y avait aucun chef d’Etat.

    Patrice Talon a ensuite prononcé son discours, reprenant les priorités de ce qui sera son mandat unique – il l’a répété – réforme politique, relance économique, compétences. « Je m’engage pour un nouveau départ, j’y crois fermement », a conclu le nouveau président.

    La tâche parait immense! Mais ce n’est pas oeuvre impossible si les actions à entreprendre s’appuient sur une vision claire ainsi que sur les compétences et les atouts dont nous disposons. Je ferai de mon mandat unique une exigence morale!
    [Reportage] Le nouveau président prête serment, au rythme des coups de canons

    Avant cette cérémonie, Patrice Talon a finalement rencontré Thomas Boni Yayi, le désormais ex-président du Bénin, au Palais présidentiel à Cotonou.

    D’après nos informations, la décision a été prise mardi 5 avril tard dans la soirée. Vers 8h45, le président sortant a accueilli Patrice Talon sur tapis rouge au Palais de la Marina. Les deux hommes se sont serrés la main, et puis il y a eu un tête-à-tête à huis clos d’une vingtaine de minutes à l’intérieur.

    Ensuite, tout un symbole : Patrice Talon a raccompagné Boni Yayi à sa voiture. L’ex-chef de l’Etat s’est rendu à son domicile de Cotonou. Les Béninois ont vu, en tout cas, les images qu’ils attendaient.

    RFI

  • RDC: la Biac rouvre ses portes et veut rassurer sa clientèle

    RDC: la Biac rouvre ses portes et veut rassurer sa clientèle

    Biac-Les guichets de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (Biac) ont rouvert ce mercredi à Kinshasa. Cette banque a traversé une situation trouble qui a suscité des rumeurs parmi lesquelles les plus folles. La clientèle inquiète a même entrepris de retirer ses dépôts. Une nouvelle direction collégiale a été mise en place. Mise en cause, la Banque centrale du Congo est venue au secours en mettant à la disposition de la Biac une importante quantité d’argent liquide et en rassurant la clientèle sur l’avenir de l’établissement bancaire.

    « Aujourd’hui, il y a des clients qui ont été servis en dollars, des clients VIP. Au niveau des caisses, il y avait d’autres clients aussi qui ont été servis, mais il y avait des montants précis », témoigne Dody Ilunga qui était ce mercredi à la Banque internationale pour l’Afrique au Congo. « Pour le compte épargne, en tout cas les gens n’arrivent pas à avoir au-delà de 300 dollars. Pour les comptes courants, il y a d’autres personnes qui sont servies. On leur donne 800 à 1 200 dollars ».

    Priorité a été accordée aux fonctionnaires dont plusieurs ont pu percevoir leurs salaires : « Pour le franc congolais, en tout cas la situation est bonne. Là, j’ai vu, on est en train de payer les salaires des fonctionnaires de l’Etat. Quelques amis aussi sont venus faire les retraits en francs congolais. J’avais un ami qui devait avoir plus de deux millions et on lui a servi ».

    La veille, c’est-à-dire mardi, la Banque centrale avait révélé avoir mis d’importants fonds liquides à la disposition de la Biac.

    RFI

  • Tension à Lubumbashi : des chars et des commandos dans les rues

    Tension à Lubumbashi : des chars et des commandos dans les rues

    char-de-combat-Un mouvement inhabituel de transport des chars de combat, du matériel militaire et d’hommes des troupes a lieu depuis le weekend à Lubumbashi, capitale de l’ex-province du Katanga, a constaté le correspondant de VOA Afrique sur place.

    Un climat de terreur et d’inquiétude s’installe dans la ville où la situation devient de plus en plus tendue au fur et à mesure que l’échéance constitutionnelle pour la tenue de l’élection présidentielle se rapproche. Le scrutin doit, selon la Constitution, se tenir avant décembre 2016.

    Aucune explication n’est donnée de la part des autorités sur cette présence militaire nombreuse.

    “Je les ai vus moi-même de mes propres yeux : des chars de combat avec des militaires qui régulaient la circulation de leur manière pour les faire passer. C’est du terrorisme. On veut nous traumatiser”, se plaint un habitant de la ville trouvé dans la rue.

    Un reportage de Narval Mabila à Lubumbashi (3:05)

    Le sujet fait l’objet est des discussions dans la ville.

    “Nous sommes très inquiets de ce qui peut arriver dans l’avenir… Ces militaires viennent de quelque part, de Bunia peut-être… ils se circulent avec armes lourdes et autres matériel de guerre, mais pourquoi ?” s’interroge un habitant.

    Certains Lushois sont plutôt convaincus que la présence nombreuse de ces matériels de guerre et troupes constituent une mesure du gouvernement pour prévenir toute situation d’insécurité éventuelle… “car le pays sort d’une guerre”, affirme un autre habitant que VOA Afrique a interrogé.

    Les ONG de défense des droits ont quant à elles adressé une lettre ouverte demandant des explications à ce sujet au ministre congolais de la Défense.

    “Il s’agit d’un mouvement des militaires qui ne peut qu’inquiéter les populations civiles. Le dispositif militaire tel que nous le voyons aujourd’hui laisse penser qu’il y a de fortes manœuvres militaires dans la région”, souligne Me Timothée Mbya, de Justicia Asbl.

    Pour lui, les autorités doivent donner des explications sur la présence de ces commandos et du matériel de guerre arrivés dans la ville. “Cela, en vue d’apaiser aussi la population que les investisseurs”, soutient le défenseur des droits de l’homme.

    Le Commissaire spécial de la nouvelle province du Haut-Katanga, Félicien Katanga, explique, pour sa part, qu’il s’agit juste d’une simple opération de ravitaillement de la brigade provincial décidée par le pouvoir central.

    Toutefois, ce mouvement des troupes et matériels militaire fait croître des suspicions dans cette province où la situation est tendue depuis quelques.

    La police y visite régulièrement, et de plus en plus, des opposants.

    La tension est montée davantage après la désignation le weekend dernier de Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Haut-Katanga, comme candidat à la prochaine élection présidentielle par un groupe d’anciens frondeurs du régime de Kabila passés à l’opposition.

    L’élection présidentielle doit se tenir avant décembre 2016, selon la Constitution de la RDC. Mais elle devient de plus en plus improbable car la Commission nationale électorale indépendante (CENI) a annoncé qu’elle devrait avant tout procéder à la révision du fichier électoral, une opération qui va, selon elle, durer entre 13 à 16 mois.

    VOA

     

  • Afrique du Sud : Jacob Zuma sommé par la justice de rembourser les frais de sa maison

    Afrique du Sud : Jacob Zuma sommé par la justice de rembourser les frais de sa maison

    Jacob Zuma-La Cour constitutionnelle sud-africaine a indiqué jeudi que le président Jacob Zuma devrait rembourser “sous 45 jours” les frais de sa propriété privée de Nkandla financée en partie aux frais des contribuables.

    Jacob Zuma a quarante-cinq jours pour se mettre en règle avec la justice sud-africaine : la Cour constitutionnelle sud-africaine a ordonné mercredi 31 mars au président en exercice de rembourser une partie des frais de sa propriété privée payés par le contribuable, une affaire à l’origine d’un énorme scandale.

    “Le président doit personnellement payer la somme déterminée par le Trésor public dans les quarante-cinq jours suivant la décision de cette cour”, a déclaré le président de la Cour constitutionnelle sud-africain, Mogoeng Mogoeng, estimant que Jacob Zuma n’avait “pas fait respecter, ni défendu, ni suivi la Constitution”.

    “Le Trésor national doit déterminer le coût raisonnable des travaux” réalisés pour rénover la résidence privée de Jacob Zuma et sont “non liés à la sécurité”, c’est-à-dire “uniquement le centre pour visiteurs, l’enclos pour bétail, le poulailler et la piscine”, a précisé le juge.

    “Les réparations exigées par la médiatrice de la République [chargée de veiller au bon usage des deniers publics] est contraignante”, a insisté Mogoeng Mogoeng, ajoutant que “le fait que le président n’ait pas obtempéré (…) est une violation de la Constitution”.

    L’opposition lance une procédure de destitution

    La médiatrice de la République, Thuli Madonsela, avait exigé en 2014 que Jacob Zuma “rembourse un pourcentage raisonnable des coûts” de rénovation de sa propriété de Nkandla en pays zoulou (est).

    Quelques minutes après la décision de la Cour, le principal parti d’opposition sud-africain, l’Alliance démocratique (DA), a annoncé jeudi le lancement d’une procédure de destitution contre le président Zuma. “L’arrêt rendu aujourd’hui est très clair : les agissements du président Zuma équivalent à une grave violation de la Constitution, et constituent un motif de destitution”, indique la DA dans un communiqué.

    Avec AFP

  • RDC : Tshisekedi aurait donné son accord écrit pour le dialogue

    RDC : Tshisekedi aurait donné son accord écrit pour le dialogue

    Tshisekedi-Il n’y a plus de doute possible : l’élection présidentielle en RDC ne se tiendra pas à l’échéance prévue. Après l’échec de la révision de la loi électorale en janvier 2015, la majorité présidentielle qui n’avait pas prévu de plan B ne compte plus que sur un hypothétique dialogue qui accorderait à Joseph Kabila une rallonge de son mandat. Ce week-end, à Monaco, trois représentants du pouvoir, dont Antoine Ghonda, ont rencontré Papy Tshimpangila, Bona Kalonga et Christian Tshisekedi membres de l’Udps. Ceux-ci auraient mis sur la table un accord écrit du chef du parti Etienne Tshisekedi pour la participation de l’Udps au dialogue. Il aurait été question du prix que la majorité mettrait pour que cet accord soit rendu public et effectif. Le feu vert de Joseph Kabila est attendu mais des doutes sur l’authenticité du document pourraient contrarier les desseins des trois membres de l’Udps.

    Les précédentes rumeurs sur les tractations entre les deux parties avaient évoqué l’implication du député national Félix Tshisekedi qui, ce week-end, s’en remettait au Bon Dieu depuis Jérusalem. Ce député, qui n’a jamais siégé au parlement, serait totalement opposé à ce dialogue et rejoindrait ainsi la ligne dure du G7 composée de Moïse Katumbi et des autres dissidents de la majorité présidentielle. Or, même si l’Udps est affectée et affaiblie par la persistance des divergences et des rumeurs de corruption sur cette question, un accord avec ce parti aurait une forte portée symbolique pour la majorité notamment aux yeux de la communauté internationale. En quête désespérée d’un interlocuteur de poids pour organiser « son » dialogue et en recueillir le fruit appelé « glissement » sur les bords du fleuve Congo, l’écurie présidentielle peine à trouver un interlocuteur et une caution crédibles à son dialogue.

    Il reste que les émissaires de Joseph Kabila sont repartis de Monaco avec des sentiments mitigés, car si leur patron est prêt à débourser les dollars qu’il faudrait, leurs trois interlocuteurs n’ont pas pu leur garantir la participation effective (physique) d’Étienne Tshisekedi dont le retour au pays maintes fois annoncé est indéfiniment repoussé.

    |Botowamungu Kalome (AEM)