Author: Don Kayembe

  • RDC : cinquante kilos d’ivoire saisis à Kinshasa

    RDC : cinquante kilos d’ivoire saisis à Kinshasa

    ivoiresSaisie effectuée par les services de sécurité de la République démocratique du Congo

    Une unité spécialisée de la police nationale congolaise “a procédé à la saisie de cinquante kilogrammes d’ivoire et l’arrestation de trafiquants d’ivoire (…) ce 16 mars 2016 à Kinshasa”, a déclaré à l’AFP Joe Kasongo, coordonnateur de l’ONG congolaise Juristrale (Juristes pour le renforcement et l’application de la loi dans le secteur de l’environnement).

    Le lot d’ivoire saisi est le “fruit d’un braconnage récent”, a-t-il indiqué, confirmant une information d’African Wildlife Foundation (AWF), qui travaille pour une meilleure prise en charge des dossiers judiciaires sur la criminalité faunique en RDC.

    Interrogé par l’AFP, un haut responsable de la police à confirmer la “saisie” du lot “d’ivoire”, mais s’est abstenue de “commenter une enquête en cours”.

    L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), chargé entre autres de combattre le braconnage et le commerce illicite des produits de la faune et de la flore en RDC, est au courant de l’affaire “que nous suivons de très près”, a indiqué son conseiller juridique Pierre Basanga Lumba.

    En février, trois hommes présentés comme les chefs d’un important réseau de trafic d’ivoire en RDC avaient été arrêtés par les forces de l’ordre.

    Leur procès est en cours devant le tribunal de Grande instance de Kinshasa, a confirmé M. Basanga.

    Selon l’ICCN, ces arrestations interviennent dans le cadre d’un programme de lutte contre le trafic d’ivoire soutenu par plusieurs partenaires étrangers, dont le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’AWF.

    Entre 20.000 et 40.000 pachydermes sont tués chaque année en Afrique pour alimenter un trafic mondial d’ivoire à destination essentiellement de la Chine et de l’Asie du Sud-Est, faisant craindre la disparition à l’état sauvage d’un animal symbole du continent.

    Pays de plus de deux millions de kilomètres carrés, la RDC abrite à la fois des éléphants de plaine et des éléphants de forêt.

    Avec AFP

  • Présidentielle au Congo : Sassou Nguesso veut un nouveau mandat face à huit candidats

    Présidentielle au Congo : Sassou Nguesso veut un nouveau mandat face à huit candidats

    sassou-Neuf candidats sont en lice pour le scrutin du 20 mars. Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans au pouvoir à Brazzaville, a promis à ses partisans de l’emporter dès le premier tour.

    Les électeurs congolais sont appelés aux urnes dimanche pour élire le premier président d’une Nouvelle République instituée par un changement de Constitution ayant permis au président Denis Sassou Nguesso de se représenter.

    Neuf candidats sont en lice. M. Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans au pouvoir à Brazzaville, a promis à ses partisans de l’emporter dès le premier tour.

    Le jour du vote, “ça sera un penalty tiré et marqué et puis c’est la victoire”, a-t-il assuré lors de sa première réunion de campagne.

    Les choses se présentent cependant différemment que lors des scrutins de 2002 et 2009, où il avait obtenu respectivement près de 90% et 78% des suffrages pour rester à la tête de ce pays d’Afrique centrale de 4,5 millions d’habitants.

    L’opposition avait largement boycotté ces scrutins. Cette fois-ci, après avoir tenté en vain de faire barrage au changement de constitution, elle a décidé majoritairement de participer.

    La nouvelle loi fondamentale est entrée en vigueur en novembre, après son adoption par référendum. L’opposition, qui avait qualifié de “coup d’Etat constitutionnel” le projet de changement de constitution, avait appelé à boycotter cette consultation, dont elle a rejeté les résultats.

    Pour justifier la présence de l’opposition à ces élections, Vivien Manangou, porte-parole du candidat Guy-Brice Parfait Kolélas, cite l’exemple du président français Mitterrand qui avait dénoncé en son temps “le coup d’Etat permanent” du général de Gaulle avant de jouer le jeu des institutions de la Ve République.

    “Les principes juridiques sont très éloignés de la réalité politique”, dit-il.

    “Soupçons de fraude”

    Ancien ministre de M. Sassou Nguesso, M. Kolélas a signé avec quatre autres candidats une charte dont les membres s’engagent à soutenir au deuxième tour le mieux placé d’entre eux pour affronter le président sortant.

    Pour eux, le “rejet” du président Sassou qu’ils disent sentir dans un pays, quatrième producteur de pétrole d’Afrique sub-saharienne mais dont la majeure partie de la population vit dans la pauvreté, est si fort que celui-ci ne peut l’emporter dès le premier tour sans tricher.

    Outre M. Kolélas, les signataires du pacte électoral anti-Sassou sont deux anciens ministres de M. Sassou Nguesso, André Okombi Salissa et Claudine Munari – seule femme à se présenter -, Pascal Tsaty Mabiala, héritier politique du président Pascal Lissouba – chassé du pouvoir par les armes en 1997 par l’actuel chef de l’Etat -, et le général Jean-Marie Michel Mokoko, qui était il y a quelques semaines encore conseiller du président sortant pour les affaires de sécurité.

    Contrastant avec ce qui s’était passé en octobre lors de la campagne référendaire, marquée par des violences meurtrières, des entraves à la liberté d’expression et des interdictions de manifester, la campagne pour la présidentielle s’est déroulée calmement, dans un climat apaisé.

    Pour autant, l’opposition craint des fraudes électorales.

    Jugeant que les conditions pour un scrutin transparent et démocratique ne sont pas réunies, l’Union européenne a renoncé à missionner des observateurs électoraux.

    L’Union africaine n’a pas ces réticences. Mais ses observateurs n’inspirent cependant aucune confiance aux candidats de l’alliance contre M. Sassou Nguesso, qui disent ne pas croire à l’indépendance de la commission électorale nationale et ont créé leur propre “commission technique” chargée de surveiller le scrutin et de compiler les résultats.

    Envoyé par la Francophonie pour une “mission de contact et d’observation” avant le scrutin de dimanche, l’ancien président de transition au Burkina Faso (2014-2015), Michel Kafando, dit avoir reçu du pouvoir l’assurance que les élections seraient “ouvertes”, et des représentants des autres candidats celle que les éventuels contentieux électoraux seraient réglés par la voix légale.

    “Les choses devraient bien se passer”, estime-t-il, prévenant néanmoins d’un risque de troubles post-scrutin en cas de “trop grande différence” entre les résultats publiés et ceux que compte compiler l’opposition à l’issue du premier tour.

    AFP

  • CPI : l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba sera fixé lundi sur son sort

    CPI : l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba sera fixé lundi sur son sort

    Bemba-la-Haye-Ancien chef rebelle du nord de la RDC, Jean-Pierre Bemba est accusé d’être responsable d’une vague de meurtres et viols en Centrafrique en 2002-2003.

    Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) doivent prononcer leur jugement lundi contre l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, accusé d’être responsable d’une vague de meurtres et viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002-2003.

    C’est la première affaire à la CPI qui se concentre sur l’utilisation de viols et violences sexuelles en tant qu’armes de guerre et le premier procès où un chef militaire est tenu responsable des atrocités commises par ses hommes, même s’il ne les a pas ordonnées.

    Ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba est poursuivi, non en tant qu’auteur ou co-auteur mais en tant que “chef militaire”, en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”.

    Quelque 1.500 hommes en armes de l’ancien chef rebelle s’étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

    Là, ils avaient violé “tout ce qui se trouvait sur leur chemin”, tué et pillé la population entre octobre 2002 et mars 2003, assure l’accusation.

    C’est le quatrième jugement pour la CPI, fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde, et le premier contre un ancien vice-président.

    Accusé de trois crimes de guerre et de deux crimes contre l’humanité, Jean-Pierre Bemba a plaidé non coupable lors de l’ouverture de son procès en novembre 2010, deux ans après son arrestation à Bruxelles.

    S’il est jugé coupable, sa peine sera décidée à une date ultérieure.

    “Nous espérons que ce jugement apportera des précisions sur la responsabilité des chefs militaires pour les actions de leur troupes et leurs échecs à arrêter la commission des crimes ou à les punir”, a affirmé à l’AFP Aaron Matta, un chercheur à l’Institut de La Haye pour une justice mondiale.

    Selon l’accusation, Jean-Pierre Bemba disposait du “contrôle effectif” sur ses troupes et aurait dû arrêter la commission des crimes, ce que réfute la défense.

    “Sanglante” ligne de commandement

    Selon la défense, Jean-Pierre Bemba n’aurait pas pu garder “le contrôle opérationnel effectif” de ses miliciens, qui ne faisaient pas partie de l’armée régulière et qui se trouvaient dans un autre pays.

    Il n’y a “aucune preuve d’un ordre venant de M. Bemba vers ses troupes en Centrafrique”, avait déclaré l’une de ses avocates, Kate Gibson, lors de sa plaidoirie : “les thèses de l’accusation ne sont que des hypothèses”.

    Dès qu’il a passé la frontière, le contingent des soldats de Bemba “a été placé sous les ordres des forces de la République centrafricaine”, avait-elle ajouté.

    Un témoin avait raconté au cours du procès comment les soldats de Jean-Pierre Bemba avaient violé une fillette de 8 ou 9 ans.

    L’enfant était “potelée”, avait-il raconté : “puisque la petite est encore … fraîche, ils n’ont pas pris la maman, ils ont préféré la petite, ils l’ont violée devant sa maman dans la maison”.

    François Bozizé avait finalement renversé Ange-Félix Patassé en 2003 avant d’être lui-même renversé en mars 2013 par la rébellion à dominante musulmane de la Séléka, ce qui avait précipité la Centrafrique dans un cycle de violences intercommunautaires, culminant fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes.

    Un verdict de culpabilité pourrait, selon M. Matta, “aider à améliorer la sécurité et promouvoir la paix dans la région”.

    Jean-Pierre Bemba était ensuite devenu l’un des vice-président de Joseph Kabila avant de perdre les élections de 2006 et de s’exiler en Europe.

    Le procès a été entaché d’accusations de subordinations de témoins, menant même à l’arrestation de plusieurs proches de l’ancien vice-président et à l’ouverture du premier procès de ce type à la Cour.

    S’il est jugé coupable, Jean-Pierre Bemba risque jusqu’à 30 ans de détention ou la prison à perpétuité, si les juges estiment que l’”extrême gravité du crime” le justifie.

    AFP

  • Résolution du Parlement européen du 10 mars 2016 sur la République démocratique du Congo (2016/2609(RSP))

    Résolution du Parlement européen du 10 mars 2016 sur la République démocratique du Congo (2016/2609(RSP))

    parlement europeen-Le Parlement européen,
    – vu ses précédentes résolutions sur la République démocratique du Congo, en particulier celles du 9 juillet 20151 et du 17 décembre 20152,
    – vu le communiqué de presse commun du 16 février 2016 de l’Union africaine, des Nations unies, de l’Union européenne et de l’Organisation internationale de la Francophonie sur la nécessité d’un dialogue politique ouvert à tous en République démocratique du Congo et vu l’engagement de ces organisations à soutenir les acteurs congolais dans leurs efforts en vue de la consolidation de la démocratie dans le pays,
    – vu la déclaration locale de l’Union européenne du 19 novembre 2015 dans la foulée du lancement du dialogue national en République démocratique du Congo,
    – vu la déclaration du président du Conseil de sécurité des Nations unies du 9 novembre 2015 sur la situation en République démocratique du Congo,
    – vu la déclaration locale de l’Union européenne du 21 octobre 2015 sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo,
    – vu la déclaration du porte-parole du Service européen pour l’action extérieure du 12 octobre 2015 sur la démission du chef de la commission électorale en République démocratique du Congo,
    – vu les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la République démocratique du Congo, en particulier la résolution 2198 (2015) sur la reconduction du régime de sanctions contre la République démocratique du Congo et le mandat du groupe d’experts et la résolution 2211 (2013), qui a reconduit le mandat de la mission de stabilisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO),
    1 Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0278. 2 Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0475.
    – vu le communiqué de presse commun du 2 septembre 2015 du groupe des envoyés et représentants internationaux pour la région des Grands Lacs de l’Afrique sur les élections en République démocratique du Congo,
    – vu le rapport annuel du haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme du 27 juillet 2015 sur la situation des droits de l’homme et les activités du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo (BCNUDH),
    – vu la déclaration du 25 janvier 2015 de la vice-présidente de la Commission et haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (VP/HR), Federica Mogherini, à la suite de l’adoption de la nouvelle loi électorale en République démocratique du Congo,
    – vu le rapport du 12 janvier 2015 du groupe d’experts des Nations unies sur la République démocratique du Congo,
    – vu la déclaration de Nairobi de décembre 2013,
    – vu l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région signé en février 2013 à Addis-Abeba,
    – vu la charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981,
    – vu la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance,
    – vu la constitution congolaise du 18 février 2006,
    – vu l’accord de Cotonou,
    – vu l’article 135, paragraphe 5, et l’article 123, paragraphe 4, de son règlement,
    A. considérant que les prochaines élections présidentielles et législatives, qui doivent avoir lieu en novembre 2016, pourraient représenter une nouvelle occasion de transition démocratique du pouvoir;
    B. considérant que le nombre de mandats du président de la République démocratique du Congo est constitutionnellement limité à deux;
    C. considérant que le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, a été accusé par ses adversaires d’utiliser des moyens administratifs et techniques pour s’efforcer de retarder les élections et de rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat et qu’il n’a pas encore déclaré publiquement qu’il se retirerait à la fin de celui-ci; que ceci a causé un accroissement des tensions politiques, des troubles et des violences dans tout le pays;
    D. considérant que des doutes ont été exprimés quant à l’indépendance et à l’impartialité de la commission électorale nationale indépendante;
    E. considérant que depuis janvier 2015, des responsables de la sécurité et du renseignement congolais s’en prennent à des militants pacifiques, à des dirigeants politiques et à d’autres qui s’opposent aux tentatives visant à permettre au président Kabila de modifier la constitution de manière à rester au pouvoir au-delà de la limite des

    deux mandats fixée par celle-ci; que les groupes de défense des droits de l’homme font continuellement état de l’aggravation de la situation en ce qui concerne les droits de l’homme et la liberté d’expression et de réunion en République démocratique du Congo, y compris un recours à une force excessive contre des manifestants pacifiques et une augmentation du nombre de procès répondant à des motivations politiques; considérant que la MONUSCO a recensé plus de 260 violations des droits de l’homme liées aux élections, essentiellement contre des adversaires politiques, des membres de la société civile et des journalistes, au cours de l’année dernière; que le BCNUDH en République démocratique du Congo a affirmé avoir enregistré plus de 400 cas de violation des droits de l’homme, y compris 52 arrestations, depuis le début de 2016;
    F. considérant qu’en juin 2015, le président Kabila a annoncé le lancement d’un dialogue national; que les préparatifs officiels d’un tel dialogue n’ont pas encore commencé car deux groupes majeurs de l’opposition ont décidé de ne pas participer à ce qu’ils considèrent comme une tactique dilatoire;
    G. considérant qu’en septembre 2015, sept grandes personnalités politiques ont été expulsées de la coalition au pouvoir en République démocratique du Congo pour avoir signé une lettre pressant le président Kabila de respecter la constitution et de ne pas s’agripper au pouvoir après l’expiration de son mandat; que des heurts violents ont éclaté le même mois à Kinshasa, où un rassemblement s’opposant à toute tentative de troisième mandat anticonstitutionnel a été violemment attaqué;
    H. considérant que les personnes détenues arbitrairement sont notamment Fred Bauma et Yves Makwambala, des défenseurs des droits de l’homme du mouvement Filimbi (“sifflet”), qui ont tous deux été arrêtés pour avoir participé à un séminaire qui cherchait à encourager les jeunes Congolais à s’acquitter de leur devoir civique de manière pacifique et responsable et qui sont désormais incarcérés pour 11 mois, leur libération ayant déjà été exigée par le Parlement européen dans sa résolution susmentionnée du 9 juillet 2015;
    I. considérant que les chefs des principaux partis d’opposition, organisations nongouvernementales et mouvements de jeunes pro-démocratie au Congo ont appelé les citoyens congolais à rester chez eux, sans aller au travail ou à l’école, le 16 février 2016, dans le cadre d’une action “ville morte”, pour commémorer les personnes tuées pendant une marche pour la démocratie le 16 février 1992 et protester contre les retards dans l’organisation des élections présidentielles et ce qu’ils affirment être le non-respect de la constitution par le gouvernement;
    J. considérant que huit jeunes militants et au moins 30 partisans de l’opposition politique ont été placés en détention le 16 février 2016, ou aux alentours de cette date, dans le cadre de cette grève nationale, alors que d’autres militants ont reçu des menaces par SMS provenant de numéros de téléphone inconnus et que le ministre de l’emploi Willy Makiashi a interdit aux agents publics de participer à la grève; que six membres du mouvement LUCHA ont été condamnés à six mois de prison; que des commerçants et des fonctionnaires qui avaient observé la journée “ville morte” ont vu leur magasin fermé ou ont été l’objet de sanctions disciplinaires;
    K. considérant que l’Union africaine, les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la Francophonie ont souligné conjointement l’importance du dialogue et de la recherche d’un accord entre les acteurs politiques qui

    respecte la démocratie et l’état de droit, et ont pressé tous les acteurs politiques congolais de coopérer pleinement avec les médiateurs désignés par la communauté internationale;
    L. considérant que la situation est aggravée par la persistance et le renforcement de l’impunité en République démocratique du Congo; que la sécurité en République démocratique du Congo continue à se détériorer, en particulier dans la partie orientale du pays, du fait de la violence causée par plus de 30 groupes armés étrangers et nationaux, et qu’il est constamment fait état de violations des droits de l’homme et du droit international, y compris des attaques ciblées contre des civils, des violences sexuelles et à caractère sexiste largement répandues, l’enrôlement systématique et la maltraitance d’enfants par des groupes armés et des exécutions extrajudiciaires;
    M. considérant qu’il y a récemment eu une détérioration de la liberté des médias en République démocratique du Congo; que des fonctionnaires de l’État ont neutralisé la liberté d’expression en fermant des médias (en particulier ceux qui diffusaient des messages sur les manifestations), des services de SMS et l’internet; qu’en février 2016, le gouvernement a fermé deux chaînes de télévision privées à Lubumbashi; que dans son dernier rapport annuel, publié en novembre 2015, Journalistes en danger, l’organisation partenaire de Reporters sans frontières, a répertorié 72 cas d’attaques contre des journalistes et des médias en République démocratique du Congo et a révélé que 60 % des violations de la liberté de la presse sont dues à des agents des services militaires ou de sécurité, à l’Agence de renseignement nationale ou à la police; que la retransmission des programmes de Radio France International a été suspendue pendant l’action “ville morte”;
    N. considérant que le programme indicatif national 2014-2020 pour la République démocratique du Congo, qui bénéficie d’un financement de 620 millions d’euros au titre du 11e Fonds européen de développement, donne la priorité au renforcement de la gouvernance et de l’état de droit, et notamment à la réforme de la justice, de la police et de l’armée;
    1. demande aux autorités de la République démocratique du Congo de s’engager expressément à se conformer à la constitution et à assurer la tenue d’élections dans les délais, avant la fin de 2016, conformément à la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et à garantir un environnement propice à des élections transparentes, crédibles et ouvertes à tous; souligne que le bon déroulement des élections sera crucial pour la stabilité à long terme et le développement du pays;
    2. se dit profondément préoccupé par la détérioration de la sécurité et de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo et en particulier par les informations faisant continuellement état d’une augmentation de la violence politique et par les restrictions sévères et les intimidations auxquelles les défenseurs des droits de l’homme, les adversaires politiques et les journalistes se trouvent confrontés à la veille du prochain cycle électoral; insiste sur le fait qu’il est de la responsabilité du gouvernement de prévenir tout approfondissement de la crise politique actuelle et toute escalade de la violence et de respecter, protéger et promouvoir les droits civils et politiques de ses citoyens;
    3. condamne fermement l’usage de la force contre des manifestants pacifiques et non armés; rappelle que la liberté d’expression, d’association et de réunion est à la base d’une

    vie politique et démocratique dynamique; condamne fermement les restrictions de plus en plus fortes de l’espace démocratique et la répression ciblée des membres de l’opposition, de la société civile et des médias; demande la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, y compris d’Yves Makwambala, de Fred Bauma et des autres militants et partisans de Filimbi et de LUCHA, ainsi que du défenseur des droits de l’homme Christopher Ngoyi;
    4. estime que la lutte contre l’impunité est une condition préalable au rétablissement de la paix en République démocratique du Congo; demande que le gouvernement de la République démocratique du Congo, conjointement avec les partenaires internationaux, lance une enquête complète, approfondie et transparente sur les violations des droits de l’homme qui ont eu lieu pendant les manifestations liées aux élections, dans le but d’identifier toute action illégale ou déni de droits ou de libertés; demande instamment que des mesures soient prises pour que les auteurs des violations des droits de l’homme, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des violences sexuelles contre les femmes ainsi que les responsables de l’enrôlement d’enfants soldats soient dénoncés, identifiés, poursuivis et punis conformément au droit pénal national et international;
    5. demande à la vice-présidente/haute représentante et aux États membres d’exploiter pleinement l’ensemble des instruments politiques, y compris les recommandations publiées dans le rapport final de la mission d’observation électorale de l’UE pour 2011 et dans le rapport de la mission de suivi de 2014 et d’exercer des pressions politiques au plus haut niveau afin d’éviter la propagation de la violence électorale en République démocratique du Congo et tout déstabilisation supplémentaire de la région des Grands Lacs;
    6. prend acte de la volonté de l’Union européenne et de la communauté internationale de soutenir le processus électoral congolais, pour autant qu’un calendrier électoral valide soit publié et que les dispositions constitutionnelles soient respectées; estime que ce soutien devrait se concentrer sur l’inscription des électeurs, la formation et la sécurisation des élections; insiste sur le fait que la nature et le montant de l’aide de l’Union européenne au processus électoral en République démocratique du Congo doit dépendre des progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations des missions d’observation électorale de 2011 et de 2014, en particulier en ce qui concerne les garanties de l’indépendance de la commission électorale nationale indépendante, la révision des listes électorales, les exigences budgétaires et le respect du cadre constitutionnel;
    7. invite les autorités congolaises à ratifier la charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance, et ce dans les meilleurs délais;
    8. souligne le rôle capital joué par l’Union africaine pour éviter une crise politique en Afrique centrale, et invite les États membres de l’Union africaine, et notamment l’Afrique du Sud, à s’engager à respecter la constitution de la RDC; prie instamment l’Union européenne d’exploiter tous ses instruments démocratiques et économiques, y compris la signature prochaine des accords de partenariat économique, pour atteindre cet objectif;
    9. rappelle que la pleine participation de l’opposition, de la société civile indépendante et des experts électoraux de la commission électorale nationale indépendante est un facteur important de légitimation du processus électoral; rappelle que la commission électorale

    nationale indépendante doit être une institution impartiale; souligne que les autorités devraient mettre la disposition de la commission électorale nationale indépendante les ressources financières nécessaires pour permettre un processus complet et transparent;
    10. invite la vice-présidente/haute représentante à intensifier le dialogue avec les autorités de la République démocratique du Congo au titre de l’article 8 de l’accord de Cotonou afin d’obtenir des éclaircissements définitifs concernant le processus électoral; rappelle l’engagement pris par la République démocratique du Congo en vertu de l’accord de Cotonou de respecter les principes de démocratie, d’état de droit et de respect des droits de l’homme, parmi lesquels la liberté d’expression, la liberté des médias, la bonne gestion des affaires publiques et la transparence des mandats politiques; demande instamment au gouvernement congolais de respecter ces dispositions conformément aux articles 11b, 96 et 97 de l’accord de Cotonou et, dans le cas contraire, demande à la Commission d’engager la procédure prévue aux articles 8, 9 et 96 de l’accord de Cotonou;
    11. demande à l’Union européenne d’envisager l’imposition de sanctions ciblées contre les personnes responsables des violences en République démocratique du Congo, y compris des interdictions de voyage et des gels d’avoirs, pour contribuer à éviter de nouvelles violences;
    12. demande instamment à la délégation de l’Union européenne de suivre l’évolution de la situation et d’utiliser tous les outils et instruments appropriés, notamment l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme, afin de soutenir les défenseurs des droits de l’homme et les mouvements en faveur de la démocratie;
    13. demande de rétablir un rapporteur des Nations unies sur les droits de l’homme en République démocratique du Congo;
    14. rappelle que la paix et la sécurité sont des conditions préalables à des élections réussies; prend acte, à cet égard, de la reconduction du mandat de la MONUSCO et demande le renforcement de ses compétences concernant la protection des civils dans le contexte électoral;
    15. réaffirme sa profonde préoccupation concernant la situation humanitaire alarmante en République démocratique du Congo, causée en particulier par les conflits armés violents dans les provinces orientales du pays; demande à l’Union européenne et à ses États membres de maintenir leur assistance au peuple de la République démocratique du Congo afin d’améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables et de lutter contre les conséquences du déplacement, de l’insécurité alimentaire, des épidémies et des catastrophes naturelles;
    16. condamne les actes de violence sexuelle qui ont cours dans l’est du Congo; observe que les autorités congolaises ont organisé 20 procès ces derniers mois pour des violences sexuelles dans l’est du Congo, qui ont condamné 19 officiers de l’armée, et qu’il faut en faire beaucoup plus; encourage vivement les autorités congolaises à poursuivre leur lutte contre l’impunité en enquêtant sur les cas de violences sexuelles et en poursuivant leurs auteurs;
    17. se félicite de la décision des autorités congolaises de revoir les dossiers d’adoption bloqués depuis le 25 septembre 2013; prend acte des travaux du comité interministériel

    congolais sur la délivrance sporadique de permis de sortie pour les enfants adoptés; invite le comité interministériel à poursuivre ses travaux avec diligence et de manière cohérente, dans une atmosphère sereine; demande à la délégation de l’Union européenne et aux États membres de suivre la situation de près;
    18. invite l’Union africaine et l’Union européenne à assurer un dialogue politique permanent parmi les pays de la région des Grands Lacs de manière à éviter toute déstabilisation supplémentaire;
    19. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission européenne/haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à l’Union africaine, au Président, au premier ministre et au parlement de la République démocratique du Congo, au Secrétaire général des Nations unies, au Conseil des droits de l’homme des Nations unies ainsi qu’à l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.

  • Brésil: gardé à vue, Lula réagit, Rousseff dénonce une interpellation «inutile»

    Brésil: gardé à vue, Lula réagit, Rousseff dénonce une interpellation «inutile»

    LULA-C’est un dossier tentaculaire et qui pourrait bien coûter leur carrière à un nombre considérable de politiciens brésiliens. L’opération « lavage rapide » lancée en 2014 par la police brésilienne n’est qu’un volet du scandale qui frappe la compagnie nationale de pétrole Petrobras. Mais il s’agit là du volet le plus complexe et qui touche certainement les personnes les plus connues de la scène politique. Luis Inacio Lula da Silva, plus connu sous le nom de Lula, ancien chef d’Etat brésilien, en fait partie. Il a été emmené ce vendredi matin pour être entendu par les enquêteurs pendant que son domicile faisait l’objet d’une perquisition. Alors qu’est-ce que l’affaire Petrobras et cette enquête « lavage rapide » ?

    L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé ne pas craindre la justice et clamé son indignation vendredi après avoir été interrogé dans les locaux de la police fédérale situés à l’aéroport de Congonhas, à São Paulo. Une interpellation qui intervient dans le cadre de l’enquête sur le scandale de corruption Petrobras qui bouleverse la classe politique brésilienne depuis plusieurs mois.

    « Je me suis senti prisonnier ce matin », a déclaré Lula au siège du Parti des travailleurs (PT) devant des dizaines de militants agitant les drapeaux rouges du parti et des banderoles de soutien à Lula. « S’ils voulaient m’entendre, il fallait juste me convoquer et j’y allais. Je ne dois rien [à personne] et je ne crains pas » la justice, a souligné l’ancien chef d’Etat, reprenant le proverbe brésilien : « qui ne doit rien, ne craint rien ». L’ancienne icône de gauche qui a gouverné le Brésil de 2003 à 2010 a qualifié la perquisition à son domicile, puis son transfert au siège de la police, de « show médiatique plutôt qu’une enquête sérieuse ».

    Les procureurs « ont rallumé la flamme qui m’habite ! La lutte continue ! », a lancé Lula comme un défi, faisant part à plusieurs reprises de son « indignation » face à ceux qui « veulent criminaliser le Parti des travailleurs, criminaliser Lula » par crainte que le PT reste au pouvoir. « Je ne sais pas si je serai candidat en 2018 » à la présidence, a-t-il lancé, promettant toutefois de parcourir le pays en défense du parti qu’il a fondé en 1980, vers la fin de la dictature.

    Soutiens politiques

    Le président vénézuélien, le socialiste Nicolas Maduro, lui a apporté son soutien via Twitter: « De cette attaque misérable tu sortiras plus fort, le Venezuela t’embrasse ». L’actuelle présidente, Dilma Rousseff, s’est indignée de l’interpellation « inutile » de son mentor, dans un communiqué. « Je fais part de mon désaccord complet sur le fait qu’un ex-président de la République, qui a comparu volontairement à plusieurs reprises pour être interrogé par les autorités compétentes, soit maintenant soumis à une interpellation inutile en vue d’un interrogatoire », a déclaré Mme Rousseff dans un communiqué.

    Le « respect de la Constitution est la seule voie sûre pour le bon exercice des fonctions publiques et le respect des droits individuels », a poursuivi la présidente, ajoutant que son « gouvernement a assuré l’autonomie des organismes responsables des enquêtes sur la corruption, mais [a] toujours exigé le respect de la loi et des droits de tous ceux qui font l’objet d’une enquête ». « Il est nécessaire que les enquêtes se poursuivent pour punir ceux qui doivent être punis, mais dans un cadre républicain et démocratique », a insisté la chef de l’Etat.

    « Faveurs »

    Selon le procureur Carlos Fernando dos Santos Lima de l’Etat du Parana (sud), en charge de l’enquête, l’ex-chef d’Etat a bénéficié de « beaucoup de faveurs » de la part de grandes entreprises du bâtiment accusées de corruption dans le scandale Petrobras. « Les faveurs sont nombreuses et difficiles à quantifier », mais « personne n’est au-dessus de la loi dans ce pays », a martelé devant la presse le procureur, qui n’envisage pas de demander l’incarcération de l’ancien chef d’Etat à l’heure actuelle.

    Aujourd’hui, on analyse les preuves qui montrent que l’ex-président Lula da Silva et sa famille ont reçu des avantages pour, éventuellement, attribuer des faveurs en retour. Tout ça c’est encore une hypothèse dans notre enquête, il y a des preuves de paiements et d’avantages – sans qu’on puisse expliquer pourquoi. 60% des donations de l’Institut Lula ont été payés par les cinq groupes de BTP auxquels la justice s’intéresse dans opération nommée Lava Jato, sur le scandale à Petrobras ; 47% des conférences de Lula ont aussi été rémunérées par ces cinq groupes. Nous avons vu que les groupes OAS et Odebrecht ont obtenu des faveurs pour un site rural, dont on recherche le propriétaire mais on pense qu’il s’agit de Monsieur Luiz Igncio (Lula). Il est aussi certain que ces groupes ont réalisé des travaux dans son appartement triplex à Guarujá (à la côte de São Paulo). Nous enquêtons aussi sur la possibilité que d’autres membres de la famille Lula aient reçu de l’argent. C’est le moment d’être républicains. Personne au Brésil n’est au-dessus des lois.
     Lula a subi « une violence juridique », a dénoncé son avocat, Cristiano Zanin Martins. « Rien ne justifie cette urgence. C’est un affront à la Constitution », a-t-il souligné. L’ex-président a été interrogé sur un appartement triplex, une maison de campagne et des conférences « qui sont des sujets connus pour lesquels il a déjà été interrogé et a déjà répondu », a poursuivi l’avocat, soulignant que Lula « avait le droit de se taire mais a quand même répondu ».

    Un scandale sans fin

    Avec des acteurs du monde économique et des membres de formation politique faisant partie de la coalition au pouvoir, le scandale Petrobras a tous les ingrédients pour faire vaciller un gouvernement. Et c’est bien ce qui pourrait arriver à Dilma Rousseff, qui fait l’objet d’accusations d’une partie de la classe politique.

    L’opération « Lava Jato » – « lavage rapide » – lancée il y a de deux ans enquête sur un vaste système de corruption monté au sein de la compagnie pétrolière. Une affaire de pot-de-vin, de favoritisme qui aurait coûté à Petrobras selon les enquêteurs au moins deux milliards de dollars.

    Petrobras et les géants du bâtiment et des travaux publics au Brésil auraient formé un cartel leur permettant de se partager un marché très lucratif tout en procédant à des surfacturations. En contrepartie de ces faveurs, la coalition gouvernementale de centre-gauche aurait touché des pots-de-vin qui auraient à leur tour servi soit à financer des campagnes électorales soit à enrichir des politiciens.

    Des PDG, des hommes politiques, des intermédiaires et de nombreux hauts responsables du secteur privé et public sont déjà en prison dans le cadre de cette affaire. Et désormais c’est l’ancien président Lula qui est visé. Lula, mais également sa femme et son fils dont les noms revenaient régulièrement dans la presse ces derniers mois.

    RFI

  • l’opposition lance une campagne de désobéissance civile

    l’opposition lance une campagne de désobéissance civile

    -La Coalition des Congolais pour la transition (CCT), plate-forme d’opposition, a lancé une campagne de désobéissance civile pour contraindre le gouvernement à respecter la Constitution qui limite à deux le nombre des mandats présidentiels et exige la tenue de l’élection présidentielle avant novembre 2016.

    Le début de la campagne est fixé au 3 mars 2016, a déclaré Emery Damien Kalwira, président de la plate-forme, interviewé par VOA Afrique.

    “Les Congolais mobilisés aux côtés d’autres forces vives de la République, aux côtés de la CCT, vont s’illustrer par des actes de désobéissance en émettant toute sorte de bruits, (en faisant) toute sorte de désordres… en sifflant ainsi la fin du régime de M. Kabila, la fin de la cruauté, des arrestations, de la répression et en sonnant enfin le démarrage d’une vraie démocratie”, a déclaré M. Kalwira.

    La CCT assure être avec d’autres forces politiques dans cette campagne. Elle soutient, selon son président, que la campagne qui durera un mois, constitue une période durant laquelle les Congolais sont appelés à manifester plus de  à l’endroit des forces de défense et de sécurité “pour leur montrer qu’elles sont aussi victimes du pouvoir de Kabila”, a précisé M. Kalwira.

    “Nous sommes convaincus que les Congolais vont encore prouver à M. Kabila que c’est eux le patron, c’est le peuple congolais qui est le propriétaire du pouvoir, pas les politiques”, a-t-il affirmé.

    Le climat politique est tendu en RDC où l’élection présidentielle devant se tenir avant la fin novembre est incertaine.

    L’opposition accuse le président Joseph Kabila de manœuvres pour rester au pouvoir malgré la Constitution qui limite à deux le nombre des mandats présidentiels.

    VOA

  • Le républicain Ben Carson se met en retrait de la course à la Maison Blanche

    Le républicain Ben Carson se met en retrait de la course à la Maison Blanche

    ben carson6-Le neurochirurgien à la retraite a annoncé mercredi qu’il ne voyait pas d’avenir à sa candidature aux primaires républicaines pour la Maison Blanche.

    Ben Carson a aussi annoncé qu’il ne participerait pas au prochain débat télévisé.

    “J’ai décidé de ne pas participer au débat présidentiel républicain sur Fox News demain soir”, a déclaré Ben Carson dans un communiqué. “Je ne vois pas de chemin politique pour continuer, après les résultats des primaires d’hier soir”, a-t-il ajouté, déclarant implicitement qu’il jetait l’éponge après dix mois de campagne.

    Avec AFP

  • L’Afrique: porte d’entrée et de transit du trafic de drogue

    L’Afrique: porte d’entrée et de transit du trafic de drogue

    liberia-drogue-france_0-L’organe international de contrôle des stupéfiants présente son rapport pour l’année 2015. Une donnée connue de longue date se confirme : l’Afrique est bel et bien une porte d’entrée, une zone de transit pour tous types de drogues qui sont ensuite acheminées vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Fait nouveau, le continent devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses.

    Avec notre correspondant à Dakar, Guillaume Thibault

    Cocaïne à l’Ouest, héroïne à l’Est, drogues de synthèse et marijuana partout. Le continent africain est toujours une porte d’entrée pour tous types de drogues. « Le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure », pointe le rapport. La Guinée-Bissau, la Gambie ou encore le nord du Mali sont des zones d’arrivées et de transit connues, mais, signe que ce dossier est ultrasensible, aucun de ces pays n’est cité dans le rapport. Seul le Cap-Vert est présenté comme une plaque tournante du trafic de cocaïne, une demi-tonne a été saisie.

    Dans ce rapport, aucun lien n’est établi entre les cartels d’Amérique latine et les groupes jihadistes présents en Afrique de l’ouest. De plus, il ne donne aucun détail sur l’argent généré par ce trafic.

    Changement de méthode

    Les trafiquants d’Amérique latine ont changé de méthode. Moins de grosses cargaisons, c’est via des colis plus petits que la cocaïne est acheminée en Afrique, notamment de l’Ouest. La multiplication des vols commerciaux depuis le Brésil explique en partie cette augmentation : 120 kilos saisis à Lagos en 2014, 286 kilos à Lomé.

    Autre élément, la confirmation que l’Afrique, notamment de l’Est est une zone de transit de l’héroïne. Les saisies ont fortement augmenté en Tanzanie, au Kenya, en Egypte. Dans ce dernier pays, 260 kilos ont été saisis en 2013 et plus de 600 kilos en 2014.

    Dernier point qui inquiète, l’Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria, en Côte d’Ivoire et Guinée, est devenue une zone de fabrication de drogues de synthèse. Dix laboratoires ont été démantelés l’an dernier. Plus de 100 kilos de méthamphétamine en provenance du Mali ont été saisis au Sénégal.

    Pour fabriquer ces drogues, il faut des produits chimiques, par exemple de l’éphédrine. Des produits légaux et qui sont importés en toute légalité sur le continent africain. Pour le moment, les contrôles pour savoir quelle est la destination finale de ses produits sont insuffisants.

    Enfin, le continent africain reste une terre très fertile pour la production de marijuana. L’herbe pousse en effet partout et très bien. Malgré les efforts des autorités, le Maroc est considéré comme l’un des premiers producteurs de cannabis au monde. Et une production importante rime avec consommation. Au Maroc, l’usage de cannabis concerne 12,4 % des personnes âgés de 15 à 64 ans, un chiffre beaucoup plus élevé que le niveau mondial qui est de 3,9%.

    L’organe note qu’il y a une apparition de centres illicites de production et de transformation de drogues.
    Erik Van Der Veen
    RFI