Author: Don Kayembe

  • Les congolais d’origine ayant contracté une autre nationalité ne perdront plus leur nationalité congolaise

    Les congolais d’origine ayant contracté une autre nationalité ne perdront plus leur nationalité congolaise

    Antoine-Boyamba-La notion de nationalité congolaise, “une et exclusive”, pourrait bientôt disparaître.

    Suivant une disposition adoptée par les concertations nationales, le gouvernement de cohésion nationale prépare une loi modifiant cette disposition constitutionnelle, a annoncé à TOP CONGO FM, Antoine Boyamba.

    “Ce gouvernement a été formé pour appliquer les résolutions des concertations nationales et une des résolutions de ces concertations préconise l’irrévocabilité de la nationalité congolaise”, rappelle le vice ministre des congolais de l’étranger.

    “Tous ceux qui sont nés congolais ou ont des ascendances congolaises ne pourront ainsi plus être déchus de la nationalité quel que soit le problème qu’ils posent à leur pays”.

    Pour le vice-ministre, “on ne peut pas enlever à quelqu’un ses origines, il est grand temps que le Congo rallie la plupart des pays forts à travers le monde. Le cas d’israël qui bénéficie beaucoup de sa diaspora est le plus évident. Autour de nous, les Rwanda, Congo-Brazzaville, Angola, Zambie, etc…, sont des pays où cette chose fonctionne”.

    Antoine Boyamba annonce que le gouvernement va bientôt déposer un projet de loi, “j’espère déjà à la session du mois de mars”.

    Il faudra pour cela que la constitution soit révisée, reconnaît le vice-ministre, “cela demande que l’article 10 soit révisé soit par référendum soit par les 3/5 du parlement. L’article 10 uniquement et pas l’article 220”, de bien préciser Antoine Boyamba.

    TopCongo

  • le camp Kabila confronté à une nouvelle fronde

    le camp Kabila confronté à une nouvelle fronde

    aubin-joseph-augustin-Selon une requête adressée mardi à la Ceni, la Majorité présidentielle (MP), coalition au pouvoir en RD Congo, réclame le “retrait des candidatures des partis politiques et personnalités membres de la MP” qui n’ont pas obtenu “quitus de [leur] famille politique” pour se présenter à l’élection des gouverneurs dans les nouvelles provinces.

    La Majorité présidentielle (MP) semble s’acheminer vers une nouvelle crise en RD Congo. Après le départ de sept partis (G7) et de Moïse Katumbi, le dernier gouverneur de la province minière de l’ex-Katanga, la coalition au pouvoir semble être aux prises avec une nouvelle rébellion interne.

    Dans une requête adressée le 23 février au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dont Jeune Afrique a pu consulter une copie, Aubin Minaku, chef de la coalition au pouvoir, a rejeté le dépôt des candidatures pour l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces de certains « membres des partis et personnalités politiques de la MP » qui n’ont pas obtenu le « quitus de [leur] famille politique ».

    Dans le collimateur du secrétaire général de la MP, « l’on retrouve entre autres 10 des 14 candidats du camp présidentiel qui ont choisi de déposer leur candidature en qualité d’indépendants dans le Tanganyika, le Haut-Lomami, le Lualaba et le Haut-Katanga, quatre nouvelles provinces de l’ex-Katanga », confie une source proche du dossier.

    Vers l’annulation de ces candidatures ?

    Dans son courrier, la MP rappelle qu’elle « s’est fait l’honneur de déposer les listes de ses candidats gouverneurs et vice-gouverneurs [le 10 février] à travers le provinces concernées » et que toutes les autres candidatures déposées après cette date et celles qui « ne sont pas soutenues par des mandats et procurations politiques de la famille politique (…) tombent caduques ».

    La coalition au pouvoir exige enfin que les nouveaux frondeurs, qui « prétextent devenir indépendants » prouvent leur départ de la coalition au pouvoir pour concourir. Et peu importe si le président Joseph Kabila lui-même, autorité morale de la MP, s’est toujours présenté à la présidentielle comme « candidat indépendant ».

    Jeune Afrque- Trésor Kibangula

  • Blaise Compaoré est citoyen ivoirien et devrait échapper à la justice

    Blaise Compaoré est citoyen ivoirien et devrait échapper à la justice

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    -C’est désormais officiel : Blaise Compaoré, l’ancien président burkinabè, est Ivoirien. Son décret de naturalisation, signé de la main du président Alassane Ouattara, est daté de novembre 2014, soit seulement un mois après la chute de l’ancien président. Ce décret a été publié au Journal officiel en janvier 2016. L’ancien président du Burkina Faso est exilé en Côte d’Ivoire depuis qu’il a été chassé du pouvoir. Blaise Compaoré fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour son implication présumée dans la mort de l’ancien chef d’Etat Thomas Sankara. Il devrait donc devrait échapper à la justice car il ne peut pas être extradé.

    Le décret numéro 2014-701 ne fait qu’une vingtaine de lignes. Signé d’Alassane Ouattara, il annonce sobrement, que suite à sa demande, Blaise Compaoré, né en 1951 à Ouagadougou, est naturalisé ivoirien. Le décret suivant annonce, lui, la naturalisation de François Compaoré, le frère de l’ancien président burkinabè.

    Les textes sont datés du 17 novembre 2014, soit à peine plus de quinze jours après la chute de l’ex-chef d’Etat et son exil à Abidjan. Mais ils sont entrés en vigueur au lendemain de leur publication, le 18 janvier 2016.

    Ces naturalisations interviennent donc un mois seulement après l’émission d’un mandat d’arrêt international par la justice du Burkina Faso contre l’ancien président du pays. Celui-ci est inculpé pour son rôle présumé dans l’assassinat de l’ancien président du Burkina Faso Thomas Sankara en 1987 lors d’un coup d’Etat qui porta Blaise Compaoré au pouvoir. De plus, il est impliqué d’attentat contre la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat et complicité de recel de cadavre.

    Les autorités ivoiriennes ne souhaitent pas commenter ces informations. « C’est une affaire strictement personnelle », réagit ainsi une source.

    Blaise Compaoré devrait donc devrait échapper à la justice du pays qu’il a dirigé pendant de longues années. Etant donné les liens d’amitié entre Blaise Compaoré et Alassane Ouattara, une extradition semblait peu probable, après cette naturalisation, elle l’est encore moins.

    « Lamentable »

    En tout cas, la nouvelle fait débat à Ouagadougou. Si certains partisans de l’ancien président n’y voient aucun inconvénient, d’autres par contre, ses adversaires, qualifient d’acte « honteux » de celui qui a dirigé le Burkina Faso pendant 27 ans.

    Pour Pascal Zaida, secrétaire exécutif du mouvement populaire des jeunes, un mouvement qui avait soutenu le projet de référendum défendu par les partisans de l’ancien président, il sera difficile pour Blaise Compaoré de se présenter devant une justice à deux vitesses. « Nous estimons que d’un point de vue légal, c’est normal, il peut avoir la nationalité, ce n’est pas interdit. Maintenant, vous savez que nous sommes dans un pays où sous la transition, il y avait la justice des vainqueurs, et c’est cette même justice qui prévaut aujourd’hui. Si les autorités actuelles peuvent lui garantir une justice impartiale et équitable, je ne vois pas pourquoi il ne viendra pas y répondre. Mais par contre, si c’est pour faire encore la justice des vainqueurs, il a bien entendu raison de prendre la nationalité ivoirienne. »

    La stabilité du pays reste la priorité

    De l’autre côté, les mouvements qui ont mené la lutte contre le régime de Blaise Compaoré, se disent affligés par cette décision de l’ancien président burkinabè de se réfugier sous une autre nationalité. « En un mot comme en mille, c’est tout simplement lamentable. Il l’a fait pour échapper à la justice de son pays, parce qu’il sait que la Côte d’Ivoire n’extrade pas ses ressortissants. Mais ceci est terriblement honteux. Il jette l’opprobre sur lui-même et sur tous ceux qui sont liés à lui », déplore Ismaël Diallo, coordonnateur du Front de renforcement de la citoyenneté.

    A moins de renoncer à la nationalité burkinabè, poursuit Ismaël Diallo, Blaise Compaoré « n’échappera pas éternellement à la justice de son pays ».

    Mais, à Ouagadougou, on estime, presque résigné, que l’urgence est ailleurs. L’important pour la stabilité du pays, c’est surtout de neutraliser les anciens membres de l’ex-régiment de sécurité présidentielle, déclarait ainsi Alpha Barry lundi lors de sa visite à Abidjan. Après l’extradition de Moussa Niébé, considéré comme un des fidèles de Blaise Compaoré. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères assurait qu’Alassane Ouattara s’était engagé à aider le Burkina Faso à arrêter les ex-soldats du RSP.

    «Rambo», pilier de l’ex-RSP, extradé de Côte d’Ivoire

    Quand on regarde les conditions de naturalisation en droit ivoirien, on se rend compte qu’il y a quand même une condition de durée que ni Blaise Compaoré, ni son frère, ne remplissent
    Guy Hervé Kam

    rfi

  • En RDC, Ban Ki-moon appelle les acteurs politiques à dialoguer

    En RDC, Ban Ki-moon appelle les acteurs politiques à dialoguer

    ban-kabila 1-Le secrétaire général des Nations unies a achevé sa visite en RDC. Il s’est envolé ce jeudi matin pour Juba, au Soudan du Sud. Mercredi, Ban Ki-moon a rencontré les acteurs de la vie politique congolaise. Le président Kabila bien sûr, mais aussi la majorité, l’opposition et la société civile.

    En visite à Kinshasa, mercredi, Ban Ki-moon a rencontré les acteurs de la vie politique congolaise. Il les a appelés à s’engager dans un dialogue inclusif dans le respect de la Constitution et à adopter un calendrier consensuel pour les élections. « J’ai eu la chance de rencontrer le président Kabila, les responsables du Parlement, des représentants de l’opposition et de la société civile. Je les appelle à s’engager de manière constructive dans un dialogue politique, je leur ai rappelé qu’il fallait mettre les intérêts de la population au centre des discussions, a expliqué le secrétaire général de l’ONU. Je les ai exhortés à travailler à un processus électoral inclusif et crédible dans le respect de la Constitution. »

    Restriction de l’espace démocratique

    Il a également exprimé sa préoccupation quant au processus électoral. « Les retards dans le processus électoral m’inquiètent et cela augmente les tensions politiques relatives à une possibilité d’un troisième mandat du président Kabila. J’ai continué d’encourager les acteurs politiques à se mettre d’accord sur un calendrier électoral consensuel », a indiqué le secrétaire général des Nations unies.

    Ban Ki-moon a par ailleurs fait part de sa préoccupation quant à la restriction de l’espace démocratique et a appelé au respect des libertés publiques dans le pays. « Je suis également inquiet de la restriction croissante de l’espace démocratique et en particulier le fait que les membres de l’opposition, des médias et de la société civile sont ciblés. Les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique sont essentielles à une vie politique dynamique et à un processus démocratique », a-t-il déclaré.

    « S’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir »

    Lors de la conférence de presse, il a également été interrogé sur les enjeux auxquels le continent africain fait face. « L’an dernier, lors du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, j’ai soulevé ce problème. J’ai dit : s’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir. Et écoutez ce que vous dit votre population. Ecoutez attentivement quelles sont leurs difficultés, leurs aspirations. Mais quand la fin de votre mandat constitutionnel arrive, s’il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir, a-t-il rappelé. Il faut une bonne gouvernance. Pas de corruption, pas d’impunité. Il faut l’Etat de droit, rendre des comptes et être transparent. »

    Et d’ajouter : « L’Afrique regorge de richesses en ressources naturelles, en ressources humaines. Mais comment sont utilisées ces ressources, cela dépend de la classe dirigeante. Les dirigeants doivent montrer l’exemple, avoir une conduite exemplaire, s’assurer que cela permet d’accélérer le développement économique et social. C’est l’un des messages que j’ai répété à de multiples reprises en tant que secrétaire général. C’est ce que j’ai dit l’an dernier et répété cette année. Et il y a eu des applaudissements nourris de la part des délégations ».

    Le secrétaire général des Nations unies sera ce jeudi à Juba, où il rencontrera le président sud-soudanais Salva Kiir et visitera un camp de déplacés de l’ONU.

    rfi

  • Conférence sur les investissements privés

    Conférence sur les investissements privés

    ban-ki-moon-kin-C’est une rencontre inédite dans les Grands Lacs : une grande conférence sur les investissements du secteur privé s’est tenue mercredi 24 février à Kinshasa en République démocratique du Congo. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, était présent à la cérémonie d’ouverture car cette conférence découle de la signature de l’accord de paix, le dernier en date dans la région, qu’il avait parrainé il y a trois ans à Addis Abeba. L’accord-cadre pour la paix, la stabilité et la coopération pour la République démocratique du Congo. Un accord signé il y a trois ans jour pour jour hier… Tout un symbole.

    rfi

  • CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.
    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.

    -Le TP Mazembe a remporté la supercoupe d’Afrique samedi 20 février, après sa victoire (2-1) contre les Tunisiens de l’Etoile du Sahel. Le match s’est joué au stade TP Mazembe samedi 20 février.

    Les protégés du président Moise Katumbi ont ouvert le score à la 20’ par Daniel Adjei d’une tête imparable.

    Très remuant, le milieu de terrain ghanéen va même signer son doublé peu avant la pause d’une volée acrobatique qui laisse sans réaction, le portier tunisien. Nous jouons la 44e minute.

    Mais ce but ne va pas assommer pour autant les joueurs de Faounzi Benzarti. Msakni va remettre son club dans le sens de la marche avec la réduction du score dans le temps additionnel de la première période (45e+2).

    En seconde période, Joel Kimwaki et ses coéquipiers vont conserver leur avance malgré les tentatives de l’ESS d’égaliser.

    C’est le troisième trophée dans l’épreuve remporté par Mazembe après 2010 et 2011.

    La supercoupe d’Afrique se joue entre le champion de la Ligue des champions (TP Mazembe) et le vainqueur de la coupe de la confédération (Etoile du Sahel).

    « Un point de départ »

    Le coach du TP Mazembe, Hubert Velud, se dit heureux de ce trophée continental qu’il a remporté.

    « Je suis très heureux de gagner un titre continental. C’est une grande chose. Tout titre est difficile à gagner. L’Etoile du Sahel a un très bon niveau », a reconnu Hubert Velud.

    Il estime que son équipe a eu peu de temps pour se préparer mais promet un bon départ avec ce titre.

    « On a eu peu de temps de préparation et je crois que c’est un bon point de départ. Ce titre est un pied d’appui excellent pour commencer une nouvelle aventure », a ajouté le coach du TP Mazembe.

    Radio Okapi

  • Confusion autour de la réforme du Code minier

    Confusion autour de la réforme du Code minier

    MINES-Après une première annonce, indiquant l’abandon de la réforme du Code minier en RDC, le gouvernement a tenu à préciser qu’elle était simplement “reportée”, le temps que les cours des minerais se rétablissent.

    Étrange exercice de communication que celui auquel s’est livré le gouvernement de la RDC cette semaine. Après l’annonce, mercredi dernier, par le ministre des Mines Martin Kabwelulu, de l’abandon de la réforme du Code minier de la RDC, les autorités de Kinshasa précisent qu’il s’agit davantage d’un report que d’une annulation.

    Cette réforme était initialement annoncée pour 2015.

    Interpellé par l’ONG Global Witness, qui oeuvre notamment pour plus de transparence dans la gestion des ressources des pays en développement, Valery Mukasa, directeur de cabinet du ministre des Mines a tenu à clarifier la position du ministère.

    Recherche d’investisseurs

    « Le gouvernement de la RDC n’a pas renoncé à réviser le Code minier. C’est même le contraire, a-t-il indiqué par courriel à Global Witness, rapporte Reuters. Toutefois, dans un contexte de recherche d’investisseurs potentiels intéressés par le secteur minier, le ministre des Mines a voulu réaffirmer que le l’environnement législatif qui régit le secteur est le Code minier de 2002, toujours en vigueur ».

    Une précision qui n’a pas rassuré les responsables de l’ONG. « Les messages du ministre des Mines et de son directeur de cabinet semblent se contredire. Nous saluerons évidemment une décision de poursuivre la révision de la loi minière. Mais le ministre des Mines devrait maintenant faire une déclaration claire sur le calendrier pour l’adoption de la loi », a indiqué par courriel à Jeune Afrique Nathaniel Dyer, responsable de Global Witness en RDC.

    Mise en veille

    Contacté par Jeune Afrique, Lambert Mende, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, précise : « La réforme n’est pas annulée mais mise en veille du fait de la crise actuelle du secteur minier ».

    Interrogé sur la date éventuelle de reprise du processus de réforme, le ministre a indiqué qu’elle se ferait « quand les chiffres de ventes des entreprises minières redeviendront intéressants », sans plus de précisions.

    Mobilisé

    L’industrie minière du pays s’était fortement mobilisée depuis plus d’un an contre cette révision, (qui prévoyait une hausse des taxes et royalties, ainsi que le renforcement des obligations d’emploi local et de transformation sur place) arguant de la conjoncture défavorable du secteur.

    Le cuivre, principale ressource d’exportation de la RDC, s’échange autour de 4 500 dollars la tonne, contre plus de 7 000 dollars en 2014.

    Joël Té-Léssia

  • Ouganda: Yoweri Museveni est réélu président du pays

    Ouganda: Yoweri Museveni est réélu président du pays

    Yoweri Museveni- President Ougandais
    Yoweri Museveni- President Ougandais

    -Yoweri Museveni, au pouvoir depuis trente ans, vient d’être réélu président de l’Ouganda pour un cinquième mandat de cinq ans, a annoncé, ce samedi 20 février, la Commission électorale ougandaise. L’opposition rejette cette « parodie d’élections ».

    « La commission déclare que le candidat Yoweri Kaguta Museveni, ayant obtenu plus de 50% des suffrages valides exprimés, est élu président de la République d’Ouganda », a déclaré son président. M. Museveni a obtenu à la présidentielle du 18 février 2016 60,75% des voix, loin devant son principal rival, Kizza Besigye (35,37%). L’ancien Premier ministre Amama Mbabazi ne recueille que 1,43% des voix.

    Arrivé au pouvoir en 1986, après avoir renversé l’autocrate Milton Obote, Yoweri Museveni est resté très populaire dans les campagnes et a bénéficié de la puissance financière et de l’expérience électorale de son parti, le Mouvement de résistance nationale (NRM).

    Opposant arrêté

    De son côté, l’opposant historique et principal rival, Kizza Besigye, 59 ans, jugeait que cette élection ne pouvait « pas être libre et équitable ». L’homme a d’ailleurs été été arrêté vendredi au siège de son parti, le Forum pour le changement démocratique, et emmené au poste de police de Nagalama à Kampala, où il a été détenu plusieurs heures avant d’être libéré. Il a fait parvenir un communiqué dans lequel il rejette les résultats et dénonce « un terrifiant coup d’Etat militaire ».

    « Même si le scrutin a eu lieu dans un environnement calme et paisible dans la majeure partie du pays », les retards enregistrés jeudi à Kampala témoignent du « manque de transparence et d’indépendance de la Commission électorale », a estimé la mission de l’Union européenne (UE), en rendant ses conclusions préliminaires sur les élections.

    Vote chaotique

    Le premier tour de l’élection présidentielle et des législatives a été particulièrement chaotique à Kampala, réputée acquise à l’opposition: de nombreux bureaux ont ouvert jeudi avec plusieurs heures de retards, provoquant des heurts entre électeurs en colère et les forces de l’ordre. Selon un haut responsable du FDC, l’opposition disposerait de résultats marquant des « différences flagrantes » avec les chiffres officiels.

    L’Ouganda, un pays enclavé d’Afrique de l’Est avec une population estimée à 37 millions d’habitants, n’a jamais connu d’alternance politique pacifique depuis son indépendance en 1962.


    Reportage à Kampala

    A l’annonce des résultats au stade Namboole où se tenait le centre de comptage, les équipes du parti présidentiel n’ont pas manqué de montrer leur enthousiasme, à l’image de Justine Lumumba Kasule, la secrétaire générale du NRM : « Félicitations au NRM, félicitations à Yoweri Kaguta Museveni, félicitations à tous les Ougandais qui sont épris de paix et qui ont vu le président Yoweri Kaguta Museveni comme la personne devant continuer à conduire ce pays. Diriger et garder l’Ouganda dans la paix pour les cinq prochaines années ».

    Les équipes de Kizza Besigye n’étaient pas sur place, car le FDC ne reconnaît pas les résultats de ce scrutin. Charles Mutasa, un porte-parole du parti, dénonce le manque d’impartialité, selon lui, de la commission électorale : « Bien sûr, nous ne sommes pas d’accord avec cette élection. Le gouvernement d’Ouganda et le président Museveni ont volé ces élections. La commission électorale que nous avons ici n’est pas du tout indépendante. Elle travaille pour le dictateur Museveni. Et nous sommes un parti qui croyons que les résultats ne sont pas libres et équitables ». Charles Mutasa assure que des centres de comptages propres au parti travaillent encore et devraient donner leurs propres résultats.

    Samedi soir, Kampala était très calme. De nombreuses boutiques sont restées fermées toute la journée par peur de violences à l’annonce des résultats. Mais pas de parades de supporters en ville : seuls quelques partisans de Museveni sont descendus dans la rue fêter la victoire de leur candidat. Les patrouilles des forces de l’ordre se sont poursuivies. En début de soirée, aucun heurt impliquant des opposants n’avait été signalé.

    RFI

  • Un glissement de calendrier pour la présidentielle?

    Un glissement de calendrier pour la présidentielle?

    Nanga-En République démocratique du Congo, le glissement du calendrier tant redouté par l’opposition est-il devenu inévitable ? Le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, pose un vrai dilemme aux acteurs politiques : soit vous voulez un fichier électoral qui inclut les nouveaux majeurs, soit vous voulez respecter les délais prévus par la Constitution…

    Pour comprendre l’enlisement du débat concernant les dates de l’élection présidentielle en RDC, il faut remonter le temps. A tout juste un an de la présidentielle, une mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) remet un rapport d’audit du fichier électoral en RDC en novembre 2015. La raison : l’OIF y explique que 20% de l’électoral, les nouveaux majeurs, sont absents du fichier ce qui pourrait nuire à la crédibilité du processus électoral.

    A l’époque, l’envoyé spécial de l’OIF pour les Grands Lacs estime qu’il est encore possible, sous condition de volonté politique, d’avoir un fichier électoral acceptable et de tenir les délais constitutionnels à un ou deux mois près.

    Révision du fichier électoral

    Mais à l’époque, il est question d’une passation de marché par entente directe avec la société belge Zétès. Le contrat aurait dû être signé en janvier, mais la Commission électorale l’a dénoncé. Elle préfère lancer, le 10 février, un dernier appel d’offres ouvert. Conséquence : un allongement de quatre à cinq mois de l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier.

    Du côté de la Céni, on affirme que l’UDPS n’aurait jamais accepté cet opérateur. Pour Samy Badibanga, l’un de ceux qui a critiqué la société Zétès, il s’agit d’une « faute intentionnelle » de la Commission électorale, une faute ayant pour but d’entériner le glissement.

    Vol de stocks de cartes électorales vierges

    Le président du groupe parlementaire de l’UDPS à l’Assemblée explique que toutes les difficultés soulevées par le président de la Céni sont connues de longue date : le problème de l’intégration des nouveaux majeurs, les critiques envers Zétès ou même le vol de stocks de cartes électorales vierges et le risque de les voir remises en circulation.

    Du côté de la Commission, on se défend : la Céni n’est pas responsable, elle ne peut organiser les élections que si les parties prenantes jouent leur rôle.

    Selon des documents internes à la Céni, il faudrait, à partir de l’annonce de l’appel d’offres, entre 13 et 16 mois pour venir à bout de la révision du fichier électoral. Ce ne sont que des estimations, a-t-on expliqué qui ne prennent pas en compte tous les paramètres et notamment un éventuel soutien de la communauté internationale.

    RFI