Author: Don Kayembe

  • Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    TP Mazembe-Le Tout Puissant Mazembe (RDC) affronte l’Etoile du Sahel (Tunisie) en Supercoupe de la CAF, ce 20 février 2016 à Lubumbashi. Le champion d’Afrique entame un nouveau cycle avec le Français Hubert Velud à sa tête et un effectif remanié, notamment en attaque.

    Le Championnat de République démocratique du Congo (RDC), la Linafoot, a repris en août 2015. Et c’est donc bien un deuxième début de saison que le Tout Puissant Mazembe (TPM), club phare de la RDC et champion d’Afrique 2015, s’apprête à vivre.

    Le TPM va affronter l’Etoile du Sahel, ce 20 février 2016 à Lubumbashi, en Supercoupe d’Afrique. Ce match annuel oppose les vainqueurs de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération, les deux compétitions interclubs du continent.

    Hubert Velud, le nouvel entraîneur des Corbeaux – le surnom des joueurs de Mazembe –, s’attend à un bon test face aux Tunisiens. « On sait que l’Etoile du Sahel est une très grande équipe, souligne le Français. Ce sera peut-être un match entre les deux meilleures équipes africaines. On aura peut-être besoin du petit plus que peut nous apporter le public de Lubumbashi, par son soutien ».

    Un test pour un TPM new look

    L’équipe lushoise ne pourra pas s’appuyer sur une grosse préparation pour cette rencontre. Hubert Velud a pris la place laissée vacante par son compatriote Patrice Carteron, il y a un mois seulement. De plus, l’ex-sélectionneur du Togo a dû composer avec l’absence de quatre joueurs qui ont disputé le Championnat d’Afrique des nations (Chan 2016) remporté par la RDC ainsi qu’avec plusieurs changements dans l’effectif du Tout Puissant Mazembe.

     Au poste de gardien de but tout d’abord, où l’emblématique Robert Kidiaba, 40 ans, cède sa place de titulaire à l’Ivoirien Sylvain Gbohouo. « Il (Kidiaba) fait aussi partie du staff technique, chargé de la préparation des gardiens de but, explique Hubert Velud. Robert accepte et adhère à cette situation. Il prépare ainsi sa reconversion ».

    Du changement en attaque

    En attaque l’ancien titulaire du poste, le Tanzanien Aly Samatta, désigné meilleur joueur évoluant en Afrique, est parti en Belgique. Une grosse perte que Jonathan Bolingi, auteur de 3 buts durant le Chan 2016, devra compenser. « Dans un premier temps, une grande confiance va être placée en lui, souligne Hubert Velud. Il doit être le successeur de Samatta ».

    Bolingi sera régulièrement suppléé par une recrue brésilienne, Marco Antonio Silva Cortez, et Christian Luyindama, défenseur de formation mais qui a récemment brillé en tant qu’avant-centre. Les deux hommes pourront compter sur le soutien de l’ailier Elia Meschak, meilleur buteur et meilleur joueur du Chan 2016, recruté en janvier.

    Enfin, au cœur du jeu, le milieu de terrain du club congolais devra faire sans Boubacar Diarra. Le Malien a pris la direction de la Tunisie et du Club Africain. « J’espère vous revoir tous très vite, inchallah pour la finale de la Champions League 2016 », a-t-il lancé en guise d’au revoir aux supporters du tenant du titre.

    Propos recueillis par François Kabulo- RFI

  • Belgique:Un fonctionnaire wallon qui a détourné au moins un million d’euros a eu tout le temps… de s’enfuir!

    Belgique:Un fonctionnaire wallon qui a détourné au moins un million d’euros a eu tout le temps… de s’enfuir!

    comptable-Le comptable de l’Office wallon des déchets (OWD) soupçonné d’avoir détourné au moins un million d’euros fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen. L’homme de 64 ans, qui devait bientôt prendre sa retraite, est en fuite depuis lundi. Son épouse a quant à elle été placée sous mandat d’arrêt pour blanchiment.

    Le fonctionnaire de l’Office wallon des déchets (OWD) ayant reconnu lundi avoir détourné au moins un million d’euros est actuellement en fuite. Des investigations ont par ailleurs révélé que “le préjudice subi serait beaucoup plus important qu’annoncé et que des faits litigieux seraient également constatés avant 2013“, a indiqué vendredi le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio. A bonne source, on précisait que le préjudice pourrait être de l’ordre de deux millions d’euros.

    Suspendu par sa direction lundi, la police n’a été avertie des faits que mardi, lui laissant le temps de prendre la poudre d’escampette.

    Les supérieurs du fonctionnaire indélicat ont tenté de prévenir le procureur du roi de Namur lundi, mais il était injoignable. Le comptable a dès lors pu quitter les locaux de l’administration libre dans l’après-midi et a depuis lors disparu dans la nature. La plainte a été déposée auprès de la police mardi matin et le dossier mis à l’instruction mardi soir, confirme le procureur Vincent Macq. Le signalement du fugitif a été diffusé auprès des polices belges et européennes. Son épouse a elle été placée sous mandat d’arrêt pour blanchiment.
    De nouvelles perquisitions vont être effectuées

    “On n’a pas de pistes précises actuellement”, indique le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq. Plusieurs devoirs d’enquête sont réalisés pour le localiser. “Des choses ont été faites et doivent encore être effectuées en matière de téléphonie”, explique le procureur.

    Les enquêteurs vérifieront également si des comptes bancaires ont été réactivés. Ils effectueront de nouvelles perquisitions.

    Alors que des supérieurs du fonctionnaire indélicat ont indiqué dans la presse qu’ils avaient tenté de prévenir le procureur du roi de Namur qui était injoignable lundi, Vincent Macq rétorque qu’en cas d’indisponibilité, un substitut du procureur est toujours de garde et joignable chaque jour. La police aurait également pu être contactée, ajoute le procureur du roi.

  • 16 février : Kinshasa victime du syndrome de la ville-morte

    16 février : Kinshasa victime du syndrome de la ville-morte

    La journée des fonctionnaires
    Souvent accusés d’absentéisme, les fonctionnaires étaient comptés hier parmi les rares Kinois contraints de sortir matinalement de leurs maisons pour échapper à la menace de sanctions brandie contre eux la veille par le Vice-Premier ministre et ministre du Travail, Emploi et Prévoyance sociale, dans un communiqué officiel largement diffusé et invitant leurs hiérarchies à prélever des absences. Au niveau de plusieurs ministères et secrétariats généraux des ministères, cadres et agents de l’Etat ont dû passer leur journée en causerie sous les arbres, en attendant que les différents directeurs et chefs de division puissent lever le camp.
    Pour une fois, les curieux présents dans les parages des ministères ont pu se rendre compte à quel point ceux-ci drainent des effectifs pléthoriques. L’espace a réellement manqué ça et là, pour accueillir des masses laborieuses dont la visibilité, en temps normal est, quasi nulle.
    Décor chaotique au centre-ville
    S’agissant des commerces, la plupart sont restés fermés, aussi bien au centre-ville (Gombe) que dans les communes périphériques. Dans la banlieue, les magasins des sujets indo-pakistanais sont restés hermétiquement fermés. Les habitués de plusieurs grandes surfaces qui voulaient s’approvisionner de bonne heure ont dû battre en retraite. Quelques unes ont tout de même ouvert à la mi-journée, après que leurs responsables se soient assurés que leurs installations ne courraient aucun risque. Les petites boutiques, d’ordinaire opérationnelles avant 7 heures du matin, affichaient elles aussi des cadenas non dénoués.
    Les chauffeurs de taxi-bus et leurs receveurs, souvent présents sur les routes à partir de 4 heures du matin, ont préféré garer leurs engins, question de voir venir les choses. Si quelques uns se sont lancés dans le trafic, d’autres ont opté pour la sagesse, afin de ne pas gaspiller essence, lubrifiants et autres pots de vin pour les policiers de roulage, eux-mêmes invisibles aux carrefours.
    De leur côté, beaucoup de Kinois avaient opté, depuis l’avant-veille, pour l’école buissonnière aussi bien sur leurs lieux de travail que leurs sites (ports, aéroports, parkings) de débrouille. Le Marché Central de Kinshasa, les avenues Itaga, Kato, Commerce, Tombalbaye, Colonel Ebeya et autres Plateau – symbole des activités marchandes – ont présenté un décor désertique. Une grève non déclarée semblait avoir fait fuir marchands et clients.
    L’autre fait bizarre enregistré hier est que la plupart des guichets de banque étaient inaccessibles à la clientèle. Les rares institutions financières ayant ouvert leurs portes n’ont pas permis à leurs clients « bancarisés » de toucher leurs salaires, ce qui a fait monter la tension chez ces derniers, priés de revenir aujourd’hui ou plus tard.
    Que s’est-il passé au niveau de l’enseignement primaire et secondaire ? Nul ne le sait. Toujours est-il que de nombreux écoliers et élèves avaient été priés par leurs maîtres et professeurs de « ne pas sortir » le mardi 16 février 2016. Les rares bleu-blanc qui avaient cru avoir mal capté le message et qui ont eu la curiosité de se présenter à leurs écoles ont trouvé les portails de leurs établissements cadenassés.
    Le syndrome de la ville-morte a également touché les médias, avec l’absence de plusieurs journaux dans les kiosques. Quant aux vendeurs à la criée, si actifs et si présents, ils ont purement et simplement déclaré forfait. Les ports privés de Ndolo n’ont pas connu leur ambiance habituelle, les « maman bipupula » et les porteurs ayant joué aux abonnés absents.
    Circulation automobile normale
    S’il y a une chose dont ne pouvaient se plaindre hier Kinoises et Kinois, c’est la circulation automobile. Non seulement elle était fluide mais en plus, il y avait des bus, des taxi-bus et des taxis disponibles aux quatre coins de la ville. D’ordinaire arrogants, les taximen ont passé leur journée à supplier des clients hypothétiques. Les fameuses « courses expresses », aux tarifs surfaits, étaient rayés des transactions.
    (Le Phare)
    KIMP

     

  • Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    C’est dans ce contexte que la Majorité présidentielle (MP) a dépêche, depuis août 2015, ses cadres à Venise (Italie) et Ibiza (Espagne) pour des pré-dialogues avec les responsables du l’UDPS. Ces discutions n’ont été qu’un échec jusque-là dans la mesure où les deux parties n’ont jamais trouvé un compromis sur qui va convoquer ces pourparlers.
    Ni les missions exploratoires de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des nations Unies, Saïd Djinnit, en décembre 2015, ni celles du facilitateur désigné du facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, en janvier 2016, n’ont pu permettre un quelconque avancement.
    Les positions de l’UDPS sont restées les mêmes : la médiation doit revenir à la communauté internationale, l’ordre du jour doit comporter l’examen du contentieux électoral de 2011, la définition d’un nouveau cycle électoral de manière consensuelle, la révision du fichier électoral, la restructuration de la CENI, la recomposition de la Cour Constitutionnelle, le respect des délais constitutionnels pour les élections présidentielle et législatives nationales, le renforcement du mandat de la Monusco pour la sécurisation des élections, la mise sur pied d’un observatoire des élections pour la certification des résultats, etc.
    LA MP VEUT DIALOGUER SANS L’UDPS
    Face à l’intransigeance du principal parti de l’Opposition, s’achemine-t-on alors vers des concertations bis? En tout cas, des sources bien renseignées indiquent que la Majorité présidentielle a finalement levé l’option de participer au dialogue national politique inclusif sans l’UDPS d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
    Cette position a été prise lors de la dernière réunion des membres du bureau politique de la MP tenue le vendredi 12 février dernier à Kingakati en présence du président de la République et du premier ministre du gouvernement.
    Ce rétropédalage de la famille du chef de l’Etat s’expliquerait par la position de la fille ainée de l’opposition exprimée dernièrement à la suite de la rencontre du 4 février 2016 entre le facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, et Etienne Tshisekedi à Bruxelles en Belgique.
    Plusieurs cadres de la MP dont le sénateur She Okitundu ont, par le passé, déclaré que le « dialogue national inclusif ne peut pas se tenir sans la participation de l’UDPS ». Ils considéraient que sans l’UDPS le dialogue ne serait ni crédible encore moins inclusif et surtout l’application de ses résolutions souffrirait de légitimité.
    Dans un communiqué du 4 février 2016 faisant le compte rendu de la réunion de Bruxelles entre Edem Kodjo et Etienne Tshisekedi, le Secrétaire national en charge des relations extérieures de l’UDPS, Félix Tshisekedi, a réaffirmé la position de son parti de ne pas participer à un dialogue convoqué par le Président Kabila. L’UDPS reste attachée à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et tient au respect de la constitution et à l’alternance démocratique en fin 2016.
    Bien plus, Ya Tshitshi a même soutenu la «journée ville morte » décrétée le mardi 16 février 2016 par les parties de l’Opposition non favorables au dialogue dont la Dynamique de l’Opposition, le Front anti-dialogue, le G7 et plusieurs organisations de la société civile notamment l’Asadho, la Voix des Sans-voix.
    TIRER LES LEÇONS DES CONCERTATIONS NATIONALES
    Organiser le dialogue sans l’UDPS fait penser à la tenue des concertations nationales de 2013. Du 7 septembre au 5 octobre 2013, le président de la République, Joseph Kabila, avait organisé des Concertations nationales où la majorité des participants faisaient partie du camp présidentiel et auxquelles les principaux partis de l’opposition n’ont pas participé dont l’UDPS. Les quelques 679 résolutions arrêtées ce forum n’ont jamais été appliquées.
    En clair, ces concertations ont accouché d’une souris. Le renouveau de la RDC n’a jamais été amorcé. Les clivages politiques sont à leur paroxysme. Au point qu’aujourd’hui, la même MP tient mordicus au dialogue pour trouver un compromis en vue d’un «processus électoral apaisé».
    Faisant le compte rendu de la rencontre de Kingakati, le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, a annoncé l’imminence du dialogue. Il a indiqué que sa famille politique est prête à prendre part tant aux travaux du comité préparatoire du dialogue qu’au dialogue national lui-même.
    Par LP

     

  • Sénégal : Macky Sall accusé d’avoir “manqué à sa parole” en renonçant à écourter son mandat

    Sénégal : Macky Sall accusé d’avoir “manqué à sa parole” en renonçant à écourter son mandat

    Le président sénégalais Macky Sall - AFP
    Le président sénégalais Macky Sall –
    AFP

    -Le président sénégalais Macky Sall essuyait mercredi de vives critiques pour avoir renoncé, sur avis du Conseil constitutionnel, à écourter son mandat en cours comme il s’y était engagé.

    Macky Sall a annoncé mardi soir lors d’une allocation télévisée que le passage du septennat au quinquennat prévu par la révision constitutionnelle qu’il soumettra à référendum le 20 mars s’appliquerait seulement à partir du prochain mandat présidentiel et qu’il irait en conséquence jusqu’au bout de son mandat, en 2019.

    Elu au second tour en 2012 pour sept ans face à Abdoulaye Wade (2000-2012), M. Sall a saisi en janvier le Conseil constitutionnel de son projet de réforme de la Loi fondamentale prévoyant, conformément à sa promesse de campagne, une réduction immédiate du mandat du chef de l’Etat (le nombre de mandats étant limité à deux consécutivement).

    “Le président de la République a échoué. A l’incompétence qui lui était reconnue, il vient d’ajouter le déshonneur. Il nous faut à présent tourner sa page, fixer un cap vers le vrai changement qui redonnera toute sa crédibilité à la parole politique”, a déclaré l’ex-Premier ministre et opposant Idrissa Seck.

    “Lorsque la crédibilité de la parole présidentielle s’effondre, aucune autre de ses actions ne présente un intérêt”, a ajouté M. Seck lors d’un point de presse.

    Le mouvement “Y’en a marre”, à la pointe du combat en 2012 contre un troisième mandat du président Wade, a également accusé son successeur de revenir sur sa parole et annoncé qu’il ferait campagne pour le non.

    “Nous allons nous mobiliser et faire campagne pour que le non l’emporte au référendum. C’est sa réforme à lui (Macky Sall) et non celle du peuple. Des choses essentielles ont été extraites” du projet de révision constitutionnelle, a déclaré à l’AFP un responsable de “Y’en a marre”, Alioune Sané, citant la non-application du quinquennat au mandat en cours.

    Macky Sall “a renié sa parole et trouvé un subterfuge en s’adossant au Conseil constitutionnel”, a ajouté M. Sané.

    Le Sénégal a “raté une occasion formidable avec cette décision qui est un grand bond en arrière”, a quant à lui estimé sur la radio Futurs médias Alioune Tine, actuel directeur régional d’Amnesty International et ancien coordonnateur du Mouvement du 23 juin, une organisation qui s’était également beaucoup investie contre un troisième mandat de Wade.

    Anticipant ces critiques, M. Sall a affirmé avoir obligation de se “conformer à la décision du Conseil constitutionnel”, citant l’article 92 de la Constitution selon lequel les décisions de cette juridiction “s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles”.

    AFP

  • ONU, UA, UE et OIF demandent la tenue des scrutins «à bonne date»

    ONU, UA, UE et OIF demandent la tenue des scrutins «à bonne date»

    African_Union-Les élections en RDC doivent avoir lieu « à bonne date ». Quatre organisations internationales le demandent dans un communiqué conjoint : l’Union Africaine, les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie. Elles soutiennent la tenue d’un dialogue politique en vue de l’organisation de ces élections et appuient le travail du facilitateur Edem Kodjo.

    Les quatre organisations insistent sur l’importance cruciale de ces élections, qui doivent se tenir dans 9 mois. Le communiqué n’appelle pas ouvertement le respect des délais constitutionnels mais parle de l’importance de tenir ces scrutins « à bonne date » et fait référence au respect du cadre de la Constitution.

    Pas une remarque en revanche sur la restriction de l’espace politique et les violations des droits de l’homme alors que des observateurs estiment que cela menace déjà la crédibilité du processus électoral.

    Les quatre organisations exhortent par ailleurs les acteurs politiques congolais à apporter leur « entière coopération » à l’envoyé spécial de l’Union africaine Edem Kodjo. Un message à ceux qui dans l’opposition n’ont pas voulu le rencontrer, comme la Dynamique de l’opposition ou le G7. Un message aussi à l’opposant Etienne Tshisekedi et son parti l’UDPS qui après avoir rencontré Edem Kodjo ont refusé le dialogue tel que convoqué par Joseph Kabila.

    Comme pour rassurer tous ces interlocuteurs, les organisations citent la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui prône dans son article 5 le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance.

    RFI

  • «ville morte» bien suivie à Kinshasa

    «ville morte» bien suivie à Kinshasa

    KIN 1-Les rues de Kinshasa sont quasiment désertes ce mardi. L’opposition et la société civile, hostiles au maintien au pouvoir de Joseph Kabila, ont appelé à une journée ville morte à travers tout le pays. Une journée symbolique où l’on commémore les chrétiens martyrs du 16 février 1992 qui avaient été massacrés par Mobutu alors qu’ils réclamaient plus de démocratie.

    On a rarement aussi bien circulé à Kinshasa. A sept heures ce mardi matin, le principal boulevard de la ville était désert, comme la plupart des routes d’accès au centre. Il y avait tout de même des bus Transco et Esprit de vie, les compagnies d’autobus du gouvernement. Et des fonctionnaires qui expliquent à RFI qu’on leur avait intimé l’ordre d’aller travailler. « On a eu du mal à avoir ce travail, on ne peut pas le perdre », témoigne l’un d’eux. Des directives, émanant de ministres eux-mêmes, avaient très clairement expliqué lundi que les absents seraient notés, voire même sanctionnés.

    Motos-taxis, vendeurs de rues, certains sont sortis très tôt le matin. « Nous, on vit au taux du jour. La majorité, l’opposition, ça ne nous dit rien », disent-ils. Une situation qui a provoqué même un débat, avenue du Commerce, du côté des travailleurs. Il y avait ceux qui pour qui cette situation était le résultat de l’appel de l’opposition et de la société civile. Une majorité. D’autres parlaient de la peur d’aller travailler ou d’ouvrir leur boutique. D’autres encore expliquaient que faute de transports, les gens n’avaient pas pu venir travailler.

    Du côté des autorités, on dément toute anormalité aujourd’hui. Tout juste admet-on la peur de voir l’opposition créer du désordre, mais, selon le gouvernement, au fur et à mesure que la journée avance, il pourra se rassurer. Et c’est vrai qu’au fil des heures, quelques boutiques ont commencé à ouvrir. La circulation a un peu repris, mais rien de comparable avec les autres jours.

    Un mot d’ordre inégalement suivi

    Ce mouvement est très inégalement suivi à travers le pays et la mobilisation est variable selon les quartiers. Si à Beni, le mot d’ordre est très peu suivi, à Goma, quelques quartiers, les plus contestataires, ont suivi le mouvement mais la circulation était quasi-normale dans le centre. Il y a même eu un peu d’afflux lors de l’arrivée des Léopards, l’équipe nationale venue célébrer la coupe du Chan. Les Léopards sont ensuite attendus à Bukavu. « C’est fait exprès pour perturber le mouvement » dénonce un activiste. Bukavu est justement la ville de l’Est du pays où le mouvement a été le plus suivi : boutiques fermées, quelques stations-services aussi, mais tout de même de la circulation en ville. A Lubumbashi, le mouvement est très inégalement suivi, et les sources sont très contradictoires.

    Quelques arrestations signalées

    A noter également des arrestations : six militants du mouvement citoyen la Lucha ont été arrêtés à Goma par la police. On n’en connait pas encore les raisons. Un opposant a été arrêté également à Uvira et son arrestation a été confirmée de sources sécuritaires. Et on parle d’arrestations d’autres activistes à Kinshasa, mais pas de confirmation officielle. « Il n’y a aucune raison d’arrêter qui que ce soit, il ne se passe rien », disait un responsable des services de sécurité.

    En revanche, la coupure du signal de RFI à Kinshasa et à Bukavu a été confirmée. Le gouvernement parle de mesures conservatoires prises notamment à Kinshasa par le gouvernement provincial.

    RFI

  • Et si Bemba revenait…

    Et si Bemba revenait…

    Jean Pierre Bemba- President de du MLC
    Jean Pierre Bemba- President de du MLC

    -Et si le chairman recouvrait sa liberté ? Kinshasa retient son souffle. Et tous les yeux se tournent vers La Haye, où, le 21 mars, l’on connaîtra le verdict de la CPI dans l’affaire Jean-Pierre Bemba.

    Détenu et poursuivi depuis 2008, l’ancien vice-président de la RD Congo, arrivé deuxième à la présidentielle de 2006, saura enfin s’il est innocenté des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Centrafrique entre 2002 et 2003 par les hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC), alors groupe rebelle, dont il assurait le commandement.

    S’il est reconnu coupable, la vie reprendra son cours. Mais s’il est acquitté – « hypothèse la plus probable », selon la défense -, les cartes devraient être rebattues au sein de la classe politique. « Surtout du côté de l’opposition, où il y a déjà trop de prétendants au fauteuil présidentiel », tacle Henri Mova Sakanyi, secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), principale formation de la coalition au pouvoir.

    Futur chef de l’opposition ?

    Même si « un Bemba à nouveau libre, ce sont des suffrages en moins pour le camp Kabila dans l’ouest du pays », réputé favorable au leader du MLC, rétorque un proche de ce dernier. « Son acquittement l’érigerait en héros, et sa libération lui donnerait une nouvelle légitimité pour s’imposer comme le chef de l’opposition face au président Kabila. »

    Mais en l’absence de Bemba, de grandes figures de l’opposition se sont regroupées au sein du Front citoyen 2016, qui prône l’alternance démocratique. On y trouve entre autres Moïse Katumbi, qui en détient le leadership tacite, Vital Kamerhe, très populaire dans le Kivu (Est), et Félix Tshisekedi, le fils de l’opposant historique. Seraient-ils prêts à s’effacer devant Bemba ? Pas évident. « S’il est libéré, il y aura certes un élan de sympathie à son égard dans tout le pays, mais pour réexister politiquement il aura tout à gagner à se rallier à notre cause », estime un membre du Front. Tout dépendra, une fois de plus, des ego des uns et des autres…

    JA

  • Tshisekedi et Katumbi soutiennent la « journée ville morte » du 16 février

    Tshisekedi et Katumbi soutiennent la « journée ville morte » du 16 février

    etienne-moise-Après Moïse Katumbi, l’opposant historique congolais Étienne Tshisekedi, a déclaré lundi qu’il soutenait la “journée ville morte” en RD Congo fixée au 16 février par plusieurs plateformes de l’opposition pour exiger la tenue de la présidentielle dans les délais constitutionnels, soit d’ici fin 2016.

    Malgré la relance (timide) du processus électoral en RD Congo – avec notamment la reprogrammation au 26 mars de l’élection des gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces -, l’opposition congolaise n’est pas rassurée. Elle craint toujours un « glissement » du calendrier électoral – entendre un report au-delà des délais constitutionnels. À quelque neuf mois de la présidentielle, initialement prévue le 27 novembre, rien ne garantit en effet le respect de cette échéance.

    Pour « mettre la pression sur les autorités », plusieurs plateformes d’opposition ont appelé les Congolais à observer le 16 février une « journée ville morte ». L’un des initiateurs de cette démarche, le député Martin Fayulu, très actif sur le terrain, a été interpellé et relâché dimanche à Kinshasa après avoir été tabassé. Une arrestation dénoncée notamment par le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme.

    Katumbi et Tshisekedi, même son de cloche

    Depuis l’Allemagne où il participait à la Munich Security Conference avec plusieurs leaders européens dont John Kerry, secrétaire d’État américain, et Manuel Valls, Premier ministre français, Moïse Katumbi, dernier gouverneur de l’ex-Katanga, dans le sud de la RD Congo, a lui aussi condamné dimanche « l’arrestation arbitraire » de Martin Fayulu, quelques heures après avoir appelé à son tour les Congolais à rester chez eux le 16 février.

    J.A

  • Fayulu maintient son appel à une journée ville-morte mardi

    Fayulu maintient son appel à une journée ville-morte mardi

    fayulu2-Martin Fayulu, leader de plusieurs plates-formes de l’opposition dont “Sauvons la RDC”, déclare dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux après sa libération que le mot d’ordre pour une journée ville-morte mardi 16 février 2016 à travers la RDC, était maintenue.

    Le député a été libéré et reconduit dimanche en fin d’après-midi à domicile, à Kinshasa, après quelques heures de détention dans les installations du renseignement militaire congolais.

    Il s’est plaint d’avoir fait l’objet de brutalité l’ayant laissé avec quelques égratignures en dépit de son immunité parlementaire.

    “Des militaires et agents de renseignement… cherchaient à étouffer la journée ville morte de mardi”, mais finalement “le gouvernement nous a fait une publicité”, affirme M. Fayulu.

    Le député explique que des militaires et agents de renseignement avaient fait irruption au siège parti de son parti, l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé), sous-prétexte d’investiguer sur des troubles.

    Libéré, le députe de l’opposition se plaint que la Détection militaire des activités anti-patrie (Démiap) ait confisqué son véhicule, un téléphone portable (dont ils auraient copié tout le contenu), des documents, quatre chéquiers, près de 700 dollars qu’il avait sur lui au moment de son interpellation, et plus de mille tracts appelant à la grève générale mardi. Ces allégations n’avaient pas pu être confirmées lundi.

    Pour Fayulu, les services de sécurité font preuve de la politique de deux poids deux mesures car pour le même mardi 16 février, date de la commémoration des martyrs chrétiens tués en réclamant la démocratie sous Mobutu, le parti du président Joseph Kabila projette de tenir une marche et “personne ne les dérange”, dénonce M. Fayulu.

    Après sa libération, beaucoup d’autres leaders des partis de l’opposition lui ont exprimé leur solidarité et réitéré leur appel à la journée ville-morte.

    L’opposition soupçonne le président Kabila de vouloir rester au pouvoir au-delà de 2016 même si la Constitution le lui interdit, limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

    Une incertitude pèse sur la tenue des élections prévues cette année dont la présidentielle. Le président Kabila a convoqué un dialogue autour des élections. Mais une bonne partie de l’opposition refuse d’y prendre part.

    VOA