Author: Don Kayembe

  • “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    leopards-Dans une interview à TOP CONGO FM, Roger Bondembe Bokanyanga, vice-président de la Fecofa en charge des finances, affirme “aucune prime des Léopards n’a été détournée. Les joueurs ont reçu au-delà de ce qu’ils espéraient”.

    Les primes reçues par les vainqueurs du CHAN Rwanda 2016, étape par étape. 

    Prime de qualification : 5.000$

    Premier tour : 9.000$ (3.000$ par match)

    Qualification pour les quarts : 5.000$

    Qualification demi-finale : 10.000$

    Victoire : une Jeep Prado +5.000$

    Total : 34.000$ + Jeep Prado

    L’interview du vice-président de la FECOFA est à suivre toute la journée de jeudi sur TOP CONGO FM).

    Sylvie Meya, envoyé spécial de TOP CONGO FM au CHAN.

  • Bénin: lancement de la campagne électorale -Boni Yayi ne se représente pas après deux mandats

    Bénin: lancement de la campagne électorale -Boni Yayi ne se représente pas après deux mandats

    boni yayi-La campagne électorale pour la présidentielle du 6 mars au Bénin a officiellement débuté vendredi, avec 33 candidats en lice, dont l’actuel Premier ministre Lionel Zinsou et deux des plus puissants hommes d’affaires locaux

    Plus de 4 millions de Béninois sont appelés aux urnes, mais seulement 35% des cartes d’électeurs ont été produites, selon le Centre national de Traitement (CNT), chargé de leur production et leur distribution.

    “L’ensemble des cartes seront distribuées d’ici le 5 mars”, a assuré à l’AFP Karimou Chabi, le coordinateur du CNT. Le problème de la distribution des cartes avait motivé le report au 6 mars du scrutin prévu à l’origine le 28 février.

    Pour succéder au président Thomas Boni Yayi qui ne se représente pas après deux mandats, le banquier d’affaires franco-béninois Lionel Zinsou, Premier ministre depuis juin dernier, fait figure de favori.

    Il a été adoubé à la fois par les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le parti du président sortant, et par le principal parti d’opposition, le Parti du Renouveau Démocratique (PRD).

    Face à lui, parmi les candidats les plus sérieux, se présentent notamment le magnat du coton Patrice Talon, le roi de l’agro-alimentaire Sébastien Ajavon et l’ancien cadre du Fonds monétaire international (FMI) Abdoulaye Bio Tchané, “ABT” pour ses partisans.

    A Cotonou, la capitale économique, des affiches ont déjà été placardées le long des artères principales, sur lesquelles on peut lire “Je vote Zinsou 2016”, “Réussissons tous ensemble avec Ajavon”, “Agir ensemble avec ABT” ou “le nouveau départ Patrice Talon”.

    Dès l’aube, vendredi, Pascal Irénée Koupaki, ex-Premier ministre de Thomas Boni Yayi et candidat à la présidentielle, a parcouru la ville à bord d’une caravane.

    “Koupaki, c’est la solution, c’est l’expérience au service du développement du Bénin”, scandaient quelques caravaniers, pendant que le candidat échangeait avec les passants.

    Lionel Zinsou a quant à lui lancé sa campagne à Djidja, une commune du centre du pays.

    Avec AFP

  • Le Burundi et la RDC demandent à l’ONU de rappeler le Rwanda à l’ordre

    Le Burundi et la RDC demandent à l’ONU de rappeler le Rwanda à l’ordre

    Conseil de Sécurité de l'ONU
    Conseil de Sécurité de l’ONU

    -Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et rappeler à l’ordre le Rwanda. C’est ce que demandent les ambassadeurs du Burundi et de la RDC à l’ONU dans deux lettres qu’ils ont chacun envoyées au président du Conseil de sécurité. Les deux pays accusent Kigali de déstabiliser le Burundi et dénoncent un risque pour la région.

    Le Burundi s’appuie sur le récent rapport des experts de l’ONU pour pousser le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre position. Dans ce rapport, des combattants burundais affirment avoir été recrutés dans un camp de réfugiés, puis entrainés militairement pendant deux mois par des militaires rwandais.

    « Nous aimerions que cette fois-ci, les Nations unies prennent acte que l’agression vient du Rwanda et que les deux capitales, Bujumbura et Kigali, doivent se parler pour mettre fin à cette agression », explique Gaston Sindimwo, premier vice-président de la République du Burundi.

    L’ambassadeur burundais Albert Shingiro a réclamé une réunion d’urgence du Conseil afin de « prendre des mesures appropriées » pour s’assurer que Kigali ne cherche pas à déstabiliser le Burundi. Dans son courrier, Bujumbura affirme que le Rwanda viole plusieurs textes internationaux, en particulier l’accord cadre d’Addis-Abeba signé en 2013, dans lequel les pays de la région s’engagent à ne pas s’ingérer dans les affaires des Etats voisins.

    La République démocratique du Congo s’associe à cette démarche du Burundi. Dans une lettre au Conseil, l’ambassadeur de RDC Ignace Gata Mavita demande « d’inviter le Rwanda à respecter (ses) engagements internationaux et à arrêter sans délai ces recrutements et toutes les opérations qui s’en suivent ». C’est en RDC que les combattants burundais cités dans le rapport de l’ONU ont été interrogés. Ils étaient munis de fausses cartes d’électeurs. Pour Kinshasa, il y a un risque de déstabilisation régionale.

    RFI

  • Réactions au communiqué de l’ONU, UA, UE et OIF

    Réactions au communiqué de l’ONU, UA, UE et OIF

    OIF-Après le premier communiqué conjoint des Nations unies, de l’Union africaine, l’UE et l’organisation de la francophonie pour appeler à des élections en RDC «dans les conditions requises de paix, de transparence de régularité, et à bonne date», voici les premières réactions du côté du pouvoir et de l’opposition.

    ►Le point de vue d’Henri Mova du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD)

    « En tant que patriote je suis ahuri de voir des opérateurs politiques congolais attendre que l’extérieur leur dise : c’est bon, voici le chemin, explique pour sa part à RFI Henri Mova, secrétaire général du parti présidentiel, le PPRD. Lorsqu’il y a des problèmes dans une Nation, on se met autour d’une table, on en discute et on trouve des solutions responsables. Et je pense que c’est lié aussi à la tentative de l’opposition à faire une épreuve de force avec pouvoir, en faisant cette fameuse journée ‘pays mort’. Comme ça n’a pas tenu, je crois que les rapports de force sont clairs et donc la communauté internationale a compris que le chemin burkinabè ou libyen, c’est impossible au Congo ».

    RFI: Mais dans ce communiqué il y a également le fait que les élections doivent sepasser à date et dans le cadre de la Constitution. Donc ça veut dire pas de glissement du calendrier.

    Henri Mova : « Je ne pense pas qu’il y a eu un diktat de la part de la communauté internationale. A date, ça signifie quoi ? C’est vague ! Ils auraient pu avoir le courage de dire oui à un délai constitutionnel et ainsi de suite. On n’a pas à fixer des limites à un pays indépendant, à fixer des limites à des gens qui discutent de leur pays…»

    ►Le point de vue de Martin Fayulu, du mouvement Ecidé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement)

    La Dynamique de l’opposition et le G7 préparent un communiqué conjoint de réponse aux quatre organisations, mais le président de l’Ecidé, Martin Fayulu, qui est membre de la Dynamique, s’attendait à autre chose de la part de communauté internationale.

    « On aurait aimé que les quatre condamnent d’abord la répression, condamnent la violation systématique des droits de l’Homme. On aurait compris que les quatre ont pris la dimension du pouvoir kabiliste, qui veut museler tout : pas de place pour les libertés individuelles, pas de place pour les manifestations, pas de place pour des citoyens qui ne sont pas d’obédience kabiliste. Et le peuple congolais veut une seule chose, c’est la démocratie. Et pour avoir la démocratie il faut avoir les élections. Et pour avoir les élections il faut respecter la Constitution ».

    Pour rappel, les quatre organisations exhortent également les acteurs politiques congolais à apporter à Edem Kodjo, le facilitateur nommé par l’Union africaine pour suivre le dialogue convoqué par le président Kabila, leur entière collaboration alors que plusieurs plateformes comme la dynamique de l’opposition et le G7 refusent de le recevoir.

    RFI : que répondez-vous au fait qu’ils vous exhortent – vous, la dynamique et le G7 – à travailler avec Edem Kodjo et à aller au dialogue ?

    Martin Fayulu : Non, nous avons déjà donné la réponse pour Monsieur Edem Kodjo et je crois qu’on ne va pas revenir là-dessus. Et c’est vrai, nous voulons qu’on se comprenne avec la communauté internationale, mais que la communauté internationale nous comprenne aussi. Parce que ce que nous disons ici, ça vient du peuple !

    RFI : Donc ça veut dire que vous réitérez votre non au dialogue ?

    Martin Fayulu : Le dialogue de Monsieur Kabila… Nous avons déjà dit non et totalement non !

  • Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    TP Mazembe-Le Tout Puissant Mazembe (RDC) affronte l’Etoile du Sahel (Tunisie) en Supercoupe de la CAF, ce 20 février 2016 à Lubumbashi. Le champion d’Afrique entame un nouveau cycle avec le Français Hubert Velud à sa tête et un effectif remanié, notamment en attaque.

    Le Championnat de République démocratique du Congo (RDC), la Linafoot, a repris en août 2015. Et c’est donc bien un deuxième début de saison que le Tout Puissant Mazembe (TPM), club phare de la RDC et champion d’Afrique 2015, s’apprête à vivre.

    Le TPM va affronter l’Etoile du Sahel, ce 20 février 2016 à Lubumbashi, en Supercoupe d’Afrique. Ce match annuel oppose les vainqueurs de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération, les deux compétitions interclubs du continent.

    Hubert Velud, le nouvel entraîneur des Corbeaux – le surnom des joueurs de Mazembe –, s’attend à un bon test face aux Tunisiens. « On sait que l’Etoile du Sahel est une très grande équipe, souligne le Français. Ce sera peut-être un match entre les deux meilleures équipes africaines. On aura peut-être besoin du petit plus que peut nous apporter le public de Lubumbashi, par son soutien ».

    Un test pour un TPM new look

    L’équipe lushoise ne pourra pas s’appuyer sur une grosse préparation pour cette rencontre. Hubert Velud a pris la place laissée vacante par son compatriote Patrice Carteron, il y a un mois seulement. De plus, l’ex-sélectionneur du Togo a dû composer avec l’absence de quatre joueurs qui ont disputé le Championnat d’Afrique des nations (Chan 2016) remporté par la RDC ainsi qu’avec plusieurs changements dans l’effectif du Tout Puissant Mazembe.

     Au poste de gardien de but tout d’abord, où l’emblématique Robert Kidiaba, 40 ans, cède sa place de titulaire à l’Ivoirien Sylvain Gbohouo. « Il (Kidiaba) fait aussi partie du staff technique, chargé de la préparation des gardiens de but, explique Hubert Velud. Robert accepte et adhère à cette situation. Il prépare ainsi sa reconversion ».

    Du changement en attaque

    En attaque l’ancien titulaire du poste, le Tanzanien Aly Samatta, désigné meilleur joueur évoluant en Afrique, est parti en Belgique. Une grosse perte que Jonathan Bolingi, auteur de 3 buts durant le Chan 2016, devra compenser. « Dans un premier temps, une grande confiance va être placée en lui, souligne Hubert Velud. Il doit être le successeur de Samatta ».

    Bolingi sera régulièrement suppléé par une recrue brésilienne, Marco Antonio Silva Cortez, et Christian Luyindama, défenseur de formation mais qui a récemment brillé en tant qu’avant-centre. Les deux hommes pourront compter sur le soutien de l’ailier Elia Meschak, meilleur buteur et meilleur joueur du Chan 2016, recruté en janvier.

    Enfin, au cœur du jeu, le milieu de terrain du club congolais devra faire sans Boubacar Diarra. Le Malien a pris la direction de la Tunisie et du Club Africain. « J’espère vous revoir tous très vite, inchallah pour la finale de la Champions League 2016 », a-t-il lancé en guise d’au revoir aux supporters du tenant du titre.

    Propos recueillis par François Kabulo- RFI

  • Belgique:Un fonctionnaire wallon qui a détourné au moins un million d’euros a eu tout le temps… de s’enfuir!

    Belgique:Un fonctionnaire wallon qui a détourné au moins un million d’euros a eu tout le temps… de s’enfuir!

    comptable-Le comptable de l’Office wallon des déchets (OWD) soupçonné d’avoir détourné au moins un million d’euros fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen. L’homme de 64 ans, qui devait bientôt prendre sa retraite, est en fuite depuis lundi. Son épouse a quant à elle été placée sous mandat d’arrêt pour blanchiment.

    Le fonctionnaire de l’Office wallon des déchets (OWD) ayant reconnu lundi avoir détourné au moins un million d’euros est actuellement en fuite. Des investigations ont par ailleurs révélé que “le préjudice subi serait beaucoup plus important qu’annoncé et que des faits litigieux seraient également constatés avant 2013“, a indiqué vendredi le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio. A bonne source, on précisait que le préjudice pourrait être de l’ordre de deux millions d’euros.

    Suspendu par sa direction lundi, la police n’a été avertie des faits que mardi, lui laissant le temps de prendre la poudre d’escampette.

    Les supérieurs du fonctionnaire indélicat ont tenté de prévenir le procureur du roi de Namur lundi, mais il était injoignable. Le comptable a dès lors pu quitter les locaux de l’administration libre dans l’après-midi et a depuis lors disparu dans la nature. La plainte a été déposée auprès de la police mardi matin et le dossier mis à l’instruction mardi soir, confirme le procureur Vincent Macq. Le signalement du fugitif a été diffusé auprès des polices belges et européennes. Son épouse a elle été placée sous mandat d’arrêt pour blanchiment.
    De nouvelles perquisitions vont être effectuées

    “On n’a pas de pistes précises actuellement”, indique le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq. Plusieurs devoirs d’enquête sont réalisés pour le localiser. “Des choses ont été faites et doivent encore être effectuées en matière de téléphonie”, explique le procureur.

    Les enquêteurs vérifieront également si des comptes bancaires ont été réactivés. Ils effectueront de nouvelles perquisitions.

    Alors que des supérieurs du fonctionnaire indélicat ont indiqué dans la presse qu’ils avaient tenté de prévenir le procureur du roi de Namur qui était injoignable lundi, Vincent Macq rétorque qu’en cas d’indisponibilité, un substitut du procureur est toujours de garde et joignable chaque jour. La police aurait également pu être contactée, ajoute le procureur du roi.

  • 16 février : Kinshasa victime du syndrome de la ville-morte

    16 février : Kinshasa victime du syndrome de la ville-morte

    La journée des fonctionnaires
    Souvent accusés d’absentéisme, les fonctionnaires étaient comptés hier parmi les rares Kinois contraints de sortir matinalement de leurs maisons pour échapper à la menace de sanctions brandie contre eux la veille par le Vice-Premier ministre et ministre du Travail, Emploi et Prévoyance sociale, dans un communiqué officiel largement diffusé et invitant leurs hiérarchies à prélever des absences. Au niveau de plusieurs ministères et secrétariats généraux des ministères, cadres et agents de l’Etat ont dû passer leur journée en causerie sous les arbres, en attendant que les différents directeurs et chefs de division puissent lever le camp.
    Pour une fois, les curieux présents dans les parages des ministères ont pu se rendre compte à quel point ceux-ci drainent des effectifs pléthoriques. L’espace a réellement manqué ça et là, pour accueillir des masses laborieuses dont la visibilité, en temps normal est, quasi nulle.
    Décor chaotique au centre-ville
    S’agissant des commerces, la plupart sont restés fermés, aussi bien au centre-ville (Gombe) que dans les communes périphériques. Dans la banlieue, les magasins des sujets indo-pakistanais sont restés hermétiquement fermés. Les habitués de plusieurs grandes surfaces qui voulaient s’approvisionner de bonne heure ont dû battre en retraite. Quelques unes ont tout de même ouvert à la mi-journée, après que leurs responsables se soient assurés que leurs installations ne courraient aucun risque. Les petites boutiques, d’ordinaire opérationnelles avant 7 heures du matin, affichaient elles aussi des cadenas non dénoués.
    Les chauffeurs de taxi-bus et leurs receveurs, souvent présents sur les routes à partir de 4 heures du matin, ont préféré garer leurs engins, question de voir venir les choses. Si quelques uns se sont lancés dans le trafic, d’autres ont opté pour la sagesse, afin de ne pas gaspiller essence, lubrifiants et autres pots de vin pour les policiers de roulage, eux-mêmes invisibles aux carrefours.
    De leur côté, beaucoup de Kinois avaient opté, depuis l’avant-veille, pour l’école buissonnière aussi bien sur leurs lieux de travail que leurs sites (ports, aéroports, parkings) de débrouille. Le Marché Central de Kinshasa, les avenues Itaga, Kato, Commerce, Tombalbaye, Colonel Ebeya et autres Plateau – symbole des activités marchandes – ont présenté un décor désertique. Une grève non déclarée semblait avoir fait fuir marchands et clients.
    L’autre fait bizarre enregistré hier est que la plupart des guichets de banque étaient inaccessibles à la clientèle. Les rares institutions financières ayant ouvert leurs portes n’ont pas permis à leurs clients « bancarisés » de toucher leurs salaires, ce qui a fait monter la tension chez ces derniers, priés de revenir aujourd’hui ou plus tard.
    Que s’est-il passé au niveau de l’enseignement primaire et secondaire ? Nul ne le sait. Toujours est-il que de nombreux écoliers et élèves avaient été priés par leurs maîtres et professeurs de « ne pas sortir » le mardi 16 février 2016. Les rares bleu-blanc qui avaient cru avoir mal capté le message et qui ont eu la curiosité de se présenter à leurs écoles ont trouvé les portails de leurs établissements cadenassés.
    Le syndrome de la ville-morte a également touché les médias, avec l’absence de plusieurs journaux dans les kiosques. Quant aux vendeurs à la criée, si actifs et si présents, ils ont purement et simplement déclaré forfait. Les ports privés de Ndolo n’ont pas connu leur ambiance habituelle, les « maman bipupula » et les porteurs ayant joué aux abonnés absents.
    Circulation automobile normale
    S’il y a une chose dont ne pouvaient se plaindre hier Kinoises et Kinois, c’est la circulation automobile. Non seulement elle était fluide mais en plus, il y avait des bus, des taxi-bus et des taxis disponibles aux quatre coins de la ville. D’ordinaire arrogants, les taximen ont passé leur journée à supplier des clients hypothétiques. Les fameuses « courses expresses », aux tarifs surfaits, étaient rayés des transactions.
    (Le Phare)
    KIMP

     

  • Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    C’est dans ce contexte que la Majorité présidentielle (MP) a dépêche, depuis août 2015, ses cadres à Venise (Italie) et Ibiza (Espagne) pour des pré-dialogues avec les responsables du l’UDPS. Ces discutions n’ont été qu’un échec jusque-là dans la mesure où les deux parties n’ont jamais trouvé un compromis sur qui va convoquer ces pourparlers.
    Ni les missions exploratoires de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des nations Unies, Saïd Djinnit, en décembre 2015, ni celles du facilitateur désigné du facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, en janvier 2016, n’ont pu permettre un quelconque avancement.
    Les positions de l’UDPS sont restées les mêmes : la médiation doit revenir à la communauté internationale, l’ordre du jour doit comporter l’examen du contentieux électoral de 2011, la définition d’un nouveau cycle électoral de manière consensuelle, la révision du fichier électoral, la restructuration de la CENI, la recomposition de la Cour Constitutionnelle, le respect des délais constitutionnels pour les élections présidentielle et législatives nationales, le renforcement du mandat de la Monusco pour la sécurisation des élections, la mise sur pied d’un observatoire des élections pour la certification des résultats, etc.
    LA MP VEUT DIALOGUER SANS L’UDPS
    Face à l’intransigeance du principal parti de l’Opposition, s’achemine-t-on alors vers des concertations bis? En tout cas, des sources bien renseignées indiquent que la Majorité présidentielle a finalement levé l’option de participer au dialogue national politique inclusif sans l’UDPS d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
    Cette position a été prise lors de la dernière réunion des membres du bureau politique de la MP tenue le vendredi 12 février dernier à Kingakati en présence du président de la République et du premier ministre du gouvernement.
    Ce rétropédalage de la famille du chef de l’Etat s’expliquerait par la position de la fille ainée de l’opposition exprimée dernièrement à la suite de la rencontre du 4 février 2016 entre le facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, et Etienne Tshisekedi à Bruxelles en Belgique.
    Plusieurs cadres de la MP dont le sénateur She Okitundu ont, par le passé, déclaré que le « dialogue national inclusif ne peut pas se tenir sans la participation de l’UDPS ». Ils considéraient que sans l’UDPS le dialogue ne serait ni crédible encore moins inclusif et surtout l’application de ses résolutions souffrirait de légitimité.
    Dans un communiqué du 4 février 2016 faisant le compte rendu de la réunion de Bruxelles entre Edem Kodjo et Etienne Tshisekedi, le Secrétaire national en charge des relations extérieures de l’UDPS, Félix Tshisekedi, a réaffirmé la position de son parti de ne pas participer à un dialogue convoqué par le Président Kabila. L’UDPS reste attachée à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et tient au respect de la constitution et à l’alternance démocratique en fin 2016.
    Bien plus, Ya Tshitshi a même soutenu la «journée ville morte » décrétée le mardi 16 février 2016 par les parties de l’Opposition non favorables au dialogue dont la Dynamique de l’Opposition, le Front anti-dialogue, le G7 et plusieurs organisations de la société civile notamment l’Asadho, la Voix des Sans-voix.
    TIRER LES LEÇONS DES CONCERTATIONS NATIONALES
    Organiser le dialogue sans l’UDPS fait penser à la tenue des concertations nationales de 2013. Du 7 septembre au 5 octobre 2013, le président de la République, Joseph Kabila, avait organisé des Concertations nationales où la majorité des participants faisaient partie du camp présidentiel et auxquelles les principaux partis de l’opposition n’ont pas participé dont l’UDPS. Les quelques 679 résolutions arrêtées ce forum n’ont jamais été appliquées.
    En clair, ces concertations ont accouché d’une souris. Le renouveau de la RDC n’a jamais été amorcé. Les clivages politiques sont à leur paroxysme. Au point qu’aujourd’hui, la même MP tient mordicus au dialogue pour trouver un compromis en vue d’un «processus électoral apaisé».
    Faisant le compte rendu de la rencontre de Kingakati, le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, a annoncé l’imminence du dialogue. Il a indiqué que sa famille politique est prête à prendre part tant aux travaux du comité préparatoire du dialogue qu’au dialogue national lui-même.
    Par LP

     

  • Sénégal : Macky Sall accusé d’avoir “manqué à sa parole” en renonçant à écourter son mandat

    Sénégal : Macky Sall accusé d’avoir “manqué à sa parole” en renonçant à écourter son mandat

    Le président sénégalais Macky Sall - AFP
    Le président sénégalais Macky Sall –
    AFP

    -Le président sénégalais Macky Sall essuyait mercredi de vives critiques pour avoir renoncé, sur avis du Conseil constitutionnel, à écourter son mandat en cours comme il s’y était engagé.

    Macky Sall a annoncé mardi soir lors d’une allocation télévisée que le passage du septennat au quinquennat prévu par la révision constitutionnelle qu’il soumettra à référendum le 20 mars s’appliquerait seulement à partir du prochain mandat présidentiel et qu’il irait en conséquence jusqu’au bout de son mandat, en 2019.

    Elu au second tour en 2012 pour sept ans face à Abdoulaye Wade (2000-2012), M. Sall a saisi en janvier le Conseil constitutionnel de son projet de réforme de la Loi fondamentale prévoyant, conformément à sa promesse de campagne, une réduction immédiate du mandat du chef de l’Etat (le nombre de mandats étant limité à deux consécutivement).

    “Le président de la République a échoué. A l’incompétence qui lui était reconnue, il vient d’ajouter le déshonneur. Il nous faut à présent tourner sa page, fixer un cap vers le vrai changement qui redonnera toute sa crédibilité à la parole politique”, a déclaré l’ex-Premier ministre et opposant Idrissa Seck.

    “Lorsque la crédibilité de la parole présidentielle s’effondre, aucune autre de ses actions ne présente un intérêt”, a ajouté M. Seck lors d’un point de presse.

    Le mouvement “Y’en a marre”, à la pointe du combat en 2012 contre un troisième mandat du président Wade, a également accusé son successeur de revenir sur sa parole et annoncé qu’il ferait campagne pour le non.

    “Nous allons nous mobiliser et faire campagne pour que le non l’emporte au référendum. C’est sa réforme à lui (Macky Sall) et non celle du peuple. Des choses essentielles ont été extraites” du projet de révision constitutionnelle, a déclaré à l’AFP un responsable de “Y’en a marre”, Alioune Sané, citant la non-application du quinquennat au mandat en cours.

    Macky Sall “a renié sa parole et trouvé un subterfuge en s’adossant au Conseil constitutionnel”, a ajouté M. Sané.

    Le Sénégal a “raté une occasion formidable avec cette décision qui est un grand bond en arrière”, a quant à lui estimé sur la radio Futurs médias Alioune Tine, actuel directeur régional d’Amnesty International et ancien coordonnateur du Mouvement du 23 juin, une organisation qui s’était également beaucoup investie contre un troisième mandat de Wade.

    Anticipant ces critiques, M. Sall a affirmé avoir obligation de se “conformer à la décision du Conseil constitutionnel”, citant l’article 92 de la Constitution selon lequel les décisions de cette juridiction “s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles”.

    AFP

  • ONU, UA, UE et OIF demandent la tenue des scrutins «à bonne date»

    ONU, UA, UE et OIF demandent la tenue des scrutins «à bonne date»

    African_Union-Les élections en RDC doivent avoir lieu « à bonne date ». Quatre organisations internationales le demandent dans un communiqué conjoint : l’Union Africaine, les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie. Elles soutiennent la tenue d’un dialogue politique en vue de l’organisation de ces élections et appuient le travail du facilitateur Edem Kodjo.

    Les quatre organisations insistent sur l’importance cruciale de ces élections, qui doivent se tenir dans 9 mois. Le communiqué n’appelle pas ouvertement le respect des délais constitutionnels mais parle de l’importance de tenir ces scrutins « à bonne date » et fait référence au respect du cadre de la Constitution.

    Pas une remarque en revanche sur la restriction de l’espace politique et les violations des droits de l’homme alors que des observateurs estiment que cela menace déjà la crédibilité du processus électoral.

    Les quatre organisations exhortent par ailleurs les acteurs politiques congolais à apporter leur « entière coopération » à l’envoyé spécial de l’Union africaine Edem Kodjo. Un message à ceux qui dans l’opposition n’ont pas voulu le rencontrer, comme la Dynamique de l’opposition ou le G7. Un message aussi à l’opposant Etienne Tshisekedi et son parti l’UDPS qui après avoir rencontré Edem Kodjo ont refusé le dialogue tel que convoqué par Joseph Kabila.

    Comme pour rassurer tous ces interlocuteurs, les organisations citent la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui prône dans son article 5 le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance.

    RFI