Author: Don Kayembe

  • RDC : un document interne de la Céni sème le doute sur la tenue des élections en 2016

    RDC : un document interne de la Céni sème le doute sur la tenue des élections en 2016

    ceni-La Commission électorale indépendante (Céni) de la RDC reconnaît l’authenticité de ce document mais nie l’avoir posté sur les réseaux sociaux.

    Le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, que VOA Afrique a interviewé après une réunion au cours de laquelle le gouvernement congolais a promis de financer la révision du fichier électoral, attribue la publication du document sur la toile “à des individus en mal de sensationnel “.

    “C’est un document qui ne peut être pris pour parole d’évangile dès lors que c’est une note interne d’études dans laquelle on déroule les différentes hypothèses, la faisabilité de la chose en ce qui concerne les cas de la révision – partielle ou totale – du fichier électoral”, affirme M. Kalamba.

    Selon lui, le document tentait de résoudre les revendications de différentes parties en ce qui concerne le fichier électoral jugé corrompu par l’opposition.

    Ce fichier électoral a été constitué depuis avant les élections de 2006 et n’a jamais été revisité.

    Entre-temps, beaucoup de cas de décès et des jeunes qui ont atteint l’âge de voter ont été enregistrés.

    Jean-Pierre Kalamba joint par Eddy Isango


    Le document à la base des inquiétudes pose la problématique des moyens financiers que la Céni soutient ne pas avoir pour tenir les prochaines élections.

    La Céni reconnaît donc un blocage à ce niveau.

    M. Kalamba rappelle cependant que le document a été élaboré avant la réunion tenue jeudi avec les bailleurs de fonds, au cours de laquelle le gouvernement a promis de financer la révision dudit fichier.

    Quant à savoir si le laps de temps restant permettrait à la Céni d’organiser l’élection présidentielle avant novembre 2016 comme le prévoit la Constitution congolaise, M. Kalamba évoque plutôt les consultations qui sont menées par son institution pour trouver une solution consensuelle.

    “Voilà pourquoi la Céni consulte les uns et les autres pour s’entendre, compte-tenu des difficultés de finances au niveau où nous nous trouvons, compte-tenu du temps qui nous reste d’ici là, nous voulons trouver un consensus”, affirme-t-il.

    voa

  • Idriss Déby Itno prend la tête de l’Union africaine pour un an

    Idriss Déby Itno prend la tête de l’Union africaine pour un an

    Idriss- Magabe-Le président tchadien succède au Zimbabwéen Robert Mugabe, très applaudi par la salle après son discours lors du sommet de l’Union africaine.

    Le président tchadien Idriss Déby Itno, en pointe dans la lutte contre les groupes jihadistes en Afrique sub-saharienne, a été désigné nouveau président en exercice de l’ Union africaine, samedi 30 janvier à Addis Abeba.

    Idriss Déby Itno, qui occupera la présidence tournante de l’organisation continentale pendant un an, succède au zimbabwéen Robert Mugabe, plus ancien chef d’Etat africain en exercice.

    C’est le président Mugabe qui a annoncé la nomination de M. Deby, désigné par ses pairs, au terme d’un long discours prononcé quelques semaines après de nouvelles rumeurs sur son état de santé.

    “Quelle que soit l’aide que vous me demandez, je serai là, jusqu’à ce que Dieu me dise de venir. A ce moment-là, je partirai rejoindre les autres. Mais tant que je serai en vie, je serai toujours combatif”, a ainsi déclaré Robert Mugabe, 91 ans, avant d’aller se rasseoir sous les applaudissements nourris de la salle plénière, le poing droit levé.

    Acteur incontournable d’Afrique centrale

    Chef de l’Etat tchadien depuis 1990, M. Déby est devenu un acteur incontournable en Afrique centrale, à la tête d’une armée aguerrie et désormais bien équipée.

    Face à la menace des islamistes nigérians de Boko Haram, il fait intervenir ses troupes au Nigeria voisin début 2015 pour y libérer des localités occupées par les islamistes et initier une riposte militaire régionale contre Boko Haram face à l’inertie de l’armée nigériane.

    N’Djamena a été en retour frappée par plusieurs attentats-suicides meurtriers revendiqués par Boko Haram.

    “La montée du terrorisme dans le monde et particulièrement en Afrique impose que nous unissions nos forces. La solidarité face à ce phénomène ne doit pas se résumer à des mots”, a déclaré M. Déby à la tribune de l’UA.

    Né en 1952, M. Déby a accédé au pouvoir par les armes en 1990 en renversant son ancien mentor, le président Hissène Habré.

    Critiqué par l’opposition

    Le chef de guerre délaisse alors son treillis pour la politique et ouvre le pays au multipartisme. Elu en 1996 et réélu depuis, il est régulièrement critiqué par une opposition qui lui reproche des fraudes électorales, des violations des droits de l’homme et, malgré son entrée en 2003 dans le club des pays producteurs de pétrole, l’extrême pauvreté des Tchadiens.

    Traditionnellement allié de la France, l’ancienne puissance coloniale, le Tchad avait aussi envoyé ses troupes combattre les islamistes dans le nord du Mali en 2013 au moment de l’intervention militaire française Serval.

    Et c’est à N’Djamena qu’est basée l’opération militaire française Barkhane qui lutte contre les jihadistes dans le Sahel.

    M. Déby devrait être désigné le 6 février candidat par son parti à la prochaine élection présidentielle prévue le 10 avril.

    Avec AFP

  • RDC: fermeture des chaines de télévision Nyota et Mapendo du Katanga

    RDC: fermeture des chaines de télévision Nyota et Mapendo du Katanga

    Lambert Mende
    Lambert Mende

    -En République démocratique du Congo (RDC), deux chaines de télévision du Katanga ont été brutalement fermées sur décision du ministre de la Communication. Radiotélévision Nyota et la Télévision Mapendo, proches de l’ancien gouverneur Moïse Katumbi, entré dans l’opposition, sont accusées de ne pas être en règle vis-à-vis du fisc. Les responsables des deux médias rejettent fermement cette accusation, preuve à l’appui.

    Le jeudi 28 janvier, en début de soirée, les deux chaînes de télévision très proches du désormais opposant Moïse Katumbi avaient interrompu presque simultanément leurs émissions.

    Trois minutes avant d’afficher un écran noir, Nyota et Mapendo avaient prévenu les téléspectateurs qu’elles allaient cesser d’émettre sur décision du ministre de la Communication.

    Lambert Mende a, en effet, accusé les deux médias de ne pas être en règle vis-à-vis du fisc. Ils auraient également refusé de négocier un échéancier, alors que d’autres l’auraient fait.

    Pour le ministre de la Communication, les responsables de Nyota et de Mapendo ont tout simplement refusé de s’acquitter de leurs obligations.

    Le directeur général de Nyota et de Mapendo, Olivier Tuta, a aussitôt émis un démenti formel et brandi des preuves de paiement d’un montant supérieur à 40 000 dollars américains, ainsi que des pénalités versées à la banque les 25 et 26 janvier.

    Par ailleurs, dans un communiqué publié vendredi à Kinshasa, Journaliste en danger (JED) a parlé d’une mesure prise « sans doute dans la précipitation ». Pour l’ONG congolaise, les autorités devraient « faire preuve de responsabilité et d’équité » et ordonner la « réouverture sans condition » des deux médias interdits de diffusion.

    RFI

  • Corneille Nangaa : La révision du fichier électoral débutera “le 10 février

    Corneille Nangaa : La révision du fichier électoral débutera “le 10 février

    corneille-Les autorités congolaises ont annoncé jeudi le lancement d’une opération de révision du fichier électoral qui risque de rendre impossible la prochaine présidentielle en 2016 comme le prévoit la Constitution de la République démocratique du Congo Le gouvernement congolais s’est engagé de manière “ferme, irrévocable et sans équivoque (…) à financer la révision du fichier électoral”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Évariste Boshab, à l’issue d’une réunion avec des bailleurs des fonds étrangers et la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

    La révision du fichier électoral débutera “le 10 février”, a déclaré pour sa part le président de la Céni, Corneille Nangaa. Selon une source à la Céni, “l’opération prendra au minimum treize mois”.
    “La mise en route du processus de révision du fichier électoral (corrompu hérité des élections de 2011, NDLR) serait un message clair à envoyer aux Congolais et aux partenaires du pays sur le début du processus électoral”, a estimé Mamadou Diallo, chef adjoint de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) à l’issue de la réunion.

    La communauté internationale insiste depuis des mois pour que la présidentielle censée avoir lieu au Congo en 2016 soit organisée dans les temps. Alors que les alliés politiques du président Kabila réclament un délai pour organiser les élections, affirmant que l’Etat manque d’argent pour que celles-ci puissent se tenir dans les temps, l’ONU et les bailleurs de fonds occidentaux disent être prêts à soutenir le processus électoral à condition de voir le gouvernement congolais s’engager financièrement, et la Céni publier un calendrier électoral respectant les termes de la Constitution.

    Selon M. Nangaa, la réunion a permis de donner “des indications claires en termes d’engagements de chaque partie”, mais aucune n’a donné d’indication précise sur la teneur chiffrée de ses engagements.


    La RDC traverse une crise politique depuis la reconduction au pouvoir de M. Kabila à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives en novembre 2011.

    Depuis plus de deux ans l’opposition accuse le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat expire en décembre, de chercher à tout faire pour se maintenir en poste au-delà de la fin de l’année, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.


    AFP
  • Denis Mukwege ne croit pas au dialogue avec l’opposition congolaise

    Denis Mukwege ne croit pas au dialogue avec l’opposition congolaise

    dr-mukwege--« Le dialogue ? Je suis contre le dialogue, car on ne peut pas se moquer de la volonté du peuple…En Occident, lorsque l’on dialogue, cela dure quinze jours et les décisions sont respectées. Ici, les palabres peuvent durer dix ans, sans résultat…Et ce n’est que lorsque le président arrive en fin de mandat que tout à coup il est question de dialogue avec la classe politique. Les élections locales n’ont pas eu lieu, les provinciales non plus : nous sommes déjà en pleine illégalité… »
    Participant au débat qui, à Bukavu, suivit la sortie du film « l’homme qui répare les femmes », le Docteur Mukwege est brusquement sorti de son registre humanitaire et, en quelques phrases, il a torpillé la laborieuse tentative de « dialogue » menée par le pouvoir en place et même interpellé une communauté internationale en laquelle il a visiblement perdu confiance : « alors que les bruits de bottes s’amplifient, que les menaces augmentent, la « communauté internationale » est informée mais nous ne pouvons pas compter sur elle pour résoudre nos problèmes. Les Congolais doivent s’approprier la justice, la santé, la politique, lutter contre l’impunité. Bref, se prendre en charge… »
    De quoi s’agît il, pourquoi cette sortie contre des institutions dont le médecin a dénoncé l’ « illégalité », qu’il s’agisse des « commissaires spéciaux » nommés par le président qui remplacent désormais les gouverneurs de province (sauf dans les deux Kivu et dans le Bas Congo)ou du président du Sénat, la plus haute autorité de l’Etat après le président. « En novembre prochain, toutes nos institutions seront illégales » a conclu Mukwege, « tout le monde va vouloir rester en fonctions… »
    Le médecin chef de l’hôpital de Panzi traduisait ainsi le malaise croissant au sein de la population qui assiste à la laborieuse mise en place de tractations à l’issue desquelles un « accord au sommet » ferait accepter le report des élections législatives et surtout présidentielles, prévues pour novembre prochain, un « glissement » qui donnerait au pouvoir en place quelques mois, (sinon quelques années…) de répit. Ce « dialogue », qui mènerait à un partage du pouvoir durant une période intermédiaire, est surtout mené avec l’ UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), le parti d’Etienne Tshisekedi, aujourd’hui profondément divisé et dont on ignore la capacité réelle de mobilisation. D’autres personnalités et formations politiques, dont Vital Kamerhe, leader de l’UNC (Union pour la nation congolaise) et surtout l’ex gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, redevenu un simple homme d’affaires, refusent jusqu’à présent d’entrer dans cette démarche et ils récusent Edem Kodjo, l’ancien président du Togo proposé comme médiateur par l’Union africaine.
    Pourquoi, alors que des élections ont déjà eu lieu en 2006 et en 2011, les scrutins de 2016 devraient ils être différés ? Evariste Boshab, le puissant ministre de l’Intérieur, soupçonné d’être l’un des cerveaux de la « stratégie du glissement », aligne les arguments : « la CENI (Commission électorale indépendante ) a pris du retard, le fichier électoral a été « corrompu » et même l’Organisation de la francophone l’a déclaré » non crédible » ; nous devons intégrer deux millions de « nouveaux majeurs » des jeunes désormais en âge de voter et qui ne supporteraient pas d’être exclus. En outre, lors de la guerre du M23 au Nord Kivu, du matériel électoral, permettant de fabriquer des cartes d’électeurs, a été volé et emporté au Rwanda et nous venons d’arrêter 47 Burundais dotés de fausses cartes d’électeurs congolais.. Pour empêcher cette « fraude à la nationalité » dans l’Est, nous allons de voir fabriquer des cartes d’une autre couleur… A cela s’ajoutent les troubles dans les pays voisins, qu’il s’agisse du Burundi ou de la montée des islamistes : peut on prendre le risque de déstabiliser le Congo ? » Intervient aussi le coût des élections : M. Boshab estime que « l’exercice coûtera 550 millions de dollars, et que l’Etat, s’il doit faire face, seul, à une telle dépense, en sera réduit à ne plus gérer que les affaires courantes. Cette ponction interviendra au moment où nous sommes très affectés par la chute des cours du cuivre et du pétrole, des matières premières qui génèrent 70% des recettes de l’Etat. »
    S’il est bien difficile de démêler les raisons objectives des prétextes opportunément présentés pour justifier un report, il est quasiment certain que les élections prévues pour cette année ne pourront avoir lieu dans les délais prescrits par la Constitution et que le président Kabila (qui ne s’est toujours pas clairement prononcé…) sera « obligé » de prolonger quelque peu son mandat.
    La population, qui débat quotidiennement du sujet, acceptera-t-elle sans broncher les entourloupes qu’on lui propose, les jeunes ne risquent ils pas de se mobiliser, en dehors des partis traditionnels ? C’est la grande inconnue et le pouvoir semble avoir reçu un soutien imprévu : celui du Vatican ! En effet, alors que des « marches des chrétiens » étaient prévues pour le 26 février, en souvenir des grandes manifestations antimobutistes de 1992, des directives seraient venues de Rome, enjoignant à la CENCO (Conférence des évèques catholiques) de ne pas se mêler de politique.
    Soulagé, le ministre de l’Intérieur en conclut : « les grandes marches ont été décommandées, les chrétiens devront se limiter à prier. »

    Colette Breackman

  • 15 ans de pouvoir de Joseph Kabila: réactions de l’opposition et de la majorité

    15 ans de pouvoir de Joseph Kabila: réactions de l’opposition et de la majorité

    Kabila-Interrogés sur le bilan des 15 années de Joseph Kabila à la tête de la RDC, Joseph Bangakya de la Majorité présidentielle met en avant les efforts du président de la République pour la réunification du pays alors que l’opposant Franck Diongo évoque « un espoir déçu ».

    Joseph Kabila a totalisé ce 26 janvier quinze ans au pouvoir.                                                                      Joseph Bangakya, cadre de la Majorité présidentielle et président du parti Nouveaux républicains pour la justice (NRJ) estime que pendant ces 15 années au pouvoir, le chef de l’Etat a permis de réunifier le pays dont certaines parties étaient occupées par les rébellions du MLC et du RCD en 2001 quand il est arrivé au pouvoir.

    « En 2001, on ne savait même pas qu’on resterait un seul Etat. La RDC était divisée. On pouvait connaître le sort peu enviable que connaissent les pays comme la Lybie, la Somalie, la Syrie, des pays en état d’implosion totale. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, la RDC existe », fait-il savoir.

    Ce cadre de la majorité affirme également que pendant les quinze dernières années la RDC a fait des progrès dans les infrastructures et la démocratie.

    Mais il reproche au président Kabila de ne pas avoir réussi à renouveler la classe politique.

    «La chose que le président de la République aurait vraiment dû faire, c’est le renouvellement de la classe politique pour mener la RDC vers des horizons meilleurs et différents. La population attendait que très vigoureusement que les antivaleurs du régime passé soient totalement combattues avec une dernière énergie par le pouvoir du jeune président mais il y a eu beaucoup d’effets d’annonce mais il y a eu peu de résultats », argumente Joseph Bangakya.

    « Un espoir déçu »

    Franck Diongo, président du parti de l’opposition Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), estime, pour sa part, que les années de pouvoir de Joseph Kabila ont été « un espoir déçu ».

    Sur le plan démocratique, l’opposant affirme que Joseph Kabila est « un obstacle à la démocratie ».

    « Au niveau de la gouvernance, le pays sous son règne est dans la mauvaise gouvernance politique et économique. A tel point qu’aujourd’hui, le Congo est parmi les trois pays les plus corrompus de la planète. Et là, vous ajouterez l’impunité. Le bilan est donc, totalement négatif, c’est un recul sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan démocratique », ajoute Franck Diongo.

    Pour l’opposant, le cadeau que le président Kabila peut offrir au peuple congolais est d’organiser des élections.

    « Le plus grand cadeau que monsieur Kabila doit donner à la République, c’est de laisser un pays uni, démocratique c’est-à-dire, organiser les élections démocratiques et faire la passation civilisée du pouvoir entre un président sortant et un président entrant », conclut-il.

    Le deuxième mandat de Joseph Kabila arrive à terme cette année. La constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

    Radio Okapi

  • Corruption: la RDC classée 147e sur 168 pays par Transparency International

    Corruption: la RDC classée 147e sur 168 pays par Transparency International

    corruption-La RDC a gardé son rang dans le classement de Transparency International sur la corruption dans le monde. D’après le rapport 2015 de cette organisation publié mercredi 27 janvier, le pays se classe 147e sur 168 pays avec un score de 22 comme en 2014.

    Pour Transparency International, parmi les facteurs qui favorisent une baisse importante de la corruption on compte notamment le niveau élevé de liberté de la presse, l’accès aux informations budgétaires, le niveau élevé d’intégrité des personnes au pouvoir et un système judiciaire impartial.

    Quant à la corruption, elle est favorisée par une mauvaise gouvernance, la faiblesse des institutions telles que la police et le système judiciaire et un manque d’indépendance des médias.

    Lucas Olo Fernandes, coordonnateur régional Afrique centrale de Transparency International, recommande à la RDC de lutter contre l’impunité et de mettre en place des mécanismes de prévention.

    « La lutte contre l’impunité [est] une des choses que la RDC devrait [s’attaquer] d’une manière très importante. Il y a aussi la partie de la prévention de la corruption, mettre des mécanismes de transparence qui vont faire en sorte qu’on n’arrive pas à des situations dans lesquelles l’argent disparaît directement », conseille-t-il.

    Le député national Jean-Pierre Pasi Zapamba du Réseau national des parlementaires contre la corruption pense que la fin de l’impunité permettra de faire reculer la corruption.

    « La corruption la plus dangereuse c’est celle des décideurs. Le jour où nous aurons un procès de quelqu’un qui est soupçonné de corruption, qu’on le juge, qu’on l’arrête, qu’on récupère les biens volés au profit du trésor public, vous allez vous rendre compte que la situation de la société va s’auto-régulariser », estime l’élu.

    Dans le classement 2015 de Transparency International, la RDC a le score 22.

    Ce classement est largement dominé par les pays du Nord de l’Europe. Avec des scores proches de 90, le Danemark, la Finlande et la Suède constituent le trio de tête.

    (Radio Okapi)