Author: Don Kayembe

  • le verdict dans le procès de Jean-Pierre Bemba à la CPI sera délivré le 21 mars

    le verdict dans le procès de Jean-Pierre Bemba à la CPI sera délivré le 21 mars

    BEMBA-La Cour pénale internationale a fixé mardi au 21 mars la date de l’audience publique au cours de laquelle sera rendu public le verdict dans l’affaire Jean-Pierre Bemba, ancien-vice président de la RDC poursuivi, en qualité de chef militaire, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre en Centrafrique.

    « Enfin, le moment tant attendu arrive ! » Pour Me Aimé Kilolo, avocat de Jean-Pierre Bemba, joint au téléphone, le 2 février, par Jeune Afrique quelques minutes après la fixation au 21 mars du verdict dans l’affaire opposant son client au procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l’attente du jugement commençait à être longue.

    « Entre la prise en délibéré de l’affaire le 15 novembre 2014 et le verdict fixé au 21 mars, il s’est écoulé plus d’une année et quatre mois, rappelle  Me Aimé Kilolo. Le droit à un procès équitable implique pourtant que le verdict soit rapidement rendu une fois l’affaire a été prise en délibéré. »

    En attendant, l’avocat reste confiant sur les chances d’acquittement de l’ancien vice-président congolais poursuivi, en qualité de chef militaire, pour deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre, et pillage) prétendument commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002-2003.

    Verdict en deux phases

    Le 21 mars, « l’audience sera retransmise en direct sur le site Internet de la CPI (…). Le verdict sera lu en public et peut soit acquitter soit condamner l’accusé », a annoncé un communiqué rendu public mardi par la CPI. Ce sera la première phrase du verdict, le procès à La Haye suivant une procédure anglo-saxonne.

    La chambre de première instance III, composée de Mme la juge Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Mme la juge Joyce Aluoch (Kenya) et Mme la juge Kuniko Ozaki (Japon), tranchera en effet sur la culpabilité, ou non, de Jean-Pierre Bemba. Si ce dernier est acquitté, le verdict s’arrête là mais s’il est reconnu coupable, une audience sera convoquée pour fixer le taux de la peine. C’est la deuxième phrase du verdict.

    Cette seconde hypothèse est la moins probable, selon Me Aimé Kilolo qui soutient que « l’on se dirige dans tous les cas vers un acquittement de Jean-Pierre Bemba ».

    Se fondant sur « une jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme », l’avocat du leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) soutient même que « la violation du délai raisonnable pour rendre le verdict a pour sanction : ne plus prononcer une condamnation à l’encontre de l’accusé ». Mais « nous n’en sommes pas encore là », s’empresse-t-il de souligner.

    Jeune Afrique

  • Kabila contre Katumbi, un scénario imprévisible

    Kabila contre Katumbi, un scénario imprévisible

    Kabila-Katumbi-Ni l’un ni l’autre n’ont encore dévoilé leurs intentions pour l’élection prévue en novembre, mais nul doute que leur affrontement rythmera l’année 2016. Naguère proches, Joseph Kabila et Moïse Katumbi sont à couteaux tirés. Quelles sont leurs forces, leurs faiblesses, leurs réseaux ?

    Pour l’élection présidentielle de tous les dangers, prévue en principe dans dix mois (le 27 novembre 2016), aucun des deux n’a encore dévoilé ses intentions. Certes, la question ne devrait pas se poser en ce qui concerne le chef de l’État, Joseph Kabila, puisque la Constitution congolaise – tout au moins en son état actuel – lui interdit de briguer un nouveau mandat. Reste que le fils du Mzee est, qu’on le veuille ou non, l’acteur numéro un d’un scénario imprévisible sur lequel il conserve plus de prise qu’on ne le croit généralement.

    Que son souhait soit de prolonger son bail au pouvoir ou de se retirer dans sa ferme de Kingakati, de modifier la loi fondamentale, de jouer la carte du « glissement » du calendrier électoral ou de céder aux pressions de ceux pour qui la RD Congo doit impérativement se conformer à la loi d’airain de l’alternance au sommet, une chose est sûre : il ne sera pas un acteur passif de son destin, quitte à placer le débat sur le terrain du rapport de force.

    Un affrontement programmé

    La question se pose-t-elle pour Moïse Katumbi ? En théorie oui, puisque l’ex-gouverneur du Katanga n’a pas annoncé sa candidature. En pratique non : nul ne doute que cet entrepreneur hors normes n’a pas franchi le Rubicon, un certain 29 septembre 2015, en quittant avec fracas le camp présidentiel, pour aller pêcher à la ligne. Katumbi se veut le fédérateur de l’opposition congolaise face à toute volonté supposée de Joseph Kabila d’aller au-delà du terme de novembre. Et nombreux sont ceux qui voient en lui le principal candidat à la succession : il en a l’ambition, les moyens, et sa popularité surpasse celle de ses principaux concurrents.

    Entre le président de 44 ans et l’opposant de 51 ans, les ponts semblent définitivement coupés. Ils ont pourtant été proches pendant plus d’une décennie, le second soutenant le premier aux élections de 2006 et de 2011 et le premier assurant en retour au second une protection politique propice à l’épanouissement de ses affaires. Depuis six mois, toutes les tentatives de réconciliation ayant échoué, Moïse Katumbi, à qui revient l’initiative d’un divorce perçu par Joseph Kabila comme une trahison, a multiplié les signes de défiance, laissant apparaître les profondes différences de tempérament entre les deux hommes. Autant Kabila est silencieux, impavide et introverti, autant Katumbi peut être disert, sentimental et communicatif.

    À l’évidence, l’issue de leur affrontement programmé sera l’une des clés majeures de 2016. Avec, dans le rôle d’arbitre courtisé, un Étienne Tshisekedi plus sphinx que jamais, hésitant à 83 ans entre dialogue et monologue et qui se considère toujours, depuis son exil médical belge, comme le président légitime. K contre K : le feuilleton ne fait que commencer, sans que nul ne sache quand aura lieu le dernier épisode de ce Game of Thrones sur les rives du fleuve Congo…

    François Soudan

  • Tshisekedi dit non à Kabila, mais le PPRD reste confiant

    Tshisekedi dit non à Kabila, mais le PPRD reste confiant

    Etienne Tshisekedi
    Etienne Tshisekedi

    -En République démocratique du Congo, le chef historique de l’opposition a refusé de participer au dialogue national convoqué par le président Kabila. Et cela fait réagir dans la classe politique. Mais le parti au pouvoir, le PPRD, se dit confiant. Selon son secrétaire général adjoint, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi finira par accepter de participer au dialogue.

    Dans une lettre adressée au médiateur de l’Union africaine Edem Kodjo, Etienne Tshisekedi a expliqué récemment que son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ne pouvait participer à un dialogue convoqué par le président Joseph Kabila.

    Car celui-ci est juge et partie, plaide l’opposant, qui demande donc à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, de mandater un médiateur ou un facilitateur international pour mettre en place ce dialogue en RDC.

    Face à la position du leader de l’UDPS, le député Shadari Ramazani, secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila, se dit néanmoins confiant. Selon lui, Etienne Tshisekedi ne fait que ménager la base de son mouvement politique :Nous sommes sereins. Si vous lisez la lettre de Tshisekedi comme il se doit, il n’a pas refusé le dialogue.

    RFI

  • Chan 2016: la Guinée bat la Zambie pour une place en demi-finale (RDC Vs Guinee)

    Chan 2016: la Guinée bat la Zambie pour une place en demi-finale (RDC Vs Guinee)

    guinee-La Guinée s’est imposée aux tirs au but face à la Zambie dimanche 31 janvier et a validé son billet pour les demi-finales (0-0, 5 tab à 4). Elle rejoint la RDC, la Côte d’Ivoire et le Mali dans le dernier carré.

    Le quatrième et dernier quart de finale mettait aux prises la Zambie et la Guinée. Et il a fallu attendre la séance des tirs au but pour connaître enfin l’équipe qui allait pouvoir disputer le dernier carré de cette édition 2016. Il fut impossible de départager les deux formations dans une rencontre serrée. La Guinée s’est imposée aux tirs au but face à la Zambie (0-0, 5 tab à 4). Pourtant, la séance fatidique a été aussi indécise que la rencontre.

    La Zambie favorite, mais…

    Auteurs d’une phase de poule très convaincante dans le groupe D avec deux victoires et un match nul, les Chipolopolo semblaient bien partis pour se qualifier pour le dernier carré. La Zambie disposait d’une des meilleures défenses de la compétition, puisqu’elle n’avait pas encaissé le moindre but depuis le début de la compétition. Mais cela n’a pas suffi puisqu’à aucun moment les Zambiens n’ont su faire douter et mettre en difficulté les Guinéens.

    Le Syli national a même dominé son adversaire en première période. Côté Zambien, Christopher Katongo, champion d’Afrique 2012, qui a raté le premier tir au but de la séance, a placé trois têtes non cadrées. En fin de rencontre les Chipopolo pensaient s’imposer. Mais Katongo se voyait refuser un but pour hors-jeu (85e). Auteur de deux arrêts pendant la séance, Abdoul Aziz Keita, le gardien et capitaine guinéen, transforme sa tentative. Le joueur de l’AS Kaloum a envoyé la Guinée en demi-finale où elle affrontera mercredi la RDC.

    rfi

  • Fraude minière en RDC: le rôle du ministre provincial en question

    Fraude minière en RDC: le rôle du ministre provincial en question

    CASSITERITE-Une affaire de minerais crée la polémique dans le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo. Elle concerne une cargaison de deux tonnes de cassitérite, une petite pierre noire très convoitée, saisie par les services anti-fraude. Les caisses provenaient d’une zone où l’exploitation est interdite par ordre du ministre provincial des Mines. Mais le chargement a tout de même été certifié par les organismes censés contrôler son origine. A la grande surprise de l’anti-fraude, le ministre provincial a demandé la levée de la saisie.

    L’affaire de la cassitérite continue de faire du bruit dans la région du Sud-Kivu en République démocratique du Congo. Les faits à l’origine de la polémique remontent au 16 janvier dernier.

    Deux tonnes de ce minerai rare utilisé dans l’électronique sont saisies par les services anti-fraude. La cargaison provient en effet de la zone de Mwenga, où des exploitants artisanaux extraient illégalement la petite pierre noire sur une concession appartenant à la société canadienne Banro.

    Pour contrôler l’exploitation et le commerce de la cassitérite, l’Etat congolais et ses partenaires ont mis en place une série de mécanismes et plusieurs organismes sont chargés de certifier la provenance des chargements.

    Pour les 40 caisses confisquées le 16 janvier, deux services de l’Etat ainsi que l’association des producteurs, l’Itri, ont validé la transaction. Problème, dans une lettre du 4 septembre 2015, le ministre provincial des Mines a clairement interdit la vente de ces minerais. Mais à présent, le ministre exige que soit levée la saisie et que la cassitérite soit rendue aux négociants qui en avaient la charge.

    Selon lui, il ne s’agit pas de fraude mais d’un simple incident, car le courrier de septembre n’avait aucune valeur légale. Il considère donc que ses services n’ont commis aucune faute. Cette décision a fait bondir la société minière Banro ainsi que les services anti-fraude. Ces derniers affirment que plusieurs articles du code minier ont été violés et décident de saisir le gouverneur de la province.

    Dans le secteur, beaucoup spéculent sur la raison qui a poussé le ministre à revenir sur sa décision. Ils s’interrogent notamment sur le rôle de son fils, car celui-ci représente l’Itri sur le territoire de Mwenga et c’est lui qui a validé la transaction.

    RFI

  • RDC : un document interne de la Céni sème le doute sur la tenue des élections en 2016

    RDC : un document interne de la Céni sème le doute sur la tenue des élections en 2016

    ceni-La Commission électorale indépendante (Céni) de la RDC reconnaît l’authenticité de ce document mais nie l’avoir posté sur les réseaux sociaux.

    Le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, que VOA Afrique a interviewé après une réunion au cours de laquelle le gouvernement congolais a promis de financer la révision du fichier électoral, attribue la publication du document sur la toile “à des individus en mal de sensationnel “.

    “C’est un document qui ne peut être pris pour parole d’évangile dès lors que c’est une note interne d’études dans laquelle on déroule les différentes hypothèses, la faisabilité de la chose en ce qui concerne les cas de la révision – partielle ou totale – du fichier électoral”, affirme M. Kalamba.

    Selon lui, le document tentait de résoudre les revendications de différentes parties en ce qui concerne le fichier électoral jugé corrompu par l’opposition.

    Ce fichier électoral a été constitué depuis avant les élections de 2006 et n’a jamais été revisité.

    Entre-temps, beaucoup de cas de décès et des jeunes qui ont atteint l’âge de voter ont été enregistrés.

    Jean-Pierre Kalamba joint par Eddy Isango


    Le document à la base des inquiétudes pose la problématique des moyens financiers que la Céni soutient ne pas avoir pour tenir les prochaines élections.

    La Céni reconnaît donc un blocage à ce niveau.

    M. Kalamba rappelle cependant que le document a été élaboré avant la réunion tenue jeudi avec les bailleurs de fonds, au cours de laquelle le gouvernement a promis de financer la révision dudit fichier.

    Quant à savoir si le laps de temps restant permettrait à la Céni d’organiser l’élection présidentielle avant novembre 2016 comme le prévoit la Constitution congolaise, M. Kalamba évoque plutôt les consultations qui sont menées par son institution pour trouver une solution consensuelle.

    “Voilà pourquoi la Céni consulte les uns et les autres pour s’entendre, compte-tenu des difficultés de finances au niveau où nous nous trouvons, compte-tenu du temps qui nous reste d’ici là, nous voulons trouver un consensus”, affirme-t-il.

    voa

  • Idriss Déby Itno prend la tête de l’Union africaine pour un an

    Idriss Déby Itno prend la tête de l’Union africaine pour un an

    Idriss- Magabe-Le président tchadien succède au Zimbabwéen Robert Mugabe, très applaudi par la salle après son discours lors du sommet de l’Union africaine.

    Le président tchadien Idriss Déby Itno, en pointe dans la lutte contre les groupes jihadistes en Afrique sub-saharienne, a été désigné nouveau président en exercice de l’ Union africaine, samedi 30 janvier à Addis Abeba.

    Idriss Déby Itno, qui occupera la présidence tournante de l’organisation continentale pendant un an, succède au zimbabwéen Robert Mugabe, plus ancien chef d’Etat africain en exercice.

    C’est le président Mugabe qui a annoncé la nomination de M. Deby, désigné par ses pairs, au terme d’un long discours prononcé quelques semaines après de nouvelles rumeurs sur son état de santé.

    “Quelle que soit l’aide que vous me demandez, je serai là, jusqu’à ce que Dieu me dise de venir. A ce moment-là, je partirai rejoindre les autres. Mais tant que je serai en vie, je serai toujours combatif”, a ainsi déclaré Robert Mugabe, 91 ans, avant d’aller se rasseoir sous les applaudissements nourris de la salle plénière, le poing droit levé.

    Acteur incontournable d’Afrique centrale

    Chef de l’Etat tchadien depuis 1990, M. Déby est devenu un acteur incontournable en Afrique centrale, à la tête d’une armée aguerrie et désormais bien équipée.

    Face à la menace des islamistes nigérians de Boko Haram, il fait intervenir ses troupes au Nigeria voisin début 2015 pour y libérer des localités occupées par les islamistes et initier une riposte militaire régionale contre Boko Haram face à l’inertie de l’armée nigériane.

    N’Djamena a été en retour frappée par plusieurs attentats-suicides meurtriers revendiqués par Boko Haram.

    “La montée du terrorisme dans le monde et particulièrement en Afrique impose que nous unissions nos forces. La solidarité face à ce phénomène ne doit pas se résumer à des mots”, a déclaré M. Déby à la tribune de l’UA.

    Né en 1952, M. Déby a accédé au pouvoir par les armes en 1990 en renversant son ancien mentor, le président Hissène Habré.

    Critiqué par l’opposition

    Le chef de guerre délaisse alors son treillis pour la politique et ouvre le pays au multipartisme. Elu en 1996 et réélu depuis, il est régulièrement critiqué par une opposition qui lui reproche des fraudes électorales, des violations des droits de l’homme et, malgré son entrée en 2003 dans le club des pays producteurs de pétrole, l’extrême pauvreté des Tchadiens.

    Traditionnellement allié de la France, l’ancienne puissance coloniale, le Tchad avait aussi envoyé ses troupes combattre les islamistes dans le nord du Mali en 2013 au moment de l’intervention militaire française Serval.

    Et c’est à N’Djamena qu’est basée l’opération militaire française Barkhane qui lutte contre les jihadistes dans le Sahel.

    M. Déby devrait être désigné le 6 février candidat par son parti à la prochaine élection présidentielle prévue le 10 avril.

    Avec AFP