Author: Don Kayembe

  • La NBA prospère comme jamais, les Knicks valent 3 milliards de dollars

    La NBA prospère comme jamais, les Knicks valent 3 milliards de dollars

    Carmelo Anthony-La NBA, le prestigieux Championnat nord-américain de basket-ball, connaît grâce à l’explosion des droits TV et partenariats une prospérité sans précédent, a calculé le magazine Forbes qui valorise ainsi les New York Knicks à trois milliards de dollars (2,75 MDS d’euros).

    Selon l’étude du magazine économique américain publié sur son site internet mercredi, les 30 équipes de NBA ont généré lors de la saison 2014-15 des recettes globales de 5,2 milliards de dollars et un bénéfice opérationnel de 900 millions de dollars, chiffres inédits dans l’histoire du championnat.

    Toutes les équipes ont enregistré un bénéfice opérationnel, à l’exception des Brooklyn Nets, l’équipe du milliardaire russe Mikhail Prokhorov.

    Dans le classement des valorisations des franchises NBA, Forbes a placé les Knicks en première position (3 MDS USD) un gain de 20% sur un an, devant les Los Angeles Lakers (2,7 MDS USD) malgré des résultats sportifs catastrophiques, les Chicago Bulls (2,3 MDS USD), les Boston Celtics (2,1 MDS USD) et les Los Angeles Clippers (2 MDS USD).

    La valorisation moyenne d’une franchise NBA est de 1,25 milliard de dollars, soit une progression de 13% sur un an.

    Selon Forbes, les Knicks ne sont toutefois pas l’équipe la mieux valorisée du sport professionnel américain, distinction qui revient à l’équipe de football américain des Dallas Cowboys (4 MDS USD), devant les New England Patriots, vainqueurs du dernier Super Bowl (3,2 MDS USD) et l’équipe de baseball des New York Yankees (3,2 MDS USD).

    Cette prospérité alimentée par l’explosion des droits TV et signalée par l’accord-record d’octobre 2014 entre la NBA et ESPN/ABC (24 MDS sur neuf ans), annonce toutefois des négociations difficiles entre les propriétaires d’équipes et les joueurs lorsque la convention collective qui régit depuis 2011 notamment les salaires va être dénoncée dans les mois à venir.

    Le plafond salarial par équipe fixé à 70 millions de dollars pourrait bondir jusqu’à 108 millions de dollars.

    Les dix joueurs les mieux payés du Championnat vont toucher cette saison un total de 391 millions de dollars en salaires et partenariats, dont 71 M pour le seul LeBron James, la star des Cleveland Cavaliers.

    “King James”, dont le revenu annuel s’élève à 64.6 M USD, devance Kevin Durant (Oklahoma City, 56,2 M USD) et Kobe Bryant (Lakers, 50 M USD) qui va prendre sa retraite en fin de saison.

    Avec AFP

  • Chan 2016: Face à la Guinée, la RDC arrache sa place en finale

    Chan 2016: Face à la Guinée, la RDC arrache sa place en finale

    Jean Florent Ikwange Ibenge, coach of DR Congo celebrates win with fans  during the 2015 Africa Cup of Nations quarterfinal football match between Congo and DR Congo at Bata Stadium, Bata, Equatorial Guinea on 31January 2015 ©Gavin Barker/BackpagePix
    Jean Florent Ikwange Ibenge, coach of DR Congo celebrates win with fans during the 2015 Africa Cup of Nations quarterfinal football match between Congo and DR Congo at Bata Stadium, Bata, Equatorial Guinea on 31January 2015 ©Gavin Barker/BackpagePix

    -Comme en 2009, l’équipe de RD Congo disputera la finale du Championnat d’Afrique des nations, le 7 février 2016. La RDC a décroché sa qualification à l’issue d’une demi-finale du Chan 2016 très serrée, face à la Guinée, ce 3 février à Kigali.

    Fin du rêve pour la sélection guinéenne de football. Celle-ci ne décrochera pas le premier titre continental de son histoire, grâce au Chan 2016. En effet, le Sily National  a subi la loi d’une équipe congolaise plus réaliste, ce 3 février à Kigali, en demi-finale de la coupe d’Afrique des joueurs locaux.

    Tout s’est réglé aux tirs au but pour les Guinéens, comme en quarts de finale. Sauf que les Ouest-Africains ont été les plus maladroits dans cet exercice, cette fois, avec des ratés d’Ibrahima Sory Bangoura, de Mohamed Thiam et de Mohamed Youla. Ricky Tulenge et Joyce Lomalisa ont également échoué. Mais les Léopards se sont tout de même imposés 5-4 durant cette séance pleine de crispation.

    La Guinée loupe le coche

    Une conclusion à l’image de ce match. En effet, aucune des deux équipes ne parvient à développer ce football qui avait tant séduit au premier tour du Championnat d’Afrique des nations. Congolais et Guinéens sont visiblement fatigués pour ce qui est leur cinquième match disputé en deux semaines. Cette première demi-finale est terne, avec beaucoup d’approximations techniques et  peu d’occasions de but franches.

    Les plus nettes sont à mettre au crédit de la Guinée. Il y a notamment ce coup franc puissant intercepté par Ley Matampi (43e), puis une parade du portier congolais qui, sur un coup de tête d’Ibrahima Sankhon, dévie le ballon sur le poteau (57e).

    Les jeunes joueurs du Sily sont maladroits dans le dernier geste. Les Léopards, privés de leur attaquant Héritier Luvumbu (blessé), ont, eux, du mal à bousculer leurs adversaires. Seule une superbe et lourde frappe de Doxa Gikanji, avec la balle qui heurte la transversale, rappelle alors que les Congolais sont les grands favoris de ce Chan 2016.

    Les Léopards, comme en 2009

    A la 103e minute, le meneur de jeu Guy Lusadisu déborde toutefois un Ibrahima Sory Bangoura épuisé et centre en retrait vers Jonathan Bolingi. L’attaquant jaillit entre deux défenseurs et catapulte le ballon au fond des filets avec une tête plongeante : 1-0.

    Le sélectionneur Florent Ibenge pense que ses joueurs ont fait le plus dur. Mais Sankhon égalise à l’ultime seconde de la prolongation, avec un tir au ras-du-poteau gauche adverse : 1-1, 120e+2. Un retournement de situation incroyable mais sans conséquence.

    Les joueurs de RDC disputeront bel et bien la finale du Chan, comme en 2009 lors de leur sacre. Le 7 février à Kigali, ils défieront la Côte d’Ivoire ou le Cameroun.

    RFI

  • Charles Blé Goudé à la CPI: «Aucune goutte de sang ne crie contre moi»

    Charles Blé Goudé à la CPI: «Aucune goutte de sang ne crie contre moi»

    ble goude-Le procès de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et de son co-accusé Charles Blé Goudé pour crimes contre l’humanité pour leur rôle dans les violences post-électorales de 2010-2011 s’est poursuivi mardi à La Haye. Accusé par la procureure de la CPI d’être responsable de certains des pires crimes commis durant la crise et d’avoir attisé la division, l’ancien chef des Jeunes patriotes a clôturé les déclarations d’ouverture. Il a au contraire été présenté par ses avocats comme un « homme de paix » et s’est lui-même défendu d’être un chef de milice.

    Costume bleu, chemise blanche, lunettes fines, l’ancien chef des Jeunes patriotes parle avec assurance. Charles Blé Goudé marque parfois des pauses pour mieux ménager ses effets. Se risque de temps en temps à une pointe d’ironie. Et prend la peine de traduire en anglais certaines de ses expressions, puis d’expliquer : « Il semble que la traduction a souvent des problèmes avec mes proverbes. »

    Au cours de son intervention de près d’une heure, Charles Blé Goudé, qui n’a visiblement rien perdu de ses qualités de tribun, nie avoir jamais voulu la guerre. « Entre prendre les armes et faire de la politique, j’ai choisi mon camp », estime-t-il.

    « Moi, j’ai peur de la guerre »

    « J’entends par-ci par-là, M. le Président : “Blé Goudé, le chef des milices pro-Gbagbo”. Alors, au lieu de me fâcher, j’ai décidé de faire des recherches, explique-t-il. Au sens juridique, une milice désigne un groupe de personnes armées ayant militairement pris part à un conflit. Notez bien le vocable et le substrat “militairement”. Pour vous dire que jamais je n’ai dirigé un groupe de personnes armées, comme jamais je n’ai militairement pris part à un conflit. Parce qu’aussi simple que cela puisse paraître : je ne suis pas un adepte de la lutte armée. Le Cojep [mouvement créé par Blé Goudé, ndlr] n’est pas une milice, comme ne l’est pas l’Alliance des jeunes patriotes. Pendant que le procureur m’accuse d’être un extrémiste qui appelle au meurtre, d’autres me qualifient de “faiblard” qui a peur de la guerre. Oui, je le dis sans honte : moi, j’ai peur de la guerre », assure celui qui était pourtant surnommé « le général de la rue », poursuivant : « Parce qu’à un homme normal, la guerre devrait faire peur. »

     

    Avant lui, ses avocats avaient préparé le terrain pour expliquer qu’en tant que « pacifiste dans l’âme », il avait sillonné son pays pour lancer des « appels à la retenue ». Charles Blé Goudé ne pouvait donc pas selon ses défenseurs avoir participé à un quelconque « plan commun » meurtrier établi selon l’accusation par Laurent Gbagbo et son « cercle restreint ».

    Charlés Blé Goudé marque d’ailleurs sa distance avec le parti de l’ex-président Gbagbo : « Je ne suis ni militant ni membre du Front populaire ivoirien ». Pas plus que le bras séculier de Laurent Gbagbo. Sans se désolidariser totalement de son ancien mentor dont il estime qu’il n’a « pas sa place en prison ».

    Une vision caricaturale de la Côte d’Ivoire

    Accusé par la procureure d’avoir pendant la crise attisé la division avec des discours de haine et d’avoir lancé des attaques contre des pans entiers de la population assimilés à des partisans d’Alassane Ouattara sur des critères ethniques ou religieux, le chef des Jeunes patriotes s’en défend. Et accuse à son tour la procureure de fonder son argumentaire sur une vision fausse et caricaturale de la Côte d’Ivoire.

    De quoi on parle dans cette cour ? La Côte d’Ivoire qui vous est présentée par le procureur et par la représentante des victimes n’est pas celle qui m’a vu naître.
    Charles Blé Goudé

    Blaise Compaoré le « déstabilisateur »

    Reprenant à son compte la thèse présentée la veille par les avocats de Laurent Gbagbo qui ont accusé Alassane Ouattara d’avoir recruté des mercenaires en Côte d’Ivoire pour prendre le pouvoir « par la force », Charles Blé Goudé a de nouveau pointé le rôle « déstabilisateur » de l’ex-président ivoirien Blaise Compaoré, non seulement sur la Côte d’Ivoire mais sur l’ensemble de la sous-région.

    Blaise Compaoré n’est pas que le déstabilisateur de la Côte d’Ivoire, il déstabilise toute la sous-région.
    RFI
  • La chute des cours des matières premières pourrait compromettre le financement des élections en RDC

    La chute des cours des matières premières pourrait compromettre le financement des élections en RDC

    kabila-matata-Le Premier ministre congolais a déclaré que son gouvernement ne pourra pas financer les élections avec l’argent des ménages si le cours du cuivre tombait à 2.600 dollars la tonne.

    M. Matata estime que les prix allaient “descendre davantage” en 2016 du fait de la contraction de la demande chinoise qui va avoir “un impact direct” sur les recettes budgétaires du pays.

    Il a affirmé pouvoir se passer de l’aide du Fonds monétaire international.

    “Si le cours du cuivre tombe à 2.600 dollars la tonne et le baril de pétrole à 10 dollars et que toutes les entreprises minières ferment (…) nous n’allons pas financer les élections avec l’argent des ménages”, a expliqué lors d’une conférence de presse Augustin Matata Ponyo, en évoquant un scénario pessimiste.

    Fin janvier, le ministre de l’Intérieur Évariste Boshab avait affirmé que le gouvernement congolais s’engageait de manière “ferme, irrévocable et sans équivoque” à financer la révision du fichier électoral, en vue de la présidentielle qui est prévue en 2016. Selon la Commission électorale, les opérations devraient globalement coûter 1,2 milliard de dollars.

    Malgré les difficultés budgétaires, le Premier ministre a réaffirmé que “renouer” avec les institutions financières internationales n’était pas une priorité, “les performances économiques” du gouvernement se réalisant “sans programme avec le FMI”.

    “Vous n’êtes pas malade et vous voulez voir le féticheur?”, a résumé le Premier ministre.

    La RDC traverse une crise politique depuis la reconduction au pouvoir du président Joseph Kabila à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives en novembre 2011.

    Depuis plus de deux ans l’opposition accuse le chef de l’État, au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat expire en décembre, de chercher à tout faire pour se maintenir en poste au-delà de la fin de l’année, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

    Avec AFP

  • le verdict dans le procès de Jean-Pierre Bemba à la CPI sera délivré le 21 mars

    le verdict dans le procès de Jean-Pierre Bemba à la CPI sera délivré le 21 mars

    BEMBA-La Cour pénale internationale a fixé mardi au 21 mars la date de l’audience publique au cours de laquelle sera rendu public le verdict dans l’affaire Jean-Pierre Bemba, ancien-vice président de la RDC poursuivi, en qualité de chef militaire, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre en Centrafrique.

    « Enfin, le moment tant attendu arrive ! » Pour Me Aimé Kilolo, avocat de Jean-Pierre Bemba, joint au téléphone, le 2 février, par Jeune Afrique quelques minutes après la fixation au 21 mars du verdict dans l’affaire opposant son client au procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l’attente du jugement commençait à être longue.

    « Entre la prise en délibéré de l’affaire le 15 novembre 2014 et le verdict fixé au 21 mars, il s’est écoulé plus d’une année et quatre mois, rappelle  Me Aimé Kilolo. Le droit à un procès équitable implique pourtant que le verdict soit rapidement rendu une fois l’affaire a été prise en délibéré. »

    En attendant, l’avocat reste confiant sur les chances d’acquittement de l’ancien vice-président congolais poursuivi, en qualité de chef militaire, pour deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre, et pillage) prétendument commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002-2003.

    Verdict en deux phases

    Le 21 mars, « l’audience sera retransmise en direct sur le site Internet de la CPI (…). Le verdict sera lu en public et peut soit acquitter soit condamner l’accusé », a annoncé un communiqué rendu public mardi par la CPI. Ce sera la première phrase du verdict, le procès à La Haye suivant une procédure anglo-saxonne.

    La chambre de première instance III, composée de Mme la juge Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Mme la juge Joyce Aluoch (Kenya) et Mme la juge Kuniko Ozaki (Japon), tranchera en effet sur la culpabilité, ou non, de Jean-Pierre Bemba. Si ce dernier est acquitté, le verdict s’arrête là mais s’il est reconnu coupable, une audience sera convoquée pour fixer le taux de la peine. C’est la deuxième phrase du verdict.

    Cette seconde hypothèse est la moins probable, selon Me Aimé Kilolo qui soutient que « l’on se dirige dans tous les cas vers un acquittement de Jean-Pierre Bemba ».

    Se fondant sur « une jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme », l’avocat du leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) soutient même que « la violation du délai raisonnable pour rendre le verdict a pour sanction : ne plus prononcer une condamnation à l’encontre de l’accusé ». Mais « nous n’en sommes pas encore là », s’empresse-t-il de souligner.

    Jeune Afrique

  • Kabila contre Katumbi, un scénario imprévisible

    Kabila contre Katumbi, un scénario imprévisible

    Kabila-Katumbi-Ni l’un ni l’autre n’ont encore dévoilé leurs intentions pour l’élection prévue en novembre, mais nul doute que leur affrontement rythmera l’année 2016. Naguère proches, Joseph Kabila et Moïse Katumbi sont à couteaux tirés. Quelles sont leurs forces, leurs faiblesses, leurs réseaux ?

    Pour l’élection présidentielle de tous les dangers, prévue en principe dans dix mois (le 27 novembre 2016), aucun des deux n’a encore dévoilé ses intentions. Certes, la question ne devrait pas se poser en ce qui concerne le chef de l’État, Joseph Kabila, puisque la Constitution congolaise – tout au moins en son état actuel – lui interdit de briguer un nouveau mandat. Reste que le fils du Mzee est, qu’on le veuille ou non, l’acteur numéro un d’un scénario imprévisible sur lequel il conserve plus de prise qu’on ne le croit généralement.

    Que son souhait soit de prolonger son bail au pouvoir ou de se retirer dans sa ferme de Kingakati, de modifier la loi fondamentale, de jouer la carte du « glissement » du calendrier électoral ou de céder aux pressions de ceux pour qui la RD Congo doit impérativement se conformer à la loi d’airain de l’alternance au sommet, une chose est sûre : il ne sera pas un acteur passif de son destin, quitte à placer le débat sur le terrain du rapport de force.

    Un affrontement programmé

    La question se pose-t-elle pour Moïse Katumbi ? En théorie oui, puisque l’ex-gouverneur du Katanga n’a pas annoncé sa candidature. En pratique non : nul ne doute que cet entrepreneur hors normes n’a pas franchi le Rubicon, un certain 29 septembre 2015, en quittant avec fracas le camp présidentiel, pour aller pêcher à la ligne. Katumbi se veut le fédérateur de l’opposition congolaise face à toute volonté supposée de Joseph Kabila d’aller au-delà du terme de novembre. Et nombreux sont ceux qui voient en lui le principal candidat à la succession : il en a l’ambition, les moyens, et sa popularité surpasse celle de ses principaux concurrents.

    Entre le président de 44 ans et l’opposant de 51 ans, les ponts semblent définitivement coupés. Ils ont pourtant été proches pendant plus d’une décennie, le second soutenant le premier aux élections de 2006 et de 2011 et le premier assurant en retour au second une protection politique propice à l’épanouissement de ses affaires. Depuis six mois, toutes les tentatives de réconciliation ayant échoué, Moïse Katumbi, à qui revient l’initiative d’un divorce perçu par Joseph Kabila comme une trahison, a multiplié les signes de défiance, laissant apparaître les profondes différences de tempérament entre les deux hommes. Autant Kabila est silencieux, impavide et introverti, autant Katumbi peut être disert, sentimental et communicatif.

    À l’évidence, l’issue de leur affrontement programmé sera l’une des clés majeures de 2016. Avec, dans le rôle d’arbitre courtisé, un Étienne Tshisekedi plus sphinx que jamais, hésitant à 83 ans entre dialogue et monologue et qui se considère toujours, depuis son exil médical belge, comme le président légitime. K contre K : le feuilleton ne fait que commencer, sans que nul ne sache quand aura lieu le dernier épisode de ce Game of Thrones sur les rives du fleuve Congo…

    François Soudan

  • Tshisekedi dit non à Kabila, mais le PPRD reste confiant

    Tshisekedi dit non à Kabila, mais le PPRD reste confiant

    Etienne Tshisekedi
    Etienne Tshisekedi

    -En République démocratique du Congo, le chef historique de l’opposition a refusé de participer au dialogue national convoqué par le président Kabila. Et cela fait réagir dans la classe politique. Mais le parti au pouvoir, le PPRD, se dit confiant. Selon son secrétaire général adjoint, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi finira par accepter de participer au dialogue.

    Dans une lettre adressée au médiateur de l’Union africaine Edem Kodjo, Etienne Tshisekedi a expliqué récemment que son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ne pouvait participer à un dialogue convoqué par le président Joseph Kabila.

    Car celui-ci est juge et partie, plaide l’opposant, qui demande donc à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, de mandater un médiateur ou un facilitateur international pour mettre en place ce dialogue en RDC.

    Face à la position du leader de l’UDPS, le député Shadari Ramazani, secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila, se dit néanmoins confiant. Selon lui, Etienne Tshisekedi ne fait que ménager la base de son mouvement politique :Nous sommes sereins. Si vous lisez la lettre de Tshisekedi comme il se doit, il n’a pas refusé le dialogue.

    RFI

  • Chan 2016: la Guinée bat la Zambie pour une place en demi-finale (RDC Vs Guinee)

    Chan 2016: la Guinée bat la Zambie pour une place en demi-finale (RDC Vs Guinee)

    guinee-La Guinée s’est imposée aux tirs au but face à la Zambie dimanche 31 janvier et a validé son billet pour les demi-finales (0-0, 5 tab à 4). Elle rejoint la RDC, la Côte d’Ivoire et le Mali dans le dernier carré.

    Le quatrième et dernier quart de finale mettait aux prises la Zambie et la Guinée. Et il a fallu attendre la séance des tirs au but pour connaître enfin l’équipe qui allait pouvoir disputer le dernier carré de cette édition 2016. Il fut impossible de départager les deux formations dans une rencontre serrée. La Guinée s’est imposée aux tirs au but face à la Zambie (0-0, 5 tab à 4). Pourtant, la séance fatidique a été aussi indécise que la rencontre.

    La Zambie favorite, mais…

    Auteurs d’une phase de poule très convaincante dans le groupe D avec deux victoires et un match nul, les Chipolopolo semblaient bien partis pour se qualifier pour le dernier carré. La Zambie disposait d’une des meilleures défenses de la compétition, puisqu’elle n’avait pas encaissé le moindre but depuis le début de la compétition. Mais cela n’a pas suffi puisqu’à aucun moment les Zambiens n’ont su faire douter et mettre en difficulté les Guinéens.

    Le Syli national a même dominé son adversaire en première période. Côté Zambien, Christopher Katongo, champion d’Afrique 2012, qui a raté le premier tir au but de la séance, a placé trois têtes non cadrées. En fin de rencontre les Chipopolo pensaient s’imposer. Mais Katongo se voyait refuser un but pour hors-jeu (85e). Auteur de deux arrêts pendant la séance, Abdoul Aziz Keita, le gardien et capitaine guinéen, transforme sa tentative. Le joueur de l’AS Kaloum a envoyé la Guinée en demi-finale où elle affrontera mercredi la RDC.

    rfi

  • Fraude minière en RDC: le rôle du ministre provincial en question

    Fraude minière en RDC: le rôle du ministre provincial en question

    CASSITERITE-Une affaire de minerais crée la polémique dans le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo. Elle concerne une cargaison de deux tonnes de cassitérite, une petite pierre noire très convoitée, saisie par les services anti-fraude. Les caisses provenaient d’une zone où l’exploitation est interdite par ordre du ministre provincial des Mines. Mais le chargement a tout de même été certifié par les organismes censés contrôler son origine. A la grande surprise de l’anti-fraude, le ministre provincial a demandé la levée de la saisie.

    L’affaire de la cassitérite continue de faire du bruit dans la région du Sud-Kivu en République démocratique du Congo. Les faits à l’origine de la polémique remontent au 16 janvier dernier.

    Deux tonnes de ce minerai rare utilisé dans l’électronique sont saisies par les services anti-fraude. La cargaison provient en effet de la zone de Mwenga, où des exploitants artisanaux extraient illégalement la petite pierre noire sur une concession appartenant à la société canadienne Banro.

    Pour contrôler l’exploitation et le commerce de la cassitérite, l’Etat congolais et ses partenaires ont mis en place une série de mécanismes et plusieurs organismes sont chargés de certifier la provenance des chargements.

    Pour les 40 caisses confisquées le 16 janvier, deux services de l’Etat ainsi que l’association des producteurs, l’Itri, ont validé la transaction. Problème, dans une lettre du 4 septembre 2015, le ministre provincial des Mines a clairement interdit la vente de ces minerais. Mais à présent, le ministre exige que soit levée la saisie et que la cassitérite soit rendue aux négociants qui en avaient la charge.

    Selon lui, il ne s’agit pas de fraude mais d’un simple incident, car le courrier de septembre n’avait aucune valeur légale. Il considère donc que ses services n’ont commis aucune faute. Cette décision a fait bondir la société minière Banro ainsi que les services anti-fraude. Ces derniers affirment que plusieurs articles du code minier ont été violés et décident de saisir le gouverneur de la province.

    Dans le secteur, beaucoup spéculent sur la raison qui a poussé le ministre à revenir sur sa décision. Ils s’interrogent notamment sur le rôle de son fils, car celui-ci représente l’Itri sur le territoire de Mwenga et c’est lui qui a validé la transaction.

    RFI