-La police nationale congolaise a acquis un arsenal important constitué d’un équipement anti-émeute. Ce matériel remis mercredi 27 janvier par le ministre de l’Intérieur au chef de la police est notamment constitué de cinq véhicules pour disperser des foules, de cinq véhicules dotés des jets d’eau pour neutraliser des manifestants ainsi qu’une importante quantité de lanceurs des grenades, des grenades assourdissantes, lacrymogènes et fumigènes.
Pour le ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, cet équipement anti-émeute va permettre à la police de gérer des foules lors des manifestations publiques sans porter atteinte à la vie des manifestants.
Le chef de la police congolaise, général Charles Bisengimana, s’est réjoui de l’acquisition de ce matériel qui, selon lui, va permettre à la police d’intervenir sans causer « des dégâts collatéraux ».
« La police a toujours été accusée comme ne respectant pas de fois les droits de l’homme. Nous voulons utiliser un matériel non létal. C’est un dispositif beaucoup plus préventif que répressif. Et donc c’est pour permettre à ce que nous puissions gérer correctement la foule sans occasionner des dégâts collatéraux ou sans tuer la population », a déclaré le commissaire général de la police.
Pour sa part, le ministre de l’Intérieur a fait savoir que le gouvernement était déterminé à veiller à ce que la sécurité intérieure et l’ordre public soient assurés sans étouffer les libertés individuelles.
«Il ne faut pas laisser la loi des hors-la-loi triompher sur la loi de la République, et en même temps faire en sorte que les droits fondamentaux des citoyens soient respectés. Voilà pourquoi ce matériel est important pour pouvoir concilier la loi, à la fois réprimer et respecter les droits fondamentaux des citoyens », a expliqué Evariste Boshab :
La police devrait acquérir un autre lot de matériel anti-émeute d’ici le mois d’avril prochain, a promis le ministre de l’Intérieur.
-Morte à 42 ans, la chanteuse de musique chrétienne Marie Misamu est l’auteure de nombreuses chansons à succès. Son collègue Franck Mulaja a confié à Radio Okapi que la chanteuse aimait son travail.
«Je garde d’elle [l’image] d’une artiste au vrai sens du mot », indique M. Mulaja qui ne manque pas de vanter la voix de l’artiste disparue: «Avec une voie de charme, une voie très excellente», a-t-il souligné.
Cette voix, certains la découvre dans la chanson «Seigneur », le premier grand tube ayant de Marie Misamu récolté du succès. Le grand public découvre alors une jeune artiste qui a fait ses débuts aux côtés du feu Debaba.
Le succès de cette chanson propulse l’artiste qui enchaîne alors des titres que le public accueille très favorablement.
En plus de sa voix, Marie Misamu étonne également par ses clips vidéos où, elle danse dans des costumes qu’elle affirme confectionner elle-même. Des clips dans lesquels la chanteuse ne cache pas ses émotions. Ainsi, on la découvre en larmes dans «Salela ngai bi kamwa» (Traduisez en français: Fais des miracles pour moi).
Marie Misamu s’est également associé avec d’autres chanteurs. Elle a notamment enregistré « Eh Yahweh » avec Mike Kalambayi, un autre succès qui relève davantage le talent des deux artistes.
Avec un autre grand nom de la musique chrétienne congolaise, Charles Mombaya (décédé en 2007), Marie Misamu a aussi enregistré un titre : « Bula Ntulu ya nini» qui prévient les chrétiens contre les dangers l’orgueil.
Une chanson que certains réécouterons aujourd’hui pour se souvenir du talent de ces artistes morts à neuf ans d’intervalle.
-L’un fut président de la Côte d’Ivoire et l’autre rêve d’entrer à son tour dans l’Histoire. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé s’assiéront côte à côte, jeudi 28 janvier, dans le box des accusés de la Cour pénale internationale (CPI). L’ex-chef d’Etat ivoirien et son éphémère ministre de la jeunesse y répondront de crimes contre l’humanité commis lors des violences qui ont enflammé la Côte d’Ivoire après la présidentielle de novembre 2010, faisant, selon l’ONU, plus de 3 000 morts en cinq mois.
Selon l’accusation, les deux hommes auraient planifié, organisé et coordonné « un plan commun » pour permettre à Laurent Gbagbo de conserver le pouvoir« par tous les moyens, y compris en commettant des crimes ». Entre le 27 novembre 2010 et le 12 avril 2011, les forces armées ivoiriennes, appuyées par des milices et des mercenaires, auraient visé les partisans d’Alassane Ouattara, déclaré vainqueur d’une élection présidentielle controversée, attaquant, tuant, blessant, violant et persécutant des centaines de civils. Laurent Gbagbo aurait activé les forces armées dans cet objectif.
Quant au « général de la rue », doté d’un indéniable charisme dont il use jusque dans le box des accusés, il aurait mobilisé la jeunesse, ciblé l’ennemi, lancé les mots d’ordre. Contre les deux accusés, le substitut du procureur, Eric MacDonald, entend appeler plus de cent témoins à la barre. Ils déposeront notamment sur les cinq faits retenus par l’accusation : la répression d’une marche vers la Radio-Télévision ivoirienne, d’une manifestation dans le quartier populaire d’Abobo, puis son bombardement, et des tueries commises à Yopougon. Plusieurs témoins déposeront sous pseudonyme. Pour les juges, « la société ivoirienne est encore polarisée », et Laurent Gbagbo compte « beaucoup de partisans », ce qui, estiment-ils, pourrait « augmenter les risques sur les témoins ».
Coopération sélective
A La Haye, Charles Blé Goudé se présente en nouveau Mandela, « pas forcément pour le parcours », reprend, dans un semblant d’humilité, son avocat, Me Simplice Seri Zokou, mais parce qu’il se sent comme l’icône sud-africaine : diabolisé. L’ambitieux politicien, qui « aspire à jouer sa partition en Côte d’Ivoire », a constitué une équipe formée de camarades de lycée pour plaider sa cause hors du prétoire. Lors de sa première audition à La Haye, il avait dû assurer ses partisans de son soutien à Laurent Gbagbo.
Selon l’un des experts psychiatres de la Cour, il serait d’abord soucieux de« ce qu’il laissera comme trace dans l’Histoire de son pays »
A 70 ans, l’ex-président laisse à ses avocats le soin de mener la bataille procédurale. Selon l’un des experts psychiatres de la Cour, il serait bien moins soucieux de l’issue du procès, que de « ce qu’il laissera comme trace dans l’Histoire de son pays ». Pour autant, Laurent Gbagbo n’appartient pas encore au passé. Il pèse encore en Côte d’Ivoire. Sur son parti, qui se déchire l’héritage, ou sur les candidats, qui cherchent l’adoubement du chef. Sur le pouvoir ivoirien, qui suit minutieusement toutes les étapes de l’affaire, contrant régulièrement, par des courriers à la Cour, les allégations des deux accusés.
Les avocats de la Côte d’Ivoire, les français Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît, ont même demandé à participer au procès, rappelant avoir eu « une coopération effective avec la Cour depuis l’ouverture de l’enquête par le procureur ». Une coopération sélective : poursuivie depuis février 2012, Simone Gbagbo n’a pas été livrée par le pouvoir ivoirien, qui assure vouloir désormais conduire devant ses propres tribunaux les procès sur les violences de 2010-2011. L’ex-première dame a déjà été condamnée dans une première affaire à vingt ans de prison. Et le président Ouattara a affirmé, au printemps 2015, qu’aucun suspect ne serait désormais livré à la Cour.
« L’absence d’accusations contre les forces pro-Ouattara a porté atteinte à la légitimité de la Cour dans l’opinion populaire »
Les autorités ivoiriennes assurent qu’elles peuvent juger les acteurs de la crise devant leurs propres tribunaux. Une façon d’éviter d’avoir à livrer, à l’avenir, ceux qui se sont aussi illustrés aux côtés d’Alassane Ouattara et sur lesquels la procureure, Fatou Bensouda, assure toujours enquêter. Mais faute de mandats d’arrêt à ce jour contre les partisans du chef d’Etat, la CPI est accusée de conduire une justice de vainqueurs. « L’absence d’accusations contre les forces pro-Ouattara (…) a entraîné une opinion très polarisée à propos de la CPI », estime Human Rights Watch dans un communiqué et a « porté atteinte à la légitimité de la Cour dans l’opinion populaire ».
L’organisation de défense des droits de l’homme regrette que le procureur n’ait pas conduit dans le même temps ses enquêtes contre les deux camps et se soit ainsi lié les mains. La Cour a encore besoin de la coopération de la Côte d’Ivoire pour fairevenir ses témoins contre Laurent Gbagbo et se trouve en quelque sorte prise en otage. A ce jour, le pouvoir a pu instrumentaliser la Cour à ces seules fins : écarter l’ex-chef d’Etat de la scène politique, sans permettre à celle-ci de remplir pleinement son mandat.
Affaire d’envergure
Pour la Cour, le procès de Laurent Gbagbo est l’occasion de conduire une affaire d’envergure. Depuis qu’elle a ouvert ses portes en 2002, c’est la première fois qu’elle juge un ancien chef d’Etat. Ambitieuse, elle a déjà visé le président soudanais, Omar Al-Bachir, contre lequel pèsent deux mandats d’arrêt, Mouammar Kadhafi, avant qu’il ne soit tué en Libye en octobre 2011, et a mis en accusation Uhuru Kenyatta, élu malgré cela président du Kenya et dont l’affaire s’est finalement soldée par un non-lieu.
Cette fois, c’est à un « ex » que la Cour s’attaque, pour lequel l’Union africaine ne s’est pas mobilisée, comme elle l’avait fait pour le Kényan et le Soudanais. « En Afrique francophone, avoir un geste pour Gbagbo, c’est prendre des risques, estime Guy Labertit, ancien directeur Afrique du Parti socialiste et ami de l’ancien président. Les pays du Sahel pensent d’abord à leur sécurité. »Politicien ivoirien et gendre de Laurent Gbagbo, Stéphane Kipré estime que « les chefs d’Etat en service ne peuvent pas s’immiscer dans des questions qui concernent un ancien chef d’Etat ».
Laurent Gbagbo, devant la CPI, à La Haye, en février 2013. CRÉDITS : MICHAEL KOOREN/AFP
Quoi qu’il en soit, Laurent Gbagbo vient allonger la liste des ex-chefs d’Etat poursuivis pour crimes contre l’humanité. Avant lui, le Serbe Slobodan Milosevic, le Libérien Charles Taylor et le Tchadien Hissène Habré ont eux aussi fait face à des juges internationaux pour des crimes de masse. Le premier est décédé en prison avant le verdict, le second a été condamné à cinquante ans de prison, qu’il purge aujourd’hui au Rwanda. Le troisième est toujours en procès à Dakar. Ce dernier est le seul jugé avec l’aval de l’Union africaine.
Pour retrouver une crédibilité écornée au fil des ans, la Cour devra aussi s’emparer de l’Histoire. Comme si elle craignait d’affaiblir sa thèse, mais au risque de présenter un récit biaisé, l’accusation n’a pas inclus dans son mémoire d’avant procès le récit des confrontations entre les forces régulières et les rebelles, malgré les demandes des juges. Ces derniers avaient aussi invité le procureur à enquêter sur les crimes commis depuis 2002, début de la crise ivoirienne issue de la partition durable du pays. La défense entend bien compléter le récit de l’accusation, et il appartiendra aux juges d’établir la réalité.
Mais, par le passé, dans des affaires visant des miliciens de l’est de la République démocratique du Congo, la Cour avait ramené à de simples conflits ethniques la course régionale au pillage des richesses congolaises. Dans ce « puzzle de 5 000 pièces » à conviction, ainsi que le décrit la défense, les juges seront donc aussi attendus sur l’Histoire. En attendant, ils vont devoirgagner la bataille du temps. Le procès devrait durer plusieurs années.
-Les primes de qualification des A prime payées. Les 23 joueurs de l’équipe nationale A’ sont passé a la caisse ce mardi matin 26/01/2016. Toutes les primes ont été payé. Selons le capitaine Hugo Nyame, “nous sommes content parce qu’ils ont tout donné comme prevu, et nous nous concentrons deja pour le prochain match contre la Cote d’Ivoire.”
Rwanda – RD Congo et Cameroun – Côte d’Ivoire en quarts de finale
Les deux premiers quarts de finale sont connus. Le Rwanda recevra la RD Congo samedi 30 janvier au stade Amahoro à Kigali ; en deuxième heure le Cameroun et la Côte d’Ivoire s’affronteront au stade d’Huye. La question du jour était de savoir qui de la Côte d’Ivoire ou de l’Ethiopie rejoindrait le trio des trois qualifiés. Le Cameroun avait l’avantage sur son rival de pouvoir se contenter du point d’un match nul.
Le Cameroun a fait mieux. Il a remporté sa deuxième victoire dans le groupe B en l’emportant par 3 buts à 1 face aux Léopards et terminé en tête du groupe. A l’évidence les Camerounais avaient bien en tête les données du problème. La consigne de Martin Ndtoungou Mpilé était simple : « les gars on gagne ». Florent Ibenge était dans une toute autre disposition. Il n’avait gardé qu’un joueur de champ ayant disputé l’intégralité des deux matches précédents, le milieu de terrain du TP Mazembe, Merveille Bope. La partie se déroula comme on l’avait imaginée. Les Camerounais prenaient d’entrée l’initiative du jeu, tandis que les Congolais se contentaient de voir venir, tranquilles. A tour de rôle, les Samuel Nlend, Nicolas Ngamaleu, Yazid Atouba et Anthony Mfede se déployaient sur la ligne d’attaque, cherchant l’ouverture devant le gardien Ley Matampi qui, par certains de ses gestes n’est pas sans rappeler son légendaire prédécesseur, Robert Kidiaba, mais cela ne passait pas. D’une part parce que Matampi réalisait un sans-faute, d’autre part parce que les Camerounais, plus lionceaux que Lions, se montraient souvent maladroits dans la réalisation et dans la finition. Jusqu’à la 40e minute lorsque à la réception d’un centre parfait de Ngamaleu, Atouba reprenait de pleine volée l’offrande pour la catapulter dans les filets congolais. 1-0 à la mi-temps. Le Cameroun avait fait un pas supplémentaire en direction des quarts de finale.
On venait à peine de reprendre que le jeu qu’au terme d’un une-deux en trois temps magnifique avec, au départ de l’action Christian Ngudikama, Jean-Marc Mundele égalisait (47’). Les camarades de Guy Lusadisu reprenaient l’avantage peu après. Un centre de Jonathan Ngwem impeccable pour Ngamaleu et direct dans les filets (51’). On faillit assister à la réplique parfaite de l’action – débordement sur le côté droit, centre ajusté dans la surface au deuxième poteau, avec les mêmes joueurs, mais cette fois le ballon passa au-dessus de la transversale (62’).
Quelques instants plus tard, les Camerounais ajoutaient un troisième but par Nlend après une série d’erreurs défensives congolaises.
Un match plaisant car une fois encore dans ce groupe B, le plus prolifique pour le moment, on avait assisté à des buts, les quatre de Cameroun – RD Congo, et les trois d’Angola – Ethiopie (2-1). Une partie qui avait attiré les entraîneurs du Rwanda et de la Côte d’Ivoire, avides de connaître leurs futurs adversaires dont ils ignoraient le nom. Il y avait également le toujours jeune Monsieur Roger Milla, très attentif au jeu de ses « successeurs ». Le Cameroun avait logiquement gagné. Question : et si Florent Ibenge n’était pas malheureux de rencontrer le Rwanda plutôt que la Côte d’Ivoire ? Une chose est sûre un Cameroun – Côte d’Ivoire fait déjà saliver le football africain.
Retro: Comment départager les équipes en cas d’égalité de points En cas d’égalité de points entre deux équipes (Article 74-1 du règlement du CHAN 2016)
En cas d’égalité de points entre deux équipes, au terme des matches de groupe, les équipes seront départagées selon les critères suivants dans l’ordre indiqué ci-dessous :
– Le plus grand nombre de points obtenus lors de la rencontre entre les deux équipes concernées ;
– La différence de buts sur l’ensemble des parties disputées dans le groupe ;
– Le plus grand nombre de buts marqués sur l’ensemble des matches de groupe ;
– Un tirage au sort effectué par la Commission d’Organisation.
En cas d’égalité de points entre plus de deux équipes
(Article 74-2 du règlement du CHAN 2016)
En cas d’égalité de points entre plus de deux équipes à l’issue des matches de groupe, les équipes seront départagées selon les critères suivants dans l’ordre indiqué ci-dessous :
74.2.1 Le plus grand nombre de points obtenus dans les rencontres entres les équipes concernées ;
74.2.2 La meilleure différence de buts dans les rencontres entres les équipes concernées ;
74.2.3 Le plus grand nombre de buts marqués dans les rencontres entres les équipes concernées ;
74.2.4 Si, après avoir appliqué les critères 74.2.1 à 74.2.3, deux équipes sont encore à égalité, les critères de 74.2.1 à 74.2.3 sont à nouveau appliqués aux matches disputés entre les deux équipes en question pour déterminer le classement final des deux équipes.
Si cette procédure ne permet pas de les départager, les critères de 74.2.5 à 74.2.7 sont appliqués dans l’ordre indiqué ;
74.2.5 Meilleure différence de buts dans tous les matches du groupe ;
74.2.6 Plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches du groupe ;
74.2.7 Un tirage au sort effectué par la Commission d’Organisation.
-Plusieurs personnalités de premier plan ont signé une pétition mise en ligne mercredi et destinée à dénoncer les dérives verbales du candidat à la primaire républicaine américaine Donald Trump.
“Stop Hate Dump Trump” (“halte à la haine, débarassons-nous de Trump”) a été lancé par Eve Ensler, auteur de la pièce “Les Monologues du Vagin”, la productrice de documentaires Jodie Evans et l’universitaire Kimberlé Crenshaw, a indiqué Jodie Evans.
Les acteurs Harry Belafonte et Danny Glover, le réalisateur Jonathan Demme, ainsi que les actrices Kerry Washington, Jane Fonda et Rosanna Arquette faisaient partie des signataires, selon le collectif.
“Nous offrons aux Américains la possibilité d’être entendus et d’agir, alors que la campagne de Trump gagne du terrain tout en usant toujours plus de son discours de haine et de division”, explique Eve Ensler, citée sur le site stophatedumptrump.com.
“Nous voulons aussi prévenir les politiques et les médias qu’ils ont une responsabilité dans la normalisation du discours extrémiste de Trump en le traitant comme du divertissement”, ajoute-t-elle.
En fin d’après-midi, environ 900 personnes avaient signé la pétition.
Une pétition visant à pousser de grandes entreprises à mettre un terme à leurs relations d’affaires avec Donald Trump a déjà recueilli 85.513 signatures.
“Il a ouvert la voie” aux dérapages verbaux, dont se sont ensuite rendus coupables d’autres candidats, selon Jodie Evans.
Depuis le début de sa campagne, Donald Trump a notamment sous-entendu que la population immigrée venue du Mexique était composée en grande partie de “criminels” et de “violeurs”.
Il a également indiqué que s’il était élu, il empêcherait les ressortissants étrangers de confession musulmane de se rendre aux Etats-Unis, mesure censée aider à combattre la menace terroriste.
-Bruxelles demande au président congolais d’organiser une “transition démocratique et pacifique au sommet de l’Etat” en tenant les élections à venir “dans les délais impartis”, au cœur d’un bras de fer entre pouvoir et opposition.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a lancé cet appel de son gouvernement lundi devant le corps diplomatique belge à Bruxelles.
“Le président Kabila a réussi au cours de cette dernière décennie à sortir son pays d’une terrible guerre civile, à le réunifier et le stabiliser, même si des groupes armés continuent à sévir à l’Est”, a déclaré le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, devant le corps diplomatique belge à Bruxelles.
“Aujourd’hui, il a la possibilité de parachever cette œuvre en assurant pour la première fois dans l’histoire de son pays une transition démocratique et pacifique au sommet de l’Etat, au terme d’élections présidentielles”, a-t-il ajouté.
“Le peuple congolais attend ce moment. La communauté internationale aussi. Certes, nous connaissons les défis logistiques de l’organisation d’élections dans ce grand pays. Mais quelles que soient les difficultés, il est impératif que ces élections aient lieu, conformément à la Constitution et dans les délais impartis par celle-ci”, a insisté M. Reynders.
“Toute autre perspective serait très inquiétante. C’est pourquoi il est aujourd’hui urgent que les préparatifs des élections soient réellement lancés”, a-t-il estimé.
Le mandat de M. Kabila, réélu en 2011 à l’issue d’un scrutin controversé, expire en décembre et la Constitution interdit au chef de l’État de se représenter.
L’opposition, l’ONU et diverses organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent depuis plusieurs mois la politique répressive des autorités congolaises.
Alors que la majorité affirme que l’organisation de scrutins viables est impossible avant deux à quatre ans, pour des raisons financières et techniques, M. Kabila a proposé un “dialogue national” en vue d’élections “crédibles”, à laquelle l’opposition refuse de participer.
La RDC est devenue indépendante de la Belgique en 1960.
-La mission parlementaire envoyée dans le territoire d’Uvira confirme la détention des cartes d’électeur de la RDC par des réfugiés burundais. RFI a rencontré le vice-président de la mission, le député Justin Bitakwira, de retour d’Uvira.
« Il y a des détenus burundais qui détiennent des cartes d’électeurs de la République démocratique du Congo. » C’est ce qu’affirme le député Justin Bitakwira dont la mission parlementaire au Sud-Kivu a rencontré des Burundais détenteurs des fameux documents.
Détenues à l’Agence nationale du renseignement (ANR), ces personnes auraient subi un entraînement dans des centres d’instruction du Rwanda, avant leur infiltration en RDC. Leur mission : rejoindre par petits groupes des rebelles Burundais à partir de la plaine de la Ruzizi et Kavinvira, en territoire congolais pour attaquer le Burundi. « Et eux-mêmes ont déclaré qu’ils passent par le Rwanda. Ils font des entraînements dans des camps militaires. Certains sont des anciens militaires, d’autres ce sont des civils qui passent par une formation militaire. On leur délivre des cartes d’électeurs au Rwanda et enfin on les envoie en République démocratique du Congo. Apparemment c’est pour aller prêter main-forte à la rébellion du Burundi », poursuit Justin Bitakwira.
Ces cartes d’électeur seraient imprimées au Rwanda et au Burundi. Elles proviendraient des lots volés dans l’Est de la RDC par des membres de l’ancienne rébellion du Mouvement du 23-Mars, le M23, réfugiés au Rwanda. Les infiltrations ont commencé il y a quatre mois, affirme le rapport de la mission parlementaire.
Rapport débattu au printemps
Cependant les responsables de la justice militaire et civile, eux, ont déclaré n’avoir pas été officiellement saisis de cette affaire qui est gérée par la seule ANR : « C’est vrai les magistrats civils comme militaires ont dit qu’ils ont appris cette information, comme tous les citoyens de la rue. »
Il faudra cependant attendre la rentrée parlementaire, au mois de mars, pour que le rapport soit débattu au Parlement.
-Sans surprise, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a désigné ce lundi le président Denis Sassou-Nguesso comme son candidat à la présidentielle anticipée du 20 mars. Ce choix a été fait à l’unanimité, selon le comité d’investiture qui a tenu son conclave pendant deux jours.
Comme en 1992, 2002 et 2009, le président Sassou-Nguesso sera le candidat du Parti congolais du travail (PCT) à la prochaine présidentielle. Il briguera donc un troisième mandat le 20 mars prochain, comme le lui permet la nouvelle Consitution entrée en vigueur en novembre.
« C’est le meilleur choix », a déclaré Pierre Ngolo, secrétaire-général du PCT qui a présidé les travaux du comité d’investiture. « Nous avons fait le bon choix, le meilleur choix qui dans les pays à tradition boursière, ferait s’envoler les bourses, parce que les citoyens sont conscients, les investisseurs rassurés et l’économie sûre d’être dynamisée », a-t-il déclaré.
Denis Sassou-Nguesso est présenté comme l’homme de la situation par Alain Moka et Jean-Pierre Manoukou-Kouba, membres du bureau politique du PCT. « Vous savez que la conjoncture internationale est très délicate. Il y a du vent, il y a de la tempête. Il faut quelqu’un d’avéré pour pouvoir tenir le bateau et l’amener à bon port, et c’est Denis Sassou-Nguesso », a déclaré Alain Moka.
« Il a tout ce qu’il faut pour rassurer, surtout en ces temps tumultueux », a pour sa part estimé Jean-Pierre Manoukou-Kouba.
Pour son parti, c’est « un acte de loyauté et de responsabilité. Le chef de l’Etat incarne le rassemblement, la paix et l’unité nationale ».
« Un faux événement »
Pour l’opposition congolaise, « c’est la chronique d’une décision déjà annoncée. Un faux événement : le PCT n’a qu’un seul chef ». Il faut dire que le suspense n’avait rien d’insoutenable. Depuis les premiers appels à une nouvelle candidature du président congolais, le scénario est écrit d’avance : un dialogue boycotté par une grande partie de l’opposition ; puis en octobre, un référendum pour faire sauter le verrou constitutionnel. Les contestations de l’opposition n’y changeront rien. Denis Sassou-Nguesso a désormais la possibilité de faire trois nouveaux mandats lui qui cumule déjà plus de 30 années à la tête du pays.
Guy-Romain Kinfoussia, porte-parole de la principale coalition d’opposition (Frocad-IDC), n’est pas du tout surpris.
M. Sassou-Nguesso n’a pas tordu le cou à la Constitution du 20 janvier 2002 pour laisser passer quelqu’un d’autre. (…) C’est un simulacre pour donner l’impression à tous les démocrates du monde qu’au Congo il y a une démocratie qui s’exerce.
Guy-Romain Kinfoussia Porte-parole du Frocad-IDC
Qui pour lui faire face ?
Ce qui était moins attendu en revanche, c’est la décision annoncée fin décembre sur l’avancement au 20 mars du premier tour de la présidentielle qui devait initialement avoir lieu en juillet. Une manière peut-être de déstabiliser davantage l’opposition. Une manière aussi de ne pas laisser les polémiques s’installer dans le pays.
Le président sortant est le deuxième candidat déclaré à la présidentielle anticipée après l’indépendant Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou. Les deux principales plateformes d’opposition devraient faire connaître dans les prochains jours le ou leurs candidats à la présidentielle.