Author: Don Kayembe

  • Video: Hommage au Me Gerard Kamanda wa Kamanda

    Video: Hommage au Me Gerard Kamanda wa Kamanda

    GĂ©rard Kamanda wa Kamanda est mort la nuit de mercredi Ă  jeudi 21 janvier Ă  Kinshasa dans la formation mĂ©dicale MĂ©decin de nuit, oĂč il Ă©tait admis depuis plus de trois semaines pour des soins de santĂ©.
    NĂ© en 1940, GĂ©rard Kamanda wa Kamanda a Ă©tĂ© ministre des Affaires Ă©trangĂšre de l’ex-ZaĂŻre Ă  trois reprises en 1983, de 1995 Ă  1996 et de 1996 Ă  1997.

    Dans le Gouvernement de transition issu des accords de Sun City en Afrique du Sud, Gérard Kamanda wa Kamanda a occupé le poste du ministre de la Recherche scientifique.

  • NBA: Le Congolais Biyombo “Profiter seul de sa rĂ©ussite est un Ă©chec”

    NBA: Le Congolais Biyombo “Profiter seul de sa rĂ©ussite est un Ă©chec”

    Biyombo-Du haut de ses 2,06 mĂštres, le natif de Lubumbashi fait partie des jeunes joueurs africains qui font le plus parler d’eux dans la NBA, la principale ligue de basket-ball en AmĂ©rique du nord.

    “DĂ©but et carriĂšre professionnelle”

    Bismack Biyombo Sumba a dĂ©butĂ© sa carriĂšre dans son pays natal. Il se souvient de l’époque oĂč il n’avait pas des chaussures appropriĂ©es pour pratiquer le sport.

    Mais cela ne l’a pas empĂȘchĂ© de rĂȘver grand.

    Comme la plupart des gamins dĂ©sireux d’exceller dans ce sport, il voulait jouer un jour en NBA.

    Il lui a toutefois fallu quelques annĂ©es pour que ses rĂȘvĂ©s deviennent rĂ©alitĂ©.

    Il avait 16 ans quand il a Ă©tĂ© repĂ©rĂ© au cours d’un tournoi au YĂ©men par Mario Palma, ancien entraineur de l’Angola et de la Jordanie.

    Le congolais Ă©volue d’abord en troisiĂšme, puis en premiĂšre division espagnole.

    Bismack Biyombo rejoint par la suite la NBA et aprÚs avoir joué pour les Charlotte et signe en 2015 un contrat avec les Toronto Raptors.

    ” A l’aise Ă  Toronto comme dans les Airs “

    ” Mon adaptation se passe trĂšs bien ” nous confie Bismack Biyombo, qui rappelle que l’ambition de son Ă©quipe est de gagner la NBA.

    L’équipe de Tonronto est actuellement deuxiĂšme de la confĂ©rence Est.

    L’équipe est en train de bien jouer, les choses marchent bien pour moi-mĂȘme et pour l’équipe et nous avons des joueurs talentueux pour y arriver » se rĂ©jouit Bismack Biyombo.

    ” Profiter seul de sa rĂ©ussite est un Ă©chec “

    Malgré son jeune ùge, 23ans, le basketteur pense redonner aux autres ce que le basket lui a donné.

    Le pivot des Toronto Raptors estime que les africains qui rĂ©ussissent Ă  atteindre un niveau aussi Ă©levĂ© doivent aussi s’impliquer dans le dĂ©veloppement du basket sur le continent.

    Il aime reprendre une phrase d’un de ses ” aĂźnĂ©s “.

    ” Si les gens disent que vous ĂȘtes le seul de votre pays Ă  avoir rĂ©ussi et si vous n’aidez pas d’autres personnes Ă  atteindre votre niveau au plus, c’est un Ă©chec. ”

    Pour Bismack Biyombo, d’autres basketteurs africains qui ont rĂ©ussi dans la NBA doivent aider les autres surtout les jeunes sur le continent Ă  dĂ©velopper leur talents et Ă  atteindre eux aussi le haut niveau.

    “Les jeunes sont fatiguĂ©s des promesses, il faut des actions concrĂštes afin de permettre Ă  l’Afrique d’aller de l’avant ” , a martelĂ© le Luchois.

    Depuis l’annĂ©e derniĂšre, le pivot des Toronto Raptors organise des camps d’entraĂźnement regroupant des jeunes de Kinshasa, Lubumbashi, Goma, trois villes de la RDC (son pays d’origine).

    Il explique, entre autres, que le choix de Goma est de donner une image positive de cette région différente de celle projetée tout le temps par les media.

    L’objectif, selon le basketteur congolais est d’entraĂźner ces jeunes et de leur offrir des Ă©quipements.

    En effet, l’est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) a Ă©tĂ© touchĂ© par des conflits armĂ©s et des rebellions.

    Bismack Biyombo se rappelle “quand j’ai commencĂ© par jouer, je ne pouvais pas m’acheter de chaussures neuves “.

    Pour lui c’est important d’inspirer et de donner un meilleur avenir à ces jeunes, qui pour certains, sont des enfants de la rue.

    (BBC)

  • Quinze ans aprĂšs sa mort, quel est l’hĂ©ritage de Kabila pĂšre

    Quinze ans aprĂšs sa mort, quel est l’hĂ©ritage de Kabila pĂšre

    L. Kabila-Il y a 15 ans jour pour jour, les Congolais apprenaient la mort de Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila, assassinĂ©, le 16 janvier 2001 par l’un de ses gardes rapprochĂ©s. Le choc est tel que les autoritĂ©s mettent deux jours Ă  confirmer officiellement la nouvelle. Son arrivĂ©e Ă  la tĂȘte du ZaĂŻre, 4 ans plus tĂŽt avec l’aide du voisin rwandais, avait soulevĂ© un immense espoir. Il Ă©tait alors vu comme le « tombeur » du dictateur Mobutu Sese Seko. AussitĂŽt, il change d’ailleurs l’hymne national et redonne au pays son nom de RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo comme pour refermer symboliquement la longue parenthĂšse mobutiste. Mais finalement, quinze ans plus tard, que reste-t-il de son hĂ©ritage ?

    Il se faisait appeler « le soldat du peuple » et aujourd’hui encore une partie des Congolais se souvient de Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila comme d’un « libĂ©rateur », celui qui a dĂ©barrassĂ© le Congo du joug de la dictature de Mobutu d’abord puis s’est ensuite battu pour l’intĂ©gritĂ© du pays. Un « nationaliste » dont la devise est encore visible dans les rues de Kinshasa, placardĂ©e sur des affiches Ă  son effigie : « Ne jamais trahir le Congo ».

    « Dans toutes ses attitudes, tous ses discours, tous ses actes », se souvient un habitant de Kinshasa, « on sentait bien qu’il voulait vraiment que le Congolais soit indĂ©pendant et libre ». Libre, et aussi responsable de son destin renchĂ©rit cet autre habitant. « C’était un apĂŽtre de l’auto-prise en charge du Congolais. Le Congolais doit se prendre en charge, ne pas attendre que son bien-ĂȘtre lui soit apportĂ© par l’extĂ©rieur. Nous avons tout ici pour nous dĂ©velopper », reprend le kinois.

    Quinze ans plus tard, le kabilisme de Laurent-DĂ©sirĂ© est toujours prĂ©sent Ă  travers le parti PK, les Patriotes kabilistes, mais il pĂšse peu sur l’échiquier politique. Le PK n’est pas reprĂ©sentĂ© Ă  l’AssemblĂ©e et n’est prĂ©sent que dans 5 provinces sur 11. Quant Ă  son prĂ©sident, Mwenze Kongolo, ex-ministre de la Justice sous Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila, il milite dĂ©sormais dans l’opposition – il a rĂ©cemment rejoint le Front citoyen – car il reproche Ă  l’actuel prĂ©sident Joseph Kabila de n’avoir pas su entretenir « l’espoir qui Ă©tait né » de son arrivĂ©e au pouvoir ni prĂ©server ses rĂ©alisations, par exemple « le service national », qui Ă©tait, selon lui, « un service trĂšs important parce qu’il donnait de l’espoir aux jeunes gens dĂ©sƓuvrĂ©s ». Ou encore, « le projet des cantines populaires, (dans lequel) le gouvernement vendait (de la nourriture) moins cher. Tout ça, dĂ©plore-t-il, n’a pas Ă©tĂ© entretenu du tout. Tout cela a Ă©tĂ© cassĂ©. C’est ça notre lutte ».

    Bilan mitigé

    Pourtant, lorsque l’on interroge les historiens, le bilan qu’ils dressent des quatre petites annĂ©es que Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila passe Ă  la tĂȘte du pays est plus que mitigĂ©. Filip Reyntens, professeur Ă  l’universitĂ© d’Anvers en Belgique, parle mĂȘme d’un hĂ©ritage « dĂ©sastreux ». Et c’est peu dire Ă  l’en croire que les espoirs de changement soulevĂ©s par le dĂ©part de Mobutu ont Ă©tĂ© rapidement déçus : « Le systĂšme qui a Ă©tĂ© mis en place Ă©tait un profondĂ©ment anti-dĂ©mocratique, peu transparent et je pense que le systĂšme l’est restĂ© jusqu’à aujourd’hui ».

    « Il est vrai, nuance Filip Reyntens, qu’à son arrivĂ©e au pouvoir en 1997, Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila trouve un Etat dĂ©liquescent, mais il n’a pas su commencer Ă  reconstruire un minimum d’Etat. C’est peut-ĂȘtre comprĂ©hensible, poursuit-il, compte tenu de son passĂ©. Un passĂ© au maquis. Il n’a jamais pendant ce passĂ© gĂ©rĂ© un Etat, ne savait probablement pas comment fonctionne un Etat et il a gĂ©rĂ© le Congo comme son maquis, tel qu’il l’a pratiquĂ© fin des annĂ©es 60 et dĂ©but des annĂ©es 70 ».

    RĂ©sultat : Ă©conomiquement aussi bien que politiquement, pendant les 4 annĂ©es oĂč Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila est au pouvoir, la situation n’a fait qu’« empirer ».

    Avant la deuxiĂšme guerre du Congo

    En arrivant, il avait pourtant de bonnes intentions, estime le chercheur en sciences sociales Anicet Mobe. Il est imprĂ©gnĂ© d’idĂ©aux marxistes, mais trĂšs vite, explique-t-il, il se heurte Ă  l’appĂ©tit de ses parrains, autrement dit des pays qui lui ont permis de prendre les rĂȘnes du pays. « Les conditions dans lesquelles il a accĂ©dĂ© au pouvoir ont d’emblĂ©e hypothĂ©quĂ© Ă  la fois son engagement nationaliste et aussi ses choix Ă©conomiques, estime Anicet Mobe parce que dĂšs le dĂ©part, il a Ă©tĂ© obligĂ© des contrats faramineux avec certaines sociĂ©tĂ©s miniĂšres anglo-saxonnes. Et surtout, par rapport Ă  des pays comme le Rwanda et l’Ouganda ce n’était pas tellement des contrats en bonne et due forme, mais c’était surtout, le pillage systĂ©matique des ressources Ă©conomiques au Congo ».

    Paradoxalement, Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila reste pourtant dans le cƓur des Congolais comme celui qui a finalement dit « non » Ă  la tutelle du voisin rwandais. Un revirement, qui, pensent certains, lui aurait peut-ĂȘtre coĂ»tĂ© la vie. Et qui en tout cas a Ă©tĂ© l’Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur de la deuxiĂšme guerre du Congo. Une guerre dĂ©vastatrice, qui dĂ©stabilise profondĂ©ment et pour longtemps l’est de la RDC et qui n’empĂȘche pas, bien au contraire, le pillage des ressources du pays par ses voisins de se poursuivre par l’intermĂ©diaire de nombreux groupes armĂ©s dont une partie sĂ©vit encore aujourd’hui.

  • SĂ©nĂ©gal: vers la rĂ©duction du mandat du prĂ©sident Macky Sall?

    Sénégal: vers la réduction du mandat du président Macky Sall?

    Le président sénégalais Macky Sall - AFP
    Le prĂ©sident sĂ©nĂ©galais Macky Sall –
    AFP

    -Au SĂ©nĂ©gal, le prĂ©sident Macky Sall avait abordĂ© la question de la rĂ©vision de la Constitution lors de ces vƓux le 31 dĂ©cembre, et notamment la rĂ©duction de son mandat en cours de sept Ă  cinq ans. Le dĂ©bat politique est permanent sur cette question et ce projet de rĂ©vision a Ă©tĂ© diffusĂ© ce dimanche soir. L’objectif affichĂ© par le chef de l’Etat est de renforcer la dĂ©mocratie sĂ©nĂ©galaise. Au total, ce sont quinze mesures qui sont proposĂ©es.

    Bien Ă©videmment, l’article le plus important de ce projet de rĂ©vision concerne la durĂ©e du mandat en cours du chef de l’Etat. Passer de sept Ă  cinq ans Ă©tait une des promesses phares du candidat Macky Sall. VoilĂ  dĂ©sormais la proposition de l’article 27 remanié : « La durĂ©e du mandat du prĂ©sident est de cinq ans. Cette disposition s’applique au mandat en cours. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consĂ©cutifs ». A l’image de la disposition prise par la transition au Burkina, il est ajouté : « Cet article ne peut faire l’objet de rĂ©vision ». En cas de validation, l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel direct avec la majoritĂ© absolue ne pourra pas non plus ĂȘtre rĂ©visĂ©e. Le chef de l’état devra Ă©galement avoir moins de 75 ans le jour du scrutin.

    ContrĂŽle du gouvernement

    Autre point revu, la volontĂ© d’un contrĂŽle de l’action gouvernementale par l’AssemblĂ©e nationale. Ce sont les projets d’articles 81, 85 et 86 de la Constitution. En cas de validation, il est prĂ©vu que les ministres pourront ĂȘtre entendus Ă  tout moment par l’AssemblĂ©e nationale. Concernant les propositions sur les droits et les devoirs des citoyens, c’est l’article 25 et le droit Ă  un environnement sain, l’obligation de s’acquitter de ses obligations fiscales y sont notamment clairement dĂ©finis.

    Un référendum ?

    Ce projet de rĂ©vision doit dĂ©sormais ĂȘtre soumis au Conseil constitutionnel. La validation ou non engagera la suite du processus qui pourrait aboutir Ă  un rĂ©fĂ©rendum.

    (RFI)

  • Manifestation de commĂ©moration de la rĂ©pression de janvier 2015 empĂȘchĂ©e A Kinshasa ,pas dans les provinces

    Manifestation de commĂ©moration de la rĂ©pression de janvier 2015 empĂȘchĂ©e A Kinshasa ,pas dans les provinces

    police-51Des manifestations appelĂ©es par l’opposition en commĂ©moration des Ă©meutes de 2015 contre une tentative de modifier de la loi Ă©lectorale ont eu lieu dans diffĂ©rentes provinces, mais la police les a empĂȘchĂ© de se tenir dans la capitale congolaise.

    A Kinshasa, l’opposition dĂ©nonce l’arrestation dplusieurs personnes mardi dans diffĂ©rents endroits oĂč des confĂ©rences et des cultes devaient avoir lieu.

    Le Front citoyen, une plate-forme composĂ©e des acteurs de l’opposition et de la sociĂ©tĂ© civile, dĂ©nonce l’enlĂšvement et l’interpellation de certains de ses membres. Selon l’opposant Martin Fayulu, les acteurs et sympathisants du front citoyen voulaient cĂ©lĂ©brer la mĂ©moire des victimes des manifestations du 19 janvier 2015. Il parle d’une centaine des cas d’arrestations.

    “On a commencĂ© par enlever nos militants
 On est parti intimider les prĂȘtres
 on a arrĂȘtĂ© mĂȘme des particuliers auprĂšs de qui nous avions louĂ© des salles pour animer nos confĂ©rences-dĂ©bat”, se plaint M. Fayulu.

    Martin Fayulu au micro de Radio Top Congo


    Selon Jean-Lucien Mbusa, modĂ©rateur de la plate-forme la Dynamique de l’opposition, les forces de sĂ©curitĂ© ont occupĂ© les lieux depuis trĂšs tĂŽt dans la matinĂ©e et ont empĂȘchĂ© tout rassemblement, arrĂȘtant des manifestants qui s’obstinaient Ă  y rester.

    Une autre figure de l’opposition, Vital Kamerhe, soutient, lui, avoir demandĂ© Ă  ses partisans de ne pas cĂ©der Ă  la provocation de la police qui avait fait irruption dans la salle oĂč il devait tenir une confĂ©rence Ă  Kinshasa.

    L’Inspecteur gĂ©nĂ©ral de la police, le gĂ©nĂ©ral CĂ©lestin Kanyama, a, pour sa part, dĂ©menti sur Radio Okapi toute action de la police contre des manifestants Ă  Kinshasa.

    L’AFP estime par ailleurs à prùs de 5.000, les personnes qui ont pu manifester dans les provinces de l’Est.

    Le plus grand rassemblement de la journĂ©e a eu lieu Ă  Bukavu, fief du troisiĂšme parti d’opposition, l’Union pour la Nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, oĂč les manifestants se sont rassemblĂ©s sur une place pour Ă©couter divers orateurs venus dire “non” Ă  un “troisiĂšme mandat” du prĂ©sident Joseph Kabila et exiger la tenue de la prĂ©sidentielle en 2016, comme prĂ©vu par la Constitution.

    A Goma, capitale du Nord-Kivu (est), environ 400 personnes ont manifestĂ© contre le pouvoir dans le calme, selon un autre journaliste de l’AFP.

    A Lubumbashi (sud-est), deuxiĂšme ville du pays, l’armĂ©e a dispersĂ© Ă  la mi-journĂ©e quelques 300 personnes rĂ©unies Ă  l’appel de l’opposition pour prier dans la rue pour les quelques dizaines de personnes tuĂ©es entre le 19 et le 22 janvier 2015 lors de violences provoquĂ©es par l’examen au Parlement d’un projet de loi Ă©lectorale contestĂ©.

    Un correspondant de l’AFP qui couvrait cette manifestation et un journaliste de Radio Okapi (la radio de l’ONU en RDC) ont Ă©tĂ© molestĂ©s par des soldats et retenus pendant plusieurs heures avant d’ĂȘtre relĂąchĂ©s.

    L’opposition a appelĂ© ces manifestations pour commĂ©morer les Ă©meutes qui ont lieu un an plus tĂŽt, opposĂ©es Ă  des tentatives de modifier la loi Ă©lectorale et la Constitution.  Quarante personnes Ă©taient tuĂ©es au cours ces violences de 2015.

    VOA

  • Est-ce la diaspora qui sauvera le Congo ou l’inverse ?

    Est-ce la diaspora qui sauvera le Congo ou l’inverse ?

    Kinshasa-« Ah, mais c’est trĂšs bien, vous ĂȘtes rentrĂ© au pays. C’est courageux de votre part. La diaspora sauvera le Congo, j’en suis convaincu. Avec des gens comme vous ! ». Depuis des mois, j’entends des phrases de ce type.

    On me les assĂšne Ă  longueur de temps, Ă  tous propos. Je n’ai jamais su comment rĂ©agir tant cette assertion est gĂȘnante. Elle me met et m’a toujours mis mal-Ă -l’aise. À force, j’ai commencĂ© Ă  y penser, y rĂ©flĂ©chir et chercher l’origine de cette gĂȘne. Congolais de la diaspora, qu’ai-je rĂ©ellement Ă  apporter à ce pays qui soit si flagrant ? En mĂ©ditant cette question finalement mal posĂ©e, une idĂ©e renversant son postulat m’est simplement venue – vĂ©ritablement Ă©vidente, elle : c’est le Congo qui m’apporte quelque chose. EsquissĂ© Ă  gros traits, ce pays m’offre ce que je n’ai encore jamais eu : une histoire commune, une aventure collective, une appartenance, une identitĂ©, un clan, des racines profondes, une place, du sens.

    On me parle du Congo depuis ma naissance. On me l’a expliquĂ© en long et en large, dĂ©crit, racontĂ©. On m’a dit que j’étais un fils du Kongo. Ce pays, je l’ai imaginĂ© avec un affect sentimental extrĂȘmement puissant. Ces graines semĂ©es depuis ma plus prime jeunesse dans le trĂ©fonds de mon Ăąme germent, Ă©closent et s’épanouissent depuis mon retour. C’est une seconde naissance, consciente celle-ci. En ce sens, j’ai toujours cultivĂ© une profonde humilitĂ© Ă  l’égard de ce pays, de sa population si diverse et, dĂšs lors, n’ai aucunement la prĂ©tention de donner de leçons ni d’avoir grand-chose Ă  apporter en propre.

    Cette diaspora congolaise qui rentre chez elle, je la fréquente.

    Fabien, 29 ans : « J’ai grandi Ă  Paris. Je suis rentrĂ© pour mon pĂšre. Mon frĂšre travaille Ă  New-York et n’a pas l’intention de vivre en Afrique. Ma mĂšre et ma sƓur vivent au Canada et viennent ici en vacances. Mes parents sont sĂ©parĂ©s. J’étais le seul Ă  pouvoir continuer les affaires de mon pĂšre qui s’est remariĂ©. Je m’ennuyais Ă  Paname. Et toi, c’est quoi ton histoire ? » ; Apolline, 30 ans : « Je bossais Ă  Londres et suis sortie avec un mec qui voulait rentrer travailler au Congo. Je l’ai suivi. Je ne sais pas ce que je ferai les prochaines annĂ©es mais je rentrerai vivre en Belgique Ă  un moment. Et toi, c’est quoi ton histoire ? » ; Steve, 28 ans : « J’ai Ă©tudiĂ© et vĂ©cu Ă  Londres. Je suis du Katanga utile. J’ai toujours gardĂ© la nationalitĂ© et voulais rentrer au pays. Il y a tellement de choses Ă  faire ici. Pourquoi pas Kin ? C’est une ville un peu agitĂ©e pour un Katangais mais comme j’ai vĂ©cu Ă  Londres, je n’ai aucun problĂšme. Et toi, c’est quoi ton histoire ? ».

    La diaspora est d’abord et avant tout le rĂ©cit d’un dĂ©racinement, d’une coupure, d’une dĂ©chirure

    Diane, Paul, Mambo, Jean 
 autant d’histoires diffĂ©rentes mais, au fond, si proches, similaires. Elles sont les dĂ©clinaisons d’un mĂȘme phĂ©nomĂšne, le dĂ©racinement. La diaspora est d’abord et avant tout le rĂ©cit d’un dĂ©racinement, d’une coupure, d’une dĂ©chirure. Ce phĂ©nomĂšne est violent, douloureux. Qu’on l’ait choisi ou qu’on en soit le fruit. Les uns le vivent mieux que les autres. Se sentir Ă©tranger dans le pays oĂč on est nĂ©, on a grandi, vĂ©cu ses premiĂšres Ă©motions, ses premiers Ă©merveillements ; connu ses premiĂšres dĂ©sillusions, ses premiers chagrins ; nouĂ© ses amitiĂ©s les plus intenses est un paradoxe d’une profondeur insondable. Etre un Ă©tranger dans le pays qui vous a façonnĂ© est invinciblement incomprĂ©hensible pour qui ne l’a vĂ©cu.

    Toutes ces histoires, tous ces destins diasporiques crĂ©ent certes une intimitĂ© particuliĂšre mais une rivalitĂ© aussi. Nous jouons dans la mĂȘme division. Certains connaissent bien le Congo d’autres moins ou pas du tout. Ensuite, ce retour, nous le vivons chacun Ă  sa maniĂšre. Les raisons qui nous ont poussĂ©s Ă  rentrer sont diverses. Les uns galĂ©raient en Europe ou en AmĂ©rique durant leurs Ă©tudes, ne trouvaient pas de travail ou l’avaient perdu.

    Rentrer est l’occasion de se refaire, de changer de quotidien, de fuir un continent en mal d’idĂ©al

    Rentrer est l’occasion de se refaire, de changer de quotidien, de fuir un continent en mal d’idĂ©al. D’autres y voient l’accomplissement d’une quĂȘte existentielle, un devoir filial, la rĂ©intĂ©gration d’une lignĂ©e ancestrale, la rĂ©appropriation d’un hĂ©ritage. D’autres encore, opportunistes assumĂ©s, sautent sur l’occasion de s’en mettre plein les poches et mener grand train. Souvent, c’est un savant mĂ©lange de tout cela. IrrĂ©ductibles, indĂ©finissables, tels sont les motifs qui prĂ©sident Ă  un tel choix. Le constat est pourtant le mĂȘme : comment s’intĂ©grer, se rĂ©intĂ©grer Ă  cette complexe sociĂ©tĂ© congolaise qui, elle-mĂȘme, nous considĂšre comme des Ă©trangers ?

    « Diaspourrie »

    Les congolais de RDC, ceux du cru, ne sont pas de fervents admirateurs de cette diaspora. Ils ne l’apprĂ©cient pas. Ils la voient revenir – pour eux arriver – et accĂ©der plus rapidement Ă  des postes pour lesquels, malgrĂ© leurs dix, quinze annĂ©es d’expĂ©rience, on n’aurait jamais pensĂ© Ă  eux. Les vicissitudes du pays, la diaspora ne les a, en gĂ©nĂ©ral, pas subies ou justement fuies. Les affres de la guerre, les pillages, les viols, les millions de morts, elle en a pris connaissance en lisant les dossiers spĂ©ciaux consacrĂ©s Ă  la RDC du Monde diplomatique ou par la famille restĂ©e au pays. On peut comprendre qu’ils l’aient mauvaise de voir ce retour – pas si noble ou dĂ©sintĂ©ressĂ© – de cette diaspora prĂ©tendument providentielle dont on n’arrĂȘte pas de leur tympaniser les oreilles. Ce qui se construit, c’est un Congo sans ou malgrĂ© eux. Ils s’en sont juste rendu compte. Ces Congolais qui la dĂ©testent ou la jalousent, je les comprends finalement. Ils l’appellent la diaspourrie.

    IndĂ©niablement, l’image qu’elle vĂ©hicule est celle d’une caste fermĂ©e, d’un monde vivant reclus dans la RĂ©publique de la Gombe, Ă  Ma Campagne, Ă  Mont Fleury, Ă  UTEX. Catholique, elle frĂ©quente les mĂȘmes Ă©glises qui, le dimanche, rassemblent le bottin mondain de la capitale. C’est la foire aux vanitĂ©s. Une arĂšne de fauves aussi. L’apparence et un matĂ©rialisme hallucinant y rĂšgnent en maĂźtre absolu dans ce pays oĂč une telle pauvretĂ© a pignon sur rue. Sans filtre, cru, brut de dĂ©coffrage, le contraste violent qui en dĂ©coule laisse incrĂ©dule. Arrogante, vaine, imbue d’elle-mĂȘme, elle singe les Belges d’hier, les grands du monde d’aujourd’hui. Pourtant, cette indĂ©cence n’est pas l’apanage de Kinshasa ni du Congo. Cette diaspora se dĂ©cline et ne peut tout uniment, indistinctement ĂȘtre clouĂ©e au pilori. Laissons-lui, laissez-nous le bĂ©nĂ©fice du doute.

    EnvisagĂ©s plus largement, l’uniformisation, l’abrutissement Ă  marche forcĂ©e des diffĂ©rentes sociĂ©tĂ©s et cultures, finalement, c’est la diaspora – d’oĂč qu’elle vienne – qui en est le principal vecteur. Celle-ci tient le rĂŽle de mĂ©tastases dans ce cancer mondial qui n’en finit pas de tuer les particularismes, les identitĂ©s noyĂ©s dans une humanitĂ© conceptuelle bien abstraite alors qu’il existe des peuples et des hommes bien rĂ©els, eux.

    « C’est la diaspora qui sauvera le Congo » n’ont-ils de cesse d’assĂ©ner. Sans doute est-ce pour toutes ces raisons que je ne peux plus les entendre, les phrases de ce type. Elles auront cependant eu le mĂ©rite d’éclairer l’imposture dans laquelle, pour l’instant, je me trouve.

    Jeune Afrique
    (par Philippe-Alexandre Sondj Mulanza Kating )
    D’origine congolaise, Philippe-Alexandre Sondj Mulanza Kating est nĂ© et a grandi Ă  Bruxelles. Depuis un peu plus d’une annĂ©e, il a dĂ©cidĂ© de rentrer s’installer Ă  Kinshasa oĂč il travaille et vit dĂ©sormais.
  • Dossier transport maritime : ces futurs ports qui changeront la donne en Afrique

    Dossier transport maritime : ces futurs ports qui changeront la donne en Afrique

    Port de Matadi-Entre sites traditionnels et plateformes de transbordement, un nouveau rĂ©seau d’interfaces Ă©merge. Leur but : connecter l’intĂ©rieur des terres Ă  la mer.

    Tanger, Djibouti, Le Cap, Alexandrie, Dakar
 Noms quasi mythiques pour les marins et ports historiques de l’Afrique. RemplacĂ©s par Badagry, Lamu, Nqura
 De simples quais de pĂȘche jetĂ©s le long des cĂŽtes mais appelĂ©s Ă  tenir demain le rĂŽle d’interfaces portuaires pour le continent. Dans le sillage des porte-conteneurs, toujours plus gros et toujours plus nombreux Ă  remonter les cĂŽtes africaines, se redessine la carte maritime du continent. Et c’est presque dans une course contre la montre que s’est lancĂ©e l’Afrique depuis cinq ans pour rĂ©aliser son « rattrapage portuaire », selon l’expression des spĂ©cialistes.

    50 milliards de dollars

    Entre l’inauguration du port de Tanger Med, en 2007, et la rĂ©ception des premiĂšres installations programmĂ©es pour 2017 Ă  Lamu, sur la partie nord du littoral kĂ©nyan, plus d’une cinquantaine de milliards de dollars (plus de 40 milliards d’euros) auront Ă©tĂ© investis pour que l’Afrique s’équipe Ă  son tour « des terminaux ultramodernes et entiĂšrement automatisĂ©s qui ont vu le jour en Asie et en Europe », explique François-Xavier Delenclos, vice-prĂ©sident chargĂ© du dĂ©veloppement chez l’opĂ©rateur danois APM Terminals (APMT).

    Entre 2007 et 2017, plus d’une cinquantaine de milliards de dollars auront Ă©tĂ© investis pour que l’Afrique s’équipe Ă  son tour de terminaux ultramodernes et entiĂšrement automatisĂ©s.

    L’Afrique ne reprĂ©sente toujours que 5 % du commerce maritime mondial et moins de 2 % du trafic conteneurisĂ© de la planĂšte, mais les volumes traitĂ©s ont Ă©tĂ© multipliĂ©s par quatre, en ligne avec la croissance Ă©conomique du continent, elle-mĂȘme stimulĂ©e par les Ă©changes avec l’Asie.

    Une premiÚre remise à niveau des quais a donc eu lieu durant la derniÚre décennie, dans la foulée des contrats de mise en concession signés entre les autorités portuaires publiques et les opérateurs privés internationaux, alléchés par les 7 % de croissance annuelle affichés depuis quinze ans par les trafics maritimes africains en tout genre.

    De Dakar Ă  Luanda, chaque port y va de son projet de dĂ©veloppement, et les portiques fleurissent le long du golfe de GuinĂ©e. Dans le mĂȘme temps, les cĂŽtes africaines s’équipent de leurs premiers ports de transbordement, spĂ©cialisĂ©s dans l’éclatement et la redistribution des flux de marchandises conteneurisĂ©es venant d’Europe et d’Asie. DP World s’inspire de ses installations Ă  DubaĂŻ pour construire le terminal de Doraleh, au large de Djibouti, APMT de l’expĂ©rience acquise sur ses terminaux europĂ©ens et asiatiques pour moderniser Port-SaĂŻd, et Transnet puise dans son trĂ©sor de guerre pour Ă©tendre les quais de Durban et sortir des eaux le port flambant neuf de Nqura pour 900 millions de dollars.

    Le collier de perles est complĂ©tĂ© par Tanger Med – jailli de l’esprit de Mohammed VI, sans doute impressionnĂ© par la belle mĂ©canique d’AlgĂ©siras, de l’autre cĂŽtĂ© du dĂ©troit de Gibraltar – , par Las Palmas, le hub de la compagnie maritime Mediterranean Shipping Company (MSC), qui suit sa propre logique, et par le terminal modĂšle de Pointe-Noire, gĂ©rĂ© par BollorĂ© Africa Logistics (BAL), porte d’entrĂ©e de plus en plus incontournable en Afrique centrale et sur le marchĂ© toujours Ă  prendre de la RD Congo.

    Mais une nouvelle phase de modernisation semble se mettre en place ces toutes derniĂšres annĂ©es, avec l’arrivĂ©e en eau profonde de « grands complexes industrialo-portuaires », pour reprendre la dĂ©nomination de Yann Alix, expert des questions maritimes et dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral de la Fondation Sefacil.

    Géants des mers

    Un nouveau rĂ©seau portuaire semble vouloir s’insĂ©rer dans l’existant, entre les ports traditionnels et les plateformes de transbordement. Les premiers sont certes en plein dĂ©veloppement, mais leur logique, avant tout nationale, ralentit le maillage terrestre entre les États.

    Par ailleurs, leur possibilitĂ© d’extension reste limitĂ©e face Ă  la pression urbaine et dĂ©mographique, obligeant les pouvoirs publics « à sortir les ports des villes », reprend Yann Alix. Quant aux secondes, elles permettent bien aux gĂ©ants des mers de faire escale en Afrique, mais la trĂšs grande majoritĂ© des conteneurs ne fait que regarder les cĂŽtes avant de repartir vers d’autres horizons.

    « Ce n’est pas une activitĂ© reprĂ©sentant beaucoup de valeur ajoutĂ©e pour un pays, et les risques de voir disparaĂźtre un trafic au profit d’un terminal concurrent moins cher ou plus productif sont grands pour un opĂ©rateur », prĂ©cise François-Xavier Delenclos.

    Comme Abidjan a pu l’apprendre Ă  ses dĂ©pens avec Tema lors de la crise ivoirienne. Une vĂ©ritable guerre des terminaux s’annonce sur la cĂŽte ouest-africaine, avec son lot de victimes potentielles : Douala, Libreville, Cotonou, voire Dakar. Face Ă  ces enjeux, une nouvelle gĂ©nĂ©ration de ports est en train d’émerger. « L’objectif n’est plus seulement d’attirer le fret, mais de concentrer et de maĂźtriser les flux », rappelle un spĂ©cialiste.

    Des projets pharaoniques de plusieurs milliards de dollars naissent Ă  quelques encablures des grands centres de consommation engorgĂ©s de Lagos, Dar es-Salaam ou Mombasa. ParticularitĂ© de ces infrastructures portuaires, « elles intĂšgrent le versant terrestre », souligne Yann Alix. Captant et fixant ainsi en un seul point de passage une part non nĂ©gligeable des deux grands flux africains, les biens de consommation Ă  l’import et les volumes de matiĂšres premiĂšres minĂ©rales et agricoles Ă  l’export.

    Jungle portuaire

    Ce n’est pas un hasard si la Chine, premier partenaire commercial du continent, a plus ou moins mis le gouvernement tanzanien devant le fait accompli en dĂ©voilant le projet de Bagamoyo lors de la visite officielle du prĂ©sident chinois en 2013. PĂ©kin a annoncĂ© ĂȘtre prĂȘt Ă  investir 10 milliards de dollars pour construire au nord de Dar es-Salaam un complexe susceptible de traiter 20 millions de conteneurs par an, soit le double d’un port comme Rotterdam. Attendu pour 2017, il comprend Ă©galement la desserte ferroviaire de la sous-rĂ©gion, lorgnant avec insistance les gisements congolais et zambiens.

    La mĂȘme stratĂ©gie semble ĂȘtre appliquĂ©e Ă  Lamu, au Kenya. Pour 24 milliards de dollars ! Cette bourgade inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco ambitionne de devenir le hub de la cĂŽte orientale, adossĂ© Ă  une raffinerie et surtout au fameux Lapsset Corridor (pour Lamu Port-South Sudan-Ethiopia Transport), un ensemble de voies ferrĂ©es, d’autoroutes et d’olĂ©oducs tirĂ©s Ă  travers le continent pour rejoindre Douala Ă  l’horizon 2030.

    Et quand ce ne sont pas les clients eux-mĂȘmes qui initient les projets, ce sont les fournisseurs, comme les compagnies miniĂšres Vale Ă  Nacala et Rio Tinto Ă  Beira, au Mozambique – en attendant peut-ĂȘtre Conakry -, alors que le fer du gisement de Mbalam pĂšse lourd dans l’état d’avancement de Kribi, au Cameroun.

    Du cĂŽtĂ© du Nigeria, l’explosion du trafic des conteneurs, censĂ©s atteindre les 10 millions d’EVP en 2025, contre 1,5 million aujourd’hui, justifie Ă  elle seule la rĂ©alisation de nouveaux ports Ă  Lekki et Ă  Badagry, construits pour quelques milliards de dollars supplĂ©mentaires Ă  une petite centaine de kilomĂštres de Lagos. « Il faut rĂ©unir quatre conditions pour s’imposer dans la jungle portuaire actuelle, rappelle un fin connaisseur du théùtre des opĂ©rations : un tirant d’eau pour recevoir les navires de derniĂšre gĂ©nĂ©ration, une superficie disponible pour entreposer des volumes de marchandises considĂ©rables, un marchĂ© rĂ©gional significatif aux portes mĂȘmes du port-relais et, enfin, la stabilitĂ© politique. » Les heureux Ă©lus se reconnaĂźtront.

    (Jeune Afrique)

  • Video:Le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale ivoirienne visĂ© par un mandat d’arrĂȘt burkinabĂš

    Video:Le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale ivoirienne visĂ© par un mandat d’arrĂȘt burkinabĂš

    Selon une source judiciaire, la justice burkinabĂš a Ă©mis vendredi un mandat d’arrĂȘt contre Guillaume Soro, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale ivoirienne, soupçonnĂ© d’avoir voulu soutenir la tentative de putsch de septembre dernier au Burkina Faso.

    Un mandat d’arrĂȘt a Ă©tĂ© lancĂ© par la justice militaire du Burkina Faso contre le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale ivoirienne Guillaume Soro, ancien chef de la rĂ©bellion ivoirienne, dans le cadre du coup d’État ratĂ© du 17 septembre au Burkina Faso, a affirmĂ©, vendredi 15 janvier, une source judiciaire Ă  l’AFP.

    “Nous avons Ă©tĂ© informĂ©s via les rĂ©seaux sociaux qu’un mandat d’arrĂȘt contre le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale ivoirienne aurait Ă©tĂ© envoyĂ©. La notification par les rĂ©seaux sociaux n’a pas de valeur juridique”, a toutefois ironisĂ© Moussa TourĂ©, un conseiller de Guillaume Soro.

    Qualifiant le mandat “d’improbable”, ce dernier a ajoutĂ© qu’il n’avait pas “connaissance que le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e ivoirienne ait Ă©tĂ© inculpĂ© (…), inculpation qui aurait donnĂ© lieu Ă  un mandat”.

    “Si ce mandat Ă©tait avĂ©rĂ©, ce serait un acte hostile contre la CĂŽte d’Ivoire et il ne resterait pas sans rĂ©ponse”, a-t-il prĂ©venu.

    Des enregistrements téléphoniques attribués à Djibrill Bassolé, qui fût ministre des Affaires étrangÚres burkinabÚ sous le régime du président déchu Blaise Compaoré, et à Guillaume Soro, ont été évoqués dans la presse en novembre.

    >> À lire sur France 24 : “Putsch au Burkina Faso : l’enregistrement qui agite le Web ivoirien et burkinabĂš”

    Guillaume Soro et Djibrill BassolĂ©, actuellement emprisonnĂ© et qui fut un homme clĂ© du rĂ©gime CompaorĂ© tombĂ© en 2014, ont tous deux niĂ© depuis avoir eu cette conversation, dĂ©nonçant une “manipulation”.

    Dans un enregistrement d’une quinzaine de minutes, les deux interlocuteurs envisagent la possibilitĂ© de soutenir le putsch alors en cours et menĂ© par le gĂ©nĂ©ral Gilbert DiendĂ©rĂ©, ancien bras droit de CompaorĂ© et chef de RĂ©giment de sĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle (RSP), l’unitĂ© putschiste.

    Guillaume Soro s’estime victime d’une “campagne de dĂ©nigrement”

    Les deux interlocuteurs Ă©voquent aussi la possibilitĂ© de “frapper” dans le nord du Burkina pour faire “paniquer” l’armĂ©e rĂ©guliĂšre qui se prĂ©parait Ă  donner l’assaut contre la base du RSP.

    En dĂ©cembre, le commissaire du gouvernement (procureur militaire) du Burkina, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, avait indiquĂ© que les enregistrements avaient Ă©tĂ© versĂ©s au dossier, soulignant qu’”un expert” serait chargĂ© d’authentifier ou de discrĂ©diter ces Ă©coutes.

    DĂ©but dĂ©cembre, lors d’une interview Ă  la radio privĂ©e Savane FM de Ouagadougou, le Premier ministre en exercice Isaac Zida avait affirmĂ© que les Ă©coutes tĂ©lĂ©phoniques Ă©taient “authentiques”.

    Le 16 septembre, des soldats du RSP avaient pris en otage le prĂ©sident Michel Kafando et le gouvernement avant de proclamer le coup d’État le lendemain. La mobilisation des citoyens et de l’armĂ©e loyaliste avait toutefois conduit Ă  l’Ă©chec du putsch une semaine plus tard.

    Djibrill BassolĂ© a Ă©tĂ© interpellĂ© Ă  son domicile le 29 septembre. Il a notamment Ă©tĂ© inculpĂ© de “haute trahison”, “attentat Ă  la sĂ»retĂ© de l’État” et “collusion avec des forces Ă©trangĂšres pour dĂ©stabiliser la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure”.

    Guillaume Soro, qui a Ă©galement fait l’objet en dĂ©cembre d’un mandat d’amener français dans le cadre de la plainte d’un fils de l’ancien prĂ©sident Gbagbo, s’Ă©tait dĂ©fendu mi-dĂ©cembre devant l’AssemblĂ©e nationale affirmant que ces Ă©coutes Ă©taient des “chimĂšres” et qu’il Ă©tait “victime d’une des pires campagnes de dĂ©nigrement et de calomnie”.

    “La spirale, l’emballement et l’affolement mĂ©diatique sans prĂ©cĂ©dent contre ma personne mĂ©ritent des clarifications aprĂšs le passage de cette tempĂȘte inouĂŻe”, avait-t-il dit aux dĂ©putĂ©s.

    Avec AFP

  • Dialogue en RDC: l’Union Africaine reprend la main sur la mĂ©diation

    Dialogue en RDC: l’Union Africaine reprend la main sur la mĂ©diation

    edem kodjo-En RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, le prĂ©sident Joseph Kabila avait invoquĂ© un dialogue politique national fin novembre. Une fronde au sein du gouvernement, Ă  un an de la supposĂ©e Ă©lection prĂ©sidentielle, avait secouĂ© la politique nationale. Depuis, les discussions piĂ©tinent. Et la mĂ©diation onusienne dĂ©plaĂźt. C’est l’Union africaine qui Ă  son tour prend les choses en main.

    L’annonce est passĂ©e en toute discrĂ©tion le 14 janvier dernier : la commission de l’Union africaine a demandĂ© Ă  Edem Kodjo de se rendre au plus vite Ă  Kinshasa. L’ancien Premier ministre togolais, et membre du groupe des sages au sein de l’organisation panafricaine, aura donc la lourde tĂąche de faciliter le dialogue entre pouvoir et opposition.

    Mais convaincues que le prĂ©sident Kabila cherche Ă  prolonger son mandat Ă  la tĂȘte du pays, les deux principales coalitions de l’opposition, le G7 et la Dynamique, ont annoncĂ© qu’elles ne prendront pas part Ă  ce dialogue.

    Saïd Djinnit jugé inefficace

    Par cette nomination, l’Union africaine reprend en main le dossier, aprĂšs l’ONU. PrĂ©cĂ©demment, c’Ă©tait l’envoyĂ© spĂ©cial des Nations unies pour les Grands Lacs, SaĂŻd Djinnit, qui avait Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ©. Mais les opposants lui reprochent son manque de rĂ©sultats lors de la mĂ©diation burundaise. Le diplomate algĂ©rien avait en effet jetĂ© l’Ă©ponge en juin dernier.

    Edem Kodjo sera-t-il mieux accueilli ? Il y a plus d’un an, l’Union africaine avait dĂ©jĂ  donnĂ© sa confiance Ă  l’homme politique togolais. Edem Kodjo avait Ă©tĂ© chargĂ© de faciliter la rĂ©solution de la crise burkinabĂš, aprĂšs la dĂ©mission de Blaise CompaorĂ©.

    RFI