Author: Don Kayembe

  • [Chronologie] RDC : de Kabila père à Kabila fils, 15 ans déjà

    [Chronologie] RDC : de Kabila père à Kabila fils, 15 ans déjà

    En 2001 lorsqu’il succède à son père assassiné le 16 janvier, Joseph Kabila n’a que 29 ans.

    Peu d’observateurs le voient conserver longtemps le pouvoir en RDC. Mais 15 ans plus tard,

    le fils du Mzee est toujours là et entretient le suspense sur son avenir politique au terme de

    son deuxième et théoriquement dernier mandat constitutionnel d’ici fin 2016.

    Retour en 15 dates sur ses 15 années de règne.

    Twitter

    16 JANVIER 2001

    Assassinat du père et ascension du fils


    Palais de Marbre, dans le bureau de travail de Laurent-Désiré Kabila, alors président de la RDC.

    Aux environs de 13 heures, un de ses gardes du corps rentre et tire à bout portant sur le chef de l’État.

    C’est la confusion à Kinshasa. Le décret-loi qui régit le pays à l’époque n’a rien prévu en cas de vacance

    du pouvoir. Des “réunions de crise” se succèdent jusqu’à la nomination le lendemain de Joseph Kabila

    comme “coordonnateur de l’action gouvernementale” en attendant le retour du chef de l’État dont

    le corps – pourtant sans vie – a été transféré au Zimbabwe. Quarante-huit plus tard, le gouvernement

    annonce la mort du Mzée. Le 26 janvier, son fils prête serment comme le nouveau président

    de la République. Et hérite d’un pays divisé par un conflit armé déclenché en 1998.

     

    Twitter

    17 DÉCEMBRE 2002

    Accord global et inclusif

    À Sun City, en Afrique du Sud, les belligérants acceptent de mettre fin à la guerre et de se partager le pouvoir.

    Joseph Kabila reste président de la République mais il est désormais assisté par quatre vice-présidents dont

    deux anciens chefs rebelles, Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa. C’est la formule “1 + 4”.

    Twitter

    11 NOVEMBRE 2004

    Tentative de putsch à Kinshasa


    Vers 2 heures 30 du matin, des éléments de la garde présidentielle de Joseph Kabila

    entrent en rébellion. Emmenés par le major Éric Lenge, les mutins prennent le contrôle

    de la Radio nationale pour annoncer l’échec du processus de transition. Très rapidement,

    les forces loyalistes lancent une contre-offensive. Le putsch échoue mais Éric Lenge reste introuvable.

    Twitter

    25 AOÛT 2005

    Rébellion du CNDP avec Laurent Nkunda

    Le couac entre Joseph Kabila et Laurent Nkunda remonte en septembre 2003 lorsque

    cet officier, issu de l’ancienne rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD),

    refuse d’intégrer la nouvelle armée nationale. À la place, il lance la “Synergie pour la concorde et

    la paix” qui deviendra, le 25 août 2005, la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

    Une année plutôt, le 26 mai 2004, Laurent Nkunda avait déjà prêté main forte à un autre officier

    dissident, Jules Mutebusi, à Bukavu, dans le Sud-Kivu. Sans grand succès. Le CNDP est vaincu à

    son tour le 16 janvier 2009. Nkunda se réfugie au Rwanda où il serait toujours assigné à résidence.

    Twitter

    18 FÉVRIER 2006

    Adoption d’une nouvelle Constitution

    Adoptée par le peuple à l’issue du référendum du 18 et 19 décembre 2005, la Constitution de la RDC

    est promulguée le 18 février 2006. Dans ses dispositions, la nouvelle loi fondamentale limite à deux

    le nombre des mandats présidentiels successifs. Un verrou constitutionnel qui empêche le président

    Joseph Kabila à rempiler à l’issue de son deuxième et dernier mandat.

    Twitter

    27 NOVEMBRE 2006

    Kabila, premier président élu


    La Cour suprême de justice proclame Joseph Kabila vainqueur de la première élection

    présidentielle démocratique organisée dans le pays.

    Twitter

    17 SEPTEMBRE 2007

    Contrats sino-congolais

    Le gouvernement congolais signe des contrats avec plusieurs firmes chinoises.

    Cela consiste en un prêt d’environ 9 milliards de dollars à la RDC, dont six pour développer les

    infrastructures et trois pour relancer le secteur minier. En échange de quelques titres miniers.

    Twitter

    28 FÉVRIER 2008

    Massacre au Bas-Congo

    Les adeptes du mouvement politico-religieux Budi Dia Kongo (BDK) s’étaient arrogés depuis 2007

    des pouvoirs de l’État dans plusieurs villages du Bas-Congo, dans l’ouest du pays. Jusquu’à ce que

    le pouvoir ne décide, le 28 février 2008, d’envoyer les forces de l’ordre pour y rétablir l’autorité de l’État.

    Des affrontements éclatent et font 27 morts dont 3 policiers, selon le bilan officiel. Mais une enquête des

    Nations unies parlera quelques jours plus tard d’au moins 100 personnes tuées, principalement des partisans du BDK.

    Fin 2013, une tentative de prise de la Radiotélévision nationale par des adeptes du pasteur Paul-Joseph Mukungubila

    sera également réprimée dans le sang.

    Twitter

    2 JUIN 2010

    Assassinat de Floribert Chebeya

    Floribert Chebeya, président de l’ONG la Voix des sans voix, est assassiné à Kinshasa.

    La veille, le militant congolais des droits de l’homme avait rendez-vous à l’Inspection générale

    de la police où il s’était rendu avec Fidèle Bazana, son chauffeur. Ce dernier a disparu.

    Twitter

    17 DÉCEMBRE 2011

    Réélection controversée

    Joseph Kabila est proclamé vainqueur à l’issue d’une présidentielle controversée.

    L’Église catholique, à travers Mgr Laurent Monsengwo, parle d’une réélection qui “ne réflète pas

    la vérité des urnes”. Arrivé deuxième, l’opposant Étienne Tshisekedi conteste les résultats et

    s’autoproclame le “président élu” de la République.

    Twitter

    6 MAI 2012

    Rébellion du M23

    Les anciens mutins du CNDP annoncent la création du Mouvement du 23-Mars (M23).

    Le nouveau groupe rebelle, dirigé par le général autoproclamé Sultani Makenga, réclame

    la mise en oeuvre de l’accord du 23 mars 2009 signé entre la précédente rébellion du CNDP

    et les autorités congolaises. Le 20 novembre, le groupe rebelle prend le contrôle de la ville de Goma,

    capitale du Nord-Kivu. La rébellion sera vaincue fin 2013 à l’issue d’une contre-offensive de

    l’armée congolaise, appuyée par la brigade d’intervention des Nations unies.

    Twitter

    14 OCTOBRE 2012

    Sommet de la Francophonie à Kinshasa

    Kinshasa accueille le XVIe sommet de la Francophonie. Plusieurs chefs d’État répondent

    au rendez-vous, notamment François Hollade. Le président français en profite pour souligner

    la préoccupation de la France face aux violences des droits humains en RDC. Allusion faite entre

    autres à l’assassinat du militant Floribert Chebeya et à l’arrestation de l’opposant Diomi Ndogala.

    Twitter

    19 JANVIER 2015

    Manifestations contre la réforme électorale

    Des manifestations éclatent à Kinshasa et dans la partie est du pays pour protester

    contre le projet de réforme électorale. Au coeur de la controverse une disposition qui voudrait

    lier l’organisation des élections au recensement de la population. Après son adoption à

    l’Assemblée nationale, la réforme électorale est revue et corrigée au Sénat qui supprime l’alinéa polémique.

    Twitter

    15 MARS 2015

    Arrestation de Fred Bauma

    Arrêtés avec quatre membres des mouvements citoyens sénégalais Y’en a marre et burkinabè Balai citoyen

    – libérés après la protestation de leurs pays respectifs -, qui participaient à une activité organisée à

    Kinshasa par le collectif congolais Filimbi, les militants congolais prodémocratie Fred Bauma

    et Yves Makwambala sont poursuivis notamment pour avoir “comploté contre la vie ou contre la personne du chef de l’État”.

    Twitter

    29 SEPTEMBRE 2015

    Divorce avec Moïse Katumbi

    Moïse Katumbi quitte le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD),

    formation politique de Joseph Kabila. Soutenu par les frondeurs du G7, le dernier gouverneur de l’ex-Katanga,

    la plus riche province du pays découpée en quatre parties à l’issue de la réforme territoriale en cours,

    rejoint l’opposition et cache à peine ses ambitions présidentielles.

    Réalisation : Trésor Kibangula
    Code source : Jean Abbiateci et Libédata
    Photos : Gwenn Dubourthoumieu/J.A, AP/SIPA, AFP

     

  • Les plans de l’opposant Étienne Tshisekedi pour 2016

    Les plans de l’opposant Étienne Tshisekedi pour 2016

    Tshisekedi-En convalescence à Bruxelles, l’opposant historique Étienne Tshisekedi a annoncé samedi, une fois de plus, son retour imminent en RDC. Le leader de l’UDPS a également préconisé, dans son message de voeux, le rassemblement de “toutes les forces acquises au changement” pour exiger notamment la tenue des élections dans les délais constitutionnels.

    En RDC, le jeu du chat et de la souris continue entre le président Joseph Kabila et l’opposant Étienne Tshisekedi. Ce dernier accuse désormais le chef de l’État de « [multiplier] des actes inacceptables d’intimidation, de manipulation et de provocation pour détourner les nobles objectifs préconisés par le dialogue [politique annoncé] », le soupçonnant de vouloir « perpétuer son règne ».

    Dans un message de vœux (écrit et vidéo) au peuple congolais rendu public le 9 janvier, dont Jeune Afrique s’est procuré l’intégralité, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti de l’opposition congolaise, a dévoilé ses intentions pour l’année 2016.

    • Retour imminent au pays

    L’opposant historique se trouve à Bruxelles depuis la mi-août pour des raisons de santé. « Aujourd’hui, il va mieux », assure l’un de ses proches. Mais quand est-ce qu’il compte regagner Kinshasa ?Pour l’instant, aucune date n’est avancée.

    « J’annonce pour proche mon retour au pays, s’est contenté d’indiquer Étienne Tshisekedi à ses partisans. Je viens me joindre à vous pour qu’ensemble nous volions au secours du navire Congo qui tangue, secoué par des vagues et des tempêtes. »

    Un retour souhaité par le pouvoir qui espère que le chef de l’UDPS prendra part au dialogue politique préconisé par le président Joseph Kabila. Des pourparlers boudés par une bonne frange de l’opposition et de la société civile congolaise, regroupée au sein du Front citoyen 2016.

    « La position de mon parti, maintes fois réitérée, était de voir ce forum se tenir sous la médiation internationale, à Kinshasa, et avec comme témoin l’ensemble de notre peuple (…). Force est de constater que les Nations unies, auxquelles nous nous sommes adressés, afin de nous accompagner dans cette démarche par la désignation d’un facilitateur, demeurent à ce jour sans solution », déplore pour sa part le « Sphinx de Limété ».

    • Rassembler « toutes les forces acquises au changement »

    Mais Étienne Tshisekedi n’a pas adhéré au Front citoyen 2016. Se considérant comme « le chef du camp de changement », il voudrait lui en créer un autre : « Je prendrai incessamment l’initiative de rassembler et de canaliser les énergies de toutes les forces acquises au changement pour qu’ensemble nous puissions défendre valablement les valeurs de la République, scellées dans notre Constitution, obtenir un consensus sur un processus électoral crédible, nous impliquer dans l’organisation des élections présidentielle et les législatives dans les délais constitutionnels et dans un climat apaisé. »

    L’opposant estime également que « seul le peuple constitue l’ultime recours » face aux « obstacles à la réalisation du dialogue tant souhaité. Va-t-il lancer un « mot d’ordre » à ses partisans pour exiger que le dialogue préconisé conduise à la tenue des législatives et de la présidentielle dans les délais constitutionnels ? La stratégie n’a pas été dévoilée.

    • Régler le contentieux électoral de 2011 et réformer la Commission électorale nationale indépendante

    En attendant, Étienne Tshisekedi qui s’estime toujours comme étant le « président élu » à l’issue de la dernière présidentielle, souhaite que le contentieux électoral de 2011 soit levé avant d’engager le pays vers un nouveau processus.

    Et pour que les élections à venir soient « [exemptes] des tripatouillages des résultats et des violences », le président de l’UDPS plaide enfin pour la refonte de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Ce n’est que de la sorte, selon Étienne Tshisekedi, que les scrutins prévus en 2016 – présidentielle et législatives notamment – se dérouleront dans un climat apaisé et favoriseront le « transfert pacifique du pouvoir dans le respect de l’expression [du] peuple ».

    Intégralité du message de vœux d’Étienne Tshisekedi

    Message de vœux de l'opposant Étienne Tshisekedi

  • 10 mois de détention pour les militants de Filimbi

    10 mois de détention pour les militants de Filimbi

    filimbi2-En République démocratique du Congo (RDC), cela fait dix mois maintenant qu’Yves Makwambala et Fred Bauma sont emprisonnés. Ces deux militants, poursuivis par la justice congolaise pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État, avaient pris part à une conférence commune avec les mouvements citoyens sénégalais et burkinabè, Y’en a marre et le Balai citoyen. Il y a quelques semaines, les Nations unies avaient demandé leur libération, faute de preuves, sachant que les autres participants arrêtés lors de cette rencontre du mois de mars ont déjà été relâchés.

    Yves Makwambala et Fred Bauma sont en prison depuis bientôt dix mois. Ces deux activistes ont été arrêtés après avoir participé à une conférence de presse avec des mouvements citoyens sénégalais et burkinabè, Y en a marre et le Balai Citoyen. Ils souhaitaient alors lancer un mouvement citoyen congolais, Filimbi. A l’occasion de ses dix mois de détention, trois chanteurs de Goma, Wanny s-king, Nathan Scotto, Magic Pinokio, leur dédient une chanson intitulée « Liberté ».

    Une démarche touche les familles des prisonniers. Des détenus qui ne baissent pas les bras comme l’explique Michael Bauma, le frère de Fred Bauma : « Ça brise le cœur au fond, mais bon. On ne baisse pas les bras et on a espoir. On sait qu’il a réfléchi à ce qu’il avait fait à Kinshasa et il est en train d’assumer. Il assume le fait d’être en prison. Et j’ai confiance et nous avons espoir jusqu’ici ».

    Michael Bauma salue la mobilisation autour de la détention de son frère : « C’est important. Ça nous permet de sentir la chaleur de Fred autour de nous. Quand il y a des gens qui se mobilisent, quand il y a des gens qui pensent à lui, quand il y a des gens qui ne le pointent pas du doigt en disant qu’il est seul maintenant. Il y a des gens qui pensent à lui et ça fait du bien. J’aimerais dire que Fred c’est un militant. Il assume ce qu’il a fait et c’est une lutte qui a un aboutissement, c’est sûr ».

    Une mobilisation qui ne faiblit pas. Ghislain Muhiwa est un militant de la Lucha (Lutte pour le changement), comme Fred Bauma. Pour lui, la lutte continue : « Nous sommes très indignés par cette arrestation parce que pour nous, c’est une arrestation injuste. Et puis, ça fait dix mois qu’il est détenu et il n’y a aucun jugement. Nous disons que c’est toujours dans un pays comme le nôtre où cela peut se faire. Et pour nous, c’est vraiment anormal. Mais c’est encore une fois une raison de s’indigner davantage et de demander à tous les jeunes, à tout le peuple congolais que nous avons la grande raison et la grande responsabilité de militer pour que ça change. Tout ce que les autorités peuvent continuer à dire sur notre mouvement, nous considérons que c’est juste des accusations gratuites qui ne sont pas fondées parce que nous, nous savons très bien que la Lucha est légale ».

    RFI

  • Des dissidents du parti de Tshisekedi attaquent ce dernier en justice à Bruxelles

    Des dissidents du parti de Tshisekedi attaquent ce dernier en justice à Bruxelles

    mpuila-tshisekedi 1-On a appris ce mercredi que des dissidents de l’UDPS en Belgique avaient déposé plainte le 19 novembre dernier auprès du juge d’instruction bruxellois Michel Claise contre le président du parti, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Agé de 83 ans, ce dernier vit en Belgique depuis août 2014 pour des raisons de santé; une video de présentation de ses vœux pour 2016, mise en ligne le week-end dernier pour annoncer son prochain retour à Kinshasa, le montre en piètre forme

    Deux types d’infraction

    La plainte émane de frondeurs de l’UDPS, représentés par le cabinet de Me Marc Uyttendaele. En septembre dernier, ils avaient mis en place “un nouveau leadership du parti” en raison des mauvaises gestion et direction politique de la formation par le président Etienne Tshisekedi et de sa “famille biologique”.

    Deux types d’infraction sont reprochés au vieil homme par les plaignants. D’abord “faux et usage de faux en écriture”. En cause: le fait que “les statuts de l’UDPS (ont) été modifiés unilatéralement par son président”. L’article 10 de ceux-ci – tel que notarié le 1er mars 2013 et signé par Etienne Tshisekedi le 25 octobre 2013 – ne comporte en effet plus la mention, parmi les objectifs du parti, de “la conquête, l’exercice et la conservation démocratiques du pouvoir”, ce qui, pour les dissidents, revient à faire de l’UDPS une ONG. Cette modification est “illégale” selon eux, parce qu’elle n’a pas été approuvée par le congrès de l’UDPS.

    Les autres infractions reprochées à Etienne Tshisekedi sont “escroqueries”, “vol et/ou extorsion”. En cause, selon le cabinet Uyttendael: “Un examen de la comptabilité de l’UDPS a été réalisé à l’occasion de la rédaction d’un rapport d’activité de la représentation de l’UDPS-Benelux. Celui-ci a fait apparaître des mouvements suspects de sommes et des dépenses injustifiées”.

    “Imputations dommageables”

    La Libre Belgique a interrogé une des figures de l’UDPS à Kinshasa, Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba, par ailleurs doyen du barreau près la Cour suprême de Justice. “Jusqu’à ce matin, nous n’avons reçu – ni à Bruxelles, ni à Kinshasa – aucun document à propos de cette affaire”, nous a -t-il répondu. “Si nous recevons une convocation du parquet belge, je me rendrai à Bruxelles. D’abord nous contesterons la qualité des plaignants: il ne suffit pas de 25 personnes réunies dans un sous-sol à Bruxelles pour constituer une “faction” de l’UDPS. Où sont leurs militants au Congo? Où sont leurs bureaux?”

    “Ensuite, nous montrerons que ces gens-là ont participé au congrès de l’UDPS (NDLR: en décembre 2010) et donné les pleins pouvoirs à Etienne Tshisekedi durant un délai déterminé et que le dépôt des nouveaux statuts s’est fait régulièrement, devant notaire à Kinshasa”. Et Me Mukendi d’ajouter: “Aller à Bruxelles nous donnera l’occasion d’intenter une action reconventionnelle (NDLR: demande opposée à l’action judiciaire principale) pour toutes les imputations dommageables faites par ces gens contre nous”.

    La consultation du “Rapport général du premier congrès de l’UDPS”, rendu public à Kinshasa le 14 décembre 2010, à l’issue de cette réunion, indique, au sujet de la modification des statuts: “1.- L’objectif spécifique du Parti, à savoir la conquête, l’exercice et la conservation démocratiques du pouvoir a été mis en exergue. A cet effet, il a été créé une Commission Electorale Permanente du Parti (CEP) chargée d’organiser la campagne électorale nationale du Parti et de superviser les élections au plan interne”. Il s’agissait des élections de 2011, finalement frauduleuses.

    Lalibre

  • Agressions à Cologne: manifestation anti-réfugiés à Leipzig

    Agressions à Cologne: manifestation anti-réfugiés à Leipzig

    réfugiés allemagne manifestation leipzig_0-Des milliers de personnes, répondant à l’appel du mouvement islamophobe Legida, se sont rassemblées ce lundi 11 janvier au soir à Leipzig, en ex-Allemagne de l’est, pour protester contre l’arrivée massive des réfugiés. Cette manifestation intervient alors que la population est scandalisée par les violences attribuées à des migrants à Cologne (ouest) au Nouvel An.

    Avec AFP

    Sous une pluie battante, manifestants et contre-manifestants étaient tenus à distance par un important dispositif policier et des canons à eau dans le centre-ville, rapporte un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). Sur des pancartes, les opposants à la politique d’ouverture à l’égard des réfugiés menée jusqu’ici par la chancelière Angela Merkel donnaient libre court à leur colère xénophobe : « Islam = terreur », pouvait-on y lire, ou « Les réfugiés ne sont pas les bienvenus » avec, en ombre chinoise, trois hommes armés de couteaux poursuivant une femme.

    Ils faisaient référence à lavague d’agressions commises à des centaines de kilomètres de là, à Cologne, le soir du 31 décembre, imputées à des migrants, notamment arabes. Ces violences ont touché des femmes, pour beaucoup agressées sexuellement par des jeunes hommes ivres, ce qui a scandalisé l’Allemagne.

    La manifestation a eu lieu dans le calme, mais dans un quartier fief de la mouvance anarchiste et contestataire de gauche, la police a indiqué sur Twitter avoir dispersé environ 250 personnes de la mouvance d’extrême droite. Celles-ci avaient allumé des engins pyrotechniques et lancé des pierres dans des vitrines, selon l’agence DPA.
    Les manifestants de Leipzig répondaient à l’appel de Legida, déclinaison locale du mouvement islamophobe Pegida qui, depuis plus d’un an, défile tous les lundis soirs à Dresde, à une centaine de kilomètres plus à l’est.

    « Il n’y a pas d’alternative au départ de Merkel », a lancé Tatjana Festerling, une des leaders de Pegida, avant que la foule entonne longuement « Merkel doit partir ! Merkel doit partir ! ». Évoquant les violences de Cologne, elle les a qualifiées de « jihad du sexe contre les femmes », d’« attentats terroristes contre des femmes allemandes, des femmes blondes et les blanches », attribuant les agressions notamment à des « terroristes arabes du sexe ».

    Dans la foule, Lukas Richter, 44 ans, originaire de Leipzig, a enjoint le gouvernement « à fermer les frontières » et à « renvoyer tous les migrants illégaux », ajoutant : « Merkel agit à l’encontre de la Loi fondamentale, évidemment qu’elle doit partir ». Les événements de Cologne montrent selon lui « la violence des étrangers en Allemagne qui existe depuis des années. Elle a toujours été cachée par les médias avant », a-t-il dit à l’AFP.

    Pegida est resté jusqu’ici un mouvement essentiellement local, qui n’a pas réussi à vraiment percer en dehors de la Saxe, l’Etat régional dont Dresde est la capitale. A Leipzig, ville de gauche avec une forte population estudiantine, le mouvement est resté jusqu’ici très marginal.

    L’an dernier, l’Allemagne, un des seuls pays européens à ne pas se barricader face à l’afflux de réfugiés, a ouvert ses portes à quelque 1,1 million de demandeurs d’asile, un record historique. Plus de 400 000 d’entre eux sont des Syriens fuyant la guerre qui ravage leur pays, et arrivent à l’issue d’une longue et périlleuse odyssée.

    RFI

  • Trafic de passeports diplomatiques en Guinée : De hauts cadres arrétés

    Trafic de passeports diplomatiques en Guinée : De hauts cadres arrétés

    passeport guinee-Alpha Condé aurait été informé par l’ambassadeur de Guinée à Abuja que les autorités consulaires du Mexique avaient rejeté une requête de visa pour cinq passeports diplomatiques guinéens. Les mexicains avaient douté car, quelques semaines auparavant, ils avaient reçu les mêmes demandes, alors qu’il n’avait aucune raison pour qu’il y ait un intérêt soudain des guinéens pour le Mexique.

    Informé, l’ambassadeur de Guinée à Abuja a confirmé qu’il s’agissait d’une supercherie et que les notes verbales étaient fausses et les passeports diplomatiques aussi. Il garda par devers lui toutes les preuves de l’arnaque en attendant l’arrivée de son patron pour le sommet de la CEDEAO.

    Dès son retour à Conakry, Alpha Condé, très en colère, a ordonné l’arrestation des signataires de la note verbale  Lamine Touré ( ex-ambassadeur de la Guinée au Japon), son adjoint Bah Ibrahima Presse et l’épouse  de celui-ci qui travaille dans la cellule de visa du ministère des affaires étrangères.

    Selon d’autres informations, le véritable faussaire dans cette affaire serait un certain Aboubacar John, premier secrétaire de l’ambassade de Guinée au Nigeria et qui fait office de consul de Guinée à Lagos.

    Selon nos sources, c’est ce diplomate qui aurait monté des faux documents pour des fins lucratives. Le diplomate guinéen, activement recherché par la police, serait en fuite et ne serait pas à sa première forfaiture.  En effet, on nous informe que sous la transition,  John avait été arrêté par le ministre  des affaires étrangères d’alors Alexandre Cécé Loua pour imitation de signature.

    Source : Guinéenews

  • 2016 : Annus horribilis ou Annus mirabilis pour la République démocratique du Congo ?

    2016 : Annus horribilis ou Annus mirabilis pour la République démocratique du Congo ?

    joel-1-Depuis le mois de septembre 1996, la République démocratique du Congo est assujettie, d’ailleurs contre son propre gré, à un régime de violence armée indicible, effroyable. Cette crise imposée est totalement destructrice aussi bien pour sa population que ses ressources physiques et matérielles. Artificiellement provoquée par des tenants du nouvel ordre international ou [nouveau désordre planétaire], celle-ci vise primordialement à disloquer son majestueux territoire national et, surtout, à spolier l’ensemble de ses richesses matérielles.
    Bien que cet État géant et richissime de l’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs se soit, dans le but de sortir définitivement du guêpier, réellement conformé aux exigences contraignantes et aux nécessités impérieuses des pourparlers politiques d’ailleurs placés sous le haut patronage de la Communauté internationale et pilotés pour la circonstance par la République Sud-Africaine (RSA) en 2002 et 2003, la violence qui a, pratiquement, pris multiples formes ou plusieurs visages, ne recule absolument point. En d’autres termes, les horizons de paix pour le pays et de sécurité pour ses ressortissants se sont irrémédiablement éloignés. Ils sont, donc, complètement et manifestement bouchés.
    Depuis des lustres, la population qui n’est, à vrai dire, plus à l’abri d’une moindre catastrophe, fût-elle naturelle ou humaine, ne voit concrètement point le bout du tunnel, pourtant promis à maintes reprises par les acteurs de tous bords, aussi bien nationaux qu’internationaux. Par conséquent, les années se suivent, justement à leur rythme, sans précipitation et sans décélération, et – cela n’étonne guère personne – se ressemblent. Malheureusement, comme deux gouttes d’eau, dirait-on !
    Condamnés à toucher du bois, les Congolaises et Congolais complètement meurtris et désabusés, totalement désillusionnés, se posent, très clairement et très nettement, la question de savoir sous quels auspices voire sous quel signe sera effectivement placée l’année 2016. Que leur réservera-t-elle certes ? Sera-t-elle, véritablement, à l’image désastreuse des 18 précédentes résolument marquées par la folie de démantèlement de la Communauté nationale ou l’esprit de destruction de la Collectivité publique ?
    Force est, d’ailleurs, de souligner, d’une part, que cette morbidité a, sans aucun doute, eu raison de la souveraineté internationale et de l’indépendance nationale de la République démocratique du Congo. En effet, cet État promis hier à un avenir de plus brillant, donc de plus prometteur, n’est plus que l’ombre de lui-même. Celui-ci est visiblement incapable de déployer son autorité publique et administrative sur l’ensemble de son vaste territoire national dont l’intégrité physique ne relève plus jamais que du domaine de l’esprit.
    Aussi cette morbidité a-t-elle, concrètement, eu raison de son unité nationale d’autant plus que le langage discriminatoire, le discours haineux et l’intolérance ethnico-tribale supplantent, désormais, les sentiments de fraternité et de solidarité qui doivent prévaloir au sein de la Collectivité publique. Ils supplantent, très fortement, les sentiments d’harmonie et de concorde qui doivent normalement régner dans la Communauté nationale. Rendant, ainsi, pratiquement impossible toute idée de paix ou toute démarche de réconciliation nationale.
    Et, d’autre part, leur toxicité ou nocivité a complètement trucidé la moralité publique en raison de l’inconscience et de l’incompétence des gouvernants. En effet, ces dirigeants ‘‘nouveaux’’ ont pour seul et unique modèle de référence en matière de gouvernance politique et administrative le régime défunt de feu Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre. Aussi cette toxicité ou nocivité a-t-elle trucidé la productivité nationale, bien entendu, en raison de la navigation à vue ou de la très courte vision des autorités politiques et nationales. En réalité, celles-ci ne favorisent guère l’esprit de libre entreprise et, par voie de conséquence, ne libèrent guère l’initiative privée. Elles freinent, tous azimuts, les initiatives locales pourtant fortement salutaires et asphyxient l’investissement du profit économique.

    Glissement ou Glissade ?

    De l’Art de provoquer une crise politique et institutionnelle sans issue
    365 jours pour échouer lamentablement

    ‘‘Il n’y a crise d’obéissance qu’après qu’il y ait eu crise d’autorité’’
    Christian Bonnet, homme politique français

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *
    La ‘‘Créativité’’ qui relève, certainement, du plan mental, c’est-à-dire de l’esprit, est sans aucun doute une qualité intrinsèque du Peuple de la République démocratique du Congo. C’est, à en croire nombre de spécialistes, une de ses marques distinctives. Entre autres dans le domaine théâtral de l’action politique. En effet, dans ce secteur réputé déployer la puissance mentale, l’élite dirigeante de cet État africain, dont l’ingéniosité n’est, à vrai dire, jamais à bout de souffle, est passée ‘‘maître’’ dans l’art de fabriquer de toutes pièces, de provoquer artificiellement, des crises politiques interminables.
    En d’autres termes, les Congolais savent inventer des crises sans solution. Ceux-ci savent engendrer des conflits sans issue alors que, par définition, et pour reprendre, à cet effet, la saillie très chère à Victoria Principal, ‘‘une crise est une chance’’. Elle s’avère normalement une chance parce qu’elle aide réellement à grandir, à s’édifier’’.
    Ainsi en est-il, immanquablement, de l’actuelle crispation politique engendrée en République démocratique du Congo. Celle-ci se cristallise autour de l’achèvement de la mandature de Joseph Kabila Kabange. En effet, ce chef de l’État encore en exercice jusque pratiquement le 19 novembre 2016, dont l’imposture politique et électorale est évidemment devenue, au fil des scrutins nationaux, une vraie marque déposée, ne peut en aucune manière briguer un troisième mandat présidentiel. Tout ceci, conformément à l’esprit et la lettre de la Constitution dite ‘‘de Liège’’ du 18 février 2006.

    Partira ou partira pas ?

    À vrai dire, ‘‘Joseph Kabila Kabange n’a pas l’intention de quitter le pouvoir’’. Du moins pour l’instant. Car, le pouvoir et ses fastes l’ont, en fait, corrompu voire même totalement enivré. Donc, celui-ci n’est plus maître du pouvoir. Il est devenu otage du pouvoir. Toutefois, ce chef de l’État atypique, évidemment placé en orbite par des puissants intérêts extérieurs, changera-t-il forcément et logiquement d’avis sous le poids incommensurable des événements et l’énorme pression des acteurs engagés ? C’est une autre paire de manche !
    Pour l’instant, telle n’est pas du tout sa volonté d’autant plus qu’aucun signe, même codé, ne vient, à coup sûr, l’attester. Une chose est sûre et certaine, ce président de la République doublement mal élu par ses pairs et mal aimé de la population ne s’est jamais vraiment prononcé, publiquement, officiellement, sur son avenir politique à la tête de l’État. Ce qui ne peut rassurer aussi bien l’ensemble de ses Compatriotes que tous ses adversaires politiques, d’ailleurs tenus au respect dans l’antichambre du pouvoir. Ce qui, par ricochet, ne peut véritablement pas rassurer la communauté des partenaires extérieurs, à plus forte raison bailleurs de fonds internationaux sur ses réelles intentions.
    Par conséquent, actualité politique nationale oblige, les supputations vont dans tous les sens. Les nerfs lâchent. La nervosité gagne progressivement du terrain. D’abord, au sein de l’Opposition politique qui n’a véritablement jamais digéré le fameux hold-up électoral du lundi 28 novembre 2011. Cette fraction importante de l’opinion nationale veut, coûte que coûte, faire payer au tristement célèbre imposteur Joseph Kabila Kabange sa mauvaise foi et son arrogance politique.
    Ensuite, cette crise des nerfs qui s’apparente fort bien à une crise d’adolescence, est évidemment perceptible au sein de la Majorité présidentielle, d’ailleurs accoutumée à la logique de cueillette ou culture propre aux arrivistes. Celle-ci voit d’un mauvais œil le départ précipité ou retardé de l’imposteur Joseph Kabila Kabange car elle aura sûrement des comptes à rendre aussi bien à la population qu’au nouveau pouvoir émergeant immédiatement de la chute ‘‘programmée’’ du régime honni. Donc, cette élite compradore est, fortement, angoissée voire agitée par la certitude de perdre tous ses privilèges indus.
    Raison pour laquelle, dans le camp présidentiel visiblement suspendu au couperet du destin, moult voix émanant ostensiblement – et principalement – de cerveaux humains scotchés au tube digestif, dont l’idéologie dominante est la ‘‘Manducation’’, donc la ‘‘Manducratie’’, s’élèvent de toutes parts en vue de demander ouvertement à Joseph Kabila Kabange de rempiler pour un troisième mandat. Une telle initiative est, sans conteste, une entorse à la Constitution. Elle contrevient naturellement au texte fondamental qui limite explicitement dans le temps et la manière sa ‘‘funeste’’ carrière présidentielle. Force est d’admettre que celle-ci n’a vraiment jamais été, – si absolument mérite il y a –, à sa hauteur.
    Il convient de rappeler que la Constitution de Liège du 18 février 2006 a été adoptée dans la controverse lors du ‘‘référendum’’ des 17, 18 et 19 décembre 2005, sous la Transition politico-militaro-maffieuse directement issue du processus dévastateur pour la Nation entière de Pretoria de 2002 et de Sun City de 2003. Ce texte juridique promulgué par l’imposteur sous la forte pression de la Communauté internationale a été littéralement approuvé, au bas mot, par moins de 30 % du corps électoral qui s’était réellement déplacé pour voter. Ce qui en fait forcément et logiquement un texte ‘‘illégitime’’ à tous égards puisqu’il n’est pas du tout l’émanation de la volonté populaire. Comme par enchantement, par miracle, c’est justement sur ce texte qui contribue manifestement à l’affaissement de la souveraineté internationale et à la prostitution de l’indépendance nationale que Majorité présidentielle et Opposition politique, toutes deux confondues, s’arc-boutent en vue de conserver définitivement le pouvoir pour l’une ou, pour l’autre, de renverser sans concession le régime honni !
    Il y a lieu de relever que cette fameuse Constitution de Liège du 18 février 2006 a été charcutée à maintes reprises voire même déchirée sous la présidence liberticide et démocraticide de Joseph Kabila Kabange. Les violations récursives touchant ce texte fondamental censé pourtant régir les activités publiques de l’État, régenter les institutions politiques, se sont bien opérées sans que la Communauté internationale devenue de nos jours, comme par émerveillement, le grand chantre du respect de la Constitution ne s’en émeuve outre-mesure, ne pipe mot. Pour ainsi dire, cette ligue des puissances étatiques qui gèrent, comme bon lui semble, les affaires de la planète tout entière, est certes comptable des frustrations qui s’emparent vivement autant de la classe politique en particulier que de la population, en général.
    C’est donc, dans ce contexte acrimonieux de tensions et de menaces où les uns les autres se regardent en chiens de faïence, se lancent des peaux de banane et se font des crocs-en-jambe, qu’émerge spontanément une crise politique, d’ailleurs, voulue à dessein, sans doute orchestrée. À vrai dire, ce conflit est manipulé aussi bien par le régime tricheur que l’Opposition. Il est, en fait, orchestré et manipulé par le pouvoir imposteur de Joseph Kabila Kabange qui a réellement tout intérêt à ce que le chaos s’installe définitivement afin de justifier sa pérennité aux manettes de l’État. En fait, il cherche à en profiter dans le but de redistribuer les cartes politiques, de continuer à saigner à blanc une république bananière déjà exsangue et, surtout, à siphonner les finances publiques.
    Comme son objectif primordial consiste, en fait, à bâillonner tous azimuts les forces de changement politique et démocratique, le régime décrié de l’imposteur Joseph Kabila Kabange voudrait provoquer une dynamique politique consistant à intégrer dans l’espace institutionnel les entreprises partisanes marginalisées dans la foulée des élections frauduleuses du lundi 28 novembre 2011. Ainsi espère-t-il mieux les contrôler pour mieux les manipuler à sa guise. Ainsi espère-t-il les abattre au finish avec l’aide précieuse de quelques puissants intérêts anticongolais.
    Aussi cette crise politique est-elle orchestrée, manipulée et même exacerbée par une certaine Opposition alimentaire. Celle-ci se veut institutionnelle puisqu’elle siège au sein des institutions politiques. En effet, cette fraction de l’opinion nationale est très soucieuse d’accéder pleinement à la mangeoire publique. Elle ne veut plus du tout se contenter des miettes que lui lance sur la figure, avec un air moqueur et une humeur dédaigneuse, la présidence manducratique de Joseph Kabila Kabange.
    Afin de marginaliser les actuels tenants de l’imperium politique et gouvernemental, cette Opposition parlementaire factice compte engager avec le pouvoir en place un bras de fer duquel jailliront le chaos et l’anarchie susceptibles d’emporter le régime renégat, lequel la placera ipso facto, sans détour, dans l’orbite du pouvoir en cas de partage des postes. Ainsi espère-t-elle susciter à l’encontre de ce pouvoir agonisant une vive réprobation internationale et un net désaveu national à la suite logique des erreurs politiques, dont la répression féroce appréhendée par tous, qu’il serait tenté de commettre en vue de demeurer à tout prix aux commandes de l’État.
    C’est dans ce contexte de méfiance viscérale et réciproque, de débat acrimonieux entre un pouvoir totalement finissant et une Opposition désorientée qu’est inventé le terme politique ‘‘Glissement’’. Surgissant pratiquement de nulle part, il entre par effraction dans le vocabulaire national en 2015. Repris en chœur par l’élite politique aussi bien que la classe journalistique, il veut, en fait, dire dans le jargon purement national : ‘‘le fait de proroger astucieusement un mandat politique et électoral au-delà de son terme légal en contournant de manière cavalière les règles de jeu préalablement établies par voie consensuelle’’.
    Il importe d’admettre que ce terme, très fortement disputé dans l’arène politique, s’applique indéniablement à la situation particulièrement et singulièrement fragile de l’imposteur Joseph Kabila Kabange. Auteur de deux putschs électoraux (2006 et 2011) qualifiés par des experts de hold-up politiques, ce plus haut personnage de l’État gouverne par défi la République démocratique du Congo qui l’a complètement ‘‘vomi’’. Par voie de conséquence, demeurer coûte que coûte au pouvoir politique et gouvernemental est, forcément et logiquement, devenu une obsession de vie ou de mort, un cas de survie politique, une vraie police d’assurance pour le tyrannosaure.
    Cela est d’autant plus vrai que le mercenaire Joseph Kabila Kabange, personnage de surcroît peu disert, taciturne, cachotier a énormément déçu ses parrains et tuteurs internationaux. En effet, celui-ci a, en réalité, ouvert le très lucratif marché congolais aux intérêts économiques et financiers du grand Empire du Milieu au détriment des puissances occidentales – États-Unis d’Amérique (USA) et Union européenne (UE) –. Ces deux piliers de la Communauté occidentale l’avaient, pourtant, adoubé le 26 janvier 2001 afin de recadrer, de réorienter la trajectoire de la révolution du 17 mai 1997. Ceux-ci l’avaient soutenu dans le but de corriger la tangente de la Libération du peuple ayant, par les armes, porté à la tête du pays, son beau-père – [et non moins tombeur du Maréchal-tyran usé Mobutu Sese Seko du Zaïre] –, le Mythique guérillero ? Laurent-Désiré Kabila.
    Aussi Joseph Kabila Kabange a-t-il énormément déçu ses Compatriotes pour avoir naturellement promis d’engager le pays, sous le couvert de la fameuse révolution de la modernité, sur la voie salutaire du développement économique et du progrès social. D’éradiquer les fléaux dévastateurs de la corruption et de la mégestion, ainsi que le cancer du chômage. D’être un véritable artisan de la paix et de la sécurité, un défenseur inconditionnel de l’intégrité territoriale de l’État. Nenni.
    Au lieu d’honorer toutes ses promesses, le peuple de la République démocratique du Congo n’a, en vérité, obtenu pour seule et unique ‘‘récompense politique’’ que les violations criardes des droits fondamentaux de la personne humaine. En fait, tous ces gains victorieux se traduisent matériellement pour la population congolaise par des massacres à large échelle, des indices de développement et de progrès somme toute catastrophiques. Ce qui place, par conséquent, cet État africain à la remorque des États du monde.
    Au lieu de concrétiser ces bonnes intentions, la République démocratique du Congo est sempiternellement l’objet d’abattage de sa souveraineté internationale. Elle est continuellement l’objet d’agression physique de son immense territoire. D’ailleurs, à l’heure actuelle, celui-ci est investi par une multitude de forces négatives étrangères – y compris des factions armées locales – pour un ultime dépeçage, démembrement, qui ne dit évidemment et pratiquement plus son nom.
    C’est, en réalité, dans ce contexte de tensions permanentes, savamment entretenues qu’émergent et même pullulent dans le paysage national des cartels politiques de tous ordres. Ces plateformes qui sont par nature des fourre-tout, poussent vaille que vaille. Celles-ci poussent comme des champignons toxiques sur un terrain sans nul doute glissant, que d’aucuns diraient sur du sable mouvant. Il y a fort à parier que ces regroupements présentement en vogue, d’ailleurs nés de l’humeur du moment, disparaîtront aussi vite qu’ils ne sont apparus pour la simple et bonne raison que le Congolais ne respecte aisément ni sa parole ni sa signature alors qu’elles témoignent d’un engagement moral et solennel.
    Parmi les cartels politiques en vogue, qui ont le vent en poupe, il faut citer d’abord et avant tout le fameux G7 . Cette plateforme est, d’ailleurs, composée exclusivement de courtisans et artisans du joséphisme prévaricateur. Après avoir porté à bout de bras le régime politique de Joseph Kabila Kabange, pendant des années, ceux-ci se déclarent, non sans morgue, Opposants politiques. Force est de mentionner en toute dernière minute. La mission leur assignée par de puissants soutiens internationaux consiste à démanteler un système maffieux, un régime affairiste qu’ils ont, toutefois, contribué à consolider avant que celui-ci ne rende, en réalité, le dernier soupir.
    Il y a, ensuite, le Front Citoyen 2016. Cette plateforme est littéralement un attelage d’opérateurs politiques et d’acteurs de la société civile. Ce regroupement est mis sur pied dans la foulée de la réunion de l’Ile Gorée, aux larges du Sénégal. Son objectif primordial est, en fait, de préparer aussi bien l’alternative politique que l’alternance démocratique. L’atteinte de ce but se fera naturellement avec la très précieuse aide occidentale en République démocratique du Congo. Un Pays d’ailleurs sérieusement en proie au phénomène subversif de coup d’État à la fois politique, constitutionnel et électoral.
    Il y a, enfin, le Front des démocrates pour soi-disant accompagner Joseph Kabila Kabange au Musée de l’Histoire. Ce regroupement politique est en réalité composé d’apprentis sorciers et d’improvisateurs qui veulent sans doute se frayer un chemin dans le roc. La plupart des animateurs de ce cartel proviennent essentiellement du sérail de l’ancien régime mobutiste, de l’ancien pouvoir kabiliste et de l’Opposition tshisekediste.
    Quant à elle, la Dynamique de l’Opposition s’avère une plateforme, par définition, transversale. Elle regroupe, en réalité, des entreprises politiques qui font déjà partie intégrante d’autres cartels ou plateformes. C’est, bien entendu, le cas de l’ÉCIDÉ de Martin Fayulu, de l’UNC de Vital Kamerhe ou du MLC de Jean-Pierre Bemba Gombo. Ces organisations politiques sont membres à part entière du Front Citoyen 2016.
    S’il y a, concrètement, une idée qui unit pratiquement ces regroupements politiques et ces mouvements socioculturels épars, c’est bien entendu le départ de l’imposteur présidentiel. Moyennant respect scrupuleux de la Constitution. Cependant, aucune idéologie de fond, pourrait-on affirmer avec force, ne les soude véritablement ni ne les fédère justement, fermement. Ce qui est, déjà, en soi un ‘‘mauvais présage’’ !
    En effet une éventuelle guerre des égos pourrait, d’ailleurs, éclater brutalement, au grand jour, entre les divers ténors antijoséphistes appâtés par le régime agonisant, le pouvoir évanescent. À vrai dire, ce cas de figure peut se produire à tout moment. Si jamais cela arrive, – et ce n’est pas du tout exclu –, un tel conflit, inutile à maints égards, risquerait de miner à jamais la salutaire lutte de libération nationale contre le despotisme supposément menée par toutes ces entités. Ce qui ouvrirait largement la voix à la pérennité de Joseph Kabila, ainsi bénéficiant dans les circonstances de la désillusion d’une population excédée par la trahison de son élite politique.

    Glissement ou Glissade ?

    Une chose est sûre et certaine, l’incertitude plane sur la tenue de véritables élections en République démocratique du Congo pour 2016. Il se pourrait même qu’un trait soit définitivement tiré pour cette année de tous les dangers. En effet, des retards ont été délibérément accumulés par le pouvoir qui a, sérieusement, peur de céder le tablier. Tout le monde connaît cette vérité. Alors, pourquoi se voiler en réalité la face ? Il s’agit d’un mépris à l’égard du Peuple congolais. La Communauté internationale le sait pertinemment. Elle sait également que cette situation ne contentera pas une population fortement ‘‘décidée’’ d’en découdre avec un régime tortionnaire qui l’a si longtemps méprisée, donc souventes fois ignorée en tant que souverain primaire.
    Pourtant, ce serait même aventureux d’y aller, de surcroît suicidaire d’y participer. Cela est d’autant plus vrai qu’un scrutin ayant inéluctablement une portée nationale suppose, réellement, la parfaite maîtrise de nombreux paramètres dont le budget, la logistique matérielle et humaine, le consensus sur l’organisation, la connaissance du corps électoral découlant du recensement de la population, le découpage équitable des circonscriptions électorales, etc. Par conséquent, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la République démocratique du Congo risque, en fait, de connaître les mêmes travers déconcertants, ainsi que les mêmes revers cuisants, qu’en 2006 et en 2011.
    Cette fois-ci, une crise beaucoup plus grave voire beaucoup plus complexe jaillira. Personne ne pourrait vraiment la circonscrire à cause de débordements excessifs. D’où la nécessité impérieuse de trouver un compromis engageant irréversiblement la classe politique. ‘‘Sagesse oblige !’’ Cela ne peut se faire qu’à travers un processus de dialogue politique ‘‘franc’’ et ‘‘constructif’’.
    Sinon, la ‘‘Glissade’’ ou le chaos tant redouté par tous prendra très vite le relais avec son cortège de difficultés et de malheurs. Sinon, à force de s’entêter à organiser des élections non maîtrisées, entièrement bâclées et, surtout, de vouloir participer à des scrutins aux contours flous, il y aura, certes, des coûts fâcheux pour la Collectivité publique. Par conséquent, qui est vraiment prêt à les assumer ? Ce ne sera sûrement pas la Communauté internationale. Disposant d’un agenda sans doute caché, celle-ci pousse sciemment, consciemment, les Congolaises et Congolais à œuvrer dans cette direction périlleuse. Pourquoi ?
    Glissement ou Glissade ? L’avenir dévoilera très bientôt ses cartes de prédiction. Ce faisant, il convient de consulter rapidement la boule de cristal afin de connaître les dessous des événements qui se profilent, lentement mais sûrement, à l’horizon.
    Joël Asher Lévy-Cohen
    Journaliste indépendant

    (more…)

  • Au banc des accusés, j’invite le personnage dit « intellectuel Congolais » et celui d’Afrique en général

    Au banc des accusés, j’invite le personnage dit « intellectuel Congolais » et celui d’Afrique en général

    Tshiyoyo Mufoncol-Cette créature introduit par le colonisateur dans son propre système de colonisation interne en Afrique comme en RD-Congo, représente le mal, la menace et le danger qui entrave le cheminement de l’émancipation de l’homme « Noir ». Et dans notre cas, il s’agit de l’homme qui est dit congolais.

    Pour asseoir son système de domination en RD-Congo, en Afrique en général, le colonisateur européen, ou Arabe, a besoin d’un agent intermédiaire entre les populations dominées et lui, le nouveau « maître ». Ce dernier n’étant pas directement accepté, et ce pour de multiples raisons, notamment celle liée à la communication, la langue locale, le colonisateur n’en parle pas, voire ne cherche même pas à en parler et à l’apprendre. D’autre part, il y a la méfiance du dominé vis-à-vis de celui qui le maltraite et qui, à juste titre, est pris pour ce qu’il est un envahisseur. Pour le colonisateur, il lui a fallu le service et l’appui d’un agent fabriqué à son image, celle du colonisateur. À qui, il lui apprendra vite ses codes. Et lesquels le distanceraient, l’éloigneraient de ce qui devenait étranger pour le nouvel agent noir et congolais. Mais le nouvel agent du colonisateur, qui est d’abord séduit par son nouveau mode de vie et le semblant de « statut » acquis aux yeux à la fois du colonisateur et vis-à-vis de ses propres frères, son état d’envoûtement nommé « intellectualisme », l’empêche de comprendre ce qui lui arrive, d’interpréter sa condition de traitre et de traitrise, de collaborateur et de collaboration du moment que lui-même ignore le degré et l’état de sa manipulation et de son instrumentalisation.

    S’habiller comme le maître, on peut s’en passer. Parler sa langue, on peut encore s’en passe. Rejoindre son mode de logement est pour beaucoup synonyme de progrès. Ce que je comprends et je refuse de l’admettre. Parce qu’en Europe et en Occident, le fait d’habiter dans ces habitations n’a jamais été synonyme de bonheur et de progrès ou de victoire contre la misère. Qui ignore la souffrance que tous les pauvres ouvriers européens qui habitent ce type de logement à l’occidental mais qui sesuicident en abandonnant tout derrière eux pour exprimer un mal qui quand même reste caché. Il faudra y entrer dans ces maisons pour y côtoyer tout, la misère. Quel avantage, il y a à parler correctement une langue dont ceux qui en parlent couramment ignorent sa structure. Beaucoup d’entre eux se soucient à peine de sa grammaire, de son orthographe. Et bien qu’ils en parlent, ils ne sont pas plus heureux, voire développés que des Congolais qui s’y mettent à leur tour.

    Le personnage « intellectuel » congolais et « noir », dans son rôle d’agent intermédiaire, est opposé à celui que le statut du colonisé, c’est-à-dire du dominé, a réduit au rang du « chef coutumier » qui, dans le système local combattu par la colonisation, représentait un certain ordre et que dans sa cours, ses collaborateurs et les anciens détenaient un type de savoir. Et qu’on le veuille ou non, celui-ci couvrait et représentait un ensemble de connaissances. Écrites ou pas, je m’en moque à ce stade. Car ce n’est pas ce qui fait l’objet de mon texte aujourd’hui. Il y a aussi à boire et à manger dans tout ce qui se raconte autour de ce sujet des langues écrites. Et voilà que ce type de connaissances, devenues à l’Africain, perdent leur identité de connaissance ainsi qui leur pouvoir au motif qu’elles sont unilatéralement déclarées, et ce pour des raisons de domination, de savoir non « scientifique ». À l’opposé, le colonisateur érige le savoir issu de l’école du type occidental au rang d’« intelligence ». L’intellectuel « Noir » et congolais formé et nourri à ses mamelles, devient dédaigneux et arrogant vis-à-vis de ses propres frères et sœurs à qui ce savoir n’a pas été accordé. Le voilà qui prend sa place au sein du système qu’il ne saura plus remettre en question. Car le système a su le coopter, à sa place et dans son rôle, après l’avoir bien sûr corrompu au moyen de ses astuces. Et il y a de quoi. Il suffit de voir l’arrogance de nos « profs » et « docteurs », des êtres alignés.

    Malgré le nouveau statut acquis, le fait de posséder le savoir qui devient « universel » ne fait pas de du personnage noir et congolais, sa source. Le canon qui lui est imposé lui a fait dire qu’ils ne pourraient publier et écrire quedans le cadre de ce qui existe déjà. Très souvent, ce n’est jamais pour contester ce qui existe, voire le remettre en question. Plutôt, c’est pour l’amplifier, le compléter, pour lui permettre ainsi de garder son statut. Et ce même quand des gens comme Edgar Morin affirme que le savoir a déserté l’université et l’Occident. Plus rien de progrès, de science se produit en Europe, en Occident dans le monde du savoir. Le maître s’éteint et avec lui son esclave dit intellectuel noir et congolais.

    Des « Africains » viennent en Europe pour apprendre. Ceux qui y sont éduqués comme ceux qui étudient sur place sur le continent, certains d’entre eux étudient la sociologie dont le maître est Emile Durkheim qui lui est parti du paradigme de son monde et de l’observation empirique de la société occidentale pour élaborer des théories et par la suite en faire une science, mais une science qui fait l’éloge de l’individualisme. Des sociologues africains et de la RD-Congo issus des sociétés dont les bases sont la solidarité, la fraternité et la communauté adoptent le discours du la nouvelle sociologie. Devenus sociologues, ils propagent à leur l’individualisme dans un combat non déclaré contre la solidarité et le partage à l’Africain, qui devient dépassé et même trop pesant. Qui pourra convaincre un jeune garçon qui a perdu son père à l’âge de 19 ans et qui depuis a tout donné pour devenir le père de sa propre mère et de sa sœur. Responsabilités et devoirs qu’il a assumés avec amour et abnégation parce que de ses parents il a appris le sens et le devoir du frère ainé ou de l’ainé tout court. C’est un réel bonheur de voir sa mère heureuse et fière de lui et aujourd’hui de voir sa petite sœur en famille et une dame. Ce bonheur, je le partage avec l’écrivainbrazzavilloisTchicayaU’Tam’Si’ Si qui dans son roman « Ces fruits si doux de l’arbre à pain » donne le sens de l’ainé dans chez les Vili.

    On pourrait en dire de même de l’économiste Noir et congolais qui étudie l’économie et qui tente d’appliquer les théories de cette science économique établies à partir des crises et de l’observation de la société qui leur donne vie. Souvent, des noms tels que Keynes, Marx, Smith, Adam Smith,sont cités alors que nos pays sont des sociétés de paysannerie et elles n’ont pas encore connues, voire traversées les crises qui sont à l’origine de la formulation des sciences économiques en vogue.

    Quid de nos juristes qui sont fiers d’étaler le code napoléonien et défendent les constitutions rédigées et établis en Belgique sous la direction de belges. La liste est longue. Et je refuse de parler de ceux qui accompagnent et entretiennent la domination anglo-saxonne en RD-Congo par le biais du Rwanda et de Paul Kagamé. Je ne voudrais pas leur faire cet honneur.

    Alors que faire ?

    Lao-Tseu, un philosophe chinois disait à son époque : “Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.”. Notre crise est plus que politique. Elle est une crise d’homme.

    Likambo ya mabele Likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo
    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • Afrique centrale : 138 millions de dollars de la BAD pour le barrage Ruzizi III

    Afrique centrale : 138 millions de dollars de la BAD pour le barrage Ruzizi III

    Centrale électrique de la Rizizi, Sud-Kivu. Photo Monuc/Marie Frechon
    Centrale électrique de la Rizizi, Sud-Kivu. Photo Monuc/Marie Frechon

    -La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé une financement de 138 millions de dollars pour le financement de ce barrage hydroélectrique, qui doit alimenter le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.

    Selon un communiqué publié le 29 décembre 2015, le groupe de la Banque africaine de développement a approuvé 138 millions de prêts et de subventions pour financer le projet de centrale hydroélectrique « Ruzizi III ».

    Cette centrale fait partie du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et implique le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Ces trois États forment la Communauté économique des pays des grands lacs (EGL), une structure régionale de coopération dans le domaine de l’énergie.

    D’une capacité de 147 mégawatts (MW), Ruzizi III fait suite aux programmes Ruzizi I (1958) et Ruzizi II (1989). Ce projet a fait l’objet d’un accord en septembre 2014 entre les pays de l’EGL et un consortium mené par Sithe Global, filiale du fonds d’investissement américain The Blackstone Group, et Industrial Promotion Services (IPS), filiale du groupe Aga Khan Fund for Economic Development (AKFED)

    Son coût global est estimé à 625,19 millions de dollars, indique le communiqué de la BAD. En septembre 2014, un coût total de 650 millions de dollars avait été évoqué.

    Interconnexion

    L’électricité produite par Ruzizi III alimentera également l’East African Power Pool (EAPP), un projet d’interconnexion électrique rassemblant une dizaine de pays de la Comesa (la RDC, l’Éthiopie, l’Égypte, le Rwanda, le Kenya, le Sudan, le Burundi, la Tanzanie, la Libye et l’Ouganda).

    Le démarrage de la construction de la centrale Ruzizi III avait été annoncé pour 2016, lors de la signature de l’accord entre EGL et le consortium Sithe Global/IPS.

    Un futur développement – Ruzizi IV – d’une capacité de 200 MW, avait également été évoqué à l’époque.

  • 185 dollars pour le nouveau passeport à puce ( 120 $ pour Belge Semlex et 65 $ pour la RDC)

    185 dollars pour le nouveau passeport à puce ( 120 $ pour Belge Semlex et 65 $ pour la RDC)

    PASSEPORT CONGOLAIS-Plusieurs agents du ministère des Affaires étrangères désapprouvent la nouvelle répartition des fonds générés par la vente du nouveau passeport à puce, ont indiqué des sources proches de ce ministère vendredi 8 janvier. Cet imprimé de valeur s’octroie moyennant paiement de 185 dollars américains à verser aux banques agrées et désignées par le ministère des Finances. Selon une note circulaire interministérielle datée du 19 décembre 2015,  le groupe Belge Semlex, consortium en charge de la production du nouveau passeport à puce, a droit pour chaque passeport vendu et délivré à 120 USD. Seuls 65 USD du frais perçu pour chaque passeport vendu sont versés dans le compte du trésor public.

    De l’avis de beaucoup d’agents abordés par Radio Okapi au sein de ce ministère, l’accord entre l’Etat congolais et  le consortium belge profite plus au groupe belge qu’à Kinshasa. D’après des sources internes au sein du ministère des Affaires étrangères, l’Etat congolais gagnait environ 120 USD par exemplaire avec la vente de l’ancien passeport biométrique. Le partenariat entre les deux parties fait perdre à  la RDC presque la moitié de l’argent qu’elle gagnait avec la délivrance l’ancien passeport, ont déploré les mêmes sources.

    D’autres agents qualifient de « brusque et inopportun » le changement de ces passeports, regrettant surtout l’abandon de près de trois cents mille anciens passeports biométriques à l’hôtel de monnaie. Pour eux, il s’agit d’un manque à gagner pour l’Etat congolais estimé à près de 36 millions de dollars américains.

    Ils regrettent par ailleurs la perte enregistrée par l’Etat congolais avec le blocage, dû à ce changement, de plus de vingt mille dossiers de demande d’anciens passeports déjà traités.

    C’est depuis le 19 décembre 2015 que le ministère des affaires étrangères de la RDC a démarré avec la vente et l’octroi de ce nouveau passeport biométrique à puce.

    R.O