–Des manifestations appelées par l’opposition en commémoration des émeutes de 2015 contre une tentative de modifier de la loi électorale ont eu lieu dans différentes provinces, mais la police les a empêché de se tenir dans la capitale congolaise.
A Kinshasa, l’opposition dénonce l’arrestation dplusieurs personnes mardi dans différents endroits où des conférences et des cultes devaient avoir lieu.
Le Front citoyen, une plate-forme composée des acteurs de l’opposition et de la société civile, dénonce l’enlèvement et l’interpellation de certains de ses membres. Selon l’opposant Martin Fayulu, les acteurs et sympathisants du front citoyen voulaient célébrer la mémoire des victimes des manifestations du 19 janvier 2015. Il parle d’une centaine des cas d’arrestations.
“On a commencé par enlever nos militants… On est parti intimider les prêtres… on a arrêté même des particuliers auprès de qui nous avions loué des salles pour animer nos conférences-débat”, se plaint M. Fayulu.
Martin Fayulu au micro de Radio Top Congo
Selon Jean-Lucien Mbusa, modérateur de la plate-forme la Dynamique de l’opposition, les forces de sécurité ont occupé les lieux depuis très tôt dans la matinée et ont empêché tout rassemblement, arrêtant des manifestants qui s’obstinaient à y rester.
Une autre figure de l’opposition, Vital Kamerhe, soutient, lui, avoir demandé à ses partisans de ne pas céder à la provocation de la police qui avait fait irruption dans la salle où il devait tenir une conférence à Kinshasa.
L’Inspecteur général de la police, le général Célestin Kanyama, a, pour sa part, démenti sur Radio Okapi toute action de la police contre des manifestants à Kinshasa.
L’AFP estime par ailleurs à près de 5.000, les personnes qui ont pu manifester dans les provinces de l’Est.
Le plus grand rassemblement de la journée a eu lieu à Bukavu, fief du troisième parti d’opposition, l’Union pour la Nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, où les manifestants se sont rassemblés sur une place pour écouter divers orateurs venus dire “non” à un “troisième mandat” du président Joseph Kabila et exiger la tenue de la présidentielle en 2016, comme prévu par la Constitution.
A Goma, capitale du Nord-Kivu (est), environ 400 personnes ont manifesté contre le pouvoir dans le calme, selon un autre journaliste de l’AFP.
A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, l’armée a dispersé à la mi-journée quelques 300 personnes réunies à l’appel de l’opposition pour prier dans la rue pour les quelques dizaines de personnes tuées entre le 19 et le 22 janvier 2015 lors de violences provoquées par l’examen au Parlement d’un projet de loi électorale contesté.
Un correspondant de l’AFP qui couvrait cette manifestation et un journaliste de Radio Okapi (la radio de l’ONU en RDC) ont été molestés par des soldats et retenus pendant plusieurs heures avant d’être relâchés.
L’opposition a appelé ces manifestations pour commémorer les émeutes qui ont lieu un an plus tôt, opposées à des tentatives de modifier la loi électorale et la Constitution. Quarante personnes étaient tuées au cours ces violences de 2015.
-« Ah, mais c’est très bien, vous êtes rentré au pays. C’est courageux de votre part. La diaspora sauvera le Congo, j’en suis convaincu. Avec des gens comme vous ! ». Depuis des mois, j’entends des phrases de ce type.
On me les assène à longueur de temps, à tous propos. Je n’ai jamais su comment réagir tant cette assertion est gênante. Elle me met et m’a toujours mis mal-à-l’aise. À force, j’ai commencé à y penser, y réfléchir et chercher l’origine de cette gêne. Congolais de la diaspora, qu’ai-je réellement à apporter à ce pays qui soit si flagrant ? En méditant cette question finalement mal posée, une idée renversant son postulat m’est simplement venue – véritablement évidente, elle : c’est le Congo qui m’apporte quelque chose. Esquissé à gros traits, ce pays m’offre ce que je n’ai encore jamais eu : une histoire commune, une aventure collective, une appartenance, une identité, un clan, des racines profondes, une place, du sens.
On me parle du Congo depuis ma naissance. On me l’a expliqué en long et en large, décrit, raconté. On m’a dit que j’étais un fils du Kongo. Ce pays, je l’ai imaginé avec un affect sentimental extrêmement puissant. Ces graines semées depuis ma plus prime jeunesse dans le tréfonds de mon âme germent, éclosent et s’épanouissent depuis mon retour. C’est une seconde naissance, consciente celle-ci. En ce sens, j’ai toujours cultivé une profonde humilité à l’égard de ce pays, de sa population si diverse et, dès lors, n’ai aucunement la prétention de donner de leçons ni d’avoir grand-chose à apporter en propre.
Cette diaspora congolaise qui rentre chez elle, je la fréquente.
Fabien, 29 ans : « J’ai grandi à Paris. Je suis rentré pour mon père. Mon frère travaille à New-York et n’a pas l’intention de vivre en Afrique. Ma mère et ma sœur vivent au Canada et viennent ici en vacances. Mes parents sont séparés. J’étais le seul à pouvoir continuer les affaires de mon père qui s’est remarié. Je m’ennuyais à Paname. Et toi, c’est quoi ton histoire ? » ; Apolline, 30 ans : « Je bossais à Londres et suis sortie avec un mec qui voulait rentrer travailler au Congo. Je l’ai suivi. Je ne sais pas ce que je ferai les prochaines années mais je rentrerai vivre en Belgique à un moment. Et toi, c’est quoi ton histoire ? » ; Steve, 28 ans : « J’ai étudié et vécu à Londres. Je suis du Katanga utile. J’ai toujours gardé la nationalité et voulais rentrer au pays. Il y a tellement de choses à faire ici. Pourquoi pas Kin ? C’est une ville un peu agitée pour un Katangais mais comme j’ai vécu à Londres, je n’ai aucun problème. Et toi, c’est quoi ton histoire ? ».
La diaspora est d’abord et avant tout le récit d’un déracinement, d’une coupure, d’une déchirure
Diane, Paul, Mambo, Jean … autant d’histoires différentes mais, au fond, si proches, similaires. Elles sont les déclinaisons d’un même phénomène, le déracinement. La diaspora est d’abord et avant tout le récit d’un déracinement, d’une coupure, d’une déchirure. Ce phénomène est violent, douloureux. Qu’on l’ait choisi ou qu’on en soit le fruit. Les uns le vivent mieux que les autres. Se sentir étranger dans le pays où on est né, on a grandi, vécu ses premières émotions, ses premiers émerveillements ; connu ses premières désillusions, ses premiers chagrins ; noué ses amitiés les plus intenses est un paradoxe d’une profondeur insondable. Etre un étranger dans le pays qui vous a façonné est invinciblement incompréhensible pour qui ne l’a vécu.
Toutes ces histoires, tous ces destins diasporiques créent certes une intimité particulière mais une rivalité aussi. Nous jouons dans la même division. Certains connaissent bien le Congo d’autres moins ou pas du tout. Ensuite, ce retour, nous le vivons chacun à sa manière. Les raisons qui nous ont poussés à rentrer sont diverses. Les uns galéraient en Europe ou en Amérique durant leurs études, ne trouvaient pas de travail ou l’avaient perdu.
Rentrer est l’occasion de se refaire, de changer de quotidien, de fuir un continent en mal d’idéal
Rentrer est l’occasion de se refaire, de changer de quotidien, de fuir un continent en mal d’idéal. D’autres y voient l’accomplissement d’une quête existentielle, un devoir filial, la réintégration d’une lignée ancestrale, la réappropriation d’un héritage. D’autres encore, opportunistes assumés, sautent sur l’occasion de s’en mettre plein les poches et mener grand train. Souvent, c’est un savant mélange de tout cela. Irréductibles, indéfinissables, tels sont les motifs qui président à un tel choix. Le constat est pourtant le même : comment s’intégrer, se réintégrer à cette complexe société congolaise qui, elle-même, nous considère comme des étrangers ?
« Diaspourrie »
Les congolais de RDC, ceux du cru, ne sont pas de fervents admirateurs de cette diaspora. Ils ne l’apprécient pas. Ils la voient revenir – pour eux arriver – et accéder plus rapidement à des postes pour lesquels, malgré leurs dix, quinze années d’expérience, on n’aurait jamais pensé à eux. Les vicissitudes du pays, la diaspora ne les a, en général, pas subies ou justement fuies. Les affres de la guerre, les pillages, les viols, les millions de morts, elle en a pris connaissance en lisant les dossiers spéciaux consacrés à la RDC du Monde diplomatique ou par la famille restée au pays. On peut comprendre qu’ils l’aient mauvaise de voir ce retour – pas si noble ou désintéressé – de cette diaspora prétendument providentielle dont on n’arrête pas de leur tympaniser les oreilles. Ce qui se construit, c’est un Congo sans ou malgré eux. Ils s’en sont juste rendu compte. Ces Congolais qui la détestent ou la jalousent, je les comprends finalement. Ils l’appellent la diaspourrie.
Indéniablement, l’image qu’elle véhicule est celle d’une caste fermée, d’un monde vivant reclus dans la République de la Gombe, à Ma Campagne, à Mont Fleury, à UTEX. Catholique, elle fréquente les mêmes églises qui, le dimanche, rassemblent le bottin mondain de la capitale. C’est la foire aux vanités. Une arène de fauves aussi. L’apparence et un matérialisme hallucinant y règnent en maître absolu dans ce pays où une telle pauvreté a pignon sur rue. Sans filtre, cru, brut de décoffrage, le contraste violent qui en découle laisse incrédule. Arrogante, vaine, imbue d’elle-même, elle singe les Belges d’hier, les grands du monde d’aujourd’hui. Pourtant, cette indécence n’est pas l’apanage de Kinshasa ni du Congo. Cette diaspora se décline et ne peut tout uniment, indistinctement être clouée au pilori. Laissons-lui, laissez-nous le bénéfice du doute.
Envisagés plus largement, l’uniformisation, l’abrutissement à marche forcée des différentes sociétés et cultures, finalement, c’est la diaspora – d’où qu’elle vienne – qui en est le principal vecteur. Celle-ci tient le rôle de métastases dans ce cancer mondial qui n’en finit pas de tuer les particularismes, les identités noyés dans une humanité conceptuelle bien abstraite alors qu’il existe des peuples et des hommes bien réels, eux.
« C’est la diaspora qui sauvera le Congo » n’ont-ils de cesse d’asséner. Sans doute est-ce pour toutes ces raisons que je ne peux plus les entendre, les phrases de ce type. Elles auront cependant eu le mérite d’éclairer l’imposture dans laquelle, pour l’instant, je me trouve.
D’origine congolaise, Philippe-Alexandre Sondj Mulanza Kating est né et a grandi à Bruxelles. Depuis un peu plus d’une année, il a décidé de rentrer s’installer à Kinshasa où il travaille et vit désormais.
-Entre sites traditionnels et plateformes de transbordement, un nouveau réseau d’interfaces émerge. Leur but : connecter l’intérieur des terres à la mer.
Tanger, Djibouti, Le Cap, Alexandrie, Dakar… Noms quasi mythiques pour les marins et ports historiques de l’Afrique. Remplacés par Badagry, Lamu, Nqura… De simples quais de pêche jetés le long des côtes mais appelés à tenir demain le rôle d’interfaces portuaires pour le continent. Dans le sillage des porte-conteneurs, toujours plus gros et toujours plus nombreux à remonter les côtes africaines, se redessine la carte maritime du continent. Et c’est presque dans une course contre la montre que s’est lancée l’Afrique depuis cinq ans pour réaliser son « rattrapage portuaire », selon l’expression des spécialistes.
50 milliards de dollars
Entre l’inauguration du port de Tanger Med, en 2007, et la réception des premières installations programmées pour 2017 à Lamu, sur la partie nord du littoral kényan, plus d’une cinquantaine de milliards de dollars (plus de 40 milliards d’euros) auront été investis pour que l’Afrique s’équipe à son tour « des terminaux ultramodernes et entièrement automatisés qui ont vu le jour en Asie et en Europe », explique François-Xavier Delenclos, vice-président chargé du développement chez l’opérateur danois APM Terminals (APMT).
Entre 2007 et 2017, plus d’une cinquantaine de milliards de dollars auront été investis pour que l’Afrique s’équipe à son tour de terminaux ultramodernes et entièrement automatisés.
L’Afrique ne représente toujours que 5 % du commerce maritime mondial et moins de 2 % du trafic conteneurisé de la planète, mais les volumes traités ont été multipliés par quatre, en ligne avec la croissance économique du continent, elle-même stimulée par les échanges avec l’Asie.
Une première remise à niveau des quais a donc eu lieu durant la dernière décennie, dans la foulée des contrats de mise en concession signés entre les autorités portuaires publiques et les opérateurs privés internationaux, alléchés par les 7 % de croissance annuelle affichés depuis quinze ans par les trafics maritimes africains en tout genre.
De Dakar à Luanda, chaque port y va de son projet de développement, et les portiques fleurissent le long du golfe de Guinée. Dans le même temps, les côtes africaines s’équipent de leurs premiers ports de transbordement, spécialisés dans l’éclatement et la redistribution des flux de marchandises conteneurisées venant d’Europe et d’Asie. DP World s’inspire de ses installations à Dubaï pour construire le terminal de Doraleh, au large de Djibouti, APMT de l’expérience acquise sur ses terminaux européens et asiatiques pour moderniser Port-Saïd, et Transnet puise dans son trésor de guerre pour étendre les quais de Durban et sortir des eaux le port flambant neuf de Nqura pour 900 millions de dollars.
Le collier de perles est complété par Tanger Med – jailli de l’esprit de Mohammed VI, sans doute impressionné par la belle mécanique d’Algésiras, de l’autre côté du détroit de Gibraltar – , par Las Palmas, le hub de la compagnie maritime Mediterranean Shipping Company (MSC), qui suit sa propre logique, et par le terminal modèle de Pointe-Noire, géré par Bolloré Africa Logistics (BAL), porte d’entrée de plus en plus incontournable en Afrique centrale et sur le marché toujours à prendre de la RD Congo.
Mais une nouvelle phase de modernisation semble se mettre en place ces toutes dernières années, avec l’arrivée en eau profonde de « grands complexes industrialo-portuaires », pour reprendre la dénomination de Yann Alix, expert des questions maritimes et délégué général de la Fondation Sefacil.
Géants des mers
Un nouveau réseau portuaire semble vouloir s’insérer dans l’existant, entre les ports traditionnels et les plateformes de transbordement. Les premiers sont certes en plein développement, mais leur logique, avant tout nationale, ralentit le maillage terrestre entre les États.
Par ailleurs, leur possibilité d’extension reste limitée face à la pression urbaine et démographique, obligeant les pouvoirs publics « à sortir les ports des villes », reprend Yann Alix. Quant aux secondes, elles permettent bien aux géants des mers de faire escale en Afrique, mais la très grande majorité des conteneurs ne fait que regarder les côtes avant de repartir vers d’autres horizons.
« Ce n’est pas une activité représentant beaucoup de valeur ajoutée pour un pays, et les risques de voir disparaître un trafic au profit d’un terminal concurrent moins cher ou plus productif sont grands pour un opérateur », précise François-Xavier Delenclos.
Comme Abidjan a pu l’apprendre à ses dépens avec Tema lors de la crise ivoirienne. Une véritable guerre des terminaux s’annonce sur la côte ouest-africaine, avec son lot de victimes potentielles : Douala, Libreville, Cotonou, voire Dakar. Face à ces enjeux, une nouvelle génération de ports est en train d’émerger. « L’objectif n’est plus seulement d’attirer le fret, mais de concentrer et de maîtriser les flux », rappelle un spécialiste.
Des projets pharaoniques de plusieurs milliards de dollars naissent à quelques encablures des grands centres de consommation engorgés de Lagos, Dar es-Salaam ou Mombasa. Particularité de ces infrastructures portuaires, « elles intègrent le versant terrestre », souligne Yann Alix. Captant et fixant ainsi en un seul point de passage une part non négligeable des deux grands flux africains, les biens de consommation à l’import et les volumes de matières premières minérales et agricoles à l’export.
Jungle portuaire
Ce n’est pas un hasard si la Chine, premier partenaire commercial du continent, a plus ou moins mis le gouvernement tanzanien devant le fait accompli en dévoilant le projet de Bagamoyo lors de la visite officielle du président chinois en 2013. Pékin a annoncé être prêt à investir 10 milliards de dollars pour construire au nord de Dar es-Salaam un complexe susceptible de traiter 20 millions de conteneurs par an, soit le double d’un port comme Rotterdam. Attendu pour 2017, il comprend également la desserte ferroviaire de la sous-région, lorgnant avec insistance les gisements congolais et zambiens.
La même stratégie semble être appliquée à Lamu, au Kenya. Pour 24 milliards de dollars ! Cette bourgade inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco ambitionne de devenir le hub de la côte orientale, adossé à une raffinerie et surtout au fameux Lapsset Corridor (pour Lamu Port-South Sudan-Ethiopia Transport), un ensemble de voies ferrées, d’autoroutes et d’oléoducs tirés à travers le continent pour rejoindre Douala à l’horizon 2030.
Et quand ce ne sont pas les clients eux-mêmes qui initient les projets, ce sont les fournisseurs, comme les compagnies minières Vale à Nacala et Rio Tinto à Beira, au Mozambique – en attendant peut-être Conakry -, alors que le fer du gisement de Mbalam pèse lourd dans l’état d’avancement de Kribi, au Cameroun.
Du côté du Nigeria, l’explosion du trafic des conteneurs, censés atteindre les 10 millions d’EVP en 2025, contre 1,5 million aujourd’hui, justifie à elle seule la réalisation de nouveaux ports à Lekki et à Badagry, construits pour quelques milliards de dollars supplémentaires à une petite centaine de kilomètres de Lagos. « Il faut réunir quatre conditions pour s’imposer dans la jungle portuaire actuelle, rappelle un fin connaisseur du théâtre des opérations : un tirant d’eau pour recevoir les navires de dernière génération, une superficie disponible pour entreposer des volumes de marchandises considérables, un marché régional significatif aux portes mêmes du port-relais et, enfin, la stabilité politique. » Les heureux élus se reconnaîtront.
Selon une source judiciaire, la justice burkinabè a émis vendredi un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne, soupçonné d’avoir voulu soutenir la tentative de putsch de septembre dernier au Burkina Faso.
Un mandat d’arrêt a été lancé par la justice militaire du Burkina Faso contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion ivoirienne, dans le cadre du coup d’État raté du 17 septembre au Burkina Faso, a affirmé, vendredi 15 janvier, une source judiciaire à l’AFP.
“Nous avons été informés via les réseaux sociaux qu’un mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne aurait été envoyé. La notification par les réseaux sociaux n’a pas de valeur juridique”, a toutefois ironisé Moussa Touré, un conseiller de Guillaume Soro.
Qualifiant le mandat “d’improbable”, ce dernier a ajouté qu’il n’avait pas “connaissance que le président de l’Assemblée ivoirienne ait été inculpé (…), inculpation qui aurait donné lieu à un mandat”.
“Si ce mandat était avéré, ce serait un acte hostile contre la Côte d’Ivoire et il ne resterait pas sans réponse”, a-t-il prévenu.
Des enregistrements téléphoniques attribués à Djibrill Bassolé, qui fût ministre des Affaires étrangères burkinabè sous le régime du président déchu Blaise Compaoré, et à Guillaume Soro, ont été évoqués dans la presse en novembre.
Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, actuellement emprisonné et qui fut un homme clé du régime Compaoré tombé en 2014, ont tous deux nié depuis avoir eu cette conversation, dénonçant une “manipulation”.
Dans un enregistrement d’une quinzaine de minutes, les deux interlocuteurs envisagent la possibilité de soutenir le putsch alors en cours et mené par le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Compaoré et chef de Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’unité putschiste.
Guillaume Soro s’estime victime d’une “campagne de dénigrement”
Les deux interlocuteurs évoquent aussi la possibilité de “frapper” dans le nord du Burkina pour faire “paniquer” l’armée régulière qui se préparait à donner l’assaut contre la base du RSP.
En décembre, le commissaire du gouvernement (procureur militaire) du Burkina, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, avait indiqué que les enregistrements avaient été versés au dossier, soulignant qu’”un expert” serait chargé d’authentifier ou de discréditer ces écoutes.
Début décembre, lors d’une interview à la radio privée Savane FM de Ouagadougou, le Premier ministre en exercice Isaac Zida avait affirmé que les écoutes téléphoniques étaient “authentiques”.
Le 16 septembre, des soldats du RSP avaient pris en otage le président Michel Kafando et le gouvernement avant de proclamer le coup d’État le lendemain. La mobilisation des citoyens et de l’armée loyaliste avait toutefois conduit à l’échec du putsch une semaine plus tard.
Djibrill Bassolé a été interpellé à son domicile le 29 septembre. Il a notamment été inculpé de “haute trahison”, “attentat à la sûreté de l’État” et “collusion avec des forces étrangères pour déstabiliser la sécurité intérieure”.
Guillaume Soro, qui a également fait l’objet en décembre d’un mandat d’amener français dans le cadre de la plainte d’un fils de l’ancien président Gbagbo, s’était défendu mi-décembre devant l’Assemblée nationale affirmant que ces écoutes étaient des “chimères” et qu’il était “victime d’une des pires campagnes de dénigrement et de calomnie”.
“La spirale, l’emballement et l’affolement médiatique sans précédent contre ma personne méritent des clarifications après le passage de cette tempête inouïe”, avait-t-il dit aux députés.
-En République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila avait invoqué un dialogue politique national fin novembre. Une fronde au sein du gouvernement, à un an de la supposée élection présidentielle, avait secoué la politique nationale. Depuis, les discussions piétinent. Et la médiation onusienne déplaît. C’est l’Union africaine qui à son tour prend les choses en main.
L’annonce est passée en toute discrétion le 14 janvier dernier : la commission de l’Union africaine a demandé à Edem Kodjo de se rendre au plus vite à Kinshasa. L’ancien Premier ministre togolais, et membre du groupe des sages au sein de l’organisation panafricaine, aura donc la lourde tâche de faciliter le dialogue entre pouvoir et opposition.
Mais convaincues que le président Kabila cherche à prolonger son mandat à la tête du pays, les deux principales coalitions de l’opposition, le G7 et la Dynamique, ont annoncé qu’elles ne prendront pas part à ce dialogue.
Saïd Djinnit jugé inefficace
Par cette nomination, l’Union africaine reprend en main le dossier, après l’ONU. Précédemment, c’était l’envoyé spécial des Nations unies pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit, qui avait été dépêché. Mais les opposants lui reprochent son manque de résultats lors de la médiation burundaise. Le diplomate algérien avait en effet jeté l’éponge en juin dernier.
Edem Kodjo sera-t-il mieux accueilli ? Il y a plus d’un an, l’Union africaine avait déjà donné sa confiance à l’homme politique togolais. Edem Kodjo avait été chargé de faciliter la résolution de la crise burkinabè, après la démission de Blaise Compaoré.
-Au moins 29 personnes, de nationalités différentes, sont mortes dans l’attaque jihadiste survenue dans la nuit de vendredi à samedi à Ouagadougou. Au moins quatre jihadistes ont été tués.
Le bilan : au moins 29 morts
Au moins 29 personnes ont été tuées et une trentaine blessées dans une attaque jihadiste contre un hôtel et un restaurant de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, selon un nouveau bilan donné samedi 16 janvier au soir par le ministère de la Sécurité burkinabè.
La plupart des tués sont des Blancs, a indiqué une source proche du parquet, selon laquelle au moins cinq Burkinabè figurent aussi parmi les victimes. Ces dernières seraient de 18 nationalités différentes, d’après une source sécuritaire burkinabè.
Parmi les nationalités étrangères, on compte pour le moment un Américain, deux Français, deux Suisses, et six Canadiens.
Les corps de trois jihadistes ont été identifiés, tous des hommes, a précisé dans la soirée Simon Compaoré. Une source sécuritaire avait auparavant évoqué la présence d’au moins quatre jihadistes, dont deux femmes. Le ministre de la Sécurité intérieure a précisé que les assaillants étaient “très jeunes” – “le plus âgé ne doit pas avoir plus de 26 ans” – et qu’ils étaient arrivés à bord de véhicules immatriculés au Niger.
– L’opération est terminée
La fin de l’assaut a été annoncée en fin de matinée, après une douzaine d’heures d’opérations.
Les opérations de ratissage se poursuivaient dimanche à Ouagadougou à la recherche d’éventuels jihadistes, tandis que les enquêteurs travaillaient toujours sur les lieux.
– Le président Kaboré appelle le peuple au “courage”
Le président Roch Marc Christian Kaboré a appelé le peuple burkinabè au “courage”, à la “vigilance”, et un deuil national de 72 heures sera observé à partir de dimanche.
Un total de 126 personnes, dont 33 blessées, ont été libérées au cours des opérations, selon le ministre de l’Intérieur Simon Compaoré. Parmi les rescapés figure le ministre du Travail Clément Sawadogo, présent dans l’hôtel Splendid au moment de l’attaque.
– Une attaque revendiquée par Aqmi et attribuée à Al-Mourabitoune
L’attaque a été revendiquée dans la nuit par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui l’a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, selon SITE, une organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes.
Les réactions
Paris et Washington, deux alliés clés du Burkina Faso, ont condamné l’attaque samedi, ainsi que l’Union européenne et le Royaume-Uni.
Des forces spéciales françaises sont stationnées dans la banlieue de Ouagadougou dans le cadre de la lutte anti-jihadiste dans le Sahel. Washington dispose également de 75 militaires dans le pays, et a indiqué apporter un soutien aux forces françaises dans l’opération.
La Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a affirmé “sa détermination à lutter sans relâche contre toute forme de terrorisme dans la région”, selon un communiqué.
“Nous considérons comme dirigée contre chacun de nos pays et contre l’ensemble de notre Communauté, l’attaque terroriste de Ouagadougou”, a déclaré le président en exercice de l’organisation régionale, le chef d’Etat Sénégalais Macky Sall, se disant prêt à prendre “toutes les mesures que requiert la situation”.
Rev. Dr. Martin Luther King Jr. speaking. (Photo by Julian Wasser//Time Life Pictures/Getty Images)
-Les rencontres ne sont jamais fortuites. Le pasteur Martin Luther King (15 janvier 1929-4 avril 1968), Prix Nobel de la Paix (1964) dont nous commémorons aujourd’hui le quatre-vingt septième anniversaire, va, tout au long de sa mission, marcher sur les traces du plus grand des Prophètes, Moïse, qui inspirera profondément son œuvre et son magistère. Le «Jour Martin Luther King» (Martin Luther King Day), jour férié aux Etats-Unis[1], commémorant le jour anniversaire de cet apôtre de la Paix, sera cette année commémoré entre les deux péricopes de Bo, relatant la spectaculaire Sortie d’Egypte, et de BeShalah rapportant la traversée de la Mer des Joncs par les Hébreux.
[1] Cette journée est commémorée le troisième mardi du mois de janvier, qui tombera cette année le 18 janvier, entre les parashoth Bo et Beshalla’h.
L’action de Martin Luther King démontre que la Liberté n’est jamais offerte aux hommes, mais qu’elle doit s’acquérir! Sous l’influence de la vision de résistance fondée sur la non-violence prônée par Mahatma Gandhi s’opposant à la puissance britannique, nombreux sont ceux qui manqueront pourtant d’y déceler le véritable souffle salvateur de la Bible hébraïque (TaNaKh).
N’est-il pas dit:
ש«וַיִּקְרָא מֹשֶׁה לְכָל-זִקְנֵי יִשְׂרָאֵל, וַיֹּאמֶר אֲלֵהֶם: מִשְׁכוּ וּקְחוּ לָכֶם צֹאן לְמִשְׁפְּחֹתֵיכֶם–וְשַׁחֲטוּ הַפָּסַח» (שמות י »ב, כ »א).ש
«Moïse convoqua tous les anciens d’Israël et leur dit: « Choisissez et prenez chacun du menu bétail pour vos familles et égorgez l’agneau pascal» (Exode 12: 21)[2]
«Moïse répondit: « Il ne convient pas d’agir ainsi, car c’est la terreur de l’Égypte que nous devons immoler à l’Éternel notre Dieu. Or, nous immolerions sous leurs yeux la terreur des Égyptiens et ils ne nous lapideraient point!» (Exode 8: 22).
La Marche historique vers Washington (28 août 1963), qui n’est point sans rappeler la célèbre Marche du Sel en Inde sous la conduite du Mahatma Gandhi, semble toutefois s’inspirer de l’Histoire de la Sortie d’Egypte vers la Terre promise.
Après avoir été couronné du Prix Nobel de la Paix (1964), Martin Luther King devient la figure emblématique de l’émancipation des Noirs aux Etats-Unis.
Le discours «I Have A Dream» (28 août 1963) témoigne de ce courage et de ce dévouement et marque le summum du combat en faveur de l’émancipation des Noirs subissant l’humiliation quotidienne et la discrimination des WASP. L’inspiration du TaNakh et le souffle prophétique s’y reflètent à chaque passage:
a- Rêve de justice et de liberté
«I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.»
«Je fais le rêve qu’un jour, même l’État du Mississippi, un état qui étouffe sous la chaleur de l’injustice, tout brûlant des feux de l’oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice.»
«Mais que le bon droit jaillisse comme l’eau, la justice comme un torrent qui ne tarit point!» (Amos 5: 24)
b. Rêve d’égalité
«I have a dream that one day every valley shall be exalted, every hill and mountain shall be made low, the rough places plains, and the crooked places will be made straight, and before the Lord will be revealed, and all flesh shall see it together.»
«Je fais le rêve qu’un jour, chaque vallée soit relevée, chaque colline et chaque montagne aplanie, que les endroits escarpés seront aplanis, que les endroits tortueux seront rendus droits, et devant l’Eternel seront révélés, et toute chair verra cela ensemble. »
«Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et colline s’abaissent, que les pentes se changent en plaines, les crêtes escarpées en vallons! 5 La gloire du Seigneur va se révéler, et toutes les créatures, ensemble, en seront témoins: c’est la bouche de l’Eternel qui le déclare.» (Isaïe 40: 4-5).
c. La terre des patriarches
«Land where my fathers died»
«…Terre où sont morts mes pères»
«Vous tous qui habitez le globe et qui peuplez la terre, quand la bannière se dressera sur les montagnes, regardez; quand sonnera le Shofar, écoutez! » (Isaïe 18: 3; Lévitique 25: 10) e- Rêve d’unité
«…we will be able to speed up that day when all of God’s children, black men and white men, Jews and Gentiles, Protestants and Catholics, will be able to join hands»
«…nous serons en mesure d’accélérer ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protestants, pourront se donner la main»
Voici ce que vous devrez faire: Parlez loyalement l’un à l’autre, rendez des sentences de vérité et de paix dans vos portes! 17 Ne méditez dans votre cœur aucune méchanceté l’un contre l’autre, n’aimez pas le faux serment, car toutes ces choses, je les hais, dit l’Eternel. » (Zacharie 8: 16-17)
f- Rêve de la fin de l’esclavage
«Free at last! Free at last! Thank God almighty, we’re free at last!»
“ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”
«Parole adressée à Jérémie par l’Eternel, après que le roi Sédécias eut conclu une convention avec tout le peuple de Jérusalem, à l’effet d’y proclamer l’émancipation, 9 afin que chacun remit en liberté son esclave et chacun sa servante, d’origine hébreue, afin que nul ne retînt dans la servitude son frère judéen. 10 Tous les grands et tout le peuple, acquiesçant à la convention, avaient consenti à affranchir chacun son esclave et chacun sa servante et à ne plus les retenir en état de servitude: ils avaient obéi et les avaient émancipés» (Jérémie 34: 8-10)
Une légende vient de naître! Pourtant, comme Moïse auquel l’Eternel refusera l’entrée en Canaan, le pasteur Martin Luther King ne récoltera point non plus le fruit de son labeur, de sa mission pastorale. Assassiné le 4 avril 1968, il aura, toutefois, à partir de la vision de Justice et de Liberté traversant tout le TaNaKh, posé les fondements des Droits civiques en faveur de la communauté noire américaine. Il aura prouvé par son dévouement corps et âme à cette cause, que tout combat non-violent est appelé à conduire à la Paix entre les êtres. Les Noirs américains et l’ensemble des minorités aux Etats-Unis, comme les Hébreux atteignant la Terre promise, atteindront à l’émancipation.
[1] Cette journée est commémorée le troisième mardi du mois de janvier, qui tombera cette année le 18 janvier, entre les parashoth Bo et Beshalla’h.
-Voici donc le constat d’une étude médicale qui pourrait intéresser de nombreux hommes ! Pour le professeur Ingrid Fleischer de l’université d’Hambourg, il n’y a aucun doute : Les femmes pratiquant la fellation et qui avalent le sperme de leurs compagnons réussissent à maigrir jusqu’à deux fois plus vite que les autres. Cette étude a donc été menée en Allemagne sur 200 femmes. Elles ont suivi le même régime et ont vécu dans un cadre de vie identique, sous la direction du professeur Ingrid Fleischer de l’université d’Hambourg.
Le sperme et ses vertus nutritives ! Ce n’est pas la première fois que la question est évoquée. Columbia Health avait déjà mené son enquête révélant que le sperme contenait une foule d’ingrédients tels que :
* eau
* vitamine C
* acide citrique
* zinc;
* protéines, etc.
Le site Meltyfood explique : « Cette perte de poids se fait grâce à la présence d’une substance nommée alcaline, véritable anti-graisse naturel une fois associée au sperme. Une fois rassemblés, les deux composants chimiques attaqueraient donc la masse graisseuse au cœur même du système digestif.
Ouais. Bon. Toujours rester vigilant face à une étude de ce type ! Non parce que clairement, la conclusion de cette étude-là c’est que si sucer n’est peut-être pas tromper, sucer ce serait surtout maigrir et quand on connait les effets parfois exubérants des dictats de la beauté, il serait dommage que pour maigrir, certaines se mettent à avaler des couleuvres ! Mais une chose est sûre : les qualités nutritives du sperme sont bel et bien réelles !