Author: Don Kayembe

  • Infiltrations de rebelles burundais en RDC: qui sont les groupes?

    Infiltrations de rebelles burundais en RDC: qui sont les groupes?

    m23 au Rwanda-Les services de sécurité de RDC se disent inquiets par rapport aux informations faisant état d’infiltrations de rebelles burundais sur leur sol. Dans le territoire d’Uvira, l’armée et les autorités locales ont multiplié les opérations de sensibilisation auprès de la population pour signaler la présence de ces infiltrés. Il s’agit de quelque 70 km à surveiller. Une présence d’autant plus compliquée qu’il y a des groupes anciens comme les FNL du général Aloys Nzabampema, mais aussi des groupes nés depuis le début de la crise au Burundi. Une donnée qui rend également difficile une estimation de l’importance de ces différents groupes.

    Pour la population du territoire d’Uvira, difficile de faire la distinction. Les habitants de la plaine de la Rusizi parlent indifféremment de FNL ou d’infiltrés confondant le groupe d’Aloys Nzabampema avec d’autres groupes burundais. Ils disent signaler régulièrement leur passage à l’armée comme à la Monusco. Mais ils arrivent souvent trop retard, disent-ils.

    Les regards plus avertis, militaires, autorités locales, société civile, identifient des routes différentes de passage et des comportements bien spécifiques. Les FNL d’Aloys Nzabampema feraient des va-et-vient entre la frontière burundaise et les hauts et moyens plateaux pour des raisons de ravitaillement : le manioc et le sorgho sont pillés dans les champs des moyens plateaux. Et ils ne descendraient dans la plaine et iraient même jusqu’au Burundi que pour d’autres denrées.

    Pour ce qui est de nouveaux groupes, plusieurs de ces observateurs avertis signalent une coopération entre le groupe FNL dissident de Nshuti Baranyanka, localisé dans la plaine de Fizi, et le groupe que les services de sécurité congolais attribuent à l’opposant Alexis Sinduhije et au putschiste Godefroid Niyombare. Ce groupe-là aurait installé depuis plusieurs mois un camp permanent sur les hauts plateaux, difficilement accessible pour l’armée congolaise.

    Mouvements vers le Burundi

    Pour entrer en République démocratique du Congo depuis le Rwanda ou le Burundi, disent ces observateurs, ils auraient plusieurs voies de passage et s’infiltreraient par petits groupes, moins de cinq, avec des sites d’escales. On peut voir des tentes apparaître et disparaître, rapportent des habitants des hauts plateaux.

    Si depuis juillet, les mouvements allaient plutôt dans le sens de l’entrée en RDC, depuis deux mois, ces rebelles auraient amorcé le mouvement retour vers le Burundi.

    RFI

  • Le Nigeria n’a pas besoin d’un prêt du FMI, selon Christine Lagarde

    Le Nigeria n’a pas besoin d’un prêt du FMI, selon Christine Lagarde

    FMI-CHRISTINE-La directrice du Fonds monétaire international visite la première économie du continent depuis lundi. Premier exportateur de pétrole d’Afrique, le Nigeria a vu ses revenus diminuer drastiquement depuis l’année dernière puisque les cours de l’or noir ont perdu près de 60% de leur valeur. Mais pas de quoi susciter une demande d’aide auprès du FMI, a déclaré mardi Christine Lagarde.

    Le pétrole, c’est près de 15% du Produit intérieur brut (PIB) du Nigeria et les trois quarts de ses recettes budgétaires. Alors forcément, quand les prix de l’or noir piquent du nez, les finances de l’Etat fondent.

    Pour faire face à la diminution de ses devises étrangères, le Nigeria a dû dévaluer sa monnaie. Aujourd’hui, le taux d’inflation du pays frôle les 10%.

    Une économie de plus en plus diversifiée

    Pas de quoi affoler le FMI pour autant. Bien que le Nigeria soit très dépendant de l’or noir, il a su ces dernières années diversifier son économie. Aujourd’hui le secteur des services, dopé par les télécommunications, représente plus de la moitié du PIB du pays. Le Nigeria dénombre 140 millions de lignes mobiles contre 400 000 en 2001. Le secteur bancaire, la création musicale et le cinéma, avec Nollywood, tirent aussi la croissance.

    L’industrie se développe également, mais souffre encore de faibles infrastructures du pays. Un secteur dans lequel compte investir le gouvernement qui a décidé cette année une augmentation de 20% des dépenses publiques pour stimuler la croissance.

    RFI

  • En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres dans l’opposition

    En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres dans l’opposition

    front-de-democrate-En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres. Le Front citoyen 2016 est né après la Dynamique de l’opposition et le G7. Hier lundi 4 janvier, journée des martyrs de l’Indépendance, un nouveau regroupement a vu le jour : le Front des démocrates qui regroupe sept partis politiques et des personnalités de l’opposition. Mais ce foisonnement des plateformes de l’opposition inquiète quelques analystes de la scène politique congolaise.

    Les objectifs du Front des démocrates sont les mêmes que ceux des autres plateformes de l’opposition : empêcher le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat à la tête du pays, pas de révision de la Constitution et tenir les élections législatives et présidentielle en 2016. Au sein de cette nouvelle plateforme figurent des partis et des personnalités qui appartiennent aussi au Front citoyen 2016 et à la Dynamique de l’opposition.

    Mais ce foisonnement des plateformes suscite chez certains des inquiétudes. Notamment des inquiétudes quant à l’efficacité des actions à mener, surtout lorsqu’arrivera le moment de décider d’une probable candidature unique de l’opposition pour la future présidentielle. Ce que réfute Jean-Lucien Busa, leader de la Convention des démocrates républicains (CDR) et porte-parole du Front des républicains : « Regardez les primaires dans les pays les plus avancés. Aux Etats-Unis, les démocrates, les républicains. Vous avez 7, 8[candidats] et puis l’élimination est facile. Donc le regroupement permet d’améliorer le choix des candidats et de pouvoir faciliter la sélection du candidat. »

    Répondant à une question des journalistes lors de son entretien dimanche 3 janvier avec la presse à Lubumbashi, Moïse Katumbi, désormais opposant, a laissé entendre que des débats sont en cours au sein de l’opposition pour une possible candidature unique à la présidentielle de novembre prochain.

    RFI

  • Les Kinois réagissent à la présence de caméras de surveillance

    Les Kinois réagissent à la présence de caméras de surveillance

    CAMERA-Les caméras de surveillance ont fait leur apparition dans la ville de Kinshasa. Surpris par cette présence, les Kinois se sont mis à spéculer dans tous les sens. Les autorités de la police nationale rassurent, mais la suspicion demeure et se fait de plus en plus grande.

    Célestin Kanyama, commissaire provincial de la capitale, parle du renforcement de la sécurité. Ce général de la Police nationale évoque les contraventions routières et le comportement incivique de certains habitants. Selon lui, cette vidéosurveillance est une très bonne chose et certains Kinois sont d’accord avec lui. « Moi, je trouve que c’est bon, nous devons nous adapter aux systèmes de sécurité d’ailleurs… » témoigne cet homme.

    Mais ensuite se posent des problèmes pratiques somme la maintenance du réseau. « C’est ça le plus difficile. Acheter des caméras… mais la maintenance ?» s‘interroge cet autre Kinois selon lequel pour que la vidéosurveillance ait un bon résultat ilfaut prévoir un suivi.

    Pourquoi poser des caméras de surveillance seulement maintenant ?
    « C’est vraiment pour des raisons sécuritaires ou c’est pour cibler les lieux connus traditionnellement dans cette ville, comme des lieux de rassemblement de certaines personnes qui ne sont pas d’accord avec certaines choses, certaines pratiques que l’on dénonce jour et nuit dans ce pays » doute cet autre habitant de la capitale.

    Autre question enfin : ce projet a-t-il été budgétisé ? « Si on regarde le budget de l’Etat on ne voit pas où cet élément figure. Et pourquoi ça ne vient que vers la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016 ? » interroge un autre Kinois.

    Des sources généralement bien renseignées indiquent qu’il s’agit d’un réseau de surveillance confié à la Police nationale congolaise.

    RFI

  • Moïse Katumbi annonce son appartenance à l’opposition

    Moïse Katumbi annonce son appartenance à l’opposition

    katumbi-L’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, a annoncé dimanche 3 janvier à Lubumbashi son appartenance à l’opposition politique. Au cours d’une conférence de presse, il a cependant précisé qu’il n’a rejoint aucune formation politique et n’a pas créé de parti politique.

    Moïse Katumbi indique cependant appartenir au « Front citoyen 2016 ». Cette plateforme créée récemment regroupe des Congolais de la diaspora, des membres des organisations de la société civile, des confessions religieuses, des organisations politiques de l’opposition ainsi que des personnalités politiques qui militent pour le strict respect de la constitution.

    « L’objectif du Front citoyen est d’abord d’insister sur les élections provinciales de 2016 et l’élection présidentielle de 2016 en respectant les délais constitutionnels et avoir le calendrier [électoral] le plus vite possible », explique M. Katumbi.

    L’ancien gouverneur du Katanga qui a quitté le parti présidentiel en septembre dernier, affirme que des pourparlers sont menés pour avoir un candidat unique de l’opposition à la prochaine présidentielle.

    « J’ai rencontré Félix Tshisekedi. J’ai rencontré beaucoup de personnes. J’ai aussi rencontré beaucoup d’opposants au niveau de la province du Katanga. Nous sommes en pourparlers pour avoir un candidat de l’opposition », explique-t-il.

    Au sujet de l’identité de ce candidat, Moïse Katumbi dit que l’opposition va se décider.

    « Ce n’est pas à moi de décider qui peut être le candidat de l’opposition. Au moment venu, l’opposition va elle-même proclamer son candidat », affirme-t-il.

    Par ailleurs, M. Katumbi félicite les personnes qui ont participé à la rencontre sur l’île de Gorée.

    « Le plus important pour moi est de féliciter ces gens qui ont participé à cette réunion du Front citoyen à l’île de Gorée. Et ils ne doivent même pas avoir peur. Ils sont libres d’aller n’importe où ils peuvent contribuer à notre pays. J’ai délégué quelqu’un qui était à l’île de Gorée. Moi j’étais au Japon [pour la coupe du monde des clubs]. Si j’étais au pays, j’allais être là aussi », fait-il savoir.

    Selon les opposants qui ont pris part à cette rencontre de Gorée, cette réunion était axée sur les élections en Afrique subsaharienne.

    Mais les autorités de Kinshasa rejettent cette explication. Le président de l’Assemblée nationale a affirmé le 15 décembre que ce groupe est allé au Sénégal apprendre des pratiques subversives afin de réfléchir sur les meilleures voies et moyens pour un soulèvement populaire en RDC.

    Radio Okapi

  • Bilan économique 2015: la Rdc sur une évolution positive

    Bilan économique 2015: la Rdc sur une évolution positive

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -A cette fin de l’année 2015, l’évolution de l’activité économique en RDC est positive, quoi qu’il soit le reflet de la situation économique mondiale marquée par plusieurs mois de chute des cours des matières premières, et par un affaiblissement de l’activité économique internationale. Le choc de cette longue chute dont la fin est annoncée, par les économistes, pour avant le deuxième semestre 2016, est dur pour les pays extracteurs des produits miniers. Cette chute des prix est imputable à la contraction de la demande, essentiellement liée à la surproduction. La RDC, qui est un des pays producteurs miniers, cherche à redéployer son économie. Elle se lance vers de nouveaux débouchés plus porteurs, notamment dans l’agriculture avec une préférence pour l’agro-industrie.

    Au plan intérieur, le niveau de l’activité économique subit une forte pression liée à cette perturbation des cours mondiaux. Entendu que les entreprises minières soient en réduction d’activités et que celles relevant du portefeuille public soient toujours en phase de leur mutation.
    Au plan macroéconomique, le gouvernement, par la voix de son Premier ministre, est persuadé de se trouver sur la bonne voie, en prenant comme référentiel le boni de taux de croissance enregistré de 7,7%, qui est en recul de 1,3 point par rapport au taux annualisé de 10,5%.

    S’il faut le souligner, ce fléchissement est dû aux aléas des activités du secteur minier : la chute des cours des métaux ferreux et non ferreux, principalement le cuivre, le cobalt et l’or sur le marché au cours de cette année finissante, a entrainé un ralentissement de l’activité économique avec comme corollaire la baisse de la croissance économique à 7,7% en 2015, au contraire des prévisions tablées sur 10,5%. Piliers du secteur minier, le cobalt et l’or ont enregistré des baisses significatives de l’ordre de 1,05 % et 1,24% de leurs valeurs. Ils se négociaient à 24.282,56 USD contre 25.607,06 USD la tonne.
    Quant aux prix des produits pétroliers, ils ont également poursuivi les mêmes tendances baissières. Jusqu’au moment où nous mettons sous presse, la chute du prix du baril se poursuit inlassablement impactant sur les prévisions annualisées. A Londres, le baril se négocie à 30 USD !

    UN SEUL BEMOL : LA DOLLARISATION

    Malgré les remous ayant caractérisé la majeure partie de l’année 2015 du point de vue de comportement du marché mondial des matières premières, la situation empirique de ce marché n’a pas changé au cours de ce mois de décembre.
    Le cours du cuivre a connu une légère hausse de 1,05% au 3 décembre. Quant au cobalt et l’or, ils ont néanmoins enregistré des baisses respectives de 1,05 % et 1,24% de leurs valeurs. Il en est de même pour les principales céréales qui ont tous accusé des baisses à l’exception du maïs qui a connu une hausse de +1,30%. Le riz et le blé ayant enregistré des baisses de moins 7,08% et -4,59%.
    Cependant, un bémol dans cette observation sur la situation macroéconomique nationale, au plan fiduciaire, la RDC est marquée par une forte monétarisation économique. Une enquête de la Banque Mondiale a relevé que, pour 2015, les dépôts bancaires en monnaie étrangère dans le pays, représentent plus de 80% du total des dépôts bancaires. En outre, cette situation traduit un degré élevé de dollarisation, et ne prennent pas en compte les billets étrangers en circulation et hors circuit bancaire.
    La difficulté d’estimer la taille exacte des liquidités étrangères en dehors du système bancaire est due à la fois à la faiblesse de l’appareil statistique du pays, à l’importance de l’économie informelle et aux mécanismes de circulation de la monnaie et de sa thésaurisation. Ce constat a été aussi fait par le gouvernement.
    La dollarisation est utilisée pour libeller les prix des biens et services sur le marché intérieur, effectuer des paiements et constituer une épargne en laissant une marge limitée à la monnaie nationale.
    Le volume exact des monnaies étrangères dans l’économie congolaise n’est pas connu ; le degré de pénétration des devises étrangères dans l’économie congolaise est difficile à évaluer. Un effort idoine à fournir serait un catalyseur pour remettre les choses dans l’ordre, promettent plusieurs experts du gouvernement.

    DES ACTIONS ECONOMIQUES ENCOURAGEANTES

    L’année 2015 a commencé sous des promesses aujourd’hui réalisées. Plusieurs infrastructures d’utilité publique, tant d’appui à l’économie et social, ont vu le jour. Les entreprises publiques transformées en sociétés commerciales, établissements et services publics sont dans une courbe ascendante. Depuis un peu plus d’une douzaine d’années, le pays n’avait pas une compagnie aérienne digne de ce nom. Congo Airways est la réponse nationale à ce besoin. Cette compagnie est sur une croissance importante : elle a acquis, grâce à une mobilisation financière et technique du gouvernement ainsi que d’autres parties prenantes, un outil de travail adapté à son cœur de métier qui est la desserte, par les voies aériennes, de tout le pays.

    Concernant l’amélioration en fourniture d’électricité, la SNEL qui avait commencé l’année 2015 dans une situation technique difficile, à cause de l’amortissement fort avancé de ses matériels, commence à sortir la tête de l’eau. Petit à petit, le niveau technique acquis par cette société commerciale de l’Etat, ajoutée à l’expertise étrangère sous sa responsabilité se révèle : quoi qu’il y ait encore des perturbations éphémères de ses services à la clientèle, la SNEL est sur la bonne voie de relever le défi de services de qualité à tous les abonnés. La preuve, en cette fin de l’année, les populations de la capitale émettent des avis positifs. Le cas de ces deux entreprises se veut l’échantillon des autres entreprises transformées par la loi du 30 avril 2009.
    Au cours de cette même année finissante, le pays a mis au point le raccordement avec le câble à fibre optique WACS. Ce raccordement permet aujourd’hui la connexion internet du pays avec le reste du monde.

    C’est ainsi que la Société congolaise des postes et télécommunications (SCTP) amorce sa métamorphose avec l’appui du gouvernement, et elle semble être partie pour de nouvelles espérances économiques.
    Il en est de même pour la Société congolaise des ports et des Transports (SCPT) qui, avec la nouvelle direction, travaille à pas de charge. Elle a relancé le trafic fluvial suspendu depuis plusieurs années en raison du vieillissement du matériel de travail.
    Pendant son absence de trafic, cette société commerciale n’avait plus aucune flottille et avait laissé le privé s’introduire dans son domaine. Tous les analystes estiment que l’année 2015 est positive sur le plan économique ; elle ouvre la voie aux initiatives porteuses pour l’année 2016.

    Forum des As
  • En RDC, le gouvernement envisage de reculer l’âge de la retraite

    En RDC, le gouvernement envisage de reculer l’âge de la retraite

    Immeuble-Gouvernement-En RDC, l’âge de la retraite pourrait passer de 55 à 65 ans. Pascal Isumbisho, le ministre de la Fonction publique, l’a annoncé à l’ouverture d’un séminaire sur la modernisation de l’administration publique.

    La proposition vient du ministre de la Fonction publique : en RDC, l’âge de la retraite pourrait passer de 55 ans à 65 ans. Pascal Isumbisho n’a pas donné les raisons pour ce changement envisagé, mais selon lui, le texte, qui est en examen au Parlement, propose le changement de système.

    Le fonctionnaire devrait désormais contribuer à sa propre retraite pendant qu’il est encore actif. Il est donc question de créer une caisse de pension qui permettrait d’assurer une retraite dans des conditions plus ou moins acceptables.

    300 nouveaux fonctionnaires

    Les rémunérations dans la fonction publique sont parmi les plus faibles. Et il y a quelques années, ces rémunérations étaient même hypothétiques. Les fonctionnaires ont d’ailleurs été exclus du régime de sécurité sociale. C’est l’Etat qui leur assure la rente de survie tout au long de leur retraite.

    Et faute de moyen financier, l’Etat congolais n’a pas envoyé des fonctionnaires à la retraite depuis plusieurs années. Les effectifs ont gonflé. 300 jeunes viennent encore d’intégrer l’appareil de l’Etat depuis quelques jours.

    RFI

  • RDC : une note de l’ANR sur la réunion de Gorée fait polémique

    RDC : une note de l’ANR sur la réunion de Gorée fait polémique

    opposants_goree-L’opposition congolaise dénonce un rapport de l’Agence nationale de renseignements (ANR) qui décrit leur rencontre au Sénégal comme « une coalition de déstabilisation de la RDC ». Une note jugée « scandaleuse et mensongère » par les participants.

    C’est une note de l’Agence nationale de renseignements (ANR) qui passe mal. Un rapport de l’agence sur une réunion d’opposants politiques dans l’île de Gorée au Sénégal a été envoyé au Président du Sénat congolais… et son contenu fait grincer des dents. Retour en arrière. Du 11 au 15 décembre dernier, une quarantaine de leaders politiques et membres de mouvements citoyens de l’opposition et de la société civile, avaient choisi de se réunir à Dakar pour discuter du blocage du processus électoral et des élections de 2016. Une réunion qui n’a pas été du goût des autorités congolaises qui ont aussitôt accusé ces opposants de vouloir « déstabiliser les institutions du pays ». Kinshasa s’en était même ouvert à Dakar, « un pays frère et ami », pour protester contre l’organisation d’une telle manifestation au Sénégal. Présents sur île de Gorée, on trouvait la fine fleur de l’opposition congolaise : Félix Tshisekedi et Samy Badibanga pour l’UDPS, Vital Karmerhe pour l’UNC, Eve Bazaiba pour le MLC ou encore Martin Fayulu des FAC et Olivier Kamitatu pour le G7.

    La note des services de renseignements congolais (ANR), envoyée au Président du Sénat, a fait bondir l’opposition. Il faut dire dans le document qui a fuité, la réunion est qualifiée de « coalition de déstabilisation de la RDC à partir de Dakar sous la supervision des parrains étrangers » – voir l’intégralité de la note. L’ANR y dresse une liste des participants (avec bons nombres d’erreurs) et affirme que la rencontre de Gorée avait pour objectif de « constituer un front anti-dialogue et mettre sur pied des structures subversives ». Plus inquiétant, les services congolais affirment vouloir « pénétrer ce groupe d’opposants en vue de son implosion, prendre en charge les participants dès leur retour du Sénégal et doter la Police nationale congolaise en armes non létales et en matériels anti-émeutes pour faire face aux manifestations éventuelles ».

    « Police politique » ?

    Le rapport de l’ANR est jugé « scandaleux » par la Lucha, l’un des mouvements citoyens participant à la rencontre de Gorée. Le document prouve, selon ces activistes, que l’ANR est bien devenue « une police politique au service du régime ». La Lucha dénonce également « l’amateurisme » de l’Agence nationale de renseignements : « le rapport invente des bailleurs et des participants à la réunion ». Pour ce mouvement, les services congolais se seraient tout simplement renseignés… sur internet et sur Facebook. Eve Bazaïba, au nom de la Dynamique de l’opposition, a également dénoncé la note de l’ANR, qualifiant ces allégations de « mensongères ». Un rapport qui « met à nu la collusion avérée entre l’ANR et le régime en place contre l’opposition politique congolaise » et de rappeler que « conformément à l’article 8 de la Constitution, l’opposition politique est reconnue en RDC ». Le patron de l’ANR, le très redouté Kalev Mutondo, n’a pas réagi à la note de son agence publiée dans la presse et les autorités doutent de son authenticité.

    Christophe RIGAUD

    – See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-une-note-de-lanr-sur-la-reunion-de-goree-fait-polemique#sthash.7ZWlQU5z.dpuf

  • Rwanda : Washington déçu par la décision de Paul Kagame de se représenter

    Rwanda : Washington déçu par la décision de Paul Kagame de se représenter

    kagame-obama-Les Etats-Unis se sont dit samedi “profondément déçus” par la décision du président rwandais sortant Paul Kagame de briguer un troisième mandat et de potentiellement diriger le pays jusqu’en 2034.

    Washington et l’Union Européenne ont exprimé à plusieurs reprises leur profonde inquiétude et ont appelé M. Kagame à quitter le pouvoir en 2017.

    « Avec cette décision, le président Kagame rate une occasion historique de renforcer et consolider les institutions démocratiques que le peuple rwandais s’est échiné à bâtir depuis plus de 20 ans », a déclaré samedi le porte-parole du département d’Etat américain, John Kirby, dans un communiqué.

    M. Kagame, 58 ans, avait annoncé jeudi soir qu’il se représenterait à la présidentielle en 2017, comme l’y autorise la nouvelle constitution approuvée massivement (98,4% des votants) par ses concitoyens lors d’un référendum le 18 décembre.

    M. Kagame est l’homme fort du pays depuis juillet 1994: à l’époque, sa rébellion du FPR avait chassé de Kigali les extrémistes hutu et mis fin au génocide qu’ils avaient déclenché trois mois auparavant (800.000 morts, essentiellement membres de la minorité tutsi).

    Ce Tutsi anglophone est crédité de la stabilité du Rwanda, qu’il a remis sur pieds avec un programme volontariste de développement économique.

    Mais celui qui, en 2010, avait laissé entendre que ce serait un échec pour lui s’il ne trouvait personne pour le remplacer avant la fin de son mandat actuel, est depuis accusé de verser de plus en plus dans une dérive autocratique.

    « Les Etats-Unis estiment que les changements de pouvoir respectant la constitution sont essentiels aux démocraties solides et que les efforts de dirigeants sortants visant à changer les règles pour se maintenir au pouvoir affaiblissent les institutions démocratiques », a ajouté M. Kirby dans son communiqué.

    « Les changements qui favorisent un individu au détriment du principe de transition démocratique nous inquiètent particulièrement », a-t-il encore dit, appelant « le gouvernement rwandais à garantir et protéger le droit de ses citoyens à exercer leur liberté d’expression, de conscience et de réunion pacifique – les caractéristiques des vraies démocraties ».

    La nouvelle Constitution continue de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels, tout en abaissant sa durée de sept à cinq ans. Mais elle stipule aussi que la réforme n’entrera en vigueur qu’après un nouveau septennat transitoire, entre 2017 et 2024. Le président sortant est éligible pour ce septennat transitoire, de même qu’aux deux quinquennats suivants.

    Elu en 2003 et réélu en 2010 avec plus de 90% des voix à chaque fois, M. Kagame avait indiqué que sa décision de se représenter en 2017 – date limite de son dernier mandat selon la Constitution non révisée – dépendrait des résultats du référendum.

    Comme M. Kagame, plusieurs dirigeants africains ont récemment levé ou tenté de lever les limitations constitutionnelles du nombre de mandats, parfois au prix de mouvements de contestations, notamment au Burundi voisin, plongé dans une violente crise depuis plus de huit mois.

    Jeune Afrique

  • VIDEO de l’attaque en France: un automobiliste fonce sur des militaires postés devant la grande mosquée de Valence

    VIDEO de l’attaque en France: un automobiliste fonce sur des militaires postés devant la grande mosquée de Valence


    Un forcené a foncé sur les soldats qui gardaient une mosquée à Valence, en France

    Un homme a foncé vendredi au volant de sa voiture sur quatre soldats en faction devant la grande mosquée de Valence, provoquant une riposte des militaires qui ont blessé le chauffeur, dont les motivations restaient inconnues, sur fond de crainte de nouveaux attentats.

    Acte terroriste ou geste d’un déséquilibré: les enquêteurs tentaient samedi d’établir pourquoi un automobiliste a foncé la veille sur quatre militaires en faction devant la mosquée de Valence (Drôme), avant d’être maîtrisé. Sérieusement blessé au bras et à la jambe, cet homme de 29 ans, originaire de Bron (banlieue lyonnaise) et inconnu des services de police, a été hospitalisé à Valence pour y être opéré. “Son pronostic vital n’est pas engagé”, selon les ministères de la Défense et de l’Intérieur.

    Des menaces proférées envers les militaires ?

    Hospitalisé sous le régime de la garde à vue, il sera entendu par les enquêteurs de la police judiciaire de Lyon “dès que son état médical le permettra, peut-être dès (ce) samedi”, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. Les auditions de témoins, du voisinage et de la famille, entamées vendredi se poursuivaient samedi. Les militaires en faction étaient-ils la cible visée ? Ou était-ce la mosquée, l’une des plus importantes de la région ? Selon une source proche de l’enquête, un témoin dit avoir entendu le conducteur tenir des propos menaçants à l’encontre des militaires visés, ce que ces derniers ne confirment pas. Jusqu’ici la section antiterroriste du parquet de Paris ne s’est pas saisie du dossier qui reste donc du ressort du parquet de Valence. Le procureur de la République à Valence, Alex Perrin, devait toutefois faire le point de l’affaire en fin de matinée avec le parquet de Paris pour en avoir confirmation.

    “Sanction psychiatrique ou pénale”

    Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a salué depuis Amman (Jordanie) le “sang-froid” des quatre militaires en faction devant la mosquée. Appartenant au 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces (Isère), ils doivent leur maîtrise à leur expérience sur les théâtres d’opérations extérieures, a relevé le ministre.

    En marge d’une tournée de Nouvel An auprès des soldats déployés au Proche-Orient, M. Le Drian a notamment loué le soldat blessé, le 1ère classe Roland, pour sa “maîtrise de l’usage du feu”. Le Premier ministre, Manuel Valls, a apporté son “soutien aux militaires attaqués”.


    Dans un communiqué, le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a dénoncé l’acte d’un “individu déséquilibré, à tout le moins irresponsable” qui a “déshonoré la communauté musulmane en laissant libre cours à ses pulsions criminelles délirantes”. Il a condamné cette “lâche agression” qui “mérite une sanction psychiatrique ou pénale à la mesure du désordre initial de l’esprit de cet individu”.

    Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a lui aussi condamné “avec la plus grande fermeté cette agression lâche” et réitéré “son appel à la sérénité et à la vigilance”. Selon l’un des imams de la mosquée de Valence, Abdallah Dliouah, “la mosquée n’avait jamais reçu de menaces”. L’agresseur était inconnu des responsables de la mosquée. Vendredi, vers 14H30, au volant d’un break rouge immatriculé en Savoie et appartenant à son épouse, le jeune homme d’origine maghrébine a foncé à deux reprises sur quatre soldats en faction devant la grande mosquée, provoquant une riposte des militaires.

    Le 1ère classe Roland avait alors été percuté par le véhicule au genou et au tibia.

    Encerclant la voiture et après les sommations d’usage, les soldats ont fait feu, blessant le conducteur, dont le véhicule criblé de balles finissait sa course dans un fossé.

    Un fidèle, âgé de 72 ans, a aussi été légèrement blessé à une jambe par une balle perdue. Secouru par l’un des soldats, il a été “hospitalisé et opéré”, selon le maire de Valence, Nicolas Daragon.

    Près de 10.000 militaires sont déployés en France dans le cadre de l’opération Sentinelle de sécurisation des lieux sensibles mise en place après les attentats parisiens de janvier 2015.

    RTL