Author: Don Kayembe

  • RDC/élections locales: le président Kabila “réaffirme sa volonté d’amener le peuple aux élections”

    RDC/élections locales: le président Kabila “réaffirme sa volonté d’amener le peuple aux élections”

    Kabila-Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a promulgué mardi la loi sur la répartition des sièges nécessaire à l’organisation d’élections locales, indiquant qu’il réaffirmait ainsi sa “volonté d’amener le peuple congolais aux élections”.

    “En promulguant cette loi, le chef de l’État réaffirme à nouveau sa volonté d’amener le peuple congolais aux élections conformément au calendrier global rendu public par la Céni”, la Commission électorale nationale indépendante, indique une ordonnance lue mardi soir sur la télévision publique.

    L’opposition a plusieurs fois réclamé le report des élections municipales et locales prévues en octobre estimant que, très complexes, elles ne pourront se tenir à temps et retarderont les autres scrutins – y compris la présidentielle de novembre 2016, ce qui permettrait au président de rester en poste au-delà de la fin de son deuxième quinquennat-.

    Le projet de loi sur la répartition des sièges avait été rejeté en juin en première lecture par les députés de la majorité et de l’opposition qui avaient renvoyé au gouvernement sa copie, estimant que le texte était bâclé.

    Les députés ont adopté le texte le 25 juillet lors d’une session extraordinaire. Le 11 août, lors d’une nouvelle session extraordinaire, les sénateurs ont voté la loi à l’unanimité, mais sans l’opposition, qui a jugé la session anticonstitutionnelle.

    La Céni a publié en février un calendrier global du cycle d’élections qui doit commencer en octobre et s’achever en novembre 2016 avec la présidentielle. Elle attendait avec impatience la promulgation de cette loi, rappelant qu’elle faisait partie des “préalables” requis pour organiser les élections locales d’octobre.

    La RDC, où le climat s’est tendu à l’approche des élections, traverse une crise politique depuis la présidentielle contestée de 2011 qui a reconduit M. Kabila à la tête du pays. Depuis, aucune des élections prévues – dont les locales – n’a été tenue.

    La constitution congolaise interdit au président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter. Il ne s’est jamais exprimé publiquement sur ses intentions mais l’opposition et une partie de la majorité accusent son camp d’oeuvrer pour qu’il puisse briguer un troisième mandat ou se maintenir en poste au-delà du délai légal.

    (Avec AFP)

  • Côte d’Ivoire : 33 candidats enregistrés pour la présidentielle en octobre, un record

    Côte d’Ivoire : 33 candidats enregistrés pour la présidentielle en octobre, un record

    CI- Koulibaly_Bertin-Trente-trois candidats, dont trois femmes, ont déposé leur dossier pour l’élection présidentielle du 25 octobre en Côte d’Ivoire, cruciale pour la stabilisation du pays après la crise postélectorale de 2011 qui a fait 3.000 morts, a annoncé mardi la Commission électorale.

    “Au total, ce sont trente hommes et trois femmes qui ont fait acte de candidature”, souligne un communiqué du service de communication de la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne, chargée de l’organisation du scrutin.

    “C’est un record car c’est la première fois qu’on atteint ce nombre pléthorique”, a expliqué à l’AFP Gervais Coulibaly, vice-président de la CEI.

    En 2010, la CEI avait enregistré 20 candidatures à la présidentielle contre moins les années précédentes dans ce pays abonné aux élections multipartites qu’en 1990.

    Ouverts le 4 août dernier, les enregistrements des candidatures auprès de la CEI se sont clôturés mardi à 17 heures (GMT et locales).

    La CEI dispose désormais de 72 heures pour transmettre les dossiers de candidatures au Conseil constitutionnel ivoirien qui devra rendre publique la liste définitive le 10 septembre, soit 45 jours avant le scrutin.

    Outre Alassane Ouattara, candidat à sa propre succession et favori, l’ex-Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny et Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo, en pleine dissension, ont déposé leur candidature.

    Ces personnalités ont été suivies par Mamadou Koulibaly, fondateur du Lider et ancien président de l’Assemblée nationale sous Gbagbo, Amara Essy, ancien ministre des Affaires étrangères (1990-1999) de Côte d’Ivoire et le député de la majorité Bertin Konan Kouadio.

    Le scrutin sera ouvert à 7 heures (GMT et locales) et clos le même dimanche 25 octobre 2015 à 17 heures.

    Plus de 300.000 nouveaux électeurs (un nombre bien inférieur aux prévisions) se sont inscrits sur les listes électorales.

    Au total, la liste électorale définitive, dont la publication est attendue fin août, devrait comporter 6,2 millions d’électeurs environ.

    Alors que 5,7 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales du scrutin de 2010 – 4,6 millions avaient voté -, le dernier recensement de la population, effectué en 2014, faisait état de 8 à 9 millions de majeurs. Soit 2,3 à 3,3 millions de nouveaux électeurs potentiels

    En 2010-2011, plus de 3.000 Ivoiriens avaient été tués en cinq mois de violences causées par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

    (Avec AFP)

  • Burundi: le nouveau gouvernement a prêté serment

    Burundi: le nouveau gouvernement a prêté serment

    Burundi-gouvernement-Le président burundais Pierre Nkurunziza, investi le 20 août dernier, a nommé lundi soir les membres de son nouveau gouvernement. Les ministres ont prêté serment ce mardi 25 août 2015, en matinée, dans le palais des Congrès de Kigobe, à Bujumbura.

    Lundi, vers 23 h sur les ondes de la radio nationale burundaise, la présidence a annoncé la nomination de son nouveau gouvernement. Un gouvernement composé de 20 membres. Cinq ministres ont été reconduits, notamment le ministre des Relations extérieures, Alain Aimé Nyamitwé.

    Cinq ministres pro-Rwasa font leur entrée dans ce nouveau gouvernement. Ils héritent du ministère de la Jeunesse et des Sports, de la Fonction publique, des Transports et travaux publics, de la Gouvernance et du Développement communal. Des ministères plus économiques que politico-sécuritaires.

    Alors que le président Pierre Nkurunziza avait évoqué la modification de l’article 129 de la Constitution pour pouvoir former un gouvernement d’union nationale, celui-ci n’a pas été révisé. Cet article pose deux conditions à l’entrée au gouvernement : appartenir à un parti politique et obtenir plus de 5 % des voix.

    Si la coalition d’Agathon Rwasa, Amizero, a largement dépassé les 5 %, elle reste une coalition d’indépendants. Mais pour le conseiller en communication de la présidence, Willy Nyamitwé, la Constitution a été respectée, car cette coalition peut être considérée comme une formation politique, explique-t-il.

    Parmi les nominations marquantes de ce gouvernement, l’entrée du commissaire de police-chef Alain Guillaume Bunyoni, secrétaire permanent du Conseil national de sécurité. Depuis la mort du général Adolphe, il est devenu la pièce maitresse du président Nkurunziza.

    Autre nomination à noter, celle de la nouvelle ministre de la Justice, une juge de la Cour constitutionnelle qui a validé la candidature de Pierre Nkurunziza. Pour ce qui est des quotas ethniques et de genre fixés par les accords d’Arusha, ceux-ci ont bien été respectés.

    RFI

  • Elections en RDC: les retards s’accumulent

    Elections en RDC: les retards s’accumulent

    CENI-En RDC, les retards se mutliplient pour organiser les sept scrutins prévus avant la présidentielle de 2016. Dernier exemple en date, l’élection des gouverneurs dans les 23 nouvelles provinces de la RDC. Initialement prévue le 31 août puis reportée au 6 octobre, cette élection pourrait être une nouvelle fois reportée du fait d’un certain nombre de problèmes dans l’installation de ces nouvelles provinces.

    Pour la Commission électorale indépendante, il n’y a pas de report de l’élection des gouverneurs mais des problèmes qui empêchent l’organisation de ce scrutin dans l’immédiat.

    D’abord la nécessité que les nouvelles assemblées provinciales siègent et qu’elles adoptent un bureau définitif. Car c’est ce bureau qui est chargé d’organiser ces élections. Or les assemblées ont clôturé leur session extraordinaire sans avoir adopté de bureau. Et il n’est pas clair quand elles siègeront à nouveau. Ce qui pose donc la question de savoir quand pourront avoir lieu les fameuses élections des gouverneurs des 23 nouvelles provinces, auxquelles se présentent 86 candidats.

    Mais cet exemple, n’en est qu’un dans la longue liste des retards qui s’accumulent. La loi sur la répartition des sièges pour l’organisation des locales. Attendue en mars, elle n’a été adoptée qu’en août et aux forceps. Idem avec le plan de décaissement exigé par la Céni. Le gouvernement n’a toujours pas annoncé quel budget sera alloué à quel scrutin.

    Résultat, presque tous les observateurs s’accordent à dire qu’il est sera impossible désormais d’organiser les deux autres élections prévues en 2015 : celle des députés provinciaux et celle des conseillers communaux.

    Du côté de la Céni, on se dédouane de toute responsabilité. Les 23 contraintes pour organiser toutes ces élections avaient été clairement listées dès février, affirme-t-on.

    Ces retards vont-ils avoir un effet domino sur les autres scrutins à venir ? En tout cas la crainte d’un glissement est là, partagée par toute l’opposition. Et pour de nombreux observateurs indépendants, le report de l’élection présidentielle prévue en novembre 2016 serait déjà en cours.

    RFI

  • 3ème mandat de Kabila: les médias publics accusés de partialité

    3ème mandat de Kabila: les médias publics accusés de partialité

    joseph_kabila-L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) a adressé une lettre ouverte au président congolais Joseph Kabila pour dire son opposition à éventuel un troisième mandat du chef de l’Etat, jugé anticonstitutionnel. L’organisation dénonce également une instrumentalisation des médias publics par les partisans du troisième mandat.

    C’est une nouvelle pierre que vient de jeter l’Asadho dans le débat autour de la question d’un éventuel troisième mandat de Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo. Dans une lettre envoyée lundi au président (reprise en intégralité sur plusieurs sites congolais), l’Asadho dénonce les « appels à la violation de la Constitution ».

    L’Asadho demande à Kabila de « rappeler ses troupes à l’ordre »

    Interrogé par RFI, Jean-Claude Katende, président de l’association de défense des droits de l’homme, fustige notamment les interventions régulières des proches du président Joseph Kabila, qui lancent des appels à un troisième mandat, notamment sur la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

    « La RTNC est une institution publique, financée par les contribuables congolais. Nous ne pensons pas qu’il soit acceptable que l’on se serve de cet outil, qui appartient à tous les Congolais, pour appeler à la violation de la Constitution », dénonce Jean-Claude Katende.

    L’Asadho pointe « le silence du président de la République, qui ne rappelle pas ces troupes à l’ordre ». Selon l’association, M. Kabila laisse faire les appels à une candidature de sa part à un troisième mandat, « alors que cette possibilité ne lui est pas reconnue par la Constitution de notre pays ».

    L’exemple burundais et la crainte des violences

    « Si la situation dégénère, ce sont nos vies qui vont être affectées », justifie Jean-Claude Katende, qui pointe les risques d’une escalade comparable à celle qui touche le Burundi.

    Il faut que Joseph Kabila « se prononce de manière claire pour dire qu’il ne va pas briguer un troisième mandat, demande le président de l’Asadho. Parce que, pour nous, le troisième mandat risquerait de nous plonger dans la crise qui est connue aujourd’hui par le Burundi. »

    Et pour Jean-Claude Katende, les violences qui résulteraient d’une telle crise seraient « très grandes par rapport à ce qui se passe au Burundi ». Pour lui, « le peuple n’est pas prêt à accepter une nouvelle transition, qui serait conduite par le président Kabila, et encore moins un nouveau mandat ou un troisième mandat pour ce dernier ».

    RFI

  • France: les «héros du Thalys» faits chevaliers de la Légion d’honneur

    France: les «héros du Thalys» faits chevaliers de la Légion d’honneur

    FRANCE-TRAIN-SHOTS-U-S_0-Quatre Légions d’honneur ont été décernées ce lundi matin à l’Elysée. François Hollande a décoré les trois Américains et le citoyen britannique qui ont maîtrisé Ayoub el-Khazzani dans le train transfrontalier Thalys la semaine dernière. Le chef de l’Etat a pris la parole en préambule de la cérémonie, pour souligner qu’un carnage avait été évité de justesse grâce à la bravoure des passagers.

    « Au nom de la France, je tiens à vous remercier pour ce que vous avez fait. » Propos signés François Hollande, lundi 24 août 2015 à l’Elysée, et adressés aux quatre « stars » du jour, tous faits chevaliers de la Légion d’honneur. « Depuis vendredi, a dit le président français, le monde entier admire votre courage, votre sang-froid, votre esprit de responsabilité. Cette solidarité vous a permis à mains nues, je dis bien à mains nues, de maitriser un individu sur-armé et prêt à tout. Votre héroïsme doit être un exemple pour beaucoup, et une source d’inspiration. Face au mal qui est là, qui s’appelle le terrorisme, il y a un bien : celui de l’humanité. C’est celui que vous incarnez. »

    « Face au terrorisme, nos sociétés ne sont pas faibles, considère M. Hollande. Et elles ne seront jamais faibles tant qu’elles reteront unies. Elles ne seront jamais faibles tant qu’il y aura des femmes et des hommes courageux prêts à risquer leur vie. Vendredi dansd le Thalys, ces hommes étaient de toute nationalité. Un Anglais, des Américains, des Français ; tous ont formé une communauté humaine, celle du meilleur pour éviter le pire. »

    Allocution à la réception des sauveteurs du Thalys by Devenus des héros planétaires, les soldats américains Spencer Stone, 23 ans, et Alek Skarlatos, 22 ans, ainsi que leur ami Anthony Sadler, 23 ans, et le Britannique Chris Norman, 62 ans, ne sont pas les seules personnes à être décorées. Le Franco-Américain Mark Moogalian, 51 ans, blessé par balle pendant l’attaque et toujours hospitalisé, ainsi qu’un passager français de 28 ans ayant tenté d’arrêter le tireur, recevront également la plus haute distinction française ultérieurement. Les autorités françaises ont par ailleurs salué le rôle joué par un agent de la compagnie ferroviaire SNCF, en congés au moment des faits, mais dont Spencer Stone a relaté dimanche qu’il avait aidés à maîtriser le tireur.

    La cérémonie du jour à Paris ne fait pas dans la demi-mesure. Pour l’arrivée des quatre décorés, la garde républicaine française s’est mise au garde à vous dans la cour d’honneur de l’Elysée. Sont présents au palais présidentiel : le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, la ministre de l’Ecologie et des Transports Ségolène Royal, le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies. Il y a aussi quelques personnalités étrangères, comme le chef du gouvernement belge Charles Michel et l’ambassadeur des Etats-Unis en France, Jane Hartley.

    Les trois Américains n’ont pas fait de discours. Le Britannique Chris Norman, qui vit en France, s’est en revanche exprimé à la sortie. Il refuse d’être qualifié de héros, considérant simplement avoir fait ce qu’il fallait. « Je ne suis pas sûr que ça soit de l’héroïsme, a-t-il dit. Je crois que c’était ce qu’il fallait faire dans une situation de survie. J’espère que cela ne vous arrivera pas, mais je vous invite à vraiment y penser : “ Qu’est-ce que je vais faire si cela m’arrive ? Est-ce que je vais tout simplement rester figé, ou est-ce que je vais essayer d’être actif si l’occasion se présente ?  »

    rfi

  • RDC: la liaison ferroviaire Kinshasa-Matadi est de retour

    RDC: la liaison ferroviaire Kinshasa-Matadi est de retour

    TRAIN KIN - MATADI-En République démocratique du Congo, après quinze ans d’interruption, revoici le train emblématique qui relie Kinshasa à la ville portuaire de Matadi, distantes d’environ 365 kilomètres. L’événement a eu lieu samedi 22 août à la gare de Kinshasa. Plusieurs passagers sont montés à bord de ce train, après avoir payé leur billet de voyage. RFI était là.

    Il est 7h30 lorsque le train quitte lentement la gare de Kinshasa à destination de la ville portuaire de Matadi. Le directeur général de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), l’ingénieur Kimembe Mazunga, est sur le quai.

    « Nous sommes au début, mais je suis content de l’engouement des gens. Je ne pensais pas avoir plus de dix personnes à bord. Pour un premier voyage, alors que les gens sont encore pessimistes, voir cette affluence, ça nous rassure », a déclaré, à RFI, Kimembe Mazunga.

    Pour réussir le pari, la nouvelle direction de la SCPT affirme n’avoir négligé aucun aspect.

    « Nous avons consolidé le travail et nous avons davantage stabilisé la voie, car il y avait les sections qui ne permettaient pas 20 km/h. Entre Kasangulu et Kinshasa (45 km), on mettait deux heures et demie. Aujourd’hui, on se permet des pointes à 90 km/h ! Les locomotives sont beaucoup plus fiables ; on a fait plusieurs essais. Et les voitures, vous avez vu le standing ! », a-t-il ajouté.

    La reprise du trafic sur la voie ferrée Kinshasa-Matadi permettrait également de relancer le tourisme dans la province du Congo central, affirme encore Kimembe Mazunga :

    « Kasangulu, Kisantu, Matadi, Iga… ce sont des sites hautement touristiques. Avec la voiture, il faut cinq heures et demie et on ne peut pas s’arrêter. Ici, nous avons le catering ; il y a tout. Nous avons allié le confort, la sécurité et la vitesse. »

    RFI
  • L’Afrique face au problème des cultes et des prophètes autoproclamés

    L’Afrique face au problème des cultes et des prophètes autoproclamés

    EGLISE DU REVEIL-«Eglises du réveil», «églises évangéliques», «églises de la guérison», «ministères», «pasteurs autoproclamés»… Toutes sortes de cultes fleurissent depuis des années sur le continent africain, qui promettent monts et merveilles sur terre ou au ciel, en enrichissant les gourous qui les répandent. Certains gouvernements tentent des réglementations.

    L’Afrique du Sud veut réglementer ses églises

    Le gouvernement a décidé d’ouvrir une enquête sur les différentes églises dans le pays ainsi que sur leur financement. Une décision qui fait suite à plusieurs scandales impliquant des prophètes autoproclamés. Ces églises sont accusées de se faire de l’argent sur le dos des plus pauvres.

    Des pasteurs qui font manger des rats et des serpents à leurs disciples, qui leur font boire de l’essence ou alors qui leur sautent dessus à pieds joints. Tout cela au nom de Dieu. Le gouvernement s’inquiète de la multiplication de ces églises jugées commerciales. Impossible de dire combien elles sont.

    Mais pour Thoko Mkhawanazi de la Commission de protection des droits religieux ces prophètes autoproclamés profitent du désespoir des gens. « Qu’est ce qui fait que les gens mangent des serpents vivants, boivent du pétrole ou acceptent de se faire piétiner. Pourquoi les gens sont-ils si crédules ? Pourquoi ce niveau de désespoir ? »

    Ces églises ont pu se multiplier car la Constitution autorise la liberté de culte et de croyance. Le Conseil sud-africain des Eglises a condamné ces pratiques hérétiques, accusant ces pasteurs d’instrumentaliser le désespoir des plus pauvres pour se faire de l’argent. Dans la plus part des cas ces églises ne requiert pas de droit d’entrée, mais fonctionne sur le principe du don.

    Pour Pieter Coetze, qui va participer à la commission d’enquête, il ne s’agit pas d’interdire ces églises mais de contrôler les abus. « Cette enquête n’est pas une enquête sur la religion, mais plutôt sur le mauvaise usage fait de la religion, afin d’éviter qu’il ne se reproduise. » La commission doit rendre son rapport et ses recommandations d’ici avril l’année prochaine.

    Au Togo, les ministères pullulent

    Ces églises, qui prêchent et qui brisent, ont pris d’assaut les coins et recoins du pays à la recherche des âmes à délivrer. Dans un quartier de Lomé, à Gbégnédji, c’est l’effervescence tous les dimanches. Entre 9h et 13h, l’ambiance est électrique dans la zone à cause des nombreuses églises qui y officient à l’aide d’instruments modernes et de musique.

    Elles sont nombreuses, très nombreuses aux dénominations diverses : ministère de la foi, ministère des rachetés de Dieu, ministère du salut et de la vérité… Des ministères, on en dénombre jusqu’à 856 à l’administration territoriale en 2009. Les adeptes y accourent toujours et les voisins ne cessent de s’en plaindre. « Le dimanche après les séances, certains groupes font encore leurs prières à partir de midi. Vendredi aussi. Ça me gène beaucoup », commente une habitante.

    Les accusations sont nombreuses. On accuse les pasteurs de ces ministères de vendeurs d’illusion, de prêche à l’envolée avec de grands bruits, du fétichisme pour soutenir leurs affaires d’église… Les pasteurs sont aussi indexés d’adultère. Denise, journaliste a couvert une de ces affaires dans le ministère « power House », il y a quelques jours à Kpalimé, à 126 km au nord-ouest de Lomé, elle raconte : « Ce pasteur serait en train de commettre l’adultère avec une femme. Sous le coup de la colère le mari est allé menotter le pasteur devant ses fidèles pour leur expliquer toutes les manigances du pasteur. »

    Ces églises, installées dans les quartiers sombres, en périphérie, à l’entrée des villages ou à leur sorties, ont malgré tout le vent en poupe, des âmes en détresse sont toujours dans l’attente d’être sauvées.

    En RCA, le problème des pasteurs radicaux

    En Centrafrique, l’Eglise protestante doit faire face à des prédicateurs évangéliques radicaux. Certains prétendent réaliser des miracles. D’autres promeuvent la violence intercommunautaire. Le révérend Nicolas Guérékoyamé-Gbangou est le président de l’alliance des Eglises évangéliques de Centrafrique. Il reconnaît qu’il a parfois du mal à faire face au phénomène.

    « C’est une question de formation que les gens reçoivent. Comme je n’ai pas la possibilité d’aller écouter tous les prédicateurs. Mais nous reconnaissons que un peu partout, des gens peuvent dévier dans leurs enseignements, en mettant l’accent sur certains points qui les préoccupent : par exemple la libéralité, les miracles et autres », raconte le révérend, qui essaie de « limiter les dégâts ».

    « Lorsque quelqu’un vient et qu’il échappe à notre attention, qu’il vient s’installer ou qu’il sillonne les provinces et qu’on a pas les moyens de l’arrêter, dés que nous apprenons la chose nous interpellons, nous attirons l’attention de nos pasteurs qui sont à l’intérieur du pays », commente Nicolas Guérékoyamé-Gbangou. Mais ce n’est pas toujours évident, « pour un pays de 623 000 km2 ». « Nous n’avons pas les moyens », déplore-t-il.

    Avant de conclure : « si c’est à Bangui et qu’on apprend que quelqu’un vient et qu’il donne de mauvais enseignements, on convoque une grande rencontre pour apporter des corrections sur ce qu’il a enseigné. Et c’est comme ça que nous veillons sur la vie de l’Eglise dans la République centrafricaine. »

    RFI

  • En Anglais:High Court grounds aircraft from DR Congo in Dublin over a 10m dispute

    En Anglais:High Court grounds aircraft from DR Congo in Dublin over a 10m dispute

    Congo-Airways-604x345-The High Court grounded an aircraft, allegedly belonging to a state airline of the Democratic Republic of Congo, from leaving Dublin Airport in a dispute over a debt of €10 million.

    The interim injunction prevents both the Democratic Republic of the Congo (DRC) and La Société Congo Airlines from moving, operating or otherwise interfering with the aircraft – an Airbus A320 undergoing works in Dublin – without their consent.

    The injunction also prohibits the aircraft’s removal from the jurisdiction. The interim injunction was granted, on an ex-parte basis where only one side was present in court, by Mr Justice John Hedigan.

    The order was sought by a US company Miminco LLC and two American citizens John Dormer Tyson and Ilunga Jean Mukendi who are owed some $11.5 million by the Congolese government. The US parties say they got into a dispute with the DRC in relation to the ownership of two diamond mines they bought.

    (The Irish Times)