Author: Don Kayembe

  • Dialogue politique : Tshisekedi sera là !

    Dialogue politique : Tshisekedi sera là !

    Etienne-Tshisekedi-Wa-Mulumba-20-Sauf imprévu, le président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, devrait conduire en personne la délégation de son parti politique au Dialogue politique encore en projet en République Démocratique du Congo. Cette information a été livrée par son fils, qui est en même temps Secrétaire Général en charge des Relations Extérieures de l’UDPS, Félix Tshisekedi, hier mercredi 12 août 2015 sur les antennes de la radio Top Congo.

    Ce jeune opposant, qui ne cesse de monter en flèche dans l’opinion tant nationale qu’internationale, a rappelé que le sphinx de Limete se trouve toujours en convalescence en Belgique, où il séjourne depuis le mois d’août 2014, et qu’il se remet lentement mais sûrement de son mal.

    Félix Tshisekedi a soutenu qu’au regard de l’évolution de l’état de santé de son père, il est physiquement et mentalement prêt à participer au Dialogue national inclusif que l’UDPS considère comme la seule panacée pour guérir la RDC de la crise politique qui la ronge depuis les fraudes électorales du 28 novembre 2011.

    A en croire le Secrétaire Général Adjoint de l’UDPS chargé des Relations Extérieures, des avancées notables ont été enregistrées dans les contacts officiels et informels entre la haute direction de son parti et des émissaires du Chef de l’Etat, pour baliser la voie du Dialogue national dans un délai raisonnable.

    Sans pour autant préciser de date, il a affirmé que ce forum devrait être convoqué avant la fin de l’année en cours, sans quoi l’UDPS ne va plus se sentir concernée par une quelconque concertation entre le pouvoir et l’opposition, afin de ne pas cautionner le glissement tant redouté dans les salons politiques de Kinshasa, aussi bien dans les rangs de l’Opposition, de la Société civile que des frondeurs de la majorité.

    Répondant à une frange de l’0pposition qui soupçonne l’UDPS de rouler pour le glissement, dans ses tractations avec les émissaires officiels et officieux de Joseph Kabila, le fils de Tshisekedi a une fois de plus porté un cinglant démenti à ces allégations.

    Il a fait remarquer que la Commission tripartite Ceni-Majorité-l’Opposition placée sous la direction de la CENI, préconisée par une partie de l’opposition, est sans objet, d’autant plus que cette institution d’appui à la démocratie, en l’absence de son président, l’Abbé Malumalu, indisponible pour des raisons de santé, est dirigée par son vice-président, Mpungwe, un haut cadre du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie).

    La frange de l’opposition non favorable au Dialogue, a-t-il souligné, a fait un virage à 180 degrés en soutenant une tripatite à l’intérieur de la CENI, qu’elle avait récusée à un moment donné en portant plainte contre son président, l’Abbé Apollinaire Malumalu, et en lançant une pétition pour sa démission.

    Pour Félix Tshisekedi, tous les problèmes politiques et techniques liés au processus électoral doivent êtres débattus et réglés lors du Dialogue national, que l’on souhaite inclusif.

    Abordant l’épineux problème de la médiation internationale, qui divise les principaux protagonistes au Dialogue, à savoir la Majorité Présidentielle et l’UDPS, Félix Tshisekedi a fait savoir qu’un consensus est en voie d’être trouvé pour aplanir cette divergence.

    Toutefois, le chef de la diplomatie de l’UDPS ne fait aucune différence entre la « médiation internationale » exigée par son parti et une frange de l’Opposition, et « l’accompagnement international », réclamé par le camp du Chef de l’Etat. Il s’agit là, à son avis, d’un problème de terminologie pour exprimer la même réalité.

    Le plus important, pour l’UDPS, est que ce Dialogue se tienne sous l’égide de la Communauté internationale, conformément à l’Accord- cadre d’Addis-Abeba (février 2013) et la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (avril 2013).

    Parlant des termes de référence de ce forum, Félix Tshisekedi a fait état des convergences des vues entre Limete et le Palais de la Nation au sujet de la nécessité d’un calendrier électoral consensuel, du nettoyage du fichier électoral, de l’enrôlement des nouveaux majeurs, de l’évaluation du financement du processus électoral, du refus d’une nouvelle transition, du refus de tout glissement, etc.

    Il a réaffirmé que les exigences de l’UDPS communiquées en son temps à l’émissaire de Joseph Kabila sont devenues à ce jour un secret de polichinelle : examen du contentieux électoral de 2011, médiation internationale audit externe du fichier électoral, enrôlement de nouveaux majeurs, neutralité de la CENI, libération des détenus politiques et d’opinions, réouverture des médias fermés, libéralisation effective des activités politiques, etc .

    ERIC WEMBA- Le Phare on ligne

  • RDC : «pas de combines pour un autre mandat de Kabila» pour le MLC

    RDC : «pas de combines pour un autre mandat de Kabila» pour le MLC

    Eve Bazaiba Masudi-La question d’un éventuel troisième mandat de Joseph Kabila après novembre 2016 provoque un vif débat. Hier à la même heure, vous avez entendu un partisan de cette option, le ministre congolais des Relations avec le parlement, Tryphon Kin-Kiey Mulumba. Voici aujourd’hui le point de vue d’une figure de l’opposition. La députée nationale Eve Bazaiba Masudi est la secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), dont le numéro 1, Jean-Pierre Bemba, avait mis le président Kabila en ballotage en juillet 2006. En ligne de sa circonscription de Bassoko, dans la nouvelle province de la Tshopo, dans l’est du Congo, la numéro 2 du MLC répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Dans la majorité présidentielle, beaucoup disent que Joseph Kabila doit rester au pouvoir au-delà de novembre 2016 pour garantir la paix et la stabilité au Congo ?

    Eve Bazaiba Masudi : Le fait pour Kabila de rester au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat, conformément à la Constitution, constitue une cause de l’insécurité.

    L’argument des partisans d’un troisième mandat, c’est de dire que votre pays est immense, il y a plusieurs centaines d’ethnies et il n’y a que lui pour garantir la paix et la stabilité ?

    Il n’y a pas que lui pour garantir la paix et la stabilité. C’est un argument qui ne tient pas debout face au délai constitutionnel. Kabila dirige ce pays de la manière que l’on sait. Il est venu d’abord par une succession qui ressemble à un coup d’Etat, et deux fois il a été très mal élu. Maintenant ça fait cinq ans qu’il dirige avec 46%, mais là, s’il doit aller au-delà du mandat tel que le lui permet la Constitution, c’est ça, la création de troubles dans notre pays.

    Autre argument des partisans de Joseph Kabila, le pays est en train de décoller sur le plan économique grâce aux cinq chantiers lancés par le président ?

    Le pays ne décolle pas, au contraire, le pays ne fait même pas du sur place. Il y a un nivellement vers le bas. Des cinq chantiers, Kabila n’en a réalisé aucun. Moins de 1% de la population congolaise a accès à l’eau potable, a accès à l’électricité, il n’y a pas l’accès aux soins de santé, non plus. Donc il n’y a rien qui a été réalisé par Monsieur Kabila. Les inaugurations qu’il est en train de faire aujourd’hui, c’est l’œuvre des ONG. Il a inauguré la piste de l’aéroport de Goma, ça a été réhabilité par des ONG.

    Craignez-vous une tentative de révision de la Constitution ?

    Ils ont commencé les stratégies de révision de la Constitution depuis longtemps. La majorité au pouvoir a tenté d’organiser des pétitions pour réviser la Constitution, ils ont tenté d’introduire dans la loi électorale des alinéas qui devaient nous amener au-delà du mandat du président Kabila, tout ça a été contré par le peuple congolais, même la stratégie actuelle d’avoir un dialogue politique à la recherche d’un accord qui va l’amener dans une période de transition pour aller au-delà de son mandat.

    Il ne réussira pas, parce que le peuple congolais est debout comme un seul homme au respect de la Constitution. Finie, cette affaire de combines des partis politiques. Nous ne sommes pas d’accord à un dialogue qui va nous amener à des combines politiques pour prolonger le mandat de Kabila et violer ainsi la Constitution.

    Et si le pouvoir ne l’entend pas de cette oreille, qu’allez-vous faire ?

    Nous allons appliquer la Constitution parce que l’article 63 dispose que le peuple congolais a les droits de s’opposer à quiconque qui veut prendre le pouvoir par la force et gérer le pouvoir en violation de la constitution. Si le président de la République ose violer la Constitution en allant au-delà de son mandat constitutionnel, il va être poursuivi pour haute trahison conformément à la même Constitution.

    L’opposition semble très affaiblie aujourd’hui. Côté UDPS, Etienne Tshisekedi est malade et séjourne en Europe depuis un an. Côté MLC, votre leader Jean-Pierre Bemba est en prison à la Cour pénale internationale, peut-être encore pour de longues années. Comment pouvez-vous faire face au pouvoir ?

    L’opposition ne peut pas être réduite seulement à deux individus au-delà de leur charisme politique. Nous connaissons le charisme du président Tshisekedi de l’UDPS, nous reconnaissons le charisme du président Jean-Pierre Bemba du MLC. Mais actuellement pour cette question de ne pas aller au-delà du mandat présidentiel constitutionnel, c’est l’intérêt du peuple congolais qui est mis en jeu.

    Souvenez-vous du mois de janvier 2015, comment le peuple congolais dans son ensemble, a dit non au fait d’aller au-delà du mandat du président Kabila en essayant de faire du subterfuge à réviser la loi électorale avant l’organisation des élections.

    Etre une femme au milieu de tous ces hommes politiques, cela est-il difficile au Congo ?

    Ce n’est absolument pas difficile. Eve Bazaiba a une très longue expérience politique d’une trentaine d’années, donc j’ai de très bonnes relations avec tous mes collègues hommes avec qui je travaille au sein du MLC.

    Certains vous manquent-ils de respect parce que vous êtes une femme ?

    Cette étape là, en ce qui concerne Madame Bazaiba, au Congo, est révolue depuis longtemps. Je préside aussi une commission parlementaire à l’Assemblée nationale. On ne met pas la question de la femme au premier plan, on met plutôt mes compétences.


    En RDC, suite aux déclarations sur RFI du ministre chargé des relations avec le Parlement, Kin Kiey Mulumba faisant état d’un possible glissement du calendrier électoral et du possible maintien au pouvoir de Joseph Kabila, le 3e parti d’opposition l’UNC s’insurge. Dans un communiqué, l’UNC rappelle les délais constitutionnels auxquels est lié le président sortant et alerte la communauté internationale sur la volonté manifeste, selon le parti, du régime en place de se maintenir au pouvoir.

    RFI

  • RDC: Pour la première fois, l’autorité du Pdt E. Tshisekedi, est directement mise en cause

    RDC: Pour la première fois, l’autorité du Pdt E. Tshisekedi, est directement mise en cause

    Tshisekedi-Il y un an jour pour jour Etienne Thsisekedi, le président du premier parti d’opposition congolais, l’UDPS, était évacué et hospitalisé en Belgique. En convalescence depuis, son parti traverse une grave crise de leadership. Pour preuve une lettre ouverte signée par vingt-cinq membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social vivant en Europe ou au Canada. Une déclaration dans laquelle pour la première fois, l’autorité du président et de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, est directement mise en cause.

    Sur le constat, tout le monde semble d’accord : l’UDPS est en crise. Qui est le maître à bord ? Quelle est la vision du parti ? Ces derniers mois, les communiqués s’exprimant au nom de la présidence, puis démenti au nom de cette même présidence sont légions.

    Dernier exemple en date, l’UDPS veut-elle ou non participer à un dialogue politique initié par le président Kabila ? Des membres se revendiquant de la branche historique de l’UDPS disent que oui, des réunions auraient déjà eu lieu autour d’une possible participation à un gouvernement d’union nationale, à Bruxelles et Kinshasa. Mais d’autres se réclamant de la base affirment que dialoguer avec Kabila serait vendre son âme au diable. Bref, la cacophonie est reine. Et le silence assourdissant d’Etienne Tshisekedi laisse libre cours à toutes les rumeurs. Face à cette situation, quelle solution ?

    Certains voudraient que le chef rentre au plus vite au pays pour mettre de l’ordre dans le parti et donner des directives claires. Mais pour la première fois, 25 cadres de l’UDPS, tous à l’étranger, vont plus loin. Ils appellent à remplacer le numéro 1 du parti. Dans une déclaration politique, ils dénoncent l’indisponibilité de l’opposant historique depuis plusieurs mois, mais aussi l’ingérence de sa famille et une mauvaise gestion des finances de l’UDPS. Ils appellent donc à la tenue d’un mini conclave mi-septembre pour nommer un président intérimaire.

    Du côté de la présidence du parti on qualifie cette initiative d’inutile, sachant qu’un congrès doit se tenir en décembre à Kinshasa. Selon eux, l’élection d’un leader intérimaire n’est possible que dans deux cas : le décès ou la démission. L’UDPS n’étant dans aucun de ces deux cas, le remplacement d’Etienne Tshisekedi, élu lors du dernier congrès en 2010, n’est pas justifié.

    RFI

  • RDC : Etienne Tshisekedi contesté à l’UDPS

    RDC : Etienne Tshisekedi contesté à l’UDPS

    udps-25 cadres de l’UDPS tirent à boulets rouges sur leur leader historique et remettent en cause la gestion du parti, ainsi que le choix de participer au dialogue du président Joseph Kabila. Une première au sein du parti d’opposition.

    L’UDPS a déjà traversé de nombreuses crises, mais celle-ci a quelque chose de très particulière : c’est la première fois que le leadership d’Etienne Tshisekedi est directement remis en cause. Un tabou vient même de tomber avec la déclaration de 25 membres importants du partis, installés essentiellement en Europe ou au Canada.: ils demandent le « remplacement » d’Etienne Tshisekedi ! Du jamais vu dans le parti congolais d’opposition. Dans un communiqué envoyé à la presse, dont Afrikarabia, les frondeurs dénoncent « la crise actuelle » du parti « qui a pour nom Etienne Tshisekedi et pour prénom, l’attentisme des cadres qui ont peur et refusent de voir la  réalité en face ». Rien ne va plus au sein du parti selon les signataires : « l’indisponibilité du président du parti, les tripatouillages des statuts par Etienne Tshisekedi, l’ingérence de la famille biologique du président dans les affaires du parti et le manque de transparence et la mauvaise gestion des finances ».

    « Ingérence de la famille biologique »

    Les causes de la crise profonde que traverse l’UDPS sont à chercher du côté des absences répétées d’Etienne Tshisekedi pour des raisons médicales. A 82 ans, le leader historique vieillissant de l’opposition congolaise est en effet en convalescence depuis un an à Bruxelles et ses récentes apparitions publiques n’ont rassuré personne sur sa santé chancelante. L’opposant n’est plus que l’ombre de lui-même et beaucoup pensent que le parti a déjà glissé dans les mains de son fils, Félix, responsable des relations extérieures de l’UDPS. En novembre 2014, plus de 40 fédérations du parti avaient dénoncé « l’ingérence de la famille biologique du président dans les affaires de l’UDPS ».

    Non au dialogue

    La prise du parti par Félix Tshisekedi passe mal pour bon nombre de cadres de l’UDPS et la stratégie du parti de participer au dialogue convoqué par le président Joseph Kabila reste incompréhensible pour la plupart des militants. Le reste des partis d’opposition, MLC, UNC et dissidents de l’UDPS ont tous refusé le dialogue, accusant Joseph Kabila de vouloir rallonger son mandat en dehors de tout cadre constitutionnel. Les 25 frondeurs sont également de cet avis : « c’est une passe en or adressée à Joseph Kabila, car elle n’est rien de moins qu’une ouverture à la recevabilité de sa candidature pour un troisième mandat! En effet ce dialogue débouchera inéluctablement sur la formation d’ un gouvernement (de Transition ou d’Union Nationale), ce qui correspond à l’ instauration d’ un nouvel ordre juridique conformément à la nouvelle pratique constitutionnelle. »

    Entêtement

    Le divorce semble donc bien consommé entre une partie de l’UDPS et les Tshisekedi père et fils. L’enfermement du parti après la réélection frauduleuse de Joseph Kabila avait découragé beaucoup de ses cadres. Etienne Tshisekedi, convaincu d’avoir gagné l’élection et d’être le président élu de la RDC avait interdit à ses députés de siéger à l’Assemblée nationale. L’entêtement d’Etienne Tshisekedi dans son « Imperium » qui se limitait au quartier de Limete avait décidé certains à franchir la porte de l’Assemblée nationale et à prendre leur distance. Son intransigeance envers le pouvoir de Joseph Kabila n’est donc plus compréhensible à l’heure où il veut maintenant dialoguer avec le président, à moins de deux de la fin de son mandat. La stratégie des Tshisekedi devient désormais illisible.

    L’UDPS en solo

    On assiste donc à une énième dissension interne au sein de l’UDPS. Les 25 signataires proposent  la tenue d’un « mini conclave à la mi-septembre à Bruxelles qui sera suivi d’un Conclave plus inclusif à Kinshasa aux fins de nous choisir un Président du Parti intérimaire qui nous représentera jusqu’à la tenue d’un Congrès extraordinaire. » Le remplacement d’Etienne Tshisekedi est donc exigé. Reste à savoir comment vont réagir Félix et Etienne Tshisekedi à cette nouvelle péripétie ? Au mieux quelques cadres partiront vers d’autres partis d’opposition ; au pire, le parti implosera au risque de perdre définitivement son rang sur l’échiquier politique congolais. Car une chose est sûre, l’UDPS a déjà beaucoup perdu depuis les élections de 2011. Le plus important : son leadership sur les autres partis d’opposition. Aujourd’hui se sont le MLC et l’UNC qui tirent la caravane des autres partis et qui sont aux avant-postes de la contestation. En janvier 2015, au plus fort des manifestations contre la loi électorale, l’UDPS n’avait pas appelé à manifester et s’était « réveillée » trois jours après le début du mouvement voyant que la contestation prenait de l’ampleur. Aujourd’hui encore, l’UDPS la joue « solo » en s’engageant dans un dialogue risqué avec Joseph Kabila et en refusant encore une fois de se joindre aux autres partis dans la prochaine manifestation prévue le 15 septembre à Kinshasa. Félix Tshisekedi avait choisi de se démarquer du reste de l’opposition en prenant les rênes du parti. Pour le moment… c’est très réussi.

    Christophe RIGAUD – Afrkarabia

  • John Kerry attendu à Cuba, Fidel Castro s’en prend à Washington

    John Kerry attendu à Cuba, Fidel Castro s’en prend à Washington

    fidel castro-Alors que le chef de la diplomatie américaine est attendu ce vendredi à La Havane pour sceller la réconciliation avec Cuba, Fidel Castro est sorti de l’ombre pour s’en prendre aux États-Unis.

    Alors que le chef de la diplomatie américaine John Kerry est attendu ce vendredi 14 août à La Havane pour sceller le rétablissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba, Fidel Castro, est sorti de l’ombre la veille pour se rappeler au bon souvenir de Washington.

    Dans un texte publié par la presse locale jeudi, jour de son 89e anniversaire, le “Lider maximo” a rappelé les “nombreux millions de dollars” que les États-Unis doivent, selon lui, à  Cuba en compensation de l’embargo imposé à l’île communiste depuis 1962.

    Retiré du pouvoir depuis 2006 pour raisons de santé, et remplacé depuis par son frère Raul, Fidel Castro a précisé qu’”une dette s’élevant à de nombreux millions de dollars était due envers Cuba (…)”. Et d’ajouter : “Nous ne cesserons jamais de lutter pour la paix et le bien-être de tous les êtres humains (…), les mêmes droits que nous avons proclamés en démarrant notre lutte, ainsi que ceux émanant de nos rêves”. Malgré leur réconciliation, La Havane et Washington se réclament mutuellement des compensations, d’un côté pour l’ensemble des préjudices liés à l’embargo économique, de l’autre pour l’expropriation de biens américains lors de la révolution cubaine de 1959.

    Ces déclarations n’ont rien d’anodin. Elles ont été publiées la veille de l’arrivée du chef de la diplomatie américaine à Cuba, la première sur l’île communiste depuis 1945. À son programme : la réouverture officielle de l’ambassade américaine. Mais cette visite de quelques heures, aussi historique que symbolique, doit aussi permettre d’aborder les sujets qui fâchent entre deux voisins  : protection des droits de l’homme et des dissidents politiques, levée de l’embargo économique que Washington impose à La Havane et restitution de la base navale américaine de Guantanamo.

    Kerry va rencontrer des dissidents

    John Kerry a en outre annoncé qu’il prévoyait lors de sa visite de rencontrer des opposants politiques. “Je vais rencontrer des dissidents (…). J’aurai la chance de m’asseoir avec eux [au cours d’une réception, privée, à la résidence de l’ambassadeur américain à La Havane]”, a-t-il assuré dans un entretien à la télévision américaine en espagnol, Telemundo News, dont des extraits ont été diffusés mercredi. De fait, ces entrevues devraient se dérouler, à l’abri de la presse, à la résidence, et non à la chancellerie, lieu de la grande cérémonie publique.

    Washington et La Havane ont rétabli leurs relations diplomatiques et rouvert leurs ambassades le 20 juillet, après cinquante-quatre ans d’interruption, selon les termes d’un rapprochement historique annoncé le 17 décembre par les présidents Barack Obama et Raul Castro.

    Une fois le dégel amorcé il y a six mois, les présidents Obama et Castro s’étaient rencontrés en avril lors du Sommet des Amériques au Panama, et le chef de la diplomatie cubaine Bruno Rodriguez était à Washington le 20 juillet pour rouvrir sa chancellerie. Cuba a aussi été retiré d’une liste noire américaine d’”État soutenant le terrorisme”.

    Les deux gouvernements, adversaires de la Guerre froide, avaient rompu les liens en 1961, dans la foulée de la révolution castriste, mais ils entretenaient depuis 1977 des bureaux d’intérêts [ou section d’intérêt] qui faisaient office d’ambassades.

    Avec AFP

  • Katanga : arrivée de 18 locomotives neuves pour la renaissance de la SNCC

    Katanga : arrivée de 18 locomotives neuves pour la renaissance de la SNCC

    Locomotives moderne à la gare centrale de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
    Locomotives moderne à la gare centrale de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

    -Après l’inauguration samedi du bloc technique de l’aéroport international de la LUANO, déterminé dans sa vision de la révolution de la modernité ; le chef de l’état JOSEPH KABILA Kabange a procédé ce lundi 27 juillet à la réception de 18 locomotives neuves dans le parc de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) au Katanga.

    Le gouvernement congolais avait commandé 38 locomotives neuves en chine dont 20, sur financement du gouvernement de la République, et 18, avec l’appui financier de la Banque Mondiale. Cette commande a été déchargée au port de Durban, en Afrique du Sud, précisé dans un document de la Direction générale de la SNCC signé le 9 juin dernier. Ces engins vont desservir 12 provinces de la RDC et vont à nouveau renforcer les activités opérationnelles de cette entreprise.

    La même source proche précise que dans ce lot, 10 locomotives ont déjà quitté la ville de Durban à destination de la RD Congo et qu’à la date du 9 juin, deux de ces machines se trouvaient entre les villes de Lusaka et de Kabwe (Zambie), deux entre les agglomérations de Bulawayo et de Victoria Falls (Zimbabweà, quatre à Beitbridge (Zimbabwe), et deux autres entre Pretoria et Messina (Afrique du Sud).

    Huit locomotives stationnent au Port de Durban, en attendant les formalités de départ pour la RD Congo, souligne le même document. Le chronogramme tracé prévoit l’arriver de toutes les machines au mois de juin, leur réception en juillet et l’exploitation en août prochain.

    télé50

  • Epidémie de rougeole en RDC

    Epidémie de rougeole en RDC

    Measles in African Child-Plusieurs centaines de décès supplémentaires dus à la maladie n’ont sans doute pas été enregistrés comme tels en raison des difficultés à atteindre certaines zones touchées.

    Une épidémie de rougeole dans la région du Katanga, en République démocratique du Congo, a tué 315 personnes et au moins 20.000 malades ont déjà été recensés, ont annoncé mercredi les Nations unies.

    Plusieurs centaines de décès supplémentaires dus à la maladie n’ont sans doute pas été enregistrés comme tels en raison des difficultés à atteindre certaines zones touchées, a précisé le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’Onu dans un projet de rapport sur cette épidémie, la plus grave dans la région depuis 2010-2011.

    “L’épidémie de rougeole dans la province du Katanga ne fait qu’empirer et gagner du terrain”, souligne le rapport, que s’est procuré Reuters.

    L’OCHA estime que plus de 2,4 millions de dollars (2,1 millions d’euros) sont nécessaire pour organiser une campagne de vaccination et traiter les personnes déjà infectées.

    L’épidémie de 2010-2011 dans cette région du sud-est de la RDC avait fait quelque 1.085 morts sur 77.000 malades recensés, selon une étude de la revue scientifique BMC Infectious Diseases.

    Le taux de mortalité de la rougeole, un virus très contagieux, est faible dans les pays développés mais il peut atteindre 20% dans les pays les plus pauvres, selon Médecins sans frontières (MSF).

    Selon l’Onu, la République démocratique du Congo est classée 186e sur 187 pays pour ce qui est de l’accès à la santé.

    VOA

     

  • Alpha Condé investi candidat pour la présidentielle

    Alpha Condé investi candidat pour la présidentielle

    Alpha Conde-Son parti, le Rassemblement pour le peuple de Guinée (RPG), l’a officiellement investi au terme de trois jours de congrès à Conakry.

    Candidat à sa succession, M. Condé, 77 ans, n’a pas souhaité “faire le bilan” de son mandat, dans son discours, estimant que cette mission revenait au peuple.

    “Je suis venu communier avec vous. Communier avec ces femmes, ces jeunes” venus de différentes provinces du pays, a-t-il lancé, dans un discours entrecoupé de slogans de militants, en T-shirts jaune – couleur de son parti – à son effigie, scandant notamment: “Un coup, KO”, pour une victoire au premier tour.

    “Nous allons faire en sorte que l’entreprise privée en Guinée, à travers le partenariat public-privé, à travers l’association avec des partenaires étrangers, soit le véritable moteur du développement de la Guinée”, a déclaré le président-candidat.

    Alpha Condé, opposant à trois régimes dictatoriaux sur les quatre qui se sont succédés en Guinée, avait remporté la présidentielle de 2010 face à l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, avec 52,5% des voix au second tour.

    Il est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française indépendante en 1958.

    M. Diallo, son principal opposant, a été investi le 25 juillet comme porte-drapeau de sa formation, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), au prochain scrutin.

    Il a scellé en juin une alliance électorale surprise avec l’ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara (2008-2009) qui a annoncé en mai son intention de se présenter à la présidentielle.

    En exil au Burkina Faso depuis 2010, M. Camara a été inculpé le 8 juillet à Ouagadougou pour “complicité d’assassinats, séquestrations, viols, coups et blessures” pour le massacre d’au moins 157 opposants, dont de nombreux partisans de l’UFDG, le 28 septembre 2009 à Conakry. M. Diallo avait lui même été blessé lors de ces évènements.

    Alpha Condé est désigné candidat au lendemain de la confirmation, par décret signé de sa main, de la date du 11 octobre pour le premier tour de la présidentielle.

    En mars, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avait annoncé un calendrier électoral prévoyant la tenue de la présidentielle en octobre – avec un premier tour le 11 octobre – et des élections locales en 2016.

    – Caution doublée à deux mois de la présidentielle –

    Ce calendrier a été contesté par l’opposition qui réclamait son inversion – la tenue des locales avant la présidentielle. Les opposants ont organisé en avril et mai des manifestations meurtrières à travers le pays.

    En juin, un dialogue politique a regroupé gouvernement, majorité et opposition, qui se sont accordés sur l’annulation des locales. Mais de nouveaux blocages sont apparus, et les discussions sont suspendues depuis le 26 juin.

    Le désaccord persiste entre le pouvoir et l’opposition sur une réforme de la commission électorale, un audit du fichier électoral et des changements dans les délégations spéciales, exécutifs communaux provisoires désignés par le pouvoir, faute de scrutin à cet échelon depuis 2005.

    A deux mois du scrutin, la Céni a annoncé une série de mesures, sans explications, qui ne seront pas sans conséquences pour certains potentiels prétendants à la succession d’Alpha Condé: le montant de la caution exigée d’eux a été doublé et le plafond des dépenses de campagne multiplié presque par sept.

    La caution pour la présidentielle passe ainsi à 800 millions de francs guinéens (GNF, près de 99.000 euros) alors qu’elle était de 400 millions GNF en 2010.

    Le plafond des dépenses des dépenses pouvant être engagées en campagne est revu à la hausse, à 20 milliards GNF (plus de 2,4 millions d’euros) contre 3 milliards GNF (plus de 369.000 euros) en 2010.

    La Guinée recèle d’immenses richesses minières, dont l’or, la bauxite et le fer, mais la majorité de la population vit dans la pauvreté.

    Avec AFP

  • RDC : rififi au MNS, chargé de suivre l’Accord-cadre d’Addis-Abeba

    RDC : rififi au MNS, chargé de suivre l’Accord-cadre d’Addis-Abeba

    FRACOIS MWAMBA-Entre François Muamba, coordonnateur du Mécanisme national de suivi et de supervision de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba (MNS), et son adjoint, Léon Engulu III, rien ne va plus !

    Le second accuse le premier d’orchestrer « une violente campagne de dénigrement contre [sa] personne » sur les réseaux sociaux, à en croire une plainte déposée le 4 août sur le bureau du procureur général de la République. La rupture entre ces deux hommes chargés de suivre l’application des engagements pris le 23 avril 2013 entre la RDC et les États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) est consommée.

    « Depuis vingt-six mois, Muamba refuse de communiquer à ses adjoints les pièces justificatives de la gestion du Mécanisme », dénonce Engulu III. Ce dernier affirme pourtant avoir plusieurs fois alerté la « hiérarchie » à ce sujet. « Où sont passés par exemple les 400 000 dollars – normalement destinés au porte-parole de l’opposition – que Patrice Kitebi, alors ministre délégué aux Finances, nous avait envoyés pour nous dépanner ? » interroge-t-il, soulignant également qu’il n’a jamais vu les traces des quelque 80 000 dollars (plus de 73 000 euros) que le gouvernement débloque tous les mois pour le fonctionnement du MNS. Du côté de Muamba, silence radio. En attendant, Luzolo Bambi, conseiller du chef de l’État chargé notamment de la lutte contre la corruption, a été saisi.

    Jeune Afrique

  • 10 affaires de dopage qui ont secoué le sport africain

    10 affaires de dopage qui ont secoué le sport africain

    DOPAGE-Accusé d’avoir mis en place un système de dopage généralisé, l’athlétisme kényan est actuellement au cœur de la tempête. Avant cela, des footballeurs ou encore des cyclistes du continent avaient déjà été suspendus pour cause de dopage

    Mohamed Kallon, positif à la nandrolone

    Né le 6 octobre 1979 à Kenema, en Sierra Leone, Mohamed Kallon reste le footballeur le plus célèbre de son pays, pour son jeu comme pour ses frasques. Recruté par l’Inter Milan, en Italie, en 1995, il est d’abord prêté par le club avant d’intégrer l’équipe première en 2001. Deux ans plus tard, en 2003, il est contrôlé positif à la nandrolone – un stéroïde anabolisant – lors d’une rencontre contre le club d’Udinese. Il écope, malgré ses dénégations, de huit mois de suspension. Le début d’une descente aux enfers.

    Transféré à l’AS Monaco, où il ne trouve pas ses marques, il va ensuite aller de club en club, en Grèce, aux Émirats arabes unis et en Chine. Il retournera même en Sierra Leone, où il rachète, pour 30 000 dollars, le Sierra Fisheries, qu’il rebaptise Kallon FC, et dont il devient propriétaire et joueur. L’ancien international a été nommé en 2014 à la tête de la sélection sierra-léonaise des moins de 17 ans.

    AFP

     Saadi Kadhafi, le fils de

    Le parcours de Saadi Kadhafi compte parmi les histoires les plus rocambolesques du football. Stagiaire dans les années 1990 à la Lazio, où il suit une formation avec Paul Gascoigne, il débute une carrière professionnel en Libye en 2000 dans le club de Al-Ahly Tripoli S.C., puis dans celui de Al-Ittihad Tripoli. Un temps capitaine de la sélection nationale, il a même engagé le sprinter Ben Johnson et Diego Maradona pour lui donner des cours particuliers.

    En 2002, il devient actionnaire de la Juventus, en qualité de représentant de la société Lafico (Libyan arab foreign investment company), propriétaire du club à hauteur de 7,5 %. En octobre 2003, il est engagé comme joueur par le club de Pérouse.  Le propriétaire, Luciano Gaucci, déclare à l’époque avoir répondu à une sollicitation de Silvio Berlusconi, en vue d’améliorer les relations entre l’Italie et la Libye.

    Serse Cosmi, entraîneur du club, refuse cependant de le faire jouer et Saadi Kadhafi ne figure qu’à deux reprises sur la liste des remplaçants du Pérouse. Suffisamment toutefois pour être suspendu trois mois, lors de sa seconde apparition en 2003. Le motif : dopage à la nadrolone. Après sa suspension, il fait sa première entrée sur le terrain en mai 2004 et joue durant 15 minutes, avant de rejoindre, en juin 2005, l’Udinese, pour laquelle il joue 11 minutes, puis la Sampdoria de Gênes, où il ne totalise pas 10 minutes de jeu. Sa carrière prend fin en 2007.

    AFP

     Ndiss Kaba Badji, le bond de trop

    Athlète sénégalais né en 1983, spécialiste du saut en longueur, Ndiss Kaba Badji a été suspendu pendant deux ans par la Fédération internationale d’athlétisme. Il avait été contrôlé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) le 14 mars 2005 à Dakar et déclaré positif à l’androsténedione (un anabolisant).

    De retour de suspension, il avait tout de même participé aux championnats d’Afrique, remportant le concours du triple-saut, et aux Jeux olympiques d’été de 2008 à Pékin où il avait terminé sixième de l’épreuve de saut en longueur.

    AFP

    Kolo Touré, opération minceur

    De l’affaire de dopage entourant Kolo Touré, on se souviendra surtout de l’excuse du joueur. Le défenseur ivoirien de Manchester City, passé à Liverpool depuis, avait été condamné en 2011 à six mois de suspension après avoir été contrôlé positif à un produit dopant. Il risquait pourtant deux ans d’éloignement des terrains.

    Mais il faut croire que la fédération anglaise de football a été convaincue par l’explication du joueur qui a avoué avoir ingéré un produit amincissant appartenant à sa femme, contenant un composant interdit par l’AMA.  La visée était donc esthétique et sans aucune volonté d’améliorer ses performances.

    AFP

     Ezkyas Sisay, meilleur chrono et EPO

    Un coureur de fond éthiopien, Ezkyas Sisay, a été suspendu pendant deux ans à la suite d’un contrôle positif à l’EPO lors du marathon de New York, le 6 novembre 2011. L’Éthiopien avait pris la neuvième place de l’épreuve, réalisant son meilleur chrono : 2 heures 11 minutes et quatre secondes.

    Il avait été contrôlé par l’agence américaine à la demande de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

    IAAF

     Mathew Kisorio, le repenti

    En août 2012, le coureur kényan de semi-marathon Mathew Kisorio écope lui aussi d’une suspension de deux ans pour dopage, après un contrôle positif aux championnats nationaux. Mathew Kisorio avait alors déclaré que le dopage était fréquent dans l’athlétisme kényan, racontant comment il s’était dopé en avril de la même année avant le marathon de Boston où il avait raflé la dixième place.

    « Certains médecins s’installent dans des zones prisées par les athlètes pour leur entraînement et y ouvrent des pharmacies, avait-il déclaré à la télévision allemande. Ils prétendent qu’ils se contentent de vendre des médicaments autorisés et approchent les athlètes, c’est pareil dans tout le pays. »

    AFP

     Fatoumata Coly, doublement coupable

    La sprinteuse sénégalaise Fatoumata Coly, spécialiste du 100 mètres,  a été suspendue pour deux ans le 26 octobre 2013, après avoir enfreint les règles antidopage de la Fédération internationale d’athlétisme.

    L’athlète de 31 ans avait été contrôlée positive à deux substances interdites lors du meeting de Dakar, le 12 juin 2013, et ses explications n’avaient pas convaincu l’IAAF. Elle avait terminé troisième avec un chrono de 11″97.

    Illustration Omega.

     Rita Jeptoo, la star du marathon dopée à l’EPO

    La star du marathon Rita Jeptoo, 33 ans, a été suspendue pendant deux ans par la Fédération kényane d’athlétisme. Triple vainqueur du marathon de Boston en 2006, 2013 et 2014 et du marathon de Chicago en 2013, Rita Jeptoo avait été contrôlée lors d’un test inopiné en décembre 2014 à Lausanne.

    L’échantillon B avait confirmé la présence d’EPO. La Fédération kényane d’athlétisme, dans le collimateur de la Fédération internationale et de l’Agence mondiale antidopage, a promis de prendre des mesures et d’instaurer un programme éducatif.  Le Kenya figure en effet parmi les pays suspectés, avec la Russie, d’avoir mis en place un système de dopage généralisé dans le secteur de l’athlétisme.

    Une enquête du Sunday Times a récemment révélé qu’un tiers des médailles gagnées lors des épreuves d’endurance aux Jeux olympiques et championnats du monde entre 2001 et 2012 ont été remportées par des athlètes dont les tests étaient suspects.

    AFP

     Joseph Mutinda, Austin Power

    Le Kényan Joseph Mutinda a été condamné à une suspension de trois ans par l’Agence américaine antidopage (Usada) après avoir avoué s’être dopé, en mars 2015. L’Usada a expliqué qu’il avait avoué l’usage de produits dopants à la suite de deux contrôles positifs à un anabolisant (19-norandrosterone).

    Il a également reconnu avoir pris de l’EPO et du furosémide, un diurétique masquant. Tous ses résultats depuis le 15 décembre 2013 ont été annulés, y compris sa victoire au marathon d’Austin en février 2014, en 2 heures, 14 minutes et 16 secondes.

    AFP

     Hichem Chaabane, 7 victoires et 2 résultats positifs à des substances interdites 

    Hichem Chaabane, né le 10 août 1988 à Blida est actuellement suspendu pour 18 mois suite à deux résultats positifs à des substances interdites (EPO et Glucocorticoïdes). Coureur cycliste algérien, il a été champion d’Afrique sur route espoir en 2008, champion arabe sur route espoir en 2010, champion d’Algérie sur route en 2013.

    Avant sa suspension le 22 avril 2015, il affichait sept victoires au compteur, toutes obtenues en Algérie. Ce qui lui valait la troisième place du classement des coureurs les plus victorieux derrière Alexander Kristoff et Richie Porte.

    Robert Couse-Baker/Flickr

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