Author: Don Kayembe

  • Visite d’Obama au Kenya : l’homosexualité, un « non-sujet », dit le président Kenyatta

    Visite d’Obama au Kenya : l’homosexualité, un « non-sujet », dit le président Kenyatta

    kenyata-Le président kényan, Uhuru Kenyatta, n’a pas l’intention de discuter des droits des homosexuels avec son homologue américain Barack Obama, attendu le 24 juillet au Kenya.

    À quelques jours de l’arrivée de Barack Obama, le président kényan a été clair : « C’est un non-sujet pour les habitants de ce pays et ce n’est très clairement pas au programme » de nos discussions, a-t-il déclaré mardi 21 juillet devant la presse.

    « En tant que pays, en tant que continent, nous sommes confrontés à des problèmes bien plus sérieux que nous voulons aborder avec les États-Unis et plus généralement avec l’ensemble de nos partenaires », a poursuivi Uhuru Kenyatta.

    « La lutte contre le terrorisme sera centrale, nous avons travaillé en étroite coopération avec les agences américaines », a-t-il soutenu en faisant référence à la lutte contre les Shebab, un groupe islamiste radical somalien.

    Obama rencontrera William Ruto

    Par ailleurs, le président kényan a aussi assuré que William Ruto, son vice-président toujours en procès devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye pour crimes contre l’humanité, rencontrera lui aussi le président américain.

    « Sans aucun doute, il vient pour rencontrer le gouvernement en place, et ça inclut chacun d’entre nous », a déclaré le président Kenyatta, en présence de William Ruto. « Nous le rencontrerons tous », a-t-il insisté.

    La visite de Barack Obama sur la terre de ses ancêtres a longtemps été empêchée par l’inculpation du président Kenyatta par la CPI, pour son rôle présumé dans les violences post-électorales en 2007 et 2008. Ces poursuites ont été abandonnées en décembre ouvrant la voie à une visite officielle du président américain.

    (Jeune Afrique)

  • Obama plaide pour « une nouvelle dimension » des relations entre les États-Unis et l’Afrique

    Obama plaide pour « une nouvelle dimension » des relations entre les États-Unis et l’Afrique

    Obama-afrique-À la veille de son arrivée sur le sol kényan, le président américain, Barack Obama, a fait savoir qu’il souhaitait que les relations entre les États-Unis et le continent africain atteignent « une nouvelle dimension ».

    « L’Afrique est un lieu de dynamisme incroyable, où se trouvent certains des marchés les plus en croissance au monde, des gens extraordinaires, d’une résilience extraordinaire », a déclaré Barack Obama, le jeudi 23 juillet lors d’un discours livré devant des diplomates, responsables politiques et économiques, et des ONG africaines à la Maison Blanche.

    « C’est pourquoi, en tant que président, je travaille si durement pour que nos relations avec l’Afrique atteignent une nouvelle dimension », a-t-il ajouté en citant comme exemple la hausse des exportations américaines vers le continent, le lancement d’initiatives pour développer notamment le commerce, la santé, ou encore la sécurité alimentaire.

    Des liens avec l’Afrique « profonds, anciens et compliqués »

    Il a souligné que « les liens avec l’Afrique sont aux États-Unis évidemment profonds, anciens, et compliqués ». « Il y a eu parfois des incompréhensions, et parfois de la méfiance. Mais quand vous regardez toutes les études […] le peuple africain aime les États-Unis et ce qu’ils représentent. Peut-être de manière sans égal sur d’autres continents. »

    Et « ce qui est incroyable, quand vous regardez quel peuple est le plus heureux et le plus optimiste, les Africains sont toujours très bien placés malgré la pauvreté, malgré les conflits », a-t-il souligné.

    Ces déclarations surviennent alors que Barack Obama se trouve à moins de deux ans de la fin de son mandat. Le premier président noir des États-Unis a souvent été sous le feu des critiques pour ne pas avoir tissé des liens solides avec le continent.

    Obama s’envole jeudi pour Nairobi

    Obama s’envolera ce jeudi 23 juillet pour Nairobi, au Kenya, la terre de ses ancêtres, où il effectuera sa première visite en tant que président. Il se rendra ensuite en Éthiopie, où il sera le premier président américain de l’histoire à s’y déplacer.

    Le président américain ne changera pas le programme de son déplacement malgré la publication par l’autorité kényane de l’aviation civile de certains détails de sa visite au Kenya, comme son heure d’arrivée dans le pays, a précisé Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche mercredi 22 juillet. « Les détails du programme du président qui sont essentiels pour la sécurité sont des détails qui n’ont pas été rendus publics pour le moment », a déclaré Josh Earnest.

    La semaine dernière, l’ambassadeur des États-Unis à Nairobi a annoncé queBarack Obama ne visiterait pas le village de Kogelo où est enterré son père. Le président américain est attendu le vendredi 24 juillet dans la capitale kényane pour participer à un Sommet mondial de l’entrepreneuriat.

    (Jeune Afrique)

  • Nouvelle maffia à la Monusco

    Nouvelle maffia à la Monusco

    greve monusco-Après les remous de mai dernier, la mission onusienne vient d’être frappée par une nouvelle affaire de tripatouillage avec les salaires et les contrats du personnel local. Martin Kobler se dit surpris, mais ne convainc pas les Congolais.

    Alors que l’on croyait la quiétude revenue à la Monusco, les travailleurs ont à nouveau observé un arrêt de travail le lundi 20 juillet pour dénoncer une nouvelle injustice qui pointe à l’horizon, aussi bien pour leurs contrats que pour leurs salaires. Une affaire qui ne date pas d’aujourd’hui et qui a fini par mettre à nu la maffia à laquelle se livraient les hauts cadres de la Mission onusienne autour des contrats et des salaires, surtout du personnel local, aussi bien les engagés définitifs que les les contractuels à durée limitée.

    Cette fois-ci encore, les contractuels dénoncent une nouvelle cabale visant à mettre fin à leur contrat à la fin du mois de juillet en cours au profit d’un autre contrat de sous-traitance à moindre coût.

    De quoi s’agit-il concrètement ?

    La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (Monusco) avait vibré en mai dernier au rythme des grèves et autres sit-in du personnel local. Ces fonctionnaires locaux dénonçaient le non-respect de la procédure de fin de leurs contrats et réclamaient le payement légal de leurs Mouvement du personnel à la mission onusienne Nouvelle maffia à la Monusco indemnités de sortie. Ils dénonçaient également la malveillance de leur employeur qui avait voulu couvrir son obligation légale en voulant laisser croire que la suppression des postes qui avait commencé en 2014 était une fin de contrat, ce qui n’était pas le cas. Dans leur mémorandum adressé au patron de la Monusco, Martin Kobler, les manifestants soulignaient, par ailleurs, que tout fonctionnaire concerné par la vague de licenciement devait bénéficier de la résolution 2098 sur pieds de laquelle les indemnités de sortie avaient été payées l’année précédente, soit en 2014. Ils ne comprenaient donc pas pourquoi il y avait un double traitement entre le personnel national et le personnel international qui avait bénéficié de tous ses droits. Et dans la même foulée, le personnel local dénonçait la disparité des traitements entre eux et leurs homologues étrangers du même rang. Le même cas était observé entre eux et le personnel local d’autres pays où opèrent des missions onusiennes. Pour le même poste et le même type de contrat, un fonctionnaire local au Soudan, par exemple, serait payé 1.200$ par mois contre 300$ en RDC.

    Martin Kobler devant l’évidence de la maffia

    Selon nos informations, après étude des dossiers, la haute hiérarchie avait résolu, non pas de verser les indemnités de sortie, mais de réengager les concernés pour un contrat d’une année avec relèvement de leur traitement salariale, ce qui fut fait. Mais dans la même période, d’autres agents, dont les contrats avaient été rompus en juillet 2014 pour être repris en mars-avril 2015, se sont retrouvés dehors sans être payés pour le mois qu’ils avaient presté. Motif : ils n’avaient signé aucun contrat qui puisse prouver qu’ils ont réellement presté et ainsi bénéficier de leur dû.

    Cette situation s’est produite à la période où les responsables du personnel, tous cadres étrangers, avaient été redéployés à l’Est du pays, laissant derrière eux un personnel local en désarroi.

    Se sentant lésés, les concernés manifesteront brouillement sur tous les sites de la mission onusienne aussi bien à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. Pour le cas spécifique de la ville de Kinshasa, certains agents concernés avaient été repris sans être payés au préalable, avec la promesse que leur cas sera étudié plus tard.

    Voilà, cependant, que lundi dernier, en se rendant au service, ils apprennent qu’ils vont être mis à la porte à la fin du mois au profit, comme dit plus haut, d’un contrat de sous-traitance avec une structure qu’ils ignorent et qui viendrait avec son propre personnel. Ne comprenant plus rien, ils vont alors converger tous vers le quartier général de la Monusco à Gombe.

    Sur place, ils vont barricader toutes les entrées. A son arrivée, Martin Kobler lui-même va devoir négocier pour, enfin, accéder aux installations de son QG. Delà, il va négocier un dialogue avec les manifestants jusqu’à obtenir qu’ils se réunissent dans la salle des réunions. Ici, ses interlocuteurs vont lui exposer leurs préoccupations.

    Ne comprenant rien à son tour, le patron de la Monusco va ordonner une mise en conférence avec les anciens responsables du personnel impliqués dans cette affaire et qui se trouvent, pour les plus concernés, à Goma. Interrogés par leur patron sur les accusations à leur chargé, ils ne trouveront rien à dire, selon nos sources.

    Martin Kobler dira n’être même pas au courant de contrats limités à un mois, ni d’un projet de contrat de soustraitance. De même qu’il n’a jamais été au courant des disparités de traitement entre le personnel local et étranger, et par rapport à d’autres missions onusiennes sous d’autres cieux.

    Nos sources indiquent que, sur place, Martin Kobler décidera que personne ne partira à la fin du mois et que les concernés devront bénéficier d’un contrat d’une année minimum. Soulagement dans la salle, mais prudence quand même, aussi longtemps que cette engagement ne sera pas traduit sous forme de contrat physique.

    En attendant, on peut conclure qu’une fois de plus, la « maison de verre » – du moins pour sa mission en RDC – vient d’être ternie par cette nouvelle affaire de maffia. Terrible pour cette mission venue pour aider au rétablissement de la paix, mais qui devient le bourreau des Congolais.

    Le Vif du Congo

  • Processus électoral : La mission internationale procède à l’audit du fichier électoral

    Processus électoral : La mission internationale procède à l’audit du fichier électoral

    AUDIT_CENI-La délégation de l’OIF, à Kinshasa entre la période du 14 au 16 juillet 2015, conduite par le général malien Siaka Sangage, a associé, dans cette mission, des observateurs de la Majorité présidentielle, de l’Opposition parlementaire et extraparlementaire, de la société civile et des indépendants!

    La délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) séjourné à Kinshasa dans le cadre d’une mission internationale, pour procéder à l’audit du fichier électoral de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    La mission internationale de l’OIF, conduite par son sous directeur général, le général malien Siaka Sangage, n’a pas attendu pour lancer, le 17 juillet dernier, les travaux d’audit en présence, bien attendu, des membres de l’administration électorale congolaise et de certains observateurs nationaux et internationaux du processus électoral en République démocratique du Congo.

    Les observateurs nationaux ont été désignés par leurs organisations de la société civile congolaise. Le lancement des travaux a connu aussi la présence de certains acteurs politiques de la Majorité et de l’Opposition ainsi que des parlementaires, des acteurs politiques indépendants et l’opposition extra-parlementaire.

    Un comité Ad hoc a été mis en place et est composé des experts de l’Oif, membres de la Ceni et des représentants de la Majorité parlementaire, de l’Opposition parlementaire et extra parlementaire ainsi que la société civile et des indépendants.

    Il a tenu, le même jour, deux sessions qui ont permis d’identifier ces membres et de prendre acte des documents constitutifs et règlementaires de cette mission internationale d’audit du fichier électoral.

    Arrivée à Kinshasa dans la période du mardi 14 et au jeudi 16 juillet 2015, la délégation des auditeurs du fichier électoral pour le compte de l’OIF ont tenu, dans la matinée du jour de lancement des travaux, le 17 juillet dernier, au siège de la Ceni, la toute première rencontre de prise de contact durant laquelle les membres et les observateurs du comité Ad hoc se sont imprégnés de sa composition, des objectifs et du chronogramme des activités d’audit, avant d’amorcer techniquement le travail proprement dit d’audit externe du fichier électoral.

    Code de bonne conduite pour les membres

    Pour mener à bien leur mission, les experts auditeurs, tout comme les observateurs nationaux associés à cette opération, se sont donné une discipline de travail. Un Code de bonne conduite a été soumis à la discussion et signé avant toute démarche d’audit.

    Des membres du bureau de la Ceni étaient présents, avec à leur tête le vice-président André Mpungwe Songo. Le rapporteur Jean-Pierre Kalamba, en sa qualité de superviseur du fichier électoral, et le secrétaire exécutif national, Me Flavien Misoni Mbayahe, étaient aussi à cette séance de prise de contact.

    Sur le plan technique, Me Flavien Misoni qui est à la tête de quelques experts qui vont faciliter le travail de l’audit, a fait une présentation de l’état du fichier électoral de la Rdc depuis le premier enrôlement réalisé en 2005 et la révision du fichier électoral de 2010, en présentant le contexte dans lequel ces activités pré-électorales s’étaient réalisées ainsi que les limites qui en ont été dégagées.

    C’est la raison pour laquelle l’Assemblée plénière de la Ceni avait organisé l’opération de fiabilisation du fichier électoral et de stabilisation de la cartographie opérationnelle pour essayer de réduire les faiblesses qualitatives qui s’y trouvaient. Au finish, le but était de disposer d’un atlas électoral avec indication de nombre d’électeurs par circonscription.

    Le comité Ad hoc s’est, en outre, réuni avec les membres de l’assemblée plénière de la Ceni, organe de décision, pour qu’ils soient informés de la méthodologie et des textes adoptés par les membres de ce comité pour mener à bon port la mission leur assignée.

    A la demande de l’Oif, des observateurs de la Majorité présidentielle, de l’Opposition parlementaire, de l’Opposition extraparlementaire, de la société civile et des indépendants sont associés à cet audit externe du fichier électoral.

    Par Lucien Kazadi T.-La Tempête des Tropiques 20/07/15

     

  • Procès Habré : l’ex-président tchadien amené de force au tribunal

    Procès Habré : l’ex-président tchadien amené de force au tribunal

    Habre-Hissène Habré a été amené de force à son procès lundi matin au tribunal spécial qui doit le juger pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture, à Dakar au Sénégal. Il doit comparaître dans l’après-midi.

    À l’ouverture de son procès lundi 20 juillet, l’ex-président tchadien âgé de 72 ans a été porté dans le box des accusés au palais de justice de Dakar par des agents de l’administration pénitentiaire. Vêtu de blanc et coiffé d’un turban, il a finalement été sorti de la salle après un esclandre.

    Le procès s’est ouvert vers 10h, après l’évacuation de partisans d’Hissène Habré, qui ont hurlé des slogans hostiles à la Cour. Les procédures judiciaires se dérouleront devant les Chambres africaines extraordinaires, tribunal spécial créé par l’Union africaine en vertu d’un accord avec le Sénégal.

    Hissène Habré refuse de reconnaître la juridiction

    Le président de la Cour, le Burkinabè Gberdao Gustave Kam, a constaté à l’ouverture du procès que la défense n’était pas représentée. Hissène Habré avait déjà annoncé son refus de comparaître en plus d’avoir donné instruction à ses conseillers de ne pas assister aux audiences. L’accusé, en détention depuis deux ans au Sénégal, ne reconnaît pas cette juridiction, ni dans sa légalité, ni dans sa légitimité, selon un de ses avocats, Me Ibrahima Diawara.

    La Cour doit statuer si l’ex-président tchadien peut être forcé à comparaître contre sa volonté.

    Hissène Habré a trouvé refuge au Sénégal après avoir été renversé par l’actuel président tchadien Idriss Deby Itno. Il est jugé pour des crimes commis lorsqu’il était au pouvoir entre 1982 et 1990. Le collectif d’avocats de la défense représente plus de 4000 victimes directes et indirectes.

    Jeune Afrique

  • RDC : la Gécamines cède deux gisements pour 52 millions de dollars

    RDC : la Gécamines cède deux gisements pour 52 millions de dollars

    Extraction of rock for the enrichment of chrysotile at the Bazenovsky quarry deposit of chrysotile asbestos, Ural Mining and Processing Plant. Chrysotile asbestos is a safe kind of asbestos.
    Extraction of rock for the enrichment of chrysotile at the Bazenovsky quarry deposit of chrysotile asbestos, Ural Mining and Processing Plant. Chrysotile asbestos is a safe kind of asbestos.

    -Selon la compagnie minière congolaise cette cession était justifiée en raison du montant trop élevé des coûts de transport nécessaires pour le traitement des minerais extraits de ces sites.

    La Gécamines a annoncé avoir cédé pour 52 millions de dollars le permis d’exploitation des gisements miniers de Luiswishi et de Lukuni (20 km au nord de Lubumbashi) à Congo Dongfang International Mining, filiale locale du groupe minier chinois Zhejiang Huayou Cobalt Co.

    Dans son communiqué publié le 4 juillet, la Gécamines rappelle avoir récupéré ce permis (PE 527) en 2012 lors de son absorption de la Compagnie minière du sud Katanga (CMSK ) via le rachat des parts (60 %) qu’y détenait de l’Entreprise Générale Malta Forrest. Cette opération, qui incluait plusieurs autres actifs miniers, avait coûté 58 millions de dollars à la Gécamines.

    Congo Dongfang International Mining, qui a exporté en 2012 (derniers chiffres disponibles) 26 988 tonnes de minerai de cuivre, 8 852 tonnes de cathode de cuivre et 24 730 tonnes de concentré de cobalt met la main, avec cette acquisition, sur un site aux réserves estimées à 354 619 tonnes de cuivre et 62 903 tonnes de cobalt.

    Coût

    La raison principale invoquée par la Gécamines pour cette cession est l’éloignement du site minier du ce qui induisait des coûts de transport élevés. « Ce concentrateur devra être alimenté par les minerais du périmètre de Kasombo plus proche de Kipushi », explique la Gécamines dans son communiqué.

    L’entreprise congolaise affirme avoir réalisé une plus-value dans cette opération puisqu’elle conserve, outre le concentrateur et le siège de Kipushi, les autres titres miniers, à savoir 3 permis d’exploitation et 4 permis de recherche qui faisaient également partie du patrimoine de la Compagnie minière du sud Katanga.

    Coopération

    La cession des gisements de Luiswishi et de Lukuni à Congo Dongfang International Mining est la deuxième transaction réalisée entre la Gécamines et un opérateur chinois au cours du dernier mois. La compagnie indique avoir conclu « un accord-cadre de coopération stratégique » avec China Nonferrous Metal Mining concernant « cinq grands projets miniers » à savoir Lubumbashi, Likasi et Kolwezi. Les détails de cet accord n’ont pas été communiqués.

    Jeune Afrique

  • Semaine africaine pour Barack Obama

    Semaine africaine pour Barack Obama

    Barack Obama voyage-Le président américain recoit ce lundi à la Maison Blanche Muhammadu Buhari, le nouveau président du Nigeria. Il s’envolera jeudi pour Nairobi, puis remontera la vallée du grand rift au nord pour la capitale éthiopienne, Addis Abeba.

    Le president Obamasera  bientôt sur la terre de ses ancêtres. A l’occasion d’une tournee en Afrique, il fera sa première visite en tant que président au Kenya, patrie de son père.

    Lundi, le président américain recevra à la Maison Blanche Muhammadu Buhari, le nouveau président du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et première économie du continent.

    Il s’envolera jeudi pour Nairobi, puis remontera la vallée du grand rift au nord pour la capitale éthiopienne, Addis Abeba, où il sera le premier président américain de l’histoire à effectuer une visite.

    Le premier président noir des Etats-Unis s’est rendu quatre fois en Afrique depuis son élection, des visites qui n’avaient pas inclus le Kenya (Barack Obama s’y est déjà rendu avant son élection).

    Le père que Barack Obama dit n’avoir jamais vraiment connu est né dans l’ouest du Kenya, dans un village près de l’équateur et du Lac Victoria.

    Economiste, il a quitté sa famille quand Barack Obama avait deux ans. Il est mort dans un accident de voiture à Nairobi en 1982, à l’âge de 46 ans.

    Le “retour au pays” de Barack Obama a longtemps été empêché par l’inculpation du président Uhuru Kenyatta par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, en raison de son rôle présumé dans les violences post-électorales fin 2007-début 2008.

    Ces poursuites ont été abandonnées en décembre, à cause de l’obstruction du gouvernement kényan, selon la procureure de la CPI, ouvrant en tout cas la voie à une visite présidentielle.

    “C’est évidemment important d’un point de vue symbolique, j’espère que cela montrera que les Etats-Unis sont un partenaire fort, pas seulement pour le Kenya mais pour l’Afrique subsaharienne”, a déclaré Barack Obama.

    Les deux présidents auront à discuter de commerce et de sécurité, mais la conversation prendra peut-être un tour personnel.

    Le père du président Obama était économiste pour le gouvernement du père de Uhuru Kenyatta, Jomo, qui dirigea le pays pendant 14 ans, de l’indépendance jusqu’à sa mort en 1978.

    Les deux hommes ne s’entendaient pas et Obama père finit par être limogé par Kenyatta père, un ostracisme qui contribua à son alcoolisme.

    Barack Obama, absorbé depuis 2009 par la récession américaine, les crises au Moyen-Orient, le terrorisme et son “pivot asiatique”, tâchera surtout de consolider son bilan africain.

    “Ce voyage est extraordinairement important pour le président”, dit l’ancien secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique, Johnnie Carson.

    Selon des sources diplomatiques, le débat fait rage en interne à la Maison Blanche pour déterminer si ce bilan doit inclure une tentative de résolution du conflit au Soudan du Sud, pays fondé en 2011 et ravagé par une guerre civile.

    Des dizaines de milliers de personnes sont mortes, et plus de deux millions ont fui leurs villages. Mais une plus forte implication américaine comporte des risques, a fortiori en cas d’échec politique.

     

    – Le Kenya meurtri par les attentats –

    Lors de sa première visite sur le continent, en 2009, Barack Obama avait appelé les Africains à prendre en main leur destinée, en leur lançant une version adaptée de son slogan de campagne: “yes you can!”, “oui, vous le pouvez!”

    Mais six ans après, l’ambition reste bridée par les problèmes de sécurité, de corruption et de violation des droits de l’homme.

    Le Kenya a été particulièrement visé par des groupes extrémistes. En 1998, les ambassades américaines à Nairobi et Dar es Salaam ont été éventrées par de terribles explosions, faisant des centaines de morts.

    En 2013, 67 personnes sont mortes dans le bain de sang perpétré par les islamistes somaliens shebab, alliés à Al-Qaïda, dans le centre commercial Westgate à Nairobi. Et en avril, les shebab ont massacré 148 personnes dans l’université Garissa, la plupart des étudiants.

    “Le Kenya est sur la ligne de front du combat contre le terrorisme, c’est pourquoi les Etats-Unis équipent et entraînent nos forces de sécurité”, a dit l’ambassadeur kényan aux Etats-Unis, Robinson Njeru Githae.

    Barack Obama participera à Nairobi à un sommet mondial de l’entrepreneuriat (Global Entrepreneurship Summit), une initiative lancée en 2010 et qui rassemblera des milliers d’entrepreneurs et d’entreprises.

    A Addis Abeba, Barack Obama devrait évoquer le déficit démocratique africain devant les dirigeants de l’Union africaine. Plus de 50 ONG africaines et internationales, dont Human Rights Watch et Freedom House, lui ont écrit pour le presser de ne pas faire l’impasse sur le sujet.

    (Avec AFP)

     

  • La République démocratique du Congo est-elle encore un pays normal ?

    La République démocratique du Congo est-elle encore un pays normal ?

    Joël Asher Lévy-Cohen *
    Joël Asher Lévy-Cohen *

    La République démocratique du Congo (RDC) a réellement la forme d’une tête humaine. Mais, les gens qui y habitent, en commençant par les dirigeants politiques et gouvernementaux, ont-ils vraiment un cerveau digne d’un être humain ? Certes, le pays est littéralement connu pour être un scandale géologique en raison d’énormes potentialités minérales et stratégiques dont regorgent abondamment ses sol et sous-sol. Toutefois, la gestion des ressources tant physiques qu’humaines dudit État laisse carrément à désirer à cause de l’absence manifeste de vision et de la navigation à vue des gouvernants. Curieusement, la population résolument réfugiée dans la prière et dans l’invocation d’un Dieu somme toute inexistant, invisible voire inatteignable se complaît dans cette misère crasseuse et infrahumaine. Résignée, elle préfère plutôt se plaindre que de trouver des solutions idoines pour améliorer son triste et macabre sort.
    Par ailleurs, la grandiose réputation de cet État au coeur du Continent voire même au centre des enjeux planétaires se trouve, de nos jours, sans nul conteste ailleurs. En effet, sa renommée a, aisément, trouvé asile dans des scandales de tous ordres. Ceux-ci sont naturellement sociaux, culturels, humanitaires, politiques, électoraux, économiques. Y compris spirituels et moraux. D’ailleurs, le dernier en date est celui d’un soi-disant chef de l’État – sans gêne – métamorphosé en informateur de la police, en indicateur de la justice.
    Force est de constater que cette pratique d’un autre âge, d’ailleurs non prévue par la fameuse constitution de Liège du 18 février 2006, n’émeut, outre-mesure, l’opinion publique nationale. Celle-ci, certes accoutumée à la distraction, est plutôt captivée par le rocambolesque feuilleton électoral et la théorique fin constitutionnelle du mandat de l’imposteur présidentiel Joseph Kabila Kabange. Alors, dans ce contexte d’absence de repère culturel et historique, politique et idéologique, sans aucun doute démocratique, il y a surtout lieu de dire pour paraphraser les Haïtiens, et pourquoi pas d’écrire : [Bienvenue au pays des ‘‘Zombies’’ et des ‘‘Hommes sans chapeau’’] !
    Profession ‘‘Mouchard de la République’’
    Les ‘‘dénonciations’’ de Kabila à la Haute Cour de Justice
    Quand l’imposteur s’ennuie à vrai dire de la présidence de la République…
    Plaisanterie de gamin lycéen ou sketch d’amateur politique ?
    ‘‘Ceux qui confondent délation et dénonciation, je les invite à regarder le dictionnaire (…). Si la délation est condamnable car se faisant au détriment de gens honnêtes, la dénonciation est un devoir républicain prévu dans la loi et permettant de lutter contre les délinquants.’’ Frédéric Lefebvre, in ‘‘UMP : La dénonciation est un devoir républicain’’, Le Nouvel Observateur, 7 février 2009.
    Par Joël Asher Lévy-Cohen *
    Profession de foi : ‘‘Délateur’’. Voici le titre d’un film d’action qui pourrait sans nul conteste attirer, au bas mot, plus d’un milliard de cinéphiles à travers la planète Terre. À vrai dire, il ne s’agit absolument pas d’un ‘‘thriller’’, ni même d’une ‘‘comédie estivale’’ entièrement scénarisée par Hollywood.
    Il s’agit plutôt de la nouvelle téléréalité made in DRC. Celle-ci est produite par ‘‘Kingakati Entertainment’’. C’est une maison de production, de montage et de réalisation des clips, publicités et films politiques et judiciaires ayant pignon sur rue à Kinshasa, la capitale des variétés et du divertissement, le coeur de la culture et des arts. À son actif, bien des chefs-d’oeuvre mémorables, tels ‘‘Commandant Hyppo’’, ‘‘Imposture’’, ‘‘Troisième faux pénalty’’, ‘‘Brutus contre César’’, ‘‘Liberté surveillée’’, ‘‘La Chance est un Miracle qui sourit à tout le monde’’, ‘‘Enfant Soldat, Guerre et Génocide’’, ‘‘Une femme violée est un butin de guerre’’, ‘‘Le Croquemort vit et réside à Maluku’’, ‘‘Mariage putatif au coeur de l’État’’, etc.
    Selon certaines indiscrétions tout à fait au parfum, cette compagnie de divertissement et variétés appartiendrait à nul autre que ‘‘Janet Kabila’’, la ‘‘soeur jumelle’’ de Joseph Kabila Kabange. Dans le but de célébrer leur gémellité, cette dernière a décidé, après consultation des autres membres de la famille, dont le très influent Zoé Kabila, de mettre en valeur les qualités intrinsèques d’acteur et de comédien de son frère jumeau. Déjà fort connu pour avoir été, dans une autre vie, successivement étudiant, chauffeur de taxi, brigand, seigneur de guerre, tyran, imposteur, celui-ci s’est, en réalité, trouvé une nouvelle vocation : ‘‘Indic de la justice’’ ou ‘‘Informateur de la Sûreté de l’État’’ pour ne plus tourner les pouces chez soi.
    Force est de rappeler que Joseph Kabila Kabange a, déjà, néanmoins joué, dans un sketch télévisé et scénarisé par le controversé artiste-musicien Kofi Olomide, le rôle de ‘‘vendeur et porteur d’oeufs’’. Cette pièce de théâtre qui fut incontestablement un grand fiasco pour avoir révélé les qualités pugilistiques du Raïs, a été réalisée par la Maison de production ‘‘Grand Mopao Entreprises’’. Celle-ci a, d’ailleurs, connu une participation de haute facture du rebelle affairiste Jean-Pierre Bemba Gombo pour ses réparties musclées.
    Comme cela est susmentionné, Joseph Kabila Kabange est bel et bien la tête d’affiche de cette nouvelle production cinématographique intitulée ‘‘Délateur’’. Celui-ci y joue avec une conviction à toute épreuve le rôle d’un indicateur de l’administration de l’État. À cet effet, il est chargé de combattre, tel ‘‘Zorro’’, la corruption qui gangrène les hautes sphères de la société, qui ronge la classe politique et gouvernementale à tous les échelons de la vie nationale.
    En tant que premier délateur de la République, Joseph Kabila Kabange qui a normalement perdu toute conscience et, surtout, toute dignité de son rang, a porté plainte à la Justice pour soi-disant dénoncer des faits relatifs à la corruption, au détournement de fonds et au
    blanchiment d’argent. Introduite auprès de la Cour suprême de justice par le canal de son directeur de cabinet chargé de la ‘‘Bonne Gouvernance’’, Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi Lessa, cette action cible directement de gros poissons du joséphisme prévaricateur, tels les gouverneurs Moïse Katumbi Chapwe du Katanga et Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï Oriental. Y compris quelques proches du Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon.
    Par contre, cet acte d’accusation qui a nécessité l’ouverture d’une enquête criminelle de la part du procureur général de la République près la Haute Cour de Justice Flory Kabange Numbi, n’a, jusqu’à preuve du contraire, provoqué un moindre remous dans le camp de la famille politique très chère à Joseph Kabila Kabange, le PPRD. Dans le souci d’assainir coûte que coûte les moeurs publiques (administratives) et politiques (gouvernementales), celui-ci ne dit pratiquement – comme par enchantement – mot sur le comportement criminel, pourtant, avéré d’un certain nombre d’artisans et de courtisans du joséphisme. En effet, cette dénonciation qui n’est en réalité qu’une plainte judiciaire déguisée, ne dit même pas un mot sur des cas avérés de corruption, de concussion, de gabegie, de détournement de fonds et de dilapidation des deniers de l’État dont se sont certainement rendus coupables de proches membres de la famille présidentielle (Zoé Kabila, Janet Kabila). Y compris des affidés, des poids lourds du joséphisme prévaricateur et des ténors patentés de la Kabilie maffieuse. À savoir : ‘‘Évariste Boschab, Lambert Mende Omalanga, André Kimbuta Yango, Antoine Gizenga Fundji, Alphonse Muzito Fumudji, Augustin Matata Ponyo Mapon’’, etc. Comme quoi l’impunité a encore de beaux jours devant elle sous la gouverne du Raïs selon que l’on est parent de la famille biologique ou sociétaire de l’amicale politique.
    Une chose est sûre et certaine, cette plainte qui n’est que de la poudre aux yeux, soulève moult questions. D’abord, quel est, en principe, le véritable rôle d’un chef de l’État en RDC en cas de corruption ? Ensuite, le président de la République est-il un justiciable comme un autre dans un pays qui cherche encore ses repères démocratiques ? En d’autres termes, dans quelle mesure le chef de l’État peut-il attaquer en justice un Citoyen ? Dans quelles circonstances exactes peut-il ester en justice une autorité quelconque, fût-elle nationale, provinciale ou locale ? Enfin, quelles conséquences juridiques et politiques pour le dépôt de la plainte de Kabila à la Cour suprême de justice ?
    La survivance de la culture politique de la délation
    ‘‘Pour se mettre à l’abri des dénonciations, le plus expédient, c’est de prendre les devants. […] Le mouchardage fait partie des vertus civiques.’’
    André Gide, Retouches à mon retour de l’URSS, 1937.
    Désormais, il faudra inclure parmi les ‘‘chantiers’’ propres à la ‘‘révolution de la modernité’’ dont le griot incontestable et incontesté est Joseph Kabila Kabange : la ‘‘Délation’’. Cette pratique qui devient ainsi le sixième chantier en marche du joséphisme visionnaire a déjà eu, convient-il de rappeler, son heure de gloire sous la férule du Maréchal-despote Mobutu
    Sese Seko du Zaïre. À cette époque tyrannique, elle servait uniquement à écarter des personnalités qui oeuvraient, sans aucun doute, pour le bien-être du pays tout entier. Pour ladite circonstance, celles-ci étaient sans autre forme de procès qualifiées de traîtres à la fameuse révolution du développement et du progrès. Celle, bien entendu, initiée par le MPR, parti unique et Parti-État.
    En effet, les victimes de cette pratique dont l’origine remonte certes à la colonisation belge proposaient le changement démocratique comme mode opératoire du virage politique et idéologique à négocier, à tout prix, en vue de la responsabilité et de la dignité, de la liberté et du progrès, du développement et de la prospérité, de la justice et de la sécurité. Parmi les personnages politiques de cette ère foncièrement tyrannique à avoir malheureusement goûté à cette expérience, figurent les fameux ex-Treize parlementaires du Parti-État. Ceux-ci ont, en effet, été dénoncés par leurs propres collègues aux services de renseignement mobutistes et au chef de la police politique du Tyran répondant au nom évocateur de Jean Seti Yale.
    Mouchardage oblige dans les rangs du MPR, des représentants fayots avaient dénoncé ce groupe de députés intrépides au Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre pour lui avoir écrit une Lettre ouverte plaidant, pourtant, en faveur de la nécessaire libéralisation des moeurs politiques, de l’irréversible démocratisation du régime en vigueur. Pour sa transmission au destinataire présidentiel, celle-ci requérait, en principe, la signature de la majorité, si pas de l’ensemble de la députation nationale. Ce qui permettait, bien entendu, de lui conférer une dimension politique plus cohérente, plus consistante voire même plus large.
    Comme cette missive provocante pour les affidés du pouvoir tyrannique circulait librement dans l’enceinte parlementaire de l’Assemblée nationale, des fuites ont été organisées pour réserver au dictateur macabre une copie. Ceci quand bien même les véritables rédacteurs et, a fortiori principaux signataires, avaient pris solennellement l’engagement de remettre en mains propres au chef de l’État atrabilaire une copie certifiée de cette Lettre, d’ailleurs, accompagnée de la liste des signataires. C’est de cette manière que la confiance des ex-Treize parlementaires du parti [inique] a été ignoblement trahie par leurs propres collègues craignant assurément, à cet égard, une riposte fulgurante et foudroyante du Maréchal-despote de triste mémoire.
    En effet, l’humanité de Mobutu Sese Seko n’avait d’égale que l’élimination physique de ses concurrents et opposants politiques. À ce propos, dès 1966, il avait brutalement menacé de représailles musclées tout adversaire résolument tenté de renverser ou de changer son régime fondé sur l’ordre et la discipline. Pour, ainsi, lier la parole à l’acte, il avait envoyé à la potence – faut-il rappeler – les Conjurés de la Pentecôte. Pour rappel historique, il s’agit de quatre acteurs politiques de la Ie république – Jérôme Anani, Emmanuel Bamba, Évariste Kimba, Alexandre Mahamba – d’ailleurs piégés par des militaires de haut rang – le général de brigade Alphonse Bangala Oto wa Ngama et le major Pierre Efomi Efek’En’Aonga – obéissant strictement à ses commandements dans le but d’asseoir par la terreur répressive
    le nouveau pouvoir politique et militaire, d’ailleurs qualifié avec une profonde démagogie de nouveau régime voire même de IIe République. Ainsi cette pendaison publique avait-elle indubitablement révélé la véritable nature despotique et macabre de cette présidence mobutienne. Ainsi l’exécution de cette ‘‘peine capitale’’ par le lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu avait-elle contribué à traumatiser psychologiquement le Citoyen congolais devenu logiquement et forcément ‘‘tétanisé’’.
    Tout comme pour le Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre, la pratique de la délation version Joseph Kabila Kabange obéit indéniablement à la même logique. Celle d’inspirer la peur traumatisante dans la société en déployant littéralement des méthodes de répression dignes du totalitarisme stalinien. Aussi sert-elle à bâillonner des concurrents susceptibles de lui faire ombrage politiquement. C’est assurément l’exemple du gouverneur du Katanga Moïse D’Agnano, dit ‘‘Katumbi Chapwe’’ opposant clairement affiché au troisième mandat de Kabila.
    Il sied de relever que cet homme issu du milieu des affaires et du monde sportif est, à n’en pas douter, très apprécié de ses commettants et, surtout, de la population en général. Son aura nationale et son audience internationale pourraient davantage lui permettre de se porter candidat à la magistrature suprême. Ce qui n’est pas forcément du goût [amer] de Joseph Kabila Kabange. D’autant plus que celui-ci compte – [toujours] – absolument garder la haute main sur l’appareil de l’État, sur les manettes de la République, quels que soient les cas de figure. C’est-à-dire : ‘‘les circonstances déterminées par les enjeux nationaux et internationaux de la RDC’’.
    La délation en tant qu’arme de distraction massive
    Les détournements de fonds publics font partie intégrante des ‘‘chromosomes’’ du régime de Joseph Kabila Kabange. Y compris la pratique de la corruption sous sa présidence. Celle-ci est, à vrai dire, un puissant marqueur de son ADN. Par conséquent, toute la question est de savoir pourquoi le jeune tyrannosaure choisit réellement de dénoncer maintenant ces deux phénomènes qui témoignent sans ambiguïté de la mal gouvernance du système dont il est, à n’en point douter, à la fois le Maître de l’ouvrage et le Maître d’oeuvre, d’une part. En d’autres termes, à qui profite-t-il réellement le crime ? D’autre part, existe-t-il vraiment une volonté à toute épreuve pour éradiquer ces pathologies d’administration publique en RDC ?
    Il importe de reconnaître que, sous le despotisme éclairé du démiurge de l’Authenticité, la dénonciation de la corruption et de la dilapidation des biens publics servait plutôt à amuser la galerie. Les fautifs n’étaient jamais poursuivis ni inquiétés par le pouvoir tyrannique qui s’accommodait allègrement de ces maux administratifs. C’était le règne de l’impunité. En effet, le MPR avait décidé de fermer les deux yeux – plutôt de plonger la tête dans le sable et donc de jouer, à cet égard, la politique de l’autruche – pour la simple et bonne raison que
    ces deux pathologies administratives servaient quotidiennement à financer la cassette personnelle de ses dignitaires oh ! Combien moralisateurs.
    Par contre, la grande nouveauté qu’introduit l’illustre ‘‘pensionnaire de Kingakati’’ en vue de combattre ces maux endémiques qui relèvent, évidemment, de la mal administration, est l’ouverture des boîtes à dénonciation au sein même de la présidence de la RDC. Celles-ci servent, certes, de pièces à conviction susceptibles d’enclencher une enquête judiciaire de la part de la Haute Cour de Justice. Elles ne servent même pas à une simple information judiciaire permettant de recueillir des renseignements pertinents pouvant conduire à une enquête dûment établie et pilotée par un magistrat assermenté – [le juge d’instruction] – et placé sous l’autorité du parquet. À savoir : le procureur général de la République.
    Il y a lieu de souligner qu’il existe, en effet, un monde distinct entre une enquête judiciaire et une information judiciaire. Une enquête judiciaire sert à rassembler des preuves solides et tangibles à soumettre à l’appréciation d’un tribunal certifié lors du procès, d’une part. Et, d’autre part, une information judiciaire se limite à récolter des renseignements fiables et viables – [qui résistent donc à l’épreuve du temps] – pouvant conduire subséquemment ou ultimement au déclenchement d’une enquête judiciaire.
    Le comportement du chef de l’État face à la corruption, la concussion, la dilapidation des deniers de l’État et au détournement de fonds publics
    Quand il y a corruption et détournement de fonds au sein des hautes sphères publiques et étatiques, le rôle d’un chef de l’État ne se réduit pas à dénoncer ces deux phénomènes nuisibles au développement du pays. En tant que garant de La loi fondamentale, sa mission primordiale se résume à prendre des mesures concrètes servant à endiguer l’hémorragie des finances publiques et à restaurer la moralité publique. Or, dans l’acte de dénonciation dont il se prévaut réellement près le procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, Joseph Kabila Kabange ne rétablit point les moeurs administratives et politiques – d’ailleurs sensiblement défaillantes sous son régime maffieux et moribond – et ne réhabilite encore moins le sens de l’honneur des grands ‘‘Commis de l’État’’ et des ‘‘Mandataires’’ des services publics.
    Pour être absolument pris au sérieux dans ses prétentions de lutter farouchement contre la corruption et le détournement de fonds publics, Joseph Kabila Kabange, en sa qualité de chef de l’État, aurait dû normalement sanctionner sévèrement les contrevenants dans ces deux hypothèses. À cet effet, il aurait dû solliciter les assemblées provinciales de ces deux provinces en vue de suspendre Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï Oriental et Moïse Katumbi Chapwe du Katanga. Pour faire toute la lumière sur ces deux affaires, il aurait pu actionner une véritable instruction judiciaire dont la mission consisterait plutôt à collecter, à recenser à leurs dépens des preuves accablantes. Ce qui n’est pas vraiment le cas. Les propos de la
    pie du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, pour minimiser le geste de Kabila auprès de l’opinion nationale font foi, à ce niveau, surtout lorsqu’il déclare péremptoirement dans son entrevue avec la presse que ‘‘personne n’est certes accusé de quoi que ce soit’’. D’où la question de vraiment savoir s’il ne s’agit absolument pas d’une distraction politique de plus et dont ce dernier a toujours seul le secret voire même la manie…
    Toutefois, une kyrielle d’écueils se présentent, certes, sur le chemin mouvant de l’enquête et le terrain glissant de la sanction, – fût-elle judiciaire, politique ou administrative –, contre les contrevenants qui sont pour la plupart des élus du peuple souverain. C’est-à-dire : des personnages désignés par leurs pairs aux plus hauts postes administratifs qu’ils occupent. Ce qui n’est pas forcément du tout une mince affaire. Autant la question peut être réglée assez aisément dans le cas d’un fonctionnaire public d’ailleurs agissant exclusivement pour le compte de l’État, autant cela requiert en principe, dans le cas des autorités provinciales, beaucoup de tact du fait de leur mode de désignation populaire.
    Pour ce qui est de Moïse D’Agnano, dit ‘‘Katumbi Chapwe’’, du Katanga et Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï oriental, le chef de l’État ne peut pas personnellement les ester en justice en tant que partie au procès, sous quelque motif que ce soit. Même pas pour les faits qui leur sont néanmoins reprochés. À cet effet, la Constitution du 18 février 2006 ne lui donne pas personnellement voire même institutionnellement ce mandat. Quand bien même cet édifice constitutionnel (article 198, alinéa 2) lui reconnaît la prérogative d’investir par voie décrétale lesdites autorités provinciales. Par voie de conséquence, quelles que soient donc les récriminations portées à leur charge, le président de la République se doit, d’abord et avant tout, de s’adresser directement au gouvernement réuni en conseil des ministres.
    Cela est d’autant plus vrai que c’est le gouvernement et non le chef de l’État qui engage l’État et la Nation. Il appartient, alors, au gouvernement saisi sur requête du président de la République de débattre de l’opportunité d’engager des poursuites criminelles ou civiles à l’encontre desdites autorités politiques provinciales. Par conséquent, après avoir évalué, apprécié à leur juste valeur les faits leur reprochés, le gouvernement nettement convaincu de la pertinence de l’action judiciaire à entreprendre dans la mesure où il estime que l’État a été manifestement lésé et floué par leurs agissements répréhensibles au regard de la loi, délibère en conseil des ministres.
    À cet égard, le gouvernement prend en bonne et due forme un décret autorisant la saisine immédiate des autorités judiciaires. Au regard des enjeux politiques et nationaux, pour être conforme à la loi, ce décret doit être préalablement signé par le Premier ministre pour engager l’État et la Nation. Aussi cet acte doit-il être contresigné par le ministre de la justice – [Garde des sceaux] – puisqu’il est, en fait, question de mobiliser les ressources judiciaires. Aussi doit-il être contresigné par celui de l’intérieur dont dépendent directement la police et la gendarmerie nationales aux fins d’enquête et de détention administrative et, surtout, les Collectivités publiques régionales et locales pour l’organisation administrative de l’État.
    Une fois délibéré en conseil des ministres, ledit décret est publié dans la gazette officielle de la RDC pour être naturellement doté de force réglementaire, revêtu de toute légalité. Après l’acte de publication dans le journal officiel, le gouvernement, d’ailleurs représenté par le Premier ministre, doit saisir en procédure d’urgence les assemblées provinciales du Katanga et du Kasaï Oriental dont sont, respectivement, membres les deux personnalités. À travers cette démarche à caractère purement politique, il doit leur exiger de prendre sans atermoiement et sans tarder des mesures appropriées en vue de faire face à ce qu’il considère comme une forfaiture grave puisque menaçant directement l’ordre public dont il est le garant. C’est-à-dire : ‘‘la paix publique et la sécurité nationale’’.
    En fonction de la missive reçue du gouvernement, le président de l’assemblée provinciale convoque une réunion extraordinaire des députés pour la création d’une Commission ad hoc chargée de juger s’il y a, sûrement, lieu de lever l’immunité politique du gouverneur. C’est-à-dire : ‘‘recommander la destitution du gouverneur par ses pairs de l’assemblée et ouvrir, par conséquent, la voie à une éventuelle inculpation judiciaire’’. Pour ce faire, – par souci de transparence politique et d’équité démocratique –, celle-ci doit mener sa propre enquête sur le terrain, parallèlement à celle diligentée sur le plan national.
    Cette opération politico-judiciaire doit être conduite en fonction des éléments pertinents fournis par le gouvernement central pour s’assurer de la justesse de la procédure. D’autant plus que la province, en tant qu’entité publique, est, à ce niveau de haute administration publique et politique, certes dotée, par définition, de toute une série de mécanismes de contrôle et de vérification. Ceux-ci sont en effet chargés de passer au crible et, surtout, au peigne fin la gestion administrative et financière de la province. À cet égard, elle organise – pourrait-on affirmer – [assez régulièrement] des ‘‘audits’’.
    Force est de souligner que la procédure susmentionnée relève du bon sens politique et démocratique. Celle-ci n’est pas décrite dans la Constitution. Elle peut être adoptée à titre de pratique afin d’éviter des malentendus et des suspicions. Elle permet, surtout, d’éviter des conflits politiques inutiles entre une Province déterminée et l’État central d’autant plus que le gouverneur est, d’abord et avant, tout un élu du peuple de la province qu’il dirige. Il a été désigné à ce poste politico-administratif par ses pairs en vue d’incarner les intérêts vitaux de son entité régionale.
    Au moins, une telle démarche de la part du chef de l’État a le mérite, à la fois politique et démocratique, d’associer étroitement la province à toutes les étapes de l’affaire judiciaire impliquant un de ses plus grands commis. Qu’il s’agisse de l’instruction, du jugement voire de la poursuite, la province doit collaborer et participer activement au cheminement du dossier, jusqu’à son aboutissement. C’est-à-dire : ‘‘le prononcé du verdict et de la sentence par le juge voire l’abandon par le parquet des poursuites pénales ou civiles’’.
    Il est un fait établi que toutes ces procédures légales et démocratiques élémentaires sont complètement inconnues de Joseph Kabila Kabange. Celles-ci sont complètement ignorées
    dans la mesure où l’imposteur gère en réalité la RDC comme sa propre boutique. En effet, Joseph Kabila Kabange gère cet immense et richissime pays au coeur de l’Afrique comme un bien familial et clanique pour mieux l’achever, telle une vieille carcasse abandonnée par les fauves dans la jungle. Cette attitude teintée d’arrogance le pousse à décider n’importe quelle action à mener sans considération minimale des règles du jeu démocratique sensées pourtant régir l’univers politique et administratif.
    Par conséquent, par cet acte hâtif de saisir immédiatement le procureur général près la Cour Suprême de Justice afin d’en découdre virilement avec les gouverneurs de province, Joseph Kabila Kabange démontre-t-il qu’il est un fin stratège politique ? Celui-ci démontre-t-il qu’il est politiquement habile ? En effet, avant d’entreprendre une démarche judiciaire d’une telle ampleur politique, il y a certes lieu d’associer à tout prix l’opinion tant nationale que provinciale dans le but d’éviter des amalgames et des quiproquos. Car il y va de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. À preuve, les menaces de plus en plus brandies par les partisans d’Oliveira da Silva, autrement désigné Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, à propos du couperet joséphiste qui pèse, désormais, sur la tête de Moïse D’Agnano, alias ‘‘Katumbi Chapwe’’.
    En d’autres termes, même si le mobile pour lequel il agit, peut être considéré légitime au regard de la loi, Joseph Kabila Kabange éprouve-t-il par son empressement à saisir la justice un quelconque respect pour les Institutions de la République ainsi que leurs animateurs ? Éprouve-t-il un quelconque respect voire une quelconque considération pour sa plus haute fonction étatique ? En effet, ce que l’opinion nationale et même internationale attend d’un chef de l’État est qu’il agisse vite en cas de corruption avérée et de détournement de fonds publics établi par des faits tangibles dans la mesure où ces phénomènes criminels freinent le développement. Pour ce faire, il doit agir avec doigté et équité dans le but de préserver la paix, la sérénité et l’harmonie entre l’État central et ses collectivités régionales.
    Toutefois, tenant compte de la procédure ci-dessus évoquée, des questions demeurent en suspens. Y prête indéniablement le contexte actuel de la création de nouvelles collectivités provinciales dans le cadre de réformes administratives et structurelles, d’ailleurs, prévues par la Constitution de Liège du 18 février 2006. Étant donné que les provinces originelles du Kasaï Oriental et du Katanga disparaissent, en réalité, pour laisser finalement place à de nouvelles entités publiques, quelles commissions ‘‘ad hoc’’ pourraient-elles véritablement enquêter sur les malversations desdits gouverneurs, d’une part ?
    D’autre part, les assemblées desdites provinces qui sont, en fait, des institutions politiques et administratives de l’État, ont certes fonctionné, l’équivalent d’une législature complète, soit cinq ans, dans l’irrégularité permanente puisqu’elles n’ont jamais été renouvelées par le suffrage populaire depuis 2011. À ce titre, quelle autorité publique est-elle, légalement, fondée à se substituer à leur ‘‘volonté politique’’ d’actionner ou pas en justice un ancien gouverneur d’une province fantôme ? D’autant plus que bien des archives administratives,
    financières desdites provinces fantômes susceptibles d’éclairer la gestion d’ailleurs décriée des gouverneurs en cause peuvent disparaître du jour au lendemain…
    La Cour suprême de justice et les malversations des autorités politiques provinciales
    Dans la mouture constitutionnelle présente, la Haute Cour de Justice est normalement juge du droit. Sur le plan national, cet organe judiciaire est également juge du contentieux électoral. En réalité, son rôle consiste, en tant que cour de cassation, à examiner en dernier recours la stricte observance du droit par les juges des degrés inférieurs faisant partie des juridictions de l’ordre judiciaire. C’est-à-dire : sa mission consiste à évaluer et à sanctionner les jugements des tribunaux inférieurs que sont, en fait, les cours d’appel, les tribunaux de grande instance ou d’instance.
    Concernant toutes les actions accomplies par Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï Oriental et Moïse Katumbi Chapwe du Katanga dans l’exercice de leurs fonctions de gouvernorat, la juridiction normalement compétente pour apprécier leur comportement administratif est, au regard de l’article 153 de la Constitution du 18 février 2006, la Cour Suprême de Justice basée à Kinshasa. Toutefois, par souci d’équité judiciaire, une commission rogatoire peut délester les compétences de la Haute Cour de Justice à la Cour d’Appel des provinces pour une telle hypothèse. Dans le cas d’espèce, ce serait la Cour d’Appel dont le siège social et judiciaire est situé dans leurs chefs-lieux respectifs : soit Lubumbashi pour Katanga, soit Mbuji-Mayi pour Kasaï Oriental. Une telle procédure permet d’éviter, coûte que coûte, qu’une même juridiction soit à la fois juge des faits et juge du droit. Cette situation de fait pourrait, jusqu’à un certain point voire même jusqu’à un certain degré, compromettre rien que moins l’équité et l’autorité – [l’objectivité et l’indépendance] – de la Justice.
    En revanche, dans l’hypothèse du délestage, c’est le procureur de la République près les cours d’appel de ces deux provinces qui doit ouvrir une information judiciaire. Lorsque les témoignages recueillis sur le terrain relativement aux faits incriminés sont suffisamment concordants, fiables et, par voie de conséquence, probants, il lui incombe éventuellement de diligenter une enquête judiciaire à l’encontre des personnalités politiques précitées. À ce niveau, le rôle effectif et actif des autorités judiciaires de la Cour Suprême de Justice consisterait, plutôt, à connaître en dernier ressort les décisions des cours d’appel. Une telle démarche éviterait d’accréditer la thèse de la chasse aux sorcières permettant d’éliminer les concurrences politiques.
    Toutefois, la disparition effective desdites provinces entraîne ipso facto dans leur sillage la disparition systématique et automatique des territoires juridictionnels sûrement rattachés à des tribunaux et cours d’appel siégeant dans leurs chefs-lieux respectifs. Par conséquent, quelle juridiction pourrait-elle prendre le relais si jamais cette démarche démocratique ou cette procédure judiciaire de délestage était retenue en vue de mieux garantir l’équité et
    la justice ? Quelle autorité judiciaire serait-elle, à vrai dire, compétente pour connaître des litiges civils et administratifs impliquant, bien sûr, les deux gouverneurs susmentionnés ? Cette question s’impose crûment dans la mesure où l’installation des cours et tribunaux d’appel de nouvelles provinces ne se fera pas réalistement du jour au lendemain…
    C’est donc maintenant que les véritables questions se posent avec acuité. Pour ainsi dire, est-ce en vérité le bon moment choisi par Joseph Kabila Kabange afin d’attaquer en justice des gouverneurs à la tête des entités publiques provinciales, certes, réputées inexistantes sur le plan juridique ? Est-ce le meilleur moment d’engager des procédures à l’encontre des personnalités politiques ayant effectivement siégé au sommet des provinces fantômes sans un minimum de transparence procédurale en matière de justice démocratique ? En fait, quelles garanties juridiques et légales Kabila offre-t-il très sérieusement en matière de protection des droits fondamentaux et des libertés reconnues aux personnes en cause ?
    En tout état de cause, il n’est point question de défendre l’impunité. C’est le pire service à rendre à la Collectivité étatique ou la Communauté nationale. À l’heure actuelle où tous les repères socioculturels sont ébranlés, où la moralité publique est pratiquement foulée aux pieds par les autorités politiques et gouvernementales, l’interpellation des dirigeants compromettants en matière de gestion administrative et financière doit demeurer la règle fondamentale. Celle-ci doit demeurer la pierre angulaire de la politique de répression et de réhabilitation des moeurs publiques. D’autant plus que les actes de mégestion relevés dans le chef des dirigeants régnant à la tête des entités régionales ou locales sont de nature à bloquer tous azimuts le développement économique de la Nation et le progrès social de la population.
    Par contre, toute mise à l’index ou mise hors cadre des autorités, fussent-elles provinciales, ne doit, sous aucun prétexte, ignorer les principes d’équité et de justice dans les actions menées par les pouvoirs publics. D’autant plus que ces deux vertus cardinales sont, par essence, les deux mamelles de la démocratie en vue de préserver la paix sociale, la sérénité et l’harmonie dans la Collectivité étatique. Elles sont à vrai dire sensées prévenir en amont la dislocation de la Nation.
    Certes, Joseph Kabila Kabange a décidé d’entreprendre sérieusement une lutte sans merci contre la mésadministration symbolisée naturellement par la corruption, la concussion, la mégestion, la gabegie et la dilapidation des biens publics. Ce qui est, vraiment, tout à son honneur. Cependant, pour alimenter le débat démocratique et républicain, des questions portant sur son implication personnelle dans des actes publics relevant de l’immoralité ou de l’amoralité s’imposent outre-mesure.
    À cet effet, comment Joseph Kabila Kabange interprète-t-il, à son niveau, les confessions de l’homme d’affaires Adam Bombole Intole, selon lesquelles ‘‘il lui a certes remis en mains propres la bagatelle somme de huit cents mille dollars US pour participer à la présidentielle de 2011 et, ainsi, grappiller – égratigner – les voix électorales du Dr Étienne Tshisekedi wa
    Mulumba dans la province de l’Équateur’’ ? Comment juge-t-il, en tant que chef de l’État, à plus forte raison garant de la constitution du 18 février 2006, les déclarations sur honneur du mécène et député honoraire Adam Bombole Intole, surnommé ‘‘Le Grand Saoudien’’ ou ‘‘l’homme qui affronte la conjoncture’’, selon lesquelles ‘‘il a offert trois millions de dollars au vice-président de la CENI, Pr Jacques Djoli Eseng’Ekeli, dans le but de tripatouiller les fichiers électoraux et, surtout, falsifier les procès-verbaux de l’élection présidentielle du lundi 28 novembre 2011’’ ? Somme, d’ailleurs, remise à l’intéressé en deux tranches pour la réalisation et la réussite de chaque opération antidémocratique.
    Face aux affirmations opportunes de l’ex-candidat à la présidentielle Adam Bombole Intole qu’il n’a jamais, d’ailleurs, démenties de quelque façon que ce soit, Joseph Kabila Kabange, en tant que premier ‘‘Mouchard’’ assermenté de la RDC, est-il, véritablement, l’homme de la situation ? Face à ses propres actes répréhensibles, condamnables, est-il moralement l’homme idéalement indiqué pour combattre efficacement la corruption, la concussion, la gabegie financière, le détournement de fonds et la dilapidation des deniers de l’État ?
    Joël Asher Lévy-Cohen
    Journaliste indépendant

  • RDC : Les commissaires provinciaux et commissaires provinciaux adjoints de la Police nationale congolaise sont nommés dans les 26 nouvelles provinces

    RDC : Les commissaires provinciaux et commissaires provinciaux adjoints de la Police nationale congolaise sont nommés dans les 26 nouvelles provinces

    Nouvelle carte RDC-Les noms des commissaires provinciaux et des commissaires provinciaux adjoints de la Police nationale congolaise (PNC) nommés dans les 26 nouvelles provinces de la République démocratique du Congo (RDC) ont été dévoilés par les ordonnances  signées le mardi 14 juillet 2015 par le président Joseph Kabila Kabange, commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la PNC.
    Isaac Bertin Balepukayi Muakadi est nommé Commissaire provincial adjoint chargé de la Police judiciaire dans la ville-province  de Kinshasa, Mme Régine Mayemba Mpudi l’est au Kongo Central.
    Le Commissariat provincial au Kwango est confié au Commissaire supérieur principal Claude Wasongolua Ngana, celui du Kwilu au Commissaire divisionnaire adjoint Kamana Uwimana Kanold, aux termes de l’ordonnance n°15/052 du 14 juillet 2015.
    L’ordonnance n° 15/051  du 14 juillet 2015 porte nomination des Directeurs provinciaux et des Directeurs provinciaux adjoints au sein de la Direction générale de migration (DGM).
    ORDONNANCE  N° 15/052   DU  14  JUILLET   MODIFIANT ET COMPLETANT L’ORDONNANCE N° 13/118 DU 28 DECEMBRE 2013 ET L’ORDONNANCE N° 15/003 DU 09 JANVIER 2015  PORTANT NOMINATION DES COMMISSAIRES PROVINCIAUX ET DES COMMISSAIRES PROVINCIAUX ADJOINTS DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
    Le Président de la République ;

    Vu  la  Constitution,  telle  que  modifiée  par  la  loi  n°  11/002  du  20 janvier  2011  portant  révision  de  certains  articles  de  la  Constitution  de  la République  Démocratique  du  Congo  du  18  février  2006,  spécialement  en ses articles 2, 79 et 81 ;
    Vu   la   Loi   Organique   n°   11/013   du   11   août   2011   portant organisation   et   fonctionnement   de   la   Police   Nationale   Congolaise, spécialement en ses articles 53 et 54 ;
    Vu   la   Loi   Organique   n°   12/001   du   27   juin   2012   portant organisation,   composition,   attributions   et   fonctionnement   du   Conseil Supérieur de la Défense, spécialement en son article 3 ;
    Vu  la  Loi  n°  13/013  du  1er  juin  2013  portant  Statut  du personnel  de  carrière  de  la  Police  Nationale,  spécialement  en  son  article 67 ;
    Vu  la  Loi  de  programmation  n°  15/004  du  28  février  2015 déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces ;
    Vu  l’Ordonnance  n°  11/106  du  27  octobre  2011  instituant  le port  des  grades  et  insignes  distinctifs  au  sein  de  la  Police  Nationale Congolaise ;
    Vu   l’Ordonnance   n°   15/014   du   21   mars   2015   portant organisation  et  fonctionnement  du  Gouvernement,  modalités  pratiques  de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement ;
    Vu   l’Ordonnance   n°   15/015   du   21   mars   2015   fixant   les attributions des Ministères ;
    Revu  l’Ordonnance  n°13/118  du  28  décembre  2013  portant nomination des Commissaires Provinciaux et des Commissaires Provinciaux Adjoints de la Police Nationale Congolaise ;
    Revu   l’Ordonnancé   n°   15/003   du   09   janvier   2015   portant nomination des Commissaires Provinciaux et des Commissaires Provinciaux Adjoints de la Police Nationale Congolaise ;
    Vu  l’urgence  et  la  nécessité  de  déployer  les  Services  publics  de base dans les vingt-six provinces conformément aux dispositions de la Loi de  programmation  déterminant  les  modalités  d’installation  de  nouvelles provinces ;
    Sur proposition du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité ;
    Le Conseil Supérieur de la Défense entendu ;
    O R D O N N E
    Article 1er :
    Sont nommés aux fonctions en regard de leurs noms :
    1.Commissariat Provincial de Kinshasa
    Monsieur BALEPUKAYI MUAKADI Isaac Bertin
    Matricule : 289.758
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire

    2.Commissariat Provincial Kongo Central
    Madame MAYEMBA MPUDI Régine
    Matricule : 230.746
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire

    3.Commissariat Provincial KWANGO
    -Le Commissaire Supérieur Principal WASONGOLUA NGANA CLAUDE
    Matricule : 1196403818582
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal ODIMBA OKITO
    Matricule : 1196205585645
    -Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur KAMULETA LUKUSA Evariste
    Matricule : 127.065
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de  la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal NYEMBWE KAVUNGU DIEUDONNE
    Matricule : 1196105473460
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    4.Commissariat Provincial KWILU
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint KAMANA UWIMANA KANOLD
    Matricule : 119660895913
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal CAUMBA Fidel
    Matricule : 14183/A
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur KALONJI MULUMBA
    Matricule : 230.134
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal MAYEMBELE MBANGI Anaclet Eddy
    Matricule : 1196300172668
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    5.Commissariat Provincial MAI-NDOMBE
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint BENGAMA BOPUTWA
    Matricule : 1195400197473
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal YEMBE TUBA BOB’OTO
    Matricule : 119000634425
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur KITUMA WATALA NZAMBI
    Matricule : 224.613
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal BARIENDERA BWANDU Evariste
    Matricule : 1196002290318
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    6.Commissariat Provincial EQUATEUR
    -Le Commissaire Divisionnaire  Adjoint NGOYI SENGELWA
    Matricule : 119604980721
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal PAY-PAY NYARWAYA Christian
    Matricule : 1196907615162
    -Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur NDONGO NZITA
    Matricule : 1224.618
    -Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal DANGAMA YANDANU Juliette
    Matricule : 2195709806671
    -Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    7.Commissariat Provincial TSHUAPA
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint KALONJI MUBENGABI
    Matricule : 1195200589762
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal MWAKOMOBILA MPELE Valentin
    Matricule : 1195801898321
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur MUTOMBO KANYEMA
    Matricule : 127.301
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal ISIYO ITENASINGA
    Matricule : 11969812390
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    8.Commissariat Provincial MONGALA
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint LIMENGO JOLLY Djuabia
    Matricule : 1196007142641
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal GIDALE HOKO MONGA MOILO A.
    Matricule : 1194905505557
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur LUYANGA MUTOMBO Potien
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal MATADI ZOLA Remy
    Matricule : 1196506358696
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    9.Commissariat Provincial Nord Ubangi
    -Le Commissaire Supérieur Principal EALA BOKONGO François
    Matricule : 1195600377585
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal ILUNGA KITENGE Jacques
    Matricule : 1195600417044
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur MISOKO LUKENGU
    Matricule : 407.775
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal MOZITA MAYINDU
    Matricule : 1195807379225
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    10.Commissariat Provincial Sud-Ubangi
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint NYEMBO NGALUSHA Placide
    Matricule : 1195200589762
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal NZALA EBOLA THADEE
    Matricule : 1196409710526
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur MBO OMOSONGO
    Matricule : 265.915
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal MASILA NGOMA Isaac
    Matricule : 1194600553220
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    11. Commissariat Provincial TSHOPO
    -Le Commissaire Supérieur Principal CABUINE WA MIHIGO
    Matricule : 1196604980721
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal M’BA INOX FRANCOIS
    Matricule : 1195608051396
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur MOMBESA LINGILI
    Matricule : 130.520
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal BONSANGE EOLO
    Matricule : 97601/A
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    12. Commissariat Provincial BAS-UELE
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint KAMANGA MWANA NTENDA Joé
    Matricule : 1196502303793
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal KANYA MUKENGE Maurice
    Matricule : 1196508980932
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur MWAMBA DIBATA Evariste
    Matricule : 224.619
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal BASA ISASAKA Léon
    Matricule : 1195805994044
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    13.Commissariat Provincial HAUT-UELE
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint SABITI ABDALA Patrick
    Matricule : 1196910717546
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal KADUME BYAMBU
    Matricule : 119640620934
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur BOKAKANDANI AGWA MIBEKO Patrice
    Matricule : 163.232
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal MATHELA NZINGA MASSIKA Bruno
    Matricule : 1196206828760
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    14.Commissariat Provincial ITURI
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint ALIMASI  BIGANANGWA Joseph
    Matricule : 1196406209634
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal KAPEND HENRY
    Matricule : 1196490666310
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur LUBUNU SHA MABELENGO Désire
    Matricule : 230.748
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal KANGULUMBA MAKWAKALA KHAY
    Matricule : 1195307163561
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    15.Commissariat Provincial NORD-KIVU
    Monsieur NSAMBA KABALA Nicolas Désire
    Matricule : 230.767
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire

    16.Commissariat Provincial SUD-KIVU
    Le Commissaire Supérieur Principal MUGABO KANYA François
    Matricule : 1196400316680
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur SHEMBO DJUNGA
    Matricule : 289.809
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire

    17.Commissariat Provincial MANIEMA
    -Le Commissaire Supérieur Principal A’OCHI SANGO LUMONA
    Matricule : 1196300354948
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur LUBALA WA LUHONO Benjamin
    Matricule : 130.525
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal  NGONGO UMAKOTA Jules
    Matricule : 1196205815617
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    18.Commissariat Provincial TANGANYIKA
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint YAV MUKAYA Jean
    Matricule : 1195800412403
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal MASIRIKA RUZIGANE Antoine
    Matricule : 1196209640851
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur MUDJINDJI LUBENGA Fidèle
    Matricule : 281890/R
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal LANDU WUNZITISA Blaise
    Matricule : 1195402812736
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    19.Commissariat Provincial HAUT-LOMAMI
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint KINSIAMA DINKONDO Jérôme
    Matricule : 1195108924055
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal MOKOYO MASIA David
    Matricule : 1195307461433
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur MUNGA YA MULENGE
    Matricule : 400.716
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal KYONA  KATSHUTSHU Charles
    Matricule : 1196807123364
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    20.Commissariat Provincial HAUT-KATANGA
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint GALENGA MAKONGO Jean Bosco
    Matricule : 1195903646671
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal KYUNGU BANZA Paulin
    Matricule : 1196703916677
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    -Le Commissaire  Supérieur Principal LUKANDULA  EKALE Paul
    Matricule : 1196500553551
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal MUKUNA NTUMBA Eddy Leonard
    Matricule : 1196301683242
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    21.Commissariat Provincial LUALABA
    -Le Commissaire Supérieur Principal KATUNDA LOKENYE
    Matricule : 2196500709208
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal BAHUNDUA BENANGA Adolphe
    Matricule : 1196005028748
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur ILUNGA LUBENGA
    Matricule : 265.942
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal KASUILY YAV Fifi
    Matricule : 2196700402195
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    22.Commissariat Provincial KASAI-ORIENTAL
    -Le Commissaire Divisionnaire MASANDI LUTALA David
    Matricule : 1196408988581
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal CINYAMA DODO
    Matricule : 1197200178478
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur MAWONSO KITEKUTU Mardochée
    Matricule : 345.272
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal USENI SOMBO
    Matricule : 14660 /A
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    23.Commissariat Provincial LOMAMI
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint TARIEL KISAK Longin
    Matricule : 1195900192966
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal MURHY DE MUNANI Eric
    Matricule : 1195800489902
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur LUMBALA NJILAMULE
    Matricule : 127.308
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal KAMENA MUKAZO
    Matricule :
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    24.Commissariat Provincial SANKURU
    -Le Commissaire Divisionnaire ABA VAN ANG François Xavier
    Matricule : 1196000317073
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal WEMBO FARIALA
    Matricule : 1195902137010
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur NTAMBWE MAYENGA
    Matricule : 397.491
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal BAMUSEMBA MALINDA Albert
    Matricule : 1195009718822
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    25.Commissariat Provincial KASAI-CENTRAL
    -Le Commissaire Divisionnaire Adjoint VUMULIA TENDILONGE Gilbert
    Matricule : 1195000719343
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal KONGOLO KAMBALE Christian
    Matricule : 1196300543995
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur NDITY MALIBA Fidèle
    Matricule : 264.990
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal kota monda Xavier
    Matricule : 1190407670492
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    26.Commissariat Provincial KASAI
    -Le Commissaire Supérieur Principal EGWAKE MONGA AKAMBU
    Matricule : 1196408884208
    Commissaire Provincial
    -Le Commissaire Supérieur Principal NSUKAMI ELAYA MAKUMBU
    Matricule : 1195306519624
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
    Monsieur BAVWEZA KETO Antoine
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
    -Le Commissaire Supérieur Principal BAHATI TAWABO
    Matricule : 1196800637300
    Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion

    Article 2 :
    Sont  abrogées  toutes  les  dispositions  antérieures  contraires  à  la  présente Ordonnance ;
    Article 3 :
    Le  Vice-Premier  Ministre,  Ministre  de  l’Intérieur  et  Sécurité  est  chargé  de l’exécution de la présente Ordonnance, qui entre en vigueur à la date de sa signature.
    Fait à Kinshasa, le 14 juillet 2015

    Joseph KABILA KABANGE

    Augustin MATATA PONYO Mapon
                   Premier Ministre
    Pour copie certifiée conforme à l’original
    Le 14 juillet 2015
    Le Cabinet du Président de la République
    Néhémie MWILANYA WILONDJA
    Directeur de Cabinet
    ORDONNANCE N° 15/051  DU  14  JUILLET  2015  PORTANT NOMINATION  DES DIRECTEURS PROVINCIAUX ET DES DIRECTEURS PROVINCIAUX  ADJOINTS AU SEIN DE LA DIRECTION GENERALE DE MIGRATION, EN SIGLE « DGM »
    Le Président de la République ;
    Vu la Constitution, telle que modifiée par la loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, spécialement en ses articles 2, 79, 81 et 221 ;
    Vu  la  Loi  de  programmation  n°  15/004  du  28  février  2015 déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces ;
    Vu  le  Décret-loi  n°  002/2003  du  11  janvier  2003  portant création   et   organisation   de   la   Direction   Générale   de   Migration, spécialement en ses articles 10, 11, 12 et 16 alinéa 1 ;
    Vu,  telle  que  modifiée  et  complétée  à  ce  jour,  la  loi  n°  81-003 du  17  juillet  1981  portant  statut  du  personnel  de  carrière  des  services publics de l’Etat, spécialement en ses articles 4, 18 et 19 ;
    Vu   l’Ordonnance   n°   15/014   du   21   mars   2015   portant organisation  et  fonctionnement  du  Gouvernement,  modalités  pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement ;
    Vu   l’Ordonnance   n°   15/015   du   21   mars   2015   fixant   les attributions des Ministères ;
    Revu   l’Ordonnance   n°   13/060   du   12   juin   2013   portant nomination  des  Directeurs  Provinciaux  et  des  Directeurs  Provinciaux Adjoints  au  sein  de  la  Direction  Générale  de  Migration,  en  sigle « DGM » ;
    Revu  l’Ordonnance  n°  15/002    du    09    janvier    2015  portant nomination d’un Directeur provincial au sein de la Direction  Générale de Migration, en sigle « DGM » ;
    Vu l’urgence et la nécessité de déployer les Services publics de base  dans  les  vingt-six  provinces  conformément  aux  dispositions  de  la Loi   de   programmation   déterminant   les   modalités   d’installation   de nouvelles provinces ;
    Sur  proposition  du  Vice-Premier  Ministre,  Ministre  de  l’Intérieur et Sécurité
    O R D O N N E
    Article 1 :
    Sont  nommés  Directeurs  Provinciaux,  aux  fonctions  en  regard  de  leurs
    noms, les personnes ci-après :
    I.PROVINCE DU BAS UELE
    1.Monsieur KABAMBA KUMWIMBA Jérémie, Directeur Provincial
    2.Monsieur MUNGONGO  LULENDO  Zéphyrin,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur NKANGA  ETIK’ELALE  Jean  Robert,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé de l’Administration
    II.PROVINCE DE L’EQUATEUR
    1.Monsieur EKOTSHI LIYOLO, Directeur Provincial
    2.Monsieur KOSIOWALI  TADENGE  Lino,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé des Opérations
    3.Monsieur KALEY  KIANAKOKO  Léon,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    III.PROVINCE DU HAUT-KATANGA
    1.Monsieur MBENZA PIOTU Omer, Directeur Provincial
    2.Monsieur KAYOMB  TSHIJIK  Eddy,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    3.Monsieur KANSAKA MUNGA Delphin, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration
    IV.PROVINCE DU HAUT-LOMAMI
    1.Madame KOATO EKWENDEME Doudou, Directeur Provincial
    2.Monsieur BODUKO  TIALANGO,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    3.Monsieur MOGBAYA NGENDU Jacques, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration
    V.PROVINCE DU HAUT-UELE
    1.Madame MUSONDA MWENYA Jeanine, Directeur Provincial
    2.Monsieur MULUMBA  MUTOMBO  Séraphin,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur KULE  MUSAKI  Shadrac,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    VI.PROVINCE DE L’ITURI
    1.Monsieur TSHULA BWADYA Eddy, Directeur Provincial
    2.Monsieur NGOY  WA  KUBATWA,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    3.Monsieur AZANGA   YEL   MED,   Directeur   Provincial   Adjoint   chargé   de l’Administration
    VII.PROVINCE DU KASAI
    1.Monsieur AMADOU KABASEKE TATY, Directeur Provincial
    2.Monsieur NDELEMA  BAMUTWILEBYE,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé des Opérations
    3.Monsieur BUJIRIRI YALIRE Prosper, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration
    VIII.PROVINCE DU KASAI CENTRAL
    1.Monsieur MAPENZI LUKUENO Emmanuel, Directeur Provincial
    2.Monsieur GBALI   TANGAMONA   Innocent,   Directeur   Provincial   Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur YENDE  ESANZA  Léon,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    IX.PROVINCE DU KASAI ORIENTAL
    1.Monsieur KIBWANA SALUMU Djibril, Directeur Provincial
    2.Monsieur IMBU  NGALIEMA  Bienvenu,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé des Opérations
    3.Monsieur BISELENGE   WAWINA   Georges,   Directeur   Provincial   Adjoint chargé de l’Administration
    X.VILLE DE KINSHASA
    1.Monsieur ELOCHO BENGA Michel, Directeur Provincial
    2.Monsieur KAFEKE  BULA  BULA,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    3.Madame MBUYI  MBIKAY  Marie  Claire, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration
    XI.PROVINCE DU KONGO-CENTRAL
    1.Monsieur IWONDO NKENO Didier, Directeur Provincial
    2.Monsieur KILOLO  MATABISHI,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    3.Monsieur KASONGO KASHOMBO Liévin, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration
    XII.PROVINCE DE KWANGO
    1.Monsieur BELENGO SAIDI Roger, Directeur Provincial
    2.Monsieur MUKANGA  OSELO  Bonaventure,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur KAZADI  MATAND  Erick,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    XIII.PROVINCE DE KWILU
    1.Monsieur TSHILUMBA NYENGELE, Directeur Provincial
    2.Monsieur LUHINZO  ZIGABE  Zig,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    3.Monsieur MOKUYENINWA  TE  NGOBE,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé de l’Administration
    XIV.PROVINCE DE LOMAMI
    1.Monsieur MUKENDI MWAN’ADIKAMBA, Directeur Provincial
    2.Monsieur LOMBOMBE  ISSUMO  Toussaint,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur MPAKI   ILONGO,   Directeur   Provincial   Adjoint   chargé   de l’Administration
    XV.PROVINCE DE LUALABA
    1.Monsieur SABWE SAMBA Warnand, Directeur Provincial
    2.Monsieur SOKE KILIYA, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur MOLINGA   NGANDA   Emmanuel,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé de l’Administration
    XVI.PROVINCE DE MAI-NDOMBE
    1.Monsieur NGAMBENO NGELE Georges, Directeur Provincial
    2.MonsieurBAMBUTA   MAWESI   MUTOMBO,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur SUMBU HALYAMUTU Aimé, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration
    XVII.PROVINCE DU MANIEMA
    1.Monsieur KATANGA FUNDI Bebel, Directeur Provincial
    2.MonsieurKATENGA  LISALIKO  Dieudonné,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur KIBANI   MBENGBA   Dieu   Merci,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé de l’Administration
    XVIII.PROVINCE DE LA MONGALA
    1.Monsieur TOSOMBA BIN MOHARA Roland, Directeur Provincial
    2.Monsieur YANGAMBIA   MBEILO   Evariste,   Directeur   Provincial   Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur MWENZE  MUKALAY  Jethro,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé de l’Administration
    XIX.PROVINCE DU NORD-KIVU
    1.Monsieur KANGANGA MWADIAMVITA Remy, Directeur Provincial
    2.Monsieur KABANGI  KAUMBU  Michel,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé des Opérations
    3.Monsieur BWARO  MBUMU  Denis,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    XX.PROVINCE DU NORD-UBANGI
    1.Monsieur NGUNGA TSHIBU Baudouin, Directeur Provincial
    2.Monsieur MAYABU NTOMBO Roger, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur MPETSI  EA  GOMBELE,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    XXI.PROVINCE DU SUD-KIVU
    1.Monsieur NGOY MUKALAYI Sixte, Directeur Provincial
    2.Monsieur KABAMBA  TSHIWALA,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    3.Monsieur NDENGOLO   MASE,   Directeur   Provincial   Adjoint   chargé   de l’Administration
    XXII.PROVINCE DU SUD-UBANGI
    1.Monsieur WILU MBOKA NDELA BADILA, Directeur Provincial
    2.Monsieur ONDOA OFURA, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur ALOMBI  TAYILI  Jean,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    XXIII.PROVINCE DE SANKURU
    1.Monsieur DJOFO TANDROMA, Directeur Provincial
    2.Monsieur NAWEJ NTAMBU Gaston, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
    3.Monsieur BASSIALA AUMBA Emmanuel, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration
    XXIV.PROVINCE DE TANGANYIKA
    1.Monsieur IMONO WELOLI, Directeur Provincial
    2.Monsieur NTUMBWA  MUNGANGWA  Valent,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé des Opérations
    3.Madame NZEBA  KASELA  NKOLE  Thérèse,  Directeur  Provincial  Adjoint chargé de l’Administration
    XXV.PROVINCE DE TSHOPO
    1.Monsieur TSHIKOMB DIUR ANGONG, Directeur Provincial
    2.Monsieur BWATU  PERO  Edouard,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    3.Monsieur BUSHIRI  TATA  Olivier,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    XXVI.PROVINCE DE TSHUAPA
    4.Monsieur MONYELE GBOLUKA Freddy, Directeur Provincial
    5.Monsieur EVA  AWALA  Jean  Pierre,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  des Opérations
    6.Monsieur AKASSA   PASU   Paul,  Directeur  Provincial  Adjoint  chargé  de l’Administration
    Article 2 :
    Sont   abrogées,   toutes   les   dispositions   antérieures   contraires   à   la présente Ordonnance.
    Article 3 :
    Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité et le Ministre de la Fonction Publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la présente Ordonnance  qui entre en vigueur à la date de sa signature.
    Fait à Kinshasa, le 14 juillet 2015

    Joseph KABILA KABANGE

    Augustin MATATA PONYO MAPON
                     Premier Ministre
    Pour copie certifiée conforme à l’original
    Le 14 juillet 2015
    Le Cabinet du Président de la République
    Néhémie MWILANYA WILONDJA
    Directeur de Cabinet

  • Discours de Monsieur Luc Hallade, Ambassadeur de la France en RDC

    Discours de Monsieur Luc Hallade, Ambassadeur de la France en RDC

    Luc Hallade 1-Monsieur Luc Hallade, Ambassadeur de la France en RDC :                                                                 Discours pour la célébration du 14 juillet 2015

    Son Eminence le Cardinal Laurent Monsengwo,                                                                                       Monsieur le Président du Sénat,                                                                                                                     Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,                                                                                         Mesdames et Messieurs les Ministres,                                                                                                         Monsieur le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, non découpée,                                             Honorables Députés et Sénateurs,                                                                                                               Messieurs les Officiers Généraux,                                                                                                                     Messieurs les Hauts Magistrats                                                                                                                                     Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques,                           Mesdames, Messieurs,                                                                                                                                            Chers amis,                                                                                                                                                               Chers compatriotes,

    Ce 14 juillet est un peu particulier pour moi et ma famille. Vous voudrez donc bien me pardonner ce protocole un peu raccourci.

    C’est probablement la dernière fois que je m’adresse à vous en tant qu’ambassadeur de France en RDC. Je vais en effet, d’ici quelques semaines, quitter mes fonctions et ce beau pays, dans lequel j’aurai passé, au total, 8 ans de ma vie et de ma carrière professionnelle, et qui m’aura beaucoup apporté.

    Comme l’a dit dans d’autres circonstances un personnage qui a marqué la vie politique du Congo : « Comprenez mon émotion ».

    J’aurai connu, d’abord comme 1er Conseiller, puis comme Ambassadeur de France, une période particulièrement dense et riche de l’histoire de la RDC : celle de la transition, du 1+4 et du CIAT ; le référendum sur la Constitution en 2005, les élections de 2006, celles de 2011 et les multiples évènements et soubresauts qui ont marqué, entre 2003 et 2015, la vie politique, économique et sociale du Grand Congo, à l’histoire aussi agitée que le Fleuve qui vous fait face ce soir.

    Quel bilan en tirer ? Le Congo est-il, comme le dit son hymne qui vient d’être chanté, « plus beau qu’avant » ? Oui, bien sûr. Le Congo est en paix, avec ses voisins et à l’intérieur de ses frontières, à quelques régions près malheureusement. Il lui a fallu pour cela surmonter bien des obstacles.

    Il a pu aussi compter sur l’indéfectible soutien de la Communauté internationale, illustré notamment par l’action stabilisatrice de la MONUSCO, qui a succédé à la MONUC.

    Depuis plus de 15 ans, avec leurs défauts et leurs insuffisances, mais aussi les grandes qualités, la valeur et la bravoure de leurs contingents, la MONUC, puis la MONUSCO, ont contribué au rétablissement et à la préservation de la paix en RDC, à la protection de ses populations civiles, à la réforme de son armée, à la défense et à la promotion des Droits de l’Homme, à l’organisation des élections.

    La Communauté Internationale y a consacré plus de 20 milliards de dollars, une somme énorme, à la mesure des défis et des enjeux de cet immense pays, au cœur d’une Afrique encore trop souvent soumise à la violence, aux guerres et à l’instabilité, voire au terrorisme.

    Mais elle a surtout accompagné, jour après jour, année après année, la reconstruction de l’Etat Congolais, indispensable au rétablissement de l’autorité publique et de sa crédibilité aux yeux des autres nations, mais aussi de sa population.

    Beaucoup de chemin a été accompli, et beaucoup reste à parcourir. Les mois qui viennent seront déterminants pour, soit consolider la paix et approfondir la réconciliation entre les fils et les filles du Congo, soit au contraire retourner en arrière et défaire ce qui a pu être fait depuis 13 ans, depuis les accords de Sun City qui ont mis fin à la guerre qui a déchiré le Congo et provoqué la mort de millions de Congolais.

    La paix est une condition nécessaire du développement. Mais ce n’est pas une condition suffisante. Il faut aussi une réconciliation sincère, une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation et des politiques publiques appropriées. Il faut surtout cultiver le sens de l’intérêt général pour mieux combattre ou au moins harmoniser les intérêts particuliers.

    Ceci implique de la hauteur de vue, une vision claire et déterminée de ce que l’on veut construire ou reconstruire, et aussi d’être à l’écoute de la population, de ses attentes, de se espoirs et de ses frustrations.

    C’est à ces qualités que l’on reconnaît les hommes d’Etat, ceux qui laissent dans l’histoire de leur pays voire de l’humanité le souvenir de bâtisseurs de paix, d’espoir et de développement, a contrario de ceux qui défendent des intérêts égoïstes ou des visions de court terme.

    Un paradoxe m’aura particulièrement marqué durant ces 8 années passées au Congo. La population congolaise, qui a beaucoup souffert et continue à beaucoup souffrir, a fait preuve d’une capacité de résilience remarquable. Beaucoup d’autres nations, confrontées aux mêmes épreuves, se seraient effondrées.

    Pourtant le Congo est toujours là, et les Congolais debout, comme un peuple fier qui croit à son destin.

    Mais dans le même temps, l’élite politique, majorité comme opposition, semble continuer à penser que la politique de ce grand se joue, se fait et se défait dans un cercle et un périmètre restreints, comme si, au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier, à son propre profit.

    De ce point de vue, une décentralisation bien pensée construite, dénuée d’arrière-pensées et de calculs politiques, pourra contribuer à élargir le cercle de cette élite, qui a trop longtemps confisqué le pouvoir à son profit.

    De ce point de vue aussi, l’alternance politique, quelle que soit la forme qu’elle prendra, pourvu qu’elle soit démocratique, est ou sera bonne chose. Il faut savoir quitter le pouvoir, comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient-elles.

    Il y a tellement de choses à faire dans ce beau pays ! Tellement de ressources et de richesses à mettre en valeur, que la politique ne peut et ne doit pas être un métier ou une fin en soi.

    Il faut un certain courage pour cela. « De l’audace, encore de l’audace »… Permettez-moi ce soir, pour clore ce chapitre politique, de souhaiter pour le Congo que ses responsables,  quels qu’ils soient, sachent faire preuve de courage pour conduire le pays sur la voie de l’apaisement et de la réconciliation.                « Nul n’est prophète en son pays » dit la maxime. Mais certains ont plus que d’autres la responsabilité et le devoir moral de montrer la voie.

    Puisque ce discours est en forme de bilan, permettez-moi aussi de me féliciter devant vous de la place éminente que mon pays a joué et continue de jouer pour accompagner la RDC dans sa stabilisation et sa reconstruction.

    Je n’en suis bien sûr ni le seul responsable, ni même le seul comptable, loin de là. A cet égard, je voudrais devant vous rendre un hommage appuyé et adresser des remerciements mérités à toutes celles et tous ceux qui m’ont accompagné et soutenu pendant les années de mon mandat.

    A tout seigneur tout honneur. Je commencerai par remercier mon épouse, et à travers elle mes enfants, nos enfants.

    Sans une famille solide et unie, sans l’affection des miens, notamment dans les moments difficiles ou délicats qui ne manquent pas, jamais je n’aurais pu exercer mes fonctions avec dévouement, constance et droiture. J’ai toujours été sincère dans mon engagement pour ce pays et loyal vis-à-vis du mien. Mais cette sincérité et cette loyauté s’enracinent dans celles que j’ai toujours eues à l’égard de mon épouse, de ma famille. Je la et les remercie, du fond du cœur, de m’avoir fait confiance et de m’avoir toujours soutenu, dans les joies comme dans les peines, dans les succès comme dans les échecs.

    Je remercie aussi mes collaborateurs, français et congolais. On dit souvent qu’on a les chefs qu’on mérite. Je ne sais pas si la réciproque est vraie. Mais si j’en crois mon expérience, alors je dois avoir beaucoup de mérite pour avoir eu des collaborateurs et collaboratrices qui ont travaillé avec dévouement, engagement et loyauté à mes côtés. Sans eux, rien de ce que j’ai pu accomplir n’aurait été possible.

    Merci donc à vous toutes et à vous tous. Je ne vous oublierai pas. Et, pour celles et ceux qui restent au Congo, je vous demande de continuer à défendre, aux côtés de mon successeur, les mêmes valeurs de solidarité, entre vous et avec nos amis congolais.

    J’ai souvent parlé de l’ « équipe France ». C’est à mes yeux plus qu’un concept. C’est une réalité vivante, qui se construit jour après jour. Continuez à promouvoir cet esprit d’équipe, sans lequel rien n’est possible et sans lequel tous les efforts individuels restent vains.

    Ce n’est qu’ensemble que l’on réussit de grandes choses.

    « Last but not least » comme disent nos amis anglo-saxons, je voudrais remercier toutes les Congolaises et tous les Congolais, petits et grands, qui m’ont fait la joie et l’honneur de leur amitié et de leur confiance durant toutes ces années.

    Votre pays est attachant. Vous êtes attachants. Sinon, je n’aurais pas demandé à y revenir comme ambassadeur, 4 ans après l’avoir quitté comme 1er Conseiller.

    Ce sont votre amitié et votre confiance qui m’ont donné la force et le courage d’accomplir, du mieux que je l’ai pu, ma mission dans ce pays. Je vous en suis gré et me souviendra longtemps de vous, de vos joies et de vos peines partagées, des échanges toujours francs et constructifs que nous avons pu avoir, de l’aide et de la compréhension que vous m’avez apportées.

    Enfin, à mes compatriotes, à ceux qui vivent ici comme à ceux qui sont de passage, je voudrais dire la fierté qui est la mienne de les avoir représentés, assistés, défendus parfois dans ce pays certes accueillant mais pas toujours facile, ou l’Etat de droit reste encore trop souvent un concept flou.

    Soyez fiers vous aussi de ce que vous accomplissez ici, pour vous-mêmes, vos familles, vos sociétés ou organisations, mais aussi pour l’image et l’influence de la France.

    S’il n’y a qu’un seul ambassadeur en titre, il y a autant de représentants de la France qu’il ya de Français en RDC.

    N’oubliez donc jamais que vous aussi, dans vos sphères d’activité respectives, vous représentez la France.

    Notre pays a lui aussi connu une histoire agitée. Nous avons fêté cette année le 70ème anniversaire de la fin d’une guerre qui a bien failli le voir disparaître, n’eût été l’audace et la clairvoyance de certains et le courage voire le sacrifice de beaucoup.

    Souvenons-nous, même si nous ne les avons pas connues, de ces heures sombres. Souvenons-nous aussi que ce n’est que rassemblés que les Français ont pu reconstruire la France. Et s’il est un conseil que nous pouvons, modestement, donner à nos amis congolais, c’est bien celui-là : la nécessité du rassemblement de son peuple pour assurer la grandeur d’un pays. En 1945, comme l’a dit le Général de Gaule de Paris à la Libération, la France s’est remise debout. Puissent les Congolais faire de même en 2015 et dans les années à venir.

    Un bon discours étant un discours bref-sauf à Cuba sous Fidel Castro et dans quelques autres contrées ou à des époques révolues. J’arrêterai là mon propos, pour vous laisser profiter de l’excellent buffet préparé comme chaque année par Noël Camilieri et toute l’équipe du Caf’Conc.

    Accordez-moi cependant encore quelques instants d’attention pour remercier tous les « sponsors » mais je préfère parler de partenaires et d’amis qui ont bien voulu contribuer à l’organisation de cette soirée, dont j’espère que vous garderez comme moi le souvenir d’une soirée réussie et conviviale. Après tout, le 14 juillet se veut aussi la Fête de la Fraternité :

     Le Club Français des Affaires et son Président, David Guarnieri,

     AGS, AGB, Air France, Bank of Africa, BIVAC, Bolloré Africa Logistics, BRACONGO, le Caf’Conc, CFAO, le CMK, Congo Paint, Delmas, Distritec, Gras Savoye, KPMG, Nestlé, Orange, la Pâtisserie Nouvelle, PERENCO, PERNOD RICARD, Pullman Grand Hôtel, Rayon Vert, SERVAIR, SMS, SODEICO, TENKE FUNGURUME MINING, TOTAL.

    Qu’ils trouvent tous ici l’expression de mes sincères remerciements.

    Merci aussi à toute l’équipe de la Résidence et de l’Ambassade de France qui, comme chaque année, n’a pas ménagé sa peine pour faire de cette soirée un événement auquel, je le sais, chacun de vous a toujours à cœur de participer et d’être présent.

    Une petite précision enfin sur le programme des festivités de ce soir : Vous allez assister dans quelques instants à un défilé de mode, à l’occasion duquel une jeune créatrice congolaise que nous avons voulu, mon épouse et moi-même, mettre en lumière : Mme Fanny MANDINA, présentera ses créations, que portent déjà certaines femmes ce soir, dont la beauté est ainsi mise en valeur. Elles se reconnaîtront.

    Je remercie la Sté VLISCO et sa directrice générale Mme Monique GIESKES, d’avoir bien voulu lui apporter leur soutien pour l’organisation de ce défilé.

    Après quoi, pendant que vous goûterez aux charcuteries et fromages français apprêtés par Noël et son équipe, l’animation musicale sera assurée par 4 groupes congolais : Deux « abonnés » de cette réception: la Chorale Mgr. Luc Gillon et l’orchestre Afrojazz, et deux « nouveautés » sur la scène congolaise, ou du moins celle de la Résidence :

     le groupe « Deuxième Bureau » de Rémi Bernier, à la batterie, Evan Marc Millan à la guitare et Anders Mantius à la basse. Ces trois musiciens, qui vous joueront des standards du rock, prouvent qu’on peut, malgré de lourdes occupations professionnelles, s’adonner à la musique à ses moments perdus. J’imagine que dans leur cas, elle leur permet de se détendre et ils en ont fait leur 2ème bureau, ce qui ma foi en vaut bien d’autres…

     Et enfin un groupe de toujours jeunes musiciens qui sont les héritiers et dépositaires de la rumba congolaise authentique, les « BakoloMiziki », qui vous feront danser au son des standards de la musique d’ici, qui a inspiré tant d’artistes contemporains.

    Je les remercie tous d’avoir accepté de venir animer cette soirée, pendant laquelle il vous sera loisible, entre deux verres de vin ou de champagne, d’éliminer vos kilos superflus sur la piste de danse ou plutôt l’herbe des jardins de la Résidence, qui s’en remettra.

    Bonne soirée à tous et à toutes, et place au défilé de mode, dont je ne doute pas qu’il retiendra mieux votre attention que mon discours, décidément trop long.