Author: Don Kayembe

  • UNC : libération de Jean-Bertrand Ewanga, ete accusé d’offense au président Kabila

    UNC : libération de Jean-Bertrand Ewanga, ete accusé d’offense au président Kabila

    EKANGA UNC-Le député et opposant Jean-Bertrand Ewanga, condamné en 2014 à un an de prison ferme pour offense au président Joseph Kabila lors d’un rassemblement politique à Kinshasa, a été libéré jeudi.

    « Il est libre et il est déjà chez lui, à la maison. Je n’étais pas là mais lui-même m’a appelé pour annoncer sa libération », a déclaré à l’AFP Clément Luamba, l’un de ses conseillers. L’opposant condamné à la prison pour offense est libre mais n’a pas encore souhaité s’exprimer préférant profiter de son retour parmi ses proches.

    Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC, troisième parti d’opposition) était un des principaux orateurs d’une manifestation organisée le 4 août 2014 à Kinshasa contre toute modification de la Constitution, qui permettrait le maintien au pouvoir du président Kabila après la fin de son deuxième mandat en 2016.

    Offense au président 

    Arrêté au lendemain de cette manifestation, l‘opposant a été condamné le 11 septembre 2014 à un an de prison ferme pour offense au président Kabila, aux membres du gouvernement et aux membres du Parlement par la Cour suprême de justice de Kinshasa.

    Le député à la tête de la manifestation s’opposait à ce que Kabila se représente pour un troisième mandat alors que la Constitution ne le permet pas. L’opposition accuse en effet l’actuel président à se préparer pour un nouveau quinquennat, alors que les élections qui se sont déroulées en 2006 et 2011 étaient déjà entachées d’irrégularités massives.

    Climat préoccupant

    A l’approche des élections de 2016, le climat est préoccupant pour la société civile et les défenseurs des droits de l’Homme, avait estimé le 22 juillet Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. Jose Maria Aranaz, chef du Bureau conjoint de l’ONU chargé des droits de l’Homme en RDC (BCNUDH) avait également noté une multiplication des violations des droits de l’Homme en cette fin d’année 2015.

    Il se félicite de la libération de Jean-Bertrand Ewanga, mais attend aussi la libération des autres opposants et activistes emprisonnés depuis les dernières manifestations de janvier et de mars à Kinshasa

    « La lutte de l’UNC pour les libertés fondamentales, la démocratie et le bien-être social de notre population continuera », a déclaré à l’AFP Jolino Makelele, porte-parole du parti du député libéré. « Kabila a voulu nous faire peur mais nous allons poursuivre le combat », a renchéri Jean-Marie Bamporiki, président du groupe parlementaire UNC.

    Jeune Afrique

  • Vol MH370 : vers la résolution du mystère grâce au fragment d’aile découvert à la Réunion ?

    Vol MH370 : vers la résolution du mystère grâce au fragment d’aile découvert à la Réunion ?

    avion-malaisie-592x296-La pièce d’avion retrouvée à la Réunion le 29 juillet rouvre l’enquête concernant le vol MH370. Appartenant à un Boeing 777, elle pourrait être un débris vol disparu de la Malaysia Airlines.

    Selon des sources françaises proches de l’enquête,le fragment d’aile d’avion retrouvé sur l’île de la Réunion appartient à un Boeing 777 et pourrait être celui du vol MH370 disparu en mars 2014.

    Le fragment long de deux mètres retrouvé mercredi sur une plage de l’île est du « même type » que ceux des Boeing 777. « Nous sommes de plus en plus convaincus que les débris sont ceux du MH370″, a déclaré Martin Dolan, directeur général de l’Agence australienne de sécurité des transports. « La forme du fragment ressemble énormément à un élément spécifique des 777″, a-t-il ajouté, confirmant l’avis de plusieurs experts.

    Sur place, des experts ont déjà estimé qu’au regard de son apparence, il pourrait s’agir d’un volet bordant les ailes de l’avion que les pilotes actionnent au décollage et à l’atterrissage. Les derniers doutes devraient être levés « dans les prochaines 24 heures », estime le directeur du bureau australien de la sécurité des transports qui dirige les opérations de recherche dans l’océan indien.

    « Je crois que nous nous rapprochons de la résolution du mystère du MH370. Cela pourrait être une preuve convaincante que le MH370 s’est abîmé dans l’océan Indien », a déclaré à l’AFP le vice-ministre des Transports, Abdul Aziz Kaprawi.

    Une expertise attendue 

    Justement, le débris doit être envoyé aujourd’hui à Toulouse pour être analysé par un laboratoire du ministère de la Défense chargé des investigations techniques après des accidents d’avions.

    Si la région a connu d’autres crash aériens aucun n’impliquait un Boeing 777. Les débris de l’appareil ont pu dériver de l’ouest de l’Australie jusqu’à La Réunion au gré du courant équatorial sud. Dans un tel scénario, des images satellite de ce courant maritime peu profond pourraient permettre de localiser « en quelques jours » la zone du crash, estime l’océanographe français Joël Sudre.

    Hormis le débris de l’avion, d’autres déchets ont été retrouvés par l’association qui nettoyait les plages, notamment deux bouteilles, l’une d’un détergeant indonésien et l’autre, une bouteille d’eau de marque chinoise. Alors que parmi les 239 passagers du vol MH370 figuraient 153 chinois et 12 Indonésiens. Les bouteilles font augmenter les spéculations, mais pourraient aussi servir à l’enquête, elles ont été remises aux gendarmes de la brigade de la gendarmerie des transports aériens (BGTA)

    Les recherches continuent 

    Depuis le 8 mars 2014, aucune trace de l’avion disparu n’a été retrouvée en dépit des intenses recherches dirigées par l’Australie dans le sud de l’océan Indien, où des satellites ont « accroché » pour la dernière fois les systèmes de communication de l’appareil.

    Jusque-là le scénario le plus crédible auquel se tiennent les responsables de l’enquête est celui d’une chute brutale du niveau d’oxygène dans l’appareil qui a rendu l’équipage et les passagers inconscients. L’avion aurait alors volé en pilote automatique, jusqu’à sa chute en mer, faute de carburant.

    Si les recherches ont débouché de nombreuses fois sur de fausses alertes, le ministre australien des Transports affirme que les recherches ont lieu au « bon endroit. La confirmation que les fragments d’avion découverts à La Réunion sont bien ceux du MH370 renforcerait cette idée », a-il dit.

    Jeune Afrique

  • L’UDPS/Tshisekedi aligne 276 candidats  dans 81 circonscriptions seulement aux Elections provinciales

    L’UDPS/Tshisekedi aligne 276 candidats dans 81 circonscriptions seulement aux Elections provinciales

  • Barack Obama au Kenya, les cinq moments forts d’une visite historique

    Barack Obama au Kenya, les cinq moments forts d’une visite historique

    obama- sa soeur-Barack Obama a quitté Nairobi dimanche en direction d’Addis-Abeba, après deux journées historiques dans le pays natal de son père. Retour sur les moments forts de sa visite au Kenya.

    « L’Afrique est en marche », a martelé Barack Obama lors d’un discours teinté d’optimisme au premier jour de sa visite au Kenya, samedi 25 juillet, avant d’enchaîner des déclarations plus critiques sur l’homophobie et la corruption. Barack Obama en aussi a profité pour renouer avec sa famille africaine, qu’il n’avait pas vue depuis 2006, et se laisser aller à quelques pas de danse…

    Les retrouvailles avec sa famille kényane

    Bien qu’il n’ait pas pu se rendre au village natal de son père à Kogelo « pour des raisons de sécurité », Barack Obama a tout de même eu droit à des retrouvailles touchantes avec des membres de sa famille kényane, dès son arrivée vendredi 24 juillet au soir. Auma Obama, une demi-sœur du président, était présente sur le tarmac de l’aéroport de Nairobi pour l’accueillir.

    Ben Curtis/AP/SIPA

    Il s’est rendu avec elle en limousine dans un hôtel de la capitale où l’attendaient d’autres membres de sa famille, dont Mama Sarah, qu’il considère comme sa grand-mère.

    AFP

    « L’égalité des droits » pour les homosexuels

    Barack Obama avait promis d’aborder la question des homosexuels, pourtantqualifiée de « non-sujet » par le président Kenyatta avant son arrivée. Samedi 25 juillet, le président américain a réclamé l’égalité des droits pour les homosexuels en Afrique, comparant l’homophobie à la discrimination raciale envers les Noirs aux États-Unis.

    « J’ai été constant à travers toute l’Afrique là-dessus. Quand vous commencez à traiter les gens différemment, parce qu’ils sont différents, vous vous engagez sur un terrain où la liberté s’érode », a déclaré Barack Obama, devant son homologue kényan lors d’une conférence de presse. « En tant qu’Africain-Américain aux États-Unis, je suis douloureusement conscient de ce qu’il se passe quand les gens sont traités différemment devant la loi », a-t-il martelé.

    Uhuru Kenyatta a répondu qu’il y avait des « choses que, nous devons l’admettre, nous ne partageons pas ».

    Saul Loeb/AFP

    Coopération renforcée dans la lutte contre les Shebab

    Les États-Unis se sont engagés à accentuer leur coopération dans la lutte contre les Shebab, qui multiplient les attentats au Kenya depuis quelques mois. « Nous avons de façon systématique réduit les territoires que les shebab contrôlent. Nous avons pu réduire leur emprise réelle en Somalie et avons affaibli ces réseaux opérant ici en Afrique de l’Est », a déclaré Obama, en ajoutant que « cela ne veut pas dire que le problème est résolu ».

    La visite du président américain s’est d’ailleurs déroulée sous haute sécurité. Et la lutte contre le terrorisme sera sans doute au coeur de son discours au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, mardi 28 juillet.

    Evan Vucci/AP/SIPA

    Sur la piste de danse

    Sur une note un peu plus légère, le président américain s’est laissé aller à quelques pas de danse Lipala samedi soir, au rythme d’une chanson traditionnelle jouée par le groupe Sauti Sol. Il a été rejoint par le président Kenyatta et son épouse.

    Un appel à « changer les mentalités »

    Pour clore sa visite au Kenya, dimanche, Barack Obama a livré devant une foule conquise dans un complexe sportif de Nairobi un discours chargé d’émotion et rediffusé sur toutes les principales chaînes de télévision du pays. Il a notamment appelé à « changer les mentalités » en matière de corruption et d’éducation des femmes.

    « Le fait est que trop souvent, ici au Kenya, comme c’est aussi le cas dans d’autres endroits, la corruption est tolérée parce c’est comme ça que les choses ont toujours marché », a-t-il lancé. « C’est un boulet qui vous tire vers le bas », a-t-il lancé.

    Le président américain a aussi longuement dénoncé le tribalisme, jugeant qu’une « politique basée sur l’appartenance à une tribu ou à une ethnie est une politique qui condamne un pays à se déchirer » en faisant référence aux violences postélectorales qui ont déchiré le pays en 2008-2009.

    Après son discours, le président américain s’est livré à un rapide bain de foule, avant de s’envoler vers l’Éthopie.

    Evan Vucci/AP/SIPA

    Sabrina Myre

    Jeune Afrique

  • Au Kenya, Obama défend l’égalité des droits pour les homosexuels

    Au Kenya, Obama défend l’égalité des droits pour les homosexuels

    KENYATA-OBAMA-Le président américain, en visite officielle au Kenya, la première pour un président américain en exercice, a pris sans équivoque la défense des droits des homosexuels devant son homologue kenyan, Uhuru Kenyatta, président d’un pays où les homosexuels sont stigmatisés. Les deux dirigeants ont également eu l’occasion d’aborder plusieurs crises régionales, notamment le Burundi, le Soudan du Sud et les shebabs somaliens. Le président américain quitte le Kenya dimanche soir pour l’Ethiopie.

    Le président américain Barack Obama a réclamé samedi l’« égalité des droits » pour les homosexuels en Afrique, comparant l’homophobie à la discrimination raciale qu’ont connue les Etats-Unis, lors d’une visite inédite au Kenya, le pays de son père.

    « J’ai été constant à travers toute l’Afrique là-dessus. Quand vous commencez à traiter les gens différemment, non parce qu’ils font du mal aux autres mais parce qu’ils sont différents, vous vous engagez sur un terrain où la liberté s’érode et des évènements regrattables se produisent », a estimé le président américain lors d’une conférence de presse avec son homologue kényan Uhuru Kenyatta.

    « Quand un gouvernement prend l’habitude de traiter les gens différemment, ces habitudes peuvent s’étendre. En tant qu’afro-américain aux Etats-Unis, je suis douloureusement conscient de ce qu’il se passe quand les gens sont traités différemment devant la loi », a-t-il poursuivi

    L’homosexualité reste illégale dans une grande majorité des pays d’Afrique. Uhuru Kenyatta, dont le vice-président William Ruto a multiplié les sorties homophobes ces derniers temps, lui a répondu qu’il y avait des « choses que, nous devons l’admettre, nous ne partageons pas ». « Il est très difficile pour nous d’imposer à la population ce qu’elle n’accepte pas elle-même. C’est pour cela que je dis que pour les Kényans aujourd’hui, la question des droits des gays est vraiment un non-sujet », a-t-il répondu.

    Burundi, Soudan du Sud et shebabs

    Les deux dirigeants ont également passé en revue les crises dans la région. Barack Obama a ainsi dénoncé le processus électoral burundais, qui a reconduit le président Pierre Nkurunziza au pouvoir pour un troisième mandat controversé. « Les récentes élections n’ont pas été crédibles », a déclaré le président américain. « Nous appelons le gouvernement et l’opposition à se retrouver pour un dialogue qui aboutira à une solution politique à la crise et évitera la perte de davantage de vies innocentes. »

    Le département d’Etat avait annoncé avant la tenue du scrutin qu’il ne serait pas crédible en raison notamment de la fermeture des médias privés. Obama a également évoqué le Soudan du Sud. Il a exigé la fin de « l’effroyable » guerre civile sud-soudanaise qui en 19 mois a fait des dizaines de milliers de morts. « Pour le peuple du Soudan du Sud, la situation est critique. Et nous sommes d’accord pour dire que la meilleure façon d’arrêter les combats est que les dirigeants sud-soudanais fassent passer leur pays en premier, grâce à un accord de paix qui mettra fin aux combats », a-t-il insisté.

    Il a aussi promis une coopération renforcée au Kenya dans la lutte contre les shebabs somaliens. « Nous avons de façon systématique réduit les territoires que les shebabs contrôlent. Nous avons pu réduire leur emprise réelle en Somalie et avons affaibli ces réseaux opérant ici en Afrique de l’Est », a-t-il déclaré. « Cela ne veut pas dire que le problème est résolu », a-t-il cependant reconnu. Le Kenya est en proie à de spectaculaires et très meurtrières attaques des shebabs depuis que son armée a commencé, fin 2011, à les combattre dans le sud de la Somalie.

    Barack Obama aura l’occasion de prolonger la conversation sur ces dossiers lors de son entretien avec la présidente de la commission de l’Union africaine à Addis-Abeba, il participera aussi à un sommet multilatéral, consacré principalement à la lutte contre le terrorisme et au Soudan du Sud.

    RFI

  • Dialoguer avec Kabila : J’y vais ? J’y vais pas ?

    Dialoguer avec Kabila : J’y vais ? J’y vais pas ?

    KABILA

    • 1. Qui participera au nouveau dialogue avec le président Kabila ?

      • Réponse de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi: ►► PARTANTE MAIS… L’UDPS est en effet prête à participer à ce nouveau dialogue, mais sous certaines conditions. “Étienne Tshisekedi s’inscrit dans la voie de sortie de crise. Et le dialogue est utile pour y parvenir”, confirme Me Papis Tshimpangila, avocat et conseiller particulier du candidat malheureux à la présidentielle de 2011. “Mais un dialogue au format réduit : 40 participants en raison de 20 pour les deux camps, celui du statu quo et celui du changement”, ajoute-t-il. L’UDPS propose également que ce forum se déroule à Kinshasa, pendant 10 jours.

      • Réponse des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba: ►► NON, MERCI Ce regroupement de personnalités de la société civile et des partis politiques juge “inopportun” de participer à un nouveau dialogue.

      • Réponse de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ? ►► POUR QUOI FAIRE ? L’”Opposition républicaine” dit avoir pris acte du message du chef de l’État qui a accepté d’engager un nouveau dialogue. “Mais est-il vraiment opportun ?” s’interroge Bob Kalala, le coordonnateur de ce regroupement politique autour du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo.

    • 2. Faut-il un médiateur international ?

      • Position des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba ►►C’EST TROP TARD  “C’est trop tard”, selon le député d’opposition Juvénal Munubo, cadre de l’UNC de Vital Kamerhe. “C’est lorsque nous demandions le dialogue que nous avions besoin d’un facilitateur”, ajoute-t-il, soulignant que “tenir un autre forum à une année de la présidentielle n’est pas opportun”.

      • Position de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ►►POURQUOI PAS ? “S’il y a nouveau dialogue, il devra se dérouler sous les bons auspices d’un facilitateur international, suivant la résolution des Nations unies comme le réclamaient certains partis d’opposition qui n’avaient pas pris part aux ‘concertations nationales’”, estime Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”.

      • Position de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ►► OUI “Entre nous, les divergences sont telles que nous risquons de ne pas y arriver sans l’accompagnement d’un facilitateur neutre”, soutient Me Papis Tshimpangila, avocat et conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, président de l’UDPS.

    • 3. Ce nouveau dialogue, pourquoi faire précisément ?

      • Pour les Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► BONNE QUESTION !  À la place du dialogue, les Forces sociales et politiques préconisent des discussions avec la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Dans une déclaration commune publiée le 18 mai, ce regroupement politique affirme attendre de la Ceni des réponses à ses préoccupations notamment celles relatives à “l’organisation d’une nouvelle opération d’enrôlement”. “Nous demandons également aux autorités de libérer tous les détenus politiques et de rouvrir les radios et télévisions privées fermées depuis quelques temps”, ajoute le député d’opposition Juvénal Munubo (UNC).

      • Pour l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ►► PARLER DES ÉLECTIONS Pour l’UDPS, “le dialogue doit se limiter à la problématique des élections” à venir. Objectifs : régler le contentieux électoral de la présidentielle de 2011, définir un nouveau cycle électoral, restructurer la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), désigner par consensus des membres de la Cour constitutionnelle, enrôler les nouveaux majeurs, créer un observatoire des élections chargé de la certification des résultats… “Cela permettra de rétablir un climat apaisé dans le pays pour des élections crédibles et transparentes”, soutient Me Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi.

      • Pour l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ►►TOUT A ÉTÉ DÉJÀ DIT “Un nouveau dialogue pour parler de quoi ?”, s’interroge Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”. Pour ce proche de Léon Kengo wa Dondo, “tout a été déjà étalé lors des concertations nationales et à ce jour, seules 23 des 100 recommandations prioritaires de ces assises ont été exécutées ou sont en voie de l’être”. Et de conclure, dubitatif : “Nous attendons de voir.”

    • 4. Faut-il reporter les élections locales prévues en octobre 2015 ?

      • Point de vue des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► OUI, APRÈS 2016  Les Forces sociales et politiques exigent “le report, après 2016, des élections locales, municipales et urbaines”. Pour cette plateforme, ces scrutins, dans le contexte actuel de la RDC, sont porteurs de germes de conflits sur le terrain à cause de l’impréparation de l’administration et du manque des infrastructures.

      • Point de vue de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►OUI, RÉALISME OBLIGE  Autour de Léon Kengo wa Dondo, autorité morale de l’”Opposition républicaine”, on estime que le calendrier global des élections n’est pas réaliste. “Plusieurs échéances prévues ont été déjà reportées”, souligne un proche du président du Sénat. En conséquence, “si la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne parvient pas à organiser ces scrutins locaux dans les délais prévus, il va falloir les reporter”, affirme Ben Kalala, coordonnateur du regroupement politique.

      • Point de vue de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi►► REMETTRE LES COMPTEURS À ZÉRO “On ne peut pas poursuivre un processus électoral entaché d’irrégularités”, affirme Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS. Pour ce parti, il faut faire l’impasse sur les prochaines élections locales et repartir sur un nouveau cycle électoral en commençant d’abord par les législatives et la présidentielle.

    • 5. Une période de transition est-elle envisageable à l’issue du dialogue ?

      • Qu’en pense l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ?►► OUI, MAIS DANS LES DÉLAIS CONSTITUTIONNELS À l’UDPS, on exclut pas l’hypothèse de l’instauration d’une période transitoire en RDC. “Si la transition consiste à chercher les voies et moyens pour organiser des élections libres et crédibles, nous sommes d’accord”, affirme Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS. Et de nuancer aussitôt : “Tout cela devra se faire dans les délais constitutionnels, parce qu’il n’est pas question pour l’UDPS de cautionner un quelconque report de la présidentielle.”

      • Qu’en pensent les Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► PAS QUESTION  Les Forces sociales et politiques “[refusent] de cautionner toute idée de transition débouchant sur le glissement des mandats en cours au-delà des délais constitutionnels”. La plateforme plaide pour le “respect de la Constitution en ce qui concerne la date du 27 novembre 2016 prévue par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour la présidentielle et les législatives afin de permettre l’installation, dans les délais, de nouveaux dirigeants élus, notamment lors de la passation du pouvoir, le 20 décembre 2016”.

      • Qu’en pense l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►L’AVENIR NOUS LE DIRA  Pour l’”Opposition républicaine”, tout dépendra de la capacité de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à organiser les scrutins dans les délais constitutionnels. “Si la Ceni ne parvient pas à respecter le calendrier global des élections, la classe politique devra se mettre autour d’une table. C’est à ce moment là seulement qu’il y aura nécessité d’un dialogue” pour définir la suite à donner aux événements, estime Ben Kalala, coordonnateur du regroupement politique, qui préfère ne pas se risquer à “prédire l’avenir”.

    • 6. Que deviendra le président Kabila après 2016 ?

      • Réponse des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► STATUT SPÉCIAL  Au-delà de l’acquis constitutionnel – l’ancien président de la République devient sénateur à vie à la fin de son mandat -, les “Forces sociales et politiques” préconisent l’adoption d’une loi portant statut des anciens chefs d’État en RDC. Une proposition de loi y relative, initiée par le sénateur d’opposition Modeste Mutinga, a été déclarée “recevable” fin avril à la chambre haute du Parlement congolais.

      • Réponse de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ?►► SÉNATEUR À VIE Pour l’UDPS, la Constitution a déjà résolu le “cas Kabila”. “À la fin de son mandat, le président de la République devient sénateur à vie”, rappelle Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS.

      • Réponse de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►ANCIEN PRÉSIDENT. “Comme tout chef d’État sur d’autres cieux, à la fin de son mandat en 2016, Joseph Kabila deviendra un ancien président de la République”, note simplement Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”. D’autant que l’article 220 de la Constitution qui limite à deux les mandats présidentiels n’a pas été, à ce jour.

    Réalisation : Trésor Kibangula
    Code : Newsquiz/Mother Jones
    Crédit photos : AFP, AP/SIPA, Gween Dubourthoumieu/JA, Monusco
  • Visite d’Obama au Kenya : l’homosexualité, un « non-sujet », dit le président Kenyatta

    Visite d’Obama au Kenya : l’homosexualité, un « non-sujet », dit le président Kenyatta

    kenyata-Le président kényan, Uhuru Kenyatta, n’a pas l’intention de discuter des droits des homosexuels avec son homologue américain Barack Obama, attendu le 24 juillet au Kenya.

    À quelques jours de l’arrivée de Barack Obama, le président kényan a été clair : « C’est un non-sujet pour les habitants de ce pays et ce n’est très clairement pas au programme » de nos discussions, a-t-il déclaré mardi 21 juillet devant la presse.

    « En tant que pays, en tant que continent, nous sommes confrontés à des problèmes bien plus sérieux que nous voulons aborder avec les États-Unis et plus généralement avec l’ensemble de nos partenaires », a poursuivi Uhuru Kenyatta.

    « La lutte contre le terrorisme sera centrale, nous avons travaillé en étroite coopération avec les agences américaines », a-t-il soutenu en faisant référence à la lutte contre les Shebab, un groupe islamiste radical somalien.

    Obama rencontrera William Ruto

    Par ailleurs, le président kényan a aussi assuré que William Ruto, son vice-président toujours en procès devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye pour crimes contre l’humanité, rencontrera lui aussi le président américain.

    « Sans aucun doute, il vient pour rencontrer le gouvernement en place, et ça inclut chacun d’entre nous », a déclaré le président Kenyatta, en présence de William Ruto. « Nous le rencontrerons tous », a-t-il insisté.

    La visite de Barack Obama sur la terre de ses ancêtres a longtemps été empêchée par l’inculpation du président Kenyatta par la CPI, pour son rôle présumé dans les violences post-électorales en 2007 et 2008. Ces poursuites ont été abandonnées en décembre ouvrant la voie à une visite officielle du président américain.

    (Jeune Afrique)

  • Obama plaide pour « une nouvelle dimension » des relations entre les États-Unis et l’Afrique

    Obama plaide pour « une nouvelle dimension » des relations entre les États-Unis et l’Afrique

    Obama-afrique-À la veille de son arrivée sur le sol kényan, le président américain, Barack Obama, a fait savoir qu’il souhaitait que les relations entre les États-Unis et le continent africain atteignent « une nouvelle dimension ».

    « L’Afrique est un lieu de dynamisme incroyable, où se trouvent certains des marchés les plus en croissance au monde, des gens extraordinaires, d’une résilience extraordinaire », a déclaré Barack Obama, le jeudi 23 juillet lors d’un discours livré devant des diplomates, responsables politiques et économiques, et des ONG africaines à la Maison Blanche.

    « C’est pourquoi, en tant que président, je travaille si durement pour que nos relations avec l’Afrique atteignent une nouvelle dimension », a-t-il ajouté en citant comme exemple la hausse des exportations américaines vers le continent, le lancement d’initiatives pour développer notamment le commerce, la santé, ou encore la sécurité alimentaire.

    Des liens avec l’Afrique « profonds, anciens et compliqués »

    Il a souligné que « les liens avec l’Afrique sont aux États-Unis évidemment profonds, anciens, et compliqués ». « Il y a eu parfois des incompréhensions, et parfois de la méfiance. Mais quand vous regardez toutes les études […] le peuple africain aime les États-Unis et ce qu’ils représentent. Peut-être de manière sans égal sur d’autres continents. »

    Et « ce qui est incroyable, quand vous regardez quel peuple est le plus heureux et le plus optimiste, les Africains sont toujours très bien placés malgré la pauvreté, malgré les conflits », a-t-il souligné.

    Ces déclarations surviennent alors que Barack Obama se trouve à moins de deux ans de la fin de son mandat. Le premier président noir des États-Unis a souvent été sous le feu des critiques pour ne pas avoir tissé des liens solides avec le continent.

    Obama s’envole jeudi pour Nairobi

    Obama s’envolera ce jeudi 23 juillet pour Nairobi, au Kenya, la terre de ses ancêtres, où il effectuera sa première visite en tant que président. Il se rendra ensuite en Éthiopie, où il sera le premier président américain de l’histoire à s’y déplacer.

    Le président américain ne changera pas le programme de son déplacement malgré la publication par l’autorité kényane de l’aviation civile de certains détails de sa visite au Kenya, comme son heure d’arrivée dans le pays, a précisé Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche mercredi 22 juillet. « Les détails du programme du président qui sont essentiels pour la sécurité sont des détails qui n’ont pas été rendus publics pour le moment », a déclaré Josh Earnest.

    La semaine dernière, l’ambassadeur des États-Unis à Nairobi a annoncé queBarack Obama ne visiterait pas le village de Kogelo où est enterré son père. Le président américain est attendu le vendredi 24 juillet dans la capitale kényane pour participer à un Sommet mondial de l’entrepreneuriat.

    (Jeune Afrique)

  • Nouvelle maffia à la Monusco

    Nouvelle maffia à la Monusco

    greve monusco-Après les remous de mai dernier, la mission onusienne vient d’être frappée par une nouvelle affaire de tripatouillage avec les salaires et les contrats du personnel local. Martin Kobler se dit surpris, mais ne convainc pas les Congolais.

    Alors que l’on croyait la quiétude revenue à la Monusco, les travailleurs ont à nouveau observé un arrêt de travail le lundi 20 juillet pour dénoncer une nouvelle injustice qui pointe à l’horizon, aussi bien pour leurs contrats que pour leurs salaires. Une affaire qui ne date pas d’aujourd’hui et qui a fini par mettre à nu la maffia à laquelle se livraient les hauts cadres de la Mission onusienne autour des contrats et des salaires, surtout du personnel local, aussi bien les engagés définitifs que les les contractuels à durée limitée.

    Cette fois-ci encore, les contractuels dénoncent une nouvelle cabale visant à mettre fin à leur contrat à la fin du mois de juillet en cours au profit d’un autre contrat de sous-traitance à moindre coût.

    De quoi s’agit-il concrètement ?

    La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (Monusco) avait vibré en mai dernier au rythme des grèves et autres sit-in du personnel local. Ces fonctionnaires locaux dénonçaient le non-respect de la procédure de fin de leurs contrats et réclamaient le payement légal de leurs Mouvement du personnel à la mission onusienne Nouvelle maffia à la Monusco indemnités de sortie. Ils dénonçaient également la malveillance de leur employeur qui avait voulu couvrir son obligation légale en voulant laisser croire que la suppression des postes qui avait commencé en 2014 était une fin de contrat, ce qui n’était pas le cas. Dans leur mémorandum adressé au patron de la Monusco, Martin Kobler, les manifestants soulignaient, par ailleurs, que tout fonctionnaire concerné par la vague de licenciement devait bénéficier de la résolution 2098 sur pieds de laquelle les indemnités de sortie avaient été payées l’année précédente, soit en 2014. Ils ne comprenaient donc pas pourquoi il y avait un double traitement entre le personnel national et le personnel international qui avait bénéficié de tous ses droits. Et dans la même foulée, le personnel local dénonçait la disparité des traitements entre eux et leurs homologues étrangers du même rang. Le même cas était observé entre eux et le personnel local d’autres pays où opèrent des missions onusiennes. Pour le même poste et le même type de contrat, un fonctionnaire local au Soudan, par exemple, serait payé 1.200$ par mois contre 300$ en RDC.

    Martin Kobler devant l’évidence de la maffia

    Selon nos informations, après étude des dossiers, la haute hiérarchie avait résolu, non pas de verser les indemnités de sortie, mais de réengager les concernés pour un contrat d’une année avec relèvement de leur traitement salariale, ce qui fut fait. Mais dans la même période, d’autres agents, dont les contrats avaient été rompus en juillet 2014 pour être repris en mars-avril 2015, se sont retrouvés dehors sans être payés pour le mois qu’ils avaient presté. Motif : ils n’avaient signé aucun contrat qui puisse prouver qu’ils ont réellement presté et ainsi bénéficier de leur dû.

    Cette situation s’est produite à la période où les responsables du personnel, tous cadres étrangers, avaient été redéployés à l’Est du pays, laissant derrière eux un personnel local en désarroi.

    Se sentant lésés, les concernés manifesteront brouillement sur tous les sites de la mission onusienne aussi bien à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. Pour le cas spécifique de la ville de Kinshasa, certains agents concernés avaient été repris sans être payés au préalable, avec la promesse que leur cas sera étudié plus tard.

    Voilà, cependant, que lundi dernier, en se rendant au service, ils apprennent qu’ils vont être mis à la porte à la fin du mois au profit, comme dit plus haut, d’un contrat de sous-traitance avec une structure qu’ils ignorent et qui viendrait avec son propre personnel. Ne comprenant plus rien, ils vont alors converger tous vers le quartier général de la Monusco à Gombe.

    Sur place, ils vont barricader toutes les entrées. A son arrivée, Martin Kobler lui-même va devoir négocier pour, enfin, accéder aux installations de son QG. Delà, il va négocier un dialogue avec les manifestants jusqu’à obtenir qu’ils se réunissent dans la salle des réunions. Ici, ses interlocuteurs vont lui exposer leurs préoccupations.

    Ne comprenant rien à son tour, le patron de la Monusco va ordonner une mise en conférence avec les anciens responsables du personnel impliqués dans cette affaire et qui se trouvent, pour les plus concernés, à Goma. Interrogés par leur patron sur les accusations à leur chargé, ils ne trouveront rien à dire, selon nos sources.

    Martin Kobler dira n’être même pas au courant de contrats limités à un mois, ni d’un projet de contrat de soustraitance. De même qu’il n’a jamais été au courant des disparités de traitement entre le personnel local et étranger, et par rapport à d’autres missions onusiennes sous d’autres cieux.

    Nos sources indiquent que, sur place, Martin Kobler décidera que personne ne partira à la fin du mois et que les concernés devront bénéficier d’un contrat d’une année minimum. Soulagement dans la salle, mais prudence quand même, aussi longtemps que cette engagement ne sera pas traduit sous forme de contrat physique.

    En attendant, on peut conclure qu’une fois de plus, la « maison de verre » – du moins pour sa mission en RDC – vient d’être ternie par cette nouvelle affaire de maffia. Terrible pour cette mission venue pour aider au rétablissement de la paix, mais qui devient le bourreau des Congolais.

    Le Vif du Congo

  • Processus électoral : La mission internationale procède à l’audit du fichier électoral

    Processus électoral : La mission internationale procède à l’audit du fichier électoral

    AUDIT_CENI-La délégation de l’OIF, à Kinshasa entre la période du 14 au 16 juillet 2015, conduite par le général malien Siaka Sangage, a associé, dans cette mission, des observateurs de la Majorité présidentielle, de l’Opposition parlementaire et extraparlementaire, de la société civile et des indépendants!

    La délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) séjourné à Kinshasa dans le cadre d’une mission internationale, pour procéder à l’audit du fichier électoral de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    La mission internationale de l’OIF, conduite par son sous directeur général, le général malien Siaka Sangage, n’a pas attendu pour lancer, le 17 juillet dernier, les travaux d’audit en présence, bien attendu, des membres de l’administration électorale congolaise et de certains observateurs nationaux et internationaux du processus électoral en République démocratique du Congo.

    Les observateurs nationaux ont été désignés par leurs organisations de la société civile congolaise. Le lancement des travaux a connu aussi la présence de certains acteurs politiques de la Majorité et de l’Opposition ainsi que des parlementaires, des acteurs politiques indépendants et l’opposition extra-parlementaire.

    Un comité Ad hoc a été mis en place et est composé des experts de l’Oif, membres de la Ceni et des représentants de la Majorité parlementaire, de l’Opposition parlementaire et extra parlementaire ainsi que la société civile et des indépendants.

    Il a tenu, le même jour, deux sessions qui ont permis d’identifier ces membres et de prendre acte des documents constitutifs et règlementaires de cette mission internationale d’audit du fichier électoral.

    Arrivée à Kinshasa dans la période du mardi 14 et au jeudi 16 juillet 2015, la délégation des auditeurs du fichier électoral pour le compte de l’OIF ont tenu, dans la matinée du jour de lancement des travaux, le 17 juillet dernier, au siège de la Ceni, la toute première rencontre de prise de contact durant laquelle les membres et les observateurs du comité Ad hoc se sont imprégnés de sa composition, des objectifs et du chronogramme des activités d’audit, avant d’amorcer techniquement le travail proprement dit d’audit externe du fichier électoral.

    Code de bonne conduite pour les membres

    Pour mener à bien leur mission, les experts auditeurs, tout comme les observateurs nationaux associés à cette opération, se sont donné une discipline de travail. Un Code de bonne conduite a été soumis à la discussion et signé avant toute démarche d’audit.

    Des membres du bureau de la Ceni étaient présents, avec à leur tête le vice-président André Mpungwe Songo. Le rapporteur Jean-Pierre Kalamba, en sa qualité de superviseur du fichier électoral, et le secrétaire exécutif national, Me Flavien Misoni Mbayahe, étaient aussi à cette séance de prise de contact.

    Sur le plan technique, Me Flavien Misoni qui est à la tête de quelques experts qui vont faciliter le travail de l’audit, a fait une présentation de l’état du fichier électoral de la Rdc depuis le premier enrôlement réalisé en 2005 et la révision du fichier électoral de 2010, en présentant le contexte dans lequel ces activités pré-électorales s’étaient réalisées ainsi que les limites qui en ont été dégagées.

    C’est la raison pour laquelle l’Assemblée plénière de la Ceni avait organisé l’opération de fiabilisation du fichier électoral et de stabilisation de la cartographie opérationnelle pour essayer de réduire les faiblesses qualitatives qui s’y trouvaient. Au finish, le but était de disposer d’un atlas électoral avec indication de nombre d’électeurs par circonscription.

    Le comité Ad hoc s’est, en outre, réuni avec les membres de l’assemblée plénière de la Ceni, organe de décision, pour qu’ils soient informés de la méthodologie et des textes adoptés par les membres de ce comité pour mener à bon port la mission leur assignée.

    A la demande de l’Oif, des observateurs de la Majorité présidentielle, de l’Opposition parlementaire, de l’Opposition extraparlementaire, de la société civile et des indépendants sont associés à cet audit externe du fichier électoral.

    Par Lucien Kazadi T.-La Tempête des Tropiques 20/07/15