Author: Don Kayembe

  • RDC : la loi sur la répartition des sièges passe au Sénat, sans l’opposition

    RDC : la loi sur la répartition des sièges passe au Sénat, sans l’opposition

    senat-Le boycott de l’opposition n’a pas empêché la loi, déjà rejetée une première fois, d’être votée mardi.

    La loi a été votée, à l’unanimité, par les 77 sénateurs qui étaient présents à la séance. Le reste de 108 que compte la chambre haute, des opposants, étaient absent.

    L’opposition accuse le président de violer la Constitution en convoquant une séance extraordinaire et de faire un forcing alors que les deux chambres du parlement ont rejeté le projet du gouvernement.

    “Il ne fallait pas mettre des obstacles à l’organisation des élections. Nous devions absolument voter la loi pour que les élections puissent être organisées” dans les temps, a déclaré Eugène Lombeya Bosongo après le vote.

    “Ceux qui ont voté à l’unanimité sont les membres de la majorité ou leurs alliés. On a imposé au Sénat de voter cette loi. Cela prouve qu’il n’y a pas de séparation de pouvoir entre l’exécutif et le pouvoir législatif. C’est inadmissible”, a déclaré à l’AFP le sénateur Florentin Mokonda Bonza, président de Convention des démocrates chrétiens (opposition).

    Le projet de loi sur la répartition des sièges pour les élections municipales et locales avait été rejeté en juin en première lecture par les députés de la majorité et de l’opposition qui avaient renvoyé au gouvernement sa copie, estimant que le texte était bâclé.

    Une fois le texte remanié, une session parlementaire extraordinaire a été fixée du 2 juillet au 2 août. Les députés ont adopté le texte mais, au Sénat, le vote a été invalidé car le quorum d’élus n’avait pas été atteint. Une nouvelle session extraordinaire a ainsi été convoquée.

    Cette session était jugée anticonstitutionnelle par des opposants, qui ont appelé au boycott des travaux.

    La RDC traverse une crise politique depuis la présidentielle de 2011, marquée par des fraudes massives, qui a reconduit à la tête de l’État Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. Depuis, aucune des élections prévues – dont les locales, instituées par la Constitution de 2006 – n’a été tenue.

    Les élections locales, qui seraient une première dans l’ancienne colonie belge, doivent donner le coup d’envoi d’un cycle de scrutins qui doit s’achever en novembre 2016 avec la présidentielle, à laquelle M. Kabila ne peut pas se représenter.

    Organiser ces locales relève du défi: le pays est immense et manque d’infrastructures, et sa moitié Est souffre de l’activisme de dizaines de groupes armés, compliquant l’accès à certaines zones, parfois très enclavées.

    L’opposition a réclamé leur report après 2016, estimant qu’elles ne pourront se tenir à temps et retarderont les autres scrutins, y compris la présidentielle, ce qui permettrait au chef de l’État de rester en poste au-delà de la fin de son deuxième mandat.

    Certains membres de la majorité redoutent ce scenario et s’opposent au report de la présidentielle. La communauté internationale a pour sa part insisté à plusieurs reprises sur l’importance de respecter les “délais constitutionnels” pour l’organisation de cette élection majeure.

    Dans un entretien publié lundi par le quotidien Forum des As, Charles Mwando Nsimba, premier vice-président de l’Assemblée nationale et chef de l’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef, majorité), a estimé que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) “peut tenir son calendrier si seulement on reportait les locales”.

    VOA

  • Niger: l’opposition exige un scrutin local avant la présidentielle

    Niger: l’opposition exige un scrutin local avant la présidentielle

    niger-A presque six mois de l’élection présidentielle, l’opposition nigérienne a rejeté dimanche le chronogramme proposé par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). L’opposition dit souhaiter la tenue d’élections locales avant la présidentielle et récuse la Cour constitutionnelle.

    C’est dans une déclaration rendue publique que l’opposition nigérienne a rejeté en bloc le chronogramme des futures élections présidentielles, législatives et locales de 2016.
    Pour la coalition des partis d’opposition, il n’y a pas eu de consensus autour de ce calendrier prévisionnel.

    L’opposition émet également des doutes sur le recensement électoral, en même temps qu’elle récuse la Cour constitutionnelle. « Si tant est qu’on veuille avoir des élections qui soient libres, transparentes, honnêtes, la base doit être claire, explique Mahamane Ousmane, leader de l’opposition. Deuxièmement, il y a la Céni. Nous nous retrouvons avec une Céni qui a peut-être perdu le « i » parce qu’elle ne semble pas si indépendante que cela. »

    Dans son message à la nation du 3 août dernier, le chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou a pourtant donné des assurances. Il ne cautionnera jamais des « élections truquées que je considérerais des élections mal organisées comme un échec personnel, a-t-il déclaré. Les institutions chargées des élections […] doivent, elles, prendre leurs responsabilités en toute indépendance par rapport à tous les partis quels qu’ils soient. »

    A presque six mois des élections, les débats politiques houleux entre majorité et opposition ne font que commencer au Niger.

    RFI

  • RDC: nouveau vote au Sénat pour passer une loi électorale controversée

    RDC: nouveau vote au Sénat pour passer une loi électorale controversée

    Senat Congolais
    Senat Congolais

    -En République démocratique du Congo, la session extraordinaire du Sénat, qui devait se tenir à partir de ce lundi 10 août au matin, a été reportée à demain, pour des questions administratives, selon des sources sur place. Les élus devaient se pencher sur la loi controversée sur la répartition des sièges pour les élections locales et provinciales. Un texte déjà rejeté par l’Assemblée nationale à la fin de la session ordinaire avant d’être voté. Le Sénat, lui, juge la loi incohérente, ce qui ne plait pas du tout au pouvoir, d’où cette nouvelle session extraordinaire.

    Pour la majorité, c’est une démarche constitutionnelle dont l’objectif est d’obtenir le vote de la loi sur la répartition des sièges pour les élections locales et provinciales. « Il faut que cette loi soit promulguée pour que les élections soient effectivement couplées, assure Ramazani Shadari, secrétaire général adjoint et porte-parole du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti présidentiel. Voilà pourquoi nous voulons que la loi passe. Et elle est déjà passée. »

    L’opposition parle d’un acte anticonstitutionnel et voit une preuve de dictature dans cette convocation d’une nouvelle session extraordinaire au Sénat. « Le fait même de convoquer tout simplement le Sénat en session extraordinaire, sans l’Assemblée nationale, présage de l’issue de cette session, avance Baudouin Mayo Mambeke, de l’Union pour la Nation congolaise (UNC). Il est condamné à arriver aux résultats auxquels la personne qui a convoqué s’attend. Je crois qu’on est entré dans une dictature. »

    L’opinion attend donc avec intérêt le déroulement et l’issue de cette nouvelle session extraordinaire du Sénat afin de se faire une idée sur ce qui pourrait se passer dans les prochains jours.

    RFI

  • UNC : libération de Jean-Bertrand Ewanga, ete accusé d’offense au président Kabila

    UNC : libération de Jean-Bertrand Ewanga, ete accusé d’offense au président Kabila

    EKANGA UNC-Le député et opposant Jean-Bertrand Ewanga, condamné en 2014 à un an de prison ferme pour offense au président Joseph Kabila lors d’un rassemblement politique à Kinshasa, a été libéré jeudi.

    « Il est libre et il est déjà chez lui, à la maison. Je n’étais pas là mais lui-même m’a appelé pour annoncer sa libération », a déclaré à l’AFP Clément Luamba, l’un de ses conseillers. L’opposant condamné à la prison pour offense est libre mais n’a pas encore souhaité s’exprimer préférant profiter de son retour parmi ses proches.

    Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC, troisième parti d’opposition) était un des principaux orateurs d’une manifestation organisée le 4 août 2014 à Kinshasa contre toute modification de la Constitution, qui permettrait le maintien au pouvoir du président Kabila après la fin de son deuxième mandat en 2016.

    Offense au président 

    Arrêté au lendemain de cette manifestation, l‘opposant a été condamné le 11 septembre 2014 à un an de prison ferme pour offense au président Kabila, aux membres du gouvernement et aux membres du Parlement par la Cour suprême de justice de Kinshasa.

    Le député à la tête de la manifestation s’opposait à ce que Kabila se représente pour un troisième mandat alors que la Constitution ne le permet pas. L’opposition accuse en effet l’actuel président à se préparer pour un nouveau quinquennat, alors que les élections qui se sont déroulées en 2006 et 2011 étaient déjà entachées d’irrégularités massives.

    Climat préoccupant

    A l’approche des élections de 2016, le climat est préoccupant pour la société civile et les défenseurs des droits de l’Homme, avait estimé le 22 juillet Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. Jose Maria Aranaz, chef du Bureau conjoint de l’ONU chargé des droits de l’Homme en RDC (BCNUDH) avait également noté une multiplication des violations des droits de l’Homme en cette fin d’année 2015.

    Il se félicite de la libération de Jean-Bertrand Ewanga, mais attend aussi la libération des autres opposants et activistes emprisonnés depuis les dernières manifestations de janvier et de mars à Kinshasa

    « La lutte de l’UNC pour les libertés fondamentales, la démocratie et le bien-être social de notre population continuera », a déclaré à l’AFP Jolino Makelele, porte-parole du parti du député libéré. « Kabila a voulu nous faire peur mais nous allons poursuivre le combat », a renchéri Jean-Marie Bamporiki, président du groupe parlementaire UNC.

    Jeune Afrique

  • Vol MH370 : vers la résolution du mystère grâce au fragment d’aile découvert à la Réunion ?

    Vol MH370 : vers la résolution du mystère grâce au fragment d’aile découvert à la Réunion ?

    avion-malaisie-592x296-La pièce d’avion retrouvée à la Réunion le 29 juillet rouvre l’enquête concernant le vol MH370. Appartenant à un Boeing 777, elle pourrait être un débris vol disparu de la Malaysia Airlines.

    Selon des sources françaises proches de l’enquête,le fragment d’aile d’avion retrouvé sur l’île de la Réunion appartient à un Boeing 777 et pourrait être celui du vol MH370 disparu en mars 2014.

    Le fragment long de deux mètres retrouvé mercredi sur une plage de l’île est du « même type » que ceux des Boeing 777. « Nous sommes de plus en plus convaincus que les débris sont ceux du MH370″, a déclaré Martin Dolan, directeur général de l’Agence australienne de sécurité des transports. « La forme du fragment ressemble énormément à un élément spécifique des 777″, a-t-il ajouté, confirmant l’avis de plusieurs experts.

    Sur place, des experts ont déjà estimé qu’au regard de son apparence, il pourrait s’agir d’un volet bordant les ailes de l’avion que les pilotes actionnent au décollage et à l’atterrissage. Les derniers doutes devraient être levés « dans les prochaines 24 heures », estime le directeur du bureau australien de la sécurité des transports qui dirige les opérations de recherche dans l’océan indien.

    « Je crois que nous nous rapprochons de la résolution du mystère du MH370. Cela pourrait être une preuve convaincante que le MH370 s’est abîmé dans l’océan Indien », a déclaré à l’AFP le vice-ministre des Transports, Abdul Aziz Kaprawi.

    Une expertise attendue 

    Justement, le débris doit être envoyé aujourd’hui à Toulouse pour être analysé par un laboratoire du ministère de la Défense chargé des investigations techniques après des accidents d’avions.

    Si la région a connu d’autres crash aériens aucun n’impliquait un Boeing 777. Les débris de l’appareil ont pu dériver de l’ouest de l’Australie jusqu’à La Réunion au gré du courant équatorial sud. Dans un tel scénario, des images satellite de ce courant maritime peu profond pourraient permettre de localiser « en quelques jours » la zone du crash, estime l’océanographe français Joël Sudre.

    Hormis le débris de l’avion, d’autres déchets ont été retrouvés par l’association qui nettoyait les plages, notamment deux bouteilles, l’une d’un détergeant indonésien et l’autre, une bouteille d’eau de marque chinoise. Alors que parmi les 239 passagers du vol MH370 figuraient 153 chinois et 12 Indonésiens. Les bouteilles font augmenter les spéculations, mais pourraient aussi servir à l’enquête, elles ont été remises aux gendarmes de la brigade de la gendarmerie des transports aériens (BGTA)

    Les recherches continuent 

    Depuis le 8 mars 2014, aucune trace de l’avion disparu n’a été retrouvée en dépit des intenses recherches dirigées par l’Australie dans le sud de l’océan Indien, où des satellites ont « accroché » pour la dernière fois les systèmes de communication de l’appareil.

    Jusque-là le scénario le plus crédible auquel se tiennent les responsables de l’enquête est celui d’une chute brutale du niveau d’oxygène dans l’appareil qui a rendu l’équipage et les passagers inconscients. L’avion aurait alors volé en pilote automatique, jusqu’à sa chute en mer, faute de carburant.

    Si les recherches ont débouché de nombreuses fois sur de fausses alertes, le ministre australien des Transports affirme que les recherches ont lieu au « bon endroit. La confirmation que les fragments d’avion découverts à La Réunion sont bien ceux du MH370 renforcerait cette idée », a-il dit.

    Jeune Afrique

  • L’UDPS/Tshisekedi aligne 276 candidats  dans 81 circonscriptions seulement aux Elections provinciales

    L’UDPS/Tshisekedi aligne 276 candidats dans 81 circonscriptions seulement aux Elections provinciales

  • Barack Obama au Kenya, les cinq moments forts d’une visite historique

    Barack Obama au Kenya, les cinq moments forts d’une visite historique

    obama- sa soeur-Barack Obama a quitté Nairobi dimanche en direction d’Addis-Abeba, après deux journées historiques dans le pays natal de son père. Retour sur les moments forts de sa visite au Kenya.

    « L’Afrique est en marche », a martelé Barack Obama lors d’un discours teinté d’optimisme au premier jour de sa visite au Kenya, samedi 25 juillet, avant d’enchaîner des déclarations plus critiques sur l’homophobie et la corruption. Barack Obama en aussi a profité pour renouer avec sa famille africaine, qu’il n’avait pas vue depuis 2006, et se laisser aller à quelques pas de danse…

    Les retrouvailles avec sa famille kényane

    Bien qu’il n’ait pas pu se rendre au village natal de son père à Kogelo « pour des raisons de sécurité », Barack Obama a tout de même eu droit à des retrouvailles touchantes avec des membres de sa famille kényane, dès son arrivée vendredi 24 juillet au soir. Auma Obama, une demi-sœur du président, était présente sur le tarmac de l’aéroport de Nairobi pour l’accueillir.

    Ben Curtis/AP/SIPA

    Il s’est rendu avec elle en limousine dans un hôtel de la capitale où l’attendaient d’autres membres de sa famille, dont Mama Sarah, qu’il considère comme sa grand-mère.

    AFP

    « L’égalité des droits » pour les homosexuels

    Barack Obama avait promis d’aborder la question des homosexuels, pourtantqualifiée de « non-sujet » par le président Kenyatta avant son arrivée. Samedi 25 juillet, le président américain a réclamé l’égalité des droits pour les homosexuels en Afrique, comparant l’homophobie à la discrimination raciale envers les Noirs aux États-Unis.

    « J’ai été constant à travers toute l’Afrique là-dessus. Quand vous commencez à traiter les gens différemment, parce qu’ils sont différents, vous vous engagez sur un terrain où la liberté s’érode », a déclaré Barack Obama, devant son homologue kényan lors d’une conférence de presse. « En tant qu’Africain-Américain aux États-Unis, je suis douloureusement conscient de ce qu’il se passe quand les gens sont traités différemment devant la loi », a-t-il martelé.

    Uhuru Kenyatta a répondu qu’il y avait des « choses que, nous devons l’admettre, nous ne partageons pas ».

    Saul Loeb/AFP

    Coopération renforcée dans la lutte contre les Shebab

    Les États-Unis se sont engagés à accentuer leur coopération dans la lutte contre les Shebab, qui multiplient les attentats au Kenya depuis quelques mois. « Nous avons de façon systématique réduit les territoires que les shebab contrôlent. Nous avons pu réduire leur emprise réelle en Somalie et avons affaibli ces réseaux opérant ici en Afrique de l’Est », a déclaré Obama, en ajoutant que « cela ne veut pas dire que le problème est résolu ».

    La visite du président américain s’est d’ailleurs déroulée sous haute sécurité. Et la lutte contre le terrorisme sera sans doute au coeur de son discours au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, mardi 28 juillet.

    Evan Vucci/AP/SIPA

    Sur la piste de danse

    Sur une note un peu plus légère, le président américain s’est laissé aller à quelques pas de danse Lipala samedi soir, au rythme d’une chanson traditionnelle jouée par le groupe Sauti Sol. Il a été rejoint par le président Kenyatta et son épouse.

    Un appel à « changer les mentalités »

    Pour clore sa visite au Kenya, dimanche, Barack Obama a livré devant une foule conquise dans un complexe sportif de Nairobi un discours chargé d’émotion et rediffusé sur toutes les principales chaînes de télévision du pays. Il a notamment appelé à « changer les mentalités » en matière de corruption et d’éducation des femmes.

    « Le fait est que trop souvent, ici au Kenya, comme c’est aussi le cas dans d’autres endroits, la corruption est tolérée parce c’est comme ça que les choses ont toujours marché », a-t-il lancé. « C’est un boulet qui vous tire vers le bas », a-t-il lancé.

    Le président américain a aussi longuement dénoncé le tribalisme, jugeant qu’une « politique basée sur l’appartenance à une tribu ou à une ethnie est une politique qui condamne un pays à se déchirer » en faisant référence aux violences postélectorales qui ont déchiré le pays en 2008-2009.

    Après son discours, le président américain s’est livré à un rapide bain de foule, avant de s’envoler vers l’Éthopie.

    Evan Vucci/AP/SIPA

    Sabrina Myre

    Jeune Afrique

  • Au Kenya, Obama défend l’égalité des droits pour les homosexuels

    Au Kenya, Obama défend l’égalité des droits pour les homosexuels

    KENYATA-OBAMA-Le président américain, en visite officielle au Kenya, la première pour un président américain en exercice, a pris sans équivoque la défense des droits des homosexuels devant son homologue kenyan, Uhuru Kenyatta, président d’un pays où les homosexuels sont stigmatisés. Les deux dirigeants ont également eu l’occasion d’aborder plusieurs crises régionales, notamment le Burundi, le Soudan du Sud et les shebabs somaliens. Le président américain quitte le Kenya dimanche soir pour l’Ethiopie.

    Le président américain Barack Obama a réclamé samedi l’« égalité des droits » pour les homosexuels en Afrique, comparant l’homophobie à la discrimination raciale qu’ont connue les Etats-Unis, lors d’une visite inédite au Kenya, le pays de son père.

    « J’ai été constant à travers toute l’Afrique là-dessus. Quand vous commencez à traiter les gens différemment, non parce qu’ils font du mal aux autres mais parce qu’ils sont différents, vous vous engagez sur un terrain où la liberté s’érode et des évènements regrattables se produisent », a estimé le président américain lors d’une conférence de presse avec son homologue kényan Uhuru Kenyatta.

    « Quand un gouvernement prend l’habitude de traiter les gens différemment, ces habitudes peuvent s’étendre. En tant qu’afro-américain aux Etats-Unis, je suis douloureusement conscient de ce qu’il se passe quand les gens sont traités différemment devant la loi », a-t-il poursuivi

    L’homosexualité reste illégale dans une grande majorité des pays d’Afrique. Uhuru Kenyatta, dont le vice-président William Ruto a multiplié les sorties homophobes ces derniers temps, lui a répondu qu’il y avait des « choses que, nous devons l’admettre, nous ne partageons pas ». « Il est très difficile pour nous d’imposer à la population ce qu’elle n’accepte pas elle-même. C’est pour cela que je dis que pour les Kényans aujourd’hui, la question des droits des gays est vraiment un non-sujet », a-t-il répondu.

    Burundi, Soudan du Sud et shebabs

    Les deux dirigeants ont également passé en revue les crises dans la région. Barack Obama a ainsi dénoncé le processus électoral burundais, qui a reconduit le président Pierre Nkurunziza au pouvoir pour un troisième mandat controversé. « Les récentes élections n’ont pas été crédibles », a déclaré le président américain. « Nous appelons le gouvernement et l’opposition à se retrouver pour un dialogue qui aboutira à une solution politique à la crise et évitera la perte de davantage de vies innocentes. »

    Le département d’Etat avait annoncé avant la tenue du scrutin qu’il ne serait pas crédible en raison notamment de la fermeture des médias privés. Obama a également évoqué le Soudan du Sud. Il a exigé la fin de « l’effroyable » guerre civile sud-soudanaise qui en 19 mois a fait des dizaines de milliers de morts. « Pour le peuple du Soudan du Sud, la situation est critique. Et nous sommes d’accord pour dire que la meilleure façon d’arrêter les combats est que les dirigeants sud-soudanais fassent passer leur pays en premier, grâce à un accord de paix qui mettra fin aux combats », a-t-il insisté.

    Il a aussi promis une coopération renforcée au Kenya dans la lutte contre les shebabs somaliens. « Nous avons de façon systématique réduit les territoires que les shebabs contrôlent. Nous avons pu réduire leur emprise réelle en Somalie et avons affaibli ces réseaux opérant ici en Afrique de l’Est », a-t-il déclaré. « Cela ne veut pas dire que le problème est résolu », a-t-il cependant reconnu. Le Kenya est en proie à de spectaculaires et très meurtrières attaques des shebabs depuis que son armée a commencé, fin 2011, à les combattre dans le sud de la Somalie.

    Barack Obama aura l’occasion de prolonger la conversation sur ces dossiers lors de son entretien avec la présidente de la commission de l’Union africaine à Addis-Abeba, il participera aussi à un sommet multilatéral, consacré principalement à la lutte contre le terrorisme et au Soudan du Sud.

    RFI

  • Dialoguer avec Kabila : J’y vais ? J’y vais pas ?

    Dialoguer avec Kabila : J’y vais ? J’y vais pas ?

    KABILA

    • 1. Qui participera au nouveau dialogue avec le président Kabila ?

      • Réponse de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi: ►► PARTANTE MAIS… L’UDPS est en effet prête à participer à ce nouveau dialogue, mais sous certaines conditions. “Étienne Tshisekedi s’inscrit dans la voie de sortie de crise. Et le dialogue est utile pour y parvenir”, confirme Me Papis Tshimpangila, avocat et conseiller particulier du candidat malheureux à la présidentielle de 2011. “Mais un dialogue au format réduit : 40 participants en raison de 20 pour les deux camps, celui du statu quo et celui du changement”, ajoute-t-il. L’UDPS propose également que ce forum se déroule à Kinshasa, pendant 10 jours.

      • Réponse des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba: ►► NON, MERCI Ce regroupement de personnalités de la société civile et des partis politiques juge “inopportun” de participer à un nouveau dialogue.

      • Réponse de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ? ►► POUR QUOI FAIRE ? L’”Opposition républicaine” dit avoir pris acte du message du chef de l’État qui a accepté d’engager un nouveau dialogue. “Mais est-il vraiment opportun ?” s’interroge Bob Kalala, le coordonnateur de ce regroupement politique autour du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo.

    • 2. Faut-il un médiateur international ?

      • Position des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba ►►C’EST TROP TARD  “C’est trop tard”, selon le député d’opposition Juvénal Munubo, cadre de l’UNC de Vital Kamerhe. “C’est lorsque nous demandions le dialogue que nous avions besoin d’un facilitateur”, ajoute-t-il, soulignant que “tenir un autre forum à une année de la présidentielle n’est pas opportun”.

      • Position de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ►►POURQUOI PAS ? “S’il y a nouveau dialogue, il devra se dérouler sous les bons auspices d’un facilitateur international, suivant la résolution des Nations unies comme le réclamaient certains partis d’opposition qui n’avaient pas pris part aux ‘concertations nationales’”, estime Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”.

      • Position de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ►► OUI “Entre nous, les divergences sont telles que nous risquons de ne pas y arriver sans l’accompagnement d’un facilitateur neutre”, soutient Me Papis Tshimpangila, avocat et conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, président de l’UDPS.

    • 3. Ce nouveau dialogue, pourquoi faire précisément ?

      • Pour les Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► BONNE QUESTION !  À la place du dialogue, les Forces sociales et politiques préconisent des discussions avec la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Dans une déclaration commune publiée le 18 mai, ce regroupement politique affirme attendre de la Ceni des réponses à ses préoccupations notamment celles relatives à “l’organisation d’une nouvelle opération d’enrôlement”. “Nous demandons également aux autorités de libérer tous les détenus politiques et de rouvrir les radios et télévisions privées fermées depuis quelques temps”, ajoute le député d’opposition Juvénal Munubo (UNC).

      • Pour l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ►► PARLER DES ÉLECTIONS Pour l’UDPS, “le dialogue doit se limiter à la problématique des élections” à venir. Objectifs : régler le contentieux électoral de la présidentielle de 2011, définir un nouveau cycle électoral, restructurer la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), désigner par consensus des membres de la Cour constitutionnelle, enrôler les nouveaux majeurs, créer un observatoire des élections chargé de la certification des résultats… “Cela permettra de rétablir un climat apaisé dans le pays pour des élections crédibles et transparentes”, soutient Me Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi.

      • Pour l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ►►TOUT A ÉTÉ DÉJÀ DIT “Un nouveau dialogue pour parler de quoi ?”, s’interroge Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”. Pour ce proche de Léon Kengo wa Dondo, “tout a été déjà étalé lors des concertations nationales et à ce jour, seules 23 des 100 recommandations prioritaires de ces assises ont été exécutées ou sont en voie de l’être”. Et de conclure, dubitatif : “Nous attendons de voir.”

    • 4. Faut-il reporter les élections locales prévues en octobre 2015 ?

      • Point de vue des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► OUI, APRÈS 2016  Les Forces sociales et politiques exigent “le report, après 2016, des élections locales, municipales et urbaines”. Pour cette plateforme, ces scrutins, dans le contexte actuel de la RDC, sont porteurs de germes de conflits sur le terrain à cause de l’impréparation de l’administration et du manque des infrastructures.

      • Point de vue de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►OUI, RÉALISME OBLIGE  Autour de Léon Kengo wa Dondo, autorité morale de l’”Opposition républicaine”, on estime que le calendrier global des élections n’est pas réaliste. “Plusieurs échéances prévues ont été déjà reportées”, souligne un proche du président du Sénat. En conséquence, “si la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne parvient pas à organiser ces scrutins locaux dans les délais prévus, il va falloir les reporter”, affirme Ben Kalala, coordonnateur du regroupement politique.

      • Point de vue de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi►► REMETTRE LES COMPTEURS À ZÉRO “On ne peut pas poursuivre un processus électoral entaché d’irrégularités”, affirme Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS. Pour ce parti, il faut faire l’impasse sur les prochaines élections locales et repartir sur un nouveau cycle électoral en commençant d’abord par les législatives et la présidentielle.

    • 5. Une période de transition est-elle envisageable à l’issue du dialogue ?

      • Qu’en pense l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ?►► OUI, MAIS DANS LES DÉLAIS CONSTITUTIONNELS À l’UDPS, on exclut pas l’hypothèse de l’instauration d’une période transitoire en RDC. “Si la transition consiste à chercher les voies et moyens pour organiser des élections libres et crédibles, nous sommes d’accord”, affirme Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS. Et de nuancer aussitôt : “Tout cela devra se faire dans les délais constitutionnels, parce qu’il n’est pas question pour l’UDPS de cautionner un quelconque report de la présidentielle.”

      • Qu’en pensent les Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► PAS QUESTION  Les Forces sociales et politiques “[refusent] de cautionner toute idée de transition débouchant sur le glissement des mandats en cours au-delà des délais constitutionnels”. La plateforme plaide pour le “respect de la Constitution en ce qui concerne la date du 27 novembre 2016 prévue par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour la présidentielle et les législatives afin de permettre l’installation, dans les délais, de nouveaux dirigeants élus, notamment lors de la passation du pouvoir, le 20 décembre 2016”.

      • Qu’en pense l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►L’AVENIR NOUS LE DIRA  Pour l’”Opposition républicaine”, tout dépendra de la capacité de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à organiser les scrutins dans les délais constitutionnels. “Si la Ceni ne parvient pas à respecter le calendrier global des élections, la classe politique devra se mettre autour d’une table. C’est à ce moment là seulement qu’il y aura nécessité d’un dialogue” pour définir la suite à donner aux événements, estime Ben Kalala, coordonnateur du regroupement politique, qui préfère ne pas se risquer à “prédire l’avenir”.

    • 6. Que deviendra le président Kabila après 2016 ?

      • Réponse des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► STATUT SPÉCIAL  Au-delà de l’acquis constitutionnel – l’ancien président de la République devient sénateur à vie à la fin de son mandat -, les “Forces sociales et politiques” préconisent l’adoption d’une loi portant statut des anciens chefs d’État en RDC. Une proposition de loi y relative, initiée par le sénateur d’opposition Modeste Mutinga, a été déclarée “recevable” fin avril à la chambre haute du Parlement congolais.

      • Réponse de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ?►► SÉNATEUR À VIE Pour l’UDPS, la Constitution a déjà résolu le “cas Kabila”. “À la fin de son mandat, le président de la République devient sénateur à vie”, rappelle Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS.

      • Réponse de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►ANCIEN PRÉSIDENT. “Comme tout chef d’État sur d’autres cieux, à la fin de son mandat en 2016, Joseph Kabila deviendra un ancien président de la République”, note simplement Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”. D’autant que l’article 220 de la Constitution qui limite à deux les mandats présidentiels n’a pas été, à ce jour.

    Réalisation : Trésor Kibangula
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    Crédit photos : AFP, AP/SIPA, Gween Dubourthoumieu/JA, Monusco