Author: Don Kayembe

  • RDC: une déclaration de l’ambassadeur de France fait polémique

    RDC: une déclaration de l’ambassadeur de France fait polémique

    Luc Hallade-En République démocratique du Congo, l’ambassadeur de France arrive prochainement au terme de son mandat après trois ans en poste à Kinshasa. Et à l’occasion de la réception de la fête nationale du 14 juillet, il en a profité pour faire l’éloge de la capacité des Congolais à surmonter les épreuves et la souffrance. Mais aussi pour se livrer à une critique de l’élite politique congolaise, et de la tentation de s’accrocher au pouvoir. Une petite phrase, à la fin de son discours, a particulièrement fait grincer des dents du côté du gouvernement.

    Pour son dernier 14 juillet comme ambassadeur en RDC, Luc Hallade avait convié le Tout-Kinshasa dans les jardins de la résidence de France. Dans son discours, il a commencé par rendre hommage au peuple congolais. Mais c’est un autre sujet qui a attiré l’attention : l’évocation de la nécessaire alternance du personnel politique en RDC, que ce soit dans la majorité ou dans l’opposition.

    « L’élite politique semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait, dans un cercle et un périmètre restreints, comme si au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier. Il faut savoir quitter le pouvoir comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient-elles », a déclaré Luc Hallade.

    Cette petite phrase peut être interprétée comme une allusion à un éventuel troisième mandat du président Joseph Kabila. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, cela relève de toute façon d’une inadmissible ingérence :

    « Ce qu’il a dit relève pour nous d’un certain dysfonctionnement de la diplomatie européenne dans notre pays. Nous sommes à plus de cinquante ans de l’Indépendance et il est temps que nos partenaires européens comprennent que l’histoire de l’Afrique doit être écrite par les Africains et non plus par les Européens. Je pense que cette époque est très révolue. C’est de la nostalgie et il faut savoir en guérir. »

  • Afrique de l’Ouest : En finir avec le franc des colonies françaises d’Afrique

    Afrique de l’Ouest : En finir avec le franc des colonies françaises d’Afrique

    En finir 2-Edgard Gnansounou est un des rares professeurs africains en modélisation et planification des systèmes énergétiques à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse. Il dirige une Unité de recherche en bioénergie et planification énergétique. Mais il s’intéresse aussi à la réflexion prospective et stratégique sur l’évolution économique et politique des pays africains.
    C’est à ce titre qu’il a créé en 1994, l’Association ICAD (Imaginer et construire l’Afrique de demain). Auteur de deux ouvrages sur l’Afrique, son tout dernier livre : En finir avec le franc des colonies françaises d’Afrique, publié aux éditions l’Harmattan. Dans cette interview, l’auteur explique ce qui l’a amené à écrire ce livre et ce qu’il propose aux pays africains.
    Courrier des Afriques : Vous avez lancé votre deuxième livre dont le titre est: « En finir avec le franc des colonies françaises d’Afrique ». Qu’est ce qui vous a amené à écrire ce livre ?
    Edgard Gnansounou : C’est tout simple. Aujourd’hui il faut reconnaitre que la stratégie sur la quelle repose les pays utilisant le franc CFA est basée essentiellement sur l’importation qui est d’ailleurs facilitée par le franc CFA.
    Or pour espérer se développer, il faudra aller vers une stratégie où on produit de plus en plus de richesses pour satisfaire le marché intérieur, pour exporter. Et il faut reconnaitre que pour réussir cela, on ne saurait compter sur le franc CFA qui n’est pas du tout favorable. Je préconise alors une fédéralisation de façon, à avoir des espaces économiques avec une taille critique pour pouvoir promouvoir une industrialisation.
    En relation avec cela, je propose un changement de l’organisation monétaire dans la sous région Ouest africaine avec deux nouvelles fédérations qui utilisent de nouvelles monnaies et puis le Nigeria avec lequel dans une seconde étape on créerait la monnaie unique.
    Qu’est ce que vous proposez concrètement ?
    Je propose la formation de deux nouvelles fédérations qui, avec celle du Nigeria pourront lancer la création d’une communauté économique rénovée et transformée en confédération. Il y aura la fédération du Golfe de Guinée qui regroupera le Bénin, le Togo, le Ghana, la Cote d’Ivoire, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, et la Sierra Leone.
    Ensuite, la fédération du Sahel qui sera composée du Niger, du Burkina Faso, du Sénégal, de la Gambie, du Cap-Vert et du Mali. Une nouvelle devise, l’Eco sera utilisée dans un premier temps par ces deux fédérations et dans un second temps, cette monnaie fusionnera avec le Naira, la monnaie du Nigeria qui devra se renforcer et cela créera donc la monnaie unique de l’Afrique de l’Ouest.
    Est ce que vous pensez qu’il sera aussi aisé d’intégrer le Nigeria pour cette monnaie unique ?
    La proposition pour avoir une monnaie unique est venue du président Olusegun Obasanjo en 1999, qui disait que du moment où plusieurs pays Ouest africains sont déjà dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), le Nigeria fera l’effort pour converger vers une situation macroéconomique qui crée une certaine stabilité et permette de former avec l’UEMOA une zone unique.
    Cette proposition peine à se concrétiser. J’ai analysé dans cet ouvrage les raisons pour lesquelles on a reporté trois fois déjà l’échéance et c’est cette analyse qui me pousse à dire que le Nigeria est difficile à être géré dans ce processus de transition, de changement et il est mieux pour le Nigeria et pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest de ne pas laisser le Nigeria en vase clos.
    Car il faut le rappeler ce pays représente 53% de la population de la sous région, et 64% du Pib de l’espace Ouest africain. Donc, de toutes les façons, le Nigeria a un impact important dans tout ce qui peut être fait. Simplement, je propose un processus à deux étages: le premier étage est la création de ces deux fédérations de façon à avoir des regroupements, et avec le Nigeria lancer une dynamique plus forte au niveau de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui serait transformée en confédération.
    Donc, le Nigeria intervient à la deuxième étape. Il y aura alors deux monnaies transitoires, le Naira du Nigeria et une autre monnaie qui sera l’Eco et qui va être la future monnaie.
    Les deux nouvelles fédérations vont utiliser l’Eco qui est le nom que la CEDEAO a déjà donné à la future monnaie unique. De ce fait, si on arrive à maitriser le coût et que le Nigeria fait l’effort de s’ajuster aux autres pays on pourra créer une nouvelle Eco qui va réunir aussi le Nigeria.
    Pour vous, le CFA est alors un instrument d’assujettissement ?
    Je ne veux pas insister sur cette dimension de la question. Il suffit de voir que si on veut changer de stratégie économique, on ne peut pas continuer avec le CFA. C’est le point fondamental chez moi. C’est que le CFA est favorable à une situation où on importe d’avantage qu’à une situation où on est exportateur net, sauf si le produit qu’on exporte est un produit qui n’est pas soumis à la compétition.
    S’il y a d’autres personnes qui peuvent fournir ces produits, s’ils le vendent au même prix, s’ils ont une devise qui est plus faible que la devise que nous avons, ils seront plus compétitifs que nous. Si nous voulons exporter des produits sur des marchés compétitifs, rééquilibrer nos balances commerciales; il faut qu’on change la monnaie que nous utilisons qui est arrimée à l’Euro avec un taux de change fixe.
    Il faut que nous maitrisions d’avantage notre espace stratégique. On ne peut pas continuer par faire du CFA une préoccupation des pays francophones. Car nos populations se déplacent, vont s’approvisionner dans des pays anglophones et autres. Il vaut mieux penser à un regroupement.
    Je crois que ces fédérations seront à même de supporter cette monnaie qu’est l’Eco, afin d’avoir suffisamment de devises pour que la monnaie puisse être une monnaie crédible au niveau international. C’est dans ce sens qu’il faut réfléchir et non dans un nationalisme étriqué où chaque pays veut avoir sa monnaie, au nom d’une certaine de souveraineté.
    e suis pour le regroupement des pays ; pour des réflexions qui permettent de faire en sorte qu’on arrive à créer une masse critique au niveau du marché intérieur ; que ce marché puisse porter une industrialisation pour produire des biens manufacturés, satisfaire les besoins intérieurs et pour l’exportation.
    La monnaie sera ensuite utilisée comme instrument de cette vision de développement économique. L’initiative de la rupture d’avec la situation actuelle doit venir d’où ?
    Pour moi, il ne faut même pas parler de rupture mais de changement qui doit venir de la population. Cela doit venir d’en bas, car les dirigeants politiques ont d’autres priorités. Ils doivent soit tout faire pour se maintenir au pouvoir tout en respectant la légalité, ou tout faire pour que survienne l’alternance. Et le jeu politique se fait à ce niveau.
    Est ce que les Africains ont une marge de manœuvre ?
    A mon sens, les principaux responsables de ce qui se passe actuellement dans nos pays: ce sont les Africains. Parce que nous n’avons pas pris la mesure des enjeux les plus importants; su définir de façon claire nos objectifs stratégiques; développé jusqu’à présent l’intelligence nécessaire pour atteindre ou au moins tendre vers la réalisation de ces objectifs.
    Nous sommes tous responsables de l’avenir de nos pays et je pense qu’il est important de coopérer de façon à réfléchir sur les questions de développement qu’à perdre son temps pour des batailles de positionnement politique personnel qui font malheureusement les choux gras de la presse.
    Propos recueillis par Euloge Aïdasso

    Le Potentiel

  • Gécamines : La « mort programmée » d’une géante industrie minière en RDC

    Gécamines : La « mort programmée » d’une géante industrie minière en RDC

    La cheminee de l'usine Gecamines Lubumbashi
    La cheminee de l’usine Gecamines Lubumbashi

    -Une lettre ouverte des Patriotes katangais aile radicale (Pakar), un parti politique katangais, alerte les notables de la riche province minière  du Katanga (sud-est de RD Congo de la « mort programmée » de la Générale des carrières des mines (Gécamines), un des fleurons de l’industrie congolaise, annonce le journal en ligne Afrikarabia dans une analyse publiée vendredi 10 juillet 2015 sur son site.
    En cause : la mauvaise gestion de l’équipe dirigeante
    « Rien ne va plus à la Gécamines », dénoncent les Pakar dans trois lettres envoyées en mars, avril et mai 2015 à des personnalités de Lubumbashi, la capitale du cuivre.
    Presqu’un an après le limogeage de son directeur général, le géant minier semble toujours naviguer à vue, entre opacité et corruption, après le renvoi du directeur général  de la Gécamines, Ahmed Kalej Nkand, pour des motifs essentiellement politiques.
    « Albert Yuma, le tout puissant président  du Conseil d’administration de la Gécamines, avait annoncé un ambitieux programme de production sur 16 mois. Un plan de développement qui semble toujours au point mort », selon les Pakar.
    Plan de relance en panne
    Le constat de ce parti politique katangais est sans appel pour la gestion de l’entreprise minière : « une production quasi nulle, des unités à l’arrêt comme dans le concentrateur de Kambove, des contrats toujours aussi opaques, des finances dans le rouge et une situation sociale calamiteuse (accumulation d’arriérés de salaires, mise à la retraite sans paiement, travailleurs clochardisés…) ».
    Le programme de relance de la Gécamines prévoyait une production totale de 51.000 tonnes de cuivre, soit une moyenne de 3.000 tonnes par mois
    « En outre, 34 millions de dollars ont été prévus pour financer le projet », indiquent les Pakar qui critiquent un « programme mal conçu et mal ficelé ».
    « Huit mois après le lancement de ce programme, la production ne dépassait pas 7.200 tonnes, contre les 23.500 tonnes prévues. Seulement 28% du programme avaient été réalisés. Le programme d’Albert Yuma s’achemine vers un échec », envisagent-ils.
    Deux projets de construction avaient été mis sur pied pour soutenir ce programme : l’un à Kanfundwa et l’autre à Shituru. Ces deux modules devaient contribuer à la production à hauteur de 15.200 tonnes de cuivre. Pour le moment, ils ne sont toujours pas encore opérationnels.
    Gabegie financière
    Le rapport des Pakar dénonce les pratiques peu orthodoxes de la Gécamines avec certains de ses fournisseurs.
    Parmi les exemples cités, il y a celui de TCB (Technology Business Company) qui a été payé de 600.000 dollars pour l’achat de pièces de rechange pour réhabiliter le concentrateur de Kambove. Visiblement, ce fournisseur n’avait jamais passé un si gros contrat avec la Gécamines.
    Le Directeur financier avait alors refusé de payer à l’avance ce fournisseur dont « la notoriété et le professionnalisme n’étaient pas encore prouvés ». Mais, la somme a tout de même été décaissée par la Direction générale (DG), pendant un déplacement du Directeur financier.
    Selon le rapport, « non seulement le fournisseur a livré des pièces de rechange d’occasion récupérés dans un concentrateur de Zambie, mais surtout ces pièces se sont révélées non conformes ». Résultats : le concentrateur de Kambove est à l’arrêt et continue à connaître des problèmes, « malgré les sommes énormes dépensées ».
    « Dans cette affaire, les Pakar pointent la proximité entre le fournisseur et le DG par intérim, Jacques Kamenga Tshimwanga, tous deux originaires du Bandundu. Les  nombreux concentrateurs de la région gérés par d’autres compagnies (Boss Mining, KCC ou CMSK), fonctionnent eux parfaitement, souligne le parti politique.
    « Gouvernance autoritaire »
    Qu’est-ce qui ne va pas à la Gécamines ? Les anciennes sociétés d’Etat sont devenues petit à petit des sociétés commerciales, gérées comme des entreprises privées avec pour objectif la productivité et la rentabilité.
    Problème à la Gécamines : « la productivité est chancelante et la rentabilité nulle», affirment les Pakar. En cause : les deux organes qui gèrent la société minière : le Conseil d’administration (CA) et la Direction générale (DG).
    Pour les Pakar, la cause de ces dysfonctionnements est à chercher du côté de la gouvernance de la société minière : « Depuis un certain temps, toutes les décisions ne sont plus prises de manière collégiale, mais unilatérale par le président du Conseil d’administration, Albert Yuma ».
    Le document dénonce une présidence autoritaire qui peut « chasser ou réprimander à son bon vouloir ». Certains contrats seraient  négociés par le président sans en référer aux autres membres du Conseil d’administration.
    La Gécamines serait donc gérée depuis Kinshasa et le rôle de Directeur général, réduit à celui d’un simple « garçon de courses ». De plus, le DG par intérim, Jacques Kamenga Tshimwanga, aurait peu de compétences dans le domaine minier.
    Sur les traces de la MIBA ?
    Pour apporter un éclairage plus tempéré à la charge des Pakar contre la gouvernance de la Gécamines, il faut aller chercher du côté de l’animosité quasi ancestrale entre « les Katangais » et « ceux de Kinshasa ».
    « Qu’avons-nous fait, nous Katangais, pour mériter un tel DG à la tête de notre Gécamines ? Il ne rate pas une occasion pour tirer à boulets rouges sur les Katangais », tempêtent les Pakar. En creux, il faut y voir la violente lutte d’influence au sein du « clan des Katangais ».
    Ce dernier vient en effet de jouer « un mauvais coup » au Katanga, en accélérant à marche forcée la décentralisation du pays, découpant la riche province minière en quatre nouvelles entités.
    Un contexte qui n’enlève rien des  inquiétudes des Pakar, recoupées et relayées par de nombreuses ONG locales et internationales sur la mégestion de la Gécamines. Le Pakar tire la sonnette d’alarme et demande « un audit indépendant » pour y voir plus clair sur la situation de l’entreprise minière.
    « Si rien n’est fait, la Gécamines risque de connaître le même sort que la MIBA, aujourd’hui à l’arrêt », préviennent en conclusion les Pakar.

    Le Potentiel

  • EXETAT 2015 : LES ELEVES LAUREATS RECUS PAR LE PREMIER MINISTRE

    EXETAT 2015 : LES ELEVES LAUREATS RECUS PAR LE PREMIER MINISTRE

    exetat 1-Après la publication officielle de la liste des meilleurs lauréats de Kinshasa, ce mercredi 15 juillet 2015 dans la matinée, par le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Son Excellence Maker MWANGU FAMBA, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a reçu en début d’après-midi, les lauréats des trois provinces éducationnelles.

    Son Excellence Augustin MATATA PONYO, a félicité ces élèves qui se sont distingués par leur performance lors des épreuves de l’Examen d’Etat, il y a 20 jours passés. Pour lui, ces enfants font la fierté de toute la nation congolaise et méritent la reconnaissance de la République.

    La première lauréate de Kinshasa, mademoiselle TAYAYE ILEY Julia, du Lycée Kabambare (Kin-Centre) avec 91% en Mathématique Physique. Elle est suivie de monsieur Cedrick NGOMI MUYUKA, de l’Institut Kimpoko (Kin-Est) avec 88% en Agriculture Générale et de monsieur BEBELA KASHALA Divin, du Complexe Scolaire Loupiots (Kin-Ouest)  avec 87% en Latin-Philo. Au total 94 meilleurs lauréats ont été publié pour la province de Kinshasa toutes les options confondues.

    Reçu dans la salle de réunion de la primature, ces élèves n’ont pas manqué de remercier le Premier Ministre pour son attachement au bien-être des enfants Congolais et particulièrement son appui à l’éducation.

    Interrogés sur le secret de leur réussite, les meilleurs lauréats ont relevé entre-autre l’assiduité aux cours et la détermination comme gage du succès réalisé.

    James IYOLO

  • Resultats Examen d’Etat 2015: 63% de taux de réussite à Kinshasa

    Resultats Examen d’Etat 2015: 63% de taux de réussite à Kinshasa

    exet2012-Le taux de réussite à l’examen d’Etat pour l’édition 2015 est de 63% dans la ville de Kinshasa. Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et initiation à la nouvelle citoyenneté, Maker Mwangu, l’a affirmé au début de publications des résultats de cette édition. Il a indiqué que ce score représente une hausse de 5% par rapport à l’édition dernière où Kinshasa avait enregistré un taux de 58%.
    La moyenne nationale pour toute la République démocratique du Congo était de 50% pour 2014.
    Maker Mwangu espère que les provinces se sont bien comportées pour élever ce taux.
    Selon lui, il y  a une amélioration dans l’ensemble des résultats produits par toutes les provinces.
    « L’amélioration est due au fait que nous mettons à la disposition des élèves des manuels scolaires. On ne peut pas étudier sans référentiel. Et là nous commençons à les avoir dans toutes les écoles. Et ça commence à nous donner les bons résultats », a souligné Maker Mwangu.
    Liesse dans la ville
    Une liesse est observée dans la ville depuis la publication des résultats de l’examen d’Etat.
    Les finalistes de différentes sections telles que la Pédagogie générale, la Littéraire et la Chimie-Biologie ont envahi les artères pour manifester leur joie.
    Pas de klaxons de véhicules et dérapages à signaler pour l’instant dans certains carrefours et dans les rues de Kinshasa. Tout se passe dans une ambiance de fête et dans l’ordre.
    Quelques scènes d’allégresse, cris de joie et sifflets sont observés sur certaines artères de la capitale.
    Des attroupements des finalistes des écoles secondaires sur les ronds-points de la Victoire et Huilerie provoquent des embouteillages.
    Les membres des familles et amis s’aspergent de la poudre sur leurs têtes. Des baffles sont installés au croisement des avenues Huilerie et Kabambare pour agrémenter cette demi-journée.
    Certains finalistes expriment leurs sentiments dans cet extrait sonore.​

    R.O

  • La RDC est théoriquement passée de 11 à 26 provinces

    La RDC est théoriquement passée de 11 à 26 provinces

    CARTE DE LA RDC
    CARTE DE LA RDC

    -La période du 27 au juillet 31 juillet décrété par le gouvernement de la RDC pour l’élection des gouverneurs de ces 26 provinces fait des vagues.
    Le nouveau découpage territorial qui se fait progressivement est en vigueur depuis le 11 juillet.  Deux premières provinces, la province Orientale et l’Equateur sont déjà disséquées.
    Eddy Isango a recueilli la réaction du député et président de la plate-forme de l’opposition « Forces acquises au changement (Fac) », Martin Fayulu.

    VOA

  • Accord HISTORIQUE sur le nucléaire iranien: “Cet accord est aussi fragile que les forces contre lui sont puissantes”

    Accord HISTORIQUE sur le nucléaire iranien: “Cet accord est aussi fragile que les forces contre lui sont puissantes”


    Accord historique sur le nucléaire iranien !

     

    Arracher un accord sur le nucléaire iranien fut un exercice périlleux. Le faire approuver, appliquer et respecter dans la durée risque d’être tout aussi ardu, prédisent les experts.

    L’Iran et les grandes puissances, réunies dans le groupe dit des 5+1 (Etats-Unis, Russie, France, Chine, Royaume-Uni et Allemagne), sont parvenus à finaliser mardi à Vienne un accord historique sur le nucléaire iranien, un dossier qui empoisonne les relations internationales depuis douze ans, a annoncé une source diplomatique proche des négociations.
    Un accord au bout de 21 mois de négociations

    “L’accord est conclu”, a indiqué cette source, alors qu’une réunion plénière “finale” suivie d’une conférence de presse a été annoncée pour 10h30 par l’Union européenne. Cette annonce intervient au terme de 21 mois de négociations et d’un round final de plus de 17 jours de négociations acharnées pour solder le dossier. Cet accord devrait rapidement permettre une levée des sanctions économiques que subit l’Iran depuis de nombreuses années. Selon un diplomate français cité par l’AFP, celle-ci pourrait survenir au début de l’année 2016.

    Les trois piliers de l’accord

    L’accord conclu repose sur trois piliers:

    Une limitation du programme nucléaire de l’Iran durant au moins dix ans
    La fin des sanctions internationales contre l’Iran
    Un renforcement des contrôles
    L’objectif est de garantir que le programme nucléaire iranien ne peut avoir de débouchés militaires, en échange d’une levée des sanctions internationales qui étouffent l’économie du pays. Le texte, qui autorise l’Iran à poursuivre son programme nucléaire civil, ouvre la voie à une normalisation des relations économiques et diplomatiques de l’Iran avec la communauté internationale, une perspective qui hérisse Israël et les puissances régionales sunnites au Moyen-Orient. Depuis le week-end, tous les acteurs assuraient que l’accord était quasi bouclé mais que des “décisions politiques” restaient nécessaires.
    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu: “Erreur historique”

    “D’après les premiers éléments qui nous parviennent, il est déjà possible de dire que cet accord est une erreur historique pour le monde”, a déclaré M. Netanyahu, depuis Jérusalem. Grâce à cet accord qui vise à empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire en échange d’une levée des sanctions qui étranglent son économie, “l’Iran va recevoir des centaines de milliards de dollars qui vont lui permettre de faire fonctionner sa machine de terreur, son agression et son expansion au Moyen-Orient et dans le monde entier”, a accusé M. Netanyahu.
    Le président iranien Hassan Rohani: “L’accord ouvre de nouveaux horizons”

    L’accord nucléaire auquel sont parvenus mardi l’Iran et les grandes puissances ouvre “de nouveaux horizons”, a affirmé le président iranien Hassan Rohani sur son compte Twitter. Maintenant que “cette crise qui n’était pas nécessaire” a été résolue, l’Iran et les grandes puissances peuvent “se concentrer sur les défis communs”, a-t-il écrit, allusion à la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique.
    Le Congrès américain devra approuver à une majorité des 2/3

    Arracher un accord sur le nucléaire iranien fut un exercice périlleux. Le faire approuver, appliquer et respecter dans la durée risque d’être tout aussi ardu, prédisent les experts.

    “Cet accord est aussi fragile que les forces contre lui sont puissantes”, souligne l’analyste Ali Vaez de l’institut International Crisis Group. “Il a des détracteurs de poids en Iran, aux Etats-Unis et dans la région.”

    L’accord entre Téhéran et les puissances occidentales, conclu mardi à Vienne, prévoit que Téhéran limite ses ambitions nucléaires pendant plusieurs années, en échange d’une levée progressive et réversible des sanctions internationales.

    Il a fallu quasiment deux ans de négociations acharnées pour en fixer les détails. Et maintenant, il doit être approuvé à Washington, Téhéran et au Conseil de sécurité de l’ONU.

    Le Congrès américain, contrôlé par des Républicains très méfiants envers l’Iran, a 60 jours pour l’examiner.

    Les parlementaires ne pourront bloquer l’application du texte qu’à une majorité des deux tiers. Les chances sont donc faibles qu’ils “mettent à terre un accord multilatéral”, estime Suzanne Maloney du think tank américain Brookings institution.

    Elle prévoit toutefois beaucoup de “postures” avant l’élection présidentielle de 2016.

    L’accord “sera très dur à vendre pour l’administration”, a déjà mis en garde le chef du groupe républicain au Sénat Mitch McConnell, prêt à en découdre avec le président démocrate Barack Obama.
    Le diable est dans les détails

    Si l’étape du Congrès est surmontée, la course d’obstacles se poursuivra lors de l’application sur le terrain de l’accord, qui s’étale sur une centaine de pages et fourmille de détails techniques.

    Téhéran s’est engagé à réduire de manière drastique ses capacités nucléaires (nombre de centrifugeuses, stock d’uranium enrichi…), de manière à rendre quasiment impossible la confection d’une bombe atomique.

    Or, le diable est dans les détails. “L’application d’un accord d’une telle complexité sur une période aussi longue ne peut être qu’imparfaite”, estime Ali Vaez. Pour lui, il faudra que les deux camps fassent preuve de “bonne volonté et communiquent bien” pour éviter les frictions.

    La vérification des engagements iraniens reviendra à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), un organe de l’ONU aux moyens limités, dont le rôle sera déterminant.

    “C’est essentiel de faire en sorte que l’AIEA ait les ressources suffisantes pour suivre et vérifier l’accord”, souligne Kelsey Davenport, de l’institut Arms control.

    Pour elle, il faut aussi que la levée des sanctions internationales, contrepartie des efforts de Téhéran, aient des conséquences concrètes dans le pays.

    “Il faudra encourager les entreprises et les banques à reprendre les affaires en Iran, certains pourraient encore être hésitants”, conseille l’experte. “Des progrès économiques tangibles seront importants pour encourager Téhéran à respecter ses engagements”.
    Beaucoup de choses à vérifier, “ce sera un processus très compliqué”

    Siavush Randjbar-Daemi de l’Université de Manchester juge aussi que “les choses pourraient aller de travers” au stade des vérifications.

    “L’AIEA, en tant qu’arbitre, aura beaucoup de choses à vérifier (…) ce sera un processus très compliqué”, dit-il, tout en s’inquiétant pour le respects des engagements une fois que les acteurs du dossier auront changé.

    En 2013, l’arrivée du président Hassan Rohani, élu sur la promesse d’une levée des sanctions, avait permis de relancer pour de bon les négociations avec les puissances occidentales.

    La relation construite au fil du temps entre les chefs de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et américaine John Kerry a aussi joué dans le dénouement.

    “Qu’est-ce qui va se passer quand Kerry quittera le département d’Etat et que Zarif sera remplacé?” s’interroge l’universitaire. “On n’en sait rien.”

    “Nous ne savons pas si il y a un changement de fond ou si c’est le face-à-face entre ces deux personnes qui ont permis cet accord”, remarque-t-il. “C’est le vrai défi.”

    RTL

  • RDC: le gouvernement fixe le calendrier des élections des gouverneurs

    RDC: le gouvernement fixe le calendrier des élections des gouverneurs

    BOSHAB-En République démocratique du Congo (RDC), les élections des gouverneurs des nouvelles provinces auront lieu dans la période allant du 27 juillet au 13 août. Ce calendrier a été rendu public, samedi 12 juillet, par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Evariste Boshab.

    Le calendrier, livré par Evariste Boshab, fixe les élections des gouverneurs des nouvelles entités dans la période allant du 27 juillet au 13 août. Quel est alors le rôle de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans ce processus de désignation des futurs gouverneurs ?

    « Dans notre pays, l’organisation des élections est de la compétence exclusive de la Céni. Mais politiquement, nous le gouvernement, nous devons dire que dans telle période, en tel endroit, ce qui doit être se fera », répond Evariste Boshab.

    De son côté, Baudouin Mayo Mambeke, député national de l’Union pour la nation congolaise (UNC), parti d’opposition, s’insurge.

    « C’est curieux de voir le gouvernement venir avec un calendrier pour les élections des gouverneurs des provinces. Le moins que l’on puisse dire est qu’en RDC, il n’y a pas de Constitution, il n’y a que la volonté d’une personne », a-t-il répliqué.
    Contactés par RFI, certains gouverneurs de province se disent soulagés par cette avancée et demandent que le processus respecte également le calendrier électoral fixé par la Céni, des élections locales à la présidentielle.

    RFI

  • Inculpation de Moussa Dadis Camara

    Inculpation de Moussa Dadis Camara

    camara DADIS-L’ancien dirigeant militaire Moussa Dadis Camara a été inculpé pour son rôle présumé dans un massacre en 2009 dans la capitale guinéenne.
    Plus de 150 personnes avaient été tuées lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des milliers de manifestants rassemblés au stade principal de Conakry.
    Partis de Conakry lundi pour entendre l’ancien chef de la transition sur son rôle présumé dans cette tuerie, les juges guinéens ont pu interroger Moussa Dadis Camara mercredi.
    A la suite de l’interrogatoire, qui s’est déroulé au tribunal de grande instance de Ouagadougou, l’ancien chef de la junte a été inculpé par des magistrats qui enquêtent sur cette affaire.
    Le porte-parole de son parti, Maxime Monimou, a déclaré à l’AFP que « Moussa Dadis Camara va désormais être entendu en tant qu’inculpé et non comme un simple témoin”.
    Cette inculpation intervient quelques jours après la visite en Guinée de la procureure générale de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, qui s’était félicitée de “progrès importants et encourageants” dans l’enquête.
    En 2009, des milliers de manifestants opposés a la candidature du Capitaine Moussa Dadis Camara à la présidentielle et réunis dans le stade de Conakry avaient été agressés par les militaires.
    Au moins 157 personnes avaient été tuées, des femmes avaient été violées et plusieurs dizaines de personnes sont toujours portées disparues depuis.

    BBC