Author: Don Kayembe

  • Airbus de Congo Airways bloqué à Dublin : Kinshasa privilégie « l’arrangement à l’amiable »

    Airbus de Congo Airways bloqué à Dublin : Kinshasa privilégie « l’arrangement à l’amiable »

    congo airways-Le gouvernement congolais a reconnu mercredi devoir quelque 10 millions d’euros à la société américaine Miminco LLC qui a fait saisir un Airbus de Congo Airways à Dublin. Trois jours plus tôt, Kinshasa a dépêché des émissaires dans la capitale irlandaise pour tenter de trouver un « arrangement à l’amiable ».

    « Le conflit remonte à l’époque de la guerre de libération [entre 1996 et 1997]. Des soldats zaïrois qui auraient été conduits par l’un des fils du maréchal Mobutu avaient occupé des concessions diamantifères de Miminco LLC dans le territoire de Tshikapa […] », dans le centre du pays, a expliqué Kin-Kiey Mulumba, ministre congolais en charge des Relations avec le Parlement et porte-parole par intérim du gouvernement de la RDC, lors d’un point de presse organisé le 26 août à Kinshasa.

    À la suite d’une procédure arbitrale conduite devant le Centre international des règlements des différends d’investissement (CIRDI), la RDC avait accepté en 2007 de verser  11,4 millions de dollars (10,1 millions d’euros) à la compagnie minière américaine pour mettre fin au litige. Mais depuis, seulement 1,3 million d’euros ont été payés. Ce qui a poussé Miminco LLC à saisir la justice irlandaise pour obtenir la saisie d’un Airbus A320 de la compagnie nationale congolaise Congo Airways qui se trouvait à l’aéroport de Dublin pour des entretiens.

    Kinshasa veut éviter la vente aux enchères de l’avion

    « Le gouvernement est de bonne foi et tient à la crédibilité pleine et entière du projet Congo Airways et veut dans ce litige un arrangement à l’amiable. Ici comme ailleurs, un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès », a affirmé Kin-Kiey Mulumba.

    Selon nos informations, Kinshasa a envoyé depuis le 25 août ses émissaires à Dublin pour rencontrer ceux de la compagnie Miminco LLC. « Nous n’avons pas d’intérêt à laisser clouer au sol plus longtemps l’avion de la compagnie nationale qui s’apprête à se lancer », a confié à Jeune Afrique un proche du Premier ministre congolais qui suit de près le dossier.

    À l’en croire, « les tractations sont déjà en cours à Dublin mais l’accord n’a pas encore trouvé parce que l’autre partie exige que le gouvernement lui paye la totalité de la créance dans l’immédiat ». Ce qui risque d’être compliqué pour Kinshasa qui estime avoir « d’autres contraintes financières ». « Mais le gouvernement est prêt à payer la somme due suivant un calendrier à convenir entre les deux parties », assure-t-il.

    « Nous espérons que l’Airbus de Congo Airways arrivera ce weekend à Kinshasa », poursuit-il, soulignant que les autorités congolaises vont « tout faire pour éviter la vente aux enchères » de l’Airbus de Congo Airways. « Un appareil acheté 25 millions de dollars [22,2 millions d’euros] qui risque de perdre sa valeur marchande si on en arrivait là », conclut-il.

  • RDC : mode d’emploi d’un casse-tête électoral

    RDC : mode d’emploi d’un casse-tête électoral

    CENI-RDC1-Au moins 10 scrutins sont prévus en RDC, à tous les niveaux, entre 2015 et 2016 selon le calendrier initial des élections publié à la mi-février. Sans compter l’élection des gouverneurs des nouvelles provinces. Jeune Afrique a fait le point sur l’état d’avancement de l’organisation de ce marathon électoral.

    « Aujourd’hui, personne ne peut affirmer que les différents scrutins prévus en RDC auront lieu dans les délais impartis », glisse un expert congolais qui a travaillé au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le pays s’apprête à se lancer dans un vertigineux marathon électoral qui doit, en principe, s’étendre sur 11 mois, soit d’octobre 2015 à novembre 2016.

    Seulement voilà, aucune échéance majeure prévue dans le calendrier global des élections n’a été à ce jour respectée.  Outre les moyens financiers à mettre à disposition de la Ceni (environ 744 millions d’euros), un arsenal juridique devait également être mis en place dans un délai bien déterminé. Ce qui n’a pas été fait dans le temps imparti. En conséquence, le chronogramme des scrutins devient difficilement tenable.

    • 25 octobre 2015 – Élections provinciales, communales et locales : « couplées » ou « découplées » ?

    – Les communales au suffrage direct

    Tout porte à croire que les élections communales et locales au suffrage direct en vue d’élire les conseillers communaux, les conseillers de secteur et de chefferie n’auront pas lieu à la date fixée. Ces dernières sont prévues le 25 octobre, le même jour que les provinciales.

    La Ceni attendait depuis des mois la promulgation de la loi portant sur la répartition des sièges pour ces scrutins locaux. Suivant le calendrier électoral, le président de la République devait en effet promulguer ce texte législatif entre le 6 et 20 avril, après son examen et adoption au Parlement. Mais ce n’est que le 11 août, soit avec quatre mois de retard, que le projet de loi a été adopté en seconde lecture au Sénat, l’opposition ayant boycotté la deuxième session extraordinaire consacrée à l’adoption du texte.

    Sa promulgation, intervenue le 25 août, permettra a priori une reprogrammation éventuelle du dépôt des candidatures, les premières échéances, fixées entre le 26 mai et le 28 juillet, étant largement dépassées.

    – Les provinciales

    Quant à l’élection des députés provinciaux qui doivent se dérouler le même jour, le dépôt des candidatures a bien eu lieu. La Ceni affirme même avoir enregistrés 24 191 dossiers – dont 23 518 déclarés recevables – pour les 711 sièges à pourvoir dans les 26 provinces du pays. Tous les partis, majorité et opposition, ont présenté des candidats pour ces scrutins aux enjeux importants. Les députés provinciaux élus au suffrage universel direct constitueront le corps électoral pour l’élection des gouverneurs prévue début 2016.

    Malgré cet engouement apparent, il serait hasardeux d’affirmer que les provinciales auront lieu à la date fixée. Les provinciales étant couplées aux communales et aux locales, elles pourraient pâtir d’un éventuel retard de ces dernières. À moins que les provinciales soient découplées des communales. « Pour des raisons financières, nous avions décidé de coupler le vote des députés provinciaux à celui des conseillers communaux et de secteur/chefferie. Aujourd’hui, la Ceni seule ne peut pas découpler ces deux scrutins. Il appartient donc à la classe politique d’en décider », avance déjà Jean-Pierre Kalamba, rapporteur de la Ceni.

    Les députés provinciaux élus au suffrage universel direct en 2006 auraient déjà dû être renouvelés en 2011 mais faute d’élections, ces derniers sont toujours en place.

    • Entre le 13 et 15 janvier 2016 – Élection des sénateurs : hypothétique

    Si les provinciales ne se tiennent pas dans les délais prévus, l’organisation des sénatoriales à la mi-janvier sera hypothéquée, étant entendu que les sénateurs sont élus au second degré par les députés provinciaux.

    « C’est pourquoi il faut à tout prix privilégier les élections provinciales et décaler les locales après les législatives et la présidentielle prévues en novembre 2016 », préconise notre expert électoral. Un point de vue largement partagé au sein de l’opposition congolaise, voire par certains partis de la majorité, qui prônent le report de tous les scrutins locaux, communaux et urbains.

    « S’acharner à organiser ces élections […] équivaudrait, sans doute, à se lancer dans une aventure qui ne donnerait au peuple qu’une illusion démocratique », prévient pour sa part Christophe Lutundula, député frondeur de la majorité.

    • Entre le 20 janvier et le 7 mars 2016 – Élections urbaines, communales et locales indirectes : report ? 

    Le calendrier global des élections a fixé au 20 janvier 2016 le vote combiné des conseillers urbains, des bourgmestres et des chefs de secteur au suffrage indirect. Mais comme leur corps électoral est celui issu des élections locales directes dont l’organisation a pris du retard, beaucoup d’observateurs se demandent s’il faut, ou non, reporter également ces scrutins locaux indirects.

    Pour l’heure, rien n’est acté. Du côté de la classe politique, deux tendances diamétralement opposées fourbissent encore leurs arguments. D’un côté, les partisans du report des élections urbaines communales et locales et les défenseurs de la « démocratie à la base », membres de la majorité au pouvoir pour la plupart, qui veulent mordicus que ces scrutins locaux, bien que complexes à organiser, se tiennent avant les législatives et la présidentielle.

    De l’autre, on maintient qu’il faut faire l’impasse sur les élections locales et repartir sur un nouveau cycle électoral en commençant par les législatives et la présidentielle. C’est notamment le cas à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de l’opposant historique Étienne Tshisekedi. Mais la Majorité présidentielle (MP, coalition au pouvoir) ne l’entend pas de cette oreille.

    La question sera sans doute au cœur du nouveau dialogue politique préconisé par le président Joseph Kabila. Mais pour l’instant, chaque partie campe sur ses positions.

    • 31 janvier 2016 – Élection des gouverneurs et vice-gouverneurs : compromise ?

    Quid de l’élection des gouverneurs ? Là encore, la machine électorale peine à s’enclencher. En attendant l’élection des gouverneurs prévue fin janvier, le gouvernement congolais avait pourtant décidé d’installer d’abord les nouvelles autorités provinciales pour les 21 « provincettes » issues du récent découpage territorial du pays.

    Non prévu dans le calendrier global des élections, ce scrutin a été d’abord fixé au 31 août, puis reporté au 6 octobre. Mais le 21 août, la Ceni l’a finalement renvoyé à une date ultérieure, prétextant « diverses contraintes » dans l’installation même de nouvelles provinces.

    Certains observateurs y voient une manœuvre de Kinshasa qui chercherait à nommer des administrateurs pour ces nouvelles provinces, en attendant l’élection des gouverneurs pour l’ensemble des 26 provinces du pays prévue le 31 janvier. Un scrutin dont l’organisation est elle aussi conditionnée par la tenue en amont des provinciales, les députés provinciaux étant les électeurs des gouverneurs.

    • 27 novembre 2016 – Législatives et présidentielle : « glissement » ?

    Un dernier inconnu de la série des scrutins attendus en RDC, c’est le respect des délais constitutionnels pour la tenue des législatives et de la présidentielle prévues le 27 novembre 2016. L’opposition politique craint que le pouvoir ne retarde volontairement ces élections pour prolonger le mandat de Joseph Kabila qui, en l’état actuel de la Constitution congolaise, ne peut plus se représenter à sa propre succession.

    Mais pour organiser toutes ces élections – surtout la présidentielle – dans les délais, la Ceni avait prévenu qu’il faudrait au préalable remplir « 23 contraintes externes liées à la mise en oeuvre du calendrier électoral ». Autrement dit, des « tâches » à accomplir par les institutions de la République et des partenaires internationaux avant la tenue des scrutins.

    Il s’agit à la fois des lois se rapportant aux élections qui devaient être votées et promulgués et des moyens financiers à mettre à la disposition de la Ceni. Si le gouvernement verse au compte-gouttes sa part du budget électoral, la contribution de la communauté internationale se fait toujours attendre.

    « Tout le monde redoute le glissement du calendrier électoral pour la présidentielle mais rien n’est fait pour respecter scrupuleusement les échéances prévues en amont », déplore l’expert électoral, ancien employé au sein de la Ceni.

    (Jeune Afrique)

  • Journalistes tués en direct : le tueur serait passé à l’acte en réponse au massacre de Charleston

    Journalistes tués en direct : le tueur serait passé à l’acte en réponse au massacre de Charleston

    virginia-shooting1-Vester Lee Flanagan, le tueur des deux journalistes de la chaîne de télé WDBJ7, a affirmé, avant de se donner la mort, avoir agi en réponse au massacre de Charleston.

    L’ancien collègue des deux journalistes abattus en direct mercredi 26 août, Alison Parker et James Ward, a envoyé une missive de 23 pages à la chaîne WDBJ7 news avant de passer à l’acte. Il y explique répondre œil pour œil au racisme, fil d’ariane d’un parcours accidenté.

    « Ce qui m’a fait craquer c’est la tuerie dans l’église », a écrit celui qui travaillait comme journaliste sous le nom de Bryce Williams, en référence à la fusillade survenue en juin dans une église de la communauté noire de Charleston (Caroline du Sud). Neuf paroissiens noirs avaient alors été abattus par Dylann Roof, un partisan de la suprématie blanche.

    « En ce qui concerne Dylann Roof ? […] Tu veux une guerre raciale ? Allons-y », a écrit Flanagan. Peu après avoir tué ses anciens collègues lors d’une scène qu’il a lui-même filmée et dont il a posté les vidéos sur les réseaux sociaux, @bryce_williams7 a encore, dans une série de tweets, expliqué son geste par le fait qu’ « Alison a fait des commentaires racistes » et s’est indigné du fait qu’elle ait été « embauchée malgré ça ».

    Vester Lee Flanagan est né en 1973, il était âgé de 42 ans. Diplômé de l’Université d’État de San Francisco en 1995, il a grandi à Oakland, en Californie, et dit avoir pendant toute sa carrière souffert de sa condition d’homme noir et homosexuel. L’auteur du manifeste explique par exemple avoir « souffert de discrimination, de harcèlement sexuel et de bizutage au travail ». « Il dit avoir été attaqué par des hommes noirs et par des femmes blanches […] pour le fait qu’il était noir et homosexuel », résume ABC News. Bryce Williams avait d’ailleurs poursuivi en justice ses deux victimes pour discrimination raciale, des accusations balayées par Jeffrey Marks, directeur général de WDBJ7.

    Un « homme malheureux »

    Ce dernier, qui qualifie M. Williams d’« homme malheureux », affirme l’avoir viré « après de nombreux incidents liés à sa violence ». Il avait rejoint la chaîne en mars 2012 et l’avait quittée manu militari en février 2013, raccompagné à la porte par la police. Durant son court passage chez WDBJ7, il s’est forgé une réputation à double tranchant : d’une part celle d’un « perturbateur » avec lequel « il est difficile de travailler », de l’autre celle d’un reporter « qui avait du talent et de l’expérience », se souvient M. Marks. Cela malgré un parcours professionnel haché, marqué par les allers-retours entre le journalisme et divers emplois. Avant d’être embauché par WDBJ7, il avait par exemple passé huit années sans faire de journalisme.

    Dans son manifeste, celui qui se décrivait sur les réseaux sociaux comme un témoin de Jéhovah, résume : « La fusillade dans l’église a été le point de basculement… mais ma colère s’est construite sur la durée. Je suis une poudrière humaine depuis un bon moment. Juste en attente d’un BOUM ».

    Jeune Afrique

  • RDC/élections locales: le président Kabila “réaffirme sa volonté d’amener le peuple aux élections”

    RDC/élections locales: le président Kabila “réaffirme sa volonté d’amener le peuple aux élections”

    Kabila-Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a promulgué mardi la loi sur la répartition des sièges nécessaire à l’organisation d’élections locales, indiquant qu’il réaffirmait ainsi sa “volonté d’amener le peuple congolais aux élections”.

    “En promulguant cette loi, le chef de l’État réaffirme à nouveau sa volonté d’amener le peuple congolais aux élections conformément au calendrier global rendu public par la Céni”, la Commission électorale nationale indépendante, indique une ordonnance lue mardi soir sur la télévision publique.

    L’opposition a plusieurs fois réclamé le report des élections municipales et locales prévues en octobre estimant que, très complexes, elles ne pourront se tenir à temps et retarderont les autres scrutins – y compris la présidentielle de novembre 2016, ce qui permettrait au président de rester en poste au-delà de la fin de son deuxième quinquennat-.

    Le projet de loi sur la répartition des sièges avait été rejeté en juin en première lecture par les députés de la majorité et de l’opposition qui avaient renvoyé au gouvernement sa copie, estimant que le texte était bâclé.

    Les députés ont adopté le texte le 25 juillet lors d’une session extraordinaire. Le 11 août, lors d’une nouvelle session extraordinaire, les sénateurs ont voté la loi à l’unanimité, mais sans l’opposition, qui a jugé la session anticonstitutionnelle.

    La Céni a publié en février un calendrier global du cycle d’élections qui doit commencer en octobre et s’achever en novembre 2016 avec la présidentielle. Elle attendait avec impatience la promulgation de cette loi, rappelant qu’elle faisait partie des “préalables” requis pour organiser les élections locales d’octobre.

    La RDC, où le climat s’est tendu à l’approche des élections, traverse une crise politique depuis la présidentielle contestée de 2011 qui a reconduit M. Kabila à la tête du pays. Depuis, aucune des élections prévues – dont les locales – n’a été tenue.

    La constitution congolaise interdit au président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter. Il ne s’est jamais exprimé publiquement sur ses intentions mais l’opposition et une partie de la majorité accusent son camp d’oeuvrer pour qu’il puisse briguer un troisième mandat ou se maintenir en poste au-delà du délai légal.

    (Avec AFP)

  • Côte d’Ivoire : 33 candidats enregistrés pour la présidentielle en octobre, un record

    Côte d’Ivoire : 33 candidats enregistrés pour la présidentielle en octobre, un record

    CI- Koulibaly_Bertin-Trente-trois candidats, dont trois femmes, ont déposé leur dossier pour l’élection présidentielle du 25 octobre en Côte d’Ivoire, cruciale pour la stabilisation du pays après la crise postélectorale de 2011 qui a fait 3.000 morts, a annoncé mardi la Commission électorale.

    “Au total, ce sont trente hommes et trois femmes qui ont fait acte de candidature”, souligne un communiqué du service de communication de la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne, chargée de l’organisation du scrutin.

    “C’est un record car c’est la première fois qu’on atteint ce nombre pléthorique”, a expliqué à l’AFP Gervais Coulibaly, vice-président de la CEI.

    En 2010, la CEI avait enregistré 20 candidatures à la présidentielle contre moins les années précédentes dans ce pays abonné aux élections multipartites qu’en 1990.

    Ouverts le 4 août dernier, les enregistrements des candidatures auprès de la CEI se sont clôturés mardi à 17 heures (GMT et locales).

    La CEI dispose désormais de 72 heures pour transmettre les dossiers de candidatures au Conseil constitutionnel ivoirien qui devra rendre publique la liste définitive le 10 septembre, soit 45 jours avant le scrutin.

    Outre Alassane Ouattara, candidat à sa propre succession et favori, l’ex-Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny et Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo, en pleine dissension, ont déposé leur candidature.

    Ces personnalités ont été suivies par Mamadou Koulibaly, fondateur du Lider et ancien président de l’Assemblée nationale sous Gbagbo, Amara Essy, ancien ministre des Affaires étrangères (1990-1999) de Côte d’Ivoire et le député de la majorité Bertin Konan Kouadio.

    Le scrutin sera ouvert à 7 heures (GMT et locales) et clos le même dimanche 25 octobre 2015 à 17 heures.

    Plus de 300.000 nouveaux électeurs (un nombre bien inférieur aux prévisions) se sont inscrits sur les listes électorales.

    Au total, la liste électorale définitive, dont la publication est attendue fin août, devrait comporter 6,2 millions d’électeurs environ.

    Alors que 5,7 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales du scrutin de 2010 – 4,6 millions avaient voté -, le dernier recensement de la population, effectué en 2014, faisait état de 8 à 9 millions de majeurs. Soit 2,3 à 3,3 millions de nouveaux électeurs potentiels

    En 2010-2011, plus de 3.000 Ivoiriens avaient été tués en cinq mois de violences causées par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

    (Avec AFP)

  • Burundi: le nouveau gouvernement a prêté serment

    Burundi: le nouveau gouvernement a prêté serment

    Burundi-gouvernement-Le président burundais Pierre Nkurunziza, investi le 20 août dernier, a nommé lundi soir les membres de son nouveau gouvernement. Les ministres ont prêté serment ce mardi 25 août 2015, en matinée, dans le palais des Congrès de Kigobe, à Bujumbura.

    Lundi, vers 23 h sur les ondes de la radio nationale burundaise, la présidence a annoncé la nomination de son nouveau gouvernement. Un gouvernement composé de 20 membres. Cinq ministres ont été reconduits, notamment le ministre des Relations extérieures, Alain Aimé Nyamitwé.

    Cinq ministres pro-Rwasa font leur entrée dans ce nouveau gouvernement. Ils héritent du ministère de la Jeunesse et des Sports, de la Fonction publique, des Transports et travaux publics, de la Gouvernance et du Développement communal. Des ministères plus économiques que politico-sécuritaires.

    Alors que le président Pierre Nkurunziza avait évoqué la modification de l’article 129 de la Constitution pour pouvoir former un gouvernement d’union nationale, celui-ci n’a pas été révisé. Cet article pose deux conditions à l’entrée au gouvernement : appartenir à un parti politique et obtenir plus de 5 % des voix.

    Si la coalition d’Agathon Rwasa, Amizero, a largement dépassé les 5 %, elle reste une coalition d’indépendants. Mais pour le conseiller en communication de la présidence, Willy Nyamitwé, la Constitution a été respectée, car cette coalition peut être considérée comme une formation politique, explique-t-il.

    Parmi les nominations marquantes de ce gouvernement, l’entrée du commissaire de police-chef Alain Guillaume Bunyoni, secrétaire permanent du Conseil national de sécurité. Depuis la mort du général Adolphe, il est devenu la pièce maitresse du président Nkurunziza.

    Autre nomination à noter, celle de la nouvelle ministre de la Justice, une juge de la Cour constitutionnelle qui a validé la candidature de Pierre Nkurunziza. Pour ce qui est des quotas ethniques et de genre fixés par les accords d’Arusha, ceux-ci ont bien été respectés.

    RFI

  • Elections en RDC: les retards s’accumulent

    Elections en RDC: les retards s’accumulent

    CENI-En RDC, les retards se mutliplient pour organiser les sept scrutins prévus avant la présidentielle de 2016. Dernier exemple en date, l’élection des gouverneurs dans les 23 nouvelles provinces de la RDC. Initialement prévue le 31 août puis reportée au 6 octobre, cette élection pourrait être une nouvelle fois reportée du fait d’un certain nombre de problèmes dans l’installation de ces nouvelles provinces.

    Pour la Commission électorale indépendante, il n’y a pas de report de l’élection des gouverneurs mais des problèmes qui empêchent l’organisation de ce scrutin dans l’immédiat.

    D’abord la nécessité que les nouvelles assemblées provinciales siègent et qu’elles adoptent un bureau définitif. Car c’est ce bureau qui est chargé d’organiser ces élections. Or les assemblées ont clôturé leur session extraordinaire sans avoir adopté de bureau. Et il n’est pas clair quand elles siègeront à nouveau. Ce qui pose donc la question de savoir quand pourront avoir lieu les fameuses élections des gouverneurs des 23 nouvelles provinces, auxquelles se présentent 86 candidats.

    Mais cet exemple, n’en est qu’un dans la longue liste des retards qui s’accumulent. La loi sur la répartition des sièges pour l’organisation des locales. Attendue en mars, elle n’a été adoptée qu’en août et aux forceps. Idem avec le plan de décaissement exigé par la Céni. Le gouvernement n’a toujours pas annoncé quel budget sera alloué à quel scrutin.

    Résultat, presque tous les observateurs s’accordent à dire qu’il est sera impossible désormais d’organiser les deux autres élections prévues en 2015 : celle des députés provinciaux et celle des conseillers communaux.

    Du côté de la Céni, on se dédouane de toute responsabilité. Les 23 contraintes pour organiser toutes ces élections avaient été clairement listées dès février, affirme-t-on.

    Ces retards vont-ils avoir un effet domino sur les autres scrutins à venir ? En tout cas la crainte d’un glissement est là, partagée par toute l’opposition. Et pour de nombreux observateurs indépendants, le report de l’élection présidentielle prévue en novembre 2016 serait déjà en cours.

    RFI

  • 3ème mandat de Kabila: les médias publics accusés de partialité

    3ème mandat de Kabila: les médias publics accusés de partialité

    joseph_kabila-L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) a adressé une lettre ouverte au président congolais Joseph Kabila pour dire son opposition à éventuel un troisième mandat du chef de l’Etat, jugé anticonstitutionnel. L’organisation dénonce également une instrumentalisation des médias publics par les partisans du troisième mandat.

    C’est une nouvelle pierre que vient de jeter l’Asadho dans le débat autour de la question d’un éventuel troisième mandat de Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo. Dans une lettre envoyée lundi au président (reprise en intégralité sur plusieurs sites congolais), l’Asadho dénonce les « appels à la violation de la Constitution ».

    L’Asadho demande à Kabila de « rappeler ses troupes à l’ordre »

    Interrogé par RFI, Jean-Claude Katende, président de l’association de défense des droits de l’homme, fustige notamment les interventions régulières des proches du président Joseph Kabila, qui lancent des appels à un troisième mandat, notamment sur la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

    « La RTNC est une institution publique, financée par les contribuables congolais. Nous ne pensons pas qu’il soit acceptable que l’on se serve de cet outil, qui appartient à tous les Congolais, pour appeler à la violation de la Constitution », dénonce Jean-Claude Katende.

    L’Asadho pointe « le silence du président de la République, qui ne rappelle pas ces troupes à l’ordre ». Selon l’association, M. Kabila laisse faire les appels à une candidature de sa part à un troisième mandat, « alors que cette possibilité ne lui est pas reconnue par la Constitution de notre pays ».

    L’exemple burundais et la crainte des violences

    « Si la situation dégénère, ce sont nos vies qui vont être affectées », justifie Jean-Claude Katende, qui pointe les risques d’une escalade comparable à celle qui touche le Burundi.

    Il faut que Joseph Kabila « se prononce de manière claire pour dire qu’il ne va pas briguer un troisième mandat, demande le président de l’Asadho. Parce que, pour nous, le troisième mandat risquerait de nous plonger dans la crise qui est connue aujourd’hui par le Burundi. »

    Et pour Jean-Claude Katende, les violences qui résulteraient d’une telle crise seraient « très grandes par rapport à ce qui se passe au Burundi ». Pour lui, « le peuple n’est pas prêt à accepter une nouvelle transition, qui serait conduite par le président Kabila, et encore moins un nouveau mandat ou un troisième mandat pour ce dernier ».

    RFI

  • France: les «héros du Thalys» faits chevaliers de la Légion d’honneur

    France: les «héros du Thalys» faits chevaliers de la Légion d’honneur

    FRANCE-TRAIN-SHOTS-U-S_0-Quatre Légions d’honneur ont été décernées ce lundi matin à l’Elysée. François Hollande a décoré les trois Américains et le citoyen britannique qui ont maîtrisé Ayoub el-Khazzani dans le train transfrontalier Thalys la semaine dernière. Le chef de l’Etat a pris la parole en préambule de la cérémonie, pour souligner qu’un carnage avait été évité de justesse grâce à la bravoure des passagers.

    « Au nom de la France, je tiens à vous remercier pour ce que vous avez fait. » Propos signés François Hollande, lundi 24 août 2015 à l’Elysée, et adressés aux quatre « stars » du jour, tous faits chevaliers de la Légion d’honneur. « Depuis vendredi, a dit le président français, le monde entier admire votre courage, votre sang-froid, votre esprit de responsabilité. Cette solidarité vous a permis à mains nues, je dis bien à mains nues, de maitriser un individu sur-armé et prêt à tout. Votre héroïsme doit être un exemple pour beaucoup, et une source d’inspiration. Face au mal qui est là, qui s’appelle le terrorisme, il y a un bien : celui de l’humanité. C’est celui que vous incarnez. »

    « Face au terrorisme, nos sociétés ne sont pas faibles, considère M. Hollande. Et elles ne seront jamais faibles tant qu’elles reteront unies. Elles ne seront jamais faibles tant qu’il y aura des femmes et des hommes courageux prêts à risquer leur vie. Vendredi dansd le Thalys, ces hommes étaient de toute nationalité. Un Anglais, des Américains, des Français ; tous ont formé une communauté humaine, celle du meilleur pour éviter le pire. »

    Allocution à la réception des sauveteurs du Thalys by Devenus des héros planétaires, les soldats américains Spencer Stone, 23 ans, et Alek Skarlatos, 22 ans, ainsi que leur ami Anthony Sadler, 23 ans, et le Britannique Chris Norman, 62 ans, ne sont pas les seules personnes à être décorées. Le Franco-Américain Mark Moogalian, 51 ans, blessé par balle pendant l’attaque et toujours hospitalisé, ainsi qu’un passager français de 28 ans ayant tenté d’arrêter le tireur, recevront également la plus haute distinction française ultérieurement. Les autorités françaises ont par ailleurs salué le rôle joué par un agent de la compagnie ferroviaire SNCF, en congés au moment des faits, mais dont Spencer Stone a relaté dimanche qu’il avait aidés à maîtriser le tireur.

    La cérémonie du jour à Paris ne fait pas dans la demi-mesure. Pour l’arrivée des quatre décorés, la garde républicaine française s’est mise au garde à vous dans la cour d’honneur de l’Elysée. Sont présents au palais présidentiel : le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, la ministre de l’Ecologie et des Transports Ségolène Royal, le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies. Il y a aussi quelques personnalités étrangères, comme le chef du gouvernement belge Charles Michel et l’ambassadeur des Etats-Unis en France, Jane Hartley.

    Les trois Américains n’ont pas fait de discours. Le Britannique Chris Norman, qui vit en France, s’est en revanche exprimé à la sortie. Il refuse d’être qualifié de héros, considérant simplement avoir fait ce qu’il fallait. « Je ne suis pas sûr que ça soit de l’héroïsme, a-t-il dit. Je crois que c’était ce qu’il fallait faire dans une situation de survie. J’espère que cela ne vous arrivera pas, mais je vous invite à vraiment y penser : “ Qu’est-ce que je vais faire si cela m’arrive ? Est-ce que je vais tout simplement rester figé, ou est-ce que je vais essayer d’être actif si l’occasion se présente ?  »

    rfi