Author: Don Kayembe

  • Découpage en RDC : ce qui va changer la vie des Congolais

    Découpage en RDC : ce qui va changer la vie des Congolais

    Nouvelle carte RDC-Le 30 juin, la RDC devrait passer de 11 à 26 provinces. Une « réorganisation territoriale » qui apportera de nombreux changements dans l’environnement social et politique des Congolais. Illustrations.

     Katanga : redécoupage au pas de charge
    Longtemps préconisé jamais réalisé. Vingt-sept ans après sa dernière expérimentation dans le Kivu, qui fut scindé en 1988 en trois ensembles, le découpage territorial est enfin effectif en RDC. À partir du 30 juin, jour commémoratif de son indépendance, le pays fait en principe – quelques jours de retard ne sont pas exclus – ses adieux à un système basé sur 11 provinces. Il en comptera désormais 25, plus la ville-province de Kinshasa, la capitale.

    Seules 6 des 11 provinces actuelles sont concernées
    Dès l’entrée en vigueur du découpage, seules six provinces – Bandundu et Équateur dans l’ouest du pays, Kasaï oriental et Kasaï occidental dans le centre, Province orientale dans le Nord-Est et Katanga dans le Sud – cesseront d’exister dans leur configuration actuelle pour laisser la place à vingt-une nouvelles entités (voir la carte ci-dessous).

    carte_decoupage rdc

    Le Grand Kivu, déjà scindé en 1988 à titre expérimental en trois ensembles (province du Nord-Kivu, Sud-Kivu et de Maniema), ainsi que le Bas-Kongo, rebaptisé Kongo central, et la ville-province de Kinshasa, capitale du pays, ne sont pas directement concernés par l’actuelle « réorganisation territoriale et administrative ».

    Une administration beaucoup plus proche des administrés
    Sur le papier, le découpage de la RDC en 26 provinces n’a jamais constitué un sujet de discorde dans la classe politique congolaise. Au contraire. Depuis bien des années, les Congolais sont quasiment unanimes sur la nécessité de rapprocher davantage l’administration des administrés dans un État quatre-vingt fois plus grand que la Belgique, son ancien métropole. Une réforme qui devait passer notamment par celle des territoires.

    En 1988, il était question de tenter l’expérience du découpage de manière progressive.
    Dans l’histoire récente du pays, une première tentative a eu lieu à l’époque de Mobutu à la fin des années 80. Kasongo Mukeya, coordonnateur du bureau d’études de l’Assemblée provinciale du Katanga, s’en rappelle : « C’était pendant le règne du Mouvement populaire de la révolution (MPR), parti-État. Il était question de tenter l’expérience du découpage de manière progressive, en commençant par une province où l’on pouvait avoir à la fois des entités qui se développent et celles qui ne parviennent pas à décoller ».

    Le choix fut alors portée sur le Kivu. Non seulement parce que cette province située dans l’est du pays remplissait les critères retenus mais aussi parce que c’était la province d’origine de Kithima bin Ramazani, alors secrétaire général du MPR. Mais le processus n’ira pas plus loin. Aucune autre province ne sera découpée. Même si les recommandations de la Conférence nationale souveraine (CNS), au début des années 90, et les résolutions du dialogue intercongolais de 2003 avaient vivement souhaité la poursuite de la mise en oeuvre du découpage du territoire national.

    « La RDC est composée de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la personnalité juridique. »
    L’idée est même reprise dans la Constitution de 2006 adoptée par référendum. Dans les dispositions constitutionnelles en vigueur en RDC en effet, il est disposé clairement que « la RDC est composée de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la personnalité juridique. » Il aurait fallu donc attendre près de 10 ans… À qui la faute ? « Au gouvernement central qui n’a pas donné les moyens aux anciennes provinces de préparer l’installation des nouvelles », accuse Ngandu Diemo, élu provincial de Bukama, dans le Haut-Lomami, l’une des futures provinces qui seront issues du Katanga.

    Plus de dirigeants locaux
    Un autre grief : la multiplication du nombre des dirigeants en province. « De 11 gouverneurs et quelque 110 ministres provinciaux, le pays s’apprête à avoir 26 gouverneurs et plus de 260 ministres provinciaux », s’alarme Bob Kabamba, professeur à l’Université de Liège et coordonnateur de la cellule d’appui politologique en Afrique centrale. « Un processus budgétivore », selon le chercheur qui se dit « sceptique sur la prétention selon laquelle le découpage fera gagner le pays en termes de gouvernance ».

    Ngandu Diemo abonde dans le même sens lorsqu’il dénonce « la précipitation dans la mise en oeuvre du découpage, sans penser à rendre disponibles les ressources financières nécessaires ». « À défaut d’avoir créé des infrastructures dans les nouvelles provinces, nous allons déloger les autorités locales actuelles : le gouverneur va prendre la résidence du commissaire de district, les ministres celle des administrateurs du territoire… », détaille-t-il.
    En revanche, aucun changement du côté des sénateurs qui représentent chacun leur province. L’élection de ces derniers en 2007 s’était en effet déroulée suivant la configuration de 26 provinces à venir. Idem pour les députés provinciaux.

    « Un nouveau niveau de taxation » sur la population
    Comme le processus du découpage n’a été prévu ni dans le budget annuel de l’État ni dans celui des provinces, beaucoup craignent que les nouvelles entités, en quête de ressources financières pour fonctionner, se payent sur la bête. « Il y aura sûrement un nouveau niveau de taxation sur les citoyens », craint le professeur Bob Kabamba.

    « Les nouvelles provinces ont été créées mais le budget de l’État est resté le même et ne pourra pas subvenir aux besoins de ces entités qui vont être mises en place », explique le chercheur. Conséquence : des populations devront mettre (encore) la main à la poche. D’autant qu’il y aura d’un côté des provinces très riches (Ituri dans le Nord et Lualaba dans le Sud par exemple) et de l’autre, des provinces très pauvres (Haut-Lomami dans le Sud, Bas-Uele, Haut-Uele, Équateur, Tshuapa, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi dans le Nord).

    « Une caisse de solidarité nationale est prévue », assure-t-on dans l’entourage de Salomon Banahumere, ministre congolais en charge de la Décentralisation. Problème : elle était déjà prévue avec les 11 provinces mais elle n’a jamais été inaugurée…

    JA

  • Kabila poursuit Katumbi pour « fraude douanière »

    Kabila poursuit Katumbi pour « fraude douanière »

    moise-katumbi-kabila-Moïse Katumbi et trois autres gouverneurs provinciaux de la RDC, ainsi qu’un ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, sont soupçonnés de fraude et de corruption. C’est ce qui ressort de la plainte déposée mardi par un conseiller spécial du chef de l’État congolais, que l’AFP dit avoir pu consulter le lendemain.

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    On le savait déjà. Dans le bras de fer qui oppose depuis quelques mois Joseph Kabila et Moïse Katumbi, tous les coups sont permis. Dernière illustration en date : la plainte pour corruption, fraudes et détournements déposée au nom du chef de l’État, le 23 juin, devant le parquet général de la République, par Luzolo Bambi, son conseiller spécial en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

    Une procédure qui viserait plusieurs personnalités dont le gouverneur du Katanga accusé de « fraude douanière », selon l’AFP qui a pu consulter mercredi le « document d’une vingtaine de pages ».

    Parmi les suspects, on retrouve également de très proches collaborateurs du chef de l’État, sur qui reposent des soupçons de corruption : Marcellin Cishambo, gouverneur du Sud-Kivu et ancien conseiller du président de la République, Gustave Beya Siku, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila récemment éjecté de son poste. Mais aussi Alex Kande, gouverneur du Kasaï occidental, dans le centre du pays.

    La « contre-offensive » du président

    « Joseph Kabila a bien choisi le moment pour passer à l’attaque, sachant que les trois gouverneurs visés quitteront leur fonction d’ici le 30 juin avec l’installation des nouvelles provinces », estime une source diplomatique à Kinshasa. D’autant que depuis début janvier, on s’attendait à une « contre-offensive » du chef de l’État, après les propos de Katumbi sur le ‘troisième faux penalty ‘[entendez l’opposition de ce dernier à un troisième mandat du président sortant, NDRL]. « Il avait même annoncé la couleur lorsqu’il s’était rendu à Lubumbashi, dénonçant la pauvreté des populations qui vivent dans une province minière et la plus riche du pays », ajoute notre source.

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    À ceux qui considèrent qu’il s’agit d’une stratégie politicienne pour barrer la route du palais de la Nation à Moïse Katumbi, à qui l’on prête des ambitions présidentielles en 2016, un proche du chef de l’État, comme souvent en RDC, répond par une question : « Que dira-t-on du cas de l’ancien directeur de cabinet du président [Beya] ou de celui de son ancien conseiller [Cishambo] qui sont également visés par la plainte présidentielle ? ». Et d’ajouter : « Il serait aujourd’hui malvenu de tenter de remettre en cause la justesse de l’action du président qui veut établir la lumière sur les malveillances financières dans le pays. »

    Katumbi « prêt à prendre ses responsabilités »

    Ce n’est pas la première fois que le pouvoir tente de saper l’image de Moïse Katumbi.
    Dans l’entourage du gouverneur sortant du Katanga, on ne se dit « pas surpris » par cette plainte. « Ce n’est pas la première fois que le pouvoir tente de saper l’image de Moïse Katumbi, rappelle l’un de ses conseillers. Déjà en 2010, une plainte avait été déposée à Bruxelles et à Londres par l’État congolais contre Katumbi pour blanchissement d’argent et achat d’armes. La procédure s’était soldée par un non-lieu ».

    Et à chaque fois, « c’est toujours Luzolo Bambi, à l’époque ministre de la Justice et aujourd’hui conseiller spécial du chef de l’État, qui est à la manœuvre. Et comme en 2010, le pays se trouve à la veille d’une présidentielle et on soupçonne Katumbi d’avoir des ambitions pour le scrutin », rappelle-t-il. Avant de lâcher : « On dirait qu’ils ont peur que Katumbi brigue la magistrature suprême. »

    À en croire ce conseiller du gouverneur, Katumbi est « serein » et attend que soient officiellement signifiées les accusations portées contre lui. « Il sait que c’est lui qui est visé : c’est lui le plat principal et les autres personnes citées ne sont que la garniture », explique-t-il, soulignant toutefois que le gouverneur du Katanga se dit « prêt à prendre ses responsabilités. » Sans donner plus de détails.

    JA

  • Elections en RDC: les divergences perdurent

    Elections en RDC: les divergences perdurent

    kabila_leon_et_aubin_minku-En RDC, voilà quinze jours que le président congolais a initié des consultations avec tous les acteurs de la société civile. Cette semaine, il a reçu les députés, les sénateurs, les patrons de presse et les étudiants. A chaque fois, le message est le même : il faut aller aux élections dans un climat apaisé et soutenir le processus de paix initié par le parti au pouvoir. Reste que les différentes personnalités que Joseph Kabila a rencontrées ont exprimé des points de vue divergents. Les plus flagrantes étant celles entre la chambre basse et la chambre haute.

    Pour le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, plus question de toucher au calendrier électoral. Toutes les élections sont importantes et il faut toutes les organiser.

    Mais cette exigence ne dit rien sur la façon de procéder pour respecter ce calendrier. Le gouvernement n’a toujours pas annoncé quelle somme sera débloquée pour financer les sept scrutins. Aucun matériel électoral n’a été commandé. Enfin, la loi sur la répartition des sièges, préalable à l’organisation des locales a été rejetée par les députés. Une session extraordinaire devrait être convoquée sous peu pour permettre l’adoption de cette fameuse loi.

    De son côté, le Sénat a eu des propos beaucoup plus critiques sur le processus en cours. Son président, Léon Kengo Wa Dondo, a proposé de revoir le calendrier pour le rendre plus réalisable, quitte à regrouper un certain nombre de scrutins. Il a aussi appelé à ce que l’enveloppe de plus d’un milliard de dollars pour financer les élections soit réduite.

    Enfin, selon lui, il faut absolument intégrer les nouveaux majeurs. Ces cinq ou dix millions de jeunes — personne ne sait exactement — devenus majeurs après 2011, pour qu’ils puissent voter à chacune des élections. Ces positions plutôt éloignées de celles de la majorité rappellent l’appartenance du président du Sénat à l’opposition.

    Face à ces divergences, Joseph Kabila a prévu d’organiser une réunion entre les deux chambres. L’objectif est d’harmoniser leurs positions, car ces divisions risquent de ne pas être tenables très longtemps. Cette réunion inter-institutionnelle devrait être organisée en début de semaine prochaine.

    rfi

  • RDC : l’industrie du bois accuse Greenpeace de vouloir mettre la forêt “sous cloche”

    RDC : l’industrie du bois accuse Greenpeace de vouloir mettre la forêt “sous cloche”

    bois1-La Fédération des industriels du bois (FIB) congolaise a accusé mardi des ONG internationales comme Greenpeace de vouloir mettre la forêt de la République démocratique du Congo “sous cloche” et de dénier à ce pays le droit d’exploiter cette ressource pour son développement.

    Greenpeace et l’ONG Global Witness veulent “mettre fin à l’exploitation forestière industrielle en République démocratique du Congo, mettre sous cloche les forêts congolaises”, a déclaré le président de la FIB, Gabriel Mola lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa.

    En mai, Greenpeace a appelé au boycottage du bois produit en RDC par l’entreprise à capitaux libanais Cotrefor, l’un des principaux groupes forestiers présents dans le pays, accusant celle-ci de maltraiter des employés, de ne pas payer tous ses impôts ou encore de dépasser ses quotas de coupe pour certaines espèces menacées.

    Global Witness a publié le 6 juin un rapport dénonçant “des illégalités généralisées en matière de gestion et d’opérations” dans le secteur industriels forestier congolais (bois destiné à l’exportation outre-mer).

    Pour M. Mola, les derniers rapports des deux ONG ne font que reprendre “de vieilles accusations et dénonciations n’ayant aucun lien avec la réalité” et cherchent “à ternir l’image de tout un secteur et d’un gouvernement qui s’emploient à mettre en place et à assurer une gestion durable du patrimoine forestier national”.

    M. Mola reproche par ailleurs à Greenpeace et à Global Witness de ne pas enquêter sur les ravages du secteur dit “artisanal”.

    En 2014, un rapport du cercle de réflexion britannique Chatham House estimait que près de 90% de l’exploitation forestière de RDC était illégale, tout en notant que la majorité de la production du pays était “artisanale”.

    Grande comme cinq fois la France, la RDC est l’un des pays les moins développés au monde et abrite plus de 60% des forêts denses du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après celui de l’Amazonie.

    Selon M. Mola, la superficie forestière concédée à l’exploitation industrielle représente moins de 10% de la surface forestière du pays (environ 160 millions d’hectares selon la Banque mondiale) et les entreprises de la FIB produisent quelque 300.000 mètres cubes de bois par an pour un chiffre d’affaires annuel global de 259 millions de dollars.

    Avec une surface forestière dix fois plus petite que celle de la RDC, la France a produit officiellement en 2013 près de 36 millions de mètres cubes de bois.

    AFP

  • Joseph Kabila dépose plainte contre la corruption

    Joseph Kabila dépose plainte contre la corruption

    kabila 1-La plainte a été déposée par le conseiller spécial du président en matière de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

    Le conseiller spécial du président Joseph Kabila, Luzolo Bambi avait prévenu lors de sa nomination à ce poste en mars qu’il fallait arrêter la corruption qui devenait endémique.

    M. Luzolo n’a pas indiqué qui est visé par la plainte. Mais il a affirmé que le président venait d’accomplir sa part de responsabilité et que la justice devait faire la sienne.

    La plainte a été motivée par de nombreuses dénonciations de détournements de deniers publics et de corruption dans presque dans tous les secteurs. La République démocratique du Congo (RDC) occupe la 154e place sur 174 pays dans l’indice annuel de perception de la corruption publié par l’ONG de lutte en faveur de la bonne gouvernance, Transparency International. Cet indice est publié en décembre de chaque année.

    VOA

  • Racisme aux Etats-Unis: la Maison Blanche veut briser les tabous

    Racisme aux Etats-Unis: la Maison Blanche veut briser les tabous

    USA-SHOOTING-SOUTH-CAROLINA_-Barack Obama prononcera l’éloge funèbre lors des obsèques du pasteur de l’église Emmanuel de Charleston qui se tiendront vendredi. Clementa Pinckney est l’une des neuf victimes du jeune suprématiste blanc qui a ouvert le feu dans l’église mercredi dernier. Le pays est toujours sous le choc près d’une semaine après ce crime de haine. Et le président Obama a alimenté la polémique en déclarant lundi que les Etats-Unis étaient loin d’être guéris du racisme, 150 ans après la guerre de sécession.

    Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

    « Il est temps de retirer le drapeau qui flotte sur les terres du Capitole. » Nikki Haley, gouverneure de Caroline du Sud, ovationnée, parle du drapeau confédéré, considéré comme le symbole des esclavagistes (voir encadré). Un drapeau qui flotte sur le monument aux morts de Charleston. Les appels au retrait de cette bannière se sont multipliés, lundi, dans l’Etat du Sud et ailleurs après le massacre commis la semaine dernière dans une église noire par un jeune suprémaciste blanc.

    Cette prise de conscience de l’élue républicaine s’inscrit dans le débat qui traverse les Etats-Unis depuis la tuerie de Charleston : le pays est-il toujours raciste ? Le jeune tueur présumé brandissant ce symbole sudiste sur une photo a choqué. Dylan Roof est inculpé pour crime de haine.

    « Nègre »

    Les élus conservateurs, qui jusque-là détournaient le regard lorsqu’il s’agissait de ce sujet tabou, réalisent que la communauté afro-américaine est décidée à porter le débat sur la place publique. Et surtout dans les urnes.

    « La discrimination n’existe plus, mais le problème du racisme n’est pas réglé », selonBarack Obama qui a ajouté à la polémique en prononçant le mot « nègre » dans un entretien. Le terme « nigger » en anglais a une longue histoire aux Etats-Unis et les hommes politiques s’interdisent habituellement de l’utiliser. Il est souvent remplacé par l’expression « N-Word ».

    En l’employant, le président américain a sciemment voulu nourrir un débat, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest. Le terme a été censuré par la plupart des médias. Une censure qui paradoxalement fait écho aux propos de Barack Obama : « Ce n’est pas parce qu’on est poli et qu’on ne dit pas “nègre” en public qu’on efface le racisme. »


    Le drapeau confédéré fait polémique chez les républicains

    Les propos de Nikki Haley tranchent avec les réactions prudentes de la plupart de ses collègues. Certains prétendants à la Maison Blanche, comme Ted Cruz ou Marco Rubio, ont refusé de prendre position dans le débat qui agite le pays depuis la tuerie. Selon les observateurs, il s’agit de ménager leur base électorale. D’après un sondage effectué en novembre dernier en Caroline du Sud, près des trois quarts des habitants blancs souhaitent que le drapeau continue à flotter devant le Parlement.

    Et il est fort possible que leurs vœux soient exaucés, car c’est le Parlement local qui doit se prononcer sur le destin du drapeau. Il faut réunir une majorité des deux tiers, ce qui est loin d’être gagné. Ces débats devraient se tenir durant le mois de juillet. La gouverneure, elle, fait pression sur son parti. Et les mentalités semblent évoluer. En témoignent les propos du chef des républicains en Caroline du Sud : « Nous ne pouvons pas changer notre passé mais améliorer notre avenir », a déclaré Matt Moore, qui se dit ainsi favorable à ce que le drapeau soit retiré.

    RFI

  • Video:Washington Forum du jeudi 18 juin 2015 : la controverse Béchir-CPI

    Video:Washington Forum du jeudi 18 juin 2015 : la controverse Béchir-CPI

    Le gouvernement sud-africain est accusé d’avoir violé la Constitution en laissant quitter son territoire le président du Soudan, Omar el-Béchir, recherché pour génocide. Que signifie l’affaire Béchir pour les relations entre l’Afrique et la CPI ?

  • Audio- MÉMOIRE D’UN CONTINENT :Comment enseigner l’histoire de l’Afrique aux enfants?

    Audio- MÉMOIRE D’UN CONTINENT :Comment enseigner l’histoire de l’Afrique aux enfants?

    Elikia-MBOKOLO-L’Histoire générale de l’Afrique, un monument impression de près de 10 000 pages, a été conçue au moment des indépendances et réalisée sous la direction de la première génération d’historiens professionnels africains.
    Cinquante ans après la création de l’OUA, devenue l’Union africaine, ce livre s’impose comme la référence et la base de l’identité africaine. De l’intention aux actes, comment faire pour transformer ce chef d’œuvre d’érudition en manuel d’enseignement ? Et comment enseigner cette histoire aux enfants d’un continent divisé en 54 Etats ?

    Avec Amadou Fall (Université Cheikh Anta Diop, Dakar), coordonateur de l’équipe des rédacteurs de l’utilisation pédagogique de L’ Histoire Générale de l’Afrique (UNESCO).

     

    rfi

  • Mondial 2015: Africaines mal préparées

    Mondial 2015: Africaines mal préparées

    cameroun-chine-Des entraîneurs africains affirment que la mauvaise préparation est à l’origine des faibles performances des équipes du continent au Mondial 2015 de football féminin.
    “Le jour où nous ferons une bonne préparation, une sélection africaine pourra remporter la Coupe du monde. Nous devons développer le football féminin en Afrique. Nous avons besoin d’une bonne organisation”, a commenté l’entraîneur de l’équipe du Cameroun, Enow Ngachu.
    “Nous devons aussi créer le plus grand nombre de clubs de football féminin”, a ajouté Ngachu après l’élimination du Cameroun par la Chine (1-0) en quarts de finale du Mondial, samedi, à Edmonton (Canada).
    L’Afrique a “des footballeuses talentueuses”, selon lui. “Le problème des équipes africaines, c’est la préparation. Si on continue à nous préparer de cette manière, les choses ne vont pas changer, ni au Cameroun, ni dans les autres pays africains.”

    Les équipes allemande et ivoirienne se sont affrontées lors des matchs de poule du Mondial.
    Le football féminin a également besoin d’un bon sponsoring, selon le technicien camerounais.
    Clémentine Touré, le sélectionneur de l’équipe de Côte d’Ivoire, partage son avis.
    “Nous sommes arrivées 72 heures avant notre premier match. Nous étions très fatiguées, après un long voyage de 15 heures”, a-t-elle réagi.
    “Nous devons corriger ces choses-là. (…) C’est un appel que je lance, pas seulement à notre fédération, mais à toutes les autres du continent”, a ajouté Touré.
    Le Cameroun, 53e au classement mondial du football féminin, est la seule équipe africaine ayant atteint les quarts de finale, après une défaite au profit des Japonaises, championnes en titre (0-1).
    Les Lionnes Indomptables ont ensuite battu l’Equateur (6-0) et la Suisse (2-1).
    Le Nigeria, 33e équipe mondiale, et la Côte d’Ivoire, 67e, ne sont pas allés au-delà des matchs de poule du Mondial.
    Les Nigérianes, neuf fois championnes d’Afrique, ont fait match nul avec la Suède (3-3), avant de s’incliner devant l’Australie (0-2) et les Etats-Unis (0-1).
    Les Ivoiriennes ont été sévèrement battues par l’Allemagne (0-10). Elles ont été ensuite dominées par la Thaïlande (2-3) et la Norvège (1-3).

    BBC

  • Le drapeau de la discorde

    Le drapeau de la discorde

    confederate_flag_south_carolina-Aux Etats-Unis, plusieurs personnalités politiques appellent à retirer le drapeau politique confédéré du Parlement de Caroline du Sud, symbole de l’esclavage.
    Mercredi, une église de la ville de Charleston, fréquentée par la communauté afro-américaine, avait été la cible d’une attaque ayant fait 9 morts.
    L’homme derrière ce massacre, un suprématiste blanc, avait rendu hommage à ce drapeau.
    Le drapeau confédéré est la fierté des Etats du sud pour ses défenseurs, et le symbole du racisme pour ses détracteurs.

    Depuis le meurtre de 9 personnes noires dans la ville de Charleston la semaine dernière, les appels à son retrait se multiplient.
    La gouverneure de la Caroline du Sud, Nikki Haley, a tenu une conférence de presse dans la journée et a qualifié ce drapeau de “symbole d’un passé brutalement tyrannique”.
    Dylann Roof, tueur présumé de neuf paroissiens noirs, avait brandi ce drapeau confédéré sur une image diffusée sur internet, pour justifier son crime.
    Samedi, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées à Columbia, capitale de l’Etat, pour exiger le retrait du drapeau.
    BBC