Le gouvernement sud-africain est accusé d’avoir violé la Constitution en laissant quitter son territoire le président du Soudan, Omar el-Béchir, recherché pour génocide. Que signifie l’affaire Béchir pour les relations entre l’Afrique et la CPI ?
Author: Don Kayembe
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Audio- MÉMOIRE D’UN CONTINENT :Comment enseigner l’histoire de l’Afrique aux enfants?
-L’Histoire générale de l’Afrique, un monument impression de près de 10 000 pages, a été conçue au moment des indépendances et réalisée sous la direction de la première génération d’historiens professionnels africains.
Cinquante ans après la création de l’OUA, devenue l’Union africaine, ce livre s’impose comme la référence et la base de l’identité africaine. De l’intention aux actes, comment faire pour transformer ce chef d’œuvre d’érudition en manuel d’enseignement ? Et comment enseigner cette histoire aux enfants d’un continent divisé en 54 Etats ?Avec Amadou Fall (Université Cheikh Anta Diop, Dakar), coordonateur de l’équipe des rédacteurs de l’utilisation pédagogique de L’ Histoire Générale de l’Afrique (UNESCO).
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Mondial 2015: Africaines mal préparées
-Des entraîneurs africains affirment que la mauvaise préparation est à l’origine des faibles performances des équipes du continent au Mondial 2015 de football féminin.
“Le jour où nous ferons une bonne préparation, une sélection africaine pourra remporter la Coupe du monde. Nous devons développer le football féminin en Afrique. Nous avons besoin d’une bonne organisation”, a commenté l’entraîneur de l’équipe du Cameroun, Enow Ngachu.
“Nous devons aussi créer le plus grand nombre de clubs de football féminin”, a ajouté Ngachu après l’élimination du Cameroun par la Chine (1-0) en quarts de finale du Mondial, samedi, à Edmonton (Canada).
L’Afrique a “des footballeuses talentueuses”, selon lui. “Le problème des équipes africaines, c’est la préparation. Si on continue à nous préparer de cette manière, les choses ne vont pas changer, ni au Cameroun, ni dans les autres pays africains.”Les équipes allemande et ivoirienne se sont affrontées lors des matchs de poule du Mondial.
Le football féminin a également besoin d’un bon sponsoring, selon le technicien camerounais.
Clémentine Touré, le sélectionneur de l’équipe de Côte d’Ivoire, partage son avis.
“Nous sommes arrivées 72 heures avant notre premier match. Nous étions très fatiguées, après un long voyage de 15 heures”, a-t-elle réagi.
“Nous devons corriger ces choses-là. (…) C’est un appel que je lance, pas seulement à notre fédération, mais à toutes les autres du continent”, a ajouté Touré.
Le Cameroun, 53e au classement mondial du football féminin, est la seule équipe africaine ayant atteint les quarts de finale, après une défaite au profit des Japonaises, championnes en titre (0-1).
Les Lionnes Indomptables ont ensuite battu l’Equateur (6-0) et la Suisse (2-1).
Le Nigeria, 33e équipe mondiale, et la Côte d’Ivoire, 67e, ne sont pas allés au-delà des matchs de poule du Mondial.
Les Nigérianes, neuf fois championnes d’Afrique, ont fait match nul avec la Suède (3-3), avant de s’incliner devant l’Australie (0-2) et les Etats-Unis (0-1).
Les Ivoiriennes ont été sévèrement battues par l’Allemagne (0-10). Elles ont été ensuite dominées par la Thaïlande (2-3) et la Norvège (1-3).BBC
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Le drapeau de la discorde
-Aux Etats-Unis, plusieurs personnalités politiques appellent à retirer le drapeau politique confédéré du Parlement de Caroline du Sud, symbole de l’esclavage.
Mercredi, une église de la ville de Charleston, fréquentée par la communauté afro-américaine, avait été la cible d’une attaque ayant fait 9 morts.
L’homme derrière ce massacre, un suprématiste blanc, avait rendu hommage à ce drapeau.
Le drapeau confédéré est la fierté des Etats du sud pour ses défenseurs, et le symbole du racisme pour ses détracteurs.Depuis le meurtre de 9 personnes noires dans la ville de Charleston la semaine dernière, les appels à son retrait se multiplient.
La gouverneure de la Caroline du Sud, Nikki Haley, a tenu une conférence de presse dans la journée et a qualifié ce drapeau de “symbole d’un passé brutalement tyrannique”.
Dylann Roof, tueur présumé de neuf paroissiens noirs, avait brandi ce drapeau confédéré sur une image diffusée sur internet, pour justifier son crime.
Samedi, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées à Columbia, capitale de l’Etat, pour exiger le retrait du drapeau.
BBC -

Le chef des services de renseignement rwandais arrêté à Londres
-Emmanuel Karenzi Karake, chef des services de renseignement du Rwanda, a été arrêté à Londres samedi par la police britannique en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne. Il a été inculpé en 2008 dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour génocide et crimes contre l’humanité. Il est accusé de nombreux crimes commis au Rwanda et en RDC pendant et après 1994, notamment l’assassinat de trois membres espagnols d’une association humanitaire.Cette arrestation intervient sept années après l’émission de mandats d’arrêt internationaux par un juge espagnol, et dix ans après le début des enquêtes en Espagne visant le chef des services de renseignement rwandais.
Le Foreign Office britannique a confirmé à RFI en début de soirée que Karake avait été arrêté samedi par la police métropolitaine, sans donner plus de précisions si ce n’est ce rappel des relations étroites et des nombreux intérêts partagés par le Rwanda et la Grande-Bretagne.
D’après l’avocat des parties plaignantes en Espagne, les services d’Interpol en Grande-Bretagne se sont tournés vers Interpol Espagne pour vérifier que les mandats d’arrêt internationaux étaient toujours actifs, ce que leur a confirmé le juge espagnol.
Accusations
Maître Jordi Palou Loverdos espère désormais que Londres acceptera d’extrader Emmanuel Karenzi Karake pour qu’il soit jugé en Espagne. « Il a été le chef des services renseignements militaires parallèles et secrets en 1994 et 1997. Ça coïncide avec beaucoup de tueries dans le pays pendant le génocide, mais surtout après le génocide et pas seulement au Rwanda, mais aussi au Congo [RDC, NDLR], souligne-t-il. Et pas seulement contre des personnes (espagnoles, rwandaises, hutues et congolaises), mais aussi des pillages systématiques dans l’est du Congo qui d’une façon ou d’une autre avait financé la guerre. »Il n’est pas impossible qu’Emmanuel Karenzi Karake soit de nouveau au cœur d’une brouille diplomatique. Il avait été commandant adjoint de la Minuad, la force hybride de l’Union africaine et de l’ONU au Soudan de janvier 2008 à avril 2009. Kagame s’était résigné à ce qu’il quitte son poste sous la pression de l’ONU, justement car son nom figurait sur une liste de quarante personnalités visées par la justice espagnole pour avoir commandité des massacres et des assassinats.
Kigali demande une « explication »
Le Rwanda a officiellement demandé une « explication » au gouvernement du Royaume-Uni sur les raisons de l’arrestation du général Karenzi Karake, alors que ce dernier allait s’embarquer dans un avion pour Kigali à l’aéroport de Londres. Cité par le quotidien rwandais New Times, le ministre rwandais de la Justice, Johnson Busingye, a expliqué que le chef des services de renseignements avait été présenté à un tribunal dimanche pour une audience d’identification et a été informé qu’il comparaîtrait à nouveau jeudi.
Il a ajouté que le gouvernement rwandais serait « surpris » si le général avait été arrêté dans le cadre de la procédure judiciaire espagnole, laquelle selon lui ne répond pas aux critères requis par Interpol et « dont la légitimité aurait été sérieusement mise en doute par la justice espagnole », concluant enfin que si c’était le cas, la procédure serait contestée devant les tribunaux.
■ Une figure clé de l’appareil sécuritaire rwandais
Agé de 54 ans, le général Emmanuel Karenzi Karake, dit « KK », est issu, comme le président Kagame, de la diaspora ougandaise. Il a fait partie des chefs militaires de la rébellion du FPR avant qu’elle ne prenne le pouvoir en 1994.
Il a ensuite toujours occupé des postes importants et avait été choisi de janvier 2008 à avril 2009 pour être numéro deux de la Minuad, la force hybride de l’Union africaine et de l’ONU, déployée au Darfour. C’est à cette période que le mandat d’arrêt espagnol a été émis provoquant des tensions entre le Rwanda et l’ONU.
Réputé pour son franc-parler, Emmanuel Karenzi Karake est brièvement tombé en disgrâce en avril 2010 et mis en résidence surveillée pour « mauvaise conduite » avant d’être libéré en novembre de la même année après avoir « demandé pardon ». Retour définitif en grâce en juillet 2011, lorsqu’il prend la tête des renseignements rwandais.
RFI
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Guinée : l’opposition obtient le report des élections
-La Céni (Commission électorale nationale indépendante) guinéenne a accepté d’annuler le chronogramme des élections communales qui constituait la condition de l’opposition pour reprendre le dialogue avec le pouvoir.Georges Gandhi Tonkara, membre de l’opposition guinéenne a déclaré à VOA Afrique que l’opposition a ainsi accepté de reprendre sa place à la table des négociations dès samedi car la “condition préjudicielle a été levée”.
L’opposant explique que la composition de la Céni sera une des questions qu’ils entendent débattre, mais aussi le fichier électoral. L’opposition souhaite que toutes les parties, aussi bien le pouvoir, l’opposition que la société civile, aient accès au fichier électoral, mais que sa gestion soit confiée à une partie extérieure comme l’Union européenne “pour qu’il n’y ait pas de tripatouillages”.La libération des personnes arrêtées, les délégations spéciales … et d’autres sujets devront aussi être abordées lors du dialogue avec le pouvoir, a-t-il insisté.
M. Tonkara regrette aussi qu’il y ait eu autant des morts avant de se mettre autour d’une table pour discuter de ces questions.
VOA
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RDC : une coalition de l’opposition exige une transition politique
-La Coalition des Congolais pour la transition (CCT) est le nom d’une plate-forme qui réclame une transition sur le modèle centrafricain au moment où des élections sont attendues en 2015 et 2016 dans le pays et un dialogue politique est en préparation.Emery Damien Kalwira, le leader de la coalition pour la transition, remonte à l’ancien président Mobutu Sese Seko, en passant par Laurent-Désiré Kabila et le fils celui-ci actuellement au pouvoir, le président Joseph Kabila, pour démontrer que toutes les tentatives de démocratiser le pays ont échoué.
Il estime qu’une transition dont le président et le Premier ministre ne devraient pas se présenter aux prochaines élections, doit être mise en place au terme des Etats généraux de la République qu’il suggère. Ces Etats-généraux devront, selon lui, être suivis d’une conférence constitutionnelle et d’un référendum.
M. Kalwira proposece schéma à la centrafricaine au moment où le président Joseph Kabila tient des consultations en vue d’une dialogue national avant les élections dont les locales sont attendues l’année en cours et la présidentielle ainsi que les législatives, en 2016.Une partie de l’opposition boycotte ce dialogue et accuse Joseph Kabila de manigancer de nouvelles manœuvres pour rester au pouvoir au-delà de la date constitutionnelle des élections.
La Constitution interdit à Kabila de briguer un troisième mandat.
Le pays vit sous une tension depuis les tentatives d’une modification de la loi électorale en janvier 2015 qui a causé des manifestions violentes au cours desquelles 42 ont été tuées, a admis le gouvernement.
VOA
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RDC: le gouvernement rétablit le signal des médias catholiques après cinq mois de coupure
-L’ONG congolaise Journaliste en danger confirme le rétablissement du signal mais dénonce la politique de deux poids, deux mesures.
Une dizaine d’autres médias dont le signal a été coupé le même jour et pour les mêmes raisons, n’émettent toujours pas. Ces médias, parmi lesquels CKTV de Jean-Pierre Bemba, avaient été coupés la veille de violentes manifestations contre une révision de la loi électorale qui aurait pu permettre au président Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat, fin 2016, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.
Les autorités avaient accusé les médias dont le signal était coupé, d’avoir relayé un appel de l’opposition à manifester contre le projet de loi électorale.
Le rétablissement du signal des médias catholiques a fait l’objet de discussions que l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo et le président Joseph Kabila ont eu le 2 juin dans le cadre des consultations en vue d’un dialogue politique convoqué par le chef de l’Etat congolais.
Une partie de l’opposition a rejeté le dialogue initié par le président Kabila.
Mgr Monsengwo appelé le dialogue la “voie royale et pacifique de sortie de crise”, mais a souligné tout de même que la Constitution devait être respectée.VOA
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RDC : un projet de loi “bâclé” sur les élections rejeté par le parlement
-Ces élections sont prévues pour le 25 octobre mais l’Assemblée nationale a rejeté le projet de loi sur les circonscriptions électorales et la répartition des sièges aux élections locales proposé par le gouvernement.Un front commun des députés de l’opposition et de la majorité contre le texte jugé bâclé.
Les députés ont rejeté le projet du gouvernement samedi et la session parlementaire s’est achevée lundi. La prochaine session ordinaire commence le 15 septembre, alors que les élections locales sont programmées pour le 25 octobre, en même temps que les provinciales.
Ces deux scrutins seraient les premiers à avoir lieu dans le pays depuis la présidentielle et les législatives de 2011 à l’origine de la crise politique que traverse le pays.
Entachées de nombreuses irrégularités, ces élections ont permis le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, à la tête de la RDC depuis 2001, et à qui la Constitution interdit de se représenter en 2016.
Le projet de loi portant sur la répartition des sièges aux élections locales a été rejeté parce qu’”il y avait trop d’incohérences et d’incongruités” dans le texte, explique à l’AFP Papy Nyango, membre du premier groupe parlementaire de l’opposition (UDPS et alliés).
“Ce projet de loi donne l’impression d’être le fruit d’un laboratoire visant à obtenir le chaos ou à défaut les prolongations”, ajoute M. Nyango.
Pour lui, comme pour d’autres élus de tous bords, l’insistance de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à vouloir programmer les élections locales – jamais tenues dans le pays depuis son indépendance en 1960 – avant la présidentielle de 2016 relèverait d’une stratégie destinée à retarder cette dernière échéance.
– Promesse d’obstruction –
Selon plusieurs analystes et hommes politiques congolais, les locales risquent de consumer tout le budget disponible pour les élections des 18 mois à venir, voire de réveiller nombre de conflits ethniques et fonciers latents, dans un pays dont la moitié Est reste déchirée par la violence de plusieurs groupes armés congolais ou étrangers.
Le projet de loi recalé portait “les germes de tensions en tous genres et dans toutes les provinces”, déclare Henri-Thomas Lokondo, député d’un petit parti de la Majorité présidentielle, pour qui le texte contenait nombre d’entorses à la loi sur la décentralisation et attribuait “arbitrairement” des sièges ici et là.
Mardi, le président de l’Assemblée nationale et chef de la majorité présidentielle, Aubin Minaku, a annoncé qu’une session extraordinaire serait bientôt convoquée, à la demande de M. Kabila.
Le président est d’avis qu’”il faut obligatoirement examiner et voter le projet de loi sur la répartition des sièges aux élections municipales et locales”, a déclaré M. Minaku.
Mais en cas de nouvelle présentation du projet à la Chambre, “nous irons de blocage en blocage”, avertit déjà M. Lokondo.
La querelle parlementaire a lieu alors que M. Kabila cherche à faire participer à un “dialogue national” une opposition récalcitrante. La présidence a fait savoir que cette table ronde pourrait être l’occasion de discuter du calendrier électoral, mais ses détracteurs le soupçonnent de chercher ainsi à gagner du temps pour retarder la prochaine présidentielle.
Le rapporteur de la Céni, Jean Pierre Kalamba, a déjà indiqué qu’il ne voyait “pas d’inconvénient” à ce que le calendrier des élections soit révisé.
Pour Jérôme Bonso, président de la Ligue nationale pour les élections libres et transparentes (Linélit), il n’y aura sans doute pas d’autre choix : selon lui, le retard pris dans l’organisation des élections locales est déjà tel que celles-ci ne pourront avoir lieu à la date prévue.
Avec AFP

