Author: Don Kayembe

  • Sommet de l’UA: le président soudanais a quitté Johannesburg

    Sommet de l’UA: le président soudanais a quitté Johannesburg

    BASHIR-ROBERT-C’est la fin, ce lundi, du 25e sommet de l’Union africaine qui se tenait à Johannesburg en Afrique du Sud. Un sommet où il a été question du Burundi, du défi migratoire, même si c’est un tout autre sujet qui a occupé les esprits. Il s’agit du cas d’Omar el-Béchir, le président soudanais, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide. A Pretoria, un tribunal doit se prononcer sur la demande de la CPI d’arrêter Omar el-Béchir, mais le président soudanais a déjà quitté le territoire, selon Khartoum.

    L’ambassade du Soudan affirme que le président Omar el-Béchir a décollé ce lundi 15 juin aux environs de midi. Des médias sud-africains ont vu l’avion présidentiel décoller d’un aéroport militaire de Johannesburg. Ils ont même pris en photo ce décollage. L’information a été confirmée à Khartoum ; le ministre d’Etat à l’Information, Yasser Youssef, déclarant à l’AFP que « l’avion du président Béchir a décollé de Johannesburg et doit arriver vers 18h30(15h30 GMT) ce soir. »

    Il y avait beaucoup d’incertitude autour de ce départ, beaucoup de déclarations contradictoires des autorités soudanaises. Le porte-parole, dimanche soir, affirmait que le président soudanais était déjà en route. Ce matin, le parti au pouvoir demandait aux partisans du président de l’accueillir en héros à Khartoum à la mi-journée. Des déclarations contradictoires qui faisaient finalement qu’on ne savait pas très bien où était Omar el-Béchir.

    La justice sud-africaine devait se prononcer ce matin sur cette affaire et avait appris que, malgré la demande d’interdiction de départ du territoire, les cinq postes frontière qui étaient concernés n’avaient reçu l’information que tardivement et que donc ces postes frontière seraient peut-être restés très opportunément ouverts. On sait que les autorités sud-africaines n’avaient que très peu l’intention d’arrêter Omar el-Béchir. C’est ce qui est ressorti des communiqués officiels, que cela vienne du parti au pouvoir (l’ANC) ou des communications des autorités sud-africaines elles-mêmes.

    Ce départ précipité est en tous les cas une violation de la décision rendue hier par la Cour de Pretoria et qui lui interdisait de quitter le territoire sud-africain. Ce matin, le juge en charge de l’affaire a demandé plusieurs fois au représentant de l’Etat si son arrêt avait été respecté et si Omar el-Béchir se trouvait toujours en Afrique du Sud, mais aucune réponse claire et officielle ne lui a été donnée. L’avocat du gouvernement a tout de même indiqué que le nom de Omar el-Béchir ne figurait pas sur la liste des passagers qui ont embarqué ce matin à l’aéroport de Waterkloof

    RFI

  • La justice sud-africaine se prononce lundi sur le sort d’el-Béchir

    La justice sud-africaine se prononce lundi sur le sort d’el-Béchir

    el-Béchir-La justice sud-africaine a provisoirement interdit dimanche au président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi par la Cour Pénale Internationale, de quitter ce pays d’Afrique Australe.

    Un tribunal sud-africain doit se prononcer lundi sur une requête de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye qui a demandé à l’Afrique du Sud d’arrêter le président soudanais Omar Hassan el-Bechir. Ce dernier assiste au sommet de l’Union Africaine (UA) à Johannesburg.

    Le tribunal a provisoirement ordonné dimanche au président soudanais de ne pas quitter l’Afrique du Sud. El-Bechir est recherché depuis plusieurs années par la justice internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

    Le gouvernement sud-africain a pourtant accordé l’immunitéà tous les dirigeants et délégués africains présents au sommetde l’UA.

    Les Etats-Unis ont exprimé leur « profonde préoccupation » face au déplacement effectué par el-Béchir en Afrique du Sud. Dans un communiqué, le département d’Etat américain a déclaré que les Etats-Unis « soutiennent fermement les efforts internationaux pour poursuivre les auteurs de génocide, de crimes contre l’humanité et crimes de guerre. À la lumiè

  • CPI appelle Pretoria à arrêter le président soudanais Omar el-Béchir

    CPI appelle Pretoria à arrêter le président soudanais Omar el-Béchir

    Omar el-Béchir-La Cour pénale internationale (CPI) a demandé dimanche à l’Afrique du Sud d’arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, qui participe au sommet de l’Union africaine à Johannesburg, et un tribunal de Pretoria a enjoint les autorités à ne pas le laisser quitter le pays tant que la justice n’aura pas statué sur son sort.

     

    Comme si de rien n’était, M. el-Béchir, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, a cependant pris place en début d’après-midi au premier rang des chefs d’Etats pour la photo de groupe, non loin du président sud-africain Jacob Zuma, hôte du sommet.

    Le jugement émis par le tribunal, saisi par une ONG, stipule que les autorités sud-africaines “doivent empêcher le président Omar el-Béchir de quitter le pays jusqu’à ce qu’une décision soit rendue par cette Cour”. L’affaire devait être examinée en urgence dimanche après-midi.

    Deux mandats ont été lancés par la CPI contre M. el-Béchir, en 2009 et 2010, en relation avec le Darfour, région de l’ouest en proie aux violences depuis 2003. Plus de 300.000 personnes sont mortes dans ce conflit selon l’ONU.

    Dans une décision rendue publique dimanche, la CPI indique avoir rappelé le 28 mai à l’Afrique du Sud son obligation statutaire, en tant qu’Etat membre de la Cour, d’arrêter et de lui remettre el-Béchir si celui-ci se rendait sur son territoire.

    Selon le document, l’ambassadeur d’Afrique du Sud aux Pays-Bas a rétorqué vendredi à la CPI, qui siège à La Haye, que son pays se trouvait face à des “obligations concurrentes” et que la loi “manquait de clarté”.

    Pour la CPI cependant, “il n’existe aucune ambiguïté ou incertitude quant à l’obligation incombant à la République d’Afrique du Sud d’arrêter et de remettre immédiatement Omar el-Béchir à la Cour”.

    Le président el-Béchir, 71 ans, au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1989 et réélu en avril avec 94% des voix pour un nouveau mandat de cinq ans, a depuis 2009 considérablement limité ses déplacements à l’étranger, privilégiant les pays n’ayant pas rejoint la CPI.

    – Burundi et immigration –

    Par ailleurs, le sommet de l’UA devrait être dominé par la crise au Burundi et la question des migrants. Les autres dossiers chauds du continent étant les mouvements islamistes armés qui menacent les États depuis l’ouest du Sahara jusqu’au Kenya, et la guerre civile au Soudan du Sud.

    Samedi, la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zuma a exhorté les parties en conflit au Burundi à renouer le dialogue pour mettre fin à la crise qui secoue le pays depuis la fin avril.

    “Nous voudrions encourager toutes les parties à s’engager dans un dialogue constructif, où l’intérêt du pays et de ses habitants, le bien-être et la vie des gens, la stabilité et la paix sont placés au-dessus de tout le reste”, a-t-elle déclaré.

    A l’approche des législatives du 29 juin et de la présidentielle du 15 juillet, le Burundi reste sous haute tension, après un mois et demi de contestation née de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat après dix ans de pouvoir.

    Le 26 avril, l’opposition, qui juge cette candidature anticonstitutionnelle, a lancé un large mouvement de contestation. Les troubles ont fait une quarantaine de morts et poussé plus de 100.000 Burundais à fuir vers les pays voisins.

    Le président Pierre Nkurunziza ne devrait pas être présent au sommet de Johannesburg.

    Les chefs d’Etat devaient entamer leurs travaux dimanche matin par une session à huis-clos consacrée aux questions de l’immigration et de la xénophobie.

    L’Afrique du Sud, hôte du sommet organisé dans le luxueux centre des affaires de Sandton à Johannesburg, s’est tristement illustrée en avril avec une nouvelle vague de violences xénophobes dirigées contre les ressortissants africains. Au moins sept personnes ont été tuées, mettant dans l’embarras le pays de Nelson Mandela, qui se veut officiellement une terre d’accueil pour les réfugiés du monde entier.

    A l’autre extrémité du continent, 1.800 personnes se sont noyées en Méditerranée depuis le début de l’année en tentant la traversée sur des embarcations surchargées, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    (AFP)

     

  • Nouvelle démission à la Fifa

    Nouvelle démission à la Fifa

    Walter_de_gregorio_-Le directeur de la communication de la Fifa, Walter De Gregorio, a démissionné jeudi de son poste “avec effet immédiat”.

    Arrivé à La Fifa en 2011, M. De Gregorio quitte son poste mais interviendra comme “consultant jusqu’à la fin de cette année”, a indiqué la Fifa dans un communiqué.

    Sa démission intervient une semaine après l’annonce il y a une semaine de la démission de Sepp Blatter qui sera effective d’ici fin 2015.

    Selon des sources de la BBC, Sepp Blatter lui a demandé de démissionner. Un article du magazine suisse Klein Report, dans lequel la stratégie de communication de la Fifa a été critiquée par un collaborateur de M. Blatter, est la source du conflit entre les deux hommes.

    L’instance de gestion du football mondial est secouée par une crise depuis l’arrestation le 27 avril de sept hauts responsables de la Fifa et l’inculpation de 14 autres pour corruption, racket et blanchiment d’argent.

    Ils sont accusés d’avoir accepté des pots-de-vin et des commissions estimées à plus de 150 millions de dollars sur une période de 24 ans.

    La police sud-africaine a également lancé une enquête préliminaire sur les présumés pots-de-vin estimés à 10 millions de dollars et versés par le pays pour l’attribution de l’organisation du Mondial de football 2010.

    BBC

  • Le traité de libre-échange Tripartite vu de RDC

    Le traité de libre-échange Tripartite vu de RDC

    EGYPT-WORLDBANK-Après cinq ans de négociations, 26 pays d’Afrique ont signé mercredi 10 juin un traité de libre-échange. Ce texte dont l’objectif est de renforcer les échanges commerciaux très marginaux entre ces pays d’Afrique de l’Est, du centre et du Sud est une nouvelle étape sur le long chemin vers l’intégration économique entre des pays au développement très divers. Exemple avec la RDC, pays très peu industrialisé et qui est l’un des rares pays francophones à faire partie de cet ensemble régional.

    Pour Kinshasa, dont l’économie est en pleine reconstruction, signer cet accord tripartite est une façon de prendre le train en marche, suivre les locomotives du continent comme l’Afrique du Sud et l’Egypte afin d’accélérer l’industrialisation balbutiante de ce pays, et se tenir prêt à entrer sur ce marché commun à l’horizon des 5-10 prochaines années.

    Gerome Kamwanga est l’un des conseillers en charge de la coopération au cabinet du Premier ministre. « En RDC, on a connu quand même beaucoup de problèmes. D’abord les pillages, puis la guerre, etc. Le tissu économique a été détruit, mais nous sommes en train de le reconstruire. Nous avons un programme moissonnant, qui est le programme de parc agro-industriel. Et là, il nous reste encore 21 parcs agro-industriels à développer. Donc, nous disons : nous sommes d’accord avec ce principe. Nous ne sommes pas encore prêts, on est en train de nous préparer, ça peut nous prendre 5-6 ans. Et puis au moment opportun, on va entrer. »

    Dans la même veine, une loi pour que la RDC adhère au protocole des investissements de la SADC est sur le point d’être adoptée. Une façon de s’aligner sur leurs procédures pour attirer les investisseurs.

    Mais beaucoup reste à faire. L’agriculture industrielle est inexistante, l’exploitation forestière est à terre. Seul le secteur minier porte l’économie, mais aucune transformation n’a encore lieu en RDC. Le chantier avant que le Congo puisse commencer à profiter de cemarché continental intégré est donc immense.

    ■ Pas de traité à l’Ouest

    Ce traité de libre-échange et la création d’une zone comprenant la moitié orientale de l’Afrique est aussi l’occasion de se demander ce qu’il en est à l’ouest du continent. Alors qu’en principe, beaucoup de facteurs vont dans le sens de l’intégration: monnaie et langue commune, droit du commerce commun, l’intégration économique régionale peine à y voir le jour.

    RFI

  • RDC : Kobler offre ses bons offices au dialogue national

    RDC : Kobler offre ses bons offices au dialogue national

    kobler-Le représentant de l’ONU en République démocratique du Congo a affirmé mercredi que son offre a pour but de permettre un dialogue national pour lequel le président congolais Joseph Kabila a entamé, le 1er juin, des consultations.

    Des élections apaisées dans le pays face à un climat politique tendu depuis le début de l’année est le but poursuivi, a expliqué Martin Kobler.

    Le numéro 1 de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a cependant reconnu que le consentement des parties à son offre était un préalable. “Pour danser, il faut être à deux”, a-t-il affirmé.

    Une partie de l’opposition se tient à l’écart de ces consultations, accusant le président Joseph Kabila de multiplier des stratagèmes pour se maintenir au pouvoir. Si la Constitution est respectée, M. Kabila ne devrait pas se représenter à l’élection présidentielle de 2016, car les mandats présidentiels sont limités à deux en RDC.


    La médiation qu’il propose se fera, selon M. Kobler, dans le cadre proposé par la communauté internationale à travers la résolution 2211 du Conseil de sécurité de l’ONU et à condition que la Constitution congolaise soit respectée.

    La résolution 2211, adoptée en mars, autorise la Monusco à promouvoir un dialogue politique en RDC afin d’ouvrir la voie à la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles.

    Au moins 41 personnes ont été tuées au cours des manifestations contre la révision de la loi électorale qui pouvait permettre de retarder l’élection présidentielle.

    Le pays est plongé dans une crise politique depuis la réélection de M. Kabila en 2011 à l’issue d’élections marquées, selon l’opposition, par des fraudes massives.

    VOA

  • RDC: les chefs religieux exigent un consensus sur le calendrier électoral

    RDC: les chefs religieux exigent un consensus sur le calendrier électoral

    Mgr NicolasDjomo-Le président Joseph Kabila les a reçus lundi à Kinshasa dans le cadre des consultations en vue d’un dialogue national.

    Le représentant de la Conférence épiscopale nationale du Congo  (Catholique), l’abbé Léonard Santedi a indiqué, après la rencontre avec le président Joseph Kabila, que les évêques étaient unanimes à réclamer un consensus sur le calendrier électoral.

    L’opposition dont une partie refuse de prendre part au dialogue initié par Joseph Kabila, avait, dans son ensemble, rejeté le calendrier électoral de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) et en avait proposé un autre.

    “Tout dialogue doit se faire dans le respect (…) de la Constitution et surtout des délais constitutionnels en ce qui concerne l’organisation des scrutins”, et il faut créer un “climat de confiance” nécessaire pour “réussir le processus électoral”, a insisté l’abbé Santedi.

    L’opposition accuse le président Kabila de manœuvrer en vue de se maintenir au pouvoir ou d’imposer un troisième mandat alors qu’il en a déjà accompli deux à la tête du pays et que la Constitution en fixe justement la limite à deux.

    Le chef de l’Eglise protestante, Mgr Marini Bodo, a, lui aussi, confirmé que le dialogue tournait  autour du calendrier des élections.

    La Céni vient de prolonger l’enregistrement des candidatures pour les élections locales que l’opposition boycotte dans sa grande majorité.

    Le président Kabila prévoit de recevoir mardi l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo dont les prises de position pèsent dans l’opinion nationale congolaise.

    (VOA)