Author: Don Kayembe

  • l’opposition divisée sur un dialogue politique proposé par Joseph Kabila

    l’opposition divisée sur un dialogue politique proposé par Joseph Kabila

    FelixTshisekedi1-Un émissaire du président Kabila fait le tour des partis de l’opposition, leur faisant part de la volonté du chef de l’État congolais d’ouvrir avec eux un “dialogue politique”. Mais pour les opposants, Kabila veut se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

    Des partis politiques regroupés dans une plate-forme ont déclaré lundi être opposés à ce dialogue.

    Martin Fayulu, député de l’opposition, a affirmé qu’il ne voyait, comme ses paires de la famille politique, aucune opportunité à tenir un dialogue « qui, au bout du compte, ne servirait qu’à une transition pour se partager les postes et laisser Kabila au pouvoir au-delà des élections dont la présidentielle est prévue en moins de 16 mois ».

    Une autre partie de l’opposition, celle dirigée par l’opposant historique, Etienne Tshisekedi, tient plutôt à ce dialogue.

    Félix Tshisekedi, le fils du leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), qui tient les commandes du parti en l’absence de son père, explique que le dialogue devrait permettre au président Joseph Kabila de remettre le pouvoir à Etienne Tshisekedi qui, selon lui, avait remporté les élections de 2011.

    Plus de 40 personnes ont été tuées en janvier dernier lors des manifestations contre une tentative de révision constitutionnelle qui aurait permis au président Kabila de briguer un troisième mandat.

    La Constitution limite à deux le nombre des mandats présidentiels et le président Joseph Kabila, vainqueurs de l’élection de 2005 et de 2011, ne devrait pas se représenter.

    (voa)

  • ”Le paracétamol tue la fécondité”

    ”Le paracétamol tue la fécondité”

    paracetamol_tablets-Des scientifiques de l’Université d’Edimbourg au Royaume-Uni révèlent dans une étude qu’une forte consommation du paracétamol par une femme enceinte pourrait nuire à la santé de la reproduction de l’enfant à naître.
    Ils se sont servis des souris auxquelles, ils ont implanté un tissu fœtal humain.
    Les chercheurs ont constaté que les souris auxquelles on avait donné du paracétamol pendant sept jours avaient des niveaux beaucoup plus faibles de testostérone.
    Cette hormone est essentielle pour le développement des organes reproducteurs mâles.
    L’organisme en charge de la santé en Grande-Bretagne estime que les femmes enceintes doivent prendre du paracétamol, seulement si c’est nécessaire et sur une période aussi courte que possible.

    (bbc)

  • RDC: la colère de l’ancien bâtonnier Jean-Claude Muyambo

    RDC: la colère de l’ancien bâtonnier Jean-Claude Muyambo

    muyambo-Jean-Claude Muyambo s’en va-t-en-guerre contre le procureur général de la République, Flory Kabange Numbi. L’ancien bâtonnier de Lubumbashi a décidé de contre-attaquer après plus de 110 jours passés en détention et il accuse plusieurs magistrats d’avoir violé leurs devoirs d’indépendance, d’impartialité et de diligence que leur impose le code d’éthique et de déontologie. Jean-Claude Muyambo parle d’arrestation arbitraire et de détention illégale.

    Jean-Claude Muyambo, le président du parti politique de la Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scod), a été arrêté le 20 janvier à Kinshasa aux petites heures du matin. Officiellement pour « stellionat », en droit belge, c’est-à-dire le fait d’avoir vendu un immeuble qui ne lui appartenait pas, et pour abus de confiance.

    Des faits pour lesquels il n’y a jamais eu de confrontation, ni avec un plaignant, ni avec un témoin à charge, explique l’ancien bâtonnier de Lubumbashi dans sa plainte datée de la prison centrale de Makala et adressée au numéro un du Conseil supérieur de la magistrature, également président de la Cour constitutionnelle.

    L’ancien bâtonnier de Lubumbashi affirme dans sa plainte que des ordres manifestement illégaux et des injonctions ont été donnés par le procureur général de la République. Il se dit même prêt à en produire des preuves. Pour Jean-Claude Muyambo, les dirigeants de l’Agence nationale des renseignements (ANR) ont été à la manœuvre dans toute cette affaire.

    (RFI)

  • Guinée: Cellou Dalein Diallo déçu de sa rencontre avec Alpha Condé

    Guinée: Cellou Dalein Diallo déçu de sa rencontre avec Alpha Condé

    ALPHA-CELLOU-Le président, Alpha Condé a reçu mercredi 20 mai au Palais, le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, pour un entretien d’une heure, un signe de détente dans la crise politique guinéenne. Les deux hommes ont évoqué la crise politique et notamment les exigences de l’opposition qui réclame la tenue des élections locales avant la présidentielle fixée par la Céni, au 11 octobre prochain. Le chef de l’Etat a écouté les arguments de l’opposant lui promettant de prendre des décisions après avoir consulté son camp.

    Personne dans la classe politique guinéenne ne voyait dans cette rencontre une solution miracle à la crise. Tout au plus espérait-on une relance du dialogue. Alpha Condé a patiemment écouté le chef de file de l’opposition pendant une heure et a promis d’examiner avec ses alliés politiques les revendications de Cellou Dalein Diallo.

    Une attitude qui a laissé ce dernier sur sa faim : « J’étais un peu déçu quand même parce que je m’attendais à ce qu’il y ait un échange entre nous. C’est-à-dire qu’il réagisse à mes propositions et que l’on puisse discuter un peu pour trouver les voies et moyens pour sortir de la crise. Malheureusement, il a dit que lui il m’écoute, il n’exprime pas son point de vue et qu’il va confronter mes analyses et mes recommandations à celles de la mouvance et qu’il fera savoir sa position par l’intermédiaire de ses ministres. »

    L’opposant souhaite notamment que le président Condé accepte de revenir au calendrier électoral initial qui prévoit la tenue des locales avant la présidentielle. L’opposition estime, en effet, que le contrôle des collectivités locales par des fonctionnaires nommés par l’Etat fait peser une ombre sur la transparence des élections. Les leaders de l’opposition vont désormais attendre les propositions du chef de l’Etat avant de décider ou non de reprendre leur mouvement de protestation.

    (RFI)

  • Halte à la manipulation: Le dialogue a été initié par l’Onu !

    Halte à la manipulation: Le dialogue a été initié par l’Onu !

    bemba-kamerhe-felix* Dans sa feuille de route dite “plan de sortie de crise”, Tshisekedi verse dans la Mp les Badibanga, Kamerhe, Bemba, Fayulu, Makila, Diongo…

     A l’analyse de la controverse observée autour de son initiative, la communauté internationale est certainement en train de se demander pourquoi a-t-elle préconisé l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région et la Résolution 2098, datés l’un du 24 février, l’autre du 28 mars 2013. La particularité de la Résolution est l’intégration, dans ses annexes A et B, des engagements pris pour la RDC et les Etats de la région des Grands Lacs dans l’Accord-cadre cosignés par des témoins Ban Ki-moon pour l’Onu, Nkosazana D. Zuma pour l’Ua, Armando E. Guebuza pour la Sadc et Edward Kiwanuka pour la Cirgl. En d’autres termes, le dialogue qui agite la scène politique n’est pas l’initiative du Président Joseph Kabila, comme tentent de l’insinuer, voire de l’affirmer plusieurs acteurs de l’Opposition…

                 Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et toutes les forces politiques et sociales qu’ils tractent le savent. Et avec eux tous les médias et tous les analystes qui disposent dans leur documentation des déclarations politiques y afférentes.

                La preuve est qu’à l’issue de son conclave du 6 au 11 juillet 2013 au centre Mama Mobutu de Limete, conclave boudé par l’Udps, l’Opposition politique avait posé les préalables formulés en ces termes : 

    1. Les parties prenantes devraient être invitées à discuter lors d’un ‘Dialogue Politique’ transparent et sans exclusive que le Président de la République aura à convoquer le plus diligemment possible ‘et non pas à créer’. Ce forum se réunira à Kinshasa, siège des institutions de l’Etat.

    2. Le Dialogue Politique devrait se tenir sous l’égide des Nations Unies. A cette fin, l’Envoyée spéciale du Secrétaire Général pour la Région des Grands Lacs, Madame Mary Robinson aura à accompagner les travaux à titre de témoin pour leur aboutissement  heureux. Le Président de la République du Congo, M. Denis Sassou N’Guesso, cosignataire de l’Accord-cadre et Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands  Lacs (CIRGL), devrait jouer l’indispensable rôle de facilitateur.

    3. Le Dialogue Politique aura pour mission de débattre : – les problèmes sociaux des Congolais; – le problème des violations massives de droits de  l’homme, de la violence fait à la femme, de l’enrôlement des enfants soldats, du pillage et du bradage des ressources naturelles, de la désorganisation de l’armée nationale, de la légitimité des Institutions, de l’enrichissement sans cause, des biens mal acquis; – les matières faisant l’objet des engagements auxquels le Président de la République Démocratique du Congo a librement  souscrits en signant l’Accord-cadre d’Addis-Abeba“.

                Les matières auxquelles allusion est faite consistent à “Continuer et approfondir la réforme du secteur de la sécurité, en particulier en ce qui concerne l’armée et la police; Consolider l’autorité de l’Etat, en particulier à l’est de la République démocratique du Congo, y compris en empêchant les groupes armés de déstabiliser les pays voisins; Effectuer des progrès en ce qui concerne la décentralisation; Promouvoir le développement économique, y compris au sujet de l’expansion des infrastructures et de la fourniture de services sociaux de base; Promouvoir la réforme structurelle des institutions de l’Etat, y compris la réforme des finances” et ” Promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de démocratisation“.

                Plus d’une fois, il nous est arrivé de trouver dans cet engagement un programme de gouvernement qui ne dit pas son nom.

                Comme pour y apporter sa contribution, l’Unc va aller plus loin en proposant dans son cahier des charges publié le 16 octobre 2013, soit 9 jours après la clôture des Concertations nationales, les termes de référence dont voici l’extrait essentiel :”1. Mettre fin à la guerre ; 2. Refaire la cohésion nationale ; 3. Parachever le processus électoral ; 4. Instaurer la bonne gouvernance pour répondre aux besoins sociaux de notre peuple ; 5. Jeter les bases d’une justice distributive ; 6. Mettre en place la Commission de Droit de l’homme et celle de la lutte contre la corruption;  7. Élaborer un modèle de la coopération régionale et internationale et faire des belligérants actuels des véritables partenaires économiques pour le développement de la sous-région et le bien être de nos populations respectives” et ” 8. Mettre sur pied une armée véritablement républicaine socle de l’État de droit“.

                L’Udps va se singulariser par une navigation à vue. Ce parti attendra le 25 novembre 2014, soit plus d’une année, pour se prononcer sur le dialogue. Son secrétaire général, Bruno Mavungu, signera à cette date pour les Forces politiques et sociales la déclaration ayant tout d’un cahier des charges pour programme de gouvernement. Les termes de références sont du reste les suivants :“1. résoudre la crise de légitimité au sommet de l’Etat; 2. mettre fin aux conflits armés;  3. impulser une véritable réconciliation nationale; 4. restaurer l’Etat de droit; 5. booster la bonne gouvernance;  6. éradiquer les antivaleurs (corruption, concussion, détournement des deniers publics, pillage des ressources naturelles” et “7. remettre le pays dans la voie de la vraie démocratie“.

                Sauf mauvaise foi, l’Unc et l’Udps savent qu’avec un tel programme exécutable à partir de 2013 ou de 2014, il faut compter presqu’un quinquennat pour l’achever, avec tout ce que cela implique comme conséquences politiques et juridiques.

    Plan de crise porteur de germes de crise

                Et voilà que le 15 décembre 2014, alors que Vital Kamerhe se rétracte en rejetant tout dialogue (après l’avoir ardemment réclamé), Etienne Tshisekedi adresse à Martin Koblër une lettre pour convoquer le forum sur base de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, muet sur la question. Car le dialogue est évoqué plutôt dans la Résolution 2098 !

                Qu’à cela ne tienne ! Le 26 février 2015, Bruno Mavungu rend publique la feuille de route de son président en soins de santé en Belgique. Il ressort d’emblée de ce plan un facteur de blocage volontaire : la bipolarisation des participants. Comme sous Mobutu entre 1990 et 1997. Voici l’argumentation développée : … le contentieux électoral de 2011 se trouve être la cause essentielle de la crise politique actuelle en République Démocratique du Congo. Il va sans dire qu’un dialogue pourra mettre autour d’une table :

    – Monsieur Etienne Tshisekedi et ses alliés pour le camp du changement ;

    – Monsieur Kabila et les siens pour le camp du statut quo ;

    – La modération sera assurée par l’Envoyé spécial du SG des Nations unies en RDC et chef de la Monusco, conformément à la Résolution 2147 du Conseil de sécurité de l’Onu…“.

                Ainsi, le plan de sortie de crise porte déjà les germes d’une nouvelle crise. Car, personne ne peut comprendre que l’Opposition institutionnelle, au sein de laquelle évoluent les Badibanga, Kamerhe (par son groupe parlementaire Unc et Alliés), Bemba (par le sien), Fayulu, Olenghankoyi, Makila, Bussa, Diongo et autres Mvuemba (pour ne citer que les plus politico-médiatiques) soit versée dans le camp du statu quo, donc de Kabila, et surtout personne de sensé ne peut un seul instant imaginer le Conseil de sécurité de l’Onu donner à Martin Koblër le go pour une telle aventure…

                En fait, on retrouve-là la marque déposée de Tshisekedi : ouverture-blocage !

     

    Le Chef de l’Etat a rempli sa part…

     

                Au-delà cependant des préoccupations protocolaires, surgit une interpellation.  Les documents évoqués dans cette chronique (Accord-cadre d’Addis-Abeba, Résolution 2098, Rapport final du conclave de l’Opposition au centre féminin Mama Mobutu, Cahier des charges de l’Unc, Cahier des charges des Forces politiques et sociales pour l’unité dans l’action) prouvent à suffisance que le dialogue a été initié par l’Onu.

                L’interpellation se situe à ce niveau : qu’adviendrait-il de tout accord ou de toute résolution qui engagerait demain la RDC dès lors que la classe politique fait exprès de tourner en dérision les partenaires extérieurs pour une initiative n’émanant pas des Congolais !

                On peut aujourd’hui tout reprocher au Président Joseph Kabila, sauf d’avoir fait contre mauvaise fortune bon coeur. Il a à son actif d’abord la tenue des Concertations nationales – dont la cérémonie de clôture le 7 octobre 2013 avait d’ailleurs  été rehaussée de la présence du Conseil de sécurité de l’Onu (preuve, si besoin est, que ce forum avait obtenu la caution de son initiateur originel), ensuite la mission confiée à son émissaire de prendre langue avec les forces politiques et sociales qui ont continué de réclamer le dialogue dans le format protocolaire de la Résolution 2098.

                L’Histoire retiendra alors cette évidence : le Chef de l’Etat a rempli, de son côté, sa part d’obligations vis-à-vis des partenaires pour ce qu’ils avaient demandé à la RDC tandis que du sien, l’Opposition a fait le choix délibéré de rejeter cette initiative.

                Peut-être a-t-elle déjà adhéré à l’option d’International crisis group figurant au point 19 de son récent rapport du 5 mai 2015. Icg demande à la communauté internationale, en cas ” d’importants retards et de violation flagrante du principe des deux mandats“, d’envisager la révision (lisez suspension) de la coopération structurelle et la révision du mandat de la Monusco (lisez mise sous tutelle de la RDC).

     

    Omer Nsongo die Lema

     

  • RDC: DHL condamné à verser 1,6 million de dollars à son ancien patron

    RDC: DHL condamné à verser 1,6 million de dollars à son ancien patron

    DHL-Le verdict est tombé, samedi 16 mai, dans l’affaire qui opposait Kabamba Mulangi, l’ancien directeur général de DHL pour la RDC, au transporteur international. Le tribunal du travail de Kinshasa a condamné DHL à verser plus de 1,6 million de dollars à son ancien employé au titre d’indemnités de fin de service. Mais l’affaire n’est pas terminée, un recours reste possible. Par ailleurs, une plainte pour malversation déposée par DHL court toujours contre Kabamba auprès du parquet général de La Gombé.

    DHLdoit verser plus de 1,64 million de dollars à Kabamba Mulangi, son ancien directeur général pour la RDC, au titre des indemnités de fin de service qu’on appelle décompte final. Cette somme a été calculée par des experts et confirmée samedi 16 mai par le tribunal du travail de Kinshasa qui avait été saisi après un échec de conciliation à l’Inspection du travail. A compter de ce verdict, DHL a trente jours pour s’exécuter.

    Les deux parties auraient décidé de faire appel du jugement. Les avocats de Kabamba considèrent que le tribunal a ignoré les dommages et intérêts de 11 millions de dollars, réclamés en faveur de leur client, alors que DHL parle d’une somme exagérée allouée à son ancien employé. Les avocats de la multinationale ont eux déjà saisi le parquet de La Gombé contre Kabamba Mulangi, pour malversations.

    Ce deuxième dossier, qui est lui encore sous examen, était destiné à bloquer le processus du tribunal du travail, selon les avocats de Kabamba Mulangi, qui parlent d’une action vexatoire avec des preuves qui ne sont pas avérées. Pour certains observateurs, la solution de cette affaire ne pourra être que négociée.

    (rfi)

  • Congo-Brazzaville: la police accusée d’exactions envers les étrangers

    Congo-Brazzaville: la police accusée d’exactions envers les étrangers

    brazza-En République du Congo, les autorités congolaises sont de nouveau accusées d’exactions envers les étrangers. Un an après l’opération à Brazzaville, la police a lancé depuis jeudi 14 mai une nouvelle opération « Mbata Ya Bakolo », cette fois-ci à Pointe-Noire, destinée à arrêter les immigrés en situation irrégulière et lutter contre la criminalité. Or la Commission diocésaine justice et paix (CDJP) et la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH) dénoncent ensemble toute une série de manquements.

    La police congolaise est une nouvelle fois épinglée pour son traitement des immigrés. Selon les deux organisations, les étrangers en situation irrégulière à Pointe-Noire, subiraient intimidations, menaces, violences, traitements dégradants et arrestations arbitraires.

    Franck Loufoua-Bessi, chargé de programme à la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH), parle de clandestins pris en charge, selon lui, dans des conditions inhumaines, sans accès aux soins, ni alimentation et sans sanitaires décents. « Il y a beaucoup de manquements. Ils sont traités comme des malfrats, à la vue du public. C’est comme un phénomène de foire », estime Franck Loufoua-Bessi, qui se dit surpris du déploiement de force, en ville avec« des engins et des armes de guerre ».

    Selon la radio publique, quelques 600 étrangers, surtout ouest-africains, ont été arrêtés jeudi et vendredi, principalement dans le 1er arrondissement, quartier cosmopolite de Pointe-Noire. Interrogé, le porte-parole de la police s’estime serein. Le colonel Jules Monkala Tchoumou parle d’une guerre des communiqués, tout en annonçant une conférence de presse, mardi 19 mai.

    L’an dernier, à Brazzaville, la même opération avait suscité un tollé suite à des exactions, en nombre, contre les ressortissants de République démocratique du Congo. Lors de cette opération, 250 000 d’entre eux avaient alors quitté le pays, jetant un froid diplomatique avec Kinshasa.

    (RFI)

  • RDC : l’opposition divisée sur un dialogue politique proposé par Joseph Kabila

    RDC : l’opposition divisée sur un dialogue politique proposé par Joseph Kabila

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-Un émissaire du président Kabila fait le tour des partis de l’opposition, leur faisant part de la volonté du chef de l’État congolais d’ouvrir avec eux un “dialogue politique”. Mais pour les opposants, Kabila veut se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

    Des partis politiques regroupés dans une plate-forme ont déclaré lundi être opposés à ce dialogue.

    Martin Fayulu, député de l’opposition, a affirmé qu’il ne voyait, comme ses paires de la famille politique, aucune opportunité à tenir un dialogue « qui, au bout du compte, ne servirait qu’à une transition pour se partager les postes et laisser Kabila au pouvoir au-delà des élections dont la présidentielle est prévue en moins de 16 mois ».

    Une autre partie de l’opposition, celle dirigée par l’opposant historique, Etienne Tshisekedi, tient plutôt à ce dialogue.

    Félix Tshisekedi, le fils du leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), qui tient les commandes du parti en l’absence de son père, explique que le dialogue devrait permettre au président Joseph Kabila et remettre le pouvoir à Etienne Tshisekedi qui, selon lui, avait remporté les élections de 2011.

    Plus de 40 personnes ont été tuées en janvier dernier lors des manifestations contre une tentative de révision constitutionnelle qui aurait permis au président Kabila de briguer un troisième mandat.

    La Constitution limite à deux le nombre des mandats présidentiels et le président Joseph Kabila, vainqueurs de l’élection de 2005 et de 2011, ne devrait pas se représenter.

    (VOA)

  • Burundi : retour au calme à Bujumbura

    Burundi : retour au calme à Bujumbura

    nkurunziza_buja-Dans un discours vendredi, le président burundais, Pierre Nkurunziza a estimé que le putsch manqué serait préparé de longue date.

    Pierre Nkurunziza a notamment lié le coup à un groupe armé en provenance de la RDC qui avait fait une incursion au Burundi en décembre 2014.

    Au lendemain d’une tentative de coup d’Etat manqué, le président burundais a été triomphalement accueilli à Bujumbura, la capitale par l’armée et ses partisans.

    La journée de ce samedi a été plutôt calme dans la capitale.

    Interrogés par la BBC, certains Burundais sont satisfaits du retour de M. Nkurunziza aux commandes, mais d’autres en sont inquiets.

    ‘’Nous avons été rassurés parce que nous nous sentions très mal. Nous remercions le chef de l’Etat d’être revenu. Il est revenu, la paix est revenue, et la sécurité est totale’’, s’est réjoui l’un d’eux.

    ‘’Il n’a rien dit de nouveau dans son discours. Ce ne sont que des mots pour intimider et déstabiliser le pays. Et surtout ramener les divisions ethniques qu’on avait dépassées’’, s’est inquiété un autre.

    La tentative de coup d’Etat a été condamnée par les pays de la région, par l’Union africaine, les Etats-Unis et les Nations Unies.

    Mais pour autant, ces organisations expriment leurs inquiétudes de voir le Burundi basculer dans une nouvelle vague de violences, si le président Pierre Nkurunziza persiste à vouloir briguer un troisième mandat.

    BBC

  • L’aéroport de Bujumbura fermé, le retour de Pierre Nkurunziza hypothétique

    L’aéroport de Bujumbura fermé, le retour de Pierre Nkurunziza hypothétique

    president burundais-L’aéroport international de la capitale burundaise est toujours fermé mercredi soir. Il est impossible de savoir qui contrôle le bâtiment qui a été vidé de ses agents.

    Le retour à Bujumbura du président burundais Pierre Nkurunziza, parti de Tanzanie où il devait assister à un sommet régional sur la crise dans son pays, semblait donc pour l’heure compromis.

    Les lumières de l’aéroport de Bujumbura était éteintes et les agents aéroportuaires quitter les lieux par bus.

    “L’aéroport est fermé, il n’y a pas d’avion”, a déclaré l’un de ces agents en partant.

    L’entrée de l’aéroport était barrée par des policiers et de nombreux militaires étaient à l’intérieur.

    Le journaliste de l’AFP n’a pas pu leur faire dire s’ils étaient loyaux au président Nkurunziza visé par le coup d’Etat ou derrière le général putschiste Godefroid Niyombare. Ce dernier avait un peu plus tôt annoncé la fermeture de l’aéroport et appelé la population à s’y rendre pour le sécuriser.

    Des centaines de manifestants qui s’étaient rassemblés devant l’aéroport en repartaient quand le journaliste de l’AFP est arrivé. Eux affirmaient avoir accepté de partir après discussion avec les militaires, qui les auraient convaincus qu’ils étaient derrière Godefroid Niyombare.

    “Bien sûr ce sont des hommes fidèles à Niyombare”, a déclaré à l’AFP l’un des manifestants. “C’est pourquoi nous avons accepté de partir”.

    La route principale menant à l’aéroport, un temps bloquée par des policiers extrêmement nerveux qui avaient forcé des journalistes à faire demi-tour, était rouverte à la circulation en début de soirée.

    Mais la situation restait globalement confuse à Bujumbura, où il n’était pas possible de savoir qui détenait les rênes du pouvoir. Aucun combat n’a été signalé dans l’immédiat entre factions rivales de l’armée dans la capitale.

    Avec AFP