Author: Don Kayembe

  • La rĂ©volution des oeillets au Burundi, oĂč la foule fraternise avec les militaires


    La rĂ©volution des oeillets au Burundi, oĂč la foule fraternise avec les militaires


    burundi-« Les militaires nĂ©gocient entre eux, mais nous avons bon espoir. Cela devrait aller
 »En dĂ©but de soirĂ©e, Innocent Muhozi, directeur de la radio tĂ©lĂ©vision nationale du Burundi, se montrait optimiste, certain que l’affrontement n’aurait pas lieu entre les militaires « putschistes » partisans du gĂ©nĂ©ral Godefroid Nyonbare et le dernier carrĂ© des fidĂšles du rĂ©sident Pierre Nkurunziza. Durant la journĂ©e en effet, on aurait pu craindre que l’armĂ©e se divise, non sur des lignes de fracture ethnique mais sur la fidĂ©litĂ© au chef de l’Etat. En effet, le gĂ©nĂ©ral Godefroid Nyonbare est, au mĂȘme titre que Pierre Nkurunziza un Hutu issu de la lutte armĂ©e menĂ©e par le parti au pouvoir, le CNDD et voici trois mois encore il se trouvait Ă  la tĂȘte des services de renseignement. Il avait Ă©tĂ© limogĂ© pour une raison trĂšs simple : ce militaire rĂ©putĂ© loyal et compĂ©tent, qui avait supervisĂ© l’intĂ©gration des ex rebelles au sein de l’armĂ©e nationale, avait averti la prĂ©sidence du fait que le « troisiĂšme mandat » rencontrerait une trĂšs large opposition et que poursuivre dans cette voie risquait de replonger le pays dans la guerre civile.
    Alors qu’il se trouvait en Tanzanie, le prĂ©sident Nkurunziza avait cependant refusĂ© d’accepter sa dĂ©position et annoncĂ© son intention de regagner son pays. Mais ce plan fut trĂšs rapidement dĂ©jouĂ© lorsque les militaires dĂ©cidĂšrent de fermer l’espace aĂ©rien du Burundi.
    Un observateur belge, prĂ©sident Ă  Bujumbura, ne cachait pas son enthousiasme : « nous assistons Ă  une rĂ©volution des Ɠillets Ă  l’africaine » (allusion au coup d’Etat militaire qui, en 1974 mit fin Ă  a dictature portugaise) oĂč nous voyons, dans les rues de la capitale, la population fraterniser avec les soldats
 Ceux qui souhaitaient, en dĂ©pit des accords d’Arusha et de la Constitution, reconduire Pierre Nkurunziza pour un troisiĂšme mandat se sont heurtĂ©s Ă  une opposition trĂšs large, qui dĂ©passait de loin les clivages ethniques et,finalement , c’est un officier hutu qui a destituĂ© un chef d’ Etat, hutu lui aussi, qui voulait confisquer le pouvoir au profit d’un groupe trĂšs restreint
 »
    Aux derniĂšres nouvelles, renonçant finalement Ă  revenir dans son pays, Pierre Nkurunziza aurait tentĂ© de gagner l’Ouganda, mais l’accĂšs de ce pays lui fut refusĂ©.
    Au yeux de notre observateur belge, la liesse qui rĂ©gnait dans les rues de Bujumbura, aprĂšs deux semaines de manifestations ininterrompues, reprĂ©sentait non seulement une victoire de l’Etat de droit, mais un avertissement pour tous les chefs d’Etat de la rĂ©gion dĂ©sireux de s’accrocher au pouvoir : « une nouvelle page se tourne en Afrique centrale » concluait-il


    (Colette Braeckman)

  • Les masques gĂ©ants du Congo retrouvent la lumiĂšre

    Les masques géants du Congo retrouvent la lumiÚre

    masques-PrĂ©sents en Afrique centrale depuis le 16eme siĂšcle, les JĂ©suites se sont implantĂ©s en terre kongo dĂšs la naissance de l’Etat indĂ©pendant du Congo, fondant la Mission du Kwango. Tout les intĂ©ressait : la botanique, la linguistique, l’histoire, l’archĂ©ologie et, au fil des annĂ©es, ces Ă©rudits-missionnaires envoyĂšrent en Belgique des documents ethnographiques ou scientifiques qui aujourd’hui encore font autoritĂ©. Leur rapport aux objets fut mitigĂ© : pour certains, masques et statues utilisĂ©s dans les rites religieux n’étaient que des « fĂ©tiches » qu’il importait de dĂ©sacraliser et de dĂ©truire. Pour d’autres, ces masques rituels Ă©taient des outils aidant Ă  mieux connaĂźtre des populations qu’il importait de convertir et mĂȘme si les objets collectĂ©s dans les villages n’étaient pas considĂ©rĂ©s comme des Ɠuvres d’art au sens occidental, les religieux s’employĂšrent souvent Ă  les rassembler et Ă  les envoyer en Belgique, soit au siĂšge de leur ordre Ă  Louvain-Heverlee, soit au MusĂ©e de l’Afrique centrale Ă  Tervuren. Ce dernier, en 1998, a repris la gestion physique de la collection missionnaire, prĂ©servant ainsi des Ɠuvres d’une richesse aussi exceptionnelle que
 pratiquement invisible.

    En effet, les collections de Tervuren sont d’une diversitĂ© telle, enrichies par des envois de gĂ©nĂ©rations d’administrateurs coloniaux, de missionnaires, de colons que la plupart de ces trĂ©sors, faute de place pour les exposer, ont longtemps dormi dans des caves et des armoires. PrĂ©servĂ©s certes, mais inconnus du grand public. La fermeture provisoire du MusĂ©e de l’ Afrique centrale, en pleine rĂ©novation, peut apparaĂźtre comme une chance : soucieuse de rappeler son existence, l’importance de ses collections et la valeur de son personnel scientifique, la vĂ©nĂ©rable institution se voit obligĂ©e d’organiser, ailleurs que dans ses locaux, des expositions thĂ©matiques. C’est ainsi que le musĂ©e Belvue, qui jouxte le Palais royal, accueille jusqu’en novembre prochain une sĂ©rie de masques gĂ©ants qui dormaient dans les caves de Tervuren depuis qu’ils avaient Ă©tĂ© envoyĂ©s par les missionnaires depuis le cƓur du Kwango, rĂ©pertoriĂ©s et classĂ©s par la suite.
    Chez les populations Yaka et Suku du Kwango, ces masques imposants, le grand Kakuunguou son pendant fĂ©minin le Kazeba, Ă©taient utilisĂ©s lors des fĂȘtes d’initiation, les mukanda . Les jeunes garçons, lors d’une longue retraite en brousse, Ă©taient alors prĂ©parĂ©s Ă  leur vie d’adulte et circoncis. Leur retour au village Ă©tait marquĂ© par des danses masquĂ©es publiques, oĂč les danseurs s’identifiaient aux ancĂȘtres et Ă  leur force vitale.
    Aujourd’hui encore, pour la premiĂšre fois exposĂ©s ensemble, cĂŽte Ă  cĂŽte, ces masques dĂ©gagent une force impressionnante. MĂȘme si certains d’entre eux ont gardĂ© un aspect terrifiant, tous demeurent empreints de mystĂšre, comme s’ils demeuraient reliĂ©s Ă  des forces inconnues. Mais notre regard a changĂ© : qui oserait encore qualifier de « fĂ©tiches » ces piĂšces d’une beautĂ© extraordinaire, dont certaines sont de purs chefs d’Ɠuvres qui suscitent la jalousie des plus grands musĂ©es du monde

    Cette exposition, pas trĂšs grande, mais magnifique et centrĂ©e sur un sujet prĂ©cis mĂ©riterait d’ĂȘtre visitĂ©e par les enfants des Ă©coles bruxelloises, qu’ils soient inscrits ou non dans les cours de morale ou de religion: ils y apprendraient la beautĂ© des cultes des “autres”, feraient fonctionner leur imaginaire et Ă©duqueraient leur regard dans un monde diversifiĂ©. Quant au enfants d origine africaine, si nombreux Ă  Bruxelles, on ne peut que souhaiter qu’ils viennent en masse au musĂ©e Belvue: ils en ressortiront avec des Ă©toiles dans les yeux.

    (Colette Braeckman)

  • Matthieu Ngudjolo est arrivĂ© Ă  Kinshasa

    Matthieu Ngudjolo est arrivé à Kinshasa

    mathieu ndjolo-Human rights watch demande au gouvernement congolais d’assurer la sĂ©curitĂ© de l’un des anciens chefs des milices de l’Ituri, expulsĂ©s des Pays-Bas aprĂšs son acquittement par la Cour pĂ©nale internationale.

    M. Ngudjolo est en fait arrivĂ© lundi soir Ă  Kinshasa. D’aprĂšs ses proches, il aurait Ă©tĂ© tout de suite amenĂ© par la police congolaise vers une destination inconnue.

    Ida Sawyer principale chercheuse de HRW, qui a exprimĂ© dans un rapport des craintes sur la sĂ©curitĂ© de M. Ngudjolo, a, pour sa part, dĂ©clarĂ© Ă  VOA Afrique que l’acquittĂ© est en suretĂ© pour l’heure.

    “Nous lui avons parlĂ© ainsi qu’à son avocat. Nous pensons qu’il est en sĂ©curitĂ© pour l’heure”, a affirmĂ© Mme Sawyer.

    Selon elle, les autoritĂ©s congolaises ont placĂ© M. Ngudjolo dans un hĂŽtel en attendant que ce dernier dĂ©cide de l’endroit oĂč il ira vivre.

    M. Ngudjolo a Ă©tĂ© expulsĂ© vers Kinshasa lundi. Sa demande d’asile aux Pays-Bas n’a pas Ă©tĂ© acceptĂ©e malgrĂ© les craintes qu’il avait exprimĂ©es aprĂšs son acquittement confirmĂ© le 27 fĂ©vrier 2015 par la CPI.

    HRW demande tout de mĂȘme Ă  la CPI et aux Pays-Bas de surveiller de prĂšs la situation de M. Ngudjolo, aussi longtemps que possible.

    Il y a des craintes que Kinshasa poursuive l’ancien chef de milices mĂȘme si la CPI l’a acquittĂ©.

    Ngudjolo est l’ancien chef d’état-major du Front nationaliste et intĂ©grationniste (FNI), un groupe armĂ© impliquĂ© dans le conflit local et rĂ©gional qui a ravagĂ© la province de l’Ituri, au dĂ©but des annĂ©es 2000.

    Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  Kinshasa par les autoritĂ©s congolaises en 2008 sur mandat d’arrĂȘt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanitĂ© commis dans le village de Bogoro, en fĂ©vrier 2003.

    Ngudjolo a dĂ©posĂ© une demande d’indemnisation Ă  la CPI Ă  la suite de son acquittement.

    (VOA)

  • Afrique du Sud : sursis pour des clandestins

    Afrique du Sud : sursis pour des clandestins

    South_africa_police_migrant-La Haute Cour de justice en Afrique du Sud a ordonnĂ© la suspension temporaire des expulsions de nombreux clandestins rĂ©cemment arrĂȘtĂ©s lors d’une sĂ©rie de raids menĂ©s par la police.

    Plus de 300 sans-papiers devaient ĂȘtre renvoyĂ©s vers leurs pays respectifs, au lendemain des incidents xĂ©nophobes qui ont rĂ©cemment secouĂ© l’Afrique du Sud.

    A la suite de ces incidents, la police avait lancĂ© des opĂ©rations destinĂ©es, selon les autoritĂ©s, Ă  ‘‘prĂ©venir contre le crime’’.

    Elle avait alors arrĂȘtĂ© des centaines de ressortissants d’autres pays d’Afrique sub-saharienne vivant illĂ©galement dans le pays.

    Les autoritĂ©s sud-africaines s’Ă©taient retrouvĂ©es dans une situation dĂ©licate oĂč elles devaient Ă  la fois faire cesser les attaques et durcir les conditions de sĂ©jour des migrants.

    Les clandestins arrĂȘtĂ©s lors de raids nocturnes successifs de la police sont dĂ©tenus au centre de rapatriement de Lindela, Ă  25 km de Johannesburg.

    Selon la correspondante de la BBC Ă  Johannesburg, ils devaient ĂȘtre expulsĂ©s mercredi.

    Mais leur expulsion a Ă©tĂ© suspendue pour deux semaines au moins aprĂšs que l’ONG Lawyers for Human Rights est allĂ©e Ă  la Haute Cour de Johannesburg pour plaider en faveur des clandestins.

    Les avocats des clandestins, préalablement interdits de consultation avec leurs clients, ont pu les voir mardi.

    (bbc)

  • Suite Ă  la stabilitĂ© de la monnaie nationale, la Banque Mondiale investira bientĂŽt en RDC en Franc congolais

    Suite à la stabilité de la monnaie nationale, la Banque Mondiale investira bientÎt en RDC en Franc congolais

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -La stabilité du cadre macro économique de la RDC et par ricochet la stabilité de la monnaie nationale est non sans conséquence positive sur le marché international. Le Franc congolais fera bientÎt partie des devises qui seront financées par la Banque Mondiale pour soutenir des projets de développement en RDC.

    En clair, au lieu que la Banque Mondiale investisse en RDC en monnaie etrangĂšre telle que le dollar amĂ©ricain comme c’est le cas prĂ©sentement, elle le fera bientĂŽt en franc congolais. Ce qui est d’ailleurs logique parce que quand la Banque mondiale investit aux Etas Unis, elle le fait en dollars, il en est de mĂȘme pour Euro dans la zone Euro. Et si elle le fait en Franc congolais en RDC, cela ne fera que renforcer la monnaie nationale.

    C’est ce qui ressort de l’accord Swap, qui est un accord de crĂ©dit rĂ©ciproque entre la Banque Centrale du Congo (BCC) et la SociĂ©tĂ© FinanciĂšre Internationale (SFI), une branche opĂ©rationnelle sur le plan financier de la Banque Mondiale. A en croire le gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, l’objectif de cet accord est celui de promouvoir le financement de l’économie en monnaie nationale au pays.

    Suivant cet accord, explique t-il, au cours de la confĂ©rence de presse qu’il a animĂ©e Ă  l’issue de la quatriĂšme rĂ©union ordinaire du comitĂ© de politique monĂ©taire tenue le jeudi 07 mai, la SFI mettra dans un premier temps Ă  la disposition de la BCC un montant de 50 millions $ et en contre partie la BCC remettra Ă  la SFI l’équivalent dudit montant mais cette fois -ci en franc congolais. La SFI utilisera ainsi ce montant pour octroyer des crĂ©dits aux petites et moyennes entreprises qui vont investir dans le secteur Ă  forte productivitĂ© comme dans l’agriculture.

    Ce contrat sera signĂ© le 29 mai et le dĂ©marrage des opĂ©rations est prĂ©vu au mois de juin. A ce moment-lĂ , fait savoir le N°1 de l’institut d’émission, le franc congolais fera partie de devises traitĂ©es dans la salle de machines de SFI Ă  Washington. Sfi gĂšre un portefeuille de 50 milliards $ constituĂ© des devises fortes

    «L’accord Swap est une premiĂšre. Il faut donc soutenir la monnaie nationale en consolidant sa stabilitĂ©, au cas contraire si on retombe dans l’instabilitĂ© du cadre macroĂ©conomique, la monnaie nationale sera chassĂ©e de ces salles de marchĂ© des pays occidentaux. Il faut maintenir l’élan. C’est un bon dĂ©but pour la RDC et nous travaillons pour promouvoir des activitĂ©s de crĂ©dits, financer l’économie pour la croissance et nous travaillons avec la SFI pour promouvoir le marchĂ© de capitaux  », exhorte le gouverneur de la BCC tout en soulignant qu’aprĂšs une pĂ©riode donnĂ©e, la BCC et la SFI procĂ©deront Ă  une Ă©valuation des opĂ©rations. En cas de satisfaction, indique-t-il, nous allons renouveler l’opĂ©ration soit pour le montant Ă©quivalent ou pour un montant supĂ©rieur en fonction de la demande.

    Il va sans dire que l’accord Swap est une initiative qui fait suite d’abord au constat par la Banque Mondiale de la stabilitĂ© monĂ©taire durable et mĂȘme de perspectives de stabilitĂ© rassurante de la RDC. C’est aussi une initiative due au souhait de promouvoir le financement de l’économie, au pays en monnaie nationale.

    Maintien inchangé du dispositif de politique monétaire

    Au cours du point de presse mensuel qu’il a animĂ© Ă  la fin de la rĂ©union du comitĂ© de politique monĂ©taire, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo a fait savoir qu’aprĂšs avoir analysĂ© l’évolution de la conjoncture Ă©conomique nationale et internationale, les perspectives d’avenir et Ă©changĂ© sur le dispositif de politique monĂ©taire, le CPM a dĂ©cidĂ© de maintenir inchangĂ© son dispositif actuel de politique monĂ©taire. Ainsi, le taux directeur demeure Ă  2%. Le coefficient de la rĂ©serve obligatoire sur les dĂ©pĂŽts en devises Ă  vue et Ă  terme est maintenu respectivement Ă  8% et 7% et celui pour les dĂ©pĂŽts en monnaie nationale Ă  vue et Ă  terme respectivement Ă  2% et 0%. L’absence majeure de choc, le faible taux d’inflation, la baisse de Euro, la stabilitĂ© de prix et de change sont autant de raisons qui ont contribuĂ© Ă  maintenir inchangĂ© le dispositif actuel de la politique monĂ©taire.

    Blandine Lusimana T.

    BANQUE CENTRALE DU CONGO

    COMITE POLITIQUE MONETAIRE

    Kinshasa, République démocratique du Congo

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Le ComitĂ© de Politique MonĂ©taire s’est rĂ©uni, ce jeudi 07 mai 2015, pour sa quatriĂšme rĂ©union ordinaire de l’annĂ©e sous la prĂ©sidence de Monsieur DĂ©ogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.

    Le ComitĂ© a analysĂ© l’évolution rĂ©cente de la conjoncture Ă©conomique tant au niveau national et qu’international ainsi que les perspectives Ă  venir et Ă©changĂ© sur le dispositif de politique monĂ©taire appropriĂ© Ă  cette situation.

    A cet effet, il s’en est dĂ©gagĂ© ce qui suit :

    Au plan international,

    D’aprĂšs les perspectives de l’économie mondiale du FMI d’avril 2015, la croissance Ă©conomique attendue en 2015 devrait s’établir Ă  3,5 % aprĂšs 3,4% en 2014. Cette croissance serait principalement tirĂ©e par te dynamisme de l’activitĂ© Ă©conomique dans les Ă©conomies avancĂ©es, notamment aux Etats-Unis, sur fond de mesures de politique monĂ©taire accommodante et de la baisse des cours du pĂ©trole.

    Il importe de noter que les perspectives de croissance Ă©conomique sont exposĂ©es Ă  moins de risques macroĂ©conomiques par rapport Ă  la situation d’il y a quelques mois, Ă  savoir le risque d’une rĂ©cession dans la Zone euro tout comme celui d’une dĂ©flation» Toutefois, un accroissement des risques financiers est observĂ© Ă  l’échiquier international, notamment l’apprĂ©ciation du dollar amĂ©ricain et la variation des prix d’actifs. S’agissant particuliĂšrement de t’apprĂ©ciation du dollar amĂ©ricain, cette situation est perçue comme un risque potentiel pour les pays qui disposent d’un portefeuille de la dette publique en cette monnaie, comme la RDC, et dont la persistance de variations des fortes amplitudes serait susceptible de crĂ©er de nouveaux risques financiers et de perturber l’exĂ©cution des p[ans d’action budgĂ©taire».

    Par ailleurs, le comitĂ© de Politique MonĂ©taire a notĂ© avec une attention particuliĂšre le lĂ©ger retournement de tendances des cours du pĂ©trole au mois d’avril qui ont connu une progression mensuelle de 22,0 %. Cette situation n’est pas au point de constituer un facteur de risque important pour l’économie mondiale, mĂȘme si son impact peut varier selon le pays.

    Ainsi, une fois de plus, le CPM invite le Gouvernement Ă  accĂ©lĂ©rer la mise en Ɠuvre des rĂ©formes, structurelles pour une croissance durable.

    Au Plan national,

    L’économie congolaise entend poursuivre son chemin de l’expansion imprimĂ© depuis une dizaine d’annĂ©es. Le taux de croissance est projetĂ© Ă  10,3 % en 2015 contre une rĂ©alisation de 9,5 % en 2014, tirĂ©e principalement par le dynamisme du secteur extractif. Cependant, ll y a lieu de relever la baisse du solde global brut d’opinions des entrepreneurs au mois d’avril qui est ressorti Ă  12,% contre 14,9 % un mois plus tĂŽt.

    Le marchĂ© des biens et services a Ă©tĂ© caractĂ©risĂ© par la stabilitĂ© des prix. En effet, le taux d’inflation hebdomadaire a tournĂ© autour d’une moyenne de 0,01 %» mois prĂ©cĂ©dent. En rythme mensuel, l’inflation s’est situĂ©e Ă  0,062 % contre 0,057 % en mars portant le cumul annuel Ă  0,590 %. A ces conditions, l’annĂ©e pourrait se clĂŽturer avec un taux d’inflation de 0’70 % contre un objectif de 3,5 %’

    S’agissant des finances publiques, une amĂ©lioration de la position nette du Gouvernement a Ă©tĂ© notĂ©e au mois d’avril rĂ©putĂ©e comme mois d’échĂ©ance fiscale, Ă  la suite du paiement de l’’impĂŽt sur le bĂ©nĂ©fice et profit sur le revenu de l’exercice 2014.

    Sur le marchĂ© des changes, le taux de change est demeurĂ© relativement stable avec une lĂ©gĂšre dĂ©prĂ©ciation de 0,2 % du cours indicatif et une variation nulle du taux de change sur le marchĂ© parallĂšle. Le taux de change s’est situĂ© Ă  926,62 CDF le dollar amĂ©ricain Ă  l’interbancaire et Ă  932,00 CDF au marchĂ© parallĂšle. Quant aux rĂ©serves de change, une lĂ©gĂšre accumulation relative des avoirs d’avril accompagnĂ©e d’une contraction relative des avoirs des banques en monnaie nationale aux fins des impĂ©ratifs de l’échĂ©ance fiscale.

    A cet effet, on note un niveau des rĂ©serves de 1.716,85 millions de USD contre 1.697,28 millions un mois avant. Ce niveau correspond Ă  7,1 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.

    S’agissant des agrĂ©gats monĂ©taires, ils sont demeurĂ©s sous contrĂŽles avec des marges assez importantes par rapport Ă  leurs niveaux programmĂ©s. Le marchĂ© monĂ©taire, pour sa part, a Ă©tĂ© marquĂ© par le dynamisme des activitĂ©s au marchĂ© interbancaire qui se sont dĂ©nouĂ©es au taux moyen pondĂ©rĂ© de 1,7 %. Le Guichet des facilitĂ©s permanentes a enregistrĂ© des opĂ©rations en croissance au taux de 4,5 %.

    Sur base de ces analyses, le ComitĂ© de Politique MonĂ©taire a dĂ©cidĂ© de maintenir inchangĂ© le dispositif actuel de sa politique monĂ©taire. Le taux directeur demeure Ă  2 %. S’agissant du coefficient de la rĂ©serve obligatoire sur les dĂ©pĂŽts en devises Ă  vue et Ă  terme, il est maintenu respectivement Ă  8 % et 7 % et celui pour les dĂ©pĂŽts en monnaie nationale Ă  vue et Ă  terme, respectivement Ă  2 % et 0 %.

    La régulation de la liquidité devra se poursuivre via les adjudications des bons BCC.

    Fait Ă  Kinshasa, le 07 mai 2015

    Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO

    Président

    (L’Observateur-RDC)

  • RDC: nĂ©cessitĂ© d’une coopĂ©ration entre armĂ©e et Casques bleus suite au massacre Ă  Beni

    RDC: nĂ©cessitĂ© d’une coopĂ©ration entre armĂ©e et Casques bleus suite au massacre Ă  Beni

    Casque Bleu- MONUC– Le massacre qui s’est dĂ©roulĂ© vendredi prĂšs de Beni, dans l’est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, souligne la nĂ©cessitĂ© de la coopĂ©ration entre l’armĂ©e congolaise et les Casques bleus pour assurer la sĂ©curitĂ© de la population, a dĂ©clarĂ© la Mission de l’ONU (Monusco).

    La collaboration entre la Monusco et l’armĂ©e est freinĂ©e depuis que Kinshasa a nommĂ© – pour combattre les rebelles hutu rwandais des Forces dĂ©mocratiques de libĂ©ration du Rwanda (FDLR), actifs dans l’est – deux officiers que l’ONU soupçonne de graves violations des droits de l’homme.

    Cette tuerie nous interpelle sur la nĂ©cessitĂ© de la coopĂ©ration entre FARDC (armĂ©e congolaise) et la Monusco pour sĂ©curiser les civils du territoire de Beni, théùtre d’une sĂ©rie de massacres qui a fait depuis octobre plus de 300 morts, dĂ©clare sur Twitter Martin Kobler, chef de la Monusco.

    Il a ajoutĂ© que cette tuerie renforce la dĂ©termination de la Monusco Ă  remplir son mandat de protection des civils et qu’elle renforce notre dĂ©termination Ă  soutenir le gouvernement de la RDC pour traquer les auteurs et les traduire en justice.

    Sept personnes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es Ă  l’arme blanche dans la nuit de vendredi Ă  Matembo, Ă  une dizaine de kilomĂštres du centre de Beni, grand carrefour commercial situĂ© dans le nord de la province troublĂ©e du Nord-Kivu.

    Le drame s’est dĂ©roulĂ© non loin d’une base de l’armĂ©e congolaise et de la Monusco, chargĂ©e de lutter contre les dizaines de groupĂ©s armĂ©s locaux et Ă©trangers qui sĂ©vissent, parfois depuis vingt ans, dans l’est de la RDC.

    Il est plus que temps, pour le gouvernement (…), de se concentrer sur les aspects sĂ©curitaires et qu’il mette en place des mĂ©canismes de mobilisation des moyens humains, matĂ©riels, intellectuels et financiers pour stopper le cycle de violence de la mĂȘme maniĂšre qu’il a rĂ©ussi Ă  freiner l’inflation, a indiquĂ© dimanche dans une dĂ©claration Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu.

    Les assassinats, dont les auteurs restent indéterminés, se sont produits alors que la sécurité se dégrade au Nord-Kivu.

    Mardi, deux Casques bleus et deux civils ont été tués dans une embuscade tendue par de présumés rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). AprÚs cette attaque, la Monusco a renforcé ses positions et promis des opérations offensives robustes.

    Les rebelles de l’ADF sont prĂ©sents depuis 1995 dans une rĂ©gion montagneuse du territoire de Beni, oĂč ils sont accusĂ©s de commettre de graves exactions contre les civils (meurtres, enrĂŽlements d’enfants, pillages…) et de se livrer Ă  un trafic de bois trĂšs lucratif.

    Depuis octobre, ces rebelles sont accusĂ©s d’une sĂ©rie de massacres qui ont fait plus de 300 morts, essentiellement dans le territoire de Beni.

    L’armĂ©e congolaise a affirmĂ© qu’elle avait Ă©liminĂ© fin avril Kasada Karume, numĂ©ro trois des ADF. Toujours en avril, le chef de cette rĂ©bellion, Jamil Mukulu, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en Tanzanie.

    (AFP)

  • Burundi: la Belgique suspend son soutien au processus Ă©lectoral

    Burundi: la Belgique suspend son soutien au processus électoral

    BURUNDI-POLITICS-Au Burundi, la contestation de la candidature de Pierre Nkurunziza pour un troisiĂšme mandat prĂ©sidentiel continue de provoquer des affrontements violents entre les forces de l’ordre et l’opposition. La Belgique, qui maintient des relations Ă©troites avec cet ancien protectorat, a dĂ©cidĂ© de suspendre Ă  la fois la coopĂ©ration policiĂšre avec le Burundi et son aide au processus Ă©lectoral.

    Pour le gouvernement belge, la goutte d’eau qui a fait dĂ©border le vase, c’est la mort de onze manifestants abattus par la police alors que, selon les Nations unies, celle-ci n’était pas en Ă©tat de lĂ©gitime dĂ©fense. Cette annonce du Haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU est invoquĂ©e comme la raison principale de la suspension de la coopĂ©ration avec le Burundi.

    La Belgique avait prĂ©vu un budget de 4 millions d’euros en vue du soutien Ă  la prĂ©paration des municipales le 26 mai et de la prĂ©sidentielle du 26 juin. Et le ministre chargĂ© de la CoopĂ©ration au dĂ©veloppement, Alexander De Croo, a officiellement fait savoir que les fonds seraient gelĂ©s. Seuls deux millions ont Ă©tĂ© versĂ©s et les deux millions restants ne seront donc pas dĂ©boursĂ©s.

    Coopération avec la police burundaise suspendue

    De la mĂȘme façon, la Belgique menait conjointement avec les Pays-Bas un projet de soutien Ă  la police burundaise pour une enveloppe globale de 5 millions d’euros. Ce projet est lui aussi mis en suspens de maniĂšre provisoire et les 3 millions d’euros non encore dĂ©boursĂ©s ne seront pas versĂ©s non plus.

    Pour le ministĂšre belge de la CoopĂ©ration, les conditions pour des Ă©lections libres au Burundi ne sont pas rĂ©unies pour l’instant. Ça fait plusieurs mois que la Belgique, mais aussi l’Union europĂ©enne, ont averti le Burundi qu’une nouvelle candidature de Pierre Nkurunziza prĂ©sentait des risques de divisions et de tensions. Le gouvernement belge estime que la Constitution burundaise, basĂ©e sur les accords de paix d’Arusha doit ĂȘtre respectĂ©e, en particulier dans la limitation Ă  deux mandats de la fonction prĂ©sidentielle.

    (RFI)

  • Cameroun: vigilance redoublĂ©e face Ă  Boko Haram

    Cameroun: vigilance redoublée face à Boko Haram

    SOLDATS Camerounais-Les combattants de Boko Haram, sous pression de l’armĂ©e nigĂ©riane qui mĂšne des offensives Ă  partir de l’Ouest et pourchassĂ©s par les Tchadiens prĂ©sents plus au nord, tentent frĂ©quemment des incursions vers le Cameroun, Ă  l’est. L’armĂ©e camerounaise a dĂ©ployĂ© prĂšs de 200 hommes en renfort Ă  Zelevet, Ă  40 kilomĂštres de Kolofata, suite Ă  un accrochage qui avait fait deux morts dans les rangs camerounais.

    « Si vous ĂȘtes pourchassĂ©s de tous les cĂŽtĂ©s, vous n’allez pas vous suspendre en l’air. Il vous faut bien choisir une option », grommelle une source militaire camerounaise bien au fait des opĂ©rations contre Boko Haram.

    Les incursions des combattants insurgĂ©s ne semblent pas surprendre outre mesure les Camerounais. Ces derniers ont nĂ©anmoins dĂ©cidĂ© de dĂ©ployer une compagnie et une batterie d’infanterie pour protĂ©ger le maillon faible de Zelevet. L’attaque, samedi, des insurgĂ©s Ă  Zelevet avait tout l’air d’une opĂ©ration de reprĂ©sailles. Mais dans la plupart des cas, les insurgĂ©s mĂšnent avant tout des incursions pour se ravitailler. « Ils le font quotidiennement pour voler du bĂ©tail ou, parfois, pour troquer leurs marchandises contre du carburant », signale un bon connaisseur de la rĂ©gion.

    A noter que les tirs d’artillerie camerounais, dimanche, ont Ă©tĂ© menĂ©s suite Ă  « une bonne coordination avec l’armĂ©e nigĂ©riane », selon une source militaire camerounaise. Depuis un mois et demi, cette collaboration tactique et opĂ©rationnelle se fait au quotidien et des Ă©lĂ©ments des deux contingents se voient, mĂȘme physiquement, une fois par semaine.

    « Ce n’est pas encore de la coopĂ©ration stratĂ©gique et cela n’a rien Ă  voir avec l’élection deMuhammadu Buhari Ă  la prĂ©sidence du Nigeria », tempĂšrent nos informateurs qui prĂ©cisent que la frĂ©quence accrue des Ă©changes est liĂ©e Ă  la plus grande proximitĂ© gĂ©ographique entre les deux forces.

     (RFI)

     

  • Togo : Faure GnassingbĂ©, réélu, prĂȘte serment lundi

    Togo : Faure GnassingbĂ©, réélu, prĂȘte serment lundi

    Gnassingbe-Les rĂ©sultats dĂ©finitifs de la prĂ©sidentielle togolaise du 25 avrils, proclamĂ©s dimanche par la Cour constitutionnelle, crĂ©ditent le prĂ©sident Faure GnassingbĂ© de 58,73% des suffrages exprimĂ©s, contre 35,19% Ă  son principal adversaire Jean-Pierre Fabre. Le chef de l’Etat togolais prĂȘte serment lundi, 4 mai.

    Le CAP 2015, le parti de Fabre, a dĂ©noncĂ© un scrutin « frauduleux » et dit n’avoir pas l’intention de dĂ©poser de recours devant la Cour constitutionnelle, celle-ci Ă©tant, selon  le CAP 2015, « infĂ©odĂ©e » au rĂ©gime togolais.

    Le vendredi, 1er mai, Jean-Pierre Fabre a été déclaré victorieux du scrutin par le vice-président de la CENI, Francis Pédro AMUZUN, un membre de CAP 2015. Selon ses résultats, Fabre a remporté 52,20% des voix.

    Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005, succédant  à son pÚre qui avait dirigé le Togo pendant 38 ans.

    (VOA)