Author: Don Kayembe

  • Elections en RDC: début du dialogue entre le pouvoir et l’opposition

    Elections en RDC: début du dialogue entre le pouvoir et l’opposition

    bemba-kamerhe-felix-En RDC, un émissaire du président Joseph Kabila, le chef de l’Agence nationale des renseignements (ANR) Kalev Mutond, a rencontré différentes plateformes de l’opposition depuis la semaine dernière. Le pouvoir tend ainsi la main à l’opposition pour un dialogue. Les différentes tendances de l’opposition sont unanimes sur l’organisation d’un tel dialogue inclusif, recommandé par l’Accord global d’Addis-Abeba, mais elles insistent sur le respect de la Constitution.

    Selon le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Bruno Mavungu, son parti a transmis au président Kabila la feuille de route déjà déposée à la Mission de l’ONU au Congo (Monusco). Un dialogue de petit format de courte durée est bien noté par la communauté internationale. Les matières à traiter devraient porter sur les contentieux électoraux de 2011 et sur l’organisation des futures élections. « On travaillerait dans le strict respect du délai constitutionnel », insiste bien Bruno Mavungu.

    Pour leur part, l’Union pour la nation congolaise (UNC) et le Mouvement de libération du Congo (MLC) disent attendre du chef de l’Etat son point de vue sur la contre-proposition transmise à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) par l’opposition au lendemain de la publication du calendrier électoral global. Une contre-proposition considérée comme s’inscrivant dans le cadre du dialogue recherché. Ici aussi, on affirme qu’il ne sera jamais question de violer la Constitution.

    Les libéraux, eux, soupçonnent la majorité de mener une démarche qui tendrait à maintenir Joseph Kabila au pouvoir au-delà de 2016. Selon l’un de ses membres José Makila, cette plateforme qui promet de répondre au pouvoir après une réunion du groupe parlementaire rejette déjà toute idée de formation d’un gouvernement de transition.

    (rfi)

  • Burundi: Pierre Nkurunziza dépose sa candidature pour un 3e mandat

    Burundi: Pierre Nkurunziza dépose sa candidature pour un 3e mandat

    NKURUZINZA 1-Pas d’apaisement en vue au Burundi. Le président Pierre Nkurunziza a officiellement déposé sa candidature à un troisième mandat. C’est pour cette raison qu’une partie de la population proteste depuis des jours, en particulier à Bujumbura. En arrivant en début d’après-midi pour effectuer sa démarche, Pierre Nkurunziza s’est exprimé sur la situation actuelle. Pour lui, la mobilisation vire à l’insurrection mais les manifestations seront « maîtrisées d’ici peu ». Par ailleurs, il s’estime confiant sur le bon déroulement du scrutin.

    Cet article a été mis à jour le 8 mai à 21h15.

    Le président Pierre Nkurunziza avait été annoncé à plusieurs reprises depuis le matin à la Céni. Attendu à 11 h 30 puis 14 h, c’est finalement à 13 h (locale), alors que toute la presse étrangère ou presque était aux Nations unies pour assister aux négociations en vue d’une sortie de crise, que le chef de l’Etat a fait son apparition.

    Il a serré quelques mains, notamment celle du président de la Céni, visage fermé, il est rentré dans la salle et s’est assis à un premier bureau comme s’il allait attendre. Deux agents de la commission électorale lui ont rapidement fait signe de s’installer face à eux. Après un rapide examen du dossier, ils ont demandé à Pierre Nkurunziza de signer les différentsrécépissés de dépôt.

    Cela n’aura duré que quelques minutes et à la fin il a été salué par des applaudissements dans la salle venant de représentants de son parti, de son cabinet, mais aussi des cinq membres de la Céni. Le président s’est alors levé pour prendre le temps de leur serrer la main. Pierre Nkurunziza a aussi répondu à quatre questions des journalistes de la presse locale, toutes ou presque sur le mouvement de contestation qui se poursuit dans plusieurs quartiers de la capitale et les réactions internationales.

    « La situation sera totalement maîtrisée »

    Des contestations dont il a minimisé l’ampleur, en la comparant à d’autres épisodes de l’histoire du Burundi. « Le 1er mai, on a donné un message à la nation, il y a deux jours, on a de nouveau donné un message à la nation, message qui a été très bien apprécié par la communauté internationale et tous les Burundais. L’essentiel, c’est que ce qui a été commencé sous forme de manifestations, et qui s’est transformé en ce que certains appellent insurrection, nous vous garantissons que d’ici peu de jours, la situation sera totalement maîtrisée », a déclaré le président burundais.

    « Le processus électoral se tiendra en bonne et due forme », a-t-il lancé avant de quitter la salle et d’effectuer un dernier arrêt, et des explosions de rires, pour enfin saluer un autre candidat venu déposer sa candidature. Il s’agit de Gérard Nduwayo de la branche de l’Uprona reconnue par le gouvernement.

    Opposition divisée

    La fin du dépôt des candidatures est prévue pour demain, le 9 mai. Plusieurs figures de l’opposition envisageaient de renoncer à se présenter — comme pour l’élection de 2010 largement boycottée — si Pierre Nkurunziza maintenait sa candidature. D’autres se sont d’ores et déjà déclarés candidats, notamment le patron de l’ancienne rébellion FNL Agathon Rwasa, de même que Jean Minani, le président du parti Frodebu Nyakuri. L’opposition est donc partagée entre la crainte d’affaiblir le mouvement de contestation et la volonté de ne pas laisser Pierre Nkurunziza concourir seul.

    Lors de discussions informelles entre le gouvernement et les partis politiques sous l’égide des Nations unies, la possibilité d’un glissement pour les législatives et les communales avait été évoqué, puisque pour beaucoup — opposition, société civile et même chancelleries occidentales —, les conditions ne sont aujourd’hui pas réunies pour se diriger vers des élections.

    Une trêve d’une journée des manifestations

    Vendredi 8 mai dans la soirée, les forces de l’ordre ont reçu l’ordre de dégager toutes les barricades de plus en plus nombreuses dans les quartiers qui contestent la candidature de Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat présidentiel. Cela a apparemment commencé dès ce vendredi soir, dans un quartier à proximité du centre de Bujumbura, où des coups de feu ont été entendus.

    Le Collectif contre un troisième mandat, qui regroupe environ un millier d’associations et deux centrales syndicales, a annoncé une trève des manifestations d’une journée, samedi, pour « permettre à la population de s’approvisionner mais aussi d’enterrer les morts de la semaine ». « Elles reprendront dimanche », a précisé Pacifique Nininahazwe, l’un des dirigeants du mouvement.


    L’inquiétude croît tous azimuts

    Le chef de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne au Burundi, David Martin, exprime sa vive préoccupation face au niveau de violence enregistré au Burundi depuis le début des manifestations, le 26 avril dernier, contre la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat :

    « Dans ses déclarations, le président se montre ambigu : lorsqu’il assure qu’il mettra fin aux manifestations ce week-end, j’espère qu’il veut dire qu’il trouvera des moyens pacifiques pour convaincre les manifestants, mais j’ai le sentiment qu’il pourrait aussi essayer d’utiliser la force pour stopper les manifestations, s’inquiète-t-il. Pour aller vers des élections crédibles, il faudrait déjà relâcher les manifestants détenus par la police, autoriser la réouverture des radios indépendantes et rouvrir l’accès aux réseaux sociaux et au téléphones mobiles. Ce serait un minimum pour de possibles élections crédibles. Si les élections devaient avoir lieu aujourd’hui, je dirais que les conditions pour un scrutin régulier ne sont pas réunies, mais cela peut encore être corrigé. »

    Dans un communiqué diffusé vendredi, la procureur de la CPI a lancé un avertissement aux autorités du Burundi pour que la campagne et le scrutin se déroule sans violence. Fatou Bensouda prévient que les responsables d’éventuels crimes et violences liées au processus électoral seront poursuivis et jugés par la CPI dont le Burundi est membre : « Comme on a vu au Kenya ou en Côte d’Ivoire, les élections peuvent dégénérer et donner lieu à des crimes à grande échelle qui peuvent faire l’objet d’enquêtes ou de poursuites devant la CPI. Toute personne qui commet des crimes selon la compétence de la Cour pourra être poursuivie devant la Cour pénale internationale. Je suis déterminée à enquêter sur ce genre de crime et à en poursuivre les auteurs, insiste-t-elle. Les dirigeants politiques du Burundi doivent aussi s’assurer que les élections se passent dans le calme et que leurs partisans s’abstiennent de toute violence avant, pendant et après les élections. »

    Le président rwandais Paul Kagame a également critiqué vendredi l’attitude de son voisin burundais lors d’un symposium en Suisse :

    « Si vos propres concitoyens vous disent : nous ne voulons pas que vous fassiez cela ou nous ne voulons pas que vous nous dirigiez, c’est peut-être qu’ils sont en train de dire que vous n’avez pas fait assez pour eux et que vous ne faites pas assez pour eux actuellement. Peut-être qu’il aurait fallu le faire lors du premier mandat ou lors du second, juge-t-il. Et maintenant c’est le troisième. En ce qui nous concerne, nous accueillerons les réfugiés. Mais la question n’est pas là. La question n’est pas comment accueillir les réfugiés, mais comment cesser d’en créer. Et sur ce point, les dirigeants burundais doivent se montrer plus sérieux qu’ils ne le sont en ce moment. »

    (RFI)

  • RDC: coopération difficile entre l’ONU et Kinshasa

    RDC: coopération difficile entre l’ONU et Kinshasa

    Première rencontre entre Martin Kobler (gauche), nouveau chef de la Monusco, et Joseph Kabila, chef d'Etat congolais, mardi 27 août à Kinshasa. Ph. Miriam Asmani
    Première rencontre entre Martin Kobler (gauche), nouveau chef de la Monusco, et Joseph Kabila, chef d’Etat congolais, mardi 27 août à Kinshasa. Ph. Miriam Asmani

    -La dégradation de la situation sécuritaire dans l’est du Congo et plus particulièrement dans le Nord-Kivu où deux casques bleus tanzaniens ont été tués, mardi 5 mai, ont poussé l’ONU à reprendre des discussions avec Kinshasa. Au mois de février dernier, une opération conjointe de la Monusco avec l’armée congolaise contre les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) avait été suspendue, suite à la nomination de deux généraux que les Nations unies soupçonnent d’avoir commis de graves exactions.

    L’ONU prépare-t-elle une opération contre les FDLR au Congo ? Le chef des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a maintenu le doute à l’issue d’un Conseil de sécurité devant lequel il a partagé son inquiétude pour les populations civiles prises en tenaille par les groupes rebelles, dans l’est du Congo.

    « Il nous faut reprendre et intensifier les actions contre les ADF ( Forces démocratiques alliées ) et, bien sûr, contre les FDLR. Le Conseil de sécurité nous l’avait demandé mais, pour le moment, le gouvernement congolais n’accepte pas. Nous sommes donc coincés mais j’espère vraiment que l’on va sortir de ce blocage », a déclaré Hervé Ladsous.

    Soupçons de violation des droits de l’homme

    Le blocage, c’est le refus net du gouvernement congolais de se séparer de deux générauxsoupçonnés de graves violations des droits de l’homme et auquel l’ONU conditionne sa participation à des opérations militaires conjointes.

    Faute d’accord, l’ONU pourrait décider de mener une opération seule contre les FDLR comme son mandat l’y autorise.

    D’après des diplomates, l’Europe presse l’ONU d’intervenir rapidement. Hervé Ladsous a d’ailleurs précisé devant les journalistes « mener des préparatifs à cet effet » sans donner plus de détails. Cette déclaration a aussitôt été nuancée par le porte-parole des Nations unies qui a déclaré que l’organisation privilégiait toujours une opération conjointe avec les forces congolaises des FARDC.

    (RFI)

     

  • Kagamé critique la témérité de Nkurunziza

    Kagamé critique la témérité de Nkurunziza

    Le président rwandais s’adresse à son voisin burundais.kagame

    Dans une vidéo postée sur YouTube ainsi que sur le compte Twitter de la présidence rwandaise, le président Kagamé s’est écrié: “Comment pouvez-vous alors dire: ‘je reste, que l’on veuille de moi ou non’? C’est un problème très sérieux”, affirme Paul Kagamé.

    Il répondait à une question sur la situation actuelle au Burundi, lors d’un symposium organisé par l’université de Saint-Gall, en Suisse.

    “Si vos propres concitoyens vous disent: ‘nous ne voulons pas que vous fassiez ça ou que vous nous dirigiez’, peut-être sont-ils en train de dire que vous n’avez pas fait assez pour eux”, indique-t-il un peu plus loin dans la vidéo.

    Selon l’AFP, au moins 17 personnes ont été tuées dans les manifestations violentes, principalement à Bujumbura, la capitale, depuis l’annonce de la candidature du président Pierre Nukurunziza, le 25 avril, pour un troisième mandat, par son parti le FDD-CNDD.

    Des affrontements ont lieu entre manifestants et policiers qui tirent parfois à balle réelle. Depuis deux jours, il y a  chasse à l’homme à Bujumbura et à Cibitoke ; les manifestants s’attaquent aux proches du parti au pouvoir qu’ils accusent d’être des  mouchards ou membres d’une milice, Imborakure.

    Nkurunziza qui a appelé à une trêve, a officiellement fait acte de  candidature vendredi pour la présidentielle du 26 juin prochain.

    Le président Kagame a plusieurs  foismis en garde contre  les conséquences que la crise au Burundi pourrait  avoir sur le Rwanda.

    Déjà, des dizaines de milliers de  Burundais se sont réfugiés au Rwanda et en RDC. voisins.

    (VOA)

  • Cemac : Fin du visa en Afrique Centrale

    Cemac : Fin du visa en Afrique Centrale

    passeports-biometriques-Le sommet des chefs d’Etat de Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale s’est achevé à Libreville. La Conférence a décidé de l’application immédiate de l’Acte additionnel relatif à la libre circulation des personnes sur l’ensemble du territoire de la CEMAC. C’est ainsi que les ressortissants des pays de la CEMAC, munis soit de la carte d’identité biométrique, soit du passeport biométrique, soit du passeport CEMAC biométrique homologué, sont autorisés à circuler sans visa, à l’intérieur du territoire communautaire.

    En revanche, la conférence a décidé de renoncer au projet de Compagnie communautaire Air CEMAC, en raison des difficultés de démarrage de ladite Compagnie.

    Par ailleurs, le Président en exercice de la CEMAC, le gabonais Ali Bongo, a appelé à la mise en place urgente d’un mécanisme de sécurité et de défense commune. Il a loué les initiatives du Cameroun et du Tchad dans la lutte contre les attaques du groupe Boko Haram. Le sommet a décidé de soutenir les Etats de la ligne de front, le Cameroun et le Tchad, en approuvant les engagements financiers des Chefs d’Etat de la CEEAC lors du dernier Sommet de Yaoundé.

    Les chefs d’Etat se sont félicités de la normalisation progressive de la situation en Centrafrique a décidé à ce propos de la relocalisation immédiate et sans conditions du siège de la Commission de la CEMAC, de l’Ecole Inter-Etats de Douanes et de la Carte Rose à Bangui la capitale centrafricaine.

    Pour accompagner cette mesure, la Conférence des Chefs d’Etats a pris acte de l’engagement des Autorités centrafricaines à renforcer la sécurité des personnels et des infrastructures des structures communautaires ayant leurs sièges à Bangui.

    (BBC)

  • Côte d’Ivoire : dépigmentation interdite

    Côte d’Ivoire : dépigmentation interdite

    ECLAIRECISSEMENT-Le gouvernement ivoirien a décidé d’interdire l’utilisation des produits de dépigmentation, jugés nocifs pour la santé.

    La dépigmentation de la peau rencontre depuis plusieurs années un succès auprès des jeunes femmes africaines – et de quelques hommes – qui pensent qu’elle les embellit.

    Mais les experts médicaux estiment que ces crèmes peuvent entraîner l’apparition d’un cancer ou d’autres maladies.

    L’utilisation de ces produits est particulièrement répandue au Nigeria.

    L’Afrique du Sud a les lois les plus sévères au monde concernant les produits d’éclaircissement de la peau, ayant notamment interdit l’ingrédient hydroquinone, mais plus d’un tiers des femmes sud-africaines les utilisent tout de même.

    (BBC)

  • Faudrait-il s’inquiéter du papotage entre sujets dominés, que les uns nomment par ignorance « dialogue » et « élections » ? 

    Faudrait-il s’inquiéter du papotage entre sujets dominés, que les uns nomment par ignorance « dialogue » et « élections » ? 

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-Le « MLC », l’ « UDPS », pour ne citer que ces deux partis politiques, et aussi la partie « adverse », qui se définit comme étant le « pouvoir » de Kinshasa, parlent tous, et je dis libre à eux, de l’éventualité d’un « dialogue » qui engagerait des sujets qui, par nature, sont dominés, c’est-à-dire des « forces » qui ne seraient pas à l’origine du conflit qui est supposé leur opposer. Je vois mal comment ces « partis » politiques congolais, qui sont en effet des instruments dont la principale fonction est de nourrir le « conflit » importé, peuvent, et ce par le moyen de leur supposé dialogue, qui ne saurait ses causes, y mettre fin sans que ne soit au préalable remis en question leur statut du dominé ou d’instrument ? Des dominés qui se rencontrent, et non pas pour parler de la nature de leur domination à laquelle leur état les soumet, confirment leur état d’esclaves. Ces bavardages n’auront aucun effet sur leurs conditions ou leur nature respective.

     

    Et au-delà, les partis politiques congolais susmentionnés ne peuvent se prévaloir d’une science nouvelle dès lors que l’opinion sait que leur dernière participation au bavardage du même genre a produit la monstruosité ou le fameux « 1+4 », et qui a fini par la fin à exclure l’UDPS de la gestion du pouvoir-os et à envoyer Jean Pierre Bemba en prison à la Haye malgré son désormais et légendaire expression : « j’ai accepté l’inacceptable ».  Que vont- ils aujourd’hui nous dire, que vont- ils dire aux mêmes peuples qui pourtant étaient rassurés par la présence du Vieux Tshisekedi à Sun City et aussi de Jean Pierre Bemba. Et je parle à peine du rôle de Vital Kamerhe à Sun City. Mais c’est quoi l’UDPS n’apprend pas ou ne veut pas apprendre quand l’opinion sait outre Sun –City, il y a eu Kengo (UDI-URD) et Monsengwo au Palais du peuple, ce après l’échec de la CNS…  Et aujourd’hui, le même UDPS revient comme un chien à ce qu’il aurait vomi en s’accoquinant au nom du réalisme udépssien et du dialogue éternel à la congolaise, c’est-à-dire inutile et sans effet sur le cours de l’histoire de la RD-Congo. Même si c’est avec Jean Pierre Bemba (de l’hôtel Cascade) et avec le même Kamerhe de Sun-City, qui se retrouvent tous par la magie de la volonté extérieure dans un même camp.

     

    En effet, de quoi seraient-ils en conflit ces gens ? Leurs partisans respectifs diront « Kabila » a triché aux élections et se maintient au pouvoir par voies illégales ». Mais ils oublient de préciser que les irrégularités dont la bande à « Joseph Kabila », Mende et autres sont accusés, participent des techniques que la communauté dite internationale, en particulier les Anglo-saxons et autres ont eu à recourir pour asseoir leur pouvoir par le biais de « Joseph Kabila » à la tête de la RD-Congo. Et de cette version, il n’en sera jamais question parce que trop sensible et voire « radicale ».

     

     

    Et si aujourd’hui le dialogue apparait pour Kabila comme un dernier recours, ce que les mêmes mobutistes à qui l’UDPS a eu faire hier et qui aujourd’hui forment la première ceinture de la Kabilie se sont assurés de leur repositionnement en oubliant que les négociations politiques du Palais du peuple ont précédés de quelques années la chute du régime de Mobutu. Jamais un sans deux et deux sans trois, l’histoire se reproduira en RD-Congo, ce faute de lumière et de luminosité.

     

    Le peuple congolais est appelé à se servir des mêmes instruments, sous une nouvelle pédagogie de lutte à inventer, pour espérer renverser et le rapport de forces et l’ensemble du système qui institue le règne du « pouvoir-os » en Afrique et en RD-Congo en particulier.

     

    Désolé que nous ne soyons pas là tous à faire le même combat et surtout à le saisir de la même façon.

     

    Likambo ya mabele Likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

  • Burundi: ‪Nkurunziza promet de libérer les personnes arrêtées si la contestation cesse

    Burundi: ‪Nkurunziza promet de libérer les personnes arrêtées si la contestation cesse

    NKURUZINZA PIERRE-Le président Nkurunziza réaffirme toutefois qu’il se présentera à la présidentielle. Entre-temps, une figure de la contestation a été arrêtée le même mercredi.

    Dans un message qu’il a prononcé mercredi et dont l’intégralité est postée sur son site Internet officiel,  le président Pierre Nkurunziza affrime que si le peuple burundais lui faisait encore confiance, le mandat il brigue sera le dernier, tel que stipulé par l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle.

    La Cour constitutionnelle a validé mardi la candidature de Nkurunziza pour un troisième mandat estimant que le renouvellement de l’actuel mandat présidentiel au suffrage universel direct n’est pas contraire à la Constitution de la République du Burundi du 18 mars 2005.

    Dans son message, M. Nkurunziza promet de libérer les manifestants –majeurs et mineurs-  arrêtés et emprisonnés, à condition que le mouvement de contestation cesse.

    Le président burundais reconnait que l’annonce officielle de sa candidature pour la présidentielle du 26 juin par son parti, le  CNDD-FDD, est l’élément déclencheur des manifestations. Car certains pensaient que la candidature était contraire à la Constitution, précise-t-il.

    Dans le même temps, une figure de la contestation contre un troisième mandat de Nkurunziza a été arrêtée ce même mercredi.

    La scène a été surréaliste. Après plus d’une heure de face-à-face tendu, Audifax Ndabitoreye, un des meneurs de la contestation, s’est finalement livré, bras levés et théâtral, aux policiers venus l’arrêter.

    En envoyant des policiers s’emparer de lui de force, devant micros et caméras, dans le hall de l’hôtel Panomaric de Bujumbura où il rencontrait les chefs des diplomaties est-africaines venus aider le Burundi à sortir de la crise, les autorités burundaises pourraient bien avoir terni un peu plus leur image.

    Tout a commencé dans l’après-midi.

    Avec d’autres dirigeants de l’opposition et de la société civile, M. Ndabitoreye, candidat indépendant déclaré à la présidentielle du 26 juin, participait au 1er étage de l’hôtel à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’EAC (Communauté est-africaine). Dans le hall où il était momentanément descendu, des hommes en civil ont soudain tenté de s’emparer de lui, selon des témoins, journalistes et membres du personnel.

    Cris, échauffourées, début de panique. Raté: M. Ndabitoreye s’est extrait et est parvenu à remonter au premier étage. Les policiers en civil, vraisemblablement membres des services de renseignements, ont attendu à l’extérieur.

    La réunion terminée, le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Bernard Membe, qui la présidait, s’est arrêté quelques minutes sur le perron de l’hôtel, face à la presse, en quittant l’hôtel. Audifax Ndabitoreye était juste derrière lui. “Je viens avec vous”, a dit-il au ministre.

    Mais la sécurité a précipitamment emmené M. Membe vers sa voiture. M. Ndabitoreye abandonné, les policiers se sont jetés sur lui, bousculant membres des délégations et journalistes.

    L’article a bénéficié d’un complément d’information de l’AFP.(VOA)

  • RDC : l’attaque contre la Monusco a fait deux morts

    RDC : l’attaque contre la Monusco a fait deux morts

    monusco- renew-L’attaque mardi contre une patrouille de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco) a tué deux soldats tanzaniens et blessé 13 autres Casques bleus, a indiqué mardi l’ONU.

    Quatre autres Casques bleus sont aussi portés disparus, ajoute un communiqué de l’ONU qui ne précise pas la nationalité des blessés et des disparus. Dans ce communiqué, le secrétaire général Ban Ki-moon “condamne de la manière la plus ferme cette attaque” survenue dans le territoire de Beni, au Nord Kivu, à l’est de la RDC. Le convoi de la Monusco est tombé dans une embuscade et “a essuyé des tirs d’éléments soupçonnés d’appartenir aux Forces démocratiques alliées (ADF)” (rebelles ougandais). L’ONU rappelle qu’un autre incident est survenu le 4 mai, quand un hélicoptère de la Monusco a été touché par des tirs en provenance d’éléments armés non-identifiés dans la même zone. M. Ban “condamne également de la manière la plus ferme les atrocités qui continuent d’être commises par les ADF contre les populations civiles sans défense dans la région de Beni”. Les Nations unies “restent déterminées à prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger les civils et neutraliser les groupes armés à l’est de la RDC, en conformité avec la résolution 2211 (2015) du Conseil de sécurité”, conclut le communiqué.

    (Belga)

  • Pourquoi les Africains sont-ils huit fois plus nombreux aujourd’hui qu’il y a 100 ans ?

    Pourquoi les Africains sont-ils huit fois plus nombreux aujourd’hui qu’il y a 100 ans ?

    afrique-La démographie africaine a connu une énorme croissance en un siècle, passant de 130 millions d’individus en 1900 à plus de 1,1 milliard aujourd’hui. Quelles sont les raisons d’un tel boom démographique ? Les historiens ne sont pas unanimes sur la question : il existerait en effet plusieurs causes possibles à ce phénomène.

    Certains spécialistes l’expliquent par les interventions coloniales qui auraient amélioré le secteur de la santé en réduisant les famines et de surcroit le taux de mortalité. Pour d’autres, la période coloniale a favorisé les opportunités économiques des jeunes hommes africains, ce qui leur a permis de se marier plus tôt et donc, de fonder une famille plus rapidement. Une autre hypothèse est que les familles auraient été poussées par les colons à augmenter le nombre de têtes dans leur famille afin de créer de la main d’oeuvre.

    Selon Shane Doyle, maître de conférence à l’Université de Leeds en Angleterre et auteur du livre “Before HIV, Sexuality, Fertility and Mortality in East Africa, 1900-1980”, le boom démographique viendrait aussi d’un changement de moeurs. À l’époque, les mentalités commençaient à changer et les enfants hors mariage étaient de mieux en mieux acceptés.

    Déjà en 1920, les épidémies principales connues en Afrique ont été contrôlées grâce à l’instauration des pratiques de vaccination et d’installations sanitaires.

    L’entre-deux-guerres a vu l’apparition de nouveaux médicaments sur le marché, notamment les antibiotiques contre les infections sexuellement transmissibles. La diminution de la famine et l’augmentation des naissances médicalisées ont aussi joué un rôle.

    Bien qu’elle soit efficace concernant ses traitements, la médecine coloniale l’était bien moins lorsqu’il s’agissait de changer les comportements via ses programmes d’éducation à long terme. Cette lacune s’est surtout ressentie lors de la propagation du virus VIH en Afrique au début des années 1980. Le virus, ainsi qu’un déclin de la fertilité, ont ralenti la croissance démographique du continent. En 1989, le taux de VIH dans les zones les plus touchées d’Afrique, comme le Botswana, a atteint environ 37 %.

    Aujourd’hui, l’augmentation de l’âge moyen du premier rapport sexuel et l’utilisation croissante des préservatifs ont permis d’enrayer cette augmentation vertigineuse, même si celle-ci reste forte. Certains historiens parlent de surpopulation des villes suite à l’exode rural et annoncent le retour des graves crises alimentaires qui avaient décimé l’Afrique de 1960 à 2000.

    (Le Vif)