Author: Don Kayembe

  • Afrique du Sud : sursis pour des clandestins

    Afrique du Sud : sursis pour des clandestins

    South_africa_police_migrant-La Haute Cour de justice en Afrique du Sud a ordonnĂ© la suspension temporaire des expulsions de nombreux clandestins rĂ©cemment arrĂȘtĂ©s lors d’une sĂ©rie de raids menĂ©s par la police.

    Plus de 300 sans-papiers devaient ĂȘtre renvoyĂ©s vers leurs pays respectifs, au lendemain des incidents xĂ©nophobes qui ont rĂ©cemment secouĂ© l’Afrique du Sud.

    A la suite de ces incidents, la police avait lancĂ© des opĂ©rations destinĂ©es, selon les autoritĂ©s, Ă  ‘‘prĂ©venir contre le crime’’.

    Elle avait alors arrĂȘtĂ© des centaines de ressortissants d’autres pays d’Afrique sub-saharienne vivant illĂ©galement dans le pays.

    Les autoritĂ©s sud-africaines s’Ă©taient retrouvĂ©es dans une situation dĂ©licate oĂč elles devaient Ă  la fois faire cesser les attaques et durcir les conditions de sĂ©jour des migrants.

    Les clandestins arrĂȘtĂ©s lors de raids nocturnes successifs de la police sont dĂ©tenus au centre de rapatriement de Lindela, Ă  25 km de Johannesburg.

    Selon la correspondante de la BBC Ă  Johannesburg, ils devaient ĂȘtre expulsĂ©s mercredi.

    Mais leur expulsion a Ă©tĂ© suspendue pour deux semaines au moins aprĂšs que l’ONG Lawyers for Human Rights est allĂ©e Ă  la Haute Cour de Johannesburg pour plaider en faveur des clandestins.

    Les avocats des clandestins, préalablement interdits de consultation avec leurs clients, ont pu les voir mardi.

    (bbc)

  • Suite Ă  la stabilitĂ© de la monnaie nationale, la Banque Mondiale investira bientĂŽt en RDC en Franc congolais

    Suite à la stabilité de la monnaie nationale, la Banque Mondiale investira bientÎt en RDC en Franc congolais

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -La stabilité du cadre macro économique de la RDC et par ricochet la stabilité de la monnaie nationale est non sans conséquence positive sur le marché international. Le Franc congolais fera bientÎt partie des devises qui seront financées par la Banque Mondiale pour soutenir des projets de développement en RDC.

    En clair, au lieu que la Banque Mondiale investisse en RDC en monnaie etrangĂšre telle que le dollar amĂ©ricain comme c’est le cas prĂ©sentement, elle le fera bientĂŽt en franc congolais. Ce qui est d’ailleurs logique parce que quand la Banque mondiale investit aux Etas Unis, elle le fait en dollars, il en est de mĂȘme pour Euro dans la zone Euro. Et si elle le fait en Franc congolais en RDC, cela ne fera que renforcer la monnaie nationale.

    C’est ce qui ressort de l’accord Swap, qui est un accord de crĂ©dit rĂ©ciproque entre la Banque Centrale du Congo (BCC) et la SociĂ©tĂ© FinanciĂšre Internationale (SFI), une branche opĂ©rationnelle sur le plan financier de la Banque Mondiale. A en croire le gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, l’objectif de cet accord est celui de promouvoir le financement de l’économie en monnaie nationale au pays.

    Suivant cet accord, explique t-il, au cours de la confĂ©rence de presse qu’il a animĂ©e Ă  l’issue de la quatriĂšme rĂ©union ordinaire du comitĂ© de politique monĂ©taire tenue le jeudi 07 mai, la SFI mettra dans un premier temps Ă  la disposition de la BCC un montant de 50 millions $ et en contre partie la BCC remettra Ă  la SFI l’équivalent dudit montant mais cette fois -ci en franc congolais. La SFI utilisera ainsi ce montant pour octroyer des crĂ©dits aux petites et moyennes entreprises qui vont investir dans le secteur Ă  forte productivitĂ© comme dans l’agriculture.

    Ce contrat sera signĂ© le 29 mai et le dĂ©marrage des opĂ©rations est prĂ©vu au mois de juin. A ce moment-lĂ , fait savoir le N°1 de l’institut d’émission, le franc congolais fera partie de devises traitĂ©es dans la salle de machines de SFI Ă  Washington. Sfi gĂšre un portefeuille de 50 milliards $ constituĂ© des devises fortes

    «L’accord Swap est une premiĂšre. Il faut donc soutenir la monnaie nationale en consolidant sa stabilitĂ©, au cas contraire si on retombe dans l’instabilitĂ© du cadre macroĂ©conomique, la monnaie nationale sera chassĂ©e de ces salles de marchĂ© des pays occidentaux. Il faut maintenir l’élan. C’est un bon dĂ©but pour la RDC et nous travaillons pour promouvoir des activitĂ©s de crĂ©dits, financer l’économie pour la croissance et nous travaillons avec la SFI pour promouvoir le marchĂ© de capitaux  », exhorte le gouverneur de la BCC tout en soulignant qu’aprĂšs une pĂ©riode donnĂ©e, la BCC et la SFI procĂ©deront Ă  une Ă©valuation des opĂ©rations. En cas de satisfaction, indique-t-il, nous allons renouveler l’opĂ©ration soit pour le montant Ă©quivalent ou pour un montant supĂ©rieur en fonction de la demande.

    Il va sans dire que l’accord Swap est une initiative qui fait suite d’abord au constat par la Banque Mondiale de la stabilitĂ© monĂ©taire durable et mĂȘme de perspectives de stabilitĂ© rassurante de la RDC. C’est aussi une initiative due au souhait de promouvoir le financement de l’économie, au pays en monnaie nationale.

    Maintien inchangé du dispositif de politique monétaire

    Au cours du point de presse mensuel qu’il a animĂ© Ă  la fin de la rĂ©union du comitĂ© de politique monĂ©taire, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo a fait savoir qu’aprĂšs avoir analysĂ© l’évolution de la conjoncture Ă©conomique nationale et internationale, les perspectives d’avenir et Ă©changĂ© sur le dispositif de politique monĂ©taire, le CPM a dĂ©cidĂ© de maintenir inchangĂ© son dispositif actuel de politique monĂ©taire. Ainsi, le taux directeur demeure Ă  2%. Le coefficient de la rĂ©serve obligatoire sur les dĂ©pĂŽts en devises Ă  vue et Ă  terme est maintenu respectivement Ă  8% et 7% et celui pour les dĂ©pĂŽts en monnaie nationale Ă  vue et Ă  terme respectivement Ă  2% et 0%. L’absence majeure de choc, le faible taux d’inflation, la baisse de Euro, la stabilitĂ© de prix et de change sont autant de raisons qui ont contribuĂ© Ă  maintenir inchangĂ© le dispositif actuel de la politique monĂ©taire.

    Blandine Lusimana T.

    BANQUE CENTRALE DU CONGO

    COMITE POLITIQUE MONETAIRE

    Kinshasa, République démocratique du Congo

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Le ComitĂ© de Politique MonĂ©taire s’est rĂ©uni, ce jeudi 07 mai 2015, pour sa quatriĂšme rĂ©union ordinaire de l’annĂ©e sous la prĂ©sidence de Monsieur DĂ©ogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.

    Le ComitĂ© a analysĂ© l’évolution rĂ©cente de la conjoncture Ă©conomique tant au niveau national et qu’international ainsi que les perspectives Ă  venir et Ă©changĂ© sur le dispositif de politique monĂ©taire appropriĂ© Ă  cette situation.

    A cet effet, il s’en est dĂ©gagĂ© ce qui suit :

    Au plan international,

    D’aprĂšs les perspectives de l’économie mondiale du FMI d’avril 2015, la croissance Ă©conomique attendue en 2015 devrait s’établir Ă  3,5 % aprĂšs 3,4% en 2014. Cette croissance serait principalement tirĂ©e par te dynamisme de l’activitĂ© Ă©conomique dans les Ă©conomies avancĂ©es, notamment aux Etats-Unis, sur fond de mesures de politique monĂ©taire accommodante et de la baisse des cours du pĂ©trole.

    Il importe de noter que les perspectives de croissance Ă©conomique sont exposĂ©es Ă  moins de risques macroĂ©conomiques par rapport Ă  la situation d’il y a quelques mois, Ă  savoir le risque d’une rĂ©cession dans la Zone euro tout comme celui d’une dĂ©flation» Toutefois, un accroissement des risques financiers est observĂ© Ă  l’échiquier international, notamment l’apprĂ©ciation du dollar amĂ©ricain et la variation des prix d’actifs. S’agissant particuliĂšrement de t’apprĂ©ciation du dollar amĂ©ricain, cette situation est perçue comme un risque potentiel pour les pays qui disposent d’un portefeuille de la dette publique en cette monnaie, comme la RDC, et dont la persistance de variations des fortes amplitudes serait susceptible de crĂ©er de nouveaux risques financiers et de perturber l’exĂ©cution des p[ans d’action budgĂ©taire».

    Par ailleurs, le comitĂ© de Politique MonĂ©taire a notĂ© avec une attention particuliĂšre le lĂ©ger retournement de tendances des cours du pĂ©trole au mois d’avril qui ont connu une progression mensuelle de 22,0 %. Cette situation n’est pas au point de constituer un facteur de risque important pour l’économie mondiale, mĂȘme si son impact peut varier selon le pays.

    Ainsi, une fois de plus, le CPM invite le Gouvernement Ă  accĂ©lĂ©rer la mise en Ɠuvre des rĂ©formes, structurelles pour une croissance durable.

    Au Plan national,

    L’économie congolaise entend poursuivre son chemin de l’expansion imprimĂ© depuis une dizaine d’annĂ©es. Le taux de croissance est projetĂ© Ă  10,3 % en 2015 contre une rĂ©alisation de 9,5 % en 2014, tirĂ©e principalement par le dynamisme du secteur extractif. Cependant, ll y a lieu de relever la baisse du solde global brut d’opinions des entrepreneurs au mois d’avril qui est ressorti Ă  12,% contre 14,9 % un mois plus tĂŽt.

    Le marchĂ© des biens et services a Ă©tĂ© caractĂ©risĂ© par la stabilitĂ© des prix. En effet, le taux d’inflation hebdomadaire a tournĂ© autour d’une moyenne de 0,01 %» mois prĂ©cĂ©dent. En rythme mensuel, l’inflation s’est situĂ©e Ă  0,062 % contre 0,057 % en mars portant le cumul annuel Ă  0,590 %. A ces conditions, l’annĂ©e pourrait se clĂŽturer avec un taux d’inflation de 0’70 % contre un objectif de 3,5 %’

    S’agissant des finances publiques, une amĂ©lioration de la position nette du Gouvernement a Ă©tĂ© notĂ©e au mois d’avril rĂ©putĂ©e comme mois d’échĂ©ance fiscale, Ă  la suite du paiement de l’’impĂŽt sur le bĂ©nĂ©fice et profit sur le revenu de l’exercice 2014.

    Sur le marchĂ© des changes, le taux de change est demeurĂ© relativement stable avec une lĂ©gĂšre dĂ©prĂ©ciation de 0,2 % du cours indicatif et une variation nulle du taux de change sur le marchĂ© parallĂšle. Le taux de change s’est situĂ© Ă  926,62 CDF le dollar amĂ©ricain Ă  l’interbancaire et Ă  932,00 CDF au marchĂ© parallĂšle. Quant aux rĂ©serves de change, une lĂ©gĂšre accumulation relative des avoirs d’avril accompagnĂ©e d’une contraction relative des avoirs des banques en monnaie nationale aux fins des impĂ©ratifs de l’échĂ©ance fiscale.

    A cet effet, on note un niveau des rĂ©serves de 1.716,85 millions de USD contre 1.697,28 millions un mois avant. Ce niveau correspond Ă  7,1 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.

    S’agissant des agrĂ©gats monĂ©taires, ils sont demeurĂ©s sous contrĂŽles avec des marges assez importantes par rapport Ă  leurs niveaux programmĂ©s. Le marchĂ© monĂ©taire, pour sa part, a Ă©tĂ© marquĂ© par le dynamisme des activitĂ©s au marchĂ© interbancaire qui se sont dĂ©nouĂ©es au taux moyen pondĂ©rĂ© de 1,7 %. Le Guichet des facilitĂ©s permanentes a enregistrĂ© des opĂ©rations en croissance au taux de 4,5 %.

    Sur base de ces analyses, le ComitĂ© de Politique MonĂ©taire a dĂ©cidĂ© de maintenir inchangĂ© le dispositif actuel de sa politique monĂ©taire. Le taux directeur demeure Ă  2 %. S’agissant du coefficient de la rĂ©serve obligatoire sur les dĂ©pĂŽts en devises Ă  vue et Ă  terme, il est maintenu respectivement Ă  8 % et 7 % et celui pour les dĂ©pĂŽts en monnaie nationale Ă  vue et Ă  terme, respectivement Ă  2 % et 0 %.

    La régulation de la liquidité devra se poursuivre via les adjudications des bons BCC.

    Fait Ă  Kinshasa, le 07 mai 2015

    Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO

    Président

    (L’Observateur-RDC)

  • RDC: nĂ©cessitĂ© d’une coopĂ©ration entre armĂ©e et Casques bleus suite au massacre Ă  Beni

    RDC: nĂ©cessitĂ© d’une coopĂ©ration entre armĂ©e et Casques bleus suite au massacre Ă  Beni

    Casque Bleu- MONUC– Le massacre qui s’est dĂ©roulĂ© vendredi prĂšs de Beni, dans l’est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, souligne la nĂ©cessitĂ© de la coopĂ©ration entre l’armĂ©e congolaise et les Casques bleus pour assurer la sĂ©curitĂ© de la population, a dĂ©clarĂ© la Mission de l’ONU (Monusco).

    La collaboration entre la Monusco et l’armĂ©e est freinĂ©e depuis que Kinshasa a nommĂ© – pour combattre les rebelles hutu rwandais des Forces dĂ©mocratiques de libĂ©ration du Rwanda (FDLR), actifs dans l’est – deux officiers que l’ONU soupçonne de graves violations des droits de l’homme.

    Cette tuerie nous interpelle sur la nĂ©cessitĂ© de la coopĂ©ration entre FARDC (armĂ©e congolaise) et la Monusco pour sĂ©curiser les civils du territoire de Beni, théùtre d’une sĂ©rie de massacres qui a fait depuis octobre plus de 300 morts, dĂ©clare sur Twitter Martin Kobler, chef de la Monusco.

    Il a ajoutĂ© que cette tuerie renforce la dĂ©termination de la Monusco Ă  remplir son mandat de protection des civils et qu’elle renforce notre dĂ©termination Ă  soutenir le gouvernement de la RDC pour traquer les auteurs et les traduire en justice.

    Sept personnes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es Ă  l’arme blanche dans la nuit de vendredi Ă  Matembo, Ă  une dizaine de kilomĂštres du centre de Beni, grand carrefour commercial situĂ© dans le nord de la province troublĂ©e du Nord-Kivu.

    Le drame s’est dĂ©roulĂ© non loin d’une base de l’armĂ©e congolaise et de la Monusco, chargĂ©e de lutter contre les dizaines de groupĂ©s armĂ©s locaux et Ă©trangers qui sĂ©vissent, parfois depuis vingt ans, dans l’est de la RDC.

    Il est plus que temps, pour le gouvernement (…), de se concentrer sur les aspects sĂ©curitaires et qu’il mette en place des mĂ©canismes de mobilisation des moyens humains, matĂ©riels, intellectuels et financiers pour stopper le cycle de violence de la mĂȘme maniĂšre qu’il a rĂ©ussi Ă  freiner l’inflation, a indiquĂ© dimanche dans une dĂ©claration Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu.

    Les assassinats, dont les auteurs restent indéterminés, se sont produits alors que la sécurité se dégrade au Nord-Kivu.

    Mardi, deux Casques bleus et deux civils ont été tués dans une embuscade tendue par de présumés rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). AprÚs cette attaque, la Monusco a renforcé ses positions et promis des opérations offensives robustes.

    Les rebelles de l’ADF sont prĂ©sents depuis 1995 dans une rĂ©gion montagneuse du territoire de Beni, oĂč ils sont accusĂ©s de commettre de graves exactions contre les civils (meurtres, enrĂŽlements d’enfants, pillages…) et de se livrer Ă  un trafic de bois trĂšs lucratif.

    Depuis octobre, ces rebelles sont accusĂ©s d’une sĂ©rie de massacres qui ont fait plus de 300 morts, essentiellement dans le territoire de Beni.

    L’armĂ©e congolaise a affirmĂ© qu’elle avait Ă©liminĂ© fin avril Kasada Karume, numĂ©ro trois des ADF. Toujours en avril, le chef de cette rĂ©bellion, Jamil Mukulu, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en Tanzanie.

    (AFP)

  • Burundi: la Belgique suspend son soutien au processus Ă©lectoral

    Burundi: la Belgique suspend son soutien au processus électoral

    BURUNDI-POLITICS-Au Burundi, la contestation de la candidature de Pierre Nkurunziza pour un troisiĂšme mandat prĂ©sidentiel continue de provoquer des affrontements violents entre les forces de l’ordre et l’opposition. La Belgique, qui maintient des relations Ă©troites avec cet ancien protectorat, a dĂ©cidĂ© de suspendre Ă  la fois la coopĂ©ration policiĂšre avec le Burundi et son aide au processus Ă©lectoral.

    Pour le gouvernement belge, la goutte d’eau qui a fait dĂ©border le vase, c’est la mort de onze manifestants abattus par la police alors que, selon les Nations unies, celle-ci n’était pas en Ă©tat de lĂ©gitime dĂ©fense. Cette annonce du Haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU est invoquĂ©e comme la raison principale de la suspension de la coopĂ©ration avec le Burundi.

    La Belgique avait prĂ©vu un budget de 4 millions d’euros en vue du soutien Ă  la prĂ©paration des municipales le 26 mai et de la prĂ©sidentielle du 26 juin. Et le ministre chargĂ© de la CoopĂ©ration au dĂ©veloppement, Alexander De Croo, a officiellement fait savoir que les fonds seraient gelĂ©s. Seuls deux millions ont Ă©tĂ© versĂ©s et les deux millions restants ne seront donc pas dĂ©boursĂ©s.

    Coopération avec la police burundaise suspendue

    De la mĂȘme façon, la Belgique menait conjointement avec les Pays-Bas un projet de soutien Ă  la police burundaise pour une enveloppe globale de 5 millions d’euros. Ce projet est lui aussi mis en suspens de maniĂšre provisoire et les 3 millions d’euros non encore dĂ©boursĂ©s ne seront pas versĂ©s non plus.

    Pour le ministĂšre belge de la CoopĂ©ration, les conditions pour des Ă©lections libres au Burundi ne sont pas rĂ©unies pour l’instant. Ça fait plusieurs mois que la Belgique, mais aussi l’Union europĂ©enne, ont averti le Burundi qu’une nouvelle candidature de Pierre Nkurunziza prĂ©sentait des risques de divisions et de tensions. Le gouvernement belge estime que la Constitution burundaise, basĂ©e sur les accords de paix d’Arusha doit ĂȘtre respectĂ©e, en particulier dans la limitation Ă  deux mandats de la fonction prĂ©sidentielle.

    (RFI)

  • Cameroun: vigilance redoublĂ©e face Ă  Boko Haram

    Cameroun: vigilance redoublée face à Boko Haram

    SOLDATS Camerounais-Les combattants de Boko Haram, sous pression de l’armĂ©e nigĂ©riane qui mĂšne des offensives Ă  partir de l’Ouest et pourchassĂ©s par les Tchadiens prĂ©sents plus au nord, tentent frĂ©quemment des incursions vers le Cameroun, Ă  l’est. L’armĂ©e camerounaise a dĂ©ployĂ© prĂšs de 200 hommes en renfort Ă  Zelevet, Ă  40 kilomĂštres de Kolofata, suite Ă  un accrochage qui avait fait deux morts dans les rangs camerounais.

    « Si vous ĂȘtes pourchassĂ©s de tous les cĂŽtĂ©s, vous n’allez pas vous suspendre en l’air. Il vous faut bien choisir une option », grommelle une source militaire camerounaise bien au fait des opĂ©rations contre Boko Haram.

    Les incursions des combattants insurgĂ©s ne semblent pas surprendre outre mesure les Camerounais. Ces derniers ont nĂ©anmoins dĂ©cidĂ© de dĂ©ployer une compagnie et une batterie d’infanterie pour protĂ©ger le maillon faible de Zelevet. L’attaque, samedi, des insurgĂ©s Ă  Zelevet avait tout l’air d’une opĂ©ration de reprĂ©sailles. Mais dans la plupart des cas, les insurgĂ©s mĂšnent avant tout des incursions pour se ravitailler. « Ils le font quotidiennement pour voler du bĂ©tail ou, parfois, pour troquer leurs marchandises contre du carburant », signale un bon connaisseur de la rĂ©gion.

    A noter que les tirs d’artillerie camerounais, dimanche, ont Ă©tĂ© menĂ©s suite Ă  « une bonne coordination avec l’armĂ©e nigĂ©riane », selon une source militaire camerounaise. Depuis un mois et demi, cette collaboration tactique et opĂ©rationnelle se fait au quotidien et des Ă©lĂ©ments des deux contingents se voient, mĂȘme physiquement, une fois par semaine.

    « Ce n’est pas encore de la coopĂ©ration stratĂ©gique et cela n’a rien Ă  voir avec l’élection deMuhammadu Buhari Ă  la prĂ©sidence du Nigeria », tempĂšrent nos informateurs qui prĂ©cisent que la frĂ©quence accrue des Ă©changes est liĂ©e Ă  la plus grande proximitĂ© gĂ©ographique entre les deux forces.

     (RFI)

     

  • Togo : Faure GnassingbĂ©, réélu, prĂȘte serment lundi

    Togo : Faure GnassingbĂ©, réélu, prĂȘte serment lundi

    Gnassingbe-Les rĂ©sultats dĂ©finitifs de la prĂ©sidentielle togolaise du 25 avrils, proclamĂ©s dimanche par la Cour constitutionnelle, crĂ©ditent le prĂ©sident Faure GnassingbĂ© de 58,73% des suffrages exprimĂ©s, contre 35,19% Ă  son principal adversaire Jean-Pierre Fabre. Le chef de l’Etat togolais prĂȘte serment lundi, 4 mai.

    Le CAP 2015, le parti de Fabre, a dĂ©noncĂ© un scrutin « frauduleux » et dit n’avoir pas l’intention de dĂ©poser de recours devant la Cour constitutionnelle, celle-ci Ă©tant, selon  le CAP 2015, « infĂ©odĂ©e » au rĂ©gime togolais.

    Le vendredi, 1er mai, Jean-Pierre Fabre a été déclaré victorieux du scrutin par le vice-président de la CENI, Francis Pédro AMUZUN, un membre de CAP 2015. Selon ses résultats, Fabre a remporté 52,20% des voix.

    Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005, succédant  à son pÚre qui avait dirigé le Togo pendant 38 ans.

    (VOA)

  • Elections en RDC: dĂ©but du dialogue entre le pouvoir et l’opposition

    Elections en RDC: dĂ©but du dialogue entre le pouvoir et l’opposition

    bemba-kamerhe-felix-En RDC, un Ă©missaire du prĂ©sident Joseph Kabila, le chef de l’Agence nationale des renseignements (ANR) Kalev Mutond, a rencontrĂ© diffĂ©rentes plateformes de l’opposition depuis la semaine derniĂšre. Le pouvoir tend ainsi la main Ă  l’opposition pour un dialogue. Les diffĂ©rentes tendances de l’opposition sont unanimes sur l’organisation d’un tel dialogue inclusif, recommandĂ© par l’Accord global d’Addis-Abeba, mais elles insistent sur le respect de la Constitution.

    Selon le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS), Bruno Mavungu, son parti a transmis au prĂ©sident Kabila la feuille de route dĂ©jĂ  dĂ©posĂ©e Ă  la Mission de l’ONU au Congo (Monusco). Un dialogue de petit format de courte durĂ©e est bien notĂ© par la communautĂ© internationale. Les matiĂšres Ă  traiter devraient porter sur les contentieux Ă©lectoraux de 2011 et sur l’organisation des futures Ă©lections. « On travaillerait dans le strict respect du dĂ©lai constitutionnel », insiste bien Bruno Mavungu.

    Pour leur part, l’Union pour la nation congolaise (UNC) et le Mouvement de libĂ©ration du Congo (MLC) disent attendre du chef de l’Etat son point de vue sur la contre-proposition transmise Ă  la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (CĂ©ni) par l’opposition au lendemain de la publication du calendrier Ă©lectoral global. Une contre-proposition considĂ©rĂ©e comme s’inscrivant dans le cadre du dialogue recherchĂ©. Ici aussi, on affirme qu’il ne sera jamais question de violer la Constitution.

    Les libĂ©raux, eux, soupçonnent la majoritĂ© de mener une dĂ©marche qui tendrait Ă  maintenir Joseph Kabila au pouvoir au-delĂ  de 2016. Selon l’un de ses membres JosĂ© Makila, cette plateforme qui promet de rĂ©pondre au pouvoir aprĂšs une rĂ©union du groupe parlementaire rejette dĂ©jĂ  toute idĂ©e de formation d’un gouvernement de transition.

    (rfi)

  • Burundi: Pierre Nkurunziza dĂ©pose sa candidature pour un 3e mandat

    Burundi: Pierre Nkurunziza dépose sa candidature pour un 3e mandat

    NKURUZINZA 1-Pas d’apaisement en vue au Burundi. Le prĂ©sident Pierre Nkurunziza a officiellement dĂ©posĂ© sa candidature Ă  un troisiĂšme mandat. C’est pour cette raison qu’une partie de la population proteste depuis des jours, en particulier Ă  Bujumbura. En arrivant en dĂ©but d’aprĂšs-midi pour effectuer sa dĂ©marche, Pierre Nkurunziza s’est exprimĂ© sur la situation actuelle. Pour lui, la mobilisation vire Ă  l’insurrection mais les manifestations seront « maĂźtrisĂ©es d’ici peu ». Par ailleurs, il s’estime confiant sur le bon dĂ©roulement du scrutin.

    Cet article a été mis à jour le 8 mai à 21h15.

    Le prĂ©sident Pierre Nkurunziza avait Ă©tĂ© annoncĂ© Ă  plusieurs reprises depuis le matin Ă  la CĂ©ni. Attendu Ă  11 h 30 puis 14 h, c’est finalement Ă  13 h (locale), alors que toute la presse Ă©trangĂšre ou presque Ă©tait aux Nations unies pour assister aux nĂ©gociations en vue d’une sortie de crise, que le chef de l’Etat a fait son apparition.

    Il a serrĂ© quelques mains, notamment celle du prĂ©sident de la CĂ©ni, visage fermĂ©, il est rentrĂ© dans la salle et s’est assis Ă  un premier bureau comme s’il allait attendre. Deux agents de la commission Ă©lectorale lui ont rapidement fait signe de s’installer face Ă  eux. AprĂšs un rapide examen du dossier, ils ont demandĂ© Ă  Pierre Nkurunziza de signer les diffĂ©rentsrĂ©cĂ©pissĂ©s de dĂ©pĂŽt.

    Cela n’aura durĂ© que quelques minutes et Ă  la fin il a Ă©tĂ© saluĂ© par des applaudissements dans la salle venant de reprĂ©sentants de son parti, de son cabinet, mais aussi des cinq membres de la CĂ©ni. Le prĂ©sident s’est alors levĂ© pour prendre le temps de leur serrer la main. Pierre Nkurunziza a aussi rĂ©pondu Ă  quatre questions des journalistes de la presse locale, toutes ou presque sur le mouvement de contestation qui se poursuit dans plusieurs quartiers de la capitale et les rĂ©actions internationales.

    « La situation sera totalement maßtrisée »

    Des contestations dont il a minimisĂ© l’ampleur, en la comparant Ă  d’autres Ă©pisodes de l’histoire du Burundi. « Le 1er mai, on a donnĂ© un message Ă  la nation, il y a deux jours, on a de nouveau donnĂ© un message Ă  la nation, message qui a Ă©tĂ© trĂšs bien apprĂ©ciĂ© par la communautĂ© internationale et tous les Burundais. L’essentiel, c’est que ce qui a Ă©tĂ© commencĂ© sous forme de manifestations, et qui s’est transformĂ© en ce que certains appellent insurrection, nous vous garantissons que d’ici peu de jours, la situation sera totalement maĂźtrisĂ©e », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident burundais.

    « Le processus Ă©lectoral se tiendra en bonne et due forme », a-t-il lancĂ© avant de quitter la salle et d’effectuer un dernier arrĂȘt, et des explosions de rires, pour enfin saluer un autre candidat venu dĂ©poser sa candidature. Il s’agit de GĂ©rard Nduwayo de la branche de l’Uprona reconnue par le gouvernement.

    Opposition divisée

    La fin du dĂ©pĂŽt des candidatures est prĂ©vue pour demain, le 9 mai. Plusieurs figures de l’opposition envisageaient de renoncer Ă  se prĂ©senter — comme pour l’Ă©lection de 2010 largement boycottĂ©e — si Pierre Nkurunziza maintenait sa candidature. D’autres se sont d’ores et dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ©s candidats, notamment le patron de l’ancienne rĂ©bellion FNL Agathon Rwasa, de mĂȘme que Jean Minani, le prĂ©sident du parti Frodebu Nyakuri. L’opposition est donc partagĂ©e entre la crainte d’affaiblir le mouvement de contestation et la volontĂ© de ne pas laisser Pierre Nkurunziza concourir seul.

    Lors de discussions informelles entre le gouvernement et les partis politiques sous l’Ă©gide des Nations unies, la possibilitĂ© d’un glissement pour les lĂ©gislatives et les communales avait Ă©tĂ© Ă©voquĂ©, puisque pour beaucoup — opposition, sociĂ©tĂ© civile et mĂȘme chancelleries occidentales —, les conditions ne sont aujourd’hui pas rĂ©unies pour se diriger vers des Ă©lections.

    Une trĂȘve d’une journĂ©e des manifestations

    Vendredi 8 mai dans la soirĂ©e, les forces de l’ordre ont reçu l’ordre de dĂ©gager toutes les barricades de plus en plus nombreuses dans les quartiers qui contestent la candidature de Pierre Nkurunziza pour un troisiĂšme mandat prĂ©sidentiel. Cela a apparemment commencĂ© dĂšs ce vendredi soir, dans un quartier Ă  proximitĂ© du centre de Bujumbura, oĂč des coups de feu ont Ă©tĂ© entendus.

    Le Collectif contre un troisiĂšme mandat, qui regroupe environ un millier d’associations et deux centrales syndicales, a annoncĂ© une trĂšve des manifestations d’une journĂ©e, samedi, pour « permettre Ă  la population de s’approvisionner mais aussi d’enterrer les morts de la semaine ». « Elles reprendront dimanche », a prĂ©cisĂ© Pacifique Nininahazwe, l’un des dirigeants du mouvement.


    ■ L’inquiĂ©tude croĂźt tous azimuts

    Le chef de la Mission d’observation Ă©lectorale de l’Union europĂ©enne au Burundi, David Martin, exprime sa vive prĂ©occupation face au niveau de violence enregistrĂ© au Burundi depuis le dĂ©but des manifestations, le 26 avril dernier, contre la candidature du prĂ©sident Nkurunziza Ă  un troisiĂšme mandat :

    « Dans ses dĂ©clarations, le prĂ©sident se montre ambigu : lorsqu’il assure qu’il mettra fin aux manifestations ce week-end, j’espĂšre qu’il veut dire qu’il trouvera des moyens pacifiques pour convaincre les manifestants, mais j’ai le sentiment qu’il pourrait aussi essayer d’utiliser la force pour stopper les manifestations, s’inquiĂšte-t-il. Pour aller vers des Ă©lections crĂ©dibles, il faudrait dĂ©jĂ  relĂącher les manifestants dĂ©tenus par la police, autoriser la rĂ©ouverture des radios indĂ©pendantes et rouvrir l’accĂšs aux rĂ©seaux sociaux et au tĂ©lĂ©phones mobiles. Ce serait un minimum pour de possibles Ă©lections crĂ©dibles. Si les Ă©lections devaient avoir lieu aujourd’hui, je dirais que les conditions pour un scrutin rĂ©gulier ne sont pas rĂ©unies, mais cela peut encore ĂȘtre corrigĂ©. »

    Dans un communiquĂ© diffusĂ© vendredi, la procureur de la CPI a lancĂ© un avertissement aux autoritĂ©s du Burundi pour que la campagne et le scrutin se dĂ©roule sans violence. Fatou Bensouda prĂ©vient que les responsables d’Ă©ventuels crimes et violences liĂ©es au processus Ă©lectoral seront poursuivis et jugĂ©s par la CPI dont le Burundi est membre : « Comme on a vu au Kenya ou en CĂŽte d’Ivoire, les Ă©lections peuvent dĂ©gĂ©nĂ©rer et donner lieu Ă  des crimes Ă  grande Ă©chelle qui peuvent faire l’objet d’enquĂȘtes ou de poursuites devant la CPI. Toute personne qui commet des crimes selon la compĂ©tence de la Cour pourra ĂȘtre poursuivie devant la Cour pĂ©nale internationale. Je suis dĂ©terminĂ©e Ă  enquĂȘter sur ce genre de crime et Ă  en poursuivre les auteurs, insiste-t-elle. Les dirigeants politiques du Burundi doivent aussi s’assurer que les Ă©lections se passent dans le calme et que leurs partisans s’abstiennent de toute violence avant, pendant et aprĂšs les Ă©lections. »

    Le prĂ©sident rwandais Paul Kagame a Ă©galement critiquĂ© vendredi l’attitude de son voisin burundais lors d’un symposium en Suisse :

    « Si vos propres concitoyens vous disent : nous ne voulons pas que vous fassiez cela ou nous ne voulons pas que vous nous dirigiez, c’est peut-ĂȘtre qu’ils sont en train de dire que vous n’avez pas fait assez pour eux et que vous ne faites pas assez pour eux actuellement. Peut-ĂȘtre qu’il aurait fallu le faire lors du premier mandat ou lors du second, juge-t-il. Et maintenant c’est le troisiĂšme. En ce qui nous concerne, nous accueillerons les rĂ©fugiĂ©s. Mais la question n’est pas lĂ . La question n’est pas comment accueillir les rĂ©fugiĂ©s, mais comment cesser d’en crĂ©er. Et sur ce point, les dirigeants burundais doivent se montrer plus sĂ©rieux qu’ils ne le sont en ce moment. »

    (RFI)

  • RDC: coopĂ©ration difficile entre l’ONU et Kinshasa

    RDC: coopĂ©ration difficile entre l’ONU et Kinshasa

    PremiÚre rencontre entre Martin Kobler (gauche), nouveau chef de la Monusco, et Joseph Kabila, chef d'Etat congolais, mardi 27 août à Kinshasa. Ph. Miriam Asmani
    PremiĂšre rencontre entre Martin Kobler (gauche), nouveau chef de la Monusco, et Joseph Kabila, chef d’Etat congolais, mardi 27 aoĂ»t Ă  Kinshasa. Ph. Miriam Asmani

    -La dĂ©gradation de la situation sĂ©curitaire dans l’est du Congo et plus particuliĂšrement dans le Nord-Kivu oĂč deux casques bleus tanzaniens ont Ă©tĂ© tuĂ©s, mardi 5 mai, ont poussĂ© l’ONU Ă  reprendre des discussions avec Kinshasa. Au mois de fĂ©vrier dernier, une opĂ©ration conjointe de la Monusco avec l’armĂ©e congolaise contre les Forces dĂ©mocratiques pour la libĂ©ration du Rwanda (FDLR) avait Ă©tĂ© suspendue, suite Ă  la nomination de deux gĂ©nĂ©raux que les Nations unies soupçonnent d’avoir commis de graves exactions.

    L’ONU prĂ©pare-t-elle une opĂ©ration contre les FDLR au Congo ? Le chef des opĂ©rations de maintien de la paix, HervĂ© Ladsous, a maintenu le doute Ă  l’issue d’un Conseil de sĂ©curitĂ© devant lequel il a partagĂ© son inquiĂ©tude pour les populations civiles prises en tenaille par les groupes rebelles, dans l’est du Congo.

    « Il nous faut reprendre et intensifier les actions contre les ADF ( Forces dĂ©mocratiques alliĂ©es ) et, bien sĂ»r, contre les FDLR. Le Conseil de sĂ©curitĂ© nous l’avait demandĂ© mais, pour le moment, le gouvernement congolais n’accepte pas. Nous sommes donc coincĂ©s mais j’espĂšre vraiment que l’on va sortir de ce blocage », a dĂ©clarĂ© HervĂ© Ladsous.

    Soupçons de violation des droits de l’homme

    Le blocage, c’est le refus net du gouvernement congolais de se sĂ©parer de deux gĂ©nĂ©rauxsoupçonnĂ©s de graves violations des droits de l’homme et auquel l’ONU conditionne sa participation Ă  des opĂ©rations militaires conjointes.

    Faute d’accord, l’ONU pourrait dĂ©cider de mener une opĂ©ration seule contre les FDLR comme son mandat l’y autorise.

    D’aprĂšs des diplomates, l’Europe presse l’ONU d’intervenir rapidement. HervĂ© Ladsous a d’ailleurs prĂ©cisĂ© devant les journalistes « mener des prĂ©paratifs Ă  cet effet » sans donner plus de dĂ©tails. Cette dĂ©claration a aussitĂŽt Ă©tĂ© nuancĂ©e par le porte-parole des Nations unies qui a dĂ©clarĂ© que l’organisation privilĂ©giait toujours une opĂ©ration conjointe avec les forces congolaises des FARDC.

    (RFI)

     

  • KagamĂ© critique la tĂ©mĂ©ritĂ© de Nkurunziza

    Kagamé critique la témérité de Nkurunziza

    Le prĂ©sident rwandais s’adresse Ă  son voisin burundais.kagame

    Dans une vidĂ©o postĂ©e sur YouTube ainsi que sur le compte Twitter de la prĂ©sidence rwandaise, le prĂ©sident KagamĂ© s’est Ă©criĂ©: “Comment pouvez-vous alors dire: ‘je reste, que l’on veuille de moi ou non’? C’est un problĂšme trĂšs sĂ©rieux”, affirme Paul KagamĂ©.

    Il rĂ©pondait Ă  une question sur la situation actuelle au Burundi, lors d’un symposium organisĂ© par l’universitĂ© de Saint-Gall, en Suisse.

    “Si vos propres concitoyens vous disent: ‘nous ne voulons pas que vous fassiez ça ou que vous nous dirigiez’, peut-ĂȘtre sont-ils en train de dire que vous n’avez pas fait assez pour eux”, indique-t-il un peu plus loin dans la vidĂ©o.

    Selon l’AFP, au moins 17 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es dans les manifestations violentes, principalement Ă  Bujumbura, la capitale, depuis l’annonce de la candidature du prĂ©sident Pierre Nukurunziza, le 25 avril, pour un troisiĂšme mandat, par son parti le FDD-CNDD.

    Des affrontements ont lieu entre manifestants et policiers qui tirent parfois Ă  balle rĂ©elle. Depuis deux jours, il y a  chasse Ă  l’homme Ă  Bujumbura et Ă  Cibitoke ; les manifestants s’attaquent aux proches du parti au pouvoir qu’ils accusent d’ĂȘtre des  mouchards ou membres d’une milice, Imborakure.

    Nkurunziza qui a appelĂ© Ă  une trĂȘve, a officiellement fait acte de  candidature vendredi pour la prĂ©sidentielle du 26 juin prochain.

    Le président Kagame a plusieurs  foismis en garde contre  les conséquences que la crise au Burundi pourrait  avoir sur le Rwanda.

    Déjà, des dizaines de milliers de  Burundais se sont réfugiés au Rwanda et en RDC. voisins.

    (VOA)