Author: Don Kayembe

  • Nobel de la paix : et si un Africain gagnait ?

    Nobel de la paix : et si un Africain gagnait ?

    prix nobel-Deux Tunisiens, un Congolais et un Érythréen peuvent prétendre à la prestigieuse récompense décernée chaque année en octobre.

    “Les voies du Seigneur sont impénétrables” ont coutume de dire les spécialistes de la curie romaine à la veille de l’élection d’un nouveau pape, tant le choix du conclave des cardinaux recèle de surprises. Il est rare en effet que le “favori” soit élu. Sans craindre le blasphème, on pourrait en dire autant du comité qui attribue le Nobel de la paix. La préliste des nominés à cette prestigieuse distinction internationale instituée en 1901 vient d’être dévoilée, à Oslo.

    Les cinq sages norvégiens ont jusqu’à octobre pour s’entendre sur le ou les noms des lauréats.

    De l’avis des spécialistes, le “crû 2015” pourrait récompenser, actualité oblige, des personnalités ayant oeuvré en faveur de la liberté d’expression. Parmi les potentiels récipiendaires figurent Raif Badawi, 31 ans, le blogueur saoudien condamné à dix ans de prison et à une peine de flagellation dans son pays pour “apostasie” – musulman et croyant, son seul crime est de s’être prononcé pour la liberté de conscience -, ainsi que quatre Africains : le couple que forment Moncef Marzouki et Béji Caïd Essebsi, l’ancien et l’actuel président tunisien ; Don Mussie Zerai, un prêtre catholique d’origine érythréenne, qui vient en aide aux migrants de Lampedusa ; et le médecin congolaisDenis Mukwege, qui a soigné près de 40 000 femmes victimes de viol dans l’est de la RD Congo.

    (Jeune Afrique)

  • RDC – Droits de l’homme : ce qu’on sait de l’affaire Christopher Ngoy

    RDC – Droits de l’homme : ce qu’on sait de l’affaire Christopher Ngoy

    christopher-Arrêté le 21 janvier, Christopher Ngoy, est soupçonné par la justice congolaise d’avoir été l’un des organisateurs des émeutes survenues à Kinshasa en janvier contre le projet de révision de la loi électorale. L’organisation de la société civile qu’il dirige avait appelé à manifester contre une réforme qui pouvait retarder l’élection présidentielle prévue en 2016.

    Que reproche le pouvoir à Christopher Ngoy ?

    Christopher Ngoy dirige la coordination de la Société civile de la RDC. Cette organisation s’était jointe en janvier à la plateforme “Sauvons la RDC” pour appeler les populations congolaises à sortir massivement dans les rues contre le projet de réforme de la loi électorale introduite au Parlement par le gouvernement . Ledit projet devait conduire à un recensement de la population qui retarderait de plusieurs mois la présidentielle dont la date vient d’être fixée au 27 novembre 2016. Les manifestations ont fait 23 morts à Kinshasa, selon un décompte officiel, beaucoup plus selon la société civile.

    Pour la police judiciarie, Christopher Ngoy serait auteur ou co-auteur des troubles qui avaient émaillé les manifestations. L’interessé devra faire face à onze chefs d’accusation dont incitation à la violence et à la haine raciale et atteinte à la sûreté intérieure de l’État.

    Quels sont les arguments de la défense ?

    Pour Patrick Ngoy, un des fils et avocat du détenu, Christopher Ngoy n’a rien à avoir avec les charges retenues contre lui. “Tout ceci n’est qu’un maquillage judicaire”, a-t-il déclaré aux journalistes lors de la présentation du prévenu à la presse, me 10 février. L’avocat révèle au passage que la perquisition au cours de laquelle des documents ont été saisis a été faite en l’absence du militant des droits de l’homme, ce qui est contraire aux usages juridiques en cours en RDC.

    La défense indique également que la détention de Christopher Ngoy pendant trois semaines avant son inculpation est illégale et constitue une violation des droits du détenu, qui de surcroît n’a toujours pas été présenté à un juge.

    Détenus politiques ou de droit commun ?

    Plusieurs personnalités dont Jean-Claude Muyambo, qui dirige un parti de l’opposition sont détenues dans les prisons du pays depuis les émeutes de janvier. Jean-Claude Muyambo a été écroué à la prison centrale de Makala à Kinshasa le 20 janvier, officiellement pour une affaire d’abus de confiance. Ses soutiens estiment qu’il s’agit ni plus ni moins d’une arrestation politique, l’interessé ayant aussi participé aux manifestations anti-Kabila.

    Plus de 600 ONG congolaises soutenues par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) ont adressé une lettre ouverte au président Kabila le 2 février pour réclamer la libération des personnes arrêtées en marge des manifestations contre le projet de loi électorale.

    (Jeune Afrique)

  • RDC : Joseph Kabila a promulgué la nouvelle loi électorale

    RDC : Joseph Kabila a promulgué la nouvelle loi électorale

    ceni-Le président congolais Joseph Kabila a promulgué la nouvelle loi électorale, a annoncé jeudi la télévision publique congolaise. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devrait publier dans la journée le calendrier des scrutins pour 2015 et 2016, année prévue pour la prochaine présidentielle.

    “Le chef de l’État vient de promulguer ce jour la loi”, a indiqué la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) avant de lire à l’antenne le texte révisant l’ancienne loi électorale et à l’origine d’importantes manifestations en janvier. Ses détracteurs en avaient particulièrement après une disposition susceptible d’entraîner un report de la prochaine présidentielle et de permettre ainsi à Jospeh Kabila de se maintenir à la tête de l’État au-delà du terme de son mandat, fin 2016.

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devrait donc rendre public dans la journée le calendrier des scrutins à venir : élections locales, provinciales et sénatoriales attendues pour 2015 et les élections présidentielle et législatives devant avoir lieu en 2016.

    La disposition litigieuse du projet de loi électorale liait la tenue de la prochaine présidentielle aux résultats d’un recensement général de la population devant commencer en 2015. Celui-ci pourrait prendre jusqu’à trois ans et la nouvelle loi, certes expurgée de la disposition contestée

  • RDC : la Ceni fixe l’élection présidentielle au 27 novembre 2016

    RDC : la Ceni fixe l’élection présidentielle au 27 novembre 2016

    Elections- Un bureau de vote en RDC
    Elections- Un bureau de vote en RDC

    -Les élections présidentielle et législatives en République démocratique du Congo se tiendront le 27 novembre 2016, a annoncé jeudi 12 février la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le calendrier électoral global des élections a été rendu public à Kinshasa devant les représentants des institutions publiques congolaises et de la communauté internationale.

    La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle aura lieu le 7 décembre 2016. Les résultats définitifs seront annoncés le 17 décembre 2016. Le nouveau chef de l’Etat prêtera serment le 20 décembre 2016.

    Par ailleurs, la Ceni a annoncé que les élections provinciales, municipales, urbaines et locales auront lieu le 25 octobre 2015. Les résultats seront annoncés le 10 décembre.

    Les sénateurs seront élus le 17 janvier 2016 alors que l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs aura lieu le 31 janvier 2016.

    Peu avant la publication de ce calendrier électoral global, le président de la Ceni, abbé Malumalu a déclaré à Radio Okapi que l’organisation de ces élections nécessitera 1 145 408 680 dollars américains.

    « Après avoir échangé avec le Premier ministre, nous avons mis en place une commission qui a avancé un budget global des élections qui s’élève à 1 145 408 680 USD. Les élections coûtent chers en RDC », a-t-il fait savoir.

    D’après l’abbé Malumalu, la Ceni a déjà convenu avec le gouvernement un plan de décaissement pour le financement des élections.

    (Radio Okapi)

  • CAN 2015: Dieumerci Mbokani, cadeau du ciel pour la RDC

    CAN 2015: Dieumerci Mbokani, cadeau du ciel pour la RDC

    MBOKANI-Avec deux buts inscrits face au Congo-Brazzaville, Dieumerci Mbokani a largement participé à la qualification de la République démocratique du Congo pour les demi-finales de la CAN 2015. L’attaquant vedette congolais a désormais en tête cette confrontation à venir face à la Côte d’Ivoire, mercredi 4 février à Bata.

    De notre envoyé spécial à Bata,

    Son visage ne porte plus les rictus de l’insatisfaction et de la frustration. Dieumerci Mbokani, joueur talentueux doté d’une forte personnalité, vous regarde dans les yeux et se lâche. « C’est ça le football. J’ai été très critiqué et je marque deux buts. Mais j’ai travaillé toute la semaine. Contre le Congo, c’était un match décisif et j’ai fait mon travail. Je suis fier, je suis heureux. Je suis un attaquant. » Sa voix est posée. Il esquisse enfin un sourire. Les Léopards sont de retour et l’enfant de Kinshasa avec. « Dites à mon peuple de nous soutenir encore plus. On veut aller en finale ! »

    Florent Ibenge : « Ce gars fait énormément de travail »

    La veille de ce choc fratricide, Florent Ibenge, le sélectionneur des Léopards, avait encore répété tout le bien qu’il pensait de son joueur. « C’est fait, il a marqué et je suis heureux pour lui. Ce gars nous fait énormément de travail et beaucoup de gens ne s’en rendent pas compte. Il a été beaucoup critiqué au pays, il montre encore une fois que c’est un grand joueur. » On n’enterre jamais un buteur.

    « Je dédie ce succès au RSC Anderlecht. Si je suis à ce niveau, c’est grâce au club qui m’a toujours aidé », avait écrit Mbokani après sa victoire. « J’ai probablement disputé l’un des meilleurs matches de ma carrière », confie-t-il sur le site d’Anderlecht. « Que je puisse marquer deux fois après avoir été mené 2-0, est tout simplement fantastique pour moi, mes coéquipiers et pour tout le pays. » En Europe, ses passages à Anderlecht (2006-2007) et au Standard de Liège (2007-2010) restent encore dans toutes les mémoires.

    Patrice Neveu, ancien coach de la RDC entre 2008 et 2010, disait à l’époque de Mbokani : « C’est un vrai buteur, adroit, doté d’un très bon jeu de tête, capable de ” remiser ” et de prendre la profondeur. » Le vainqueur du Soulier d’or belge avec le RSC Anderlecht en 2012 a toujours fait l’unanimité autour de lui sur son talent. C’est au TP Mazembe que Dieumerci Mbokani s’est révélé il y a dix ans.

    Meilleur buteur de la CAN 2015 ?

    A 27 ans, Dieumerci Mbokani a disputé en Afrique du Sud en 2013 sa première Coupe d’Afrique des nations. Il avait marqué un seul but face au Mali. Pour l’instant, il a doublé la mise. « Avant le match, je lui ai dit : ” Tu peux te battre comme tu veux, tu peux garder les ballons, mais un numéro neuf ça doit marquer  », confie Youssouf Mulumbu. Le milieu de West Bromwich Albion n’hésite pas à couvrir d’éloges son coéquipier : « Il était frustré par son manque de réussite et toutes les critiques qu’il a reçues, explique-t-il. Aujourd’hui, je crois qu’il est libéré. »

    Va-t-on assister à un autre grand match de Dieumerci Mbokani face à la Côte d’Ivoire ? « Il n’a pas beaucoup de réussite avec l’équipe nationale alors qu’il est très fort avec ses clubs. Mais attention, c’est un chasseur de buts et il n’y a pas de raison qu’il ne finisse pas meilleur buteur de cette compétition », précise l’ancien joueur du PSG.

    Claude Le Roy, à la tête du Congo et qui avait en charge la sélection de la RDC lors de la dernière CAN, connaît bien le garçon. « Ils sont rares les avants aussi complets et avec autant de qualités », a toujours dit Le Roy, qui trouve Dieumerci Mbokani « très concerné par cette CAN ». Alors Dieu merci, la RDC a Mbokani !

    RFI

  • RDC – Kabila : les 10 gardiens du temple

    RDC – Kabila : les 10 gardiens du temple

    Joseph Kabila UA-Ils ont montré leur soutien indéfectible au président Joseph Kabila lors de la crise qui a enflammé la capitale fin janvier. Portrait des personnalités incontournables du pouvoir à Kinshasa.

    Manifestations, répression policière, activité économique et communications à l’arrêt, cacophonie au Parlement… La fièvre qui s’est emparée de Kinshasa du 19 au 21 janvier, faisant entre 14 et 42 morts selon les sources, a donné des sueurs froides jusqu’au sommet de l’État. Car si le pouvoir avait pris ses précautions pour faire passer son projet de loi électorale controversé – le palais du Peuple, bien gardé, n’a pas été menacé -, il n’avait pas anticipé qu’un simple alinéa déclencherait pareille tempête.

    Cette disposition, qui liait la tenue de la présidentielle de 2016 à un recensement à durée indéterminée (ce qui revenait à reporter l’élection sine die), a permis à l’opposition de s’unir pour mobiliser des jeunes désabusés… Une vraie victoire pour elle. Pour autant, elle n’a pas été capable de canaliser le mécontentement, ni d’empêcher les pillages. Quant à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), du vieillissant opposant Étienne Tshisekedi, toujours en convalescence en Belgique, elle semble avoir perdu de sa capacité à rassembler, comme l’a montré l’échec de son appel à manifester le 26 janvier – il est vrai freiné par l’interdiction des SMS et des réseaux sociaux.

    Mais au cours de cet épisode, qui revenait à se positionner pour ou contre la prolongation du mandat de Joseph Kabila au-delà de la limite constitutionnelle de 2016, c’est surtout la coalition au pouvoir qui s’est révélée divisée. Plusieurs de ses leaders, que les postes ministériels n’ont pas suffi à amadouer, ont pris leurs distances avec le projet, comme Pierre Lumbi, Olivier Kamitatu et, surtout, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, qui s’est félicité que sa chambre ait “écouté la rue” en votant contre le fameux alinéa.

    “Faucons” kabilistes

    En revanche, face à cette épreuve, les “faucons” kabilistes se sont serré les coudes, jusqu’à ce que le bureau du président, qui a vu défiler diplomates inquiets et membres du clan familial, ordonne de lâcher du lest le 24 janvier. Ce sont eux, aussi, qui tiennent l’appareil sécuritaire, lequel s’est révélé d’une cohésion implacable.

    Ces fidèles n’ont pas tous la même influence sur le chef. Mais ils ont en commun la conviction que le pays ne peut, ou ne doit, être dirigé par un autre.

    Ces fidèles, dont nous dressons le portrait, n’ont certes pas tous la même influence sur le chef. Certains ont à coeur de l’aider coûte que coûte, d’autres s’inquiètent pour leur sécurité (judiciaire, économique ou même physique) s’il venait à quitter le pouvoir, tandis que les derniers agissent par courtisanerie. Une chose est sûre : ils ont en commun la conviction que le pays ne peut, ou ne doit, être dirigé par un autre.

    La garde rapprochée de Kabila a encore bien des cartes en main pour repousser l’échéance de 2016 : des élections locales intermédiaires, complexes et non financées, qui pourraient être retardées ; un redécoupage des provinces qui ne manquera pas de susciter des mécontentements ; et la réactivation du fameux recensement préalable, dont il reste une trace dans l’article 115 de la loi électorale. Ne rien faire pourrait finalement suffire au clan pour obtenir ce qu’il souhaite. L’opposition appelle donc à la vigilance. Mais lutter contre une accumulation de petits retards sera une autre paire de manches.

    Passez votre souris sur les boutons puis cliquez sur le nom des personnalités pour lire leurs portraits.

    Jeune Afrique

  • DSK bousculé par les journalistes devant son hôtel

    DSK bousculé par les journalistes devant son hôtel

    DSK-En France, Dominique Strauss Khan en est à sa dernière journée d’audition dans le procès du Carlton de Lille. L’ancien patron du FMI, poursuivit pour proxénétisme, tente toujours d’éviter au maximum les journalistes et les caméras, dans ce procès très médiatisé et placé sous haute sécurité.

    De nombreux journalistes attendaient ce jeudi matin Dominique Strauss Khan, devant l’hôtel dans lequel il loge en plein cœur de Lille. A sa sortie, il a dû se frayer un passage et écarter les nombreuses caméras pointées sur lui. Il s’est trompé de voiture, avant de s’engouffrer dans la sienne.

    L’une de ses avocats s’est mise en colère: “Doucement, doucement, doucement”, a-t-elle crié aux journalistes qui, dans la cohue, l’empêchaient d’accéder à son véhicule.
    Il a dû s’expliquer sur sa “garçonnière”

    Une fois au tribunal, l’ancien directeur du FMI a été sommé de s’expliquer sur cet appartement à Paris qu’il n’a pas loué à son nom. L’accusation s’y réfère dans sa motivation du renvoi de DSK devant le tribunal. L’une des infractions caractérisant le proxénétisme est en effet de tenir des locaux privés à disposition de personnes en sachant qu’elles s’y livreront à la prostitution. Le prête-nom était une question de discrétion, explique M. Strauss-Kahn, pour cet appartement dans un quartier chic de la capitale où il recevait certes des amis politiques, mais aussi des femmes, à une époque où il était marié. Plusieurs soirées libertines s’y sont tenues. Deux “escorts” s’y sont rendues, mais les dates sont imprécises. De plus, elles se sont elles-mêmes définies comme libertines. C’est très flou.

    “Veux-tu venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid?”

    L’ancien favori des sondages pour la présidentielle de 2012 avait balayé avec autant de légèreté, quelques minutes plus tôt, les termes de “matériel” ou “cadeau” parfois employés dans les nombreux SMS échangés entre lui et son ami Fabrice Paszkowski, à ses côtés sur le banc des prévenus. “Veux-tu venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi et du matériel?“, écrit ainsi DSK. “Du langage de corps de garde“, reconnaît volontiers l’ancien ministre socialiste.

    “Le mot de matériel n’est utilisé qu’une fois“, ajoute-t-il, précisant quand même que, oui, il utilisait parfois le prénom des jeunes femmes. Le président Bernard Lemaire lit les multiples SMS, essaie de les relier à une fille en particulier. Dans l’un de ses messages, Fabrice Paszkowski dit de l’une d’entre elles que c’est un “phénomène“. “Si c’est un phénomène on devrait s’en souvenir?“, lance le président. DSK pouffe.
    S’il est l’instigateur de soirées, il risque 10 ans de prison et jusqu’à 1,5 million d’amende

    Ce dernier s’appuie sur certains textos, dans lesquels il parle de “passer” à un dîner auquel il est invité, pour démontrer que, selon lui, il n’est pas l’instigateur de ces soirées visées par le dossier et pour lesquelles il risque jusqu’à 10 ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende. “Effectivement, dans l’ordonnance de renvoi, votre rôle d’instigateur est en partie motivé par ces SMS”, lui rétorque le président. Pour DSK, cravate cramoisie et costume sombre, “ça n’a pas de sens”.

    “Un moment d’humanité”

    Le tribunal en termine ainsi en douceur avec le volet le plus attendu des débats dans l’affaire dite du Carlton, celui consacré à Dominique Strauss-Kahn: deux jours et demi dans un procès à tiroirs de trois semaines, où comparaissent 14 prévenus. Avant de s’intéresser dans l’après-midi au volet financier du dossier et aux questions d’escroqueries, qui ne concernent pas l’ancien patron du FMI, un homme s’avance. Il est responsable régional pour l’association Le Mouvement du Nid, qui soutient les femmes voulant s’extraire du monde de la prostitution.

    Sortir de la prostitution, c’est sortir d’un tombeau, d’une non-existence“, déclare Bernard Lemettre. Il évoque la loi à l’étude devant le Sénat qui vise à pénaliser les clients. “Je voudrais qu’elle serve aux petits garçons qui naissent aujourd’hui et grandiront dans un pays où être client n’est pas la normalité”, ajoute-t-il. “Merci pour ce moment d’humanité, dans ce moment glauque“, lui répond spontanément Me Henri Leclerc, l’un des avocats de DSK.

    RTL

  • Où vont les milliards déclarés par la DGDA, la DGI et la DGRAD ?

    Où vont les milliards déclarés par la DGDA, la DGI et la DGRAD ?

    matataparis-Une crise financière pourrait être inventée pour justifier le report des élections en RDC

    Un Etat comme la RDC doit-il encore fonctionner sans fonds de réserve ?

    Un montage grossier serait en train d’être préparer dans les » laboratoires » de la Majorité au pouvoir en RDC. Celui-ci consisterait à justifier le report sine die de la tenue des élections législative et présidentielle de 2016 par une grave crise financière sans précédent.

    Ainsi qu’on peut le constater, ce mensonge qui vient en appui à la stratégie du fait accompli longtemps peaufinée par le pouvoir en place au pays commence à se propager après l’échec retentissant des tentatives de réviser la constitution ou d’en établir une autre et d’obtenir le prolongement du mandat présidentiel actuel contre les prescrits de la constitution notamment par l’imposition d’une nouvelle loi électorale biaisée. On connait la suite !

    La majorité entre l’acceptation et le refus…

    La même gesticulation commence à se propager aussi après que la communauté internationale eut accepté d’apporter son appui financier au processus électoral, mais à condition d’obtenir de la commission électorale nationale indépendante (CENI) la présentation d’un calendrier global.

    On peut noter en passant que celui-ci n’est pas du tout du goût des hommes et des femmes au pouvoir pour des raisons qu’ils sont les seuls à connaître ! En vue de contourner l’aide financière internationale assortie de cette condition, la » La Majorité » qui gouverne le pays ne dit pas oui comme elle ne dit pas non non plus à cette aide et laisse ainsi s’écouler le temps pour surprendre par la suite tout le monde par une déclaration sur une prétendue incapacité du pouvoir d’organiser les législatives et la présidentielle dans le délai constitutionnel en présentant comme raison une crise financière qui serait liée à la chute brutale des cours du cuivre, du cobalt, de l’or,… et le tour aura ainsi été joué !

    Des questions sans réponses…

    C’est trop facile pour être vrai. Car, l’économie congolaise ne vit pas que des produits de son sous-sol. C’est à partir de là qu’on est en droit de se demander quelles directions prennent les milliards de dollars en francs congolais mobilisés chaque année par les régies financières de l’Etat (Direction Générale de Douanes et Accises-DGDA, Direction Générale des Impôts-DGI, Direction Générale de Recettes administratives et de participation-DGRAD) !

    Ce n’est pas tout. La RDC vend aussi de l’énergie électrique et du pétrole à l’étranger dont les recettes ne sont connues que des seuls dirigeants. En dressant minutieusement les comptes de la République, on peut se rendre à l’évidence que le pays a suffisamment d’argent pour organiser de bonnes élections, même indépendamment des bailleurs de fonds extérieurs.

    Et puisque très souvent les autorités de la RDC se sont montrées très allergiques à la remarque selon laquelle le leadership n’est pas du tout leur fort, il y a lieu de se demander comment un Etat comme celui-ci peut fonctionner sans fonds de réserve accumulés d’année en année dans les chambres fortes de sa banque centrale ou à l’étranger !

    Nous continuons à attirer l’attention des leaders de forces politiques et sociales acquises au changement et à la communauté internationale sur le mensonge tissé de fil blanc par la » Majorité » au pouvoir autour de la question financière en rapport avec les prochaines élections car elle pourrait surprendre tout le monde à l’approche de l’échéance décisive de 2016.

    Par Kambale Mutogherwa

    La Tempête des Tropiques
  • Côte d’Ivoire: les ex-ministres de Laurent Gbagbo à la barre

    Côte d’Ivoire: les ex-ministres de Laurent Gbagbo à la barre

    pro gbagbo-Le procès aux assises de Simone Gbagbo et de ses 82 co-accusés se poursuit à Abidjan. Après les présumés hommes de main du camp de Laurent Gbgabo lundi, ce sont les membres du gouvernement – à commencer par son Premier ministre – qui ont dû répondre des accusations « d’atteintes à la sûreté de l’Etat ». Gilbert Aké N’Gbo a nié toute responsabilité dans les violences de la crise post-électorale. Mardi, d’autres ministres ont fait de même.

    Comme leurs prédécesseurs lundi, les quatre ex-membres du gouvernement Aké N’Gbo ont plaidé non coupables lorsque les chefs d’accusation leur ont été signifiés. Et là où il aura fallu presque une journée par accusé pour auditionner les seconds couteaux de ce procès en assises, les quatre ex-ministres ont eux été entendus en moins de quatre heures.

    Quatre heures pour écouter Christine Adjobi, l’ex-ministre de la Santé, dire qu’elle déteste l’injustice et qu’elle a été refoulée quand elle a demandé assistance à l’Onuci au plus fort de la crise post-électorale.

    Quatre heures pour qu’Ettien Amoikon, ministre des Technologies de l’information, explique qu’il était trop occupé à l’époque à s’occuper des arriérés de salaires des fonctionnaires de la Poste pour appeler les Ivoiriens à prendre les armes.

    Quatre heures pour que Raphaël Dogo, l’ancien ministre des Handicapés décrive ses difficultés à trouver un refuge pendant les heures chaudes de la crise.

    Le plus éloquent fut sans doute Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères. Après avoir longuement invectivé Youn-jin Choi, le représentant de l’Onuci pour son rôle joué dans la crise ivoirienne, Alcide Djédjé s’est livré face au président de la cour à une grande plaidoirie sur le thème de la réconciliation nationale : « Les juges sont encore en train de nous juger alors qu’on parle de réconciliation, déclame le diplomate. On ne peut pas être en train de régler les questions de 2010 alors qu’on parle des élections de 2015. »

    « Vous voulez que l’on aille vite ? » Ironise le président Tahirou Dembelé. « Vite et bien », répond le ministre de Laurent Gbagbo. L’avocat général, pour sa part, n’aura pas eu beaucoup de questions à poser aux accusés.

    RFI