Author: Don Kayembe

  • RDC – Kabila : les 10 gardiens du temple

    RDC – Kabila : les 10 gardiens du temple

    Joseph Kabila UA-Ils ont montré leur soutien indéfectible au président Joseph Kabila lors de la crise qui a enflammé la capitale fin janvier. Portrait des personnalités incontournables du pouvoir à Kinshasa.

    Manifestations, répression policière, activité économique et communications à l’arrêt, cacophonie au Parlement… La fièvre qui s’est emparée de Kinshasa du 19 au 21 janvier, faisant entre 14 et 42 morts selon les sources, a donné des sueurs froides jusqu’au sommet de l’État. Car si le pouvoir avait pris ses précautions pour faire passer son projet de loi électorale controversé – le palais du Peuple, bien gardé, n’a pas été menacé -, il n’avait pas anticipé qu’un simple alinéa déclencherait pareille tempête.

    Cette disposition, qui liait la tenue de la présidentielle de 2016 à un recensement à durée indéterminée (ce qui revenait à reporter l’élection sine die), a permis à l’opposition de s’unir pour mobiliser des jeunes désabusés… Une vraie victoire pour elle. Pour autant, elle n’a pas été capable de canaliser le mécontentement, ni d’empêcher les pillages. Quant à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), du vieillissant opposant Étienne Tshisekedi, toujours en convalescence en Belgique, elle semble avoir perdu de sa capacité à rassembler, comme l’a montré l’échec de son appel à manifester le 26 janvier – il est vrai freiné par l’interdiction des SMS et des réseaux sociaux.

    Mais au cours de cet épisode, qui revenait à se positionner pour ou contre la prolongation du mandat de Joseph Kabila au-delà de la limite constitutionnelle de 2016, c’est surtout la coalition au pouvoir qui s’est révélée divisée. Plusieurs de ses leaders, que les postes ministériels n’ont pas suffi à amadouer, ont pris leurs distances avec le projet, comme Pierre Lumbi, Olivier Kamitatu et, surtout, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, qui s’est félicité que sa chambre ait “écouté la rue” en votant contre le fameux alinéa.

    “Faucons” kabilistes

    En revanche, face à cette épreuve, les “faucons” kabilistes se sont serré les coudes, jusqu’à ce que le bureau du président, qui a vu défiler diplomates inquiets et membres du clan familial, ordonne de lâcher du lest le 24 janvier. Ce sont eux, aussi, qui tiennent l’appareil sécuritaire, lequel s’est révélé d’une cohésion implacable.

    Ces fidèles n’ont pas tous la même influence sur le chef. Mais ils ont en commun la conviction que le pays ne peut, ou ne doit, être dirigé par un autre.

    Ces fidèles, dont nous dressons le portrait, n’ont certes pas tous la même influence sur le chef. Certains ont à coeur de l’aider coûte que coûte, d’autres s’inquiètent pour leur sécurité (judiciaire, économique ou même physique) s’il venait à quitter le pouvoir, tandis que les derniers agissent par courtisanerie. Une chose est sûre : ils ont en commun la conviction que le pays ne peut, ou ne doit, être dirigé par un autre.

    La garde rapprochée de Kabila a encore bien des cartes en main pour repousser l’échéance de 2016 : des élections locales intermédiaires, complexes et non financées, qui pourraient être retardées ; un redécoupage des provinces qui ne manquera pas de susciter des mécontentements ; et la réactivation du fameux recensement préalable, dont il reste une trace dans l’article 115 de la loi électorale. Ne rien faire pourrait finalement suffire au clan pour obtenir ce qu’il souhaite. L’opposition appelle donc à la vigilance. Mais lutter contre une accumulation de petits retards sera une autre paire de manches.

    Passez votre souris sur les boutons puis cliquez sur le nom des personnalités pour lire leurs portraits.

    Jeune Afrique

  • DSK bousculé par les journalistes devant son hôtel

    DSK bousculé par les journalistes devant son hôtel

    DSK-En France, Dominique Strauss Khan en est à sa dernière journée d’audition dans le procès du Carlton de Lille. L’ancien patron du FMI, poursuivit pour proxénétisme, tente toujours d’éviter au maximum les journalistes et les caméras, dans ce procès très médiatisé et placé sous haute sécurité.

    De nombreux journalistes attendaient ce jeudi matin Dominique Strauss Khan, devant l’hôtel dans lequel il loge en plein cœur de Lille. A sa sortie, il a dû se frayer un passage et écarter les nombreuses caméras pointées sur lui. Il s’est trompé de voiture, avant de s’engouffrer dans la sienne.

    L’une de ses avocats s’est mise en colère: “Doucement, doucement, doucement”, a-t-elle crié aux journalistes qui, dans la cohue, l’empêchaient d’accéder à son véhicule.
    Il a dû s’expliquer sur sa “garçonnière”

    Une fois au tribunal, l’ancien directeur du FMI a été sommé de s’expliquer sur cet appartement à Paris qu’il n’a pas loué à son nom. L’accusation s’y réfère dans sa motivation du renvoi de DSK devant le tribunal. L’une des infractions caractérisant le proxénétisme est en effet de tenir des locaux privés à disposition de personnes en sachant qu’elles s’y livreront à la prostitution. Le prête-nom était une question de discrétion, explique M. Strauss-Kahn, pour cet appartement dans un quartier chic de la capitale où il recevait certes des amis politiques, mais aussi des femmes, à une époque où il était marié. Plusieurs soirées libertines s’y sont tenues. Deux “escorts” s’y sont rendues, mais les dates sont imprécises. De plus, elles se sont elles-mêmes définies comme libertines. C’est très flou.

    “Veux-tu venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid?”

    L’ancien favori des sondages pour la présidentielle de 2012 avait balayé avec autant de légèreté, quelques minutes plus tôt, les termes de “matériel” ou “cadeau” parfois employés dans les nombreux SMS échangés entre lui et son ami Fabrice Paszkowski, à ses côtés sur le banc des prévenus. “Veux-tu venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi et du matériel?“, écrit ainsi DSK. “Du langage de corps de garde“, reconnaît volontiers l’ancien ministre socialiste.

    “Le mot de matériel n’est utilisé qu’une fois“, ajoute-t-il, précisant quand même que, oui, il utilisait parfois le prénom des jeunes femmes. Le président Bernard Lemaire lit les multiples SMS, essaie de les relier à une fille en particulier. Dans l’un de ses messages, Fabrice Paszkowski dit de l’une d’entre elles que c’est un “phénomène“. “Si c’est un phénomène on devrait s’en souvenir?“, lance le président. DSK pouffe.
    S’il est l’instigateur de soirées, il risque 10 ans de prison et jusqu’à 1,5 million d’amende

    Ce dernier s’appuie sur certains textos, dans lesquels il parle de “passer” à un dîner auquel il est invité, pour démontrer que, selon lui, il n’est pas l’instigateur de ces soirées visées par le dossier et pour lesquelles il risque jusqu’à 10 ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende. “Effectivement, dans l’ordonnance de renvoi, votre rôle d’instigateur est en partie motivé par ces SMS”, lui rétorque le président. Pour DSK, cravate cramoisie et costume sombre, “ça n’a pas de sens”.

    “Un moment d’humanité”

    Le tribunal en termine ainsi en douceur avec le volet le plus attendu des débats dans l’affaire dite du Carlton, celui consacré à Dominique Strauss-Kahn: deux jours et demi dans un procès à tiroirs de trois semaines, où comparaissent 14 prévenus. Avant de s’intéresser dans l’après-midi au volet financier du dossier et aux questions d’escroqueries, qui ne concernent pas l’ancien patron du FMI, un homme s’avance. Il est responsable régional pour l’association Le Mouvement du Nid, qui soutient les femmes voulant s’extraire du monde de la prostitution.

    Sortir de la prostitution, c’est sortir d’un tombeau, d’une non-existence“, déclare Bernard Lemettre. Il évoque la loi à l’étude devant le Sénat qui vise à pénaliser les clients. “Je voudrais qu’elle serve aux petits garçons qui naissent aujourd’hui et grandiront dans un pays où être client n’est pas la normalité”, ajoute-t-il. “Merci pour ce moment d’humanité, dans ce moment glauque“, lui répond spontanément Me Henri Leclerc, l’un des avocats de DSK.

    RTL

  • Où vont les milliards déclarés par la DGDA, la DGI et la DGRAD ?

    Où vont les milliards déclarés par la DGDA, la DGI et la DGRAD ?

    matataparis-Une crise financière pourrait être inventée pour justifier le report des élections en RDC

    Un Etat comme la RDC doit-il encore fonctionner sans fonds de réserve ?

    Un montage grossier serait en train d’être préparer dans les » laboratoires » de la Majorité au pouvoir en RDC. Celui-ci consisterait à justifier le report sine die de la tenue des élections législative et présidentielle de 2016 par une grave crise financière sans précédent.

    Ainsi qu’on peut le constater, ce mensonge qui vient en appui à la stratégie du fait accompli longtemps peaufinée par le pouvoir en place au pays commence à se propager après l’échec retentissant des tentatives de réviser la constitution ou d’en établir une autre et d’obtenir le prolongement du mandat présidentiel actuel contre les prescrits de la constitution notamment par l’imposition d’une nouvelle loi électorale biaisée. On connait la suite !

    La majorité entre l’acceptation et le refus…

    La même gesticulation commence à se propager aussi après que la communauté internationale eut accepté d’apporter son appui financier au processus électoral, mais à condition d’obtenir de la commission électorale nationale indépendante (CENI) la présentation d’un calendrier global.

    On peut noter en passant que celui-ci n’est pas du tout du goût des hommes et des femmes au pouvoir pour des raisons qu’ils sont les seuls à connaître ! En vue de contourner l’aide financière internationale assortie de cette condition, la » La Majorité » qui gouverne le pays ne dit pas oui comme elle ne dit pas non non plus à cette aide et laisse ainsi s’écouler le temps pour surprendre par la suite tout le monde par une déclaration sur une prétendue incapacité du pouvoir d’organiser les législatives et la présidentielle dans le délai constitutionnel en présentant comme raison une crise financière qui serait liée à la chute brutale des cours du cuivre, du cobalt, de l’or,… et le tour aura ainsi été joué !

    Des questions sans réponses…

    C’est trop facile pour être vrai. Car, l’économie congolaise ne vit pas que des produits de son sous-sol. C’est à partir de là qu’on est en droit de se demander quelles directions prennent les milliards de dollars en francs congolais mobilisés chaque année par les régies financières de l’Etat (Direction Générale de Douanes et Accises-DGDA, Direction Générale des Impôts-DGI, Direction Générale de Recettes administratives et de participation-DGRAD) !

    Ce n’est pas tout. La RDC vend aussi de l’énergie électrique et du pétrole à l’étranger dont les recettes ne sont connues que des seuls dirigeants. En dressant minutieusement les comptes de la République, on peut se rendre à l’évidence que le pays a suffisamment d’argent pour organiser de bonnes élections, même indépendamment des bailleurs de fonds extérieurs.

    Et puisque très souvent les autorités de la RDC se sont montrées très allergiques à la remarque selon laquelle le leadership n’est pas du tout leur fort, il y a lieu de se demander comment un Etat comme celui-ci peut fonctionner sans fonds de réserve accumulés d’année en année dans les chambres fortes de sa banque centrale ou à l’étranger !

    Nous continuons à attirer l’attention des leaders de forces politiques et sociales acquises au changement et à la communauté internationale sur le mensonge tissé de fil blanc par la » Majorité » au pouvoir autour de la question financière en rapport avec les prochaines élections car elle pourrait surprendre tout le monde à l’approche de l’échéance décisive de 2016.

    Par Kambale Mutogherwa

    La Tempête des Tropiques
  • Côte d’Ivoire: les ex-ministres de Laurent Gbagbo à la barre

    Côte d’Ivoire: les ex-ministres de Laurent Gbagbo à la barre

    pro gbagbo-Le procès aux assises de Simone Gbagbo et de ses 82 co-accusés se poursuit à Abidjan. Après les présumés hommes de main du camp de Laurent Gbgabo lundi, ce sont les membres du gouvernement – à commencer par son Premier ministre – qui ont dû répondre des accusations « d’atteintes à la sûreté de l’Etat ». Gilbert Aké N’Gbo a nié toute responsabilité dans les violences de la crise post-électorale. Mardi, d’autres ministres ont fait de même.

    Comme leurs prédécesseurs lundi, les quatre ex-membres du gouvernement Aké N’Gbo ont plaidé non coupables lorsque les chefs d’accusation leur ont été signifiés. Et là où il aura fallu presque une journée par accusé pour auditionner les seconds couteaux de ce procès en assises, les quatre ex-ministres ont eux été entendus en moins de quatre heures.

    Quatre heures pour écouter Christine Adjobi, l’ex-ministre de la Santé, dire qu’elle déteste l’injustice et qu’elle a été refoulée quand elle a demandé assistance à l’Onuci au plus fort de la crise post-électorale.

    Quatre heures pour qu’Ettien Amoikon, ministre des Technologies de l’information, explique qu’il était trop occupé à l’époque à s’occuper des arriérés de salaires des fonctionnaires de la Poste pour appeler les Ivoiriens à prendre les armes.

    Quatre heures pour que Raphaël Dogo, l’ancien ministre des Handicapés décrive ses difficultés à trouver un refuge pendant les heures chaudes de la crise.

    Le plus éloquent fut sans doute Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères. Après avoir longuement invectivé Youn-jin Choi, le représentant de l’Onuci pour son rôle joué dans la crise ivoirienne, Alcide Djédjé s’est livré face au président de la cour à une grande plaidoirie sur le thème de la réconciliation nationale : « Les juges sont encore en train de nous juger alors qu’on parle de réconciliation, déclame le diplomate. On ne peut pas être en train de régler les questions de 2010 alors qu’on parle des élections de 2015. »

    « Vous voulez que l’on aille vite ? » Ironise le président Tahirou Dembelé. « Vite et bien », répond le ministre de Laurent Gbagbo. L’avocat général, pour sa part, n’aura pas eu beaucoup de questions à poser aux accusés.

    RFI

  • RDC: la majorité ne sort pas indemne de la crise autour de la loi électorale

    RDC: la majorité ne sort pas indemne de la crise autour de la loi électorale

  • RDC : Festival Amani ou chanter pour la paix dans les Grands Lacs

    RDC : Festival Amani ou chanter pour la paix dans les Grands Lacs

    Musique: Le bayuda du Congo au Festival « Africafestival hertme »-Du 13 au 15 février, la ville de Goma, dans l’est de la RDC abrite pour la deuxième année consécutive le Festival Amani. Un rendez-vous culturel qui se veut “une des étapes vers la paix” dans la région des Grands Lacs. Plus de 33 000 festivaliers sont attendus. Mais aussi des artistes de la région et du continent.

    Après le succès de sa première édition organisée à Goma en février 2014, le Festival Amani revient dans la capitale du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC. Pendant trois jours no stop, du 13 au 15 février, 33 000 festivaliers y sont attendus. Avec un seul mot d’ordre : “Danser pour changer, chanter pour la paix.”

    Derrière l’aspect manifestement festif de l’événement, les organisateurs du Festival Amani cherchent en effet à “établir un climat de dialogue entre les artistes et la population” des Grands Lacs. Une région marquée par deux décennies de violences et de conflits armés !

    Jeune Afrique
  • RDC : la Ceni annonce la publication ce jeudi du calendrier électoral global

    RDC : la Ceni annonce la publication ce jeudi du calendrier électoral global

    Abbe Malu_malu_goma_peace-Le calendrier électoral global devra être publié jeudi 12 février, a annoncé le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’Abbé Apollinaire Malumalu. Dans une interview exclusive accordée à Radio Okapi, il indique que tous les préalables à la publication de ce calendrier ont déjà été réunis. Le coût global des élections est évalué à 1 145 408 680 USD.

    « La Ceni avait posé deux préalables et les deux sont réunis. Je vous les rappelle. Premièrement, il fallait lever les options et celles-ci sont levées dans la loi [électorale]. Deuxièmement, il fallait un budget pluriannuel adopté par le gouvernement et il est déjà fait après les ajustements qu’on a pu faire. Aujourd’hui même [jeudi 12 février], le calendrier sera publié », a affirmé l’Abbé Malu Malu.
    Depuis l’Afrique du Sud où il se trouve, le président de la Ceni a ajouté que ce calendrier sera, non seulement global, mais aussi constitutionnel.
    « Le calendrier ne peut être que global et constitutionnel. Il n’a aucun problème. Le reste ce sont des racontars. Ce sont des gens qui transmettent de la spéculation. La Ceni est responsable, professionnelle et sait ce qu’elle doit faire. C’est aux uns et aux autres de s’en tenir », a dit l’Abbé Malu Malu.

    Le président de la Ceni a assuré que chaque élection et sa date sera connue, y compris pour la présidentielle.
    « Vous ne voyez que les législatives et autres. Chaque élection sera connue aujourd’hui et sa date. La dernière délibération se fait au niveau de la plénière (…) », a-t-il poursuivi.
    A l’en croire le prochain scrutin « demande beaucoup d’argent » évalué à 1 milliard 145 millions 408 680 USD.
    « Après avoir échangé avec le Premier ministre, nous avons mis en place une commission qui a avancé un budget global des élections qui s’élève à 1 145 408 680 USD. Les élections coûtent chers en RDC », a-t-il commenté.
    D’après l’Abbé Malumalu, la Ceni a déjà convenu avec le gouvernement un plan de décaissement pour le financement des élections.

    Radio Okapi
  • RDC : la Monusco fait une “pause” dans l’offensive contre les FDLR

    RDC : la Monusco fait une “pause” dans l’offensive contre les FDLR

    MONUC-Helico1-La Monusco a annoncé mercredi soir faire “une pause” dans son soutien à l’armée congolaise en vue de l’offensive contre les FDLR dans l’est du pays, confirmant les tensions entre New-York et Kinshasa au sujet de la nomination de deux généraux controversés appelés à diriger les opérations.

    Interrogé sur la coopération entre les Casques bleus et l’armée congolaise en vue de l’opération à venir contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Charles Bambara, le porte-parole de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), a déclaré que ses troupes faisaient “une pause”.

    Mardi, un responsable des Nations unies à New York avait déclaré que l’ONU avait temporairement suspendu son soutien à cette opération après une controverse entre la Monusco et Kinshasa autour de la nomination de deux généraux appelés à jouer un rôle clé dans l’offensive, et que l’ONU accuse d’avoir un passé chargé en termes de violations des droits de l’Homme.

    Ultimatum de l’ONU

    L’ONU affirme que ses règles internes ne l’autorisent pas à collaborer avec ces deux officiers et aurait donné jusqu’au 13 février à Kinshasa pour les remplacer, sous peine de voir les Nations unies retirer leur soutien à l’opération. Mais le gouvernement congolais a opposé jeudi une fin de non-recevoir à cet ultimatum, affirmant que pour être écartés de leur commandement, il faudrait que les généraux de brigade Bruno Mandevu et Sikabwe Fall aient fait “l’objet d’une condamnation” par la justice militaire, ce qui n’est pas le cas.

    La communauté internationale avait donné jusqu’au 2 janvier aux FDLR pour se rendre et déposer les armes, faute de quoi les miliciens s’exposeraient à une opération militaire conjointe de l’armée congolaise et de la Monusco. Le 29 janvier, l’armée congolaise a annoncé qu’elle allait lancer seule l’offensive, la Monusco se contentant de promettre un soutien opérationnel, logistique et stratégique. Mercredi, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le chef de la Monusco, Martin Kobler, avait refusé de confirmer la suspension de la coopération entre l’ONU et les autorités congolaises en vue de l’opération “Sokola 2”, destinée à mettre hors d’état de nuire les rebelles des FDLR.

    “On va trouver une solution”

    Aux journalistes qui lui demandaient ce que l’ONU reprochait aux deux généraux, Kobler avait répondu : “C’est une question qui est discutée entre la Monusco et le gouvernement, ce n’est pas discuté avec la presse.” Semblant vouloir se donner du temps pour négocier avec les autorités congolaises, il avait affiché la volonté de la Monusco de “soutenir les opérations sur le plan stratégique, sur le plan logistique et sur le plan opérationnel”. Martin Kobler avait aussi insisté à plusieurs reprises sur le fait que l’offensive contre les FDLR est au cœur du mandat donné à la Monusco par le Conseil de sécurité. “Je suis très confiant, on va trouver une solution”, avait-il ajouté.

    Plusieurs chefs des FDLR sont accusés d’avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda et sont recherchés par la justice internationale et Kigali. Les membres les plus anciens de l’organisation sont présents depuis 1994 en RDC, où la milice est accusée de commettre des atrocités (meurtres, viols…) et des pillages contre les civils. La neutralisation des FDLR passe pour être une des clefs devant permettre le retour à une paix durable dans la région des Grands Lacs.

    (Avec AFP)

  • New York: le maire profil bas avant les obsèques du 2e policier assassiné

    New York: le maire profil bas avant les obsèques du 2e policier assassiné

    De Blasio-Le maire de New York a fait profil bas samedi lors de la veillée mortuaire en l’honneur d’un policier assassiné, alors que le chef de la police demandait à ses troupes de faire preuve de respect dimanche aux obsèques.

    Le maire, dont les relations sont très tendues avec sa police, s’est rendu brièvement samedi après-midi, sans incident, à la veillée mortuaire à la mémoire de Wenjian Liu, 32 ans, tué par balles le 20 décembre avec un collègue dans leur voiture de patrouille.

    M. de Blasio et le chef de la police Bill Bratton ont été salués par les policiers présents lors de leur arrivée à la maison funéraire de Brooklyn. M. de Blasio en est reparti peu après sans faire aucune déclaration, la presse tenue à distance.

    En dépit de la pluie, des milliers de policiers étaient attendus à cette veillée et aux obsèques dimanche.

    La veillée devait durer jusqu’à 21H00 (2H00 GMT dimanche).

    Les obsèques du policier d’origine chinoise, durant lesquelles se succéderont rituels boudhistes observés par des moines et traditions de la police de New York, seront célébrées à la maison funéraire Aievoli à partir de 11H00 (16H00 GMT), en présence du directeur du FBI James Comey, de MM. de Blasio et Bratton, avant l’enterrement dans un cimetière de Brooklyn.

    Le 27 décembre, lors des obsèques du premier policier assassiné Rafael Ramos, des centaines de policiers à l’extérieur de l’église avaient tourné le dos aux écrans géants lorsque le maire avait commencé son éloge funèbre.

    – deuil pas doléances –

    Dans un mémo, M. Bratton a mis en garde contre la répétition d’un tel “manque de respect” dimanche.

    “Les funérailles d’un héros sont un moment de deuil, pas de doléances”, a écrit M. Bratton dans ce mémo lu aux 34.000 policiers new-yorkais.

    “Je ne délivre pas de mandat, et je ne menace pas de discipline. Mais je vous rappelle que quand vous portez l’uniforme de ce Département, vous êtes liés par la tradition, l’honneur et la décence qui vont avec”, a ajouté M. Bratton, en dénonçant le “manque de respect” des policiers qui avaient tourné le dos à M. de Blasio le 27 décembre.

    “Ce n’était pas tous les policiers, et ce n’était pas un manque de respect envers l’inspecteur Ramos. Mais (…) cela a volé la valeur, l’honneur et l’attention qui appartenaient à la mémoire de l’inspecteur Ramos”, a-t-il écrit.

    Plus de 20.000 policiers venus de tout le pays assistaient à ces obsèques.

    Rafael Ramos, 40 ans, père de deux garçons, et Wenjian Liu, marié depuis deux mois, avaient été tués en plein jour à Brooklyn par un déséquilibré de 28 ans affirmant vouloir venger les morts de Mike Brown et Eric Garner, deux Noirs tués cet été par la police à Ferguson (centre) et New York.

    M. de Blasio a été accusé par certains policiers de ne pas assez les soutenir et d’être trop bienveillant envers les manifestants qui ont protesté à répétition à New York après la décision de ne pas poursuivre les policiers impliqués.

    Certains policiers ne lui ont pas pardonné non plus d’avoir déclaré début décembre qu’il avait expliqué à son fils adolescent, qui est métis, qu’il devait faire attention dans ses interactions avec la police.

    Une réunion mardi entre le maire et cinq syndicats de police, pour essayer d’apaiser les tensions, n’a permis aucune avancée.

    Les responsables de deux de ces syndicats avaient accusé M. de Blasio d’avoir du sang sur les mains après le double meurtre.

    AFP

  • Le pape annonce la nomination de 20 nouveaux cardinaux, dont deux Africains

    Le pape annonce la nomination de 20 nouveaux cardinaux, dont deux Africains

    565739-le-pape-francois-arrive-a-saint-pierre-de-rome-le-1-novembre-2013Le pape François a annoncé dimanche la nomination le 14 février de vingt nouveaux cardinaux, dont quinze venant de 14 pays, âgés de moins de 80 ans et donc électeurs en cas de conclave.

    Lors de la prière traditionnelle de l’angelus, que prononce chaque dimanche le pape, place Saint-Pierre, Jorge Bergoglio a donné la liste de ses cardinaux, qui comprend beaucoup d’Asiatiques, des Africains et seulement quatre Européens parmi les cardinaux électeurs.

    Un Français, Mgr Dominique Mamberti, ancien ministre des Affaires étrangères du Vatican, figure par les 15 nouveaux cardinaux électeurs. C’est le seul membre de la curie, le gouvernement du Vatican que veut réformer le pape François, à avoir été nommé. Les autres prélats sont des archevêques, dont celui de Rangoun, Mgr Charles Maung Bo, de Bangkok, Mgr Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, et d’Hanoï, Mgr Pierre Nguyên Van Nhon.

    Deux Africains

    Deux Africains figurent par les nouveaux cardinaux électeurs : l’archevêque de Santiago de Cabo Verde (Cap Vert), Mgr Arlindo Gomes Furtado, et celui d’Addis Abeba (Ethiopie), Mr Berhaneyesus Demerew Souraphiel.

    Deux Océaniens, l’évêque de Tonga, Mgr Soane Patita Paini Mafi et l’archevêque de Wellington (Nouvelle-Zélande), John Atcherley Dew, seront également cardinaux électeurs le 14 février prochain, à l’occasion de ce consistoire, réunion de la curie, annoncé par le pape François.

    Le pape aux Philippines et au Sri Lanka

    L’archevêque de Montevideo, Mgr Daniel Fernando Sturla Berhouet, et celui de Morelia au Mexique, Mgr Alberto Suárez Inda, représententeront le continent latino-américain. En revanche, aucun Nord-Américain n’a été nommé.

    Lors d’un précédent consistoire en février 2014, le pape François avait nommé 19 nouveaux cardinaux, dont 16 électeurs. Le choix du pape argentin fait la part belle aux pays non européens, et surtout à l’Asie où Jorge Bergoglio doit se rendre avant la fin du mois au cours d’un voyage qui le conduira aux Philippines et au Sri Lanka.

    Jeune Afrique