Author: Don Kayembe

  • RDC: le manque de transparence du secteur minier pointé du doigt

    RDC: le manque de transparence du secteur minier pointé du doigt

    mine_or2-Alors que la République démocratique du Congo tente d’arracher le titre de premier producteur de cuivre à la Zambie, et que le secteur extractif représente le véritable moteur économique du pays (avec plus d’une centaine de projets miniers sur le territoire), un nouveau rapport pointe du doigt le manque de transparence dans ce secteur en RDC.

    Sur près d’une vingtaine de projets miniers, soixante deux contrats, avenants ou annexes n’ont jamais été rendus publics par le Ministère des Mines, alors que la loi les y oblige.
    Le manque de transparence des entreprises minières en RDC, voilà l’une des principales conclusions d’une étude sans précédent réalisée par l’organisation américaine, le centre Carter, et trois ONG congolaises pendant près d’un an.

    L’impact sur l’environnement et la contribution au développement du pays sont les données les plus difficiles à obtenir selon ces ONG. La majorité des opérateurs ne distribuent par leur Etude d’impact – et ce malgré l’obligation dans le Code minier de le faire. Autre exemple : sur les 17 sociétés étudiées, seules 5 ont révélé leur contribution au développement local, une autre obligation légale. Enfin, selon cette étude il est quasiment impossible de connaitre l’identité ou les propriétaires des différentes sociétés minières, à moins de donner de l’argent aux tribunaux du commerce.

    RFI

  • Le compte à rebours a commencé M. Kabila

    Le compte à rebours a commencé M. Kabila

    Kabila-main-Comme l’adage le dit : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève ». L’on se rappellera que c’est aux termes de la deuxième convention de Pékin de 1898 que la Chine a cédé à l’Empire britannique les Nouveaux Territoires de Hong Kong pour une durée de 99 ans. L’Histoire nous enseigne que c’est le colonel et diplomate anglais Sir Claude Maxwell MacDonald, un architecte clé de cet extraordinaire contrat de bail, qui en avait choisi la durée. Aux yeux de cette grande figure de la diplomatie anglaise de l’époque, la longue période de 99 ans paraissait infinie. Pourtant, le 1er juillet 1997, ce contrat de bail historique est bel et bien arrivé à terme, et la souveraineté de la Chine sur Hong Kong a été rétablie. Dans le cas du pouvoir présidentiel en République démocratique du Congo, le contrat de service pour le magistrat suprême est d’une durée maximum de dix années consécutives, soit un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Tel est le prescrit de la Constitution, la loi fondamentale de la République, en ses articles 77 et 220.

    La loi peut être dure mais c’est la loi

    La loi peut être dure, mais c’est la loi. S’assurer qu’elle est impersonnelle et opposable à tous est essentiel dans un Etat de droit ou pour une nation, comme la République démocratique du Congo, qui aspire et peine à le devenir. Le président Joseph Kabila a été élu le 28 novembre 2011 pour un second mandat de cinq ans et a prêté le serment constitutionnel le 20 décembre de la même année. Il doit en conséquence se délester de sa qualité de magistrat suprême le 19 décembre 2016.
    Réussir une succession pacifique du président sortant doit être une priorité nationale en RDC. Le succès du vote rétablirait la légitimité du chef de l’Etat dangereusement écorchée depuis la réélection contestée du président Joseph Kabila en novembre 2011. Priorité nationale, une présidentielle réussie en 2016 l’est aussi parce que la stabilité à long terme du pays en dépend. La préparation de ce scrutin doit dès lors être la principale priorité de l’action gouvernementale des prochains vingt mois.

    Dans cette perspective, il convient de publier rapidement le calendrier électoral global et de finaliser le budget nécessaire à la tenue des scrutins. En plus de la loi électorale adoptée le dimanche 25 janvier 2015 par les deux chambres du parlement, la préparation de ce vote sera notamment régentée par l’article 73 de la loi fondamentale congolaise. Celle-ci stipule que « le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du président en exercice. » En vertu de cette disposition de la Constitution et des autres lois pertinentes de la République, la prochaine élection présidentielle, sans la participation du président Joseph Kabila, doit avoir lieu en septembre 2016.

    (Le Monde)
  • RDC : quelles “contraintes” pour le calendrier électoral ?

    RDC : quelles “contraintes” pour le calendrier électoral ?

    CENI logo
    CENI logo

    -La prochaine élection présidentielle, couplée aux législatives, est prévue le 27 novembre 2016 en RDC. Selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni), la tenue de ce scrutin reste malgré tout conditionnée à un certain nombre de “contraintes”. Quelles sont-elles ?

    Jeudi 12 février, la date de la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) a été fixée par la Commission nationale indépendante (Ceni) au 27 novembre 2016. L’élection présidentielle, à laquelle le chef de l’État Joseph Kabila n’a plus le droit de se présenter, doit avoir lieu le même jour que les élections législatives.

    Selon le calendrier électoral, l’organisation des élections locales et provinciales auront lieu au scrutin direct le 25 octobre 2015. Viendront ensuite les sénatoriales, devant avoir lieu au scrutin indirect le 17 janvier 2016, et enfin la présidentielle et les législatives. Le nouveau président est censé prêter serment au plus tard le 20 décembre 2016, 5 ans jour pour jours après le début du deuxième mandat de Jospeh Kabila.

    Ce calendrier respecte les délais électoraux prévus par la Constitution congolaise. Reste maintenant plusieurs questions en suspens, car l’organisation de ces différents scrutins est tenue à un certain nombre de contraintes devant chacune être levées, selon la Ceni, avant une “date critique”.

    La contrainte financière

    Pour la présidentielle et les législatives, Jean-Pierre Kalamba, le rapporteur de la Ceni, a évoqué “l’exécution du plan de décaissement des fonds” nécessaire à l’organisation des scrutins. En clair : il faut trouver de l’argent pour organiser les élections. Dans une interview à Radio Okapi, l’Abbé Apollinaire Malumalu a estimé que le coût global des élections s’élevait à plus d’un milliard d’euros.

    Pour mobiliser cette énorme somme d’argent, Kinshasa espère que ses partenaires internationaux vont débloquer des fonds. La communauté internationale demandait depuis de longs mois la publication d’un échéancier pour décider du soutien financier qu’elle pourrait apporter au processus électoral congolais. C’est désormais chose faite.

    La contrainte parlementaire

    Seconde contrainte évoqué par la Ceni : le vote et la promulgation du projet de “loi de répartition des sièges” des députés sur le territoire national. Un redécoupage des circonscriptions électorales est dans les tiroirs de l’Assemblée nationale depuis plusieurs années mais n’a jamais été réalisé.

    Logiquement, cette redéfinition devrait intervenir avant les élections législatives, prévues le 27 novembre 2016. La loi sur la répartition des sièges des députés à l’Assemblée nationale devra donc être votée et promulguée avant. Problème : cette loi dépend largement du recensement général, qui reste un préalable à l’organisation des législatives dans la nouvelle loi électorale.

    La contrainte du fichier électoral

    La mise à jour du fichier électoral est la dernière contrainte majeure relevée par la Céni. Un audit externe de ce fichier est prévu pour la fin du mois de mars prochain. Il est censé se terminer trois jours avant la convocation du corps électoral pour les élections locales et provinciales de fin octobre 2015.

    L’objectif de cet audit est de mettre à jour la liste des électeurs congolais avant qu’ils se lancent dans un marathon électoral qui s’étalera d’octobre 2015 à novembre 2016.

    (Avec AFP)

  • Afrique du Sud: chaos et coups de poing au parlement

    Afrique du Sud: chaos et coups de poing au parlement

    parlement RSA-L’ouverture de la session parlementaire en Afrique du Sud a tourné au chaos et à la bagarre jeudi soir, lorsque l’opposition de gauche a interrompu pendant une heure le discours du président Zuma, provoquant l’intervention des forces de l’ordre.

    Les 25 députés du leader populiste radical Julius Malema avaient prévenu: ils ne laisseraient pas le président prononcer son solennel discours sur l’état de la Nation aussi longtemps qu’il refuserait de répondre aux questions sur le scandale de la rénovation de sa résidence personnelle aux frais du contribuable.

    Les EFF (Combattants de la liberté économique) ont tenu parole: intervenant un à un sous prétexte de question de procédure, ils ont demandé au chef de l’Etat de s’expliquer. M. Zuma est resté muet, mais la présidente du parlement n’a pas réussi à faire taire les opposants, qui siégeaient comme à leur habitude en combinaisons oranges d’ouvriers, bottes en caoutchouc et casques de chantier.

    La présidente a alors demandé aux forces de sécurité d’évacuer les trublions. Quelques échanges de coups de poing plus tard, les EFF étaient conduits hors de l’hémicycle.

    Les EFF sont une formation de gauche radicale qui prône la nationalisation des mines et l’expropriation sans compensation des grands propriétaires terriens blancs. Elle a été fondée par Julius Malema après son expulsion de l’ANC, le parti au pouvoir, en 2013, et a obtenu environ 6% des voix aux élections législatives de 2014.

    Restés dans la salle, les députés de l’opposition libérale Alliance démocratique, premier parti d’opposition, ont vivement dénoncé l’intervention de la police à l’intérieur du parlement, jugeant qu’il s’agissait d’une violation de la Constitution. Ils ont finalement quitté les lieux en signe de protestation.

    C’est donc devant les seuls députés de sa majorité ANC, le parti au pouvoir depuis l’élection du premier président noir, Nelson Mandela, en 1994, que Jacob Zuma a prononcé, avec plus d’une heure de retard, son discours qui était particulièrement attendu cette année.

    Les EFF essaient vainement d’obtenir une réponse du président sur le “Nkandlagate”, une affaire qui empoisonne la vie politique sud-africaine depuis des mois. La résidence privée du chef de l’Etat, située à Nkandla, dans l’est rural du pays, a été rénovée par l’Etat pour un montant d’environ 19 millions d’euros, sous couvert de travaux de sécurité.

    “Rembourse l’argent!”

    La très respectée médiatrice nationale, Thuli Madonsela, a demandé en 2014 à M. Zuma de rembourser une partie de la somme, mais ce dernier a superbement ignoré l’injonction. Des commissions d’enquête diligentées par l’ANC ont conclu que le président n’avait commis aucune erreur ni aucun abus de biens publics.

    Ce scandale avait déjà provoqué une échauffourée au parlement en août 2014, lorsque les députés EFF avaient pris à partie le président pendant une séance de questions, en scandant: “Rembourse l’argent – rembourse l’argent!”. La séance avait été ajournée, et la police avait dû ensuite intervenir pour mettre un terme à quelques échanges virils dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

    Plusieurs députés EFF avaient été sanctionnés, suspendus sans indemnités pendant 30 jours.

    Depuis, le chef de l?État n’était plus venu au parlement. Mais son discours annuel sur l’état de la Nation est un passage obligé de la vie politique sud-africaine, particulièrement attendu cette année, en raison des difficultés économiques et sociales que traverse le pays.

    Il n’a pas éludé notamment la question cruciale de la pénurie d’électricité, qui provoque des délestages réguliers depuis quelques mois, menaçant la croissance et l’emploi, et compliquant la vie quotidienne.

    L’Afrique du Sud, a-t-il notamment confirmé, va mettre cinq pays en concurrence pour construire une centrale nucléaire. La France, les Etats-Unis, la Russie, la Chine et la Corée du Sud, qui ont signé des accords préalables avec l’Afrique du Sud, “seront engagés dans un processus de compétition honnête et transparent pour sélectionner un ou des partenaires pour entreprendre notre programme nucléaire”, a dit le chef de l’Etat.

    “Notre plan est de connecter la première unité au réseau en 2023”, a-t-il ajouté.

    Le projet de Pretoria est d’acheter six à huit nouveaux réacteurs, d’une capacité totale de 9. 600 MW.

    (Jeuneafrique)

  • Nobel de la paix : et si un Africain gagnait ?

    Nobel de la paix : et si un Africain gagnait ?

    prix nobel-Deux Tunisiens, un Congolais et un Érythréen peuvent prétendre à la prestigieuse récompense décernée chaque année en octobre.

    “Les voies du Seigneur sont impénétrables” ont coutume de dire les spécialistes de la curie romaine à la veille de l’élection d’un nouveau pape, tant le choix du conclave des cardinaux recèle de surprises. Il est rare en effet que le “favori” soit élu. Sans craindre le blasphème, on pourrait en dire autant du comité qui attribue le Nobel de la paix. La préliste des nominés à cette prestigieuse distinction internationale instituée en 1901 vient d’être dévoilée, à Oslo.

    Les cinq sages norvégiens ont jusqu’à octobre pour s’entendre sur le ou les noms des lauréats.

    De l’avis des spécialistes, le “crû 2015” pourrait récompenser, actualité oblige, des personnalités ayant oeuvré en faveur de la liberté d’expression. Parmi les potentiels récipiendaires figurent Raif Badawi, 31 ans, le blogueur saoudien condamné à dix ans de prison et à une peine de flagellation dans son pays pour “apostasie” – musulman et croyant, son seul crime est de s’être prononcé pour la liberté de conscience -, ainsi que quatre Africains : le couple que forment Moncef Marzouki et Béji Caïd Essebsi, l’ancien et l’actuel président tunisien ; Don Mussie Zerai, un prêtre catholique d’origine érythréenne, qui vient en aide aux migrants de Lampedusa ; et le médecin congolaisDenis Mukwege, qui a soigné près de 40 000 femmes victimes de viol dans l’est de la RD Congo.

    (Jeune Afrique)

  • RDC – Droits de l’homme : ce qu’on sait de l’affaire Christopher Ngoy

    RDC – Droits de l’homme : ce qu’on sait de l’affaire Christopher Ngoy

    christopher-Arrêté le 21 janvier, Christopher Ngoy, est soupçonné par la justice congolaise d’avoir été l’un des organisateurs des émeutes survenues à Kinshasa en janvier contre le projet de révision de la loi électorale. L’organisation de la société civile qu’il dirige avait appelé à manifester contre une réforme qui pouvait retarder l’élection présidentielle prévue en 2016.

    Que reproche le pouvoir à Christopher Ngoy ?

    Christopher Ngoy dirige la coordination de la Société civile de la RDC. Cette organisation s’était jointe en janvier à la plateforme “Sauvons la RDC” pour appeler les populations congolaises à sortir massivement dans les rues contre le projet de réforme de la loi électorale introduite au Parlement par le gouvernement . Ledit projet devait conduire à un recensement de la population qui retarderait de plusieurs mois la présidentielle dont la date vient d’être fixée au 27 novembre 2016. Les manifestations ont fait 23 morts à Kinshasa, selon un décompte officiel, beaucoup plus selon la société civile.

    Pour la police judiciarie, Christopher Ngoy serait auteur ou co-auteur des troubles qui avaient émaillé les manifestations. L’interessé devra faire face à onze chefs d’accusation dont incitation à la violence et à la haine raciale et atteinte à la sûreté intérieure de l’État.

    Quels sont les arguments de la défense ?

    Pour Patrick Ngoy, un des fils et avocat du détenu, Christopher Ngoy n’a rien à avoir avec les charges retenues contre lui. “Tout ceci n’est qu’un maquillage judicaire”, a-t-il déclaré aux journalistes lors de la présentation du prévenu à la presse, me 10 février. L’avocat révèle au passage que la perquisition au cours de laquelle des documents ont été saisis a été faite en l’absence du militant des droits de l’homme, ce qui est contraire aux usages juridiques en cours en RDC.

    La défense indique également que la détention de Christopher Ngoy pendant trois semaines avant son inculpation est illégale et constitue une violation des droits du détenu, qui de surcroît n’a toujours pas été présenté à un juge.

    Détenus politiques ou de droit commun ?

    Plusieurs personnalités dont Jean-Claude Muyambo, qui dirige un parti de l’opposition sont détenues dans les prisons du pays depuis les émeutes de janvier. Jean-Claude Muyambo a été écroué à la prison centrale de Makala à Kinshasa le 20 janvier, officiellement pour une affaire d’abus de confiance. Ses soutiens estiment qu’il s’agit ni plus ni moins d’une arrestation politique, l’interessé ayant aussi participé aux manifestations anti-Kabila.

    Plus de 600 ONG congolaises soutenues par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) ont adressé une lettre ouverte au président Kabila le 2 février pour réclamer la libération des personnes arrêtées en marge des manifestations contre le projet de loi électorale.

    (Jeune Afrique)

  • RDC : Joseph Kabila a promulgué la nouvelle loi électorale

    RDC : Joseph Kabila a promulgué la nouvelle loi électorale

    ceni-Le président congolais Joseph Kabila a promulgué la nouvelle loi électorale, a annoncé jeudi la télévision publique congolaise. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devrait publier dans la journée le calendrier des scrutins pour 2015 et 2016, année prévue pour la prochaine présidentielle.

    “Le chef de l’État vient de promulguer ce jour la loi”, a indiqué la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) avant de lire à l’antenne le texte révisant l’ancienne loi électorale et à l’origine d’importantes manifestations en janvier. Ses détracteurs en avaient particulièrement après une disposition susceptible d’entraîner un report de la prochaine présidentielle et de permettre ainsi à Jospeh Kabila de se maintenir à la tête de l’État au-delà du terme de son mandat, fin 2016.

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devrait donc rendre public dans la journée le calendrier des scrutins à venir : élections locales, provinciales et sénatoriales attendues pour 2015 et les élections présidentielle et législatives devant avoir lieu en 2016.

    La disposition litigieuse du projet de loi électorale liait la tenue de la prochaine présidentielle aux résultats d’un recensement général de la population devant commencer en 2015. Celui-ci pourrait prendre jusqu’à trois ans et la nouvelle loi, certes expurgée de la disposition contestée

  • RDC : la Ceni fixe l’élection présidentielle au 27 novembre 2016

    RDC : la Ceni fixe l’élection présidentielle au 27 novembre 2016

    Elections- Un bureau de vote en RDC
    Elections- Un bureau de vote en RDC

    -Les élections présidentielle et législatives en République démocratique du Congo se tiendront le 27 novembre 2016, a annoncé jeudi 12 février la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le calendrier électoral global des élections a été rendu public à Kinshasa devant les représentants des institutions publiques congolaises et de la communauté internationale.

    La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle aura lieu le 7 décembre 2016. Les résultats définitifs seront annoncés le 17 décembre 2016. Le nouveau chef de l’Etat prêtera serment le 20 décembre 2016.

    Par ailleurs, la Ceni a annoncé que les élections provinciales, municipales, urbaines et locales auront lieu le 25 octobre 2015. Les résultats seront annoncés le 10 décembre.

    Les sénateurs seront élus le 17 janvier 2016 alors que l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs aura lieu le 31 janvier 2016.

    Peu avant la publication de ce calendrier électoral global, le président de la Ceni, abbé Malumalu a déclaré à Radio Okapi que l’organisation de ces élections nécessitera 1 145 408 680 dollars américains.

    « Après avoir échangé avec le Premier ministre, nous avons mis en place une commission qui a avancé un budget global des élections qui s’élève à 1 145 408 680 USD. Les élections coûtent chers en RDC », a-t-il fait savoir.

    D’après l’abbé Malumalu, la Ceni a déjà convenu avec le gouvernement un plan de décaissement pour le financement des élections.

    (Radio Okapi)

  • CAN 2015: Dieumerci Mbokani, cadeau du ciel pour la RDC

    CAN 2015: Dieumerci Mbokani, cadeau du ciel pour la RDC

    MBOKANI-Avec deux buts inscrits face au Congo-Brazzaville, Dieumerci Mbokani a largement participé à la qualification de la République démocratique du Congo pour les demi-finales de la CAN 2015. L’attaquant vedette congolais a désormais en tête cette confrontation à venir face à la Côte d’Ivoire, mercredi 4 février à Bata.

    De notre envoyé spécial à Bata,

    Son visage ne porte plus les rictus de l’insatisfaction et de la frustration. Dieumerci Mbokani, joueur talentueux doté d’une forte personnalité, vous regarde dans les yeux et se lâche. « C’est ça le football. J’ai été très critiqué et je marque deux buts. Mais j’ai travaillé toute la semaine. Contre le Congo, c’était un match décisif et j’ai fait mon travail. Je suis fier, je suis heureux. Je suis un attaquant. » Sa voix est posée. Il esquisse enfin un sourire. Les Léopards sont de retour et l’enfant de Kinshasa avec. « Dites à mon peuple de nous soutenir encore plus. On veut aller en finale ! »

    Florent Ibenge : « Ce gars fait énormément de travail »

    La veille de ce choc fratricide, Florent Ibenge, le sélectionneur des Léopards, avait encore répété tout le bien qu’il pensait de son joueur. « C’est fait, il a marqué et je suis heureux pour lui. Ce gars nous fait énormément de travail et beaucoup de gens ne s’en rendent pas compte. Il a été beaucoup critiqué au pays, il montre encore une fois que c’est un grand joueur. » On n’enterre jamais un buteur.

    « Je dédie ce succès au RSC Anderlecht. Si je suis à ce niveau, c’est grâce au club qui m’a toujours aidé », avait écrit Mbokani après sa victoire. « J’ai probablement disputé l’un des meilleurs matches de ma carrière », confie-t-il sur le site d’Anderlecht. « Que je puisse marquer deux fois après avoir été mené 2-0, est tout simplement fantastique pour moi, mes coéquipiers et pour tout le pays. » En Europe, ses passages à Anderlecht (2006-2007) et au Standard de Liège (2007-2010) restent encore dans toutes les mémoires.

    Patrice Neveu, ancien coach de la RDC entre 2008 et 2010, disait à l’époque de Mbokani : « C’est un vrai buteur, adroit, doté d’un très bon jeu de tête, capable de ” remiser ” et de prendre la profondeur. » Le vainqueur du Soulier d’or belge avec le RSC Anderlecht en 2012 a toujours fait l’unanimité autour de lui sur son talent. C’est au TP Mazembe que Dieumerci Mbokani s’est révélé il y a dix ans.

    Meilleur buteur de la CAN 2015 ?

    A 27 ans, Dieumerci Mbokani a disputé en Afrique du Sud en 2013 sa première Coupe d’Afrique des nations. Il avait marqué un seul but face au Mali. Pour l’instant, il a doublé la mise. « Avant le match, je lui ai dit : ” Tu peux te battre comme tu veux, tu peux garder les ballons, mais un numéro neuf ça doit marquer  », confie Youssouf Mulumbu. Le milieu de West Bromwich Albion n’hésite pas à couvrir d’éloges son coéquipier : « Il était frustré par son manque de réussite et toutes les critiques qu’il a reçues, explique-t-il. Aujourd’hui, je crois qu’il est libéré. »

    Va-t-on assister à un autre grand match de Dieumerci Mbokani face à la Côte d’Ivoire ? « Il n’a pas beaucoup de réussite avec l’équipe nationale alors qu’il est très fort avec ses clubs. Mais attention, c’est un chasseur de buts et il n’y a pas de raison qu’il ne finisse pas meilleur buteur de cette compétition », précise l’ancien joueur du PSG.

    Claude Le Roy, à la tête du Congo et qui avait en charge la sélection de la RDC lors de la dernière CAN, connaît bien le garçon. « Ils sont rares les avants aussi complets et avec autant de qualités », a toujours dit Le Roy, qui trouve Dieumerci Mbokani « très concerné par cette CAN ». Alors Dieu merci, la RDC a Mbokani !

    RFI