Author: Don Kayembe

  • Joseph Kabila hausse le ton face à la communauté internationale

    Joseph Kabila hausse le ton face à la communauté internationale

    monusco-Convoqués à son bureau, le président congolais a annoncé à une vingtaine d’ambassadeurs de la communauté internationale, dont le chef de la mission de l’ONU en RDC, que son pays renonce à tout soutien des Nations unies pour mener une offensive armée contre les rebelles hutus rwandais FDLR. Joseph Kabila a également critiqué l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires intérieures du pays.

    Le ton de Joseph Kabila était poli, mais ferme. A en croire ceux qui étaient sur place, le climat n’était pas au dialogue mais à la mise au point. Convoqués à la présidence pendant près d’une heure, 18 ambassadeurs ont écouté le président congolais revenir essentiellement sur deux points.

    Le premier, l’offensive contre les rebelles hutus rwandais. Officiellement lancée fin janvier, Joseph Kabila a annoncé « renoncer à tout appui de la Monusco pour mener cette opération contre les FDLR ». La raison ? Selon le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, Joseph Kabila a jugé « irrespectueux » que la mission de l’ONU en RDC demande le remplacement de deux généraux à la tête de l’opération anti-FDLR. Ni le président, ni le gouvernement n’auraient été informés des accusations de violation des droits de l’homme qui pèse sur ces deux officiers.

    Mais pour certains le vrai problème est ailleurs. Refuser le soutien de l’ONU pourrait être une façon de ne pas engager de vraies opérations contre les FDLR. L’offensive lancée fin janvier, n’a pas vraiment démarrée sur le terrain.

    Reste que la Monusco se retrouve dans une position délicate. Son mandat exige qu’elle neutralise les rebelles hutus rwandais, mais elle refusait jusqu’à présent de s’engager seule, sans l’armée congolaise, vu la complexité de l’opération.

    Joseph Kabila a également critiqué la tendance de certaines ambassades de « s’ingérer dans les affaires intérieures du pays ». En mai dernier déjà, le président avait remonté les bretelles des ambassadeurs et demandé à ce qu’ils ne soient pas « des officines de l’opposition ».

    S’il n’y a pas encore eu de réaction officielle, certains diplomates rappellent que la RDC, ayant accepté la présence et le mandat de la mission de l’ONU dans son pays, voit sa souveraineté forcément restreinte par le chapitre 7 de la charte onusienne.

    Inquiétude et scepticisme à Goma

    A Goma, la capitale du Nord-Kivu, la question d’une possible offensive contre les FDLR sans le soutien de la Monusco fait partie des sujets de conversation. Il semblerait que beaucoup d’habitants doutent de la capacité de l’armée congolaise à agir seule.

    Après plus de quinze années de présence en RDC la mission de l’ONU a toujours mauvaise presse à Goma. On lui reproche par exemple d’avoir « laissé le M23 prendre la ville en novembre 2012 », « de ne pas en faire assez pour protéger les Congolais ». Mais malgré ces critiques, beaucoup, comme Abdul, un étudiant, estiment que le soutien de la Monusco est nécessaire pour vaincre les FDLR : « Abandonner le soutien de la Monusco, c’est un risque. Les FARDC n’ont pas la discipline, on ne sait pas comment ils peuvent y arriver sans le soutien de la Monusco. On a toujours besoin de la Monusco pour la logistique, la politique, la stratégie. »

    Un commerçant accuse même certains éléments de l’armée de collaboration avec la rébellion. « Sans la Monusco, moi je ne peux pas être d’accord. Les FDLR vivent dans des coins stratégiques, là où il y a beaucoup de minerais. Maintenant ils collaborent avec les commandants supérieurs des FARDC, ils ne peuvent pas se battre, ce sont des amis », estime-t-il.

    Un peu plus loin, néanmoins, cette femme de militaire assure que la décision de Kinshasa est bonne. Selon elle, la Monusco empêche les FARDC de passer à l’action. Beaucoup s’inquiètent pour les civils en zone FDLR. Et pour cet habitant, avec ou sans Monusco, cela ne fait aucune différence. « Dans toute attaque en arme, y a toujours mort d’homme, affirme-t-il. Ça ne sera pas seulement les FDLR qui peuvent être des victimes, mais les Congolais aussi. Même avec la présence de la Monusco, lorsqu’il y a attaque en arme, il y a toujours mort d’homme ». Il estime que l’action militaire n’est pas la solution et renvoie, comme beaucoup de Gomatraciens, la balle à Kigali qui refuse tout dialogue avec la rébellion.

    RFI

  • Fusillades de Copenhague: le suspect identifié

    Fusillades de Copenhague: le suspect identifié

    Danmark-La police danoise estime avoir abattu ce dimanche l’auteur des deux attaques samedi 14 février contre un centre culturel et une synagogue à Copenhague, qui ont fait deux morts et cinq blessés. Il a été identifié par les médias comme étant Omar el-Hussein, un Danois âgé de 22 ans.

    Le suspect numéro un des fusillades de Copenhague a désormais un nom et un visage. Son nom, Omar el-Hussein, a été dévoilé ce dimanche soir par plusieurs médias, danois et étrangers. Sa photo, elle, a été diffusée par la télévision publique danoise.

    On sait qu’il s’agit d’un Danois âgé de 22 ans et connu de la police pour actes de violence et détention d’armes. Il y a deux semaines, il était sorti de prison où il était incarcéré pour avoir agressé un homme dans le métro en 2013. Plus tôt, la police n’avait fait de lui qu’une description succincte : « entre 25 et 30 ans, environ 1m85, athlétique, d’apparence arabe et cheveux lisses. »

    L’homme a été localisé après avoir été reconnu par un chauffeur de taxi. C’est devant un logement du quartier populaire de Norrebro, identifié comme l’un de ses possibles points de chute que les policiers ont tenté de l’interpeller. Ils disent alors avoir essuyé des tirs et ont répondu. L’homme a été abattu.

    Après examen balistique et grâce aux caméras de surveillance de la voie publique, les enquêteurs acquièrent sans trop de difficultés la certitude que l’individu mort sous leurs balles était bien l’auteur des deux attentats où il a agi seul. Ils considèrent donc que c’est une seule et même personne qui a mené les deux assauts, alors qu’ils ne se disaient jusque-là pas en mesure de faire ce lien formel. La police a laissé entendre qu’elle soupçonnait l’homme d’avoir reproduit les attentats survenus à Paris en janvier dernier.

    Ce dimanche après-midi, une vaste opération policière a été menée dans un cybercafé proche du lieu où a été tué le principal suspect. Selon la chaîne de télévision TV2, au moins deux personnes ont été arrêtées. Leur rôle aurait été de fournir armes, informations et hébergement. Des perquisitions avaient également lieu dans des logements du quartier de Norrebro.

    RFI

  • Katanga Mining achève 2014 sur une note de croissance de production et de vente du cuivre

    Katanga Mining achève 2014 sur une note de croissance de production et de vente du cuivre

    Mine a ciel ouvert-Katanga Mining Ltd, compagnie canadienne de production de cuivre et du cobalt en RD Congo, a achevé l’année fiscale 2014 sur une production de 7 433 838 tonnes de minerai à 3,91% de cuivre pour 290 741 tonnes de cuivre contenu.

    La performance représente une augmentation de 19% du minerai extrait par rapport à 2013, alors que les ventes de l’année s’élèvent à 1,078 milliard $, soit une croissance de 34% par rapport à 2013. Au cours du dernier trimestre 2014, Katanga Mining souligne avoir extrait 1,863 millions de tonnes en augmentation de 18% par rapport à la même période en 2013, à une teneur de 4,22% pour 78 606 tonnes de cuivre contenu.

    Les ventes de la compagnie minière au cours du trimestre ressortent à 262,9 millions $, en augmentation de 30% par rapport à la même période en 2013. La compagnie minière cotée à Toronto a rendu publiques, dans un rapport annuel le 11 février, ces performances ainsi que des bouleversements dans le directoire.

    Jeff Best et Jacques Lubbe, respectivement CEO et CFO de la compagnie, ont rendu leur tablier avec effet immédiat le 12 février pour poursuivre leur carrière au sein du groupe Glencore. Ils sont remplacés respectivement par Johnny Blizzard, à peine nommé COO le 5 janvier dernier, et Matthew Colwill qui a été précédemment CFO de Mutanda Mining SARL, une filiale de du groupe Glencore.

    Agence Ecofin
  • RDC: l’opposition dénonce un calendrier électoral impossible à tenir

    RDC: l’opposition dénonce un calendrier électoral impossible à tenir

    Voter-Au surlendemain de la publication du calendrier électoral en RDC, les réactions se multiplient. Si tout le monde se dit satisfait que la date de l’élection présidentielle soit fixée, l’opposition s’inquiète d’un calendrier trop juste, tandis que la majorité, elle, se met en campagne.

    Les partis d’opposition sont unanimes : le calendrier électoral est trop serré. Sept scrutins en moins de deux ans, c’est trop, d’autant plus que les élections locales n’ont jamais été organisées dans ce pays gigantesque.

    Samy Badibanga, chef du groupe parlementaire de l’Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS), craint un glissement de calendrier. La preuve selon lui : la Commission électorale a déjà pris du retard. « Par exemple avec le calendrier partiel qu’on avait sorti l’année passée : sur la fiabilisation, c’était prévu pendant 127 jours. On est à plus de huit mois aujourd’hui. Et cette fiabilisation n’a toujours pas été réglée. Donc nous craignons ce glissement de fait. »

    Priorité à la présidentielle

    L’opposition aimerait donc fixer des priorités : faire attendre les locales, qui n’ont jamais été organisées, pour se concentrer sur les provinciales, législatives et surtout la présidentielle.

    Pas question, répond le président du groupe parlementaire Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Ramazani Shadari, toutes les élections pourront se tenir. « Nous avons deux années pour organiser les scrutins. Les moyens sont en train d’être recherchés par-ci, par-là. Tout le monde a demandé le calendrier global. Cette fois, le calendrier global est là. Qu’est-ce qu’on cherche encore ?, s’agace-t-il. Nous l’Assemblée, nous serons prêts sans faute. Au mois de mai, vous aurez toutes les lois annexes concernant la répartition des sièges à différents niveaux. »

    Le PPRD semble d’ores et déjà lancé dans la course aux élections. Dans deux semaines, un congrès servira à désigner les candidats du parti au pouvoir pour les sept scrutins à venir.

    RFI

  • Canada: la police déjoue un projet de tuerie de masse

    Canada: la police déjoue un projet de tuerie de masse

    canada-Un complot a été déjoué par la police canadienne en Nouvelle-Ecosse, à l’extrême est du pays alors qu’ils intervenaient dans une résidence privée. En y découvrant un homme sans vie, ils ont pu arrêter trois autres personnes qui avaient planifié d’ouvrir le feu sur la foule dans un lieu public à Halifax, ce samedi, jour de Saint-Valentin.

    Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

    La police entre en action dans la nuit de jeudi à vendredi, non loin d’Halifax, la plus importante ville de Nouvelle-Ecosse dans l’est canadien. Après plusieurs heures de guet, ils pénètrent dans une maison et découvrent le corps sans vie d’un jeune homme de 19 ans, ainsi que des armes. Des indices les guident ensuite vers l’aéroport distant de quelques kilomètres.

    Là, ils arrêtent un homme ainsi qu’une voyageuse en provenance des Etats-Unis qu’il attendait. Un autre complice fait lui l’objet d’une interpellation plus tard en matinée. Selon les premières informations, l’homme trouvé mort dans sa résidence ainsi que la jeune Américaine de 23 ans auraient planifié d’ouvrir le feu dans un lieu public ce samedi, jour de la Saint-Valentin. Ils avaient ensuite planifié de se suicider.

    Ce sont des renseignements provenant du public qui auraient permis aux policiers de déjouer ce complot. Pour l’instant, on ignore quelles raisons les motivaient à accomplir une telle action. Les quatre complices n’appartiendraient apparemment pas à une organisation terroriste, mais la police n’écarte pour l’instant aucune piste.

    RFI

  • Facebook : et si vous choisissiez comment vous (et votre compte) allez mourir ?

    Facebook : et si vous choisissiez comment vous (et votre compte) allez mourir ?

    facebook-Que deviendra votre profil Facebook lorsque vous serez mort ? Il est désormais temps de vous poser la question. Plusieurs options vont bientôt s’offrir à vous.

    Vous partagez tous, ou presque, des centaines de photos, de vidéos, de statuts, de messages sur Facebook. Mais vous êtes-vous déjà demandé ce que ce contenu, hautement personnel, parfois compromettant, quelques fois dangereux, allait devenir lorsque vous aurez “passé l’arme à gauche” ? Si vous ne l’avez pas fait, il est sans doute temps car le réseau social américain pourrait bientôt vous poser la question.

    L’entreprise de Mark Zuckerberg a en effet annoncé jeudi 12 février une nouvelle fonctionnalité permettant à un utilisateur, de son vivant, d’indiquer ce que doit devenir son compte après son décès. Jusqu’à présent, Facebook permettait simplement à vos proches de demander, certificat de décès à l’appui, que votre profil devienne “de commémoration”.

    Vos amis pouvaient alors laisser des messages à votre mémoire mais le compte en lui-même ne pouvait être modifié. Résultat : votre photo de profil ne pouvait être modifiée, quitte à être, de façon posthume, un poil désappropriée pour les plus facétieux des utilisateurs. Jusqu’ici, vous abordiez donc l’éternité numérique avec un cliché datant potentiellement de votre dernière soirée déguisée et arrosée.

    Quelles seront les nouvelles options ?

    Facebook vous permettra désormais, quand la nouvelle mesure aura été installée au-delà des États-Unis, d’indiquer un “légataire” pour votre compte. Cet héritier, promu administrateur à votre disparition, aura la possibilité de changer votre photo de profil, d’accepter des demandes d’amis, que vous aviez potentiellement refusées de votre vivant, ou encore de poster un message, comme les détails de votre enterrement par exemple.

    La confiance sera de mise. Mais, rassurez-vous, de votre vivant, vous pourrez aussi changer d’héritier n’importe quand, sans nécessairement le faire savoir à l’intéressé. Il vous sera également possible de décider si cette personne aura le droit de télécharger une archive des contenus de votre compte. Sont notamment concernées les photos. En revanche, les messages privés, impliquant deux ou plusieurs personnes, sont exclus. Vos flirts numériques seront donc a priori préservés.

    Ceci étant, vous n’avez peut-être pas envie d’entreprendre le grand voyage en laissant en main une partie de votre vie à un tiers que vous aurez potentiellement mal choisi. Dans ce cas, vous pourrez toujours demander la suppression de votre compte. Il suffira alors à vos proches de fournir une confirmation de votre décès.

    En attendant le moment fatidique, n’oubliez pas de partager cet article sur Facebook.

    (jeune Afrique)

  • RDC: le manque de transparence du secteur minier pointé du doigt

    RDC: le manque de transparence du secteur minier pointé du doigt

    mine_or2-Alors que la République démocratique du Congo tente d’arracher le titre de premier producteur de cuivre à la Zambie, et que le secteur extractif représente le véritable moteur économique du pays (avec plus d’une centaine de projets miniers sur le territoire), un nouveau rapport pointe du doigt le manque de transparence dans ce secteur en RDC.

    Sur près d’une vingtaine de projets miniers, soixante deux contrats, avenants ou annexes n’ont jamais été rendus publics par le Ministère des Mines, alors que la loi les y oblige.
    Le manque de transparence des entreprises minières en RDC, voilà l’une des principales conclusions d’une étude sans précédent réalisée par l’organisation américaine, le centre Carter, et trois ONG congolaises pendant près d’un an.

    L’impact sur l’environnement et la contribution au développement du pays sont les données les plus difficiles à obtenir selon ces ONG. La majorité des opérateurs ne distribuent par leur Etude d’impact – et ce malgré l’obligation dans le Code minier de le faire. Autre exemple : sur les 17 sociétés étudiées, seules 5 ont révélé leur contribution au développement local, une autre obligation légale. Enfin, selon cette étude il est quasiment impossible de connaitre l’identité ou les propriétaires des différentes sociétés minières, à moins de donner de l’argent aux tribunaux du commerce.

    RFI

  • Le compte à rebours a commencé M. Kabila

    Le compte à rebours a commencé M. Kabila

    Kabila-main-Comme l’adage le dit : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève ». L’on se rappellera que c’est aux termes de la deuxième convention de Pékin de 1898 que la Chine a cédé à l’Empire britannique les Nouveaux Territoires de Hong Kong pour une durée de 99 ans. L’Histoire nous enseigne que c’est le colonel et diplomate anglais Sir Claude Maxwell MacDonald, un architecte clé de cet extraordinaire contrat de bail, qui en avait choisi la durée. Aux yeux de cette grande figure de la diplomatie anglaise de l’époque, la longue période de 99 ans paraissait infinie. Pourtant, le 1er juillet 1997, ce contrat de bail historique est bel et bien arrivé à terme, et la souveraineté de la Chine sur Hong Kong a été rétablie. Dans le cas du pouvoir présidentiel en République démocratique du Congo, le contrat de service pour le magistrat suprême est d’une durée maximum de dix années consécutives, soit un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Tel est le prescrit de la Constitution, la loi fondamentale de la République, en ses articles 77 et 220.

    La loi peut être dure mais c’est la loi

    La loi peut être dure, mais c’est la loi. S’assurer qu’elle est impersonnelle et opposable à tous est essentiel dans un Etat de droit ou pour une nation, comme la République démocratique du Congo, qui aspire et peine à le devenir. Le président Joseph Kabila a été élu le 28 novembre 2011 pour un second mandat de cinq ans et a prêté le serment constitutionnel le 20 décembre de la même année. Il doit en conséquence se délester de sa qualité de magistrat suprême le 19 décembre 2016.
    Réussir une succession pacifique du président sortant doit être une priorité nationale en RDC. Le succès du vote rétablirait la légitimité du chef de l’Etat dangereusement écorchée depuis la réélection contestée du président Joseph Kabila en novembre 2011. Priorité nationale, une présidentielle réussie en 2016 l’est aussi parce que la stabilité à long terme du pays en dépend. La préparation de ce scrutin doit dès lors être la principale priorité de l’action gouvernementale des prochains vingt mois.

    Dans cette perspective, il convient de publier rapidement le calendrier électoral global et de finaliser le budget nécessaire à la tenue des scrutins. En plus de la loi électorale adoptée le dimanche 25 janvier 2015 par les deux chambres du parlement, la préparation de ce vote sera notamment régentée par l’article 73 de la loi fondamentale congolaise. Celle-ci stipule que « le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du président en exercice. » En vertu de cette disposition de la Constitution et des autres lois pertinentes de la République, la prochaine élection présidentielle, sans la participation du président Joseph Kabila, doit avoir lieu en septembre 2016.

    (Le Monde)
  • RDC : quelles “contraintes” pour le calendrier électoral ?

    RDC : quelles “contraintes” pour le calendrier électoral ?

    CENI logo
    CENI logo

    -La prochaine élection présidentielle, couplée aux législatives, est prévue le 27 novembre 2016 en RDC. Selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni), la tenue de ce scrutin reste malgré tout conditionnée à un certain nombre de “contraintes”. Quelles sont-elles ?

    Jeudi 12 février, la date de la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) a été fixée par la Commission nationale indépendante (Ceni) au 27 novembre 2016. L’élection présidentielle, à laquelle le chef de l’État Joseph Kabila n’a plus le droit de se présenter, doit avoir lieu le même jour que les élections législatives.

    Selon le calendrier électoral, l’organisation des élections locales et provinciales auront lieu au scrutin direct le 25 octobre 2015. Viendront ensuite les sénatoriales, devant avoir lieu au scrutin indirect le 17 janvier 2016, et enfin la présidentielle et les législatives. Le nouveau président est censé prêter serment au plus tard le 20 décembre 2016, 5 ans jour pour jours après le début du deuxième mandat de Jospeh Kabila.

    Ce calendrier respecte les délais électoraux prévus par la Constitution congolaise. Reste maintenant plusieurs questions en suspens, car l’organisation de ces différents scrutins est tenue à un certain nombre de contraintes devant chacune être levées, selon la Ceni, avant une “date critique”.

    La contrainte financière

    Pour la présidentielle et les législatives, Jean-Pierre Kalamba, le rapporteur de la Ceni, a évoqué “l’exécution du plan de décaissement des fonds” nécessaire à l’organisation des scrutins. En clair : il faut trouver de l’argent pour organiser les élections. Dans une interview à Radio Okapi, l’Abbé Apollinaire Malumalu a estimé que le coût global des élections s’élevait à plus d’un milliard d’euros.

    Pour mobiliser cette énorme somme d’argent, Kinshasa espère que ses partenaires internationaux vont débloquer des fonds. La communauté internationale demandait depuis de longs mois la publication d’un échéancier pour décider du soutien financier qu’elle pourrait apporter au processus électoral congolais. C’est désormais chose faite.

    La contrainte parlementaire

    Seconde contrainte évoqué par la Ceni : le vote et la promulgation du projet de “loi de répartition des sièges” des députés sur le territoire national. Un redécoupage des circonscriptions électorales est dans les tiroirs de l’Assemblée nationale depuis plusieurs années mais n’a jamais été réalisé.

    Logiquement, cette redéfinition devrait intervenir avant les élections législatives, prévues le 27 novembre 2016. La loi sur la répartition des sièges des députés à l’Assemblée nationale devra donc être votée et promulguée avant. Problème : cette loi dépend largement du recensement général, qui reste un préalable à l’organisation des législatives dans la nouvelle loi électorale.

    La contrainte du fichier électoral

    La mise à jour du fichier électoral est la dernière contrainte majeure relevée par la Céni. Un audit externe de ce fichier est prévu pour la fin du mois de mars prochain. Il est censé se terminer trois jours avant la convocation du corps électoral pour les élections locales et provinciales de fin octobre 2015.

    L’objectif de cet audit est de mettre à jour la liste des électeurs congolais avant qu’ils se lancent dans un marathon électoral qui s’étalera d’octobre 2015 à novembre 2016.

    (Avec AFP)

  • Afrique du Sud: chaos et coups de poing au parlement

    Afrique du Sud: chaos et coups de poing au parlement

    parlement RSA-L’ouverture de la session parlementaire en Afrique du Sud a tourné au chaos et à la bagarre jeudi soir, lorsque l’opposition de gauche a interrompu pendant une heure le discours du président Zuma, provoquant l’intervention des forces de l’ordre.

    Les 25 députés du leader populiste radical Julius Malema avaient prévenu: ils ne laisseraient pas le président prononcer son solennel discours sur l’état de la Nation aussi longtemps qu’il refuserait de répondre aux questions sur le scandale de la rénovation de sa résidence personnelle aux frais du contribuable.

    Les EFF (Combattants de la liberté économique) ont tenu parole: intervenant un à un sous prétexte de question de procédure, ils ont demandé au chef de l’Etat de s’expliquer. M. Zuma est resté muet, mais la présidente du parlement n’a pas réussi à faire taire les opposants, qui siégeaient comme à leur habitude en combinaisons oranges d’ouvriers, bottes en caoutchouc et casques de chantier.

    La présidente a alors demandé aux forces de sécurité d’évacuer les trublions. Quelques échanges de coups de poing plus tard, les EFF étaient conduits hors de l’hémicycle.

    Les EFF sont une formation de gauche radicale qui prône la nationalisation des mines et l’expropriation sans compensation des grands propriétaires terriens blancs. Elle a été fondée par Julius Malema après son expulsion de l’ANC, le parti au pouvoir, en 2013, et a obtenu environ 6% des voix aux élections législatives de 2014.

    Restés dans la salle, les députés de l’opposition libérale Alliance démocratique, premier parti d’opposition, ont vivement dénoncé l’intervention de la police à l’intérieur du parlement, jugeant qu’il s’agissait d’une violation de la Constitution. Ils ont finalement quitté les lieux en signe de protestation.

    C’est donc devant les seuls députés de sa majorité ANC, le parti au pouvoir depuis l’élection du premier président noir, Nelson Mandela, en 1994, que Jacob Zuma a prononcé, avec plus d’une heure de retard, son discours qui était particulièrement attendu cette année.

    Les EFF essaient vainement d’obtenir une réponse du président sur le “Nkandlagate”, une affaire qui empoisonne la vie politique sud-africaine depuis des mois. La résidence privée du chef de l’Etat, située à Nkandla, dans l’est rural du pays, a été rénovée par l’Etat pour un montant d’environ 19 millions d’euros, sous couvert de travaux de sécurité.

    “Rembourse l’argent!”

    La très respectée médiatrice nationale, Thuli Madonsela, a demandé en 2014 à M. Zuma de rembourser une partie de la somme, mais ce dernier a superbement ignoré l’injonction. Des commissions d’enquête diligentées par l’ANC ont conclu que le président n’avait commis aucune erreur ni aucun abus de biens publics.

    Ce scandale avait déjà provoqué une échauffourée au parlement en août 2014, lorsque les députés EFF avaient pris à partie le président pendant une séance de questions, en scandant: “Rembourse l’argent – rembourse l’argent!”. La séance avait été ajournée, et la police avait dû ensuite intervenir pour mettre un terme à quelques échanges virils dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

    Plusieurs députés EFF avaient été sanctionnés, suspendus sans indemnités pendant 30 jours.

    Depuis, le chef de l?État n’était plus venu au parlement. Mais son discours annuel sur l’état de la Nation est un passage obligé de la vie politique sud-africaine, particulièrement attendu cette année, en raison des difficultés économiques et sociales que traverse le pays.

    Il n’a pas éludé notamment la question cruciale de la pénurie d’électricité, qui provoque des délestages réguliers depuis quelques mois, menaçant la croissance et l’emploi, et compliquant la vie quotidienne.

    L’Afrique du Sud, a-t-il notamment confirmé, va mettre cinq pays en concurrence pour construire une centrale nucléaire. La France, les Etats-Unis, la Russie, la Chine et la Corée du Sud, qui ont signé des accords préalables avec l’Afrique du Sud, “seront engagés dans un processus de compétition honnête et transparent pour sélectionner un ou des partenaires pour entreprendre notre programme nucléaire”, a dit le chef de l’Etat.

    “Notre plan est de connecter la première unité au réseau en 2023”, a-t-il ajouté.

    Le projet de Pretoria est d’acheter six à huit nouveaux réacteurs, d’une capacité totale de 9. 600 MW.

    (Jeuneafrique)