Author: Don Kayembe

  • Etienne Tshisekedi réapparaît pour la première fois en public

    Etienne Tshisekedi réapparaît pour la première fois en public

    etienne Tshitshi-Première réapparition publique en Belgique ce samedi 21 février de l’opposant historique congolais Etienne Tshisekedi. Le leader de l’UDPS réside à Bruxelles depuis son évacuation sanitaire de RDC en août dernier.

    Avec notre envoyée spéciale à Bruxelles, Sonia Rolley

    Etienne Tshisekedi, superstar. C’est bien lui que les militants attendaient. Pour certains, cela faisait des années qu’ils ne l’avaient plus vu prononcer un discours en public, ou même tout simplement vu. Encore moins depuis que l’opposant historique congolais est en Belgique où il est venu se soigner il y a quelques mois. Plusieurs membres de l’UDPS s’en étaient d’ailleurs plaints.

    C’est tout seul et sans aide qu’Etienne Tshisekedi a fait son entrée dans la salle, sous un tonnerre d’applaudissements. Il s’est assis rapidement à côté de sa femme, Maman Marthe, sous les flashs des appareils photo. S’en sont suivi quelques discours auxquels le président de l’UDPS n’a semblé porter que très peu d’attention, applaudissant quand la salle applaudissait, le regard parfois dans le vide, le visage fatigué.

    Etienne Tshisekedi 21/02/2015 – par Sonia Rolley écouter

    C’est assis qu’il a pris la parole. Pas de grand discours, tout juste un mot de remerciement. Il a appelé les militants de l’UDPS à travailler en harmonie, dans l’unité. « Pour que nous puissions vaincre, il faut l’union de tous », a-t-il affirmé. Sans doute une référence aux divisions internes que connait le parti. Autre point sur lequel Etienne Tshisekedi a insisté : il ne faut pas chercher midi à 14h, il nous faut instaurer un Etat de droit. « L’idéal, c’est l’Etat de droit », a-t-il répété. Un propos accueilli par des applaudissements très nourris. Dernier point d’un discours de quelques minutes à peine : même si on voudrait chasser l’imposteur par la force, il faudra toujours un dialogue, a-t-il expliqué. L’UDPS a transmis une feuille de route de sortie de crise à la Monusco et à d’autres membres de la communauté internationale.

    Cette première réapparition s’est achevée par une séance photo dans une ambiance délirante, où des dizaines de militants se sont bousculés pour prendre un cliché avec leur président. Mais il y avait foule et beaucoup ont été déçus.

    RFI

  • Kinshasa ne redistribue pas la redevance minière aux provinces

    Kinshasa ne redistribue pas la redevance minière aux provinces

    mine_or2-En République démocratique du Congo, la redistribution de la redevance minière pose problème. Le code minier est pourtant clair : Kinshasa est dans l’obligation d’en rétrocéder 40 % à la province et au territoire où se déroule l’exploitation. Mais dans les faits, il est difficile de trouver un cas où la loi est appliquée.

    A en croire les chiffres de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-RDC), au Katanga, le gouvernement central a perçu 90 millions de dollars de redevance minière en 2012. Là-dessus seuls 12 millions ont été reversés à la province, soit bien moins que les 40 % prévus par la loi.

    Mais par ailleurs, le Katanga a reçu 71 millions de dollars des miniers grâce à deux taxes locales instaurées par le gouverneur. Pourquoi ce double système de taxation ? Selon plusieurs sources, le gouverneur a mis en place ce système avec l’accord du gouvernement et des miniers parce que Kinshasa ne reversait pas sa part de la redevance à la province. Un système ad-hoc, prévu néanmoins par aucune loi.

    Du côté de la Province orientale, par contre, le gouverneur est formel. Jamais ni la province, ni le territoire, n’ont perçu la part de la redevance qui leur revient. Un manque à gagner qui s’élève à 8 millions de dollars, selon le gouverneur Jean Bamanisa. Un an et demi après le début de l’exploitation du plus gros gisement d’or (Kibali Goldmines), il se demande pourquoi le gouvernement n’applique pas la loi telle qu’énoncée par le code minier.

    RFI

  • OIF : Michaëlle Jean dans ses meubles

    OIF : Michaëlle Jean dans ses meubles

    michael Jean-La nouvelle secrétaire générale de l’OIF a pris ses fonctions le 5 janvier, deux jours avant l’attentat contre Charlie Hebdo. L’émotion retombée, elle met patiemment en place ses équipes et sa politique.

    Et maintenant, Michaëlle Jean va devoir convaincre. Son élection au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), à Dakar, en décembre 2014, n’avait pas fait que des heureux. Le Congo-Brazzaville, Maurice et le Burundi, par exemple, n’avaient pas apprécié d’être contraints de lâcher leurs candidats respectifs en raison des pressions amicales de François Hollande et de Macky Sall… Et puis, la première conférence de presse de la nouvelle patronne de la Francophonie n’avait pas convaincu tout le monde.

    Au siège parisien de l’organisation, ces tumultes désormais paraissent loin. Depuis la passation de pouvoir avec Abdou Diouf, le 5 janvier, Michaëlle Jean se coule dans la fonction avec discrétion et modestie. “Elle a parlé pendant des heures avec tous les employés, témoigne un cadre. Je n’ai pas l’impression qu’elle soit arrivée avec un programme préétabli. Pour l’instant, elle joue la continuité.”

    Deux jours plus tard, c’était l’attentat contre Charlie Hebdo. “Elle a été conviée à participer à la marche républicaine du 11 janvier, explique son entourage, ce qui lui a permis d’échanger avec les chefs d’État présents : Ibrahim Boubacar Keïta, Faure Gnassingbé, Mahamadou Issoufou, Ali Bongo Ondimba, mais aussi Angela Merkel et Benyamin Netanyahou.”

    Depuis, elle en a reçu deux autres : le Guinéen Alpha Condé et le Malgache Hery Rajaonarimampianina. Préoccupée par les crises africaines, elle s’est entretenue au téléphone avec Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition centrafricaine, et avec Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la Commission de l’Union africaine, à la veille du sommet d’Addis-Abeba, où deux conseillers, le Sénégalais Ousmane Paye et le Canadien Jacques Bilodeau, la représentaient. Bon connaisseur des rouages de l’OIF et ex-directeur des affaires de l’Afrique francophone au ministère canadien des Affaires étrangères, le second est, à terme, appelé à succéder au premier.

    Une femme de communication, ancienne journaliste

    Michaëlle Jean s’est informée auprès des francophones directement menacés par l’insurrection islamiste de Boko Haram : le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Camerounais Paul Biya et le Tchadien Idriss Déby Itno. “Elle a tenu à rendre hommage au Tchad pour le sacrifice de ses hommes au Mali, au Cameroun et au Nigeria”, indique un conseiller.

    Elle a beau avoir fait du dialogue sa marque de fabrique, elle a réagi très vite à la crise en RD Congo. Dès le 21 janvier, alors que Kinshasa connaissait une troisième journée de violence, elle a fait connaître sa “préoccupation” – sans en informer les autorités au préalable. En comparaison, Abdou Diouf n’avait, lors de la crise burkinabè, réagi qu’après la démission de son ami Blaise Compaoré.

    “Diouf prenait du recul, de la hauteur, rappelle un cadre de l’OIF. Elle, c’est une femme de communication, une ancienne journaliste. Je pense qu’elle va prendre l’habitude de réagir publiquement et rapidement. Ce ne sera pas forcément une mauvaise chose puisque la principale faiblesse de l’organisation est son manque de visibilité.” C’est peut-être pour cette raison qu’elle a rétabli le poste, tombé en désuétude sous Diouf, de porte-parole du secrétaire général. Elle y a nommé un autre Canadien, Louis Hammann, qui s’occupait déjà de sa communication pendant sa campagne électorale.

    Mais la nomination la plus importante sera celle de l’administrateur général, le numéro deux de l’organisation. Clément Duhaime va devoir renoncer au poste puisqu’il est lui aussi canadien. La nomination de son successeur pourrait intervenir fin mars, lors de la réunion du Conseil permanent de la francophonie (CPF). Un temps pressenti pour le poste, le Mauricien Jean Claude de l’Estrac, le rival malheureux de Michaëlle Jean, ne fait plus partie des favoris depuis ses féroces critiques contre l’attitude de la France avant le scrutin de Dakar.

    Car Paris aura évidemment son mot à dire. “En tant que premier donateur et pays hôte du siège de l’OIF, nous suivons bien sûr le choix qui sera fait, indique-t-on au ministère des Affaires étrangères. Nous avons fait savoir à Michaëlle Jean quel était selon nous le profil d’un bon candidat : un Africain, mais choisi pour ses compétences. Cela dit, le choix lui appartient.”

    (Jeune Afrique)

  • Congo-Brazza: comment dépersonnaliser le débat sur la Constitution?

    Congo-Brazza: comment dépersonnaliser le débat sur la Constitution?

    brazza-Au terme de deux jours de conclave à Brazzaville, la Fédération congolaise des droits de l’homme (Fecodho) et le Forum de la société civile pour des élections libres et transparentes (Fosocel) ont constaté que le débat engagé sur une éventuelle révision de la Constitution s’enlisait et générait des peurs. Elles appellent à l’organisation d’un dialogue républicain, à l’établissement de la carte biométrique dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016, et exigent que la presse soit effectivement libre.

    Le débat sur la loi fondamentale est loin de s’essouffler. Désormais, des ONG proposent aux politiques de le canaliser et de le dépersonnaliser. La Fecodho et la Fosocel exigent un dialogue républicain.

    « Nous constatons que le débat est très personnalisé. Au-delà de la personnalisation des débats, ça commence à emporter les passions, mais puisque ça déchire les Congolais, il y a une nécessité qu’on organise ce que nous avons appelé un débat républicain qui permettra à la société civile, aux partis politiques de l’opposition, du pouvoir, du centre, d’émettre leurs points de vue et ensemble. Nous réfléchissons sur quel genre de démocratie vouloir de notre pays. Parce qu’à notre avis, le Congo a déjà franchi la première étape, qui est celle de l’instauration de la démocratie, et il nous faut aller maintenant dans la phase de consolidation », explique Céphas Germain Ewangui, un des responsables de ces deux plateformes.

    A 16 mois de l’élection présidentielle, la société civile demande que soit réglé le problème de l’établissement de la carte biométrique : « Aujourd’hui, nous invitons les pouvoirs publics à ne pas perdre de vue cette préoccupation, parce que ça pourra nous rattraper et créer encore d’autres empoignades dont le pays, en réalité, n’a pas besoin », estime Céphas Germain Ewangui. Dans le contexte politique actuel, la société civile appelle les pouvoirs publics à garantir la liberté de la presse, qui est une unité de mesure de la démocratie.

    RFI

  • RDC : quelles “contraintes” pour le calendrier électoral ?

    RDC : quelles “contraintes” pour le calendrier électoral ?

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -La prochaine élection présidentielle, couplée aux législatives, est prévue le 27 novembre 2016 en RDC. Selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni), la tenue de ce scrutin reste malgré tout conditionnée à un certain nombre de “contraintes”. Quelles sont-elles ?

    Jeudi 12 février, la date de la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) a été fixée par la Commission nationale indépendante (Ceni) au 27 novembre 2016. L’élection présidentielle, à laquelle le chef de l’État Joseph Kabila n’a plus le droit de se présenter, doit avoir lieu le même jour que les élections législatives.

    Selon le calendrier électoral, l’organisation des élections locales et provinciales auront lieu au scrutin direct le 25 octobre 2015. Viendront ensuite les sénatoriales, devant avoir lieu au scrutin indirect le 17 janvier 2016, et enfin la présidentielle et les législatives. Le nouveau président est censé prêter serment au plus tard le 20 décembre 2016, 5 ans jour pour jours après le début du deuxième mandat de Jospeh Kabila.

    Ce calendrier respecte les délais électoraux prévus par la Constitution congolaise. Reste maintenant plusieurs questions en suspens, CAR l’organisation de ces différents scrutins est tenue à un certain nombre de contraintes devant chacune être levées, selon la Ceni, avant une “date critique”.

    La contrainte financière

    Pour la présidentielle et les législatives, Jean-Pierre Kalamba, le rapporteur de la Ceni, a évoqué “l’exécution du plan de décaissement des fonds” nécessaire à l’organisation des scrutins. En clair : il faut trouver de l’argent pour organiser les élections. Dans une interview à Radio Okapi, l’Abbé Apollinaire Malumalu a estimé que le coût global des élections s’élevait à plus d’un milliard d’euros.

    Pour mobiliser cette énorme somme d’argent, Kinshasa espère que ses partenaires internationaux vont débloquer des fonds. La communauté internationale demandait depuis de longs mois la publication d’un échéancier pour décider du soutien financier qu’elle pourrait apporter au processus électoral congolais. C’est désormais chose faite.

    La contrainte parlementaire

    Seconde contrainte évoqué par la Ceni : le vote et la promulgation du projet de “loi de répartition des sièges” des députés sur le territoire national. Un redécoupage des circonscriptions électorales était dans les tiroirs de l’Assemblée nationale depuis plusieurs années mais n’a jamais été réalisé faute d’avancée sur la loi électorale et le recensement.

    Logiquement, cette redéfinition devrait intervenir avant les élections législatives, prévues le 27 novembre 2016. La loi sur la répartition des sièges des députés à l’Assemblée nationale devra donc être votée et promulguée avant. Problème : cette loi dépend largement du recensement général, qui reste un préalable à l’organisation des législatives dans la nouvelle loi électorale. Or les législatives sont couplées à la présidentielle, ce qui posera sûrement problème au cas où les législatives seraient retardées.

    Pour éviter cet écueil, le président de la Ceni, l’abbé Malumalu, avait lui-même recommandé dans une interview à Jeune Afrique la déconnexion des scrutins législatifs et présidentiel : “Très tôt, sans ambages et en toute transparence, la Ceni a attiré l’attention des responsables politiques sur ce problème. Ils ne peuvent pas dire qu’ils ne savent pas. Il leur appartient de revenir, ou pas, en arrière. C’est-à-dire de revenir à la délimitation des circonscriptions électorales en fonction du nombre d’électeurs, telle qu’elle existait auparavant, et non en fonction du nouveau recensement. Si l’on n’accepte pas de la déconnecter des législatives, la présidentielle risque d’être rattrapée à son tour par ce problème.”

    La contrainte du fichier électoral

    La mise à jour du fichier électoral est la dernière contrainte majeure relevée par la Céni. Un audit externe de ce fichier est prévu pour la fin du mois de mars prochain. Il est censé se terminer trois jours avant la convocation du corps électoral pour les élections locales et provinciales de fin octobre 2015.

    L’objectif de cet audit est de mettre à jour la liste des électeurs congolais avant qu’ils se lancent dans un marathon électoral qui s’étalera d’octobre 2015 à novembre 2016.

    (Avec AFP)

  • Karim Wade : 7 ans de prison, selon le réquisitoire du parquet

    Karim Wade : 7 ans de prison, selon le réquisitoire du parquet

    karim wade-Le parquet a aussi requis mardi plus de 434 millions de dollars d’amende contre le fils et ancien ministre de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, devant une juridiction sénégalaise anti-corruption.

    Ni Karim Wade ni de ses avocats n’ont assisté à la séance du prononcé de réquisitoire.

    Les avocats de Wade ne sont, du reste, plus présents plus aux audiences de la CREI. Ils protestent depuis la mi-janvier pour leurs droits.

    Cheikh Tidiane Mara, procureur de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI, une cour spéciale) a églament demandé l’interdiction de droits civiques à l’encontre de Karim Wade selon l’article 34 du code pénal sénégalais.

    Cela devrait s’accompagner d’une confiscation des biens de M. Wade.

    Karim Wade est jugé avec une dizaine de prévenus, “des complices” de son enrichissement illicite, selon l’accusation.

    L’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, avait déclaré le 4 février, lors d’un rassemblement à Dakar, être “prêt à donner” sa “vie” pour empêcher une condamnation de son fils.

    Plusieurs manifestations, dispersées par la police, ont été récemment organisées à Dakar par une coalition de l’opposition pour réclamer la libération de l’ancien ministre.

    Les partisans de Karim Wade ont régulièrement accusé le président Macky Sall de vouloir le condamner pour l’empêcher de se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue en 2017, ce dont le pouvoir s’est défendu.

    Karim Wade est accusé d’avoir illégalement acquis 178 millions d’euros par le biais de montages financiers complexes du temps où il était conseiller puis ministre de son père.

    D’après la défense, son patrimoine est d’environ deux millions d’euros, gagnés pour l’essentiel quand il était trader en Europe avant de travailler auprès de son père, qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012.

    (L’information reprise dans cet article provient de l’AFP).

  • Washington satisfait d’une présidentielle fin 2016

    Washington satisfait d’une présidentielle fin 2016

    Obama-Kabila-Les Etats-Unis se sont félicités mercredi que l’élection présidentielle en RDC ait été fixée en novembre 2016, Washington ayant réclamé au président Joseph Kabila de respecter la Constitution qui lui interdit de se représenter

    Le département d’Etat a “salué” dans un communiqué “la publication (le 12 février, ndlr) d’un calendrier électoral global pour la RDC par la commission électorale nationale indépendante (Ceni)” fixant au 27 novembre 2016 le scrutin présidentiel.

    “Nous considérons cette importante élection présidentielle, conformément à la Constitution, comme une occasion pour le gouvernement congolais et son peuple de poursuivre la démocratisation du pays grâce à des élections organisées dans les délais et ce qui devrait être la première transition pacifique du pouvoir dans le pays”, a argumenté la diplomatie américaine.

    “Nous avons hâte d’aider la RDC à atteindre son but en matière de démocratisation”, a encore écrit le département d’Etat, plaidant pour le “dialogue entre toutes les parties prenantes” à Kinshasa.

    De fait, la présidentielle, si elle se tient le 27 novembre 2016, pourrait marquer la première transition démocratique du pouvoir depuis que la RDC a pris son indépendance de la Belgique en 1960.

    Ce pays traverse une crise politique depuis la réélection du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à l’issue d’un scrutin marqué par des irrégularités massives. Aucune élection n’a eu lieu depuis lors.

    L’opposition soupçonne M. Kabila, âgé de 43 ans et à qui la Constitution interdit de se représenter en 2016, de chercher à retarder la présidentielle pour rester à son poste au-delà du terme de son mandat.

    En mai dernier, le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’était rendu à Kinshasa pour demander au président congolais de ne pas modifier la Loi fondamentale de son pays et donc de ne pas se représenter pour un nouveau mandat.

    VOA/AFP

  • Après le séminaire gouvernemental : Matata exige à ses Ministres des résultats palpables !

    Après le séminaire gouvernemental : Matata exige à ses Ministres des résultats palpables !

    primature-Maintenir la cohésion et la solidarité des membres du Gouvernement pour l’efficacité de l’action gouvernementale ; pérenniser les acquis sociaux et économiques de la première moitié du quinquennat du Chef de l’Etat, ces acquis étant vecteurs de cohésion nationale et de stabilité sociale et, enfin, réaliser davantage des résultats pour cimenter le contrat social entre le Chef de l’Etat et l’ensemble de la population congolaise. Tels sont les trois impératifs autour desquels les membres du Gouvernement ont réfléchi, deux jours durant, soit du jeudi 12 au vendredi 13 février 2015, à la Cité de l’Union Africaine, sous le leadership du Premier Ministre Matata Ponyo, qui ne faisait que traduire la volonté exprimée par le Raïs, lors du tout premier conseil des Ministres de la nouvelle équipe gouvernementale. Kabila Joseph avait, à l’occasion, soutenu que, quelle que soit la qualité des individus qui composent une équipe, cette dernière ne peut réaliser des exploits que par la capacité de ces individus à œuvrer ensemble. Dans leurs mallettes, les participants s’en sont tirés avec

    61 recommandations devant leur servir de cadre commun de référence dans la mise en œuvre de l’action gouvernementale. Toutefois, pour le Chef du Gouvernement RD-Congolais, dix de ces recommandations peuvent être retenues de manière prioritaire. Il s’agit, entre autres, de veiller à assurer un niveau d’information équivalent entre tous les membres du Gouvernement, en tant que socle de la cohésion et de la solidarité gouvernementale ; améliorer l’ordonnance portant fonctionnement du Gouvernement, au regard de l’évaluation des interactions ministérielles, depuis le premier séminaire gouvernemental organisé en 2012 à Zongo, dans le Bas-Congo, en introduisant une flexibilité de fonctionnement des commissions permanentes notamment, pour des dossiers à forte transversalité, en assurant l’implication des ministères sectoriels concernés ; assurer la coordination de l’action gouvernementale, en formalisant la présidence des commissions permanentes par le Chef du Gouvernement, secondé par les Vice-Premiers ministres chargés respectivement, de quelques secteurs clés de la nation.

    Dans son allocution de clôture, le Premier Ministre Matata Ponyo a indiqué que ce séminaire été organisé pour servir de cadre de formulation des orientations à suivre par tous les membres du Gouvernement.

    Après échanges et débats autour de cinq sessions organisées, les participants ont formulé 61 recommandations, dont dix ont été classées prioritaires dans la phase de la mise en œuvre. Notamment, veiller à assurer un niveau d’information équivalent entre tous les membres du Gouvernement, en tant que socle de la cohésion et de la solidarité gouvernementale ; améliorer l’ordonnance portant fonctionnement du Gouvernement au regard de l’évaluation des interactions ministérielles depuis le premier séminaire gouvernemental organisé en 2012 à Zongo dans le Bas-Congo, en introduisant une flexibilité de fonctionnement des commissions permanentes notamment pour des dossiers à forte transversalité, en assurant l’implication des ministères sectoriels concernés ; assurer la coordination de l’action gouvernementale en formalisant la présidence des commissions permanentes par le Chef du Gouvernement, secondé par les Vice-Premiers ministres du secteur. Les ministres ont aussi été appelés à veiller à une communication solidaire sur les sujets majeurs, en vue de préserver la collégialité gouvernementale. Il s’agit également de poursuivre la politique de gestion prudentielle du budget et des finances publiques en veillant notamment à la cohésion entre les plans d’engagements budgétaires avec le plan de trésorerie, de poursuivre la mise en œuvre des projets dans le secteur agricole dont les parcs agro-industriels et les orienter vers les Partenariats Public-Privé afin de permettre la résilience de l’économie, l’atteinte de la sécurité alimentaire et la création d’emplois. Il s’agit aussi d’assainir les entreprises commerciales, les établissements et services publics en réhabilitant la sanction négative et extirpant les pratiques de mauvaise gouvernance qui les caractérisent ; de poursuivre les réformes de l’Administration publique et la formation des agents de l’Etat ; de normaliser les relations de collaboration entre les Cabinets par un acte règlementaire. Et enfin, de mettre en place des systèmes de recrutement, de nomination et d’avancement en grade dans l’Administration publique fondés sur des bases objectives et justes.

    Le Premier ministre a insisté sur le fait que «chaque membre du Gouvernement puisse tirer profit de ce moment historique de participer à un tel Gouvernement pour écrire la plus belle page de l’histoire de notre pays, sous le leadership du Chef de l’Etat».

    «Je vous invite à mettre en application les acquis de ce séminaire et qu’ensemble, sous la direction du Chef de l’Etat, nous puissions répondre aux aspirations et attentes de notre population. J’attends de chaque membre du Gouvernement, l’engagement ferme de faire de son ministère un îlot de travail assidu et un creuset des résultats palpables pour la nation toute entière », a martelé le Premier ministre Matata Ponyo.

    Ce séminaire d’immersion à l’attention des Vice-Premiers ministres, Ministres d’Etat, Ministres, Vice-Ministres, du Secrétaire général du Gouvernement et ses adjoints vise à créer un consensus interne autour de la hiérarchie des priorités de l’action gouvernementale et ainsi fédérer les énergies individuelles pour des interventions sectorielles convergentes au service de tous.

    Du 12 au 13 février 2015, les participants ont échangé et débattu en vue de converger sur l’impérieuse nécessité de préserver la cohésion nationale par un leadership responsable au service de tous ; la compréhension commune des enjeux de développement de la République Démocratique du Congo dans le contexte de transformation économique de l’Afrique.

    Pendant deux jours, les membres du Gouvernement ont suivi cinq principaux thèmes à savoir : « Leadership dans la gestion publique, Cohésion nationale et solidarité gouvernementale » ; « les acquis économiques et sociaux de l’Etat et les défis pour la croissance en profondeur et l’émergence » ; « Efficacité et pérennisation de l’action gouvernementale dans la collaboration entre Cabinets ministériels et Administration publique en pleine réforme » ; « La pérennisation des acquis économiques par la GAR : lettres de mission et gestion budgétaire » et « L’inter ministérialité : rôle et mission du Secrétariat général du Gouvernement dans la conduite de l’action gouvernementale».

    Comme en 2012, le Premier ministre honoraire du Burkina Faso, M. Tertius Zongo, a été l’un des orateurs de ce séminaire de formatage.

    Les recommandations du séminaire gouvernemental tenu du 12 au 13 février 2015 sont là :

    Développer une vision sectorielle claire et inspirée du Programme de la Révolution de la Modernité sur la base duquel le peuple a élu le Président de la République, et se concentrer sur l’atteinte des résultats concrets ;
    Veiller à assurer un niveau d’information équivalent entre tous les membres du Gouvernement, socle de la cohésion et de la solidarité gouvernementale ;
    Mettre en œuvre les outils de suivi et d’évaluation en vue d’assurer l’efficacité de l’action publique et de la communication institutionnelle (lettres de mission/feuilles des routes ministérielles, rapports périodiques des activités sectorielles, rapport annuel…) ;
    Décloisonner la gestion et la circulation de l’information entre les cabinets ministériels et les services de l’administration, en privilégiant notamment les NTIC ;
    Améliorer l’ordonnance portant fonctionnement du gouvernement au regard de l’évaluation des interactions ministérielles depuis le 1er séminaire gouvernemental, en introduisant une flexibilité de fonctionnement des commissions permanentes notamment pour des dossiers à forte transversalité (impliquer les ministères sectoriels concernés) ;
    Assurer la coordination de l’action gouvernementale en formalisant la présidence des commissions permanentes par le Chef du Gouvernement, secondé par les Vice-Premiers ministres du secteur ;
    Sérier les matières relevant de la compétence du Ministre en tant que Chef de département et celles à soumettre aux commissions interministérielles ;
    Envisager une plus grande fréquence dans la tenue des réunions des conseils Ministres en vue d’accélérer le traitement des dossiers et d’éviter leur accumulation;
    Veiller à la concertation entre le Chef du Gouvernement, le porte-parole du Gouvernement et les ministres sectoriels concernés pour une communication solidaire sur les sujets majeurs, en vue de préserver la collégialité gouvernementale (stratégie intégrée de communication)
    Renforcer le rôle du Secrétariat Général du Gouvernement en qualité de courroie de transmission entre les services du Président de la République, ceux du Premier Ministre et les Ministres sectoriels (mémoire institutionnelle) ;
    Clarifier la répartition des attributions entre les ministères, et veiller à leur respect, pour garantir la solidarité et la collégialité gouvernementales, et éviter de croire qu’il existe des ministères moins importants que d’autres (solidarité dans l’égalité de traitement des Ministres) ;
    12. Veiller à la continuité de l’action gouvernementale ;

    Mettre en œuvre les lois porteuses de croissance économique ;
    En vue de quitter rapidement le statut des pays à revenu faible imposant le recours à des prêts non concessionnels, mobiliser davantage les ressources : (i) budgétaires, en faisant passer la pression fiscale de 14 à 24% tout en élargissant l’assiette fiscale, et (ii) extrabudgétaires en opérationnalisant les émissions d’obligations souveraines, émissions des actifs en contrepartie de la certification de réserves au titre des ressources naturelles ;
    Diversifier la production économique en l’orientant vers les secteurs à haute intensité de main-d’œuvre ;
    Renforcer les réserves internationales en substitution de la baisse des prix du pétrole et du cuivre ;
    Faire baisser les taux d’intérêts des crédits et faciliter aux jeunes et aux PME l’accès au crédit ;
    Orienter toutes les politiques économiques vers l’amélioration du bien-être humain
    Poursuivre la politique de gestion prudentielle du budget et des finances publiques (gestion sur base caisse, adaptation du PEB au PTR par une bonne planification des dépenses, payer les résidents en monnaie locale…) ;
    Poursuivre la mise en œuvre des projets phares du secteur agricole (parcs agro-industriels, DAIPN, usine d’engrais…) et les orienter vers les Partenariats Public-Privé afin de permettre la résilience de l’économie, l’atteinte de la sécurité alimentaire et la création d’emplois ;
    Élargir l’accès à l’enseignement de base en améliorant la qualité et développer l’enseignement technique et professionnel en alignant les formations aux besoins d’emplois dans les secteurs clés ;
    Tirer profit des ressources naturelles, les transformer en richesses réelles et en développement humain et capitaliser les opportunités existantes (processus REDD+, Accords, AGOA…) ;
    Faire de la population un « bonus » à travers la réforme en profondeur des fonctions régaliennes de l’Etat (administration publique, du territoire et de proximité, justice, défense du territoire, sécurité…) ;
    Miser sur : (i) l’industrie manufacturière à forte intensité de main-d’œuvre ; (ii) l’industrie agro- alimentaire ; (iii) la gestion du pétrole, du gaz et des minéraux et (iii) la diversification des ressources énergétiques et la dissémination de la plateforme d’infrastructure. Cela, en vue d’assurer la transformation économique et la croissance inclusive de la RDC ;
    Assainir les entreprises commerciales, les établissements et services publics en réhabilitant la sanction négative et extirpant les pratiques de mauvaise gouvernance qui les caractérisent ;
    Promouvoir la classe moyenne et assurer l’éclosion de l’entrepreneuriat local en collaborant avec les institutions de micro-finances pour lever les contraintes tenant à l’accès aux financements ;
    Accélérer et améliorer la réforme des entreprises publiques de l’Etat ;
    Elaborer un document unique développement englobant toutes les initiatives du Gouvernement ;
    Poursuivre les réformes de l’administration publique et la formation des agents de l’Etat ;
    Assurer une adhésion massive à la stratégie révisée de la Réforme et Modernisation de l’Administration publique qui tire sa source de la vision de l’émergence du pays et du PAG ;
    Renforcer le rôle prépondérant de l’Administration dans la promotion de la croissance et du développement à travers sa participation active dans le renforcement de l’efficacité de l’action gouvernementale ;
    Normaliser les relations de collaboration entre le Politique représenté par le Gouvernement via les ministères dans sa double facette : politique (Cabinet ministériel) et technique (Administration) ;
    Redéfinir les rôles entre les parties prenantes au sein d’un même Ministère en recentrant le Leadership stratégique autour du Ministre et de son cabinet politique et de Management stratégique autour du SG ;
    Mettre en place un mécanisme consultatif permanent et régulier notamment à travers l’organisation des réunions ministérielles mixtes (Cabinet politique et Administration) sous une fréquence hebdomadaire pour évaluer la mise en œuvre des activités définies dans la feuille de missions des ministères ;
    Prendre un acte règlementaire (décret ou note circulaire) pour normaliser les relations entre les Cabinets politiques et les Secrétariats généraux ;
    Impliquer et responsabiliser les SG dans l’opérationnalisation des lettres des missions sectorielles ;
    Renforcer les capacités techniques et opérationnelles des administrations ;
    Mettre en place au sein de l’Administration publique un système de gestion basé sur la performance et les résultats et d’un système de suivi-évaluation;
    Allouer des moyens budgétaires conséquents (frais de fonctionnement) pour renforcer les capacités opérationnelles d’intervention de l’AP;
    Renforcer les capacités opérationnelles de l’ENA pour accomplir efficacement ses missions ;
    Créer une agence spécialisée pour la sélection des agents et fonctionnaires et renforcer les responsabilités de l’ENA pour la formation des cadres de la fonction publique ;
    Définir le rôle et le degré de responsabilité des parties prenantes dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques;
    Mettre en place des mécanismes incitatifs pour améliorer le rendement et la performance de l’Administration Publique;
    Mettre en place des systèmes de recrutement, de nomination et d’avancement en grade dans l’Administration publique fondés sur des bases objectives et justes ;
    Mettre en place un système de contrôle et de sanction envers les dirigeants Politiques et les Hauts Fonctionnaires;
    Créer des corps des administrateurs civils et d’une fonction publique d’emploi à côté de celle de carrière ;
    Mettre en place un Statut général et des statuts spécifiques applicables aux agents et fonctionnaires y compris aux niveaux provincial et local ;
    Mettre fin à la gestion prolongée des mandataires intérimaires au sein des entreprises de l’Etat en vue d’améliorer leur rendement ;
    Disposer d’un plan de passations des marchés annuels sectoriels dès l’adoption de budget pour rationaliser les dépenses et relever le faible niveau d’investissement ;
    Adopter un texte faisant obligation à chaque structure de l’administration de l’état, d’élaborer un programme et un rapport d’activités ;
    Edicter les procédures et les délais d’élaboration des lettres de mission et des rapports d’activités et prévoir une circulaire du Premier Ministre, qui indique chaque année, le cas d’élaboration de ces outils en tenant compte notamment du niveau d’exécution financière des crédits alloués ;
    Responsabiliser les Secrétaires Généraux à coordonner l’élaboration des programmes d’activités des différentes directions sur la base des lettres de mission adressées aux Directeurs par le Ministre de tutelle ;
    Utiliser les Direction des Etudes et Planification de manière efficace et pour les besoins futurs de prospective en leur donnant la capacité de travail et transformant en DEPP (Direction des Etudes, Planification et Prospective) ;
    Appliquer l’approche des Initiatives à Résultats Rapides pour implémenter les activités bloquées dans leur mise en œuvre au sein des Ministères ;
    Veiller à l’application stricte des règles rigoureuses devant encadrer la tenue des réunions du conseil des ministres ;
    Accélérer l’audit institutionnel et organisationnel devant rationaliser et renforcer l’action gouvernementale et assurer un meilleur positionnement du Secrétariat Général du Gouvernement ;
    Doter le Secrétariat Général du Gouvernement d’un bâtiment propre abritant des bureaux, des salles de réunion, une imprimerie, une bibliothèque ;
    Accélérer le processus d’engagement du Secrétariat Général du Gouvernement dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication par l’acquisition des équipements informatiques performants notamment, un serveur pour l’archivage des dossiers du gouvernement ;
    Déconcentrer la fonction d’ordonnancement des dépenses pour assurer une meilleure flexibilité dans l’action gouvernementale (centraliser les frais de mission au Ministère des Finances pour accélérer la procédure de décaissement, etc.) ;
    Adapter les textes sur les autorisations de sortie en vue d’assurer une plus grande flexibilité dans les déplacements des membres du Gouvernement à l’intérieur du pays par un mécanisme administratif et financier approprié ;
    Organiser les modalités de participation et de représentation des membres du Gouvernement aux invitations des ambassadeurs et chefs de mission diplomatiques accrédités en RDC par le truchement du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

    Date parution: 
    Mardi, 17 Février, 2015 – 11:30
    Source du communiqué: 
    Gouvernement
  • Quelle suite pour les opérations contre les FDLR?

    Quelle suite pour les opérations contre les FDLR?

    RDC-Monusco-contingent-indien_0-En République démocratique du Congo (RDC), après l’annonce du président Joseph Kabila, ce lundi 16 février, selon laquelle son pays renonce à tout soutien des Nations unies pour mener une offensive armée contre les rebelles hutus rwandais FDLR, se pose désormais la question de savoir quelle sera la suite des opérations armées contre ces Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

    Kinshasa promet de poursuivre son offensive contre les FDLR et ce, même si les contours de l’opération restent flous. Venir à bout de cette rébellion pourrait prendre « entre un mois et dix ans », estime le porte-parole du gouvernement. Lambert Mendé rappelle par ailleurs que si l’armée congolaise compte lutter seule contre les rebelles hutus rwandais, rien n’empêche les casques bleus de la Mission de l’Onu au Congo (Monusco) de faire de même, vu leur mandat.

    « Puisque la RDC veut le faire sans [les Nations unies], on devrait assister à une initiative de la Monusco de désarmer aussi ces gens sans les FARDC [Forces Armées de la République démocratique du Congo] puisqu’ils sont sur un territoire assez large. Ce sont quand même deux provinces. Il y a moyen de le faire sans les FARDC, si on est vraiment venu pour cela c’est à dire traquer, désarmer les groupes armés », a déclaré Lambert Mendé.

    Du côté de la Monusco, on botte en touche. Selon Charles Bambara, son porte-parole, c’est au Conseil de sécurité à New York de décider de la suite des opérations. « Le mandat que nous avons reçu est un mandat du Conseil de sécurité qui inclut effectivement des opérations conjointes ou unilatérales vis-à-vis des FDLR. Nous attendons donc des directions et nous répondrons présents une fois que le Conseil de sécurité se sera prononcé », a déclaré Charles Bambara.

    Sans conteste, l’opération anti-FDLR s’annonce compliquée. La rébellion est présente depuis plus de vingt ans dans l’est du Congo, et sur le terrain, aucune offensive n’a encore été observée.

    RFI

  • Etats-Unis: le projet de régularisation des sans-papiers bloqué

    Etats-Unis: le projet de régularisation des sans-papiers bloqué

    obama-Si le blocage n’est pour l’instant que temporaire, il n’en constitue pas moins un désaveu pour Barack Obama. Un juge du Texas a suspendu l’application du projet de réforme voulu par le président américain. Le décret vise à régulariser plusieurs millions de sans-papiers aux Etats-Unis. Les 26 Etats républicains à l’origine de la plainte, estiment que le chef de l’Etat a outrepassé ses pouvoirs constitutionnels.

    Ce nouveau blocage temporaire s’appuie non pas sur la légalité du décret mais sur un problème « rhétorique », affirme le juge Andrew Hanen. Les 26 Etats auteurs de la demande de suspension, conduits par le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, n’ont toujours pas digéré que le président fasse usage de son pouvoir réglementaire, sans prendre l’avis des parlementaires.

    La réforme vise à régulariser la situation de près de 5 millions d’étrangers sans papiers aux Etats-Unis, en leur accordant des permis de travail de trois ans. Son coût est jugé exorbitant pour les Etats fédéraux ce qui la rendrait inapplicable selon ses opposants. Le pouvoir exécutif serait passé en force sans respecter « les procédures administratives », dit le tribunal texan. Barack Obama aurait ainsi outrepassé ses pouvoirs constitutionnels. Voilà pour les arguments républicains.

    Côté démocrate, on rappelle qu’Andrew Haden n’est pas n’importe quel juge. Nommé par Georges Bush en 2002, M. Haden n’en est pas à sa première estocade contre la Maison Blanche et un projet de loi qu’il accuse de « mettre en danger l’Amérique » et d’être « une invitation lancée au plus dangereux criminels », selon des propos rapportés par le New York Times.

    Washington, 11 autres Etats et 33 grandes villes américaines soutiennent au contraire le projet de réforme, espérant bénéficier des taxes payées par les étrangers régularisés. Les républicains, qui ont promis d’utiliser tous les recours contre cette réforme phare de l’administration Obama, entendent à nouveau jouer la montre en attendant la campagne présidentielle de 2016 où la question de l’immigration devrait occuper une place centrale. La Maison Blanche devrait faire appel de cette décision.

    RFI