Author: Don Kayembe

  • Six bonnes raisons pour les États africains de s’intéresser à la météo

    Six bonnes raisons pour les États africains de s’intéresser à la météo

    meteocapvertok-La troisième session de la Conférence ministérielle africaine sur la météorologie (Amcomet) s’est achevée samedi 14 février à Praia, au Cap-Vert. L’occasion de revenir sur la nécessité, pour les États africains, d’investir dans la recherche pour anticiper des phénomènes ayant de grands impacts sur les peuples et les économies du continent.

    De façon tout à fait exceptionnelle, il pleuvait sur Praia (Cap-Vert) ces 13 et 14 février 2015 pour saluer la fin de la troisième session de la Conférence ministérielle africaine sur la météorologie (Amcomet), créée en 2010. Même si ces orages inhabituels pourraient probablement être mis sur le compte des changements climatiques mondiaux, le président Jorge Carlos de Almeida Fonseca a voulu y voir un signe positif : “Nous AVONS reçu quelques pluies ces derniers jours, et je dois dire que c’est toujours une source de satisfaction pour le Cap-Vert. Nous chantons avec la pluie, nous dansons avec la pluie, nous faisons de l’art avec la pluie. Elle nous rend heureux. Qu’elle soit là aujourd’hui est une agréable coïncidence pour moi.”

    Ami parfois, ennemi d’autres fois, le climat est un acteur déterminant de l’économie et du développement, tout particulièrement en Afrique. L’agriculteur vivant dans la zone sahélienne qui attend pour semer le peu d’eau que le ciel veut bien lui donner, le médecin qui sait que l’anophèle porteur du paludisme se développe dans certaines conditions de température et d’humidité, le pilote d’avion qui doit conduire à bon port des quelques deux cents passagers, tous savent l’importance des prévisions climatiques. Est-ce pour autant le cas des dirigeants qui tiennent les cordons de la bourse quand il s’agit de FINANCER, sans espoir de retour sur investissement directs, des services de météorologie qui peuvent paraître couteux en termes de moyens humains et technologiques ? L’objectif affiché de l’Amcomet est en tout cas de les en convaincre.

    Il s’agit au fond de faire comprendre aux gouvernements l’importance concrète de la météorologie – sachant qu’en la matière, les frontières n’existent pas.

    Favoriser la coopération entre les états africains, promouvoir le développement et la diffusion de l’information météorologique, préconiser un processus de décision avisé reposant sur de solides fondements scientifiques, harmoniser des programmes de développement durable, etc., voilà de bien grands mots ! Mais en réalité, il s’agit au fond de faire comprendre aux gouvernements l’importance concrète de la météorologie – sachant qu’en la matière, les frontières n’existent pas.

    “Au Cap Vert, poursuit le président de Almeida de Fonseca, la météorologie joue un rôle très important pour l’orientation des vols qui traversent l’océan comme pour celle des navires. La prévision des aléas climatiques joue un rôle dans l’orientation des grands choix de planification. Comme nous sommes voués à vivre avec ces contingences aléatoires, il vaut mieux pouvoir compter sur les progrès de cette science avérée.” Tour d’horizon des secteurs pour lesquels la prévision et l’analyse météorologiques sont capitales.

    1/ Les transports

    C’est une évidence que l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (Asecna) n’ignore pas. Assurer la sécurité des vols nationaux comme internationaux exige en effet une connaissance fine des prévisions météorologiques. Mais les avions ne sont pas les seuls à être tributaires du climat : les navires aussi dépendent des informations météorologiques.

    2/ L’agriculture

    Quand semer? Quand utiliser de l’engrais? “S’il ne pleut pas pendant dix jours après un semis, il faut tout recommencer explique Ousmane Ndiaye, le chef du département de recherche et de développement de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie du Sénégal. S’il pleut après que l’engrais, qui est très cher, a été épandu, tout est perdu!” De fines prévisions, parfois à la journée près, permettraient d’informer les agriculteurs avec une précision d’autant plus utile que les habitudes anciennes sont bouleversées par les changements climatiques actuels.

    3/ Le génie civil

    Prévenir d’éventuelles inondations, construire des routes qui résistent aux pluies et aux glissements de terrain, planifier le développement urbain : rien de tout cela ne peut se faire sans une bonne analyse des données météorologiques – sauf à vouloir jeter son argent non pas par la fenêtre mais dans une coulée de boue, où les chances de le retrouver sont encore plus faibles.

    4/ L’énergie

    En matière de PRODUCTION hydroélectrique, les prévisions liées à l’étiage d’un fleuve sont essentielles pour déterminer quand ouvrir les vannes… et quand les fermer. Impossible de réagir quand la crue est là : il faut donc anticiper. De même, la connaissance du niveau d’ensoleillement ou de la force du vent peut permettre de s’appuyer sur des énergies renouvelables.

    5/ La santé

    Les maladies à transmission vectorielle dépendent en grande partie des conditions météorologiques. Prévoir ces dernières peut permettre d’anticiper une vague de paludisme où le développement de maladies liées directement à l’eau… ou à la poussière. “Aujourd’hui, les zones endémiques du palu sont en train de changer, explique Ousmane Ndiaye. Le savoir peut permettre aux gens de mieux se protéger. De même, nous savons que la forte quantité de poussière offre un terrain favorable à l’apparition de la méningite…”

    6/ Le tourisme

    Anecdotique? Peut-être, mais dans les pays où ce secteur est source de rentrées de devises importantes, l’information climatique peut servir à améliorer les services proposés aux touristes… et rendre cette manne pérenne.

    Cette liste n’est pas exhaustive : prévision des catastrophes naturelles, aménagement du territoire, exploitations des ressources naturelles, nombreux sont les secteurs affectés plus ou moins directement par le climat. L’absence de prévisions et d’analyses météorologiques a un coût, certes indirect et difficile à évaluer, mais important. Un coût accentué par le réchauffement planétaire. “Aujourd’hui, notre mode de vie n’est pas pérenne et nous pousse vers un état d’urgence planétaire”, a déclaré le chef de l’État capverdien lors de la 3e session de l’Amcomet. Reste à espérer que ses paroles prononcées en plein océan atlantique soient entendues au-delà des mers. Car comme le dit Michel Jarraud, secrétaire général de l’Organisation mondiale de météorologie, “Les ouragans qui affectent les Caraïbes prennent naissance ici, au Cap Vert.”

    __Jeune afrique______

    Nicolas Michel, envoyé spécial au Cap-Vert

  • ONU/RDC opposées sur le dossier FDLR

    ONU/RDC opposées sur le dossier FDLR

    Casque Bleu- MONUC-La Monusco ne va plus appuyer l’armée congolaise dans la lutte contre les rebelles rwandais de FDLR.
    C’est ce qu’a indiqué à la BBC un responsable onusien sous couvert d’anonymat.
    L’ONU accuse les généraux Falsi Kabué et Bruno Mandefu nommés par le pouvoir congolais pour diriger les opérations contre les FDLR d’exactions contre les civils dans de précédentes opérations à l’est du pays.
    Elle a sollicité en vain leur remplacement, Kinshasa estime que pour écarter les deux généraux mis en cause par l’ONU, il aurait fallu qu’ils aient été condamnés par le tribunal militaire congolais, ce qui n’est pas le cas.
    Le 2 janvier 2015 marquait la fin de l’ultimatum contre les FDLR, les attaques conjointes imminentes armée congolaise / Monusco contre les rebelles n’auront donc pas lieu, du moins avec la participation de la Monusco.
    Plusieurs chefs des FDLR sont accusés d’avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda.
    Les membres les plus anciens de cette milice sont présents depuis 1994 en RDC, où ils sont accusés d’avoir commis des atrocités (meurtres, viols…) et des pillages.

    BBC

  • Le 6 février 2015, le célébrissime Bob Marley aurait eu 70 ans

    Le 6 février 2015, le célébrissime Bob Marley aurait eu 70 ans

    Bob marley-Le 6 février 2015, le célébrissime Bob Marley aurait eu 70 ans… Mais quel âge a le Reggae ? Les historiens s’accordent à dire que cette forme d’expression jamaïcaine vit le jour, à la fin des années 60, sous l’impulsion de musiciens locaux férus de musiques traditionnelles caribéennes comme le Mento, grands amateurs de Soul-Music et de Rythm & Blues, et porteurs d’un héritage Nyabinghi africain transmis à travers les siècles…

    Présenté ainsi, le Reggae ressemble a une musique hybride, dont le vocabulaire musical réunit plusieurs dialectes sonores spécifiques. Et pourtant, en 1962, un jeune homme de 17 ans va réussir à faire la synthèse de ces cultures et croyances ancestrales. Il s’appelle Bob Marley et va devenir l’emblème international d’une île perdue dans la mer des Caraïbes. Est-il pourtant seul responsable de cette révolution patrimoniale qui fait la fierté de la population jamaïcaine aujourd’hui ?
    Dans son dernier ouvrage, sobrement intitulé «Reggae» (Chronique Editions), Farid Abdelouahab révèle les liens politiques et sociaux qui ont permis l’ascension vertigineuse de Robert Nesta Marley, au cœur des années 70. Il réhabilite également les pionniers et porte-paroles du mouvement rasta, et nous éclaire sur le rôle déterminant des créateurs originels, Ernest Ranglin, Count Ossie ou Toots Hibbert…

    L’addition de différents courants de pensée, la fusion de différents styles, l’intelligence d’instrumentistes talentueux, furent les ingrédients nécessaires et fondamentaux à la survie d’un genre musical unique qui a porté, depuis des décennies, un message d’unité et de tolérance dont Bob Marley reste le symbole universel. Sa disparition précoce (36 ans) le 11 mai 1981, a malheureusement et maladroitement magnifié son image de messie qu’il ne rêvait sûrement pas de devenir.

    Ses héritiers, admirateurs, parfois adorateurs, sont nombreux et entérinent la grandeur spirituelle et artistique de cette icône absolue. Mais, qui sont aujourd’hui les véritables

    RFI

  • Nigeria: passe d’armes entre Goodluck Jonathan et Olusegun Obasanjo

    Nigeria: passe d’armes entre Goodluck Jonathan et Olusegun Obasanjo

    Obasandjo-Le torchon brûle entre le président nigérian Goodluck Jonathan et l’un de ses prédécesseurs, Olusegun Obasanjo. Les deux hommes, qui appartiennent au même parti, le Parti démocratique populaire, s’accusent mutuellement d’avoir de sombres projets pour le Nigeria. Le ton est monté d’un cran samedi par médias interposés.

    Déjà palpable depuis quelque temps, la mésentente entre les deux hommes d’Etat s’est transformée en une haine mutuelle qui a éclaté au grand jour hier, samedi, lorsque l’ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo s’est exprimé au sujet du report des élections générales au cours desquelles Goodluck Jonathan briguera un deuxième mandat. Samedi, dans un entretien retransmis par une chaîne de télé, M Obasanjo a en effet accusé le président en exercice d’avoir ordonné le report des élections générales au 28 mars, par stratégie.

    Accusations de part et d’autre

    « Le président essaie de faire du Gbagbo. Le président de la Côte d’Ivoire reportait l’élection dans son pays jusqu’à ce qu’il soit sûr de gagner », a dénoncé l’ancien militaire. Celui qui présida aux destinées du pays de 1976 à 1979, puis de 1999 à 2007, affirme aussi que Goodluck Jonathan comploterait de la sorte afin de gagner les élections « de gré ou de force ». Et qu’en cas de défaite, il prévoirait de plonger le pays dans une crise comme celle qu’a connue la Côte d’Ivoire. La réponse de la présidence n’a pas tardé.

    Le camp de Goodluck Jonathan dément évidemment toute velléité de ce genre, assurant que le chef de l’Etat n’est pas intervenu dans la décision de la commission électorale de reporter les élections générales. La présidence a même lancé une contre-offensive en évoquant « un complot du chef Obasanjo, et d’autres à l’intérieur et à l’extérieur du pays, pour faire échouer les élections et tenter d’imposer un gouvernement intérimaire et anticonstitutionnel qu’il entend lui même diriger. »

    Il faut dire que depuis des semaines, les partisans de Goodluck Jonathan accusent Olusegun Obasanjo de soutenir Muhammadu Buhari, le candidat de l’APC, le parti adverse. « Pourquoi ne le soutiendrais-je pas ? », a d’ailleurs déclaré Obasanjo au Financial Times, avant de faire machine arrière en se défendant de soutenir tel ou tel candidat. Dans son autobiographie publiée l’an dernier, il s’en était néanmoins déjà pris au président en exercice.

    RFI

  • Joseph Kabila hausse le ton face à la communauté internationale

    Joseph Kabila hausse le ton face à la communauté internationale

    monusco-Convoqués à son bureau, le président congolais a annoncé à une vingtaine d’ambassadeurs de la communauté internationale, dont le chef de la mission de l’ONU en RDC, que son pays renonce à tout soutien des Nations unies pour mener une offensive armée contre les rebelles hutus rwandais FDLR. Joseph Kabila a également critiqué l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires intérieures du pays.

    Le ton de Joseph Kabila était poli, mais ferme. A en croire ceux qui étaient sur place, le climat n’était pas au dialogue mais à la mise au point. Convoqués à la présidence pendant près d’une heure, 18 ambassadeurs ont écouté le président congolais revenir essentiellement sur deux points.

    Le premier, l’offensive contre les rebelles hutus rwandais. Officiellement lancée fin janvier, Joseph Kabila a annoncé « renoncer à tout appui de la Monusco pour mener cette opération contre les FDLR ». La raison ? Selon le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, Joseph Kabila a jugé « irrespectueux » que la mission de l’ONU en RDC demande le remplacement de deux généraux à la tête de l’opération anti-FDLR. Ni le président, ni le gouvernement n’auraient été informés des accusations de violation des droits de l’homme qui pèse sur ces deux officiers.

    Mais pour certains le vrai problème est ailleurs. Refuser le soutien de l’ONU pourrait être une façon de ne pas engager de vraies opérations contre les FDLR. L’offensive lancée fin janvier, n’a pas vraiment démarrée sur le terrain.

    Reste que la Monusco se retrouve dans une position délicate. Son mandat exige qu’elle neutralise les rebelles hutus rwandais, mais elle refusait jusqu’à présent de s’engager seule, sans l’armée congolaise, vu la complexité de l’opération.

    Joseph Kabila a également critiqué la tendance de certaines ambassades de « s’ingérer dans les affaires intérieures du pays ». En mai dernier déjà, le président avait remonté les bretelles des ambassadeurs et demandé à ce qu’ils ne soient pas « des officines de l’opposition ».

    S’il n’y a pas encore eu de réaction officielle, certains diplomates rappellent que la RDC, ayant accepté la présence et le mandat de la mission de l’ONU dans son pays, voit sa souveraineté forcément restreinte par le chapitre 7 de la charte onusienne.

    Inquiétude et scepticisme à Goma

    A Goma, la capitale du Nord-Kivu, la question d’une possible offensive contre les FDLR sans le soutien de la Monusco fait partie des sujets de conversation. Il semblerait que beaucoup d’habitants doutent de la capacité de l’armée congolaise à agir seule.

    Après plus de quinze années de présence en RDC la mission de l’ONU a toujours mauvaise presse à Goma. On lui reproche par exemple d’avoir « laissé le M23 prendre la ville en novembre 2012 », « de ne pas en faire assez pour protéger les Congolais ». Mais malgré ces critiques, beaucoup, comme Abdul, un étudiant, estiment que le soutien de la Monusco est nécessaire pour vaincre les FDLR : « Abandonner le soutien de la Monusco, c’est un risque. Les FARDC n’ont pas la discipline, on ne sait pas comment ils peuvent y arriver sans le soutien de la Monusco. On a toujours besoin de la Monusco pour la logistique, la politique, la stratégie. »

    Un commerçant accuse même certains éléments de l’armée de collaboration avec la rébellion. « Sans la Monusco, moi je ne peux pas être d’accord. Les FDLR vivent dans des coins stratégiques, là où il y a beaucoup de minerais. Maintenant ils collaborent avec les commandants supérieurs des FARDC, ils ne peuvent pas se battre, ce sont des amis », estime-t-il.

    Un peu plus loin, néanmoins, cette femme de militaire assure que la décision de Kinshasa est bonne. Selon elle, la Monusco empêche les FARDC de passer à l’action. Beaucoup s’inquiètent pour les civils en zone FDLR. Et pour cet habitant, avec ou sans Monusco, cela ne fait aucune différence. « Dans toute attaque en arme, y a toujours mort d’homme, affirme-t-il. Ça ne sera pas seulement les FDLR qui peuvent être des victimes, mais les Congolais aussi. Même avec la présence de la Monusco, lorsqu’il y a attaque en arme, il y a toujours mort d’homme ». Il estime que l’action militaire n’est pas la solution et renvoie, comme beaucoup de Gomatraciens, la balle à Kigali qui refuse tout dialogue avec la rébellion.

    RFI

  • Fusillades de Copenhague: le suspect identifié

    Fusillades de Copenhague: le suspect identifié

    Danmark-La police danoise estime avoir abattu ce dimanche l’auteur des deux attaques samedi 14 février contre un centre culturel et une synagogue à Copenhague, qui ont fait deux morts et cinq blessés. Il a été identifié par les médias comme étant Omar el-Hussein, un Danois âgé de 22 ans.

    Le suspect numéro un des fusillades de Copenhague a désormais un nom et un visage. Son nom, Omar el-Hussein, a été dévoilé ce dimanche soir par plusieurs médias, danois et étrangers. Sa photo, elle, a été diffusée par la télévision publique danoise.

    On sait qu’il s’agit d’un Danois âgé de 22 ans et connu de la police pour actes de violence et détention d’armes. Il y a deux semaines, il était sorti de prison où il était incarcéré pour avoir agressé un homme dans le métro en 2013. Plus tôt, la police n’avait fait de lui qu’une description succincte : « entre 25 et 30 ans, environ 1m85, athlétique, d’apparence arabe et cheveux lisses. »

    L’homme a été localisé après avoir été reconnu par un chauffeur de taxi. C’est devant un logement du quartier populaire de Norrebro, identifié comme l’un de ses possibles points de chute que les policiers ont tenté de l’interpeller. Ils disent alors avoir essuyé des tirs et ont répondu. L’homme a été abattu.

    Après examen balistique et grâce aux caméras de surveillance de la voie publique, les enquêteurs acquièrent sans trop de difficultés la certitude que l’individu mort sous leurs balles était bien l’auteur des deux attentats où il a agi seul. Ils considèrent donc que c’est une seule et même personne qui a mené les deux assauts, alors qu’ils ne se disaient jusque-là pas en mesure de faire ce lien formel. La police a laissé entendre qu’elle soupçonnait l’homme d’avoir reproduit les attentats survenus à Paris en janvier dernier.

    Ce dimanche après-midi, une vaste opération policière a été menée dans un cybercafé proche du lieu où a été tué le principal suspect. Selon la chaîne de télévision TV2, au moins deux personnes ont été arrêtées. Leur rôle aurait été de fournir armes, informations et hébergement. Des perquisitions avaient également lieu dans des logements du quartier de Norrebro.

    RFI

  • Katanga Mining achève 2014 sur une note de croissance de production et de vente du cuivre

    Katanga Mining achève 2014 sur une note de croissance de production et de vente du cuivre

    Mine a ciel ouvert-Katanga Mining Ltd, compagnie canadienne de production de cuivre et du cobalt en RD Congo, a achevé l’année fiscale 2014 sur une production de 7 433 838 tonnes de minerai à 3,91% de cuivre pour 290 741 tonnes de cuivre contenu.

    La performance représente une augmentation de 19% du minerai extrait par rapport à 2013, alors que les ventes de l’année s’élèvent à 1,078 milliard $, soit une croissance de 34% par rapport à 2013. Au cours du dernier trimestre 2014, Katanga Mining souligne avoir extrait 1,863 millions de tonnes en augmentation de 18% par rapport à la même période en 2013, à une teneur de 4,22% pour 78 606 tonnes de cuivre contenu.

    Les ventes de la compagnie minière au cours du trimestre ressortent à 262,9 millions $, en augmentation de 30% par rapport à la même période en 2013. La compagnie minière cotée à Toronto a rendu publiques, dans un rapport annuel le 11 février, ces performances ainsi que des bouleversements dans le directoire.

    Jeff Best et Jacques Lubbe, respectivement CEO et CFO de la compagnie, ont rendu leur tablier avec effet immédiat le 12 février pour poursuivre leur carrière au sein du groupe Glencore. Ils sont remplacés respectivement par Johnny Blizzard, à peine nommé COO le 5 janvier dernier, et Matthew Colwill qui a été précédemment CFO de Mutanda Mining SARL, une filiale de du groupe Glencore.

    Agence Ecofin
  • RDC: l’opposition dénonce un calendrier électoral impossible à tenir

    RDC: l’opposition dénonce un calendrier électoral impossible à tenir

    Voter-Au surlendemain de la publication du calendrier électoral en RDC, les réactions se multiplient. Si tout le monde se dit satisfait que la date de l’élection présidentielle soit fixée, l’opposition s’inquiète d’un calendrier trop juste, tandis que la majorité, elle, se met en campagne.

    Les partis d’opposition sont unanimes : le calendrier électoral est trop serré. Sept scrutins en moins de deux ans, c’est trop, d’autant plus que les élections locales n’ont jamais été organisées dans ce pays gigantesque.

    Samy Badibanga, chef du groupe parlementaire de l’Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS), craint un glissement de calendrier. La preuve selon lui : la Commission électorale a déjà pris du retard. « Par exemple avec le calendrier partiel qu’on avait sorti l’année passée : sur la fiabilisation, c’était prévu pendant 127 jours. On est à plus de huit mois aujourd’hui. Et cette fiabilisation n’a toujours pas été réglée. Donc nous craignons ce glissement de fait. »

    Priorité à la présidentielle

    L’opposition aimerait donc fixer des priorités : faire attendre les locales, qui n’ont jamais été organisées, pour se concentrer sur les provinciales, législatives et surtout la présidentielle.

    Pas question, répond le président du groupe parlementaire Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Ramazani Shadari, toutes les élections pourront se tenir. « Nous avons deux années pour organiser les scrutins. Les moyens sont en train d’être recherchés par-ci, par-là. Tout le monde a demandé le calendrier global. Cette fois, le calendrier global est là. Qu’est-ce qu’on cherche encore ?, s’agace-t-il. Nous l’Assemblée, nous serons prêts sans faute. Au mois de mai, vous aurez toutes les lois annexes concernant la répartition des sièges à différents niveaux. »

    Le PPRD semble d’ores et déjà lancé dans la course aux élections. Dans deux semaines, un congrès servira à désigner les candidats du parti au pouvoir pour les sept scrutins à venir.

    RFI

  • Canada: la police déjoue un projet de tuerie de masse

    Canada: la police déjoue un projet de tuerie de masse

    canada-Un complot a été déjoué par la police canadienne en Nouvelle-Ecosse, à l’extrême est du pays alors qu’ils intervenaient dans une résidence privée. En y découvrant un homme sans vie, ils ont pu arrêter trois autres personnes qui avaient planifié d’ouvrir le feu sur la foule dans un lieu public à Halifax, ce samedi, jour de Saint-Valentin.

    Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

    La police entre en action dans la nuit de jeudi à vendredi, non loin d’Halifax, la plus importante ville de Nouvelle-Ecosse dans l’est canadien. Après plusieurs heures de guet, ils pénètrent dans une maison et découvrent le corps sans vie d’un jeune homme de 19 ans, ainsi que des armes. Des indices les guident ensuite vers l’aéroport distant de quelques kilomètres.

    Là, ils arrêtent un homme ainsi qu’une voyageuse en provenance des Etats-Unis qu’il attendait. Un autre complice fait lui l’objet d’une interpellation plus tard en matinée. Selon les premières informations, l’homme trouvé mort dans sa résidence ainsi que la jeune Américaine de 23 ans auraient planifié d’ouvrir le feu dans un lieu public ce samedi, jour de la Saint-Valentin. Ils avaient ensuite planifié de se suicider.

    Ce sont des renseignements provenant du public qui auraient permis aux policiers de déjouer ce complot. Pour l’instant, on ignore quelles raisons les motivaient à accomplir une telle action. Les quatre complices n’appartiendraient apparemment pas à une organisation terroriste, mais la police n’écarte pour l’instant aucune piste.

    RFI

  • Facebook : et si vous choisissiez comment vous (et votre compte) allez mourir ?

    Facebook : et si vous choisissiez comment vous (et votre compte) allez mourir ?

    facebook-Que deviendra votre profil Facebook lorsque vous serez mort ? Il est désormais temps de vous poser la question. Plusieurs options vont bientôt s’offrir à vous.

    Vous partagez tous, ou presque, des centaines de photos, de vidéos, de statuts, de messages sur Facebook. Mais vous êtes-vous déjà demandé ce que ce contenu, hautement personnel, parfois compromettant, quelques fois dangereux, allait devenir lorsque vous aurez “passé l’arme à gauche” ? Si vous ne l’avez pas fait, il est sans doute temps car le réseau social américain pourrait bientôt vous poser la question.

    L’entreprise de Mark Zuckerberg a en effet annoncé jeudi 12 février une nouvelle fonctionnalité permettant à un utilisateur, de son vivant, d’indiquer ce que doit devenir son compte après son décès. Jusqu’à présent, Facebook permettait simplement à vos proches de demander, certificat de décès à l’appui, que votre profil devienne “de commémoration”.

    Vos amis pouvaient alors laisser des messages à votre mémoire mais le compte en lui-même ne pouvait être modifié. Résultat : votre photo de profil ne pouvait être modifiée, quitte à être, de façon posthume, un poil désappropriée pour les plus facétieux des utilisateurs. Jusqu’ici, vous abordiez donc l’éternité numérique avec un cliché datant potentiellement de votre dernière soirée déguisée et arrosée.

    Quelles seront les nouvelles options ?

    Facebook vous permettra désormais, quand la nouvelle mesure aura été installée au-delà des États-Unis, d’indiquer un “légataire” pour votre compte. Cet héritier, promu administrateur à votre disparition, aura la possibilité de changer votre photo de profil, d’accepter des demandes d’amis, que vous aviez potentiellement refusées de votre vivant, ou encore de poster un message, comme les détails de votre enterrement par exemple.

    La confiance sera de mise. Mais, rassurez-vous, de votre vivant, vous pourrez aussi changer d’héritier n’importe quand, sans nécessairement le faire savoir à l’intéressé. Il vous sera également possible de décider si cette personne aura le droit de télécharger une archive des contenus de votre compte. Sont notamment concernées les photos. En revanche, les messages privés, impliquant deux ou plusieurs personnes, sont exclus. Vos flirts numériques seront donc a priori préservés.

    Ceci étant, vous n’avez peut-être pas envie d’entreprendre le grand voyage en laissant en main une partie de votre vie à un tiers que vous aurez potentiellement mal choisi. Dans ce cas, vous pourrez toujours demander la suppression de votre compte. Il suffira alors à vos proches de fournir une confirmation de votre décès.

    En attendant le moment fatidique, n’oubliez pas de partager cet article sur Facebook.

    (jeune Afrique)