Author: Don Kayembe
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Où est donc passée la robe de Lupita Nyong’o ?
-Dimanche, lors de la cérémonie des Oscars, l’actrice avait fait sensation sur le tapis rouge avec sa robe sur mesure de 6 000 perles.D’une valeur de 150 000 dollars, la toilette crée par Francisco Costa pour Calvin Klein a été volée à l’hôtel London West Hollywood, aux États-Unis.
Quelque 25 personnes et 6 semaines de travail ont été nécessaires pour réaliser ce fourreau blanc immaculé.
La robe, parsemée de 6 000 perles blanches naturelles, a été dérobée dans la chambre de l’actrice alors qu’elle était absente.
Le shérif de Los Angeles, William Nash a déclaré que la robe aurait disparue mercredi soir. Ses agents étudient actuellement les images des caméras de surveillance.
L’année dernière, la Kenyane avait remporté l’Oscar du Meilleur second rôle pour le film “Twelve Years a Slave”.
L’actrice a été élue plus belle femme du monde pour l’année 2014 par le magazine américain People.
Calvin Klein n’a pas commenté l’incident.
BBC
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Offensive contre les FDLR: l’ONU revient sur ses pas
-L’armée congolaise a repris un groupe de villages aux FDLR alors que les Nations Unies annoncent des contacts avec le gouvernement afin de reprendre leur soutien aux opérations contre les rebelles hutus rwandais au Sud-Kivu déclenchées mardi.Dans le groupe de villages reconquis dans l’offensive des Forces armées de la RDC contre les rebelles hutus rwandais, il y a Mulenge, très connu à cause du nom lié à l’ethnie de tutsi congolais.
Des officiers de l’armée congolaise ont révélé à l’AFP qu’il n’y avait plus des combats des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans ces centres mais que les combats se poursuivaient plutôt dans les grandes forêts où les éléments FDLR se sont retranchés, se concentrant dans la forêt de Kitavu-Kambegere.
Un député d’Uvira, Justin Bitkwira, contacté par la VOA, a confirmé la situation sur le terrain.
Pendant ce temps, les Nations unies qui conditionnait leur soutien à l’offensive par le retrait de deux officiers accusés de graves crimes au commandement de l’opération de l’armée congolaise, fait demi-tour.
Le représentant spécial-adjoint du secrétaire général de l’Onu chargé des opérations dans l’Est de la RDC, Abdallah Wafy, a annoncé que les Nations Unies étaient en contact avec les autorités congolaises pour créer les conditions d’une reprise du dialogue politique et pourquoi pas, pour solliciter auprès du président de la République qu’il puisse reconsidérer sa position.
Les troupes régulières ont déclenché mardi, sans l’appui des Casques bleus, une offensive au Sud-Kivu contre les FDLR, dont des chefs sont accusés d’avoir participé au génocide contre les Tutsi en 1994 au Rwanda, qui fit quelque 800.000 morts selon l’ONU.
La Monusco estime à 1.400, le nombre des combattants FDLR encore actifs en RDC.
VOA
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Zambie : l’ancien ministre des Mines condamné à un an pour corruption
-L’ancien ministre zambien a été condamné vendredi pour avoir accordé irrégulièrement une licence d’exploitation à une compagnie chinoise.Maxwell Mwale était ministre des Mines sous le président Rupiah Banda entre 2008 et 2011.
Il avait été interpellé en 2012 lors d’une opération anti-corruption lancée par Michael Sata, le successeur de M. Banda décédé fin 2014.
Maxwell Mwale avait accordé en 2009 une licence au groupe chinois Zhonghui International Mining Group trois jours après le dépôt du dossier, alors que la procédure prend habituellement plusieurs mois.
“Je note que les cas d’abus de pouvoir sont devenus monnaie courante et, en tant que tribunal, nous manquerions à nos devoirs si nous ne prenions pas des mesures dissuasives”, a déclaré le juge Lameck Mwale.
L’ex-ministre “écope de douze mois d’emprisonnement avec travaux forcés, à compter de la date de la condamnation”, a-t-il décidé.
Depuis que le Front patriotique de M. Sata est arrivé au pouvoir en 2011, plusieurs personnalités politiques zambiennes ont été inquiétés, dont l’ancien président Banda, généralement accusées de corruption.
VOA/AFP
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Lambert Mende critique encore une fois les propos de De Croo
-Le ministre congolais de l’Information et porte-parole du gouvernement de Kinshasa, Lambert Mende Omalanga, a une nouvelle fois fustigé les propos “vitriolés” tenus par le ministre belge de la Coopération au développement, Alexander De Croo, qui avait, lors de sa visite en République démocratique du Congo (RDC), dénoncé des mesures prises par le régime du président Joseph Kabila lors de troubles le mois dernier.“J’ai pris connaissance, comme d’autres compatriotes, de la volée de bois vert que vous avez cru devoir infliger aux autorités de la RDC auxquelles vous avez reproché ‘des mesures liberticides’, vous insurgeant particulièrement contre des arrestations arbitraires, l’instrumentalisation de la justice ainsi que le blocage d’Internet et des réseaux sociaux par lesdites autorités“, a indiqué M. Mende dans une lettre ouverte publiée jeudi par la presse kinoise.
“Passons sur le ton: n’est pas diplomate qui veut…“, ajoute le ministre congolais, qui s’était déjà dit lundi “choqué” par les mots prononcés par Alexander De Croo.
Le ministre belge avait dénoncé, quelques heures après son arrivée à Kinshasa, “la situation face à laquelle nous nous trouvons, avec son lot d’arrestations, de justice arbitraire et d’interruption de l’internet mobile et du trafic des SMS, l’instrumentalisation de la justice“, qui n’est selon lui “pas tolérable“.
“On aurait pu mettre les propos vitriolés dont le gouvernement qui vous recevait a été gratifié sur le compte de ce mimétisme colonial par procuration auquel d’autres émissaires belges en d’autres temps nous avaient habitués“, poursuit M. Mende, dans une allusion à Karel De Gucht, un ex-ministre des Affaires étrangères, lui aussi libéral flamand, connu pour ses critiques à répétition des dirigeants congolais, au point de provoquer une grave crise entre Kinshasa et Bruxelles.
“Il faut, hélas, constater qu’il s’agit tout simplement d’ignorance. Votre discours dans une langue, le néerlandais, que très peu de Congolais maîtrisent, témoigne en effet d’une méconnaissance du fait que le monde a changé depuis l’indépendance de notre pays en 1960 et que les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées comme grille de lecture des faits et des idées“, affirme encore le porte-parole du gouvernement congolais en faisant allusion aux propos de Alexander De Croo, prononcés samedi soir, en petit comité, dans le jardin de la résidence de l’ambassadeur de Belgique en RDC, alternativement en français et en néerlandais, selon des journalistes présents.
Dans sa lettre ouverte, M. Mende s’étonne qu’au moment où tous les pays du monde, Belgique comprise, prennent des mesures conservatoires contre le terrorisme et envisagent un resserrement des législations contre la cybercriminalité, “vous vous évertuez à dissuader la RDC, victime de l’extrémisme violent, d’entreprendre cet exercice légitime de vigilance“.
Il cite l’exemple de la France, qui a décidé de “mieux contrôler les applications des réseaux sociaux“, du pape François qui a déclaré après l’attentat de Charlie Hebdo que “l’impératif sécuritaire peut commander que des limites soient apposées à la liberté d’expression” ainsi que les Etats-Unis et le Nigeria qui ont bloqué le compte twitter de la secte islamiste Boko Haram.
M. Mende défend aussi l’arrestation des présumés coupables de l’assassinat de deux policiers congolais – “l’un par balle et l’autre lynché par une bande bien identifiée” – lors des émeutes de janvier qui avaient fait au moins 27 morts, selon un bilan officiel, et évoque l’action de la police de Verviers qui a tué deux personnes soupconnées de préparer un attentat.
Selon le porte-parole du gouvernement, “les personnes arrêtées lors des événements de triste mémoire que les Congolais ont vécu les 19 et 20 janvier derniers, avaient été, dans leur grande majorité, surprises par la police en flagrant délit de pillage, d’incendie criminel, de vandalisme ou de violences”.
“Mais vous vous permettez d’enjoindre à la justice de ne pas les poursuivre“, poursuit M. Mende.Affirmant ne pas savoir grand chose sur la trajectoire personnelle de Alexander De Croo, il assure avoir tendance à lui accorder le bénéfice du doute.
Belga -

Afrique francophone : chef de l’opposition, un statut à double tranchant
-Plusieurs pays d’Afrique francophone ont adopté un statut officiel de “chef de file de l’opposition”. D’autres ont voté des textes mais attendent toujours la désignation de leur opposant en chef. Mali, Burkina, Guinée, RDC… Voici la place institutionnelle réservée à vos opposants.Après plusieurs années de tâtonnement, l’Assemblée nationale malienne a adopté, le 19 février, la mise en place d’un statut officiel de “chef de file de l’opposition”. Outre le Mali, plusieurs pays francophones, principalement en Afrique de l’Ouest, ont institutionnalisé cette fonction qui émane de la culture politique anglo-saxonne.
Souvent incarné par le leader du parti d’opposition ayant le plus de sièges à l’Assemblée nationale, le chef de file de l’opposition bénéficie de droits et de devoirs encadrés par la loi. Il est considéré comme l’interlocuteur privilégié du pouvoir exécutif et peut demander à être reçu ou convoqué par le président de la République et le Premier ministre. Il bénéficie, en fonction des pays, d’un siège ou de bureaux, reçoît des fonds de fonctionnement prélevés sur le budget national, et occupe une place de choix dans le protocole d’État.
Bénéfices démocratiques
Il est également censé avoir un accès libre et équitable aux médias et peut profiter d’avantages spécifiques tels que des frais de représentation ou la mise à disposition d’un chef de cabinet, d’un secrétaire ou encore d’un chauffeur. Pour ses défenseurs, l’instauration d’un statut de chef de file de l’opposition est une des meilleures façons de favoriser les transitions démocratiques. Il permettrait de donner plus de poids et de moyens à l’opposition, et au final de rééquilibrer la lutte politique contre le parti au pouvoir.
Ses détracteurs affirment au contraire que c’est un outil de contrôle et d’instrumentalisation supplémentaire dans certains régimes autoritaires.
Ses détracteurs affirment au contraire que la création de ce statut d’”opposant officiel” est un outil de contrôle et d’instrumentalisation supplémentaire dans certains régimes autoritaires. “À priori, la mise en place d’un tel statut est une bonne chose. Mais si les pays dans lesquels il est adopté ne sont que des démocraties de façades, alors cela ne sert à rien”, résume le professeur Dodzi Kokoroko, vice-doyen de la faculté de droit à Lomé. Du Mali à la RDC en passant par la Guinée, voici une liste non-exhaustive des pays d’Afrique francophone qui ont instauré ce statut politique particulier – ou qui tentent de le faire.
Les pays qui ont institutionnalisé le statut de “chef de file de l’opposition”
Au Burkina Faso, le principe d’un statut de chef de file de l’opposition a été adopté dès 2000, après la grave crise socio-politique suscitée par l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, en décembre 1999. Mais il faudra près de dix ans pour que Blaise Compaoré consente à appliquer cette loi instituant un chef de file de l’opposition politique (CFOP). “Nous avons réussi à rassembler toutes les forces de l’opposition et à mettre en place une plateforme politique”, se rappelle l’ancien opposant en chef Stanislas Benewende Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (Unir/PS). Porte-parole de l’opposition à un nouveau mandat de “Blaise”,Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et dernier titulaire du mandat de CFOP, fait aujourd’hui partie des favoris pour la présidentielle d’octobre 2015.
Au Mali, l’Assemblée nationale vient d’adopter le statut de chef de file de l’opposition politique à une large majorité. Ce dernier, qui bénéficiera des mêmes droits que le vice-président de l’Assemblée nationale, sera issu des rangs de l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti d’opposition comptant le plus grand nombre de députés. Son leader, Soumaïla Cissé, député et rival d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) lors de la présidentielle de 2013, devrait, sauf surprise, devenir le premier chef de file de l’opposition malienne.
Pays frontalier du Mali, la Guinée a elle aussi récemment institutionnalisé le statut de chef de file de l’opposition. Depuis le mois de décembre dernier, Cellou Dalein Diallo, député et président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le premier parti d’opposition au président Alpha Condé, est donc officiellement le chef de file de l’opposition guinéenne.
Au Niger, une loi encadrant le statut de l’opposition existe depuis les années 2000. Renforcée après la chute du président Mamadou Tandja, sa nouvelle version a été promulguée en 2011. Le chef de file de l’opposition nigérienne est aujourd’hui Seyni Oumarou, ancien Premier-ministre et président du Mouvement national pour la société du développement (MNSD). Le Tchad compte aussi, depuis 2013, un chef de file de l’opposition en la personne de Saleh Kebzabo, député et président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR).
Les pays où des textes existent… mais où l’opposition n’a pas de véritable statut
Au Togo, une loi officialisant le statut d’un chef de file de l’opposition a été adoptée en 2013 par l’Assemblée nationale. Depuis, son décret d’application n’a toujours pas été signé. Les avantages et privilèges prévus par ce texte ont par ailleurs attisé les tensions au sein d’une opposition déjà fortement divisée. “Cette loi, loin de contribuer au renforcement et à la cohésion de l’opposition, est l’une des causes de son éclatement et de son affaiblissement”, estime ainsi Claude Wella, assistant en droit public à l’université de Lomé.
Le flou juridique ou les avantages du statut entretiennent parfois les querelles individuelles entre opposants.
Au Bénin voisin, une loi portant statut de l’opposition a été votée en 2002. Il faudra ensuite attendre six ans pour que soit signé son décret d’application, en 2008. Mais, selon plusieurs observateurs, ce texte est incomplet et favorise le “nomadisme politique”, c’est-à-dire la tendance de certains députés à passer d’un parti à un autre en fonction de leurs intérêts personnels. Autre problème de la loi béninoise : n’importe quel chef d’un parti d’opposition ayant un minimum de poids à l’Assemblée ou ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés lors des dernières législatives peut se revendiquer chef de l’opposition. Un flou volontaire qui entretient évidemment les querelles individuelles entre opposants.
En République démocratique du Congo (RDC), une loi sur le statut de l’opposition a également été votée. Adoptée par l’Assemblée nationale en 2007, elle attend depuis son décret d’application. D’après ce texte, les présidents de l’Assemblée et du Sénat doivent convoquer les députés et sénateurs de l’opposition pour élire le “porte-parole de l’opposition”. Élection qui n’a encore jamais eu lieu, ce qui fait dire à certains opposants que les autorités bloquent la mise en oeuvre de cette loi.
Enfin, au Sénégal, la Constitution de 2001 reconnaît l’existence et les droits de l’opposition mais aucune loi ne codifie le statut de son “chef de file”. Abdoulaye Wade, qui a longtemps réfléchi à cette idée à l’époque où il était opposant, ne l’a finalement jamais concrétisé une fois arrivé au pouvoir.
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Kinshasa fustige les critiques du ministre belge De Croo envers le régime de Kabila
-Le gouvernement congolais s’est dit “choqué” et “fatigué des donneurs de leçons” après avoir essuyé les critiques frontales d’Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération au développement, en visite en RDC du au 20 au 25 février en compagnie de Didier Reynders, son collègue des Affaires étrangères.Il n’aura pas attendu longtemps avant de créer la polémique. Quelques heures à peine après son arrivée en République démocratique du Congo (RDC), samedi 21 février, Alexander de Croo, le ministre belge de la Coopération, a tiré a boulé rouge sur le régime de Joseph Kabila. Accompagné du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, il a vertement dénoncé les récentes violations des droits de l’homme dans le pays.
“La situation face à laquelle nous nous trouvons, avec son lot d’arrestations, de justice arbitraire et d’interruption de l’internet mobile et du trafic des SMS n’est pas tolérable”, a fustigé le ministre devantr des journalistes. Nous ne pouvons pas accepter le statu quo des dernières semaines en RDC”. Des déclarations qui ont évidemment été applaudies des deux mains par l’opposition congolaise.
“Toute l’opposition et la société civile accueillent favorablement les mots du ministre De Croo”, a expliqué Vital Kamerhe de l’Union pour la nation congolaise (UNC) à l’agence Belga. “Pendant notre entretien, M. Reynders m’a confirmé qu’il était sur la même ligne que M. De Croo, même si chacun a son style propre. Pour nous, cela compte que le gouvernement belge ait pris une position claire”.
“Un régime qui prend la direction de la dictature”
Felix Tshisekedi, le fils de l’opposant historique Étienne Tshisekedi et porte-parole du groupe parlementaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a également salué les propos de M. De Croo. “C’est normal que de telles déclarations soient faites au sujet d’un régime qui prend la direction de la dictature”, a-t-il lancé. Et d’ajouter : “Si les élections ne sont pas organisées avant fin 2016, nous aurons le chaos. (…) Rien ne sera plus légal au Congo”.
En dépit de ces propos controversés, qui ont fait la une de la presse congolaise, le président Joseph Kabila a accepté de rencontrer les deux vice-Premiers ministres belges in extremis, mercredi soir, avant leur départ de Kinshasa. La rencontre s’est déroulée à huis clos, sans la présence des médias, dans un climat détendu, aux dires des deux hommes politiques belges.
Réplique de Lambert Mende : “les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées”
Le gouvernement congolais n’a cependant pas tardé à réagir de manière très vigoureuse, par un communiqué assassin du ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, en date du 25 février 2015. “Votre discours dans une langue, le néerlandais, que très peu de Congolais maîtrisent, témoigne en effet d’une méconnaissance du fait que le monde a changé depuis l’indépendance de notre pays en 1960 et que les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées, comme grille de lecture des faits et des idées”, écrit-il.
“Les personnes arrêtées lors des événements de triste mémoire que les Congolais ont vécu les 19 et 20 janvier derniers, avaient été, dans leur grande majorité, surprises par la police en flagrant délit de pillage, d’incendie criminel, de vandalisme ou de violences mais vous vous permettez d’enjoindre à la justice de ne pas les poursuivre. Illusion du savoir immédiat ou réceptivité excessive aux caricatures de la rumeur ? Peut-être les deux”, poursuit Lambert Mende.
Le porte-parole du gouvernement accorde cependant “le bénéfice du doute” à De Croo, en indiquant le juger moins sévèrement qu’un ancien ministre belge qui “avait pris l’habitude depuis 2001 de se fourrer jusqu’au cou dans les affaires congolaises en s’autoproclamant “faiseur de rois” sous nos tropiques, dit-il en référence à Karel De Gucht. Mais Lambert Mende ne peut s’empêcher de décocher la flèche du Parthe. “Je suis néanmoins perturbé devant le fait que les présumés pillards des 19 et 20 janvier dont vous êtes devenu l’avocat passionné avaient ciblé quasi exclusivement les intérêts chinois à Kinshasa. J’ai donc la pénible impression que c’est moins l’intérêt des “pauvres Congolais” que celui de ces groupes mercantilistes rivaux des Chinois qui nous oppose. Plaise à Dieu qu’elle soit fausse !”
(Jeune Afrique)
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Feingold: Kinshasa doit en finir avec les FDLR
-L’émissaire américain pour la région des Grands lacs et la RDC, Russ Feingold, affirme que le gouvernement de la République démocratique du Congo “doit à son peuple” de faire cesser la rébellion des Hutus rwandais des FDLR dans l’est du pays.Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) “doit à son peuple” de faire cesser la rébellion rwandaise hutue dans l’est du pays, a estimé mardi l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands lacs et la RDC, Russ Feingold, tel que le rapporte l’AFP.
S’exprimant le jour du lancement, par l’armée congolaise, d’opérations contre ces rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Russ Feingold a affirmé que se débarrasser de cette menace était “une responsabilité internationale”.
“On m’a dit en mai que les FDLR se sentaient +à l’aise+ dans l’est de la RDC. C’est inacceptable”, a jugé le responsable américain, qui doit démissionner de son poste dans les prochaines semaines. “Aucun groupe armé, surtout celui qui est l’auteur d’une liste d’atrocités comme les FDLR, ne devrait se sentir “à l’aise”, a-t-il ajouté.
Exprimant sa “frustration” de voir que les FDLR ont pu s’établir depuis 20 ans dans l’est de la RDC, M. Feingold a exhorté les autorités congolaises à arrêter leur chef Sylvestre Mudacumura et à le présenter à la justice.
“Nous avons un intérêt à ce que les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et actes de génocide rendent des comptes”, a déclaré M. Feingold devant le centre américain Institute for Peace.
“C’est donc une obligation pour le gouvernement de la RDC, la région, tous les pays africains, le Conseil de sécurité de l’ONU, et les (pays) donateurs de faire tout ce qu’ils peuvent pour mettre un terme à la menace de ce groupe et juger leurs chefs”, a-t-il poursuivi. Le gouvernement de RDC “le doit à son peuple”, a-t-il souligné.
Ces rebelles sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda (800.000 morts selon l’ONU), et sont en outre accusés d’exactions, tels que meurtres, viols, enrôlements d’enfants, pillages en RDC où ils se livrent à de lucratifs trafics de bois et d’or.
Les FDLR ne compteraient plus que 1.500 à 2.000 combattants disséminés dans les montagnes boisées du Nord et du Sud-Kivu, deux provinces frontalières du Rwanda déchirées par des conflits armés depuis plus de 20 ans.
Un mandat d’arrêt a été émis en juillet 2012 contre leur chef Sylvestre Mudacumura pour des crimes commis dans ces provinces en 2009 et 2010.
Le Rwanda accuse régulièrement la RDC de ne pas en faire assez pour arrêter les rebelles.
Le président de la RDC Joseph Kabila avait annoncé fin janvier une opération contre les rebelles, avec le soutien de la force des Nations unies en RDC, la Monusco. Mais la Monusco a retiré son soutien parce que Kinshasa a refusé de limoger deux généraux, soupçonnés par l’ONU de graves violations des droits de l’Homme.
(L’information reprise dans cet article provient de l’AFP).


