Author: Don Kayembe

  • Kinshasa fustige les critiques du ministre belge De Croo envers le régime de Kabila

    Kinshasa fustige les critiques du ministre belge De Croo envers le régime de Kabila

    Decroo-Le gouvernement congolais s’est dit “choqué” et  “fatigué des donneurs de leçons” après avoir essuyé les critiques frontales d’Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération au développement, en visite en RDC du au 20 au 25 février en compagnie de Didier Reynders, son collègue des Affaires étrangères.

    Il n’aura pas attendu longtemps avant de créer la polémique. Quelques heures à peine après son arrivée en République démocratique du Congo (RDC), samedi 21 février, Alexander de Croo, le ministre belge de la Coopération, a tiré a boulé rouge sur le régime de Joseph Kabila. Accompagné du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, il a vertement dénoncé les récentes violations des droits de l’homme dans le pays.

    “La situation face à laquelle nous nous trouvons, avec son lot d’arrestations, de justice arbitraire et d’interruption de l’internet mobile et du trafic des SMS n’est pas tolérable”, a fustigé le ministre devantr des journalistes. Nous ne pouvons pas accepter le statu quo des dernières semaines en RDC”. Des déclarations qui ont évidemment été applaudies des deux mains par l’opposition congolaise.

    “Toute l’opposition et la société civile accueillent favorablement les mots du ministre De Croo”, a expliqué Vital Kamerhe de l’Union pour la nation congolaise (UNC) à l’agence Belga. “Pendant notre entretien, M. Reynders m’a confirmé qu’il était sur la même ligne que M. De Croo, même si chacun a son style propre. Pour nous, cela compte que le gouvernement belge ait pris une position claire”.

    “Un régime qui prend la direction de la dictature”

    Felix Tshisekedi, le fils de l’opposant historique Étienne Tshisekedi et porte-parole du groupe parlementaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a également salué les propos de M. De Croo. “C’est normal que de telles déclarations soient faites au sujet d’un régime qui prend la direction de la dictature”, a-t-il lancé. Et d’ajouter : “Si les élections ne sont pas organisées avant fin 2016, nous aurons le chaos. (…) Rien ne sera plus légal au Congo”.

    En dépit de ces propos controversés, qui ont fait la une de la presse congolaise, le président Joseph Kabila a accepté de rencontrer les deux vice-Premiers ministres belges in extremis, mercredi soir, avant leur départ de Kinshasa. La rencontre s’est déroulée à huis clos, sans la présence des médias, dans un climat détendu, aux dires des deux hommes politiques belges.

    Réplique de Lambert Mende : “les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées”

    Le gouvernement congolais n’a cependant pas tardé à réagir de manière très vigoureuse, par un communiqué assassin du ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, en date du 25 février 2015. “Votre discours dans une langue, le néerlandais, que très peu de Congolais maîtrisent, témoigne en effet d’une méconnaissance du fait que le monde a changé depuis l’indépendance de notre pays en 1960 et que les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées, comme grille de lecture des faits et des idées”, écrit-il.

    “Les personnes arrêtées lors des événements de triste mémoire que les Congolais ont vécu les 19 et 20 janvier derniers, avaient été, dans leur grande majorité, surprises par la police en flagrant délit de pillage, d’incendie criminel, de vandalisme ou de violences mais vous vous permettez d’enjoindre à la justice de ne pas les poursuivre. Illusion du savoir immédiat ou réceptivité excessive aux caricatures de la rumeur ? Peut-être les deux”, poursuit Lambert Mende.

    Le porte-parole du gouvernement accorde cependant “le bénéfice du doute” à De Croo, en indiquant le juger moins sévèrement qu’un ancien ministre belge qui “avait pris l’habitude depuis 2001 de se fourrer jusqu’au cou dans les affaires congolaises en s’autoproclamant “faiseur de rois” sous nos tropiques, dit-il en référence à Karel De Gucht. Mais Lambert Mende ne peut s’empêcher de décocher la flèche du Parthe. “Je suis néanmoins perturbé devant le fait que les présumés pillards des 19 et 20 janvier dont vous êtes devenu l’avocat passionné avaient ciblé quasi exclusivement les intérêts chinois à Kinshasa. J’ai donc la pénible impression que c’est moins l’intérêt des “pauvres Congolais” que celui de ces groupes mercantilistes rivaux des Chinois qui nous oppose. Plaise à Dieu qu’elle soit fausse !”

    (Jeune Afrique)

  • Feingold: Kinshasa doit en finir avec les FDLR

    Feingold: Kinshasa doit en finir avec les FDLR

    ENGLISH: Senator Feingold; Discours- bilan de sa mission dans le grand lac et RDC-L’émissaire américain pour la région des Grands lacs et la RDC, Russ Feingold, affirme que le gouvernement de la République démocratique du Congo “doit à son peuple” de faire cesser la rébellion des Hutus rwandais des FDLR dans l’est du pays.

    Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) “doit à son peuple” de faire cesser la rébellion rwandaise hutue dans l’est du pays, a estimé mardi l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands lacs et la RDC, Russ Feingold, tel que le rapporte l’AFP.

    S’exprimant le jour du lancement, par l’armée congolaise, d’opérations contre ces rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Russ Feingold a affirmé que se débarrasser de cette menace était “une responsabilité internationale”.

    “On m’a dit en mai que les FDLR se sentaient +à l’aise+ dans l’est de la RDC. C’est inacceptable”, a jugé le responsable américain, qui doit démissionner de son poste dans les prochaines semaines. “Aucun groupe armé, surtout celui qui est l’auteur d’une liste d’atrocités comme les FDLR, ne devrait se sentir “à l’aise”, a-t-il ajouté.

    Exprimant sa “frustration” de voir que les FDLR ont pu s’établir depuis 20 ans dans l’est de la RDC, M. Feingold a exhorté les autorités congolaises à arrêter leur chef Sylvestre Mudacumura et à le présenter à la justice.

    “Nous avons un intérêt à ce que les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et actes de génocide rendent des comptes”, a déclaré M. Feingold devant le centre américain Institute for Peace.

    “C’est donc une obligation pour le gouvernement de la RDC, la région, tous les pays africains, le Conseil de sécurité de l’ONU, et les (pays) donateurs de faire tout ce qu’ils peuvent pour mettre un terme à la menace de ce groupe et juger leurs chefs”, a-t-il poursuivi. Le gouvernement de RDC “le doit à son peuple”, a-t-il souligné.

    Ces rebelles sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda (800.000 morts selon l’ONU), et sont en outre accusés d’exactions, tels que meurtres, viols, enrôlements d’enfants, pillages en RDC où ils se livrent à de lucratifs trafics de bois et d’or.

    Les FDLR ne compteraient plus que 1.500 à 2.000 combattants disséminés dans les montagnes boisées du Nord et du Sud-Kivu, deux provinces frontalières du Rwanda déchirées par des conflits armés depuis plus de 20 ans.

    Un mandat d’arrêt a été émis en juillet 2012 contre leur chef Sylvestre Mudacumura pour des crimes commis dans ces provinces en 2009 et 2010.

    Le Rwanda accuse régulièrement la RDC de ne pas en faire assez pour arrêter les rebelles.

    Le président de la RDC Joseph Kabila avait annoncé fin janvier une opération contre les rebelles, avec le soutien de la force des Nations unies en RDC, la Monusco. Mais la Monusco a retiré son soutien parce que Kinshasa a refusé de limoger deux généraux, soupçonnés par l’ONU de graves violations des droits de l’Homme.

    (L’information reprise dans cet article provient de l’AFP).

  • Métaux précieux : soupçons de manipulations chez dix grandes banques

    Métaux précieux : soupçons de manipulations chez dix grandes banques

    Or_Gold-Des enquêtes sont actuellement menées aux États-Unis sur d’éventuelles manipulations des cours des métaux précieux par plusieurs banques internationales parmi lesquelles HSBC, Barclays, UBS et Deutsche Bank, affirme le Wall Street Journal Online.

    Ces enquêtes portent notamment sur l’or, l’argent le platine et le palladium. Elles sont menées par le Département américain de la Justice (DoJ) avec l’aide du régulateur des matières premières et produits dérivés, la CFTC, a indiqué le Wall Street Journal Online le lundi 23 février, citant des sources proches du dossier.

    Les banques concernées sont les britanniques HSBC et Barclays, le canadien Bank of Nova Scotia, les suisses UBS et Crédit Suisse, l’allemend Deutsche Bank, les américains Goldman Sachs et J.P. Morgan, le français Société Générale, et le sud-africain Standard Bank.

    Le WSJ souligne que ces enquêtes n’en sont qu’au stade préliminaire mais précise que HSBC a fait état lors de la présentation de ses résultats annuels lundi de demandes adressées par le DoJ et la CFTC pour leurs investigations.

    Plaintes

    Ce n’est pas la première fois que le rôle des banques dans le processus de détermination des prix de ces matières premières est mis en cause mais les enquêtes menées jusqu’ici, notamment en Europe, n’ont pas abouti, rappelle le WSJ.

    Goldman Sachs, HSBC et la Sud-Africaine Standard Bank, ainsi que le groupe de chimie allemand BASF, sont également visés depuis novembre par une plainte aux États-Unis pour manipulation sur les prix du platine et du palladium.

    Selon cette plainte déposée devant un tribunal de Manhattan, Goldman Sachs, HSBC, Standard Bank et BASF Metals ont organisé pendant de nombreuses années des téléconférences pour fixer le prix de référence (fixing) du platine et du palladium. Le prix des métaux joue également sur les produits financiers dérivés dont il sert de sous-jacent.

    La plainte les accuse d’avoir utilisé cette méthode, alors admise, pour manipuler les prix de ces deux métaux, entre autres en partageant des informations confidentielles sur les ordres d’achats et de ventes de leurs clients.

    Réforme

    Dans le cadre d’une réforme générale des fixings des métaux précieux à Londres, c’est désormais le London Metal Exchange (LME) qui se charge depuis le 1er décembre de fixer les prix de référence pour le platine et le palladium, de manière plus transparente et électronique.

    La méthode de fixation des prix de référence de l’argent est aussi confiée depuis l’été dernier à l’opérateur boursier CME Group et au groupe américano-canadien d’informations financières Thomson Reuters. Une nouvelle méthode pour la fixation des prix de l’or doit aussi entrer en vigueur fin mars.

    (Jeune Afrique)

  • La justice française se penche sur les mystères du meurtre d’opposants de Kabila en 2000

    La justice française se penche sur les mystères du meurtre d’opposants de Kabila en 2000

    laurent-désiré-kabila-Le procès de trois hommes accusés de complicité dans l’assassinat, il y a 14 ans en France, de deux opposants congolais suspectés d’avoir voulu intenter un putsch contre Laurent-Désiré Kabila s’est ouvert lundi après-midi près de Lyon.

    Trafic d’uranium, putsch contre Kabila ou barbouzerie… voire les trois en même temps ? La cour d’assises de l’Isère va examiner cette semaine la sordide affaire du meurtre de Philémon Naluhwindja, fils d’un chef Maï Maï, et d’Aimé-Noël Atembina, capitaine de la garde présidentielle de Mobutu. Tués de deux balles dans la tête et le cou, ils avaient été découverts à l’intérieur d’une voiture incendiée dans un village situé à une trentaine de kilomètres de Lyon, le 29 décembre 2000. Leurs corps étaient carbonisés, comme si l’on avait voulu effacer tous les indices laissés par les assassins.

    Selon l’instruction, les deux opposants cherchaient des financements pour monter un coup d’État contre Laurent-Désiré Kabila, président de la RDC, qui sera finalement assassiné 18 jours plus tard. Philémon Naluhwindja, qui dirigeait la société minière du Congo, aurait aussi cherché à vendre des barres d’uranium pour financer l’achat de munitions.

    Le mystère Benoît Chatel

    Un des avocats de la défense, actuellement hospitalisé, avait demandait le renvoi du procès mais celui-ci a bien été maintenu. La cour a décidé de disjoindre le cas de son client et de juger les deux autres accusés. Dont un par défaut puisqu’il est porté disparu. Un mystère de plus dans un dossier qui a fait couler beaucoup d’encre. À l’ouverture du procès, lundi, le président de la cour d’assises a ainsi indiqué n’avoir “aucun renseignement” sur ce que devenait Benoît Chatel, âgé de 51 ans aujourd’hui.

    Benoît Chatel a passé une grande partie de sa jeunesse dans l’ancien Zaïre, où il a établi plusieurs sociétés dans l’extraction des diamants, les télécommunications ou le PMU.

    “Le dernier renseignement utile sur Benoît Chatel date d’avril 2012 en République démocratique du Congo”, a t-il ajouté en diffusant à l’audience une photo de l’intéressé prise à cette date en RDC avec des hommes d’affaires et un ancien ministre congolais. Né en Belgique, Benoît Chatel a passé une grande partie de sa jeunesse dans l’ancien Zaïre, où il a établi plusieurs sociétés dans l’extraction des diamants, les télécommunications ou le PMU.

    Familier des principaux dirigeants de la nouvelle RDC, Benoît Chatel a revendiqué par le passé devant les enquêteurs aussi un statut d’informateur auprès des services secrets congolais et français. Déjà condamné à de nombreuses reprises pour des faits d’escroquerie et d’abus de confiance par les justices française et belge, Benoît Chatel ne sera cette fois pas là pour répondre aux accusations dont il fait l’objet, car “il est sans doute mort”, selon son avocat, qui dit être sans nouvelle de lui depuis trois ans.

    Une affirmation catégoriquement rejetée par la défense du second accusé, l’architecte d’intérieur monégasque Alain Deverini, avec qui Benoît Chatel aurait selon l’accusation fomenté l’assassinat des deux opposants à Kabila, afin de protéger leurs intérêts en RDC. Pour l’avocat de Deverini, Benoît Chatel “a manifestement bénéficié d’un certain nombre de concours en tant qu’honorable correspondant de la DGSE” (direction générale de la sécurité extérieure).

    L’ancien numéro deux de la DGSE entendu mercredi

    Gérard Martinez, ancien numéro deux de la DGSE, doit d’ailleurs être entendu à la barre mercredi. Selon les avocats de la défense, l’enquête n’a pas suffisamment creusé les autres pistes envisagées un temps, comme une implication des services secrets, les conséquences d’un trafic d’uranium, voire même un très hypothétioque rôle d’Al-Qaïda…

    Un “manipulateur” et un “joueur” à la “pensée égocentrique”

    Lundi, l’audience s’est concentrée sur les personnalités des principaux accusés. Benoît Chatel a été décrit par un expert comme un homme “manipulateur” au “fonctionnement de type pervers” qui suscite la “fascination”.

    Alain Deverini a lui été qualifié de “joueur” à la “pensée égocentrique”. “Je suis non coupable”, a lancé ce dernier à l’audience.

    L’homme de main sera jugé plus tard

    Le troisième accusé, Domenico Cocco, 62 ans, un Italien impliqué dans des affaires de proxénétisme, était lui aussi présent à l’ouverture du procès, mais sans son avocat qui est hospitalisé pour une durée indéterminée.

    Homme de main du duo Chatel-Deverini, c’est lui qui se serait chargé de recruter deux tueurs lyonnais pour effectuer la basse besogne, moyennant la somme de 200 000 francs (30.500 euros).

    D’après le scénario retenu par l’instruction, Chatel aurait donné rendez-vous aux deux victimes à la gare de Lyon en leur promettant une importante somme d’argent pour financer leur coup d’État. Mais c’est Domenico Cocco et deux “maghrébins” qui se seraient rendus sur place pour les abattre. Les deux tueurs n’ont jamais été retrouvés.

    Le cas de Domenico Coco sera examiné “au cours d’une autre session”, a décidé le président de la cour d’assises.

    Pour Benoît Chatel et Alain Deverini, le verdict est attendu vendredi.

    (Jeune Afrique)

  • Côte d’Ivoire – Simone Gbagbo : “Je ne sais pas ce qu’on me reproche”

    Côte d’Ivoire – Simone Gbagbo : “Je ne sais pas ce qu’on me reproche”

    simone-gbagbo1014-L’ex-Première dame ivoirienne, accusée d’atteinte à la sûreté de l’État, a clamé son innocence lundi devant la Cour d’assises d’Abidjan. Elle a aussi réaffirmé que son mari Laurent Gbagbo avait gagné la présidentielle de décembre 2010 et a taclé la France de Nicolas Sarkozy.

    “Simone” ne s’était plus exprimée en public depuis son arrestation en avril 2011. Lundi 23 février, l’épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo, poursuivie pour atteinte à la sureté de l’État, a nié en bloc les faits dont elle est accusée. “À l’heure où je vous parle, je ne sais pas exactement quels sont les actes matériels qu’on me reproche”, a-t-elle déclaré à la barre. “Laurent Gbagbo est le vainqueur de la présidentielle de 2010”, a-t-elle également lancé, contestant une nouvelle fois la victoire de l’actuel chef de l’État Alassane Ouattara.

    Très incisive, Simone Gbagbo, surnommée la “Dame de fer ivoirienne”, a tiré à boulets rouges sur la France, dont l’armée s’en était prise aux forces loyales à Laurent Gbagbo, permettant qu’il soit renversé par des troupes favorables à l’actuel président. “De quoi le président Sarkozy se mêle-t-il ?”, s’est interrogée l’ex-Première dame, 65 ans, qui a dénoncé l’ingérence des autorités françaises, dont l’armée a selon elle bombardé la résidence présidentielle pendant une dizaine de jours alors qu’aucune résolution de l’ONU ne lui donnait ce pouvoir. “C’est à croire que l’objectif était l’élimination physique du président élu Laurent Gbagbo”, a-t-elle soupiré.

    Elle affirme avoir été violemment battue

    “Les troupes rebelles de M. Soro [Guillaume, l’actuel président de l’Assemblée nationale] et d’ADO [Alassane Dramane Ouattara], appuyées par l’ONU et les forces françaises, ont massacré des populations civiles, humilié des représentants de l’État”, a encore affirmé l’ex-Première dame.

    Simone Gbagbo a rejeté le résultat de la commission électorale organisatrice du scrutin, reconnu par la communauté internationale, qui avait donné Alassane Ouattara vainqueur de la présidentielle de décembre 2010. Le Conseil constitutionnel ivoirien avait à l’inverse consacré son mari. “Comment puis-je être poursuivie sur la base d’une décision politique ? Alors que j’ai respecté la décision du Conseil constitutionnel ?”, s’est-elle interrogée, indiquant avoir été battue avec une violence inouïe durant son arrestation.

    Simone Gbagbo est la tête d’affiche et la dernière accusée entendue dans un procès-fleuve pour atteinte à la sûreté de l’État durant les violences postélectorales en Côte d’Ivoire, qui avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois, entre fin 2010 et le printemps 2011.

    (Avec AFP)

  • RDC: l’armée lance une offensive contre les FDLR à Uvira

    RDC: l’armée lance une offensive contre les FDLR à Uvira

    fardc feu-Des tirs à l’arme lourde et à la mitraillette sont entendus ce mardi 24 février depuis tôt le matin dans les villages de Ruvuye et Mulindi surplombant les moyens plateaux de Lemera à Uvira (Sud-Kivu). Des sources de la 33e région militaire indiquent que ces tirs entendus marquent le début officiel des opérations militaires contre les rebelles rwandais des FDLR au Sud-Kivu.

    Des sources de la 33e région militaire indiquent que les militaires congolais ont déjà repris le contrôle du camp de Revo qui abritait ces combattants rwandais. Ce campement est situé à près de 30 Km de Lemera-centre.

    Des sources militaires affirment que les assaillants sont en débandade dans la brousse.

    Le commandant des opérations « Sukola 2 » contre ces combattants rwandais au Sud-Kivu, le général Espérant Masudi, se trouve sur place à Lemera pour ces opérations.

    Selon des sources locales, des militaires congolais ont été aperçus depuis lundi dans la soirée en train de se déployer dans les moyens plateaux de Lemera supposés abriter des combattants rwandais des FDLR.

    L’armée congolaise a annoncé en janvier le début des opérations contre les FDLR. Mais les combats n’avaient pas encore commencé. Les Forces armées de la RDC (FARDC) vont mener ces opérations seules, sans le soutien de la Monusco. La mission onusienne avait suspendu son appui à l’armée congolaise dans le cadre de ces opérations à la suite de la présence des deux généraux soupçonnés d’atteintes graves aux droits de l’homme.

    Après cette annonce, le chef de l’État congolais a fait savoir aux ambassadeurs accrédités à Kinshasa que la RDC renonçait à l’aide de la Monusco dans l’opération de désarmement contre les FDLR.

    En séjour en RDC, le vice-Premier ministre belge chargé de la Coopération et du Développement, Alexandre De Croo, et son collègue des Affaires étrangères, Didier Reynders, ont exprimé le souhait de voir Kinshasa admettre de nouveau l’appui de la Monusco dans la traque contre les FDLR dans l’Est du pays.​

    AFP

  • Démission de Russ Feingold, le cow-boy de Barack Obama dans la région des Grands Lacs

    Démission de Russ Feingold, le cow-boy de Barack Obama dans la région des Grands Lacs

    Feingold-L’envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands lacs et la RDC, Russ Feingold, va quitter son poste, qui l’a vu fortement s’impliquer dans les négociations entre les rebelles du M23 et le gouvernement de Kinshasa.

    Mais ses propos récurrents appelant le président Joseph Kabila à quitter le pouvoir ont suscité régulièrement des commentaires outragés de Kinshasa.

    Russ Feingold, un ancien sénateur démocrate, avait pris ses fonctions en juin 2013 et durant son mandat il a joué un rôle très important dans la région des Grands lacs, a affirmé vendredi Jennifer Psaki, la porte-parole du département d’État qui a annoncé son départ.

    À en croire la presse américaine, Russ Feingold souhaiterait se préparer à tenter de reprendre son siège de sénateur à la faveur des élections de 2016. M. Feingold s’est énormément impliqué dans les négociations qui ont mené à la fin du conflit entre Kinshasa et les rebelles du M23 dans l’est de la RDC fin 2013.

    Selon Mme Psaki, Russ Feingold a également contribué à recentrer l’attention de la communauté internationale sur la menace posée par les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), également dans l’est de la RDC. Ils ne seraient plus aujourd’hui qu’environ 1.500 à 2.000 combattants disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu (Est).

    En janvier, l’armée congolaise avait annoncé une offensive contre les FDLR avec l’aide de la Monusco (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC). Mais Kinshasa a ensuite annoncé renoncer à cette collaboration, après que les Nations unies eurent indiqué retirer leur soutien à cette opération.

    “Cela ne nous regarde pas”

    Interrogé par l’AFP sur le départ de M. Feingold, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a déclaré : “Nous n’avons pas de commentaire à faire. S’il part pour des raisons personnelles, c’est son affaire et cela ne nous regarde pas”.

    En 2014, Russ Feingold a répété à plusieurs reprises, notamment lors de séjours en RDC, que les États-Unis étaient fermement opposés à toute tentative du président congolais Joseph Kabila de se maintenir à son poste au-delà du terme de son mandat en 2016.

    Au pouvoir depuis 2001, M. Kabila n’a pas le droit, aux termes de la Constitution congolaise, de se représenter à sa propre succession lors de la prochaine présidentielle dont la date vient d’être fixée au 27 novembre 2016.

    Ses propos ont été dénoncés à plusieurs reprises par M. Mende comme une ingérence inacceptable. Interrogé sur les divergences de vues qu’il a pu avoir avec M. Feingold, M. Mende a déclaré à l’AFP : “Il n’est plus envoyé spécial donc cela ne nous pose plus de problème. Nous regardons de l’avant.”

    (AFP)