Author: Don Kayembe

  • RDC : l’installation des nouvelles provinces va se faire en deux phases

    RDC : l’installation des nouvelles provinces va se faire en deux phases

    Nouvelle carte RDC-Le chef de l’Etat Joseph Kabila a promulgué lundi 2 mars la loi de programmation déterminant les modalités d’installation des 26 nouvelles provinces en RDC. Les provinces du Bandundu, de l’Equateur, les deux Kasaï, le Katanga et la Province-Orientale vont être démembrées, contrairement à celles du Maniema, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Bas-Congo, qui devient Kongo Central, et la ville-province de Kinshasa.
    L’installation des nouvelles provinces devra se faire en deux phases. Au cours de la première, les provinces non concernées par le démembrement seront installées.
    La deuxième phase concerne les provinces du Katanga, les deux Kasaï, le Bandundu, l’Equateur et la Province Orientale.
    Elles donneront naissance à 21 provinces :
    1. Le Bas-Uélé ;
    2. L’Equateur ;
    3. Le Haut-Katanga ;
    4. Le Haut Lomami ;
    5. Le Haut Uélé ;
    6. L’Ituri ;
    7. Le Kasaï ;
    8. Le Kasaï-Oriental ;
    9. Le Kwango ;
    10. Le Kwilu ;
    11. Le Lomami ;
    12. Le  Lualaba ;
    13. La Lulua ;
    14. Le Mai-Ndombe ;
    15. Le Mongala ;
    16. Le Nord-Ubangi ;
    17. Le Sankuru ;
    18. Le Sud-Ubangi ;
    19. Le Tanganyika ;
    20. La Tshopo ;
    21. La Tshuapa.
    Dans chacune des provinces à démembrer, des commissions mixtes seront mises en place, par décret délibéré en Conseil des ministres du pouvoir central, afin d’étudier les conditions de ce démembrement.
    Il s’agira notamment de dresser l’actif et le passif de la province existante et de procéder à l’acquisition du matériel, à la réhabilitation ou à la construction des infrastructures nécessaires.
    Les nouvelles provinces ne pourront donc être opérationnelles qu’après présentation, par ces commissions mixtes, de leurs rapports.
    En outre, la loi de programmation déterminant les modalités d’installation des 26 nouvelles provinces ne sera réellement effective qu’après la promulgation de la loi organique fixant les limites des provinces et celles de la ville de Kinshasa, actuellement sur le bureau du président de la République.
  • Les Congolais partagés sur la loi instituant les nouvelles provinces

    Les Congolais partagés sur la loi instituant les nouvelles provinces

    katanga_9-Promulguée lundi 2 mars par le chef de l’Etat, la loi de programmation déterminant les modalités d’installation des nouvelles provinces est diversement appréciée par les Congolais. Si elle a été saluée par les acteurs politiques en Ituri (Province Orientale) comme des jeunes à Mbandaka (Equateur) cela n’est pas le cas dans toute la province du Katanga.

    Des députés originaires de l’Ituri saluent cette loi qui, selon eux, couronne une longue lutte politique soutenue par toute la classe politique iturienne depuis l’accession de la RDC à l’indépendance.
    C’est en 1962 que l’Ituri avait connu pour la première fois son expérience comme province à part entière, autonome de l’autorité de Kisangani. Cette expérience qui n’avait pas fait long feu a été rééditée en 1999 lors de l’occupation de ce district par l’armée ougandaise.
    En 2010, trente députés provinciaux originaires de l’Ituri, s’appuyant sur la constitution de 2006, avaient, par une déclaration unilatérale, décrété la province de l’Ituri sans que leur action ne soit validée par les autorités de Kinshasa.
    Les politiciens de ce district de la Province Orientale déclarent s’engager également à sensibiliser la population pour les potentiels candidats briguent des postes à tous les niveaux dans la nouvelle province de l’Ituri.
    Le député de la Majorité présidentielle, Abdallah Pene Mbaka estime qu’il est temps pour la population doit avoir un œil regardant sur l’autorité de la Province Orientale qui aura bientôt à expédier les affaires courantes en attendant l’installation des nouvelles structures provinciales.
    Des jeunes satisfaits à Mbandaka
    A Mbandaka (Equateur), l’Union des jeunes patriotes kabilistes (UJPK) a salué la promulgation de la loi sur le découpage territorial en RDC.
    Dans leur déclaration politique déposée mardi 3 mars à Radio Okapi, ils justifient leur satisfaction par le fait que cette loi favorise la création d’emplois.
    «L’UJPK justifie sa joie du fait qu’à la faveur de ce découpage, de nombreux jeunes en chômage vont trouver des emplois notamment avec la mise en place des structures fonctionnelles de chaque nouvelle province notamment les cabinets des Assemblées provinciales, des gouvernorats, des ministères provinciaux, des mairies ainsi que des banques », a indiqué le président de l’UJPJ, Joël Ilangila.
    Il est également persuadé que cette nouvelle loi va certainement contribuer au développement de chaque entité congolaise.

    Dans la capitale provinciale de l’Equateur, des Jeunes membres de la Ligue des jeunes du PPRD, le parti présidentiel, saluent aussi la promulgation de cette loi.

    Controverse au Katanga
    Certains députés provinciaux du Katanga estiment qu’il vaut mieux renforcer la décentralisation au lieu de démembrer les provinces de la RDC. Ils estiment que si la décentralisation n’est pas encore effective le découpage restera un mot vain.
    Cet avis est partagé par l’évêque Kilwa-Kasenga, Monseigneur Fulgeance Muteba. Pour ce prélat catholique, la loi sur le découpage territorial vient annihiler l’identité katangaise :
    «Cette loi qui a été promulguée vient de consacrer la mort de l’identité katangaise. Les générations futures nous condamneront. L’identité katangaise est une solidarité qui va du Nord au sud du Katanga malgré des problèmes internes. Il y a une solidarité du Katanga à travers ses innombrables tribus mais on ne peut plus en parler aujourd’hui».
    D’autres députés katangais sont favorables au démembrement des provinces car, selon eux, il permet de rapprocher les gouvernés des gouvernants.
    «Je pense que les anciennes provinces étaient très vastes.  Des anciens gouverneurs avaient des penchants pour tel ou tel coin. En démembrant les nouvelles provinces, on aura à gérer des coins gérables», a souligné le député provincial Clément Mufundji.
    Les provinces du Bandundu, de l’Equateur, les deux Kasaï, le Katanga et la Province-Orientale vont être démembrées, contrairement à celles du Maniema, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Bas-Congo, qui devient Kongo Central, et la ville-province de Kinshasa.
    L’installation des nouvelles provinces devra se faire en deux phases. Au cours de la première, les provinces non concernées par le démembrement seront installées. La deuxième phase concerne les provinces du Katanga, les deux Kasaï, le Bandundu, l’Equateur et la Province Orientale.
    (Radio Okapi)
  • APRÈS 58 ANS DE CARRIÈRE GLORIEUSE : LUTUMBA SIMARO ABANDONNE LA GUITARE !

    APRÈS 58 ANS DE CARRIÈRE GLORIEUSE : LUTUMBA SIMARO ABANDONNE LA GUITARE !

    Lutumba-Lutumba Simaro Masiya a décidé de se retirer de la scène musicale, après 58 ans de carrière glorieuse. L’annonce a été faite par son Manager, au cours d’un entretien téléphonique avec la rédaction du quotidien kinois, La Prospérité.

    Pour Willy Tafar, deux raisons principales poussent l’artiste à mettre fin à la musique. Le vieux est fatigué, vu le poids de l’âge qui est aussi avancé, a-t-il déclaré, en justifiant la raison première.

    Lutumba Simaro séjourne au pays, depuis deux semaines après un séjour médical de trois mois en France où il a été évacué d’urgence pour le problème de santé. Dès son retour, le leader de l’orchestre BANA OK ramène un bulletin de santé sur lequel le médecin proscrit tout travail devant entraîner la fatigue supplémentaire. Surtout de ne plus se tenir debout pendant très longue temps ou encore moins, de faire une longue distance à pied.

    Il faut noter que le 19 mars de cette année, la légende vivante de la rumba congolaise va totaliser 77 ans d’âge. A cette occasion, apprend-on, il envisage annoncer officiellement, la fin de sa carrière musicale active, à ses fanatiques. Toutefois, l’auteur de la célèbre chanson « Ebalé ya Zaïre » est obligé de le faire parce que son médecin traitant l’attend de nouveau à Paris pour le contrôle.

    En principe, le Poète devait passer sa convalescence à l’Hexagone. Or, cela a été impossible à cause de son visa de séjour qui était déjà arrivé à sa fin. D’où, il a été obligé de regagner le pays pour négocier avec l’Ambassade de France à Kinshasa, une prolongation de visa. C’est après que le Vieux Simaro pourrait alors voler de nouveau, pour le pays de Gaules afin de continuer à subir l’encadrement médical, grâce aux soins appropriés.

    «Ma Prière» : la dernière griffe du Poète !

    Rappelons que le doyen guitariste souffre de problèmes de jambes et autres douleurs cardiaques.

    Qu’à cela ne tienne, il ne jure que sur la sortie de son nouvel album « Ma Prière » qui semble être sa dernière signature sur le marché de disques. Cette compilation musicale sera constituée de six chansons, à savoir : «Ma prière», «Papa Yav», «Maria Victoria», «Toto», «In Memoriam Laurette» et «Okozua ya wapi».

    Né en 1938 à Kinshasa, Simaro est un auteur compositeur chevronné. Il a servi la nation congolaise à travers sa guitare et ses compositions de haute facture. Certaines chansons du Poète ont la valeur d’un livre de la vie, d’un patrimoine national. C’est en 1958 que Simon Lutumba dit Simaro Masiya a débuté professionnellement sa carrière à la guitare rythmique dans l’Orchestre Micra Jazz.

    Un an plus tard, il rejoint le Congo Jazz de Gérard Madiata avec lequel il enregistre «Simarocca». Quelques années après, il sera sollicité par Grand Maître Franco Luambo Makiadi pour renforcer l’orchestration de l’OK Jazz. Ainsi, est-il devenu bras droit de Franco jusqu’à sa mort, décédé en octobre 1989.

    Après la mort de son maître, il fonde en 1994, il avait fondé le groupe BANA OK en compagnie de Josky Kiambukuta, Ndombe Opetum et les autres. Jusqu’à preuve du contraire, Lutumba reste le Président de cette formation musicale, malgré la dégradation lente mais sûre de son état de santé.

    (Source: Facebook)

  • Samsung lance le S6 Edge à écran incurvé

    Samsung lance le S6 Edge à écran incurvé

    Samsung_s6edge-Menacé depuis la sortie de l’iPhone 6 de l’américain Apple, le leader mondial du marché des smartphones, Samsung, a dévoilé à Barcelone son nouveau produit phare, le Galaxy S6, et son dérivé, la phablette Galaxy S6 Edge.

    Présenté à l’occasion du Congrès mondial de la téléphonie mobile, le Galaxy S6 Edge affiche un écran incurvé sur les côtés droits et gauches.

    Cette particularité permet notamment de garder certains contacts actifs et d’alerter la personne qui se sert de l’appareil d’un événement important.

    Il coûtera plus cher que le S6 classique, qui par ailleurs, a les mêmes caractéristiques.

    Le géant sud-coréen a dû réagir car selon le cabinet d’analyse IDC, sa part du marché mondial des smartphones a fortement baissé depuis la sortie du S5.

    Il est désormais talonné par l’américain Apple.

    Le Galaxy S6 et la phablette Galaxy S6 Edge seront mis en vente le 10 avril dans 20 pays.

    BBC

  • RDC – R. Tshibanda : “La Monusco a décidé de ne pas lutter contre les FDLR pour des raisons fallacieuses”

    RDC – R. Tshibanda : “La Monusco a décidé de ne pas lutter contre les FDLR pour des raisons fallacieuses”

    tshibanda-La Mission onusienne en RDC (Monusco) a suspendu son appui à l’armée congolaise dans les opérations contre les FDLR. En réponse, Kinshasa a décidé de traquer seul ses rebelles rwandais. De passage à Paris, Raymond Tshibanda, le chef de la diplomatie congolaise, a expliqué à “Jeune Afrique” les raisons de cette décision. Interview exclusive.

    Ensemble, la mission onusienne en RDC (Monusco) et l’armée congolaise ont vaincu la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23), fin 2013. Mais pour la traque des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), leur chemin se sépare. En tout cas, les deux forces ne parlent plus le même langage. Que s’est-il passé ? De passage à Paris où il a notamment rencontré son homologue français Laurent Fabius, Raymond Tshibanda, le ministre congolais des Affaires étrangères, s’est confié à Jeune Afrique, le 26 février.

    Jeune Afrique : La RDC a renoncé au soutien de la Monusco dans le cadre des opérations contre les FDLR. Cela ne risque-t-il pas de renforcer les soupçons selon lesquels Kinshasa ne veut pas en finir véritablement avec les rebelles rwandais ?

    Raymond Tshibanda : Je suis toujours surpris par des interprétations que j’entends. Comment pouvons-nous renoncer à une assistance qui nous est retirée ? Beaucoup semblent oublier la chronologie : ce sont les Nations unies qui ont d’abord suspendu leur soutien à l’armée congolaise. Et, par la suite, nous avons pris acte de cette décision.

    La Monusco exigeait le retrait des généraux Sikabwe Fall et Bruno Mandefu de la tête des opérations contre les FDLR, les deux commandants étant soupçonnés d’avoir commis des violations des droits de l’homme dans le passé…

    Commençons par les faits et l’on verra de quel côté se trouvent la vérité et la volonté de mener des opérations contre les FDLR. Nous, Monusco et armée, nous avons tout planifié du début jusqu’à la fin. Mais c’est au lendemain de la décision de lancer la traque que la Monusco nous annonce qu’elle a des problèmes avec les deux généraux.

    À aucun moment, la Monusco ne nous a saisi formellement au sujet de ces deux commandants.

    Aussi avons-nous établi une procédure avec la Monusco : elle est censée nous communiquer formellement les noms des officiers soupçonnés d’avoir commis des violations des droits de l’homme. À aucun moment, elle ne nous a saisi formellement au sujet de ces deux commandants.

    La même Monusco a coopéré avec les mêmes officiers dans des opérations contre d’autres groupes armés. Que reproche-t-elle vraiment à ces officiers ? Jusqu’aujourd’hui, pas de réponse. La question qui se pose est la suivante : qui veut réellement mener des opérations contre les FDLR et qui cherche comment ne pas y participer ?

    Mais l’armée congolaise a-t-elle les moyens de mener seule la traque contre les FDLR ?

    Quel rôle a-t-elle joué pour neutraliser le M23 ? Elle a été certes appuyée par la brigade des Nations unies, mais elle a fait 99 % du travail. Qui a mis en déroute les rebelles ougandais ADF (Forces démocratiques alliées) ? Ces derniers se sont réduits à des actes terroristes isolés qui font beaucoup de mal aux civils, mais ils ne constituent plus aujourd’hui une force organisée. Là encore, le travail a été fait à 100 % par l’armée congolaise. Sans appui de la Monusco !

    Kinshasa peut donc se passer de l’appui de la Monusco et pacifier l’Est ?

    Avec ou sans la Monusco, nous allons mener des opérations contre les FDLR. Et ces opérations ont déjà commencé. Mais nous souhaitons être accompagnés par la Monusco. Parce qu’il est clair qu’elle peut nous apporter un soutien nécessaire sur le plan de la logistique, parfois même un “appui feu”. Et nous nous sommes beaucoup battus pour le déploiement de la brigade d’intervention en RDC qui a également le mandat de neutraliser les “forces négatives”.

    C’est la Monusco qui a décidé de ne pas participer aux opérations contre les FDLR.

    Donc, nous ne sommes pas contre l’appui de la Monusco. C’est elle qui a décidé de ne pas participer à ces opérations. Et je viens de démontrer que les raisons qu’elle évoque sont fallacieuses. La Monusco nous a dit que, dans telle autre opération, elle a utilisé une disposition du règlement qui stipule que, quand l’affaire est importante, on peut obtenir un “waiver” (dérogation). Ce qui signifie l’opération contre les FDLR ne serait pas suffisamment importante pour l’ONU. On peut la mettre en péril en suspendant le concours des Casques bleus, alors même qu’il y a la possibilité d’obtenir le “waiver”…

    (Jeune Afrique)

  • Video-États-Unis : un homme noir sans-abri, surnommé “Africa”, abattu par la police de Los Angeles- racisme

    Video-États-Unis : un homme noir sans-abri, surnommé “Africa”, abattu par la police de Los Angeles- racisme

    Une vidéo montrant un groupe de policiers abattre un SDF noir dans un quartier de Los Angeles en Californiea été publié ce samedi sur les réseaux sociaux. Une énième bavure qui vient raviver les plais ségrégationnistes qui tourmentent les États-Unis.

    La question raciale n’en finit plus de refaire surface aux États-Unis. Une vidéo qui montre un groupe de policiers abattre un Sans domicile fixe noir dans le quartier de Skid Rew à Los Angeles (Californie) a été publiée vendredi sur Facebook suscitant un vif émoi dans le pays.

    Un assaillant récalcitrant mais désarmé

    L’enregistrement montre la victime se débattre violemment alors que les policiers tentent de l’appréhender. Mis à terre, le SDF tenter a priori de prendre l’arme d’un des policiers qui lui demande de la « lâcher», peut-on entendre. Puis, un coup de feu jaillit : la victime est sans vie et git dans une mare de sang. Transporté à l’hôpital, le SDF est déclaré mort peu après sa prise en charge.

     

     

    Selon, le Los Angeles Time, les policiers étaient sur les lieux pour une affaire de cambriolage et ont surpris deux SDF en pleine bagarre. Tentant de mettre fin à la rixe, les forces de l’ordre se sont confrontés à la résistance de l’assaillant qui était certes récalcitrant, mais désarmé selon les images en possession.

    La bavure de trop ?

    Plusieurs sans-abris investissement les rues du quartier de Skid Rew car ils bénéficient  de la prise en charge de nombreux services spécialisés.
    Même si la police de Los Angeles n’a toujours pas réagi à l’affaire, les médias locaux assurent qu’un des policiers a bel et bien ouvert le feu.

    Une bavure qui survient après une série d’assassinat d’Africains-américains par des policiers blancs qui ont ravivé la fracture raciale aux États-Unis.

    L’évènement le plus marquant s’est déroulé le 26 février 2012. Travon martin, un jeune noir de 17 ans non-armé, est abattu en rentrant chez lui. Georges Zimerman, l’agent de sécurité incriminé sera acquitté ce qui soulèvera le courroux de la communauté afro-américaine. Plusieurs manifestations en hommage  la victime se sont par la suite déroulées dénonçant le racisme structurel de la police américaine ainsi que l’iniquité supposée du système judiciaire vis-à-vis des noirs.

  • Les rebelles hutus rwandais fuient l’offensive de l’armée dans les Kivus

    Les rebelles hutus rwandais fuient l’offensive de l’armée dans les Kivus

    fardc-Les rebelles hutus rwandais des FDLR fuyaient samedi matin l’offensive de l’armée congolaise dans les provinces des Nord et Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, mais des affrontements ont été signalés dans l’après-midi, a-t-on appris de sources militaires.

    “Nous avançons vers les objectifs que notre hiérarchie nous avait recommandés”, mais “l’ennemi ne combat pas”, a déclaré à l’AFP un officier sur le front au Nord-Kivu. “Jusqu’où [vont-ils fuir]? C’est notre inquiétude. On risque de mettre beaucoup de temps pour mettre fin à ce mouvement, mais une chose est sûre, ils seront affaiblis”, a-t-il estimé.

    Au Sud-Kivu, l’armée pourchassait également des rebelles fuyant l’affrontement. “Actuellement, nous les poursuivons (…) dans le groupement de Burhinyi, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Bukavu (capitale du Sud-Kivu), où ils ont fui”, a déclaré un officier.

    Plus tard dans la journée, des combats ont opposé forces régulières et rebelles au Nord-Kivu. “Depuis le début de l’après-midi, il y a eu des combats entre FARDC (armée congolaise) et FDLR dans les villages qui sont près de Tongo”, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu, a déclaré à l’AFP un habitant de Tongo.

    “Ce soir, je viens de voir l’ambulance des FARDC monter vers ces villages à toute vitesse, et elle vient de repartir avec des militaires blessés”, a-t-il ajouté. Un officier sur le front a confirmé des combats. “Ca c’est bien passé, sans problème. Ils ont essayé de résister mais nous sommes les forces gouvernementales!”, a-t-il affirmé, indiquant que les combats reprendraient dimanche. Il n’a pas voulu livrer de bilan.

    L’armée a lancé mardi au Sud-Kivu et jeudi au Nord-Kivu son offensive très attendue contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont des chefs sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda (800.000 morts selon l’ONU).

    Au Nord-Kivu, les opérations se déroulent dans le territoire de Rutshuru, frontalier du Rwanda et de l’Ouganda, et plus précisément dans le parc des Virunga, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et repaire de plusieurs groupes armés. Vendredi, des combats ont aussi éclaté dans le territoire de Nyiragongo, frontalier de Goma.

    Au Sud-Kivu, l’armée avait lancé son offensive dans la région de Mulenge, dans le sud de la province. Comme la situation y est “totalement sous contrôle”, elle évolue désormais au nord de Mulenge, selon l’officier dans cette province.

    Les rebelles – entre 1.500 et 2.000 hommes, très implantés dans la population locale – sont accusés de commettre de graves exactions contre les civils congolais (meurtres, viols, enrôlement d’enfants, pillages…) et de se livrer à de lucratifs trafics de bois et d’or.

    La Mission de l’ONU (Monusco) avait promis un soutien logistique, stratégique et opérationnel à l’offensive de l’armée, mais elle l’a retiré quand Kinshasa a refusé de changer deux généraux chargés de piloter des attaques au Nord-Kivu, et que l’ONU soupçonne de graves violations des droits de l’Homme.

    L’est de la RDC, riche en minerais précieux, est une région instable depuis vingt ans. Plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers s’y disputent ses richesses et commettent de graves exactions contre les civils.

    AFP

  • Benoît Chatel condamné à 20 ans de prison pour le meurtre d’opposants à Kabila père

    Benoît Chatel condamné à 20 ans de prison pour le meurtre d’opposants à Kabila père

    LD Kabila-Principal accusé meurtre, il y a 14 ans en France, de deux supposés opposants à Laurent-Désiré Kabila, l’homme d’affaires belge Benoît Chatel a été condamné à 20 ans de réclusion.

    Mis à jour à 19h55.

    Benoît Chatel, qui serait mort ou en fuite, était jugé par défaut. Il “est entièrement responsable, totalement coupable de ce double assassinat commis dans des conditions atroces”, avait estimé dans ses réquisitions l’avocat général de la cour d’assises de l’Isère (sud-est de la France) vendredi 27 février.

    L’homme d’affaires belge était poursuivi, avec Alain Deverini, décorateur monégasque, et Domenico Cocco, un Italien soupçconné d’être leur homme de main, pour complicité d’assassinat.

    Le deuxième accusé acquité

    Seul présent à l’audience, Alain Deverini a été acquité. Domenico Cocco doit être jugé ultérieurement.

    Les trois hommes étaientaccusés d’avoir organisé l’assassinat de Philémon Mwami Naluhwindja, fils d’un chef Maï Maï du Sud-Kivu et d’Aimé-Noël Atembina, ancien conseiller militaire de Mobutu.

    Leurs corps avaient été retrouvés dans une voiture incendiée le 29 décembre 2000, dans un village situé à une trentaine de kilomètres de Lyon.

    Mobile toujours flou à l’issue du procès

    Les trois hommes auraient organisé l’élimination des deux opposants congolais, supposés avoir voulu intenter un putsch contre Laurent-Désiré Kabila, pour protéger leurs affaires en RDC, selon la thèse retenue par l’accusation, qui ne fait pas l’unanimité.

    La défense a mis en avant les autres pistes possibles de l’assassinat, comme le trafic d’uranium auquel se livrait Philémon Mwami ou le rôle trouble des services secrets dont Benoît Chatel était un informateur. Une semaine de procès, n’a pas permis d’établir le mobile des assassinats. Ce qui avait conduit l’avocat de Deverini à dénoncer avant le prononcé du verdict “un Titanic judiciaire”.

    Au cours de l’audience, il a en outre été démontré que Philémon Mwami a vraisemblablement été tué par erreur.

    Il aurait remplacé in extremis par un général mobutiste, Kpama Baramoto Kata, au rendez-vous que leur avait donné Benoît Chatel, en leur promettant une importante somme d’argent pour financer leur coup d’État. Rendez-vous où Domenico Coco et deux tueurs – qui n’ont jamais été retrouvés – se sont en fait rendus pour les abattre, selon le scénario retenu par l’accusation. 

    Benoît Chatel caché en RDC ?

    Conformément à ce qu’avait indiqué le représentant du ministère public dans ses réquisitions, un mandat d’arrêt international va donc être lancé contre Benoît Chatel, que certains disent caché en RDC.

    Il serait aujourd’hui à Lubumbashi (sud-est), selon Philippe Chansay-Wilmotte un avocat belge d’une partie civile cité par l’AFP et qui conseille par ailleurs Joseph Kabila.

    La dernière trace de lui est une photo d’avril 2012 qui le montre en RDC aux côtés d’hommes d’affaires et d’un ancien ministre.

    (Avec AFP)

  • Opérations contre les rebelles hutus rwandais au Nord-Kivu

    Opérations contre les rebelles hutus rwandais au Nord-Kivu

    FARDC-L’armée congolaise a lancé une offensive contre des rebelles hutus rwandais dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi d’un officierparticipantnaux opérations.

    “Nous avons reçu l’ordre de traquer les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et nous avons récupéré quelques positions”, a affirmé à l’AFP un major posté dans le parc national des Virunga, classé au patrimoine mondial et qui sert de refuge à plusieurs groupes armés.

    L’offensive a été lancée jeudi, indique un compte-rendu du conseil des ministres publié vendredi soir. Une information confirmée par un communiqué de la société civile du Nord-Kivu, qui regroupe notamment des associations, ONG et syndicats.

    “Les opérations militaires se déroulent sur l’axe Mabenga-Tongo, en territoire de Rutshuru”, frontalier du Rwanda et de l’Ouganda, précise la société civile. “Selon nos sources, des affrontements se sont poursuivis ce vendredi 27 février; les plus rudes ont opposé les deux forces entre 12H00 et 18H00 locales sur la colline de Chahi”, poursuit le communiqué, affirmant que l’armée est parvenue à récupérer deux villages ainsi que la “colline stratégique de Chahi”.

    Mardi, l’armée avait déjà attaqué des FDLR dans le sud de la province du Sud-Kivu. Elle a affirmé avoir récupéré une position importante et libéré plusieurs villages. Cependant, un observateur militaire a nuancé la portée de l’offensive en soulignant que la zone des combats n’est pas connue pour avoir des FDLR, qui sont généralement “plus à l’ouest”.

    Selon le compte-rendu du gouvernement, les offensives dans les Kivus donnent des “résultats significatifs”. Il souligne entre autres la reddition de 75 combattants, dont 42 se sont rendus à la “Monusco”, la Mission de l’ONU. Sur ces 42, “39 (…) ont pu être déjà rapatriés au Rwanda”, est-il ajouté.

    L’opération de mardi était la première signalée depuis que l’armée a annoncé, le 29 janvier, le lancement d’une offensive contre les FDLR, dont des chefs sont accusés d’avoir participé au génocide contre les Tutsis en 1994 au Rwanda, qui fit quelque 800.000 morts selon l’ONU.

    Les FDLR – entre 1.500 et 2.000 hommes, très implantés dans la population locale – sont surtout présents dans les Kivus, où ils sont accusés de commettre de graves exactions contre les civils congolais (meurtres, viols, enrôlement d’enfants, pillages…) et de se livrer à de lucratifs trafics de bois et d’or.

    La Monusco avait promis un soutien logistique, stratégique et opérationnel à l’offensive de l’armée, mais elle l’a retiré quand Kinshasa a refusé de changer deux généraux, Bruno Mandevu et Sikabwe Fall, chargés de piloter des attaques au Nord-Kivu, et que l’ONU soupçonne de graves violations des droits de l’Homme.

    Dénonçant un chantage, Kinshasa a décidé de renoncer à l’aide de l’ONU mais, selon la Monusco, le dialogue se poursuit pour trouver un terrain d’entente.

    L’est de la RDC, riche en minerais précieux, est une région instable depuis vingt ans. Plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers s’y disputent ses richesses et commettent de graves exactions contre les civils.

    AFP