Author: Don Kayembe

  • Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo condamnée à 20 ans de prison

    Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo condamnée à 20 ans de prison

    simone gbagbo-L’ex-Première dame Simone Gbagbo a été condamnée mardi matin à 20 ans de prison pour son rôle durant la crise postélectorale de 2010-2011. La peine est deux fois supérieure à celle réclamée aux réquisitions.

    La Cour “condamne à l’unanimité” Simone Gbagbo à “vingt ans” de prison pour “attentat contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public”, a énoncé le juge Tahirou Dembelé, après plus de 9 heures de délibération du jury.Le parquet général avait requis une peine moitié moindre, soit dix ans d’emprisonnement, contre l’ex-Première dame.

    Simone Gbagbo, vêtue d’une robe bleu clair, a accusé le coup à l’énoncé du verdict, son visage se durcissant. Elle est “un peu affectée”, a commenté à l’AFP Me Rodrigue Dadjé, l’un de ses avocats, qui a dénoncé “une décision purement politique”. “J’ai honte pour la justice ivoirienne”, a-t-il tonné, annonçant un pourvoi en cassation, la procédure d’appel n’existant pas pour des condamnations en assises en Côte d’Ivoire.

    “On a montré que l’impunité en Côte d’Ivoire ne doit plus continuer”, s’est de son côté réjoui Soungalo Coulibaly, l’un des avocats de l’État ivoirien, l’unique partie civile du procès.

    “Je pardonne les injures”

    Le 23 février dernier, lors de son audience, Simone Gbagbo, tantôt souriante, ironique ou cinglante, s’était livrée à une diatribe enflammée contre le régime ivoirien actuel et contre la France. Confrontée à cinq témoins, dont deux ont affirmé l’avoir vu livrer des armes à des jeunes d’Abidjan, elle avait calmement nié. “Je ne me reconnais pas dans les faits. Je ne connais pas ces personnes”.

    Invitée lundi après-midi à livrer ses derniers mots à la barre, la très dévote ancienne Première dame, faisant plusieurs références à la Bible, a déclaré “pardonner” à la partie adverse ses “injures”. “J’ai trouvé les avocats de la partie civile outranciers. J’ai subi humiliation sur humiliation durant ce procès. Mais je suis prête à pardonner. Je pardonne les injures, je pardonne les outrances. Car si on ne pardonne pas, ce pays connaîtra une crise pire que ce que nous avons vécu”, a-t-elle affirmé.

    Pascal Affi N’Guessan, Michel Gbagbo et Abou Drahamane Sangaré aussi condamnés

    Simone Gbagbo est, tout comme son époux, accusée de “crimes contre l’humanité” par la Cour pénale internationale. Mais alors que Laurent Gbagbo comparaîtra à La Haye en juillet, Abidjan refuse son transfèrement à la CPI au motif que la justice ivoirienne est en mesure de la juger équitablement.

    Le procès, présenté comme le plus important pour la Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise, a été entaché de nombreux manquements, aucune preuve matérielle n’ayant été fournie pour confondre les accusés, dénoncent des organisations de la société civile et les sympathisants pro-Gbagbo. Si les deux camps se sont montrés coupables d’exactions, aucun responsable pro-Ouattara n’est en outre inquiété.

    79 personnes, dont Simone Gbagbo, étaient jugées pour leur rôle dans la crise post-électorale de 2010-201. Pascal Affi N’Guessan, le patron contesté du Front populaire ivoirien (FPI), qui souhaite représenter ce parti pro-Gbagbo à l’élection présidentielle d’octobre, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis. Cette peine est couverte par les deux ans de détention provisoire qu’il a effectués. Abou Drahamane Sangaré, qui défie Affi N’Guessan à la tête du FPI, a, lui, été condamné à 5 ans d’emprisonnement, tout comme Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président, issu d’un premier mariage avec une Française.

    (Avec AFP)

  • Zambie:Le Président Lungu a besoin d’évacuation

    Zambie:Le Président Lungu a besoin d’évacuation

    Edgar_lungu_zambia-Le Président zambien, Edgar Lungu, devrait subir une intervention chirurgicale à la gorge, et pour cela il devrait être évacué à létranger.
    C’est ce qu’indiquent les médecins de la présidence zambienne. Ceux-ci avaient auparavant affirmé que le chef de l’Etat souffrait du paludisme.
    Edgar Lungu a accédé à la présidence en janvier dernier. Dimanche, il s’est effondré alors qu’il donnait un discours à l’occasion de la Journée Mondiale de la femme.
    Pendant la campagne, les partisans de Lungu ont vivement démenti les informations persistantes selon lesquelles il se portait mal.
    Il avait alors proposé de soumettre à des examens afin de rendre public son bilan médical.
    La présidentielle qui a porté Lungu à la tête de la Zambie avait été anticipée suite au décès de son prédécesseur Michael Sata.
    Edgar Lungu, 58 ans, avait été admis pour des soins dans un hôpital local, la présidence a publié un communiqué pour rassurer les Zambiens sur la santé du chef de l’Etat.
    Lundi, un autre communiqué des services présidentiels est venu donner des précisions sur le malaise d’Edgar Lungu.
    Selon ce communiqué, il souffre d’un problème causé par le rétrécissement de l’œsophage, ce qui demande une intervention chirurgicale de haute précision qui ne peut s’exécuter qu’à l’étranger.
    “Il a été référé pour un traitement spécialisé à l’étranger,” lit-on donc dans le communiqué présidentiel qui précise qu’il s’agit de la récurrence d’une condition pour laquelle Lungu avait déjà été soigné il y a 30 ans.
    Edgar Lungu est un ancien ministre de la défense. Il devrait terminer le mandat de Michael Sata, avant la tenue d’une élection en 2016.

    (BBC)

  • Video-RDC – Rwanda : “Rumeurs du lac”, ou quand les eaux du Kivu se racontent

    Video-RDC – Rwanda : “Rumeurs du lac”, ou quand les eaux du Kivu se racontent


    Bande Annonce – Rumeurs du lac by Jeuneafriquetv

    Le documentaire de 52 minutes sera diffusé le 10 mars en avant-première en Belgique.

  • Cavanda, Mpoku, N’Sakala, Ikoko… les nouvelles têtes des Léopards

    Cavanda, Mpoku, N’Sakala, Ikoko… les nouvelles têtes des Léopards

    Joueurs leop-Pour les deux matches amicaux que la RDC va disputer à Dubaï contre l’Irak le 31 mars et un adversaire à désigner le 28, Florent Ibenge, le sélectionneur des Léopards, va élargir son groupe à des joueurs qui évolueront pour la première fois sous les couleurs de leur pays d’origine. La liste sera communiquée le mardi 10 mars.

    Pour le voyage à Dubaï, Florent Ibenge a décidé de convoquer 23 joueurs. En attendant que sa liste soit communiquée mardi, Jeune Afrique a appris via plusieurs sources que plusieurs nouveaux feront leurs grands débuts avec les Léopards. Il s’agit du gardien de Wöhlen (Suisse, L 2) Joël Kiassumbua (22 ans), champion du monde des moins de 17 ans en 2009 avec la Nati, du défenseur de la Lazio Rome (Italie) Luis Pedro Cavanda (24 ans), né de père angolais et de mère congolaise, et qui a joué pour la Belgique Espoirs.

    Paul-José Mpoku (22 ans), le milieu de terrain de Cagliari (Italie), lui aussi international belge Espoir, les défenseurs Fabrice N’Sakala (Anderlecht, Belgique) et Jordan Ikoko (Le Havre, France, Ligue 2) qui a porté le maillot des Bluets, ont accepté de rejoindre la RDC.

    Bakambu aussi ?

    Le milieu Jacques Maghoma (Sheffield Wednesday, Angleterre) va effectuer son retour en sélection après une furtive apparition en 2010, alors que selon nos informations, Cédric Bakambu, l’ex attaquant de Sochaux aujourd’hui à Bursaspor (Turquie) et international français en moins de 18, 19 et 20 ans, n’est pas insensible au projet congolais.

    Et Ibenge, qui envisage de relancer prochainement Giannelli Imbula (Marseille), lequel a pourtant récemment donné sa préférence à la France, VISE d’autres joueurs. Et notamment Jody Lukaki (PEC Zwolle, Pays-Bas), passé par les sélections de jeunes des Pays-Bas, Arthur Masuaku (Olympiakos Le Pirée, Grèce), ex-international Espoir français passé par Fives, un des clubs entraînés par Ibenge, Christian Kabasele (Genk, Belgique), ou encore Abel Tamata (PSV Eindhoven, Pays-Bas).

    (Jeune afrique)

  • RDC : pourquoi Katumbi quitte le gouvernorat du Katanga

    RDC : pourquoi Katumbi quitte le gouvernorat du Katanga

    katumbi-Moïse Katumbi, le puissant gouverneur du Katanga, a annoncé samedi qu’il quitterait toute fonction dans la province, à la suite de la loi de découpage territorial en RDC. Mais pas qu’il se retirait de la vie politique…

    L’annonce a provoqué la stupéfaction de ses supporteurs. Samedi 7 mars, Moïse Katumbi, le populaire gouverneur du Katanga – la plus riche province et la deuxième plus vaste du pays – a annoncé publiquement qu’il allait quitter ses fonctions officielles.

    Cette décision ne dépend certes pas que de lui : le 2 mars, le président Joseph Kabila a promulgué la loi de découpage territorial (prévue dans la Constitution de 2006), qui doit diviser les onze provinces du pays en vingt-six nouvelles entités, dans un DÉLAI de 120 jours. Celle-ci prévoit notamment le démantèlement du Katanga (appelé Shaba sous le règne de Mobutu) dont les frontières étaient inchangées depuis 1960, et qui sera divisé en quatre provinces. En outre, selon son entourage, Katumbi ne briguera pas le nouveau gouvernorat du Haut-Katanga qui, avec Lubumbashi pour chef-lieu, aurait pu être un point de chute.

    Ce nouvel épisode ne marque toutefois pas la fin de sa carrière politique. On prête en effet à ce riche homme d’affaires, propriétaire du Tout-Puissant Mazembe (le club de football le plus réputé du pays) des ambitions en vue de la prochaine élection présidentielle. Katumbi ne les a jamais confirmées publiquement, mais il ne se prive pas de faire entendre une voix discordante au sein de la majorité présidentielle.

    Aura dans l’opposition

    Frondeur, il avait ainsi fait connaître – par une métaphore footballistique – son opposition à un troisième mandat du président Kabila, qui aurait supposé de changer de Constitution. Les deux hommes se sont rencontrés pendant près de deux heures, le 27 février à Kinshasa. Mais Katumbi est resté ferme sur cette question, assure son entourage. Bien qu’il soit toujours membre du présidentiel, il a pris ses distances avec plusieurs de ses caciques et ses interventions lui valent une certaine aura dans l’opposition.

    Au Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba (toujours en détention à la Cour pénale internationale), on reconnait son poids, notamment électoral. Quant à Vital Kamerhe, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), il a déclaré en janvier au Financial Times (la bible des anglo-saxonne des milieux d’affaires) que “tout dépend[ait] de Moïse Katumbi : il va décider de l’élection”. Si Katumbi a annoncé qu’il quittait un gouvernorat, il n’a pas annoncé son retrait de la vie politique.

    (Jeune Afrique)

  • Découpage du Katanga en RDC: Moise Katumbi annonce son départ

    Découpage du Katanga en RDC: Moise Katumbi annonce son départ

    moise-Au cours d’une cérémonie ce samedi 7 mars dans la cadre de la Journée internationale des femmes, Moise Katumbi Chapwe a dit au revoir à la population du Katanga. Le gouverneur de la riche province cuprifère de RDC a annoncé qu’il attendait la nomination des futurs animateurs des quatre provinces qui constituent désormais l’ancien Katanga redécoupé territorialement pour partir. Ce qui a créé une forte émotion au sein de la foule.

    Selon le nouveau découpage, la République démocratique du Congo compte 26 provinces au lieu de 11 jusqu’il y a quelques jours. Si dans certaines provinces, ce découpage n’a pas créé beaucoup de remous, au Katanga par contre, de nombreuses personnes ont rejeté la démarche.

    En 2010, l’association culturelle Lwanzo Lwa Mikuba avait initié une pétition envoyée à Kinshasa pour dire « non » à ce qui avait été décidé en 2006. Le président de cette association, Vano Kiboko, est aujourd’hui en prison. Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga, est revenu à la charge deux fois, en 2010 et tout récemment, avec des pétitions qui auraient dépassé le million de signatures, pour dire à nouveau « non » à cette forme de découpage territorial.

    Gabriel Kyungu jouit aussi d’une grande notoriété au sein de la population katangaise, avec Jean-Claude Muyambo Kyassa en prison à Kinshasa, ils sont également considérés, à côté de Moise Katumbi Chapwe, comme de grands leaders katangais. Et pour une frange non moins importante des Katangais, la solution de la gestion du Katanga n’est pas l’éclatement, c’est plutôt la rétrocession effective des recettes aux provinces.

    (RFI)

  • « Opposition » et « Pouvoir » en RD-Congo résultent d’une fausse lecture de l’histoire de la part de l’élite

    « Opposition » et « Pouvoir » en RD-Congo résultent d’une fausse lecture de l’histoire de la part de l’élite

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    -Quelle est l’identité de l’adversaire contre lequel l’élite congolaise devrait mobiliser le peuple dans son combat pour l’indépendance et la souveraineté de la RD-Congo ?

    Hier, « nous autres », qui nous nous définissions de l’« opposition », avons « maladroitement » répondu : « Mobutu ». Cette réponse est certes globale, en ce sens qu’elle s’applique à l’élite d’Afrique toute entière. Mais je trouve qu’elle ne justifie, à elle seule, son utilisation par l’élite congolaise.

    Aujourd’hui, notre expérience politique renseigne que Mobutu, ce par notre réponse à la question de l’identité de l’adversaire, n’a jamais été considéré pour ce qu’en réalité il fut C’est-à-dire comme un élément d’un tout. Et les autres diront d’un système. Mais attention, un système dont il ne fut, lui le recru, ni le géniteur, ni l’acteur principal, ou encore « acteur » tout court. Ce serait peut-être lui donner trop d’importance qu’il n’en avait dans ce jeu où se jouaient et se jouent encore aujourd’hui le devenir et l’histoire de « nous » comme peuples.

    Mobutu ne fut qu’un pion, je dirais plutôt un instrument « négligeable » aux yeux de ceux qui semblèrent le placer à la tête de la RD-Congo, et ce, comme « président » alors qu’il n’en fut rien de tout cela. Et si l’on devrait saisir son rôle, on aurait dit qu’il servait de fusible, et à faire sauter, ce à tout moment et surtout quand la situation l’exigeait. Non par le peuple, mais par ceux qui conservaient le contrôle de la magie du circuit électrique. Et le peuple, lui, pouvait se remuer, se révolter même, mais pas assez averti et nourri par une élite qui, elle-même, l’était moins. En combattant Mobutu, ce comme il se déploie encore aujourd’hui, son « opposition » renforçait le mythe d’un Mobutu-puissant. D’un mercenaire « Joseph Kabila, alors que son rôle n’est qu’imaginaire, il est défini par les metteurs en scène en vue de déjouer l’attention et voire de désorienter ceux qui étaient à même de comprendre et du peuple.

    Le type de « Mobutu », qui se perpétue toujours, remplissait la mission de détourner le peuple de sa réalité violée et également de recevoir des coups à la place du « Maître ». Sa présence et son maintien, aussi longtemps que personne ne s’en préoccupait, assurait la protection du maître. L’élite, trompée et lui-même mentait le peuple, plongeait ainsi dans le piège tendu de « l’adversaire identifié ». C’est alors une faute de jugement que de lui attribuer le contrôle d’un système. Et c’est toujours le cas aujourd’hui avec ce que certains congolais nomment déjà par ignorance le système de « Joseph Kabila ». Ce dernier existe à peine. Il est plus une mythologie. Et on l’a vu quand Mobutu s’incline, quand il tombe, quand il est chassé par ses « Maîtres », tout s’écroule, notamment ses nombreux conseillers, ses ministres et les siens à qui on avait attribué un faux pouvoir, tout disparaît alors qu’en Occident, chez les « Maîtres », son système perdure. Ce qui explique que l’ « adversaire identifié » reste debout, même puissant et il réussit même à relancer, et dans les mêmes conditions presque, son système. Même s’il en modifiait quelques personnages.

    Je crois que le temps est venu d’assumer des responsabilités dans l’histoire. La conception et la structuration de la classe politique en RD-Congo en opposition et en pouvoir relève non seulement d’une faute de lecture mais d’un manque de perspicacité dans la réflexion. L’Union Sacrée de l’Opposition radicale et ses composants, notamment partis politiques de l’opposition et autres faisaient le jeu, et malheureusement sans le savoir, de l’ « adversaire identifié » qui lui ne faisait que régner en « maître » de céans. Il a su toujours tirer profit de son système : « diviser pour mieux régner ». C’est décevant aujourd’hui de voir que tout le monde, même les anciens, perpétuent le même système en le reproduisant mot à mot. Le pouvoir comme l’opposition est un mensonge, un leurre.

    Le « Pouvoir », c’est-à-dire le camp de ceux qui croient être au « pouvoir », hier des Mobutistes et la « Kabilie » aujourd’hui, participe en toute naïveté à l’entretien de quelque chose d’inexistant, du néant. Mais ces gens dans leur ignorance conseillent et soutiennent une absence de réalité du pouvoir. C’est ce qui me révolte quand j’entends des gens dirent aujourd’hui qu’il faille négocier ou dialoguer. Et je me dis quelle cécité. Dialoguer ou négocier avec qui dès lors que le présupposé pouvoir attend lui-même recevoir de l’ordre de ceux qui lui donnent l’impression d’être au pouvoir. Parce qu’il est censé se conformer à leur agenda dont il se montre ignorant. Mobutu et ses conseillers défendaient hier le maintien des Hutu sur le territoire congolais, pour contenter la volonté du « Maître », mais ils ignoraient que la présence souhaitée de Hutus au Congo prétexterait le déclenchement de leur départ d’un pouvoir qu’ils n’ont jamais détenus. C’est le cas de la Kabilie aujourd’hui.

    Certes qu’il y a beaucoup à dire. Mais je voulais juste démontrer que nous étions dans l’erreur du jugement et d’appréciation, Que nous le sommes encore aujourd’hui sinon jamais des gens auraient affirmé que nous avons eu à présenter un tel aux Américains ou aux Anglais. Mais arrêtez ! Mais arrêtez cette ignorance. Les Américains à la tête d’un Occident dominé par les Anglo-Saxons ne décident pas sur le Congo, et ce, en lieu et place de Congolais eux-mêmes comme il se dit souvent. Par contre, ce sont des adversaires qui combattent les Congolais. Face à eux, et en face d’un « adversaire identifié », c’est l’union, l’unité à la fois de l’élite et de son peuple, qui est vivement recommandé et efficace. Le pouvoir et l’opposition sont un leurre, un instrument auquel recourt l’adversaire identifié pour justifier sa cause et régner.

    Il est temps de rassembler le peuple, de lui dire la vérité en face pour que ce peuple soit utile qu’il serve enfin la nation, sa lutte, sa construction, pour qu’il se mette au combat et qu’il se batte pour la RD-Congo et son devenir. Il faut faire rêver notre jeunesse et savoir en payer le véritable prix. Au nom de tous ceux qui sont morts pour que vive à jamais l’âme de cette immense terre dénommée la RD-Congo, je crois et proclame ma foi en ce combat. Et je me montre prêt pour tout.

    Quand je parle d’ « adversaire identifié », je ne dis pas, et à ce stade, « ennemi ».

    Que vive l’Union,
    Que vive l’Unité
    Que vive le peuple de la RD-Congo

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo
    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • Hilton Worldwide va ouvrir son premier hôtel à Kinshasa, en R D Congo

    Hilton Worldwide va ouvrir son premier hôtel à Kinshasa, en R D Congo

    HiltonHotelsLogo.svg-Hilton Worldwide va ouvrir son premier hôtel à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Les travaux de rénovation sont prévus pour s’achever en 2016.

    La société hôtelière Hilton Worldwide a annoncé, mercredi 4 mars, la signature d’un accord de franchise avec Africa Hospitality Investments pour ouvrir le “DoubleTree by Hilton Kinshasa ­- The Stanley”. L’hôtel, situé dans le quartier de Gombe, dans les anciens locaux de l’ambassade de France, nécessite d’importants travaux de rénovation et ne sera inauguré qu’en 2016. Il proposera quatre-vingt treize chambres, un business center, trois salles de réunion et un centre de remise en forme. Les clients auront également accès à trois centres de restauration : un restaurant servant des repas toute la journée, un café lounge ainsi qu’un restaurant panoramique.

    Implantation africaine

    “L’accent que nous avons mis sur le développement de notre portefeuille dans des endroits clés à travers l’Afrique a permis à Hilton Worldwide d’avoir le programme de développement hôtelier le plus rapide du continent. Ce contrat, qui marque notre arrivée en RDC, nous assurera une présence dans cette zone majeure et permettra à Kinshasa de proposer aux touristes une offre hôtelière encore plus intéressante”, a indiqué Patrick Fitzgibbon, le directeur du développement pour l’Europe et l’Afrique de Hilton Worldwide.

    À l’instar du groupe Pullman qui a récemment ouvert son Grand Hôtel à Kinshasa, Hilton – qui gère déjà 37 hôtels en Afrique – étend méthodiquement son empreinte sur le continent.

    (Jeune Afrique)

  • Étienne Tshisekedi, ad vitam aeternam

    Étienne Tshisekedi, ad vitam aeternam

    Tshisekedi-De retour, le vieil opposant congolais semble le seul à pouvoir remettre de l’ordre dans son parti. La situation s’est certes dégradée en son absence… mais peut-être pas autant que son état de santé.

    Sa diction est lente, hésitante… Mais enfin, il parle. Coiffé de son éternelle casquette, se déplaçant d’un pas mal assuré mais sans aide, l’opposant “historique” congolais, Étienne Tshisekedi, est venu à la fête organisée le 21 février à Bruxelles pour le 33e anniversaire de son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Malgré son apparente faiblesse, ses partisans lui ont réservé un accueil de rock star. Car son apparition surprise, agrémentée d’une allocution de quelques minutes, est la première, en public, depuis décembre 2013. Et survient alors que des rumeurs alarmistes le disaient paralysé. Son fils Félix refuse de divulguer le mal dont il souffre mais dit garder espoir.”Sa santé s’est beaucoup améliorée ces derniers mois, confie-t-il. Et cela continue.”

    Faire descendre ses partisans dans la rue

    À 82 ans, le complet rétablissement d’Étienne Tshisekedi demeure pour le moins incertain. Pourtant, l’UDPS aurait grandement besoin de lui. Depuis le début de l’exil médical de son président en Belgique, en août 2014, le parti a beaucoup perdu de son influence. Autrefois moteur de l’opposition, capable de faire descendre massivement ses partisans dans la rue, il a été dépassé par les événements lorsque manifestants et émeutiers ont paralysé Kinshasa du 19 au 21 janvier. À preuve, l’appel à manifester le 26 janvier, lancé par son secrétaire général, Bruno Mavungu, n’a pas été suivi.

    Surtout, des fractures internes sont apparues au grand jour. Au Canada et en Belgique, des groupes rivaux se disputent le titre de branche officielle de l’UDPS. “Et ce processus risque de s’amplifier”, soupire un autre membre du parti. En toile de fond, c’est une bataille pour le contrôle de cette formation politique qui est en train de se jouer. D’un côté, la famille biologique d’Étienne Tshisekedi : son épouse, “Maman” Marthe, son fils Félix, et leurs fidèles, dont Bruno Mavungu.

    De l’autre, ses anciens proches conseillers, comme Valentin Mubake et Albert Moleka, qui sont désormais tenus à l’écart du patriarche et accusent la famille d’avoir une emprise sur lui, voire de le manipuler. Marthe et Félix Tshisekedi sont notamment soupçonnés de vouloir infléchir la ligne du parti, traditionnellement intransigeante. Alors que, depuis le scrutin de 2011, où il est arrivé deuxième, ses partisans le considèrent toujours comme le président élu, le patriarche a appelé au “dialogue”. “Il s’agirait, sous l’égide de la communauté internationale, de régler le contentieux des dernières élections pour que les prochaines aient lieu sereinement, précise son fils, Félix. Mais une cohabitation gouvernementale est hors de question.”

    Jamais une formation politique congolaise importante n’a survécu à son leader historique

    Tout en assurant vouer le plus grand respect à leur chef, ses anciens bras droits estiment que le parti doit s’organiser pour fonctionner un jour en son absence. Alors que jamais une formation politique congolaise importante n’a survécu à son leader historique, un tel scénario serait inédit. Aux yeux du clan familial, personne n’a l’envergure pour lui succéder. Malgré son âge et son état de santé, Étienne Tshisekedi semble en effet le seul dénominateur commun entre les différents courants de l’UDPS. Le congrès du parti, en décembre, pourrait donc consacrer à nouveau son leadership, voire son investiture pour la prochaine présidentielle…

    (Jeune Afrique)

  • Obama à Selma : la longue marche contre la discrimination raciale continue

    Obama à Selma : la longue marche contre la discrimination raciale continue

    COUPLE OBAMA-“Notre marche n’est pas encore terminée”: cinquante ans après la répression sanglante à Selma (sud) d’une marche pour les droits civiques entrée dans l’histoire, Barack Obama a appelé à poursuivre la lutte contre la discrimination raciale aux États-Unis.

    Dans un discours prononcé sous un soleil éclatant devant le pont Edmund Pettus sur lequel, il y a un demi-siècle, quelque centaines de manifestants pacifiques furent violemment pris d’assaut par la police, le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis a appelé à la lucidité et la vigilance, évoquant en particulier des reculs sur le droit de vote.

    S’il a souligné les progrès accomplis – “Si vous pensez que rien n’a changé, demandez à quelqu’un qui a vécu à Selma, Chicago ou Los Angeles dans les années 50 !” – M. Obama a aussi appelé à refuser le raisonnement consistant à suggérer que le racisme a disparu.

    “Nous n’avons pas besoin du rapport de Ferguson pour savoir que cela n’est pas vrai”, a-t-il ajouté, en allusion au document accablant du gouvernement publié cette semaine qui pointe les comportements discriminatoires de la police dans cette petite ville du Missouri (centre), théâtre de violentes émeutes après la mort d’un jeune Noir abattu par un policier blanc.

    “Nous savons que cette marche n’est pas encore terminée”

    “Il nous suffit d’ouvrir nos yeux, nos oreilles et nos coeurs pour savoir que l’ombre de l’histoire raciale de ce pays plane toujours sur nous”, a-t-il poursuivi dans cette petite ville de l’Alabama où s’étaient rassemblées plusieurs dizaines de milliers de personnes, 50 ans après un “Bloody Sunday” qui traumatisa l’Amérique. “Nous savons que cette marche n’est pas encore terminée”, a lancé M. Obama, qui a ensuite mené, son prédécesseur George W. Bush à ses côtés, un cortège à pied sur le pont Edmund Pettus, au-dessus du fleuve Alabama.

    Deux semaines après la marche du 7 mars 1965, plusieurs milliers de personnes emmenées par le pasteur Martin Luther King quittaient de nouveau Selma pour rejoindre la capitale de l’Alabama, Montgomery, à près de 90 km de là, où elles arrivèrent en un large cortège après plusieurs journées d’une marche entrée dans l’histoire.

    Le 6 août 1965, le président démocrate Lyndon Johnson signait le Voting Rights Act, garantissant à tous le droit de vote en supprimant un nombre incalculable d’obstacles qui se dressaient sur la route des Afro-américains désireux de s’inscrire sur les listes électorales. “Vous pouviez aller demander votre inscription mais il fallait passer un test sur la Constitution de l’Alabama !”, a raconté à l’AFP Louretta Wimberly, qui participa activement à l’organisation de ces marches.

    “D’autres combats à mener”

    Si la loi de 1965 a changé la donne, le débat n’est cependant pas clos. Les démocrates accusent régulièrement les républicains de brandir la menace de la fraude électorale pour introduire dans certains Etats des contraintes supplémentaires sur l’identification des électeurs dans le but de dissuader les minorités de se rendre aux urnes.

    “Aujourd’hui même, en 2015, 50 ans après Selma, il y a des lois à travers ce pays conçues pour rendre le vote plus difficile”, a lancé M. Obama. “Au moment où nous parlons, d’autres lois de ce type sont proposées”, a-t-il ajouté. “Comment cela est-il possible ?”, s’est-il interrogé avec véhémence.

    Quelques minutes plus tôt, le pasteur Al Sharpton, militant des droits civiques, avait lancé une mise en garde similaire: “Ne pas protéger avec force ce qui a été acquis (sur le droit de vote), c’est manquer de respect envers ceux qui ont fait ces sacrifices”. “Nous avons beaucoup progressé (…) mais l’heure est plutôt à la protestation qu’à la seule célébration”, a de son côté souligné le pasteur Jesse Jackson, appelant aussi à s’attaquer “à la question de la pauvreté, qui est une arme de destruction massive”.

    Selma, source d’inspiration

    Selma, ville de 20.000 habitants (dont 80% de Noirs), connaît un taux de chômage supérieur à 10%, soit le double de la moyenne nationale. Près de 40% des foyers y vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

    Pour Letasha Irby, 36 ans, qui travaille dans une usine de pièces détachées pour l’automobile, “il y a d’autres combats à mener aujourd’hui” en Alabama. “S’ils se sont unis et ont fait front ensemble (il y a 50 ans), cela peut être fait aujourd’hui”, ajoute la jeune femme, qui gagne 12 dollars de l’heure et cite, comme priorité, la lutte pour des “salaires décents”.

    Soulignant l’impact décisif de la marche non-violente de Selma sur le “destin” des Etats-Unis, M. Obama a aussi jugé qu’elle restait une source d’inspiration pour des “millions de personnes” à travers le monde. “Des rues de Tunis à la place Maïdan en Ukraine, une génération de jeunes gens peuvent tirer leur force de ce lieu”, a-t-il lancé, évoquant le mouvement lancé à Selma qui a fait tomber “des barrières politiques, économiques et sociales”.

    (AFP)