Author: Don Kayembe

  • Arrestation d’activistes africains

    Arrestation d’activistes africains

    burkina_balai_citoyen_-Les forces de l’ordre sont intervenues à la suite d’une conférence de presse pour interpeller plusieurs personnes dont le Sénégalais Fadel Barro et le Burkinabé Oscibi Johann.

    Dimanche après-midi, une dizaine d’hommes en civil, accompagnés d’un militaire en arme, sont entrés de force dans une maison du quartier populaire de Massina, à Kinshasa, à la fin d’une conférence de presse regroupant les mouvements citoyens sénégalais des Y en a marre et burkinabé du Balai citoyen ainsi que deux membres des mouvements citoyens congolais “Lucha” (Lutte pour le changement) et “Filimbi” (“coup de sifflet” en langue swahili) .

    Sur place, un journaliste a constaté qu’une trentaine de personnes ont été arrêtées, dont le Sénégalais Fadel Barro, son compatriote rappeur Fou Malade et le Burkinabé Oscibi Johann, qui ont été brutalisés. Une dizaine de personnes ont été empilées, allongées les unes sur les autres, à l’arrière d’un pick up.

    Cinq journalistes, de la Bbc, de la Rtbf, de l’Afp, d’Antenne 5 et d’une télévision congolaise, un diplomate américain, un Français ont été également emmenés et interrogés dans des locaux de l’agence nationale des renseignements. Les quatre journalistes de la presse internationale, le diplomate américain et le français ont été libérés vers 20h.

    Le journaliste congolais, les trois membres du mouvement “Y en a marre”, le Burkinabé de “Balai citoyen” et un membre de la “Lucha”, organisation basée à Goma, dans l’Est du pays, sont encore détenus avec une vingtaine d’autres personnes, dont des artistes congolais.

    Lambert Mendé, le porte-parole du gouvernement a déclaré qu’un rapport sera rendu public lundi pour savoir si les Sénégalais et le Burkinabé sont membres, “de mouvements citoyens ou instructeurs en insurrection armée”. Il a ajouté qu’il y aura d’éventuelles poursuites devant la justice et qu’une enquête déterminera s’il y a eu brutalité policière.

    (BBC)

  • Sierra Leone : le vice-président a demandé l’asile aux États-Unis et s’est mis à l’abri

    Sierra Leone : le vice-président a demandé l’asile aux États-Unis et s’est mis à l’abri

    Siera Leone-koroma-Le vice-président sierra-léonais Samuel Sam Sumana a demandé l’asile à l’ambassade américaine à Freetown, selon la BBC, et s’est mis à l’abri dans un endroit sécurisé en attendant la réponse, d’après un membre de son entourage samedi.

    Selon la BBC qui affirme lui avoir parlé, M. Sumana et son épouse se sont enfuis de leur résidence à Freetown et ont demandé l’asile politique à l’ambassade des Etats-Unis. Le lieu actuel où se trouve le couple n’est pas clair, précise la BBC. Un membre de son entourage, interrogé par l’AFP, a confirmé la demande d’asile du couple Sumana, et indiqué qu’il se trouvait dans un endroit sécurisé. “M. Sumana est maintenant en clandestinité (dans un endroit sûr) dans l’attente d’une réponse à une demande d’asile qu’il a faite par téléphone auprès de l’ambassade des Etats pour sa femme et lui” a affirmé cette source s’exprimant sous couvert d’anonymat.

    M. Sumana lui-même n’a pu être joint. Sollicitée par l’AFP, l’ambassade américaine à Freetown a décliné tout commentaire.

    Le domicile de M. Sumana, situé dans le quartier de Regent, dans l’ouest de Freetown, était placé samedi sous surveillance militaire, selon un journaliste de l’AFP, qui a été empêché d’approcher des lieux. Une douzaine de militaires avaient dressé des points de contrôle dans la zone et renvoyaient les civils tentant de se rendre chez M. Sumana.

    Une habitante de la zone a expliqué avoir été réveillée samedi par des bruits de véhicules et avoir ensuite vu de sa fenêtre des dizaines de soldats qui ont désarmé les membres de la garde de M. Sumana.

    Certains officiers se sont ensuite rendus dans la maison mais après environ une heure ou plus de recherche, ils en sont partis avec des paquets de documents, a-t-elle témoigné sous couvert d’anonymat. Un autre camion de soldats lourdement armés est alors venu monter la garde autour de la maison, où ils demeuraient présents samedi après-midi, a-t-elle poursuivi.

    Joint par l’AFP, un porte-parole adjoint du gouvernement, Abdulay Bayratay, a indiqué à l’AFP que “le vice-président ne fait l’objet d’aucune menace”, et a assuré que M. Sumana était chez lui. “Il est chez lui, et les informations (faisant état de l’inverse) ne sont pas vraies” a déclaré M. Bayraytay.

    Selon une source officielle, le président Koroma était absent de Freetown samedi, effectuant une tournée à Magburaka, dans le nord du pays.

    Samuel Sam Sumana a été exclu le 6 mars du Congrès de tout le peuple (APC, au pouvoir), qui lui a reproché des mensonges et l’a accusé de chercher à créer un parti dissident. Il a réfuté les accusations contre lui. Ces développements étaient intervenus quelques jours après que M. Sumana s’était de lui-même placé en quarantaine, le 28 février, en raison de la mort d’un de ses gardes du corps, décédé d’Ebola.

    (AFP)

  • Des coups de feu entendus dans la base de Kitona

    Des coups de feu entendus dans la base de Kitona

    M23 rebels take position near the town of Mutaho, in eastern Democratic Republic of Congo — Des coups de feu ont été entendus vendredi dans la base de Kitona en territoire de Muanda dans la province du Bas-Congo, où plus de 2 000 ex-combattants sont logés en attendant leur démobilisation, a indiqué à Xinhua une source proche de l’Etat Major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

    Selon cette source, ces ex-combattants se sont soulevés ce vendredi contre la mort de leur collègue décédé jeudi dernier après avoir reçu des coups de fouet en guise de sanction.

    “Ils ont pris les armes aujourd’hui dans la base de Kitona”, affirme la même source, ajoutant que “plusieurs personnes ont été blessées et le dispensaire miliaire a été saccagé”.

    (Xinhua)
  • Des médecins sud-africains réussissent la première greffe de pénis au monde

    Des médecins sud-africains réussissent la première greffe de pénis au monde

    medecin-L’Afrique du Sud a réussit, vendredi, la première greffe mondiale de pénis. L’opération a été menée par une équipe de médecins sud-africains sur un jeune homme dont l’organe avait été amputé.

    Une équipe de chercheurs sud-africains a annoncé le premier succès mondial d’une transplantation de pénis vendredi 13 mars. La reconstruction a été menée le 11 décembre à l’hôpital Tygerberg du Cap durant neuf heures. L’organe utilisé avait été prélevé sur un donneur décédé. Trois mois plus tard le patient recouvre l’usage de toutes ses fonctions urinaires et reproductives.

    “J’ai le privilège d’avoir participé à cette première greffe réussie au monde”, a déclaré le professeur Frank Graewe, chef du département de chirurgie reconstructive à l’Université de Stellenbosch (Sud-Ouest). Une autre greffe avait déjà été pratiquée, mais elle n’avait pas été un succès.

    Circoncision ratées

    La greffe faisait partie d’une étude pilote réalisée par l’Hôpital Tygerberg à Cape Town et l’Université de Stellenbosch pour aider les initiés qui meurent ou perdent leur pénis à cause des circoncisions ratées chaque année au cours des cérémonies traditionnelles.

    Chaque année des milliers de jeunes hommes, principalement de la tribu Xhosa en Afrique du Sud, ont leurs prépuces sectionné lors de rituels traditionnels. Les experts estiment qu’environ 250 hommes perdent leur pénis chaque année à la suite de complications médicales dûes à la circoncision.

    L’équipe médicale a remercié la famille de la personne décédée dont le prélèvement de l’organe a permis cette opération. Trouver un donneur d’organe était l’un des principaux défis de cette étude, a déclaré l’ université.

    (Jeuneafrique)

  • Moleka L’Ex-Dircab de Tshikas prend congé de l’UDPS-Tshisekedi

    Moleka L’Ex-Dircab de Tshikas prend congé de l’UDPS-Tshisekedi

    Moleka-L’ancien directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi, Albert Moleka a pris congé de l’union pour démocratie et le progrès social UDPS Tshisekedi. Moleka n’a pas avancé les raisons de sa décision. Il affirme que la lettre de son conseil illustre tout autour de sa vacance à l’UDPS. Les attributions qu’il détenait dans le cabinet de
    Tshikas seront consignées ce matin à l’intention d’Etienne Tshisekedi ou de son mandantaire au greffe du tribunal de grande instance de Matete, précise-til. Il y a de cela une année jour pour jour que le très pondéré et réfléchi Albert Moleka avait été démis de ses fonctions par l’épouse du leader maximo qui tient
    à gérer le parti sans l’aval de certains cadres de l’UDPS. Chose que n’a jamais admis Albert Moleka qui après s’être éjecté de son job, avait adressé une correspondance à Tshisekedi pour plus d’éclairage sur cette question. Depuis, la correspondance est restée lettre morte. (Lire ci-contre la lettre du conseil d’Albert Moleka).
    FacMoleka
  • Raymond Tshibanda : “Arrêtons de spéculer sur le glissement du calendrier électoral” en RDC

    Raymond Tshibanda : “Arrêtons de spéculer sur le glissement du calendrier électoral” en RDC

    Raymond_tshibanda-En octobre 2015, les Congolais éliront leurs représentants locaux. Puis en novembre 2016 se tiendront les scrutins présidentiel et législatifs. Un échéancier qui est loin de faire l’unanimité. Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères, pense que le processus électoral est fiable.

    En marge de la réunion préparatoire au septième Forum mondial de l’eau, Raymond Tshibanda a rencontré, le 25 février à Paris, son homologue français Laurent Fabius. L’un des points au menu de leurs échanges : le processus électoral en RD Congo.

    Jeune Afrique : Le fait d’entamer le processus électoral par des élections locales qui s’annoncent complexes ne risque-t-il pas de retarder la tenue de la présidentielle prévue en 2016 ?

    RAYMOND TSHIBANDA : On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Ces dernières années, l’opposition a toujours exigé que le processus électoral commence par la base. Serait-on aujourd’hui en train de reprocher au gouvernement d’avoir fait droit à une demande d’une partie de l’opinion congolaise, représentée par l’opposition ? La démocratie ne concerne pas seulement l’élection présidentielle ou les législatives. Est-ce normal que, après avoir inscrit dans la Constitution que les maires et les chefs de territoire doivent être élus, nous puissions continuer avec des non-élus à la tête de nos entités territoriales ?

    Peu importe si les élections locales repoussent la tenue de la présidentielle au-delà de 2016 ?

    On a demandé un calendrier global, il est sur la table. Il respecte les délais prévus dans la Constitution et prend en compte toutes les échéances dans l’ordre voulu, au départ, par l’opposition. Un ordre qui répond aux exigences d’une véritable démocratie. Arrêtons de spéculer sur le “glissement”. Mettons-nous au travail, et que les leaders politiques présentent à la population leur projet de société.

    La Commission électorale estime à plus de 1 milliard de dollars le financement du processus électoral. Comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre pour mobiliser les ressources et convaincre les partenaires internationaux de mettre la main à la poche ?

    À calendrier global, budget global. Du côté de l’État, des dispositions sont prises pour couvrir la part qui lui revient. C’est un effort financier extrêmement important. D’autant que le pays a d’autres grandes priorités sur le plan social, économique… Mais nous sommes prêts à l’assumer, parce que la RD Congo a fait le choix de la démocratie. Et celle-ci a un prix. Cela dit, nos partenaires internationaux ont dit et répété qu’ils se prononceraient quant à leur contribution lorsqu’ils auront reçu le calendrier global des élections. La balle est donc aujourd’hui dans leur camp. Plus tôt les partenaires nous diront ce qu’ils comptent faire, mieux ça vaudra pour le processus. Parce que cela nous permettra de définir l’effort que nous sommes appelés à faire en tant que gouvernement de la RD Congo.

    À hauteur de combien le gouvernement peut-il contribuer ?

    Nous sommes déterminés à faire face au coût pour organiser les élections. Maintenant, si les partenaires venaient à faire défaut en termes de contribution ou à contribuer de manière symbolique, je pense qu’ils devraient laisser la RD Congo gérer la suite conformément à la disponibilité des moyens à sa disposition.

    Autrement dit, en cas de défaut du financement des partenaires internationaux, la RD Congo ne pourra organiser dans les délais qu’une partie des scrutins prévus…

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le gouvernement assumera ses responsabilités.

    Deux camps se dégagent au sein de la majorité : d’un côté, ceux qui poussent Joseph Kabila à briguer un troisième mandat, de l’autre, ceux qui lui conseillent de passer le flambeau. Où vous situez-vous ?

    C’est une querelle entretenue par l’opposition, une partie de la communauté internationale et la presse. Elle ne nous concerne pas. Il n’y a pas de discordance au sein de la majorité. Nous n’avons jamais dit que nous allions revoir la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de briguer un nouveau mandat.

    (Jeune Afrique)

  • Cote d’Ivoire:L’ambassadeur ivoirien à l’ONU démis de ses fonctions

    Cote d’Ivoire:L’ambassadeur ivoirien à l’ONU démis de ses fonctions

    bamba ci-L’ambassadeur de Côte d’Ivoire aux Nations unies, Youssoufou Bamba, a été démis de ses fonctions. Un limogeage qui intervient après une prise de position publique du diplomate contraire à la politique d’Abidjan. Youssoufou Bamba avait en effet déclaré que le Sahara Occidental était «l’unique territoire non encore autonome en Afrique ». Une déclaration qui avait fortement contrarié Abidjan et Rabat.

    Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

    Youssoufou Bamba a été démis de ses fonctions. Une courte lettre du ministre Dibby Koffi a été envoyée au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon le 2 mars. Si l’ancien ambassadeur, joint par RFI, confirme son limogeage, le diplomate conteste les faits qui lui sont reprochés. C’est un article de Jeune Afrique, lui attribuant des propos sur le Sahara Occidental, «dernière colonie en Afrique », qui a provoqué la crise. Or le prononcé est différent : « Le Sahara Occidental est l’unique territoire non autonome », a écrit le diplomate.

    La décision d’Abidjan est toutefois sans appel. Youssoufou Bamba a quitté New York. « Il respecte sa hiérarchie », mais veut laver son honneur en engageant des poursuites contre l’hebdomadaire. Quelle que soit la nuance, les propos, tenus mi-octobre devant une commission des Nations unies sur la décolonisation, ont provoqué l’ire du président Ouattara et, on l’imagine, du Maroc. La Côte d’Ivoire ne pouvait laisser passer la bévue diplomatique, cette position ne correspondant pas à la ligne adoptée par Abidjan.

    Le rappel, dans ces conditions, d’un ambassadeur, est extrêmement rare. Ce sont des affaires en principe réglées dans la plus grande discrétion. Le limogeage de Youssoufou Bamba donne donc une idée de la fureur du président Ouattara, et de l’importance que le chef de l’Etat attache aux relations en plein essor entre la Côte d’Ivoire et le Maroc.

    (RFI)

  • 477 partis et une trentaine de regroupements politiques agréés

    477 partis et une trentaine de regroupements politiques agréés

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -Le gouvernement a remis mercredi 11 mars 2015 la liste définitive des partis politiques, à la Ceni.
    Cette liste comporte 477 partis et une trentaine de regroupements politiques.
    Pour le vice-premier ministre et ministre de l’intérieur, si on s’en tient à la loi, seuls trois partis politiques seraient en ordre pour se présenter aux prochaines élections.
    -Quelle analyse faire de l’organisation et du fonctionnement des partis politiques en RDC ?
    Participent au débat de ce soir :
    -Hubert Tshiswaka, directeur à l’institut des recherches en droits humains basé à Lubumbashi. Il est ancien directeur pays de Osisa, une structure qui soutient des projets de renforcement des capacités des partis politiques en RDC.
    -Professeur Alphonse Maindo, Docteur en sciences politiques de l’Université de Sorbonne Paris 1 et enseignant à l’Université de Kisangani, province orientale.
    -Jérôme Bonso, Président de la Ligue Nationale pour les élections libres et transparentes (Linelit). Il est aussi coordonnateur de l’ONG Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA).
    Vous pouvez laisser votre commentaire ou poser une question en nous écrivant à dec@radiookapi.net.
    Vous pouvez aussi nous appeler au numéro (+243) 818906678 ou encore nous envoyer un SMS au (+243) 810515778.
    N’oubliez pas de joindre à tous vos messages un numéro de téléphone (+ le préfixe du pays où vous résidez) pour que nous puissions vous rappeler en cas de besoin.

    (radio okapi)

  • Vidéo : le chant raciste d’une confraternité étudiante dans l’Oklahoma scandalise les États-Unis

    Vidéo : le chant raciste d’une confraternité étudiante dans l’Oklahoma scandalise les États-Unis

    OU-logo-red-with-L’Université de l’Oklahoma aux États-Unis a expulsé lundi l’une des plus importantes fraternités étudiantes de son campus, nommée Sigma Alpha Epsilon (SAE), après la diffusion d’une vidéo qui montre certains de ses membres entonner une chanson violemment raciste.

    Les États-Unis se délivreront-ils jamais de leur passé raciste et ségrégationiste ? Après lesmeurtres de personnes noires non armées pas des policiers blancs qui secouent régulièrement le pays, des étudiants blancs de l’université d’Oklahoma appartenant à la fraternité “Sigma Alpha Epsilon” se sont filmés entonnant un chant violemment raciste dans un bus. La vidéo a été publiée dimanche 8 mars sur internet, provoquant un énième malaise sur la question raciale aux États-Unis.

    Dans cette séquence, qui dure neuf secondes, on voit de jeunes hommes et une jeune femme blonde chanter : “On n’admettra jamais de nègre dans notre fraternité. Vous pouvez le pendre à un arbre, mais jamais son nom sera collé au mien”.

    Mise en ligne sur YouTube dimanche par l’Unheard Movement, une association africaine-américaine de l’université fondée suite à la mort de Michael Brown à Ferguson, la vidéo s’est répandue comme une trainée de poudre. L’université de l’Oklahoma n’a d’ailleurs pas tardé à réagir et a décidé lundi 9 mars d’expulser la confrérie, qui est l’une des plus importantes de son campus.

    Le président de l’université de l’Oklahoma, David Boren, a assuré que “si d’aventure des étudiants de l’université étaient impliqués (dans la vidéo), ce comportement ne serait pas toléré”. “Ce type de comportement est contraire à toutes nos valeurs”, a-t-il ajouté.

    50 ans après la marche de Selma

    Des dizaines d’étudiants de l’université se sont rassemblés lundi matin devant l’établissement pour dénoncer l’attitude raciste des étudiants de la vidéo, dans un contexte racial très tendu. La polémique intervient par ailleurs 48 heures après les célébrations du 50e anniversaire de la marche de Selma, dans l’Alabama, une date cruciale dans l’histoire de la lutte pour les droits civiques.

    De son côté, la direction du réseau Sigma Alpha Epsilon, présent sur plusieurs dizaines de campus et qui compte 15 000 membres à travers les États-Unis, a présenté ses excuses à travers un communiqué qualifiant le chant “d’inacceptable” et de “raciste”. Selon la chaîne locale KOCO, les membres de la fraternité devaient avoir quitté le bâtiment qu’ils occupaient sur le campus avant lundi soir minuit.

    (Avec AFP)