Author: Don Kayembe

  • RDC: la majorité ne sort pas indemne de la crise autour de la loi électorale

    RDC: la majorité ne sort pas indemne de la crise autour de la loi électorale

  • RDC : Festival Amani ou chanter pour la paix dans les Grands Lacs

    RDC : Festival Amani ou chanter pour la paix dans les Grands Lacs

    Musique: Le bayuda du Congo au Festival « Africafestival hertme »-Du 13 au 15 février, la ville de Goma, dans l’est de la RDC abrite pour la deuxième année consécutive le Festival Amani. Un rendez-vous culturel qui se veut “une des étapes vers la paix” dans la région des Grands Lacs. Plus de 33 000 festivaliers sont attendus. Mais aussi des artistes de la région et du continent.

    Après le succès de sa première édition organisée à Goma en février 2014, le Festival Amani revient dans la capitale du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC. Pendant trois jours no stop, du 13 au 15 février, 33 000 festivaliers y sont attendus. Avec un seul mot d’ordre : “Danser pour changer, chanter pour la paix.”

    Derrière l’aspect manifestement festif de l’événement, les organisateurs du Festival Amani cherchent en effet à “établir un climat de dialogue entre les artistes et la population” des Grands Lacs. Une région marquée par deux décennies de violences et de conflits armés !

    Jeune Afrique
  • RDC : la Ceni annonce la publication ce jeudi du calendrier électoral global

    RDC : la Ceni annonce la publication ce jeudi du calendrier électoral global

    Abbe Malu_malu_goma_peace-Le calendrier électoral global devra être publié jeudi 12 février, a annoncé le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’Abbé Apollinaire Malumalu. Dans une interview exclusive accordée à Radio Okapi, il indique que tous les préalables à la publication de ce calendrier ont déjà été réunis. Le coût global des élections est évalué à 1 145 408 680 USD.

    « La Ceni avait posé deux préalables et les deux sont réunis. Je vous les rappelle. Premièrement, il fallait lever les options et celles-ci sont levées dans la loi [électorale]. Deuxièmement, il fallait un budget pluriannuel adopté par le gouvernement et il est déjà fait après les ajustements qu’on a pu faire. Aujourd’hui même [jeudi 12 février], le calendrier sera publié », a affirmé l’Abbé Malu Malu.
    Depuis l’Afrique du Sud où il se trouve, le président de la Ceni a ajouté que ce calendrier sera, non seulement global, mais aussi constitutionnel.
    « Le calendrier ne peut être que global et constitutionnel. Il n’a aucun problème. Le reste ce sont des racontars. Ce sont des gens qui transmettent de la spéculation. La Ceni est responsable, professionnelle et sait ce qu’elle doit faire. C’est aux uns et aux autres de s’en tenir », a dit l’Abbé Malu Malu.

    Le président de la Ceni a assuré que chaque élection et sa date sera connue, y compris pour la présidentielle.
    « Vous ne voyez que les législatives et autres. Chaque élection sera connue aujourd’hui et sa date. La dernière délibération se fait au niveau de la plénière (…) », a-t-il poursuivi.
    A l’en croire le prochain scrutin « demande beaucoup d’argent » évalué à 1 milliard 145 millions 408 680 USD.
    « Après avoir échangé avec le Premier ministre, nous avons mis en place une commission qui a avancé un budget global des élections qui s’élève à 1 145 408 680 USD. Les élections coûtent chers en RDC », a-t-il commenté.
    D’après l’Abbé Malumalu, la Ceni a déjà convenu avec le gouvernement un plan de décaissement pour le financement des élections.

    Radio Okapi
  • RDC : la Monusco fait une “pause” dans l’offensive contre les FDLR

    RDC : la Monusco fait une “pause” dans l’offensive contre les FDLR

    MONUC-Helico1-La Monusco a annoncé mercredi soir faire “une pause” dans son soutien à l’armée congolaise en vue de l’offensive contre les FDLR dans l’est du pays, confirmant les tensions entre New-York et Kinshasa au sujet de la nomination de deux généraux controversés appelés à diriger les opérations.

    Interrogé sur la coopération entre les Casques bleus et l’armée congolaise en vue de l’opération à venir contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Charles Bambara, le porte-parole de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), a déclaré que ses troupes faisaient “une pause”.

    Mardi, un responsable des Nations unies à New York avait déclaré que l’ONU avait temporairement suspendu son soutien à cette opération après une controverse entre la Monusco et Kinshasa autour de la nomination de deux généraux appelés à jouer un rôle clé dans l’offensive, et que l’ONU accuse d’avoir un passé chargé en termes de violations des droits de l’Homme.

    Ultimatum de l’ONU

    L’ONU affirme que ses règles internes ne l’autorisent pas à collaborer avec ces deux officiers et aurait donné jusqu’au 13 février à Kinshasa pour les remplacer, sous peine de voir les Nations unies retirer leur soutien à l’opération. Mais le gouvernement congolais a opposé jeudi une fin de non-recevoir à cet ultimatum, affirmant que pour être écartés de leur commandement, il faudrait que les généraux de brigade Bruno Mandevu et Sikabwe Fall aient fait “l’objet d’une condamnation” par la justice militaire, ce qui n’est pas le cas.

    La communauté internationale avait donné jusqu’au 2 janvier aux FDLR pour se rendre et déposer les armes, faute de quoi les miliciens s’exposeraient à une opération militaire conjointe de l’armée congolaise et de la Monusco. Le 29 janvier, l’armée congolaise a annoncé qu’elle allait lancer seule l’offensive, la Monusco se contentant de promettre un soutien opérationnel, logistique et stratégique. Mercredi, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le chef de la Monusco, Martin Kobler, avait refusé de confirmer la suspension de la coopération entre l’ONU et les autorités congolaises en vue de l’opération “Sokola 2”, destinée à mettre hors d’état de nuire les rebelles des FDLR.

    “On va trouver une solution”

    Aux journalistes qui lui demandaient ce que l’ONU reprochait aux deux généraux, Kobler avait répondu : “C’est une question qui est discutée entre la Monusco et le gouvernement, ce n’est pas discuté avec la presse.” Semblant vouloir se donner du temps pour négocier avec les autorités congolaises, il avait affiché la volonté de la Monusco de “soutenir les opérations sur le plan stratégique, sur le plan logistique et sur le plan opérationnel”. Martin Kobler avait aussi insisté à plusieurs reprises sur le fait que l’offensive contre les FDLR est au cœur du mandat donné à la Monusco par le Conseil de sécurité. “Je suis très confiant, on va trouver une solution”, avait-il ajouté.

    Plusieurs chefs des FDLR sont accusés d’avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda et sont recherchés par la justice internationale et Kigali. Les membres les plus anciens de l’organisation sont présents depuis 1994 en RDC, où la milice est accusée de commettre des atrocités (meurtres, viols…) et des pillages contre les civils. La neutralisation des FDLR passe pour être une des clefs devant permettre le retour à une paix durable dans la région des Grands Lacs.

    (Avec AFP)

  • New York: le maire profil bas avant les obsèques du 2e policier assassiné

    New York: le maire profil bas avant les obsèques du 2e policier assassiné

    De Blasio-Le maire de New York a fait profil bas samedi lors de la veillée mortuaire en l’honneur d’un policier assassiné, alors que le chef de la police demandait à ses troupes de faire preuve de respect dimanche aux obsèques.

    Le maire, dont les relations sont très tendues avec sa police, s’est rendu brièvement samedi après-midi, sans incident, à la veillée mortuaire à la mémoire de Wenjian Liu, 32 ans, tué par balles le 20 décembre avec un collègue dans leur voiture de patrouille.

    M. de Blasio et le chef de la police Bill Bratton ont été salués par les policiers présents lors de leur arrivée à la maison funéraire de Brooklyn. M. de Blasio en est reparti peu après sans faire aucune déclaration, la presse tenue à distance.

    En dépit de la pluie, des milliers de policiers étaient attendus à cette veillée et aux obsèques dimanche.

    La veillée devait durer jusqu’à 21H00 (2H00 GMT dimanche).

    Les obsèques du policier d’origine chinoise, durant lesquelles se succéderont rituels boudhistes observés par des moines et traditions de la police de New York, seront célébrées à la maison funéraire Aievoli à partir de 11H00 (16H00 GMT), en présence du directeur du FBI James Comey, de MM. de Blasio et Bratton, avant l’enterrement dans un cimetière de Brooklyn.

    Le 27 décembre, lors des obsèques du premier policier assassiné Rafael Ramos, des centaines de policiers à l’extérieur de l’église avaient tourné le dos aux écrans géants lorsque le maire avait commencé son éloge funèbre.

    – deuil pas doléances –

    Dans un mémo, M. Bratton a mis en garde contre la répétition d’un tel “manque de respect” dimanche.

    “Les funérailles d’un héros sont un moment de deuil, pas de doléances”, a écrit M. Bratton dans ce mémo lu aux 34.000 policiers new-yorkais.

    “Je ne délivre pas de mandat, et je ne menace pas de discipline. Mais je vous rappelle que quand vous portez l’uniforme de ce Département, vous êtes liés par la tradition, l’honneur et la décence qui vont avec”, a ajouté M. Bratton, en dénonçant le “manque de respect” des policiers qui avaient tourné le dos à M. de Blasio le 27 décembre.

    “Ce n’était pas tous les policiers, et ce n’était pas un manque de respect envers l’inspecteur Ramos. Mais (…) cela a volé la valeur, l’honneur et l’attention qui appartenaient à la mémoire de l’inspecteur Ramos”, a-t-il écrit.

    Plus de 20.000 policiers venus de tout le pays assistaient à ces obsèques.

    Rafael Ramos, 40 ans, père de deux garçons, et Wenjian Liu, marié depuis deux mois, avaient été tués en plein jour à Brooklyn par un déséquilibré de 28 ans affirmant vouloir venger les morts de Mike Brown et Eric Garner, deux Noirs tués cet été par la police à Ferguson (centre) et New York.

    M. de Blasio a été accusé par certains policiers de ne pas assez les soutenir et d’être trop bienveillant envers les manifestants qui ont protesté à répétition à New York après la décision de ne pas poursuivre les policiers impliqués.

    Certains policiers ne lui ont pas pardonné non plus d’avoir déclaré début décembre qu’il avait expliqué à son fils adolescent, qui est métis, qu’il devait faire attention dans ses interactions avec la police.

    Une réunion mardi entre le maire et cinq syndicats de police, pour essayer d’apaiser les tensions, n’a permis aucune avancée.

    Les responsables de deux de ces syndicats avaient accusé M. de Blasio d’avoir du sang sur les mains après le double meurtre.

    AFP

  • Le pape annonce la nomination de 20 nouveaux cardinaux, dont deux Africains

    Le pape annonce la nomination de 20 nouveaux cardinaux, dont deux Africains

    565739-le-pape-francois-arrive-a-saint-pierre-de-rome-le-1-novembre-2013Le pape François a annoncé dimanche la nomination le 14 février de vingt nouveaux cardinaux, dont quinze venant de 14 pays, âgés de moins de 80 ans et donc électeurs en cas de conclave.

    Lors de la prière traditionnelle de l’angelus, que prononce chaque dimanche le pape, place Saint-Pierre, Jorge Bergoglio a donné la liste de ses cardinaux, qui comprend beaucoup d’Asiatiques, des Africains et seulement quatre Européens parmi les cardinaux électeurs.

    Un Français, Mgr Dominique Mamberti, ancien ministre des Affaires étrangères du Vatican, figure par les 15 nouveaux cardinaux électeurs. C’est le seul membre de la curie, le gouvernement du Vatican que veut réformer le pape François, à avoir été nommé. Les autres prélats sont des archevêques, dont celui de Rangoun, Mgr Charles Maung Bo, de Bangkok, Mgr Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, et d’Hanoï, Mgr Pierre Nguyên Van Nhon.

    Deux Africains

    Deux Africains figurent par les nouveaux cardinaux électeurs : l’archevêque de Santiago de Cabo Verde (Cap Vert), Mgr Arlindo Gomes Furtado, et celui d’Addis Abeba (Ethiopie), Mr Berhaneyesus Demerew Souraphiel.

    Deux Océaniens, l’évêque de Tonga, Mgr Soane Patita Paini Mafi et l’archevêque de Wellington (Nouvelle-Zélande), John Atcherley Dew, seront également cardinaux électeurs le 14 février prochain, à l’occasion de ce consistoire, réunion de la curie, annoncé par le pape François.

    Le pape aux Philippines et au Sri Lanka

    L’archevêque de Montevideo, Mgr Daniel Fernando Sturla Berhouet, et celui de Morelia au Mexique, Mgr Alberto Suárez Inda, représententeront le continent latino-américain. En revanche, aucun Nord-Américain n’a été nommé.

    Lors d’un précédent consistoire en février 2014, le pape François avait nommé 19 nouveaux cardinaux, dont 16 électeurs. Le choix du pape argentin fait la part belle aux pays non européens, et surtout à l’Asie où Jorge Bergoglio doit se rendre avant la fin du mois au cours d’un voyage qui le conduira aux Philippines et au Sri Lanka.

    Jeune Afrique

  • Le président Kabila organise une grande réunion dans son fief du Katanga

    Le président Kabila organise une grande réunion dans son fief du Katanga

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    Le président congolais Joseph Kabila organise lundi une grande réunion politique au Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, où le débat sur un éventuel troisième mandat du chef de l’Etat provoque des tensions.
    Cette réunion aura pour objet d’”unir tous les Katangais” et de “faire une concertation au sujet du troisième mandat de Joseph Kabila (. . . ) en 2016”, alors que s’achève cette année-là son deuxième et dernier mandat selon la Constitution actuelle, a déclaré à l’AFP une source à la présidence.
    Dimanche en fin d’après-midi, une délégation d’environ 50 personnes comptant des députés nationaux et des sénateurs originaires du Katanga ont embarqué dans un avion ayant pour destination Lubumbashi, la capitale provinciale du Katanga, a constaté un journaliste de l’AFP à l’aéroport international de Kinshasa.
    Le président Kabila séjourne actuellement au Katanga, sa province d’origine, depuis déjà quelques jours, de même que le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur Evariste Boshab.
    Le 23 décembre, le charismatique gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, est rentré dans sa province minière, poumon économique du pays, après trois mois passés à l’étranger. Accueilli triomphalement, il a prononcé un discours où il semblait s’opposer à un troisième mandat de M. Kabila.
    M. Katumbi ne prendra pas part à cette réunion pour “raison de santé”, a-t-il déclaré à l’AFP, précisant qu’il se rendrait à Londres “mercredi” pour des soins.
    Vendredi, l’ancien député katangais Vano Kalembe Kiboko, membre de la majorité opposé à une révision de la Constitution qui permettrait au président Kabila de briguer un troisième mandat, a été inculpé d’incitation à la haine tribale et incarcéré.
    Selon ses avocats, il lui est reproché de s’être opposé à ce que “le district de Kolwezi soit intégré dans le Lualaba” dans le cadre d’un redécoupage territorial. Mais selon un de ses proches, il s’agit d’une mesure de rétorsion pour avoir proposé que M. Katumbi soit le dauphin de M. Kabila.
    Le président congolais a succédé en 2001 à son père assassiné, Laurent-Désiré Kabila. Il a ensuite été élu en 2006 au terme des premières élections démocratiques du pays, puis en 2011 lors d’un scrutin contesté par l’opposition et la communauté internationale.
    D’après la Constitution actuelle, il ne peut briguer de troisième quinquennat en 2016. Mais l’opposition accuse son camp de vouloir réviser la Loi fondamentale ou de chercher à retarder le scrutin via un long recensement de la population pour permettre à M. Kabila de rester au pouvoir au-delà de 2016.

    Jeuneafrique.

  • réunion mi-janvier des présidents d’Afrique australe sur la question des FDLR

    réunion mi-janvier des présidents d’Afrique australe sur la question des FDLR

    fdr-Les présidents des pays d’Afrique australe se rencontreront à la mi-janvier pour décider des suites à donner au non-respect par les rebelles rwandais dans l’est de la République démocratique du Congo de l’ultimatum fixé pour leur reddition.

    “L’ultimatum fixé par les chefs d’Etat et de gouvernement (…) aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour leur désarmement, sous peine de représailles militaires, a expiré le 2 janvier”, a constaté dans un communiqué le président sud-africain Jacob Zuma.

    Au sein de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le président Zuma est plus particulièrement en charge des problématiques de sécurité et de défense. Seulement 337 rebelles – sur les 1.500 à 2.000 que compteraient encore les FDLR – se sont rendus depuis l’établissement de l’ultimatum à la mi-2014. “Les FDLR n’ont pas complètement respecté, pour l’instant, les conditions imposées par cet ultimatum”, a déclaré Jacob Zuma.

    Graves exactions contre des civils

    Les chefs d’Etat d’Afrique australe se rencontreront en Angola les 15 et 16 janvier pour décider de la réponse à donner aux FDLR. M. Zuma a assuré que la SADC est prête à jouer pleinement son rôle. Les FDLR, dont des chefs sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda (800.000 morts selon l’ONU) commettent depuis des années en toute impunité de graves exactions contre les civils congolais (viols, meurtres, pillages, enrôlements d’enfants-soldats) et se livrent à de nombreux trafics, notamment d’or et de charbon de bois.

    “En attendant, la SADC lance un appel urgent et sincère aux dirigeants des FDLR et à tous les combattants restants afin qu’ils se rendent immédiatement et sans conditions”, a lancé le président sud-africain.

    Les pays de la SADC sont engagés dans la lutte contre les FDLR dans l’est congolais aux côtés des casques bleus de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco). L’Afrique du sud, le Malawi et la Tanzanie participent notamment à une brigade d’intervention de la Monusco, forte d’environ 3.000 hommes et déployées dans les Nord-Kivu et Sud-Kivu, provinces de l’est de la RDC les plus affectées par les exactions des FDLR.

    Jeune afrique

  • le recensement voulu par Kabila fait planer le doute sur la présidentielle

    le recensement voulu par Kabila fait planer le doute sur la présidentielle

    jkabila_parlement_-L’annonce surprise d’un recensement de la population en 2015 en République démocratique du Congo (RDC) suscite les craintes de l’opposition, qui y voit une stratégie du président Joseph Kabila pour retarder l’élection de 2016 et se maintenir au pouvoir.
    Le président Kabila a lancé un pavé dans la mare mercredi soir dans son discours de Nouvel An. “L’année qui s’annonce sera marquée par l’organisation des élections locales, municipales et provinciales ainsi que le démarrage des opérations du recensement de la population”, a-t-il annoncé. “Ces élections serviront d’étalon pour notre démocratie”, a-t-il ajouté.
    Mais pour l’opposition, qui soupçonne de longue date M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de chercher à prolonger son bail, l’annonce d’un recensement n’est qu’un moyen pour faire “glisser” le calendrier électoral, et retarder d’autant la présidentielle de 2016.
    “Inacceptable”, a tonné vendredi Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), le troisième parti d’opposition. “On ne peut pas conditionner les élections au recensement. C’est une astuce trouvée pour le glissement” des échéances électorales, a déclaré à l’AFP cet ancien proche collaborateur du chef de l’Etat.
    M. Kabila “n’est pas prêt pour respecter le délai de 2016, il va s’éterniser au pouvoir”, accuse Augustin Kabuya, porte-parole adjoint de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le premier parti d’opposition. “Comme ils se sont rendus compte que la communauté internationale ne veut pas entendre parler de révision constitutionnelle, ils mettent en place d’autres stratégies pour dépasser le délai” de 2016, assure-t-il.
    Trois ans pour le recensement ?
    Le 15 décembre devant le Parlement, M. Kabila avait affirmé que le résultat du recensement était “nécessaire pour la bonne fin du processus électoral”, laissant entendre qu’aucune élection ne pourrait avoir lieu avant la fin de cette opération. Or, recenser la population représente une tâche colossale: la RDC est grande comme près de quatre fois la France, et des pans entiers du territoire dans l’est – région très riche en minerais – sont contrôlés par des groupes armés locaux et étrangers, parfois actifs depuis 20 ans.
    Le dernier recensement remonte aux années 1980, avant les longues guerres régionales qui ont déchiré le pays jusqu’en 2003. Le pays compterait aujourd’hui environ 70 millions d’habitants. A la dernière présidentielle en 2011, quelque 32 millions d’électeurs étaient inscrits. L’Office national d’identification de la population (Onip), chargé de mener à bien le recensement, vient tout juste d’être mis en place. Et certains diplomates estiment qu’un tel travail pourrait prendre jusqu’à… trois ans.
    Joseph Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila. Il avait été élu en 2006 au terme des premières élections démocratiques du pays depuis son indépendance de la Belgique en 1960, puis réélu en 2011 lors d’un scrutin contesté par la communauté internationale et l’opposition. Selon la Constitution actuelle, il ne peut pas briguer un troisième quinquennat.
    Succession
    Si l’option de la révision constitutionnelle, longtemps redoutée par les détracteurs du chef de l’Etat, semble désormais écartée, l’opposition et des analystes estiment qu’il veut gagner du temps en retardant la présidentielle. Mais, parallèlement, la question de la succession de M. Kabila agite de plus en plus les esprits.
    “Rien ne dit qu’il sera candidat”, souligne un diplomate. “Il cherche à préparer le terrain pour le ‘dauphin’, que seul lui peut désigner. D’où la problématique de Katumbi, qui s’est auto-désigné dauphin, avec l’appui de moins en moins discret de Washington”. Figure en vue de la majorité présidentielle, Moïse Katumbi, le gouverneur de la province du Katanga (sud-est), poumon économique du pays, est rentré le 23 décembre au pays, après trois mois passés à l’étranger. Il a été accueilli triomphalement et a prononcé un discours où il semblait s’opposer à un troisième mandat du chef de l’Etat.
    Quant à l’ex-député Vano Kalembe Kiboko, arrêté lundi, il a été inculpé vendredi d’”incitation à la haine tribale” et incarcéré, selon sa défense. Il avait dit son opposition à une révision constitutionnelle. Suggérant à la majorité de penser à choisir un dauphin au président Kabila, il avait proposé Moïse Katumbi.

    Jeuneafrique

  • Niger : renvoi du procès de l’opposant Hama Amadou, accusé de trafic de bébés

    Niger : renvoi du procès de l’opposant Hama Amadou, accusé de trafic de bébés

    niger-Le procès pour trafic de bébés de l’ex-président du Parlement du Niger, devenu le principal opposant au chef de l’Etat Mahamadou Issoufou, a été renvoyé vendredi dès son ouverture en l’absence de l’accusé qui, en fuite, crie au “complot” politique.

    Pour des questions de procédure, le juge du tribunal correctionnel de Niamey a annoncé le renvoi du procès de Hama Amadou, jugé par contumace, et d’une vingtaine d’autres accusés, dont son épouse, qui comparaissaient libres après cinq à six mois de détention. Le juge a annoncé la date du 15 janvier pour la reprise des audiences.

    Mais, quelques heures plus tard, la défense a précisé que la reprise était en fait prévue pour le 30 janvier. “La date du délibéré, c’est bien le 30 janvier, et non le 15 janvier”, a affirmé Me Souley Oumarou, l’avocat de Hama Amadou et de son épouse, ce qu’a confirmé un autre avocat.

    La dizaine d’avocats de la défense ont soulevé des objections, mettant notamment en cause la compétence du juge pénal à juger le dossier sur le fond. Après une interruption de séance, le juge a renvoyé l’affaire au vu “de la qualité des pièces, et des éléments de droit fournis”.

    Supposition d’enfant

    Issus des milieux politiques, économiques ou militaires nigériens, les prévenus sont notamment accusés de “supposition d’enfant” dans le cadre d’un trafic régional. Ce délit, qui consiste à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui ne l’a pas mis au monde, est passible de deux à huit ans de prison. Le présumé trafic est parti du Nigeria, le grand voisin au sud du Niger. Or, a lancé Me Souley Oumarou, “il n’y a pas de victime, il n’y a pas de plaignants, même le Nigeria n’a pas porté plainte”.

    L’épouse de l’ancien patron des députés, Hadiza, avait pris place dans le box des accusés, les yeux dissimulés derrière des lunettes de soleil. A ses côtés, le ministre de l’Agriculture, Abdou Labo, et son épouse, ainsi qu’un colonel d’armée et son épouse. Le palais de justice de la capitale nigérienne avait été placé sous haute surveillance. Tout le périmètre a été bouclé par la police, qui filtrait les entrées pour ce procès qui a pris une dimension politique dans ce pays du Sahel, parmi les plus pauvres du monde.

    Un procès politique ?

    Le climat s’est en effet tendu depuis que Hama Amadou est passé en août 2013 à l’opposition au président Issoufou, dont il avait permis l’accession au pouvoir en avril 2011 grâce à une alliance de second tour. Pour ses partisans, M. Amadou est désormais devenu le principal adversaire du chef de l’Etat pour l’élection présidentielle de 2016.

    L’ancien chef du Parlement, déjà remplacé à la tête de l’institution, avait précipitamment quitté le Niger fin août, après que les députés eurent autorisé son audition par la justice dans l’affaire de trafic de bébés. Un mandat d’arrêt a ensuite été émis à son encontre. Depuis la France où il s’est exilé, M. Amadou n’a de cesse de dénoncer “un complot” du régime et “un dossier politique”. Son parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden), accuse le pouvoir de chercher à “abattre Hama”. Mais la majorité défend fermement le bien-fondé de la procédure judiciaire.

    “Usines à bébés”

    “Fermer les yeux, c’est ça qui aurait été politique”, a répliqué le ministre de la Justice Marou Amadou. Pour lui, “ce dossier est un dossier de droit commun”. L’affaire a en tout cas mis en lumière le phénomène des “usines à bébés”, sortes de cliniques privées accueillant des femmes enceintes avant de vendre leurs bébés. Ces “usines” sont régulièrement démantelées au Nigeria.

    Le “réseau” sur lequel le tribunal correctionnel de Niamey va se pencher dans quelques semaines concerne “des femmes ou leurs époux qui n’arrivent pas à avoir d’enfants et qui ont recours aux trafiquants”, a expliqué à l’AFP une source judiciaire. Selon cette source, une trentaine de bébés, dont des jumeaux, sont concernés par ce trafic entre le Nigeria, où ils ont été conçus par des mères anonymes, le Bénin par où ils transitaient, et le Niger où ils ont été emmenés.

    Jeune Afrique