Author: Don Kayembe

  • RDC : Joseph Kabila a toujours la main

    RDC : Joseph Kabila a toujours la main

    En réunissant les membres de son regroupement politique, le Front commun pour le Congo (FCC), dans sa ferme privée, l’ex-président Joseph Kabila a voulu envoyer un message fort.

    Même en quittant la présidence de république, il continue de garder la main. Officiellement, l’objectif de la rencontre était de transformer cette plate-forme électorale en regroupement politique.

    Le FCC a la majorité au parlement et pourra diriger l’action gouvernementale sous l’autorité morale de Joseph Kabila.

    Mais jusqu’à quand ?

    Maître Marie André Muila, président du Comité Droits de l’homme maintenant, doute que cette plateforme puisse conserver longtemps tous ses membres.

    “Ce Front est resté soudé parce qu’ils (les membres) étaient au pouvoir. Dans les cinq ans à venir, tous n’auront pas de poste, de l’argent à se redistribuer. Je crains qu’après un certain temps, il y aura un peu de fissure. Ça c’est certains, puisque leur unité était basée sur l’argent et sur le pouvoir… “

    Toujours pas de gouvernement

    Quatre semaines après l’investiture du président Felix Tshisekedi, il n’y a toujours pas de gouvernement formé et les tractations entre le nouveau président et son prédécesseur continuent à Kinshasa.

    Mais confier la primature au FCC risque de fragiliser la gouvernance de Félix Tshisekedi, selon Pius Mbwess, président de la Dynamique de la société civile.

    “En dehors du gouvernement où un seul individu occupe un fauteuil, il n’a pas l’impérium. Joseph Kabila reste le seul maître. Il a l’armée, les services de sécurité, tous les services de l’Etat, je ne sais pas quel pouvoir le nouveau président a – aucun à mon sens… “

    Pourtant, Leila Zerrougui, la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC, salue le bon déroulement du scrutin et déclare suivre avec attention l’évolution de la situation.

    “Le FCC, c’est 63 partis. Alors il y a beaucoup de partis, beaucoup de coalitions et nous verrons comment le paysage politique va se construire dans quelques mois pour se faire une idée. Quel gouvernement, quel chef de gouvernement …”

    Pour l’instant, les responsables des partis politiques membres du FCC ont renouvelé mercredi dernier leur loyauté à l’ex-président Joseph Kabila.

     

     

     

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  • Le bras de fer se poursuit autour de l’aide humanitaire au Venezuela

    Le bras de fer se poursuit autour de l’aide humanitaire au Venezuela

    C’est à Cucuta, ville colombienne à la frontière vénézuélienne, qu’est entreposée depuis le 7 février la plus grande partie de l’aide humanitaire américaine.

    Juan Guaido a assuré que celle-ci entrerait dans son pays quoi qu’il arrive, ce samedi, soit un mois exactement après s’être autoproclamé président par intérim du Venezuela. 

    Nicolas Maduro qui y voit une provocation de Bogota et de Washington menace de fermer la frontière terrestre avec la Colombie qui est bloquée depuis deux semaines par les militaires vénézuéliens.

    Il avait déjà ordonné jeudi la fermeture jusqu’à nouvel ordre de celle avec le Brésil, où de l’aide est également entreposée.

    Duel de concerts à la frontière autour de l’entrée de l’aide

    Le bras de fer entre Nicolas Maduro et Juan Guaido se poursuit sous la forme insolite d’un duel de concerts. Deux événements auront ainsi lieu à la frontière colombienne ce vendredi 22 février : un pour demander l’entrée de l’aide humanitaire dans le pays, l’autre pour dénoncer une agression des États-Unis. 

    “Venezuela Aid Live”, le concert organisé à Cucuta par le milliardaire britannique Richard Branson, espère récolter 100 millions de dollars de dons pour la population vénézuélienne. 

    Le président colombien Ivan Duque et ses homologues chilien et paraguayen ont annoncé leur présence à cet événement comprenant une vingtaine d’artistes.

     “Hands off Venezuela” (Pas touche au Venezuela), le contre-concert organisé à partir de ce vendredi et jusqu’à dimanche par le gouvernement, n’a pas encore divulgué ses têtes d’affiches.

    La Chine et la Russie dénoncent

    La Chine a déclaré être opposée à une entrée en force ce week-end de l’aide humanitaire américaine, soulignant qu’elle pouvait déclencher un conflit dans le pays, déjà aux prises avec une grave crise politique.

    La Russie, quant à elle, accuse les Etats-Unis, tout comme Nicolas Maduro, de se servir de l’aide humanitaire comme “prétexte pour une action militaire” visant à renverser le pouvoir du président vénézuélien, dont Moscou est un allié.

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  • Ousmane Sonko séduit une jeunesse en quête de changement

    Ousmane Sonko séduit une jeunesse en quête de changement

    Ousmane Sonko sera le premier candidat originaire de Casamance à avoir des chances de remporter cette élection. Deux fils de la région, en l’occurrence l’ancien maire de Ziguinchor Robert Sagna et le communiste Landing Savané, ont brigué le poste présidentiel dans le passé mais ont tous deux largement échoué.

    Avec Ousmane Sonko ce sera la première fois qu’un candidat natif de la Casamance apparait comme un des favoris pour une présidentielle au Sénégal. 

    Le journaliste Ignace Ndèye explique cela par le fait qu’Ousmane Sonko incarne un nouveau modèle de politicien dans le pays. 

    “Avec Robert Sagna (ndlr : ancien ministre), c’est vrai, il avait porté le discours ici au niveau de la région, mais beaucoup se disaient qu’il trainait toujours les séquelles socialistes. Mais Ousmane Sonko a eu peut-être la chance de n’avoir pas été dans une formation politique, il a surgi du néant. Il est venu incarner un nouveau type de politicien et je pense que c’est ce qui fait aujourd’hui qu’il draine du monde”, explique-t-il.  

     

    A la quête d’un homme providentiel 

    Ce point de vue est partagé par Lamine Gassama, président d’une organisation non gouvernementale qui estime que Sonko est l’homme politique providentiel que les Sénégalais cherchaient.

    “Ils veulent un homme nouveau, quelqu’un qui va changer leur mental, qui va changer leur vision, leur rapport avec l’argent, qui va changer leur rapport avec la société et les biens sociaux. Les Sénégalais ont énormément besoin de ça, mais ils n’avaient pas de référence et c’est cette référence que constitue Ousmane Sonko aujourd’hui”, indique M. Gassama. 

    “Il est très simple à expliquer parce que les Sénégalais ont vu l’homme Ousmane Sonko en homme intègre, un patriote, c’est ça qui est à l’origine du plébiscite qu’il est en train d’avoir au niveau national. Parce qu’il faut le rappeler, Ousmane Sonko a été révélé et porté d’abord par les autres parties du Sénégal, notamment la capitale Dakar et le nord, avant que la Casamance qui est sa région d’origine ne l’adopte”, ajoute-t-il. 

    Pour Aliou Cissé, président d’un mouvement politique, la force de Sonko est qu’il puise d’abord sa popularité au nord du Sénégal. 

    A noter que l’autre opposant bien placé dans la course à la présidentielle de ce dimanche est l’ancien Premier ministre Idrissa Seck qui conduit une coalition dans laquelle on retrouve Aguibou Soumaré, un autre ancien Premier ministre et ancien président de la Commission de l’UEMOA. 

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  • Ligue Europa: l’Eintracht Francfort qualifié pour les huitièmes de finale

    Ligue Europa: l’Eintracht Francfort qualifié pour les huitièmes de finale

    L’Eintracht Francfort a joué à domicile contre Shakhtar Donetsk, et les Allemands se sont imposés 4-1 dont un doublé du franco ivoirien Sébastien Heller. Une victoire qui qualifie l’Eintracht Francfort pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa, car le club allemand avait fait un match nul 2-2 la semaine dernière lors de la phase aller à Donetsk en Ukraine. 
    En revanche, le Bayer Leverkusen a été poussé à la sortie, au terme d’un match nul 1-1 face à Krasnodar. 
    Les Russes de Krasnodar sont donc qualifiés pour les huitièmes de finale, car les deux équipes avaient fait  match nul 0-0 à l’aller  au stade de Kouban dans la ville de Krasnodar.

    L’attaquant P-E Aubameyang (Arsenal) en action

    Arsenal rejoint les huitièmes

    Le club londonien a largement dominé la rencontre 3-0, face au Bate Borisov. Une victoire qui donne aux Gunners accès aux huitièmes de finale après la défaite 1-0 à l’aller en Biélorussie. Au total, seize équipes ont obtenu leurs tickets pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa.

    Sadio Mané cambriolé deux fois en moins de deux ans

    Le premier cambriolage a été perpétré à son domicile en novembre 2017, plus précisement à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre.

    À l’époque, Sadio Mané se trouvait sur la pelouse  d’Anfield où Liverpool livrait un match de Ligue des champions contre Maribor, une équipe slovène.

    Presque dans les mêmes circonstances, le domicile de Sadio Mané a pour la deuxième fois été cambriolé au moment où la vedette du football sénégalais jouait contre le Bayern Munich mardi, le match aller compant pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.
    La police annonce avoir ouvert des enquêtes pour plus d’informations sur les circonstances du cambriolage.

    Des dizaines d’arrestations effectuées après des violences

    Selon la presse locale au Maroc, des dizaines de supporters de Renaissance sportive de Berkane ont vendalisé le stade d’Oujda  récemment inauguré. Des sièges et des poteaux auraient été arrachés, des policiers auraient même été  gravement blessés, un véhicule endommagé.
    Ces incidents se sont déroulés mercredi après un coup de sifflet final du match remporté 1-0 par le Mouloudia Club d’Oujda . La police annonce que 42 supporters de Renaissance sportive de Berkane auraient été hier arrêtés.

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  • Les Nigérians iront bien voter demain

    Les Nigérians iront bien voter demain

    Reportées d’une semaine pour des raisons logistiques, c’est finalement demain que les Nigérians se rendront aux urnes pour les élections législatives et l’élection présidentielle. Le report des scrutins avait suscité des réactions du pouvoir et de  l’opposition qui s’accusaient tous deux de “sabotage”. Mais à l’INEC, pas de doute, tout est prêt, il n’y aura pas de report.

    Le scrutin se tiendra bien le 23 février. Aliou Dello est le responsable de la communication à la commission électorale.  “Les problèmes logistiques que nous avions rencontrés sont réglés maintenant. Il s’agissait principalement du transport du matériel électoral dans toutes les circonscriptions de vote du pays. Mais à l’heure où je vous parle, tout le matériel électoral a été délivré dans les endroits désignés  pour les scrutins. La commission est prête pour le vote,” explique Mr. Diallo.

    Le responsable de l’INEC a ajouté que le matériel électoral pour les élections des gouverneurs prévues le 9 mars a aussi été délivré.

    Malgré les assurances de la commission électorale, beaucoup de Nigérians restent prudents car en 2011 et en 2015, les scrutins avaient aussi été reportés.

    Seyi Gesinde est journaliste et analyste politique nigérian, il nous explique : “les Nigérians sont sceptiques. Beaucoup ont des appréhensions quant à la tenue effective du vote. Avec les reports de 2011, 2015, et cette fois en 2019, l’INEC semble avoir un problème dans sa planification. Donc ici personne n’est vraiment sûr. Les Nigérians gardent espoir. Mais on ne peut pas dire de manière catégorique si ces élections auront lieu ou pas,” conclut-il.

    Ce sont près de 84 millions d’électeurs qui sont appelés aux urnes, si les élections ne sont pas reportées de nouveau. La moitié de ces électeurs sont jeunes. Mais ils devront choisir entre des candidats qui ont tout deux plus de 70 ans.

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  • Le président Kaboré dénonce un plan pour l’empêcher de travailler

    Le président Kaboré dénonce un plan pour l’empêcher de travailler

    Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, était reçu ce jeudi (21.02.) à Berlin par la chancelière Angela Merkel et le président Frank-Walter Steinmeier. Une visite dont l’objectif est surtout de nouer une coopération dans le domaine de la sécurité.

    Le Burkina Faso est en effet devenu la principale cible des djihadistes qui s’en prennent à l’armée et font fermer des écoles dans le nord du pays. Le président du Burkina Faso est depuis le 5 février 2019, président en exercice du G5 Sahel.

    LIRE AUSSI →  Au Burkina, la liberté d’action des djihadistes est suspecte

     

    En marge de cette visite, dans une interview à la DW, Roch Marc Christian Kaboré a expliqué sa stratégie. “Nous devons en même temps combattre le terrorisme, tout en assurant l’aguerrissement de nos soldats“, estime-t-il. Le président burkinabé revient ensuite sur le Régiment de sécurité présidentielle, le RSP, dissout dans la foulée de la chute de l’ex-président Blaise Compaoré. “On en parle beaucoup, mais l’expérience montre que c’était un tigre en papier“, affirme le président qui souligne que ce régiment ne pourrait se substituer à une armée dont la charge est de défendre le territoire et mener une guerre contre le terrorisme.

    “Des liens entre terroristes et Compaoré”

    Pour le président Kaboré, le Burkina Faso a commencé à souffrir du terrorisme notamment dès la chute de l’ex-président qui avait fait “un deal” avec les djihadistes : “c’est un fait établi”, assure-t-il au micro de la DW. “Nous avons mis le gouvernement en place le 12 janvier, et le 15 nous avions un attentat”, s’étonne-t-il. “On veut nous empêcher de travailler“.

     

    Réouverture des écoles

    Dans le Nord du pays, des centaines d’écoles ont dû fermer suite à des actes de harcèlement des terroristes. “Plus de 100 mille élèves ne vont pas à l’école”, déplore le président burkinabé qui promet une réouverture des classes d’ici “un trimestre”.

    Pour cela, des instructions fermes auraient été données aux forces de défense et de sécurité du Burkina Faso pour garantir la sécurité des élèves et de leurs enseignants. “Ce sera un des signes de succès de notre action sur le terrain vis-à-vis de la lutte contre le terrorisme”, assure le président.

    Or il est arrivé que certains soldats burkinabè fuient vers d’autres destinations pour se mettre à l’abri des attaques terroristes. “Dieu merci, ce genre de situations n’est pas répétitive” dit Roch Marc Christian Kaboré qui indique que l’armée prendrait désormais l’initiative sur les djihadistes.

     

    Encore un an d’attente

    Ce 23 février, cela fait un an que les donateurs, lors d’une conférence à Bruxelles, ont annoncé une aide de 414 millions d’euros pour aider le groupe des cinq à asseoir leur stratégie de défense. Pourtant, les annonces faites peinent à se concrétiser.

    “Par exemple, nous devions avoir des moyens de transport blindés pour les troupes et après 1 an, c’est maintenant qu’on nous a dit que ça ne sera disponible que dans 1 an. Ca pose un problème pratique parce que pour l’instant, le terroriste lui n’attend pas que vous soyiez équipés pour commencer le combat” explique le président Kaboré.

    Enfin, le président burkinabé soutient que des efforts sont faits pour lutter contre la corruption et qu’il n’y aurait là, aucun empêchement justifiant la lenteur de la livraison par les partenaires, de l’aide promise au G5 Sahel.

    Vous pouvez écouter l’interview en cliquant sur l’image principale de cet article.

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  • Joseph Kabila resserre les rangs de sa majorité

    Joseph Kabila resserre les rangs de sa majorité

    -Un rappel des troupes suivi d’un message fort rapporté par ses protégés. Joseph Kabila a fait sa rentrée politique autour des membres du Front commun pour le Congo (FCC), mercredi, dans sa ferme privée de Kingakati. Au premier rang des revendications du clan de l’ancien président : la primature et le contrôle des assemblées, nationale comme provinciales.

    Pas un pas sans Joseph Kabila. C’est le message fort qu’ont relayé aujourd’hui les caciques du Front commun pour le Congo (FCC), après s’être réuni mercredi autour de leur chef. Et, fort de sa majorité au Parlement, le camp de l’ancien président revendique la primature, ainsi que le contrôle des assemblées, nationale comme provinciales.

    À l’issue d’une cérémonie solennelle, tous les présents – dont Emmanuel Ramazani Shadary, Modeste Bahati Lukwebo ou encore Évariste Boshab –  ont signé un « acte d’engagement » par lequel ils « réaffirment fidélité et loyauté »  à Joseph Kabila, qualifié d’« autorité morale ».

    Quelques jours après sa rencontre avec Félix Tshisekedi à la présidence, Joseph Kabila s’est pour sa part affiché en rassembleur dans son propre camp. Et même en médiateur, calmant les ardeurs de certains de ses cadres, dont Modeste Bahati Lukwebo, de l’AFDC et Alliés, qui a revendiqué lors de la rencontre la direction d’une institution.

    Le FCC, force politique incontournable

    « Toutes les majorités sont nôtres, au niveau de l’Assemblée nationale et au niveau des 25 provinces », s’est félicité auprès de Jeune AfriqueAubin Minaku, l’ancien président de l’Assemblée nationale sous Joseph Kabila. De fait, le camp Kabila, qui s’est mué en regroupement politique sous la bannière du FCC, compte environ 350 élus nationaux, et a remporté la majorité dans la presque totalité des assemblées provinciales.

    En face, l’actuel chef de l’État ne devrait pouvoir compter que sur les 59 députés de sa coalition, Cap pour le changement (CACH). Sans majorité parlementaire, Félix Tshisekedi est donc obligé de composer avec Joseph Kabila, dont des proches devraient, sauf surprise, être nommés au gouvernement et aux postes clés, à l’Assemblée nationale notamment.

    Force politique incontournable, le camp de Joseph Kabila n’entend pas se laisser exclure de la recomposition politique en cours à Kinshasa. Lambert Mende, ministre de la Communication toujours en poste tant qu’un nouveau gouvernement n’est pas nommé, assure même qu’il n’y a pas lieu pour Félix Tshisekedi de désigner un « informateur » pour l’aider à identifier les équilibres parlementaires en vue de la formation du futur gouvernement, « la majorité parlementaire étant connue ».

    Une coalition plutôt qu’une cohabitation ?

    Sauf que pour la coalition de l’actuel chef de l’État, Cap pour le changement, le Front commun pour le Congo (FCC), n’a pas de majorité parlementaire. « Le FCC n’a pas la majorité parce que le FCC n’est pas une réalité juridique, nous sommes favorables à une coalition et non une cohabitation », a répliqué Jean Baudouin Mayo Mambeke, membre de la coalition de Tshisekedi.

    « Au sortir des élections de 2018, aucun parti politique ni regroupement politique n’a réalisé la majorité parlementaire, c’est-à-dire 250 + 1. Normalement, si nous sommes sérieux avec nous-même, le président de la République doit nommer un informateur pour reconnaître une majorité qui se dégagera de ceux qui voudraient se mettre ensemble pour diriger le pays », précise-t-il.

    Du côté de Lamuka, la coalition qui a soutenu Martin Fayulu – candidat malheureux au scrutin présidentiel du 30 décembre dernier -, des critiques sont toujours formulées à l’encontre de Félix Tshisekedi, qu’ils accusent de ne pas avoir la main sur la gestion des affaires de l’État. « Le pouvoir de Tshisekedi a été négocié, il n’a aucun pouvoir. Le chef reste Joseph Kabila, c’est lui qui dirige », accuse ainsi Steve Kivuata, cadre de Lamuka joint par Jeune Afrique.

    Avec JA

  • Tshisekedi reverse 163.000 dollars au Trésor public

    Tshisekedi reverse 163.000 dollars au Trésor public

    -Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi, qui a fait de la lutte anti-corruption une de ses priorités, a marqué le coup en reversant au Trésor public 163.300 dollars, selon un document de la banque centrale de la République démocratique du Congo.

    Après sa première tournée en Angola, au Kenya et au Congo-Brazzaville, puis son déplacement au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la présidence de la République a procédé à un “reversement de frais de représentation“, indique un bordereau de la Banque centrale du Congo (BCC) en date du 19 février dont l’AFP a pris connaissance.

    Pendant les cinq dernières années du règne de l’ex-président Joseph Kabila, la Cour des comptes a toujours épinglé la présidence congolaise pour ses dépassements de crédits.

    En 2017, la présidence congolaise avait enregistré un dépassement de “185% des crédits alloués”, avait reconnu le ministre des Finances congolaises Henri Yav devant les députés.

    Dans son discours d’investiture le 24 janvier, M. Tshisekedi, avait qualifié la corruption de “fléau qui dévaste notre pays, ses institutions” et promis “une stratégie de lutte contre la corruption dans l’ensemble des rouages de l’administration publique”.

    Félix Tshiekedi, candidat à la présidentielle pour le Rassemblement et l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Bruxelles, Belgique, 18 mai 2018.

    Deux de ses partisans ont retiré leur candidat aux élections sénatoriales en dénonçant la corruption des députés provinciaux qui souhaitaient monnayer leur voix.

    La RDC a connu sa première passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance le 30 juin 1960 avec la proclamation de Félix Tshisekedi comme vainqueur de la présidentielle, succédant à Joseph Kabila.

    Cette première passation est contestée par l’autre candidat de l’opposition Martin Fayulu qui revendique la victoire et dénonce des résultats “fabriqués” par la Commission électorale.

    Avec VOA

  • Kikwit danse avec Fayulu et accepte Tshisekedi

    Kikwit danse avec Fayulu et accepte Tshisekedi

    -Les habitants de Kikwit, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, ont dansé mercredi soir avec l’enfant du pays, l’ex-candidat Martin Fayulu. Il est reparti en tournée pour contester les résultats de l’élection présidentielle proclamés il y a tout juste un mois.

    La contestation de Fayulu n’empêche pas ces mêmes habitants d’accepter pacifiquement, comme dans toute la RDC, la victoire de son rival, l’autre opposant Félix Tshisekedi, quatre semaines jour pour jour après son investiture.

    La grande ville du Bandundu, située à 550 km à l’ouest de Kinshasa, a accueilli en héros M. Fayulu, qui sillonne de nouveau la RDC après la campagne électorale pour remercier ses électeurs et demander “la vérité des urnes”.

    A Kiwkit, où des violences ont éclaté autour de l’annonce des résultats le 10 janvier, certains de ses partisans ont demandé “des armes” au “soldat du peuple”, qui revendique la victoire à la présidentielle du 30 décembre avec 62% des voix.

    “Meetings, sit-in et manifestations”, répond M. Fayulu, 62 ans, adepte de la “résistance pacifique”, avec en prime quelques pas de danse sur l’estrade à chacune de ses apparitions.

    Originaire du Bandundu par sa famille, M. Fayulu a appelé la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à publier un rapport sur les violences post-électorales à Kikwit.

    L'opposant Martin Fayulu lors d'un meeting à Butembo, Nord-Kivu, RDC, 15 février 2019. (Facebook/Michel Koyakpa)

    Fayulu appelle les habitants de Butembo à poursuivre le combat pour la vérité des urnes

    Ces violences, dont les traces sont encore visibles sur des édifices publics, ont fait plusieurs morts et des blessés, ont confirmé à l’AFP des victimes et leurs proches.

    Mais elles n’avaient aucune connotation “ethnique” ou “tribale” comme on a pu le redouter, ont insisté auprès de l’AFP plusieurs sources officielles et communautaires.

    – Aucun Luba visé-

    Plus précisément, aucun membre de la communauté Luba (celle de M. Tshisekedi), venue des provinces voisines du Kasaï, n’a été visé.

    “Les voisins ne se sont pas attaqués à nous”, affirme un responsable Luba, Baba Kalumba, 67 ans, dont 35 à Kikwit.

    Fayulu saist la Cour constitutionnelle samedi

    Fayulu contre-attaque

    “Il fallait qu’on donne à Fayulu sa victoire”, ajoute-t-il pour justifier la “révolte” des jeunes de Kikwit.

    Même si l’opposant de leur coeur n’a pas été proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle à Kinshasa, les habitants de Kikwit ont “pris acte”, comme diraient les diplomates, de la victoire de M. Tshisekedi.

    C’est lui qui incarne désormais l’espoir infini du “changement” après les 18 ans au pouvoir de son prédécesseur Joseph Kabila, dans une région qui manque de tout, à entendre ses habitants.

    “Les élections sont passées, maintenant avançons”, intervient Ange Mangangi, dont le fils, Victor Mawika, a eu le bras gauche fracturé dans les violences qui ont suivi l’annonce des résultats.

    “Dans le Bandudu, nous souffrons beaucoup. Il n’y a pas d’emploi. La majorité des enfants ne vont pas à l’école. Au delà de Kikwit, il n’y a plus de route”, détaille la mère de famille qui a voté Fayulu comme la majorité des habitants.

    Les chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC lors du sommet de la Double Troïka, à Luanda, Angola. 24 avril 2018. (Twitter/Présidence RDC)

    L’Afrique entérine la victoire annoncée de Tshisekedi

    “Que le président Tshisekedi fasse tout son possible pour que la population fasse confiance aux autorités. Il doit être le père de tous les Congolais. C’est à nous de l’aider pour que le pays avance”, dit-elle.

    – “On a changé d’entraîneur” –

    A Kikwit, la vie est encore plus difficile pour les 24.320 déplacés qui ont fui les violences au Kasaï en 2016-2018, et les milliers de Congolais expulsés d’Angola fin 2018.

    Ils ont tous échoué dans cette ville-carrefour qui ne compte aucune entreprise publique viable et où la “débrouillardise” est un mode de survie.

    “Les élections, c’est comme un match de foot, une équipe gagne, l’autre perd, et la vie doit continuer”, philosophe Daouda Kimukedi, un refoulé d’Angola.

    “On a un nouveau président,et nous devons tous l’aider à accomplir son projet”, poursuit-il.

    “Notre espoir aujourd’hui est que les choses s’arrangent avec l’arrivée du nouveau président Tshisekedi. Nous lui demandons d’ouvrir les sociétés pour créer de l’emploi, de ne plus laisser le pays entre les mains des ONG, que l’État fasse quelque chose pour tout le monde”, ajoute le chef-adjoint de quartier, Crispin Matshidi.

    Felix Tshisekedi, chef de la principale opposition congolaise, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), fait des gestes à ses partisans dans la municipalité de Limete, Kinshasa, le 24 avril 2017.

    Félix Tshisekedi proclamé président par la Cour constitutionnelle

    Pour lui, il n’est plus acceptable de voir une “petite minorité vivre dans l’aisance” alors “nous le peuple nous avons faim”: “On a changé d’entraineur, il faut aussi changer les joueurs”, dit-il en filant aussi la métaphore sportive.

    Comme l’ensemble de la région du Bandundu (divisé en trois provinces depuis 2015), Kikwit qui compte environ deux millions d’habitants, est dépourvu d’un système de distribution d’eau et d’électricité depuis au moins deux décennies.

    “Il suffit d’un peu de volonté politique pour qu’on ait tout ça. Avec le nouveau régime, nous croyons que tout ces problèmes seront résolus nous espérons que le président Félix Tshisekedi va prendre en compte toutes les revendications de la population de Kikwit”, estime le maire Léonard Mutangu Katonga.

    Il rapporte une information qui circule dans la presse congolaise: le nouveau président doit commencer dans le grand Bandudu une tournée dans l’intérieur de la RDC. Kikwit dansera-t-elle aussi avec Tshisekedi?

    Avec VOA

  • Bataille autour de l’aide humanitaire au Venezuela

    Bataille autour de l’aide humanitaire au Venezuela

    La situation humanitaire au Venezuela est plus qu’inquiétante avec l’isolement croissant du pays et l’aggravation de la crise politique.

    Dans ce pays, où le manque de médicaments est couplé à l’hyperinflation, les malades et les médecins vivent dans l’anxiété et l’incompréhension la polémique autour de l’entrée de l’aide humanitaire.

    “Je suis déprimée. Je veux pleurer parce que je viens ici pour ne rien faire et pour voir des patients qui arrivent avec de graves ennuis de santé. Mais nous ne pouvons pas les aider, cela me rend triste”, en témoigne Maria Esperanza Hernandez, médecin dans un hôpital.

    Situation alarmante dans les hopitaux

    Dans les hôpitaux publics, 90% des produits médicaux nécessaires font défaut et presque tous les laboratoires publics ont fermé.

    Ce constat alarmant a été dressé par une enquête conduite par  l’ONG “Médecins pour la santé”, conjointement avec le Parlement vénézuélien, unique institution contrôlée par l’opposition.

    Pourtant, les militaires fidèles au président Nicolas Maduro se disent déterminés à défendre l’intégrité territoriale du pays et à empêcher l’entrée de l’aide humanitaire américaine et brésilienne.

    L’Union européenne promet des aides

    De leur côté, les ambassadeurs d’Allemagne, du Royaume-Uni et de France ont rencontré mercredi matin (20.02.2019) le président autoproclamé Juan Guaido, à qui ils ont promis de l’aide. Martin Kriener, l’ambassadeur d’Allemagne à Caracas parle d’une situation difficile.

    “Au Venezuela, nous parlons plutôt d’une situation humanitaire complexe, provoquée par des actes humains. Non seulement Nicolas Maduro manque de la légitimité démocratique nécessaire pour faire de la politique, mais il nie aussi la situation humanitaire dans laquelle se trouve le Venezuela, ce qui a aggrave la crise.”

    Nicolas Maduro de plus en plus isolé

    “Les représentants du gouvernement ont voulu nous faire croire que la crise humanitaire n’est rien de plus qu’une invention et ils l’ont déjà fait à maintes reprises. En reconnaissant Juan Guaido comme président par intérim, l’Allemagne reconnaît en même temps l’autorité légitime du pays”, a déclaré Martin Kriener, l’ambassadeur d’Allemagne à Caracas.

    Les pays européens ont promis une aide humanitaire estimée à 18 millions de dollars et 70 tonnes de médicaments et de nourriture.

    Nicolas Maduro voit dans l’aide humanitaire les prémices d’une intervention militaire américaine et rejette la responsabilité des pénuries sur les sanctions de Washington.

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