Author: Don Kayembe

  • Les Nigérians iront bien voter demain

    Les Nigérians iront bien voter demain

    Reportées d’une semaine pour des raisons logistiques, c’est finalement demain que les Nigérians se rendront aux urnes pour les élections législatives et l’élection présidentielle. Le report des scrutins avait suscité des réactions du pouvoir et de  l’opposition qui s’accusaient tous deux de “sabotage”. Mais à l’INEC, pas de doute, tout est prêt, il n’y aura pas de report.

    Le scrutin se tiendra bien le 23 février. Aliou Dello est le responsable de la communication à la commission électorale.  “Les problèmes logistiques que nous avions rencontrés sont réglés maintenant. Il s’agissait principalement du transport du matériel électoral dans toutes les circonscriptions de vote du pays. Mais à l’heure où je vous parle, tout le matériel électoral a été délivré dans les endroits désignés  pour les scrutins. La commission est prête pour le vote,” explique Mr. Diallo.

    Le responsable de l’INEC a ajouté que le matériel électoral pour les élections des gouverneurs prévues le 9 mars a aussi été délivré.

    Malgré les assurances de la commission électorale, beaucoup de Nigérians restent prudents car en 2011 et en 2015, les scrutins avaient aussi été reportés.

    Seyi Gesinde est journaliste et analyste politique nigérian, il nous explique : “les Nigérians sont sceptiques. Beaucoup ont des appréhensions quant à la tenue effective du vote. Avec les reports de 2011, 2015, et cette fois en 2019, l’INEC semble avoir un problème dans sa planification. Donc ici personne n’est vraiment sûr. Les Nigérians gardent espoir. Mais on ne peut pas dire de manière catégorique si ces élections auront lieu ou pas,” conclut-il.

    Ce sont près de 84 millions d’électeurs qui sont appelés aux urnes, si les élections ne sont pas reportées de nouveau. La moitié de ces électeurs sont jeunes. Mais ils devront choisir entre des candidats qui ont tout deux plus de 70 ans.

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  • Le président Kaboré dénonce un plan pour l’empêcher de travailler

    Le président Kaboré dénonce un plan pour l’empêcher de travailler

    Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, était reçu ce jeudi (21.02.) à Berlin par la chancelière Angela Merkel et le président Frank-Walter Steinmeier. Une visite dont l’objectif est surtout de nouer une coopération dans le domaine de la sécurité.

    Le Burkina Faso est en effet devenu la principale cible des djihadistes qui s’en prennent à l’armée et font fermer des écoles dans le nord du pays. Le président du Burkina Faso est depuis le 5 février 2019, président en exercice du G5 Sahel.

    LIRE AUSSI →  Au Burkina, la liberté d’action des djihadistes est suspecte

     

    En marge de cette visite, dans une interview à la DW, Roch Marc Christian Kaboré a expliqué sa stratégie. “Nous devons en même temps combattre le terrorisme, tout en assurant l’aguerrissement de nos soldats“, estime-t-il. Le président burkinabé revient ensuite sur le Régiment de sécurité présidentielle, le RSP, dissout dans la foulée de la chute de l’ex-président Blaise Compaoré. “On en parle beaucoup, mais l’expérience montre que c’était un tigre en papier“, affirme le président qui souligne que ce régiment ne pourrait se substituer à une armée dont la charge est de défendre le territoire et mener une guerre contre le terrorisme.

    “Des liens entre terroristes et Compaoré”

    Pour le président Kaboré, le Burkina Faso a commencé à souffrir du terrorisme notamment dès la chute de l’ex-président qui avait fait “un deal” avec les djihadistes : “c’est un fait établi”, assure-t-il au micro de la DW. “Nous avons mis le gouvernement en place le 12 janvier, et le 15 nous avions un attentat”, s’étonne-t-il. “On veut nous empêcher de travailler“.

     

    Réouverture des écoles

    Dans le Nord du pays, des centaines d’écoles ont dû fermer suite à des actes de harcèlement des terroristes. “Plus de 100 mille élèves ne vont pas à l’école”, déplore le président burkinabé qui promet une réouverture des classes d’ici “un trimestre”.

    Pour cela, des instructions fermes auraient été données aux forces de défense et de sécurité du Burkina Faso pour garantir la sécurité des élèves et de leurs enseignants. “Ce sera un des signes de succès de notre action sur le terrain vis-à-vis de la lutte contre le terrorisme”, assure le président.

    Or il est arrivé que certains soldats burkinabè fuient vers d’autres destinations pour se mettre à l’abri des attaques terroristes. “Dieu merci, ce genre de situations n’est pas répétitive” dit Roch Marc Christian Kaboré qui indique que l’armée prendrait désormais l’initiative sur les djihadistes.

     

    Encore un an d’attente

    Ce 23 février, cela fait un an que les donateurs, lors d’une conférence à Bruxelles, ont annoncé une aide de 414 millions d’euros pour aider le groupe des cinq à asseoir leur stratégie de défense. Pourtant, les annonces faites peinent à se concrétiser.

    “Par exemple, nous devions avoir des moyens de transport blindés pour les troupes et après 1 an, c’est maintenant qu’on nous a dit que ça ne sera disponible que dans 1 an. Ca pose un problème pratique parce que pour l’instant, le terroriste lui n’attend pas que vous soyiez équipés pour commencer le combat” explique le président Kaboré.

    Enfin, le président burkinabé soutient que des efforts sont faits pour lutter contre la corruption et qu’il n’y aurait là, aucun empêchement justifiant la lenteur de la livraison par les partenaires, de l’aide promise au G5 Sahel.

    Vous pouvez écouter l’interview en cliquant sur l’image principale de cet article.

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  • Joseph Kabila resserre les rangs de sa majorité

    Joseph Kabila resserre les rangs de sa majorité

    -Un rappel des troupes suivi d’un message fort rapporté par ses protégés. Joseph Kabila a fait sa rentrée politique autour des membres du Front commun pour le Congo (FCC), mercredi, dans sa ferme privée de Kingakati. Au premier rang des revendications du clan de l’ancien président : la primature et le contrôle des assemblées, nationale comme provinciales.

    Pas un pas sans Joseph Kabila. C’est le message fort qu’ont relayé aujourd’hui les caciques du Front commun pour le Congo (FCC), après s’être réuni mercredi autour de leur chef. Et, fort de sa majorité au Parlement, le camp de l’ancien président revendique la primature, ainsi que le contrôle des assemblées, nationale comme provinciales.

    À l’issue d’une cérémonie solennelle, tous les présents – dont Emmanuel Ramazani Shadary, Modeste Bahati Lukwebo ou encore Évariste Boshab –  ont signé un « acte d’engagement » par lequel ils « réaffirment fidélité et loyauté »  à Joseph Kabila, qualifié d’« autorité morale ».

    Quelques jours après sa rencontre avec Félix Tshisekedi à la présidence, Joseph Kabila s’est pour sa part affiché en rassembleur dans son propre camp. Et même en médiateur, calmant les ardeurs de certains de ses cadres, dont Modeste Bahati Lukwebo, de l’AFDC et Alliés, qui a revendiqué lors de la rencontre la direction d’une institution.

    Le FCC, force politique incontournable

    « Toutes les majorités sont nôtres, au niveau de l’Assemblée nationale et au niveau des 25 provinces », s’est félicité auprès de Jeune AfriqueAubin Minaku, l’ancien président de l’Assemblée nationale sous Joseph Kabila. De fait, le camp Kabila, qui s’est mué en regroupement politique sous la bannière du FCC, compte environ 350 élus nationaux, et a remporté la majorité dans la presque totalité des assemblées provinciales.

    En face, l’actuel chef de l’État ne devrait pouvoir compter que sur les 59 députés de sa coalition, Cap pour le changement (CACH). Sans majorité parlementaire, Félix Tshisekedi est donc obligé de composer avec Joseph Kabila, dont des proches devraient, sauf surprise, être nommés au gouvernement et aux postes clés, à l’Assemblée nationale notamment.

    Force politique incontournable, le camp de Joseph Kabila n’entend pas se laisser exclure de la recomposition politique en cours à Kinshasa. Lambert Mende, ministre de la Communication toujours en poste tant qu’un nouveau gouvernement n’est pas nommé, assure même qu’il n’y a pas lieu pour Félix Tshisekedi de désigner un « informateur » pour l’aider à identifier les équilibres parlementaires en vue de la formation du futur gouvernement, « la majorité parlementaire étant connue ».

    Une coalition plutôt qu’une cohabitation ?

    Sauf que pour la coalition de l’actuel chef de l’État, Cap pour le changement, le Front commun pour le Congo (FCC), n’a pas de majorité parlementaire. « Le FCC n’a pas la majorité parce que le FCC n’est pas une réalité juridique, nous sommes favorables à une coalition et non une cohabitation », a répliqué Jean Baudouin Mayo Mambeke, membre de la coalition de Tshisekedi.

    « Au sortir des élections de 2018, aucun parti politique ni regroupement politique n’a réalisé la majorité parlementaire, c’est-à-dire 250 + 1. Normalement, si nous sommes sérieux avec nous-même, le président de la République doit nommer un informateur pour reconnaître une majorité qui se dégagera de ceux qui voudraient se mettre ensemble pour diriger le pays », précise-t-il.

    Du côté de Lamuka, la coalition qui a soutenu Martin Fayulu – candidat malheureux au scrutin présidentiel du 30 décembre dernier -, des critiques sont toujours formulées à l’encontre de Félix Tshisekedi, qu’ils accusent de ne pas avoir la main sur la gestion des affaires de l’État. « Le pouvoir de Tshisekedi a été négocié, il n’a aucun pouvoir. Le chef reste Joseph Kabila, c’est lui qui dirige », accuse ainsi Steve Kivuata, cadre de Lamuka joint par Jeune Afrique.

    Avec JA

  • Tshisekedi reverse 163.000 dollars au Trésor public

    Tshisekedi reverse 163.000 dollars au Trésor public

    -Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi, qui a fait de la lutte anti-corruption une de ses priorités, a marqué le coup en reversant au Trésor public 163.300 dollars, selon un document de la banque centrale de la République démocratique du Congo.

    Après sa première tournée en Angola, au Kenya et au Congo-Brazzaville, puis son déplacement au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la présidence de la République a procédé à un “reversement de frais de représentation“, indique un bordereau de la Banque centrale du Congo (BCC) en date du 19 février dont l’AFP a pris connaissance.

    Pendant les cinq dernières années du règne de l’ex-président Joseph Kabila, la Cour des comptes a toujours épinglé la présidence congolaise pour ses dépassements de crédits.

    En 2017, la présidence congolaise avait enregistré un dépassement de “185% des crédits alloués”, avait reconnu le ministre des Finances congolaises Henri Yav devant les députés.

    Dans son discours d’investiture le 24 janvier, M. Tshisekedi, avait qualifié la corruption de “fléau qui dévaste notre pays, ses institutions” et promis “une stratégie de lutte contre la corruption dans l’ensemble des rouages de l’administration publique”.

    Félix Tshiekedi, candidat à la présidentielle pour le Rassemblement et l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Bruxelles, Belgique, 18 mai 2018.

    Deux de ses partisans ont retiré leur candidat aux élections sénatoriales en dénonçant la corruption des députés provinciaux qui souhaitaient monnayer leur voix.

    La RDC a connu sa première passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance le 30 juin 1960 avec la proclamation de Félix Tshisekedi comme vainqueur de la présidentielle, succédant à Joseph Kabila.

    Cette première passation est contestée par l’autre candidat de l’opposition Martin Fayulu qui revendique la victoire et dénonce des résultats “fabriqués” par la Commission électorale.

    Avec VOA

  • Kikwit danse avec Fayulu et accepte Tshisekedi

    Kikwit danse avec Fayulu et accepte Tshisekedi

    -Les habitants de Kikwit, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, ont dansé mercredi soir avec l’enfant du pays, l’ex-candidat Martin Fayulu. Il est reparti en tournée pour contester les résultats de l’élection présidentielle proclamés il y a tout juste un mois.

    La contestation de Fayulu n’empêche pas ces mêmes habitants d’accepter pacifiquement, comme dans toute la RDC, la victoire de son rival, l’autre opposant Félix Tshisekedi, quatre semaines jour pour jour après son investiture.

    La grande ville du Bandundu, située à 550 km à l’ouest de Kinshasa, a accueilli en héros M. Fayulu, qui sillonne de nouveau la RDC après la campagne électorale pour remercier ses électeurs et demander “la vérité des urnes”.

    A Kiwkit, où des violences ont éclaté autour de l’annonce des résultats le 10 janvier, certains de ses partisans ont demandé “des armes” au “soldat du peuple”, qui revendique la victoire à la présidentielle du 30 décembre avec 62% des voix.

    “Meetings, sit-in et manifestations”, répond M. Fayulu, 62 ans, adepte de la “résistance pacifique”, avec en prime quelques pas de danse sur l’estrade à chacune de ses apparitions.

    Originaire du Bandundu par sa famille, M. Fayulu a appelé la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à publier un rapport sur les violences post-électorales à Kikwit.

    L'opposant Martin Fayulu lors d'un meeting à Butembo, Nord-Kivu, RDC, 15 février 2019. (Facebook/Michel Koyakpa)

    Fayulu appelle les habitants de Butembo à poursuivre le combat pour la vérité des urnes

    Ces violences, dont les traces sont encore visibles sur des édifices publics, ont fait plusieurs morts et des blessés, ont confirmé à l’AFP des victimes et leurs proches.

    Mais elles n’avaient aucune connotation “ethnique” ou “tribale” comme on a pu le redouter, ont insisté auprès de l’AFP plusieurs sources officielles et communautaires.

    – Aucun Luba visé-

    Plus précisément, aucun membre de la communauté Luba (celle de M. Tshisekedi), venue des provinces voisines du Kasaï, n’a été visé.

    “Les voisins ne se sont pas attaqués à nous”, affirme un responsable Luba, Baba Kalumba, 67 ans, dont 35 à Kikwit.

    Fayulu saist la Cour constitutionnelle samedi

    Fayulu contre-attaque

    “Il fallait qu’on donne à Fayulu sa victoire”, ajoute-t-il pour justifier la “révolte” des jeunes de Kikwit.

    Même si l’opposant de leur coeur n’a pas été proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle à Kinshasa, les habitants de Kikwit ont “pris acte”, comme diraient les diplomates, de la victoire de M. Tshisekedi.

    C’est lui qui incarne désormais l’espoir infini du “changement” après les 18 ans au pouvoir de son prédécesseur Joseph Kabila, dans une région qui manque de tout, à entendre ses habitants.

    “Les élections sont passées, maintenant avançons”, intervient Ange Mangangi, dont le fils, Victor Mawika, a eu le bras gauche fracturé dans les violences qui ont suivi l’annonce des résultats.

    “Dans le Bandudu, nous souffrons beaucoup. Il n’y a pas d’emploi. La majorité des enfants ne vont pas à l’école. Au delà de Kikwit, il n’y a plus de route”, détaille la mère de famille qui a voté Fayulu comme la majorité des habitants.

    Les chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC lors du sommet de la Double Troïka, à Luanda, Angola. 24 avril 2018. (Twitter/Présidence RDC)

    L’Afrique entérine la victoire annoncée de Tshisekedi

    “Que le président Tshisekedi fasse tout son possible pour que la population fasse confiance aux autorités. Il doit être le père de tous les Congolais. C’est à nous de l’aider pour que le pays avance”, dit-elle.

    – “On a changé d’entraîneur” –

    A Kikwit, la vie est encore plus difficile pour les 24.320 déplacés qui ont fui les violences au Kasaï en 2016-2018, et les milliers de Congolais expulsés d’Angola fin 2018.

    Ils ont tous échoué dans cette ville-carrefour qui ne compte aucune entreprise publique viable et où la “débrouillardise” est un mode de survie.

    “Les élections, c’est comme un match de foot, une équipe gagne, l’autre perd, et la vie doit continuer”, philosophe Daouda Kimukedi, un refoulé d’Angola.

    “On a un nouveau président,et nous devons tous l’aider à accomplir son projet”, poursuit-il.

    “Notre espoir aujourd’hui est que les choses s’arrangent avec l’arrivée du nouveau président Tshisekedi. Nous lui demandons d’ouvrir les sociétés pour créer de l’emploi, de ne plus laisser le pays entre les mains des ONG, que l’État fasse quelque chose pour tout le monde”, ajoute le chef-adjoint de quartier, Crispin Matshidi.

    Felix Tshisekedi, chef de la principale opposition congolaise, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), fait des gestes à ses partisans dans la municipalité de Limete, Kinshasa, le 24 avril 2017.

    Félix Tshisekedi proclamé président par la Cour constitutionnelle

    Pour lui, il n’est plus acceptable de voir une “petite minorité vivre dans l’aisance” alors “nous le peuple nous avons faim”: “On a changé d’entraineur, il faut aussi changer les joueurs”, dit-il en filant aussi la métaphore sportive.

    Comme l’ensemble de la région du Bandundu (divisé en trois provinces depuis 2015), Kikwit qui compte environ deux millions d’habitants, est dépourvu d’un système de distribution d’eau et d’électricité depuis au moins deux décennies.

    “Il suffit d’un peu de volonté politique pour qu’on ait tout ça. Avec le nouveau régime, nous croyons que tout ces problèmes seront résolus nous espérons que le président Félix Tshisekedi va prendre en compte toutes les revendications de la population de Kikwit”, estime le maire Léonard Mutangu Katonga.

    Il rapporte une information qui circule dans la presse congolaise: le nouveau président doit commencer dans le grand Bandudu une tournée dans l’intérieur de la RDC. Kikwit dansera-t-elle aussi avec Tshisekedi?

    Avec VOA

  • Bataille autour de l’aide humanitaire au Venezuela

    Bataille autour de l’aide humanitaire au Venezuela

    La situation humanitaire au Venezuela est plus qu’inquiétante avec l’isolement croissant du pays et l’aggravation de la crise politique.

    Dans ce pays, où le manque de médicaments est couplé à l’hyperinflation, les malades et les médecins vivent dans l’anxiété et l’incompréhension la polémique autour de l’entrée de l’aide humanitaire.

    “Je suis déprimée. Je veux pleurer parce que je viens ici pour ne rien faire et pour voir des patients qui arrivent avec de graves ennuis de santé. Mais nous ne pouvons pas les aider, cela me rend triste”, en témoigne Maria Esperanza Hernandez, médecin dans un hôpital.

    Situation alarmante dans les hopitaux

    Dans les hôpitaux publics, 90% des produits médicaux nécessaires font défaut et presque tous les laboratoires publics ont fermé.

    Ce constat alarmant a été dressé par une enquête conduite par  l’ONG “Médecins pour la santé”, conjointement avec le Parlement vénézuélien, unique institution contrôlée par l’opposition.

    Pourtant, les militaires fidèles au président Nicolas Maduro se disent déterminés à défendre l’intégrité territoriale du pays et à empêcher l’entrée de l’aide humanitaire américaine et brésilienne.

    L’Union européenne promet des aides

    De leur côté, les ambassadeurs d’Allemagne, du Royaume-Uni et de France ont rencontré mercredi matin (20.02.2019) le président autoproclamé Juan Guaido, à qui ils ont promis de l’aide. Martin Kriener, l’ambassadeur d’Allemagne à Caracas parle d’une situation difficile.

    “Au Venezuela, nous parlons plutôt d’une situation humanitaire complexe, provoquée par des actes humains. Non seulement Nicolas Maduro manque de la légitimité démocratique nécessaire pour faire de la politique, mais il nie aussi la situation humanitaire dans laquelle se trouve le Venezuela, ce qui a aggrave la crise.”

    Nicolas Maduro de plus en plus isolé

    “Les représentants du gouvernement ont voulu nous faire croire que la crise humanitaire n’est rien de plus qu’une invention et ils l’ont déjà fait à maintes reprises. En reconnaissant Juan Guaido comme président par intérim, l’Allemagne reconnaît en même temps l’autorité légitime du pays”, a déclaré Martin Kriener, l’ambassadeur d’Allemagne à Caracas.

    Les pays européens ont promis une aide humanitaire estimée à 18 millions de dollars et 70 tonnes de médicaments et de nourriture.

    Nicolas Maduro voit dans l’aide humanitaire les prémices d’une intervention militaire américaine et rejette la responsabilité des pénuries sur les sanctions de Washington.

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  • Les autres candidats de la présidentielle sénégalaise

    Les autres candidats de la présidentielle sénégalaise

    Idrissa Seck, 59 ans, l’homme du sérail 

    Idrissa Seck reconnaît “les mérites de ses prédécesseurs”

    Le candidat de la “Coalition Idy 2019” a su tirer parti du cercle fermé du pouvoir politique sénégalais avant de fonder son parti : le Rewmi.

    Sa boussole : la sauvegarde des intérêts du Sénégal et des Sénégalais. Il propose un projet politique inclusif et progressiste avec une relance effective des entreprises locales.

    Auditeur-consultant, il a une expérience avérée de la gestion des affaires publiques pour avoir occupé par le passé plusieurs hautes fonctions au sommet de l’Etat.

    Il n’est pas dans une logique de rupture avec le passé puisqu’il reconnaît “les mérites de ses prédécesseurs”.

    Ousmane Sonko, le candidat anti-système

    Ousmane Sonko veut réduire le train de vie de l’État

    À 44 ans, il est membre fondateur des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) et candidat de la “Coalition Sonko président. L’avenir, c’est maintenant”

    C’est le plus jeune des cinq candidats en lice.

    Cet expert en fiscalité propose de faire de l’accès au numérique un droit fondamental, de réduire le train de vie de l’État et de mettre fin à la politique d’allégeance à la France.

    Mais ses adversaires lui reprochent de manquer d’expérience politique pour une fonction de chef d’État.

    El Hadj Issa Sall, le sage

    El Hadj Issa Sal place l’humain au centre de sa campagne

    Âgé de 63 ans, cet informaticien de formation est député à l’Assemblée nationale.

    C’est le plus âgé des candidats à cette présidentielle, porté par le Parti de l’unité et du rassemblement (PUR).

    El Hadj Issa Sall met l’homme au centre de son programme. Ses actions porteront sur l’éducation, la formation, la réduction des inégalités, la bonne gouvernance et l’économie inclusive.

    Avec son slogan, “Le choix PUR, le vote utile”, il se veut en coalition avec le peuple sénégalais.

    Extrait audio à écouter ci-dessus : ce que pensent les Sénégalais des trois candidats

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  • RDC : une taxe minière suscite la polémique

    RDC : une taxe minière suscite la polémique

    Bruno Tshibala a pris cette décision en s’appuyant sur les conclusions du rapport d’une commission interministérielle.

    Une mesure étonnante alors que le gouvernement actuel gère les affaires de l’Etat dans l’attente de l’entrée en fonction de la nouvelle équipe. A ceci s’ajoute le fait que cette taxe ira sur le compte du Fonds de promotion de l’industrie, géré par des proches de Joseph Kabila.

    Selon le chargé de communication du Comité laïc de coordination, Jonas Tshiombela, l’actuel Premier ministre a outrepassé ses prérogatives car il doit se limiter à expédier les affaires courantes, en attendant la formation du nouveau gouvernement par le président Félix Tshisekedi.

    “Le président de la République est interpellé pour déjà annuler toutes ces mesures, attendre le gouvernement responsable qui peut engager l’État congolais, engager les dépenses. De pareilles décisions paraissent un peu confuses parce que nous avons déjà le Fonds de promotion de l’industrie. Et là, on créée une autre taxe. Ça risque d’asphyxier les investisseurs de notre pays”, explique-t-il.

    Une taxe ancienne ?

    Pour sa part, Jérôme Sekana, journaliste à l’Agence Galaxie Média en République démocratique du Congo, un média réputé proche du clan  Kabila, cette taxe n’est pas nouvelle. Elle figure déjà dans le code minier promulgué en mars 2018 par le président de l’époque, Joseph Kabila.  

    À l’en croire, “c’est une taxe que les miniers ont toujours payée. Elle est associée aux droits de douanes, c’est à dire que toutes les marchandises qui entrent en RDC, surtout à caractère industriel, doivent payer la taxe de promotion de l’industrie à l’importation. Si on ne paye pas cette taxe-là, la chaîne de financement des projets va s’estomper.”

    Plusieurs acteurs politiques de l’opposition et de la société civile critiquent eux aussi cette décision de Bruno Tshibala.

    Car, expliquent-ils, c’est le clan Kabila qui continue de tirer les ficelles sans la moindre réaction du nouveau président Félix Tshisekedi, dont la marge de manœuvre semble pour l’instant réduite.

    Albert Yuma dans le collimateur

    Les syndicats de l’entreprise minière publique Gécamines, Générale des carrières et des mines, ont pris mardi (19.02.2019) leur distance vis-à-vis d’un document signé par des salariés anonymes.

    Ce document mettrait  en cause leur Directeur Général, Albert Yuma. Ces salariés accusent M. Yuma, qui est l’un des proches de Joseph Kabila, de dilapider l’argent de l’entreprise dans les conseils d’administration, de ne pas redresser la production de cuivre et de cobalt, et de prendre des mesures anti-sociales. Ajoutons que le nom d’Albert Yuma est est régulièrement cité comme un possible futur Premier ministre.

    En réponse, le syndicat de la Gécamines a indiqué dans un communiqué que “contrairement à ce qui est affirmé grossièrement dans ce courrier (le mémorandum), l’agent Gécamines au plan social a été sans aucun doute l’agent le mieux traité de toutes les entreprises du portefeuille (de l’État) depuis l’installation de conseils d’administration fin 2010” .

    Et le communiqué des “syndicats représentatifs” de conclure, “la Gécamines est la seule entreprise de l’État à avoir mis en place un plan social de départ à la retraite (2015-2016)”.

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  • Les Sud-Africains attendent beaucoup des élections du 8 mai

    Les Sud-Africains attendent beaucoup des élections du 8 mai

    Les résultats de ces investigations ont été présentés mardi (19 février) à Johannesburg (Afrique du Sud).

    L’ONG AFRIC a utilisé plusieurs stratégies pour atteindre sa cible : sondages, groupes de discussion, entretiens avec des experts.

    Lesdits sondages ont eu lieu entre le 11 et le 20 octobre 2018 (2249 personnes interviewées) et entre le 29 janvier et le 8 février 2019 (1 501 interviewés).

    Au cours du mois de février 2019, l’ONG a touché particulièrement les jeunes âgés de plus de 18 ans et qui sont inscrits sur les listes électorales.

    Il ressort des résultats que 27,3% des personnes interrogées ont constaté des améliorations dans leur pays, depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel président Cyril Ramaphosa en février 2018, après la démission de son prédécesseur Jacob Zuma.

    63,3% d’entre eux ont constaté une baisse du prix des carburants au cours des derniers mois.

    49% des personnes interrogées se sont dites satisfaites des actions menées par Cyril Ramaphosa contre 31,3% qui ont eu du mal à se prononcer.

    Par ailleurs, 69,2% des sondés souhaiteraient que Cyril Ramaphosa soit élu à la tête du pays pour les cinq prochaines années lors des élections générales du 8 mai prochain, en raison de son pragmatisme et de son expérience.

    Cependant, il n’en demeure pas moins que des problèmes à résorber subsistent. Il s’agit entre autres du chômage, de la corruption, de la criminalité, de la toxicomanie et de l’alcoolisme.

    Au micro d’Eric Topona, le coordinateur de l’ONG AFRIC, Association for Free Research and International Coopération, Mikael Cheuwa, résume les grandes lignes des résultats de l’enquête menée.

    Cliquez sur la photo (ci-dessus) pour écouter l’intégralité de l’interview.

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  • La satire politique : “rire pour ne pas mourir”

    La satire politique : “rire pour ne pas mourir”

    Suite de notre série consacrée à la démocratie, avec aujourd’hui un entretien sur la satire politique, entendue comme un droit de critiquer les autorités en place.

    Pour en parler avec nous, l’artiste togolais Frédéric Gakpara. Ce comédien dirige le centre Denyigba à Lomé. Depuis une dizaine d’années, il s’est lancé dans le stand-up satirique. Il nous explique comment la liberté d’expression est garantie, dans certaines limites, au Togo.  

    Cliquez sur la photo pour écouter l’interview avec le comédien togolais Frédéric Gakpara.

    Vous pourrez retrouver en ligne des extraits de son spectacle “Le monologue du pénis”, ou de “La ligue des célibataires endurcis” sur les plateformes de diffusion vidéo habituelles.

     

     

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