Author: Don Kayembe

  • Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

    Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

    -L’artiste congolais est poursuivi pour des agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses.

    La justice française a requis une peine de sept ans de prison lundi à l’encontre de la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

    Le chanteur est poursuivi pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité et pour séquestrations. Des faits qui auraient été commis en région parisienne entre 2002 et 2006.

    Il comparaissait également devant le tribunal de Nanterre, près de Paris, pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

    Âgé de 62 ans, la star ne s’est pas présentée à son procès qui s’est tenu à huis clos lundi, alors qu’il est visé par un mandat d’arrêt en France. Deux hommes de mains, poursuivis pour complicité, étaient en revanche bien présents à l’audience.

    Initialement mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, Koffi Olomidé avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés et la procédure correctionnalisée.

    Les plaignantes l’accusent de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu’elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

    Les faits retenus par l’accusation en France se seraient déroulés notamment dans un pavillon de banlieue, à Asnières-sur-Seine, où l’artiste hébergeait les jeunes femmes. Privées de document d’identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24 heures sur 24 par trois hommes.

    Lorsque leur patron en exprimait le désir, l’un de ces gardes accompagnait les danseuses jusqu’à lui, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif. Et des gifles quand elles se débattaient.

    Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler.

    Les jeunes femmes avaient fini par s’échapper du pavillon une nuit de juin 2006, et avaient déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Elles ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

    Koffi Olomidé a précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu’il a appris qu’une inculpation, assortie d’un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre.

    Olomidé, Antoine Agbepa Mumba de son vrai nom, a déjà été condamné par le passé et brièvement écroué en 2016 pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses.

    La décision de la justice française sera connue le 18 mars.

    avdc VOA

  • Union Africaine: Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    Union Africaine: Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    • Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    -Le nouveau président de RDC, attendu à Addis-Abeba samedi 9 février, siégera pour la première fois devant ses pairs dans le hall Nelson Mandela lors de l’ouverture du sommet d’Addis-Abeba le lendemain.

    Un discours hautement symbolique, puisque c’est dans ce même siège de l’UA à Addis-Abeba que dix chefs d’États du continent avaient rédigé un communiqué conjoint faisant état de « sérieux doutes » sur la validité de son élection.

    Les chefs d’État africains ont, depuis, rétropédalé. Dans son discours d’ouverture du conseil exécutif, le 7 février, le président de la Commission Moussa Faki Mahamat a même « noté avec satisfaction le bon déroulement des élections et les transitions intervenues à Madagascar et en République démocratique du Congo ».

    Félix Tshisekedi va toutefois devoir renouer le lien entre son pays et l’UA, qui s’était particulièrement distendu sous la présidence de son prédécesseur, Joseph Kabila. Ce dernier, qui entretenait des relations tendues avec la quasi-totalité de ses voisins, ne se rendait presque jamais aux sommets de l’UA.

    Avec Jeune Afrique

  • Où en est la formation d’un nouveau gouvernement en RDC?

    Où en est la formation d’un nouveau gouvernement en RDC?

    -Président de la RDC, Félix Tshisekedi n’a pas encore nommé de Premier ministre. Le gouvernement sortant n’a pas démissionné et continue à expédier les affaires courantes. Le président, par le biais de son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, se montre particulièrement actif sur les dossiers urgents.

    A l’Assemblée nationale, personne n’a encore la tête au gouvernement. L’heure n’est qu’à la validation des mandats des nouveaux élus, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et surtout l’élection et l’installation des membres du bureau définitif de la chambre basse du Parlement.

    Il y a encore des préalables avant de connaître le prochain Premier ministre.
    Aucun gouvernement ne peut être formé avant que les équilibres ne soient déterminés.

    Tout dépend des négociations entre le Front commun pour le Congo, la plateforme de Joseph Kabila, et Cap pour le Changement du duo Vital Kamerhe-Félix Tshisekedi.

    Si un accord n’est pas rapidement trouvé, Félix Tshisekedi devra alors nommer un informateur dont le rôle sera d’identifier une majorité à l’Assemblée nationale de laquelle devra sortir le Premier ministre.

    Le nouveau chef de l’Etat pourra se passer de cette étape en cas d’accord entre lui et le camp Kabila qui revendique plus de 300 élus dans une assemblée d’environ 500 députés.

    « A ce stade, Félix Tshisekedi peut nommer un Premier ministre, mais ce dernier ne pourra être investi qu’après l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale »,  a expliqué un député proche du camp présidentiel.

    Dans tous les cas, formateur ou informateur, rien ne sera fait avant le sommet de l’Union africaine, précise l’entourage du président

    Avec RFI

  • Côte d’Ivoire: Guillaume Soro quitte la présidence de l’Assemblée nationale

    Côte d’Ivoire: Guillaume Soro quitte la présidence de l’Assemblée nationale

    -Dans un discours solennel, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne a déclaré ce vendredi qu’il quittait son poste. Une démission attendue et qui avait été annoncée il y a une dizaine de jours par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Les deux hommes auraient trouvé un terrain d’entente sur ce point après le refus du président de l’Assemblée nationale d’adhérer à son nouveau parti et alors qu’on lui prête des ambitions présidentielles pour 2020.

    Habitué aux cortèges d’énormes 4X4 noirs aux vitres fumées inhérents à sa fonction, c’est dans sa petite citadine italienne personnelle que Guillaume Soro a quitté vers 12h30, heure ivoirienne, l’Assemblée nationale. Comme attendu, il venait alors d’annoncer sa démission aux quelque 245 députés présents. Guillaume Soro a été largement applaudi au terme d’un discours d’une dizaine de minutes au cours duquel il a expliqué avoir eu deux tête-à-tête avec Alassane Ouattara sur son « positionnement idéologique par rapport au RHDP ».

    Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale depuis près de sept ans, était pressé de toute part par le RHDP ces derniers mois de « rendre le tabouret » s’il refusait d’adhérer au nouveau parti. « J’ai choisi de ne pas m’engager au sein du RHDP », s’est-il expliqué ce vendredi matin. « Je suis homme à croire davantage au jugement de l’histoire qu’au jugement des hommes », a-t-il ajouté, expliquant avoir accepté de laisser le perchoir pour éviter une crise institutionnelle majeure, et quitter ce poste pour « l’aventure de mes convictions ».

    Je veux laisser le souvenir d’un « homme de conviction »

    « Je veux que mes concitoyens retiennent de moi le souvenir d’un homme de conviction. Debout, je rends ma démission de président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. J’ai sacrifié mon poste pour la paix en Côte d’Ivoire. Me voilà ancien président de l’Assemblée nationale, simple député, et vice-président élu de l’Union parlementaire de la Francophonie », a encore déclaré l’ancien chef de la rébellion.

    Maintenant que sa position est clarifiée, Guillaume Soro va devoir battre le rappel de ses troupes en vue de la présidentielle de 2020 pour laquelle tout le monde lui prête des ambitions même si l’intéressé garde le silence.

    Avec RFI

  • Professeur Mbata: « devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme, MAFA et Lamuka seront déboutés »

    Professeur Mbata: « devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme, MAFA et Lamuka seront déboutés »

    -Le candidat président de la république Martin Fayulu n’obtiendra pas gain de cause en portant plainte contre la CENI à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples car la RDC n’est pas du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Dans une tribune, le Professeur André prédit la non-recevabilité de la requête de Lamuka.

    Comme à son habitude, le professeur Mbata s’est à nouveau distingué par une analyse scientifiquement appuyée au sujet d’une pertinente question d’actualité. Constitutionnaliste de renom, André Mbata désapprouve la démarche que la plateforme de l’opposant Fayulu a choisi d’entreprendre. Selon lui Lamuka n’avait qu’à se plier à la décision de la cour constitutionnelle.

    « En saisissant la Cour constitutionnelle, MAFA et Lamuka avaient déjà reconnu son autorité et choisi de se plier à sa décision! En approchant les instances africaines, ils confirment avoir pris acte de l’arrêt de la Cour qui les avait déboutés ».

    Pour le professeur de Droit, aucune juridiction continentale ne prendra le risque d’annuler un arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle d’un Etat membre étant donné que l’ensemble des pays membres ont reconnu l’élection du nouveau président.

    « Je ne vois pas la Commission africaine (dont les recommandations sont soumises aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA qui reconnaissent a présent FATSHI comme président de la RDC), encore moins la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples ordonner l’annulation de l’arrêt de la Cour constitutionnelle proclamant Félix Tshisekedi President de la RDC! »

    Par ailleurs le professeur déplore cette envie démesurée du clan Fayulu à vouloir à tout prix s’arroger la magistrature suprême et l’interpelle au sens patriotique..

    « Je refuse de croire que la soif du pouvoir les ait endurcis au point de les rendre insensibles et sourds à tout conseil, même si un tel conseil pouvait être gratuit comme nous n’avons pas cesse d’en prodiguer. »

    Le professeur Mbata remet en cause la qualité des avocats de la coalition Lamuka car pour lui, il est incompréhensible de faire une « totale confiance à des avocats qui avaient déjà cru que les déclarations “prophétiques” de la CENCO, les journaux de la RFI, de France 24, ou les éditoriaux de Jeune Afrique, Le Soir, La Libre Belgique, Le Monde et Financial Times valaient mieux que les procès- verbaux des résultats et constituaient des preuves irréfutables de la victoire de leur candidat que la Cour constitutionnelle n’avait qu’à proclamer ».

    Déjà, le professeur est convaincu que la requête de Martin Fayulu ne ramènera aucun succès suite à certains aspects lié à la nature de lien entre lesdites juridictions et la RDC.

    « S’ils saisissent la Cour africaine comme MAFA et Lamuka l’ont annoncé, cette Cour n’hésitera pas à les débouter et à déclarer la requête irrecevable pour au moins deux raisons. La première raison est que la RDC a simplement signe (9 sept 1999) mais n’est pas partie au Protocole de la Cour parce que notre pays ne l’a pas encore ratifié ni déposé son instrument de ratification auprès de l’UA. La seconde raison est que même si elle l’avait deja ratifié le Protocole de la Cour, la RDC n’est pas parmi les neuf pays qui ont déposé la déclaration prévue a l’article 34 (6) du Protocole autorisant la Cour a recevoir des requêtes émanant des individus (comme MAFA) ou des Ongs sous leurs juridictions », précise le professeur.

    En guise de recommandation, au lieu de s’aventurer dans ce nouveau périple juridique, le professeur Mbata suggère à Lamuka de ramener ces gigantesques « moyens financiers bien acquis » et les utiliser en faveur du peuple.

    « Si l’on dispose de tant de millions de dollars et d’Euros, pourquoi ne pas les utiliser autrement pour servir le peuple congolais que nous aimons tant au lieu de les jeter par la fenêtre dans la multiplication des procès perdus d’avance même dans l’entendement des personnes sans formation juridique? », s’interroge le professeur André.

    La coalition Lamuka du candidat malheureux aux dernières élections présidentielles Martin Fayulu conteste toujours l’élection du président Felix Tshisekedi et considèrent leur candidat comme « seul président de la république légitime ».

    Avec MEDIA CONGO PRESS
  • l’empire Kabila n’a rien à craindre de la succession au pouvoir

    l’empire Kabila n’a rien à craindre de la succession au pouvoir

    -On le dit riche à milliards. Joseph Kabila, l’ancien homme fort du Congo est désormais retiré du pouvoir, mais pas des affaires. L’empire familial qu’il partage avec une sœur et un frère n’a rien à craindre selon les observateurs. Un empire qui donne le tournis. 71 000 hectares de terres agricoles, une centaine de mines de diamants et 80 sociétés diverses.

    “L’assainissement du secteur minier, l’autre grand défi pour Tshisekedi” , titre la Deutsche Welle. Un défi en effet quand, de toutes parts, les observateurs mettent en avant la faible marge de manœuvre du nouveau président. Or, “assainir le secteur minier”, c’est clairement mettre aussi le nez dans les affaires de Joseph Kabila. Car le clan Kabila est un empire qui possède, entre autres, 96 permis d’exploitation de mines diamantifères. Et les soupçons d’enrichissement au détriment de la population sont nombreux. La richesse de Kabila en 2014 était estimée à 15 milliards de dollars.

    L’enquête très fouillée menée par le Groupe d’Etude sur le Congo, parue en 2017, révèle l’étendue de la fortune de l’ancien président et de sa famille. Un trésor amassé durant ses années de pouvoir.

    71 000 hectares de terres agricoles

    Selon ce rapport, “le ministère des Mines congolais a octroyé plus de licences d’exploitation minière à une société contrôlée par Jaynet Kabila, la sœur du président, que ne l’autorise le code minier du pays.”

    “Le président Kabila possède directement, et par le biais d’une entreprise lui appartenant ainsi qu’à ses enfants, plus de 71 000 hectares de terres agricoles. Deux entreprises, propriétés de la famille, ont des licences d’exploitation de mines de diamants en vigueur sur un territoire qui s’étend sur plus de 720 kilomètres le long de la frontière sud du Congo avec l’Angola.”

    Deux ouvriers parlent à côté de sacs de cobalt dans une usine de retraitement de Lubumbashi.
    Deux ouvriers parlent à côté de sacs de cobalt dans une usine de retraitement de Lubumbashi. (PHIL MOORE / AFP)

    “Jaynet Kabila, sœur du président et membre du Parlement, détient des parts dans l’un des plus grands réseaux de téléphonie mobile du pays tandis que son frère Zoé, qui est aussi député, possède des entreprises qui ont été engagées pour l’exploitation de certains des gisements miniers les plus riches du monde.” Ajoutons que la famille Kabila détient tout ou partie de 80 entreprises et sociétés.

    Réforme du code minier

    Et puis, la réforme du code minier congolais est le dernier acte majeur de la présidence de Joseph Kabila en 2018. Un nouveau code, où il est écrit qu’il s’agit de mettre fin “au manque de transparence et le faible profit retiré par l’Etat congolais de l’exploitation des substances minérales de son sol et de son sous-sol.”  En fait, au sein de l’opposition congolaise de l’époque, beaucoup doutent de cet acte de foi. Car “les mines étaient la machine à cash du régime Kabila”. Selon l’ONG Global Witness, il a profité d’une partie des 750 millions de dollars des revenus miniers qui ne sont jamais arrivés dans les caisses de l’Etat entre 2013 et 2015. Protéger l’avenir serait donc devenu le credo de Joseph Kabila. Ne pouvant, in fine, se succéder à lui-même, il aurait passé un “deal” avec Félix Tshisekedi pour partager le pouvoir.

    Partage du pouvoir

    Les partisans du candidat battu, Martin Fayulu, ont largement contribué à la propagation de cette thèse. Les discussions, après les élections, entre nouveau et ancien pouvoir, ont été interprétées comme des échanges de bons procédés. “Kabila n’a pas à dire : ‘Je veux telle personne, je ne veux pas de telle autre’. Ce n’est pas sa résidence privée, ni une affaire de famille, c’est une affaire d’Etat”, a déclaré à l’AFP Eve Bazaiba, une porte-parole de l’opposition. La réalité est sûrement plus terre à terre, comme l’explique Le Figaro“L’Etat, comme l’appareil sécuritaire, ont été totalement forgés par le président sortant, Joseph Kabila, et restent sans doute à sa main.” 

    “Ses chances de gouverner réellement seront certes très minces, mais cela ne signifie pas qu’il soit impossible de mitiger les nuisances de Joseph Kabila et l’hégémonie qu’il incarne”, écrit le site très virulent et très anti-Kabila, Congo Indépendant. Mais vouloir s’émanciper constitue pour Tshisekedi “un exercice périlleux pouvant conduire à sa déchéance politique voire à son élimination physique”, poursuit l’éditorialiste.

    Avec FranceInfo

  • Affaire Gbagbo: une longue bataille juridique à venir

    Affaire Gbagbo: une longue bataille juridique à venir

    -Acquittés le 15 janvier de crimes contre l’humanité commis suite à la présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont toujours détenus dans la prison de la Cour pénale internationale (CPI). Le 1er février, la chambre d’appel tiendra une audience sur leur éventuelle libération. Un simple épisode dans une procédure qui s’annonce encore bien longue.

    De notre correspondante à La Haye,

    L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé le 15 janvier aura ouvert la « saison quatre » d’une affaire dont tous les ingrédients sont ceux d’une série politico-judiciaire, tenant la Côte d’Ivoire en haleine depuis déjà huit ans. La « saison un » avait vu l’arrestation et le transfèrement à La Haye de l’ex-président ivoirien, puis du chef des Jeunes patriotes, en 2011 et 2013. La « saison deux » était consacrée à leur mise en accusation pour crimes contre l’humanité. La « saison trois » était dédiée au procès et l’audition des 82 témoins du procureur. Elle finissait sur un ultime rebondissement lorsque les avocats jugeaient inutile d’appeler des témoins à décharge, et demandaient l’acquittement.

    Le 15 janvier 2019 marque le début de la « saison quatre ». Deux des trois juges de la chambre de première instance décidaient d’acquitter les deux accusés. « Le procureur n’a pas démontré qu’il y avait un plan commun pour garder Laurent Gbagbo au pouvoir », déclarait à l’audience le président Cuno Tarfusser, il n’a pas prouvé que « les crimes ont été commis en vertu d’une politique d’Etat ciblant la population civile », et que « par leurs discours, les accusés ont incité au crime ». Les juges ordonnaient, le lendemain, la libération immédiate de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

    L’épisode trois de la « saison quatre » aura lieu lors d’une audience prévue le 1er février à La Haye. Après avoir prononcé leur acquittement, la chambre de première instance avait ordonné la libération immédiate des deux Ivoiriens. Mais le procureur faisait appel de cette libération, qui a été suspendue, le temps de trancher cet appel. Acquittés, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont donc toujours détenus à La Haye.

    Que se passera-t-il le 1er février ?

    L’épisode du 1er février ne devrait pas connaître de rebondissements particuliers. Les acteurs du procès défendront leurs arguments face aux juges. Pour le bureau du procureur, qui a fait appel de la décision d’acquittement, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé pourraient « prendre la fuite » s’ils étaient libérés, et ne jamais revenir à la Cour pour entendre le verdict définitif. Il demande donc que leur libérationsoit assortie de conditions restreignant leur liberté de mouvement et de parole.

    La représentante des 729 victimes enregistrées dans l’affaire, Paolina Massida s’oppose à une libération, assurant que les supporters des deux acquittés « pourraient menacer les témoins et les victimes qui ont déjà témoigné, et tenter de compromettre l’intégrité des procédures ». Les avocats des deux acquittés demandent la libération immédiate. L’avocat de Laurent Gbagbo, Emmanuel Altit, relève que « c’est la première fois dans l’histoire des juridictions pénales internationales qu’une procédure de discussion relative à la mise en liberté […] d’une personne acquittée prend autant de temps. »

    Quand sera rendue la décision ?

    La décision de la chambre d’appel devrait être rendue dans les jours suivant l’audience du 1er février. Les juges peuvent décider de confirmer l’ordonnance de libération immédiate, ou de renvoyer le dossier à la chambre de première instance. Le procureur leur demande néanmoins de trancher eux-mêmes la décision définitive.

    Si la Cour décide d’une mise en libération assortie de conditions, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé se verront remettre un document de voyage par la Cour et devraient, dans un premier temps, être pris en charge par les autorités néerlandaises, sur le territoire desquelles ils ne peuvent circuler librement. Les autorités du pays d’accueil – déjà contactées en amont par le greffe de la Cour – se verront notifier officiellement la décision. Les autorités belges ont accepté que Laurent Gbagbo puisse rejoindre sa seconde épouse et son fils en Belgique. Quant à Charles Blé Goudé, qui n’a pas de liens avec la Belgique, sa demande est en attente.

    Et après ?

    Une fois la question de la libération tranchée, bien des inconnues pèsent sur la suite du dossier. Le procureur va faire appel de l’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, mais ne pourra déposer son mémoire qu’après avoir obtenu la version écrite de la décision rendue le 15 janvier. Les juges avaient énoncé les raisons de leur décision dans ses grandes lignes, mais doivent désormais les motiver par écrit. Un travail qui pourrait encore prendre des mois.

    Ensuite, avocats et procureurs échangeront des mémoires écrits. Les juges de la chambre d’appel devront décider soit de confirmer l’acquittement, soit de renvoyer le dossier à une chambre de première instance, mais elle devrait être composée de nouveaux juges. Dans ce cas, l’affaire pourrait reprendre là où elle en était restée après l’audition des témoins du procureur, en janvier 2018. Si les juges estiment qu’il existe des éléments, les avocats devraient appeler leurs témoins à décharge. Il faudrait ensuite requérir et plaider. Et le verdict ferait sans doute l’objet d’un appel. Quels que soient les scénarios à venir, l’affaire Gbagbo – Blé Goudé devant la CPI est donc loin d’être refermée.

    Avec RFI

  • des partisans de Moïse Katumbi prennent acte de l’élection de Félix Tshisekedi

    des partisans de Moïse Katumbi prennent acte de l’élection de Félix Tshisekedi

    -En prenant acte de l’élection de Félix Tshisekedi, ce regroupement de partisans de l’opposant en exil Moïse Katumbi s’est démarqué de la position de la coalition électorale Lamuka, qui avait soutenu le candidat malheureux Martin Fayulu.

    « L’Alternance pour la République (AR) a décidé de prendre acte de l’investiture par la Cour constitutionnelle de M. Félix Tshisekedi Tshilombo en qualité de président de la République, chef de l’État, de la République démocratique du Congo », selon un communiqué publié mardi 29 janvier.

    Chiffres contestés

    Il s’agit du premier regroupement des partis proches de l’ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, à se démarquer de la position officielle de la coalition électorale Lamuka (« Réveille-toi », en lingala), dont Moïse Katumbi fait partie. Cette plateforme avait été mise en place en novembre à Genève pour soutenir la candidature de l’opposant Martin Fayulu, arrivé deuxième avec 34% à la présidentielle du 30 décembre, selon les chiffres officiels que ce dernier conteste toujours.

    Mais quelques heures après la naissance de Lamuka, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe avaient retiré leur signature de la coalition, initialement constituée de sept leaders de l’opposition, dont Moïse Katumbi et l’ex-vice président Jean-Pierre Bemba.

  • Le Président Félix-Antoine Tshisekedi reçoit les messages de félicitations

    Le Président Félix-Antoine Tshisekedi reçoit les messages de félicitations

    -Le Président Félix-Antoine Tshisekedi reçoit les messages de félicitations du Roi du Maroc, du Président russe et du Secrétaire général des Nations Unies

    Le Président de la République, Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo, a reçu tour à tour en audience, mardi en son cabinet de travail de la Cité de l’Union africaine, Mme Leyla Zerugi, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, MM.Rachid Agassani et Alexe L. Sentebov, respectivement ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires du Royaume du Maroc et de la Fédération de Russie, venus lui présenter les félicitation de ses homologues pour sa brillante élection à la présidentielle de décembre 2017.

    Mme Zerugi a déclaré à la presse au sortir de l’audience qu’elle venue présenter au Président Félix Tshisekedi les félicitations du Secrétaire général des Nations Unies pour sa brillante élection à la présidentielle de décembre dernier. Pour la haute fonctionnaire des Nations Unies en RDC, la MONUSCO, en tant que partenaire du gouvernement congolais, œuvre pour renforcer la Collaboration avec la RDC et l’accompagner dans ce processus durant une période exceptionnelle de l’histoire de ce pays.

    « C’est une étape extraordinaire depuis l’indépendance de la RDC », a dit Mme Zerugi, ajoutant qu’elle espère que dans cinq ans nous aurons la même perspective avec les nouvelles autorités. L’ambassadeur du Royaume du Maroc, lui, s’est félicité d’avoir été reçu par le Président Félix Antoine Tshisekedi. Il lui a, à cette occasion, présenté les félicitations du Roi chérifien, Mohamed VI, avant d’échanger sur des questions se rapportant sur le renforcement des relations entre Kinshasa et Rabat.

    A une question, le diplomate Chérifien a répondu que l’alternance telle qu’elle s’est passée en RDC est « une leçon et une fierté pour tout Africain », ajoutant que la RDC a prouvé en face du monde qu’elle a une maturité politique. C’est M. Alexey Sentebov, ambassadeur de la fédération de Russie en RDC, qui a clôturé ce ballet diplomatique. Il est venu transmettre les félicitations de son Président, Poutine, à son homologue congolais pour son élection à la tête de la RDC, a-t-il dit, ajoutant qu’ils ont, à cette occasion discuté des perspectives nouvelles pour de bonnes relations entre Kinshasa et Kremlin. Pour le diplomate russe, son pays avait toujours soutenu, au Conseil de sécurité des Nations Unies la souveraineté de la RDC, a-t-il conclu.

    Presse Présidentielle

  • les premières mesures sociales de Félix Tshisekedi

    les premières mesures sociales de Félix Tshisekedi

    -A peine proclamé cinquième président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi est confronté à une grogne sociale à laquelle il essaie de répondre avec son ancien colistier, qui est actuellement son directeur cabinet. L’enjeu pour Tshisekedi est non seulement d’agir rapidement mais aussi de marquer les esprits avec des décisions qui rencontrent directement les besoins de la population.

    Les premiers jours à la tête du pays ne sont pas de tout repos pour Félix Tshisekedi.

    Dimanche 27 janvier, soit trois jours après sa prestation de serment, les étudiants de l’université de Lubumbashi sont dans la rue. Ils manifestent contre la coupure de l’eau et de l’électricité ainsi que le réajustement des frais académiques. Ils font face à la police. Bilan officiel : trois morts. Le soir, Vital Kamerhe, directeur de cabinet de Tshisekedi, annonce que le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire sera entendu sur ces événements et que la mesure sur le réajustement des frais académiques a été également suspendue.

    Mardi 29 janvier, le transport en commun est paralysé à Kinshasa, la capitale. Les employés de la Société de transports du Congo (Transco) entrent en grève pour réclamer des arriérés de salaire. A la mi-journée, Vital Kamerhe rencontre la direction générale de cette société en présence des ministres des Finances et du Budget ainsi que de la délégation syndicale de l’entreprise.

    Le service de communication de la présidence annonce que Félix Tshisekedi a instruit la chaîne des dépenses publiques pour que soient libérés en procédure d’urgence les arriérés ainsi que tous les avantages revendiqués. Dans la foulée, les bus de Transco devraient reprendre le trafic dès ce mercredi 30 janvier.

    AVEC RFI