Author: Don Kayembe

  • Ligue des Champions : bonne opération pour le Bayern Munich

    Ligue des Champions : bonne opération pour le Bayern Munich

    Les Bavarois s’attendaient à vivre une soirée difficile à Anfield Road. Poussés par leur public, les joueurs de Liverpool se sont mis en évidence, mais ni Mohamed Salah (12ème minute) ni Sadio Mané (33ème) ne sont parvenus à tromper Manuel Neuer. Le Bayern, lui, aurait pu profiter d’un cadeau de Joël Matip, mais Alisson Becker veillait au grain.

    Kovac satisfait du résultat

    En seconde période, la rencontre a été plus physique et plus tactique. Il y a eu peu d’occasions à se mettre sous la dent. En fin de rencontre, Manuel Neuer est parvenu à maintenir le match nul grâce à un sauvetage sur sa ligne suite à une tête plongeante de Mané (85ème). Score final 0-0. Un résultat qui satisfait l’entraîneur du Bayern, Niko Kovac :

    Nous n’avons peut-être pas marqué, mais nous n’avons pas concédé de buts non plus. Nous jouerons le match retour à la maison, et je pense que ce sera un avantage, car nous allons évoluer devant 75 000 spectateurs qui voudront à tout prix que l’on se qualifie. Nous savons très bien qu’à ce niveau, ce sont les petits détails qui font les grandes différences. Mais nous verrons en temps voulu : maintenant, place à la Bundesliga.

    En fin de rencontre, les joueurs bavarois sont allés remercier leurs supporters pour leur soutien.

    Le Bayern Munich est toujours en course en Ligue des Champions, mais aussi en championnat : les Bavarois, qui sont à trois points du Borussia Dortmund, reçoivent le Hertha Berlin ce samedi. Une rencontre qui sera diffusée sur la DW.

    Lyon et le Barca dos à dos

    L’autre rencontre de la soirée opposait Lyon au FC Barcelone. Privé de son capitaine Nabil Fekir, l’Olympique Lyonnais a failli marquer suite à une frappe de Martin Terrier, déviée in-extremis sur sa barre par Marc-André ter Stegen (9ème). Par la suite, le Barca a dominé, mais à l’image de Luis Suarez, les Catalans se sont montrés trop brouillons dans le dernier geste. Score final 0-0. Tout se jouera au Camp Nou dans trois semaines, le 13 mars prochain.

    Anthony Lopes (ici face à Lionel Messi) a mis en échec le Barca à plusieurs reprises.

     

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  • Coup d’accélérateur pour la loi de programmation militaire au Burkina Faso

    Coup d’accélérateur pour la loi de programmation militaire au Burkina Faso

    Face à la menace terroriste, le Premier ministre burkinabè a présenté lundi (18 février) un ambitieux plan de sécurité. Christophe Dabiré a appelé ses compatriotes à “l’union sacrée” à travers, notamment, l’implication de la population dans la lutte contre la menace terroriste qui frappe le Burkina Faso.

    La capitale burkinabè a été frappée par plusieurs attentats depuis 2015, comme celui mené contre le QG de l’armée en plein centre, le 3 mars 2018

    Le chef de l’exécutif promet l’accélération de la loi de programmation militaire dotée d’un budget de 700 milliards de francs CFA pour les cinq prochaines années.  

    Le tout sécuritaire n’est pas la solution

    Ce nouveau plan de sécurité du gouvernement burkinabè se traduit entre autres par le repositionnement des forces de défense et de sécurité ou encore par un meilleur maillage du territoire dans le cadre du renforcement de la coopération régionale dans la lutte antiterroriste.

    Le gouvernement veut aider la jeunesse pour qu’elle ne se tourne pas vers les groupes extrémistes

    La sécurité, premier chantier du nouveau Premier ministre Christophe Dabiré ne sera néanmoins pas la seule réponse a apportée au péril djihadiste, selon Rémy Dandjinou, ministre porte-parole du gouvernement burkinabè.

    “Il y a un substrat d’inégalités, de frustrations, parfois un sentiment d’être abandonné dans certaines régions et cela, le gouvernement burkinabè l’a pris en compte. Il faut savoir que nous avons le programme d’urgence pour le Sahel qui consiste à doter les zones sahéliennes, les zones du nord et d’autres régions d’infrastructures et de chances pour que la jeunesse ne soit pas obligée  de se tourner vers certains  vendeurs d’illusions, certains chefs idéologiques au niveau de certains espaces.”

    Trois axes stratégiques

    Attention à ne pas commettre les mêmes erreurs que certains pays voisins ont commises dans la lutte contre le terrorisme, prévient Abdoulaye Niang, professeur de lutte contre l’extrême violence dans le grand Sahel.

    La force conjointe G5 Sahel mène des actions coordonnées avec l’armée burkinabè

    “Il faut un système de défense stratégique de la nation qui repose sur trois équations. Il s’agit de la défense civile et stratégique de la nation, la défense économique et stratégique de la nation et la défense militaire et stratégique de la nation. C’est au niveau de cette troisième équation que la loi de la programmation a sa place. Quand vous avez un tabouret à trois pieds, si vous vous asseyez sur un seul pied, vous passerez invariablement à l’échec.”

    La force militaire conjointe du G5 Sahel va aussi soutenir le Burkina Faso dans l’élaboration de ce nouveau plan de sécurité.

    “Nous nous coordonnons avec l’armée burkinabè pour mener des actions assez soutenues et assez ciblées des zones ou les groupes armés sévissent”, affirme Hanana Ould Sidi, commandant de la force conjointe du G5 Sahel. “Je pense que nous allons pouvoir sous peu obtenir des résultats importants pour la sécurisation de la zone.”

    En 2018, les attaques terroristes et les conflits intercommunautaires ont fait au moins trois cents victimes au Burkina Faso.

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  • Débat autour du rapatriement des djihadistes allemands

    Débat autour du rapatriement des djihadistes allemands

     Selon die tageszeitung, l’Allemagne est responsable de ses citoyens, qu’ils soient prix Nobel de la Paix ou terroristes.

    C’est d’ailleurs un argument que les autorités allemandes utilisent régulièrement pour justifier l’expulsion de délinquants étrangers dans leurs pays d’origine.

    Donc refuser d’appliquer ce principe à ses propres ressortissants serait faire preuve de double morale. D’autant que c’est en Allemagne que la plupart des jeunes djihadistes se sont radicalisés. Leur destin a donc à voir avec la société dans laquelle ils ont grandi.

    La Süddeutsche Zeitung évoque la possibilité de déchoir les djihadistes allemands de leur nationalité. Ce n’est pas si simple, car la Loi fondamentale est très stricte. Ainsi, un Allemand peut perdre sa citoyenneté s’il effectue son service militaire dans l’armée d’un État étranger sans le consentement de l’Allemagne.

    Jusqu’ici, l’Allemagne a traduit en justice des djihadistes pour des crimes commis sur le sol allemand

    L’État islamique n’en est pas un mais il s’est présenté comme un État. Et comme les combattants allemands ont rejoint cet État, les conditions pour une déchéance de nationalité pourraient être réunies.

    L’Allemagne pourrait servir d’exemple en montrant qu’elle prend au sérieux ses responsabilités, estime pour sa part la Frankfurter Allgemeine Zeitung. En rapatriant des ressortissants qui se sont rendus coupables de crimes, elle se présenterait non pas en tant que patrie de traîtres mais en défenseuse des valeurs du monde libre.

    Cela, précise le quotidien, inclut la présomption d’innocence, mais également le fait que chaque acte soit poursuivi et puni de manière appropriée.

    Les journaux commentent par ailleurs la démission de sept députés du parti travailliste au Royaume-Uni.  

    Karin Smith, une des sept députés travaillistes démissionnaires

    Le départ des sept députés travaillistes n’est qu’un début et c’est une catastrophe pour le parti, prévient la Süddeutsche Zeitung. La direction du Labour est soumise depuis longtemps – à juste titre – à une forte pression interne et à une colère croissante de ses membres.

    Jeremy Corbyn n’a pas de ligne claire face à Theresa May sur le Brexit

    Le parti n’a pas de plan clair pour le Brexit, de nombreux sympathisants reprochent à Jeremy Corbyn de faire le jeu de Theresa May en naviguant à vue. Le parti est aussi trop laxiste dans la lutte contre l’antisémitisme et le racisme dans ses propres rangs.

    Comment le parti va-t-il gérer cette défection? se demande die tageszeitung pour qui la crise pourrait avoir un impact plus grand que le Brexit lui-même sur le plus grand parti de gauche européen. Le journal rappelle que c’est surtout le souhait d’en finir avec l’ère de Tony Blair qui avait favorisé l’ascension de Jeremy Corbyn.

    Celui-ci avait marqué des points avec son image de père Noël débonnaire qui distribue des paroles sages et des cadeaux. Mais le Labour est aujourd’hui dirigé par des apparatchiks sans scrupule qui entretiennent un culte de la personnalité et répondent avec haine à tout point de vue discordant, déplore le quotidien.

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  • Il y a 100 ans, s’ouvrait le 1er Congrès panafricain à Paris

    Il y a 100 ans, s’ouvrait le 1er Congrès panafricain à Paris

    L’Allemagne venait de perdre la Première Guerre mondiale. Et en ce début de 1919 à Versailles, un traité de paix devait être négocié.

    À Versailles, les leaders des pays victorieux étaient là pour fixer les nouvelles règles internationales. C’est l’occasion qu’attendaient anticolonialistes et panafricanistes pour tenter de s’exprimer et faire avancer leurs droits. 

    Le père du mouvement de la négritude

    Et parmi les anticolonialistes et panafricanistes, un certain William Edward Burghardt Du Bois, un ardent militant de l’égalité raciale aux Etats-Unis.

    William Edward Burghardt Du Bois, un ardent militant de l’égalité raciale aux Etats-Unis

    Ce dernier avait un plan ambitieux qui faisait même douter certains de ses compagnons : rassembler des noirs d’Afrique, des États-Unis et d’autres régions du monde à Paris en vue d’assurer une présence africaine dans l’ordre mondial de l’après-guerre.

    Et pour Mamadou Diouf, professeur d’études africaines à la Columbia University à New York: 

    “Le congrès s’est tenu à Paris pour une raison simple. Il a été convoqué en marge de la Conférence de paix de Versailles. L’idée sous-jacente de cette très importante initiative des leaders noirs était que l’Afrique soit présente lors des discussions et que les problèmes africains soient pris en compte. Et donc que ces problèmes soient présentés par des noirs et que cette présence contribue à une présence africaine dans l’ordre mondial d’après la Première Guerre mondiale”, a déclaré Mamadou Diouf. 

    “Ce serait une honte pour plus de 200 millions de noirs dans le monde s’ils restaient sans voix et ne participaient pas à cette grande transformation du monde”, avait alors estimé l’américain Du Bois.

    Cet intellectuel, un des premiers noirs à être diplômé d’Harvard, considéré par certains comme le père du mouvement de la négritude, avait réussi son coup. 57 participants s’étaient réunis à Paris, 16 venus des États-Unis.

    Le rôle déterminant de Blaise Diagne

    L’un des soutiens de Du Bois était le député du Sénégal, Blaise Diagne, premier député noir à l’Assemblée nationale française.

    Lui qui avait aidé le gouvernement français à mobiliser des tirailleurs africains pendant la Première Guerre mondiale a convaincu Georges Clémenceau, le président du Conseil français des avantages qu’il pourrait tirer d’un tel congrès.

    Le rôle de Blaise Diagne a été déterminant d’après Andreas Eckert, professeur d’histoire africaine à l’université Humboldt de Berlin :

    “C’était difficile de faire venir des gens à Paris, c’était un défi pour les délégués des anciennes colonies ou les noirs d’Amérique du nord d’obtenir des passeports, et ce n’est que grâce à l’initiative et à l’influence de Blaise Diagne que le congrès a officiellement eu lieu” 

    Le Congrès a finalement eu peu d’effets. Ses résolutions étaient assez timides, même si au terme des trois jours les congressistes avaient formulé des revendications claires.

    Celles-ci incluaient l’auto-administration progressive des colonies africaines, la liberté d’expression, le droit à la terre et surtout à l’éducation. Mais les négociateurs à Versailles n’en ont aucunement tenu compte. 

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  • Tshisekedi n’a pas le contrôle du pouvoir, selon l’opposition

    Tshisekedi n’a pas le contrôle du pouvoir, selon l’opposition

    Le président congolais, Félix Tshisekedi, n’a toujours pas choisi son Premier ministre en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Il reste entouré par des proches de Joseph Kabila, dont la plupart sont frappés par les sanctions de l’Union européenne. Parmi eux, l’actuel ministre de l’Intérieur Henri Mova, ou encore Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale de renseignements.

    Donat Tshimboj, député de l’Alliance pour l’avenir, proche de Moïse Katumbi, estime que Félix Tshisekedi aura du mal à s’émanciper de l’emprise de l’ancien régime, toujours présent.

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  • Kenya: les images du léopard noir suscitent la polémique

    Kenya: les images du léopard noir suscitent la polémique

    -Ce sont des images rares : un léopard noir a été photographié et filmé au Kenya. Le spécimen, présent en Asie, a quasiment disparu d’Afrique. Il a été observé par le Britannique Will Burrard-Lucas au nord de Nairobi. Des images très importantes pour les scientifiques mais qui ont créé la polémique.

    Ce sont des images rares mais pas aussi inédites qu’on le pensait. Une équipe scientifique a publié des clichés et vidéos d’un léopard noir pris après trois mois d’expédition dans le comté de Laikipia l’an dernier. Cette femelle est atteinte de mélanisme, un gène causant un surplus de pigments. Mais ses taches naturelles sont toujours visibles, en caméra infrarouge.

    Des médias comme le National Georgraphic, CNN ou le Daily Mail ont alors affirmé qu’il s’agissait de la première observation du genre sur le continent depuis plus d’un siècle et des photos prises en 1909 en Ethiopie.

    « Apartheid naturaliste »

    Ces propos ont suscité la colère au Kenya. Le quotidien Daily Nation a republié des images prises par une de ses photographes en 2013. Le parc de Ol Ari Nyiro a, lui, diffusé un cliché pris en 2007. Mordecai Ogada a dénoncé un « apartheid naturaliste ». « Rien n’existe en Afrique jusqu’à ce qu’un Blanc le voie », a déclaré l’écologiste, ajoutant que son équipe avait vu un léopard noir en 2001.

    Will Burrard-Lucas, l’auteur des nouveaux clichés, a confirmé que beaucoup d’articles de presse étaient inexacts. Par la suite, CNN et le National Georgraphic ont modifié leurs textes. Polémique à part, ces nouvelles observations gardent une haute valeur scientifique pour aider les chercheurs à mieux comprendre cette espèce menacée et les conditions de sa survie en Afrique.

    Avec RFI

  • Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

    Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

    -L’artiste congolais est poursuivi pour des agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses.

    La justice française a requis une peine de sept ans de prison lundi à l’encontre de la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

    Le chanteur est poursuivi pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité et pour séquestrations. Des faits qui auraient été commis en région parisienne entre 2002 et 2006.

    Il comparaissait également devant le tribunal de Nanterre, près de Paris, pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

    Âgé de 62 ans, la star ne s’est pas présentée à son procès qui s’est tenu à huis clos lundi, alors qu’il est visé par un mandat d’arrêt en France. Deux hommes de mains, poursuivis pour complicité, étaient en revanche bien présents à l’audience.

    Initialement mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, Koffi Olomidé avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés et la procédure correctionnalisée.

    Les plaignantes l’accusent de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu’elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

    Les faits retenus par l’accusation en France se seraient déroulés notamment dans un pavillon de banlieue, à Asnières-sur-Seine, où l’artiste hébergeait les jeunes femmes. Privées de document d’identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24 heures sur 24 par trois hommes.

    Lorsque leur patron en exprimait le désir, l’un de ces gardes accompagnait les danseuses jusqu’à lui, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif. Et des gifles quand elles se débattaient.

    Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler.

    Les jeunes femmes avaient fini par s’échapper du pavillon une nuit de juin 2006, et avaient déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Elles ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

    Koffi Olomidé a précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu’il a appris qu’une inculpation, assortie d’un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre.

    Olomidé, Antoine Agbepa Mumba de son vrai nom, a déjà été condamné par le passé et brièvement écroué en 2016 pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses.

    La décision de la justice française sera connue le 18 mars.

    avdc VOA

  • Union Africaine: Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    Union Africaine: Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    • Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    -Le nouveau président de RDC, attendu à Addis-Abeba samedi 9 février, siégera pour la première fois devant ses pairs dans le hall Nelson Mandela lors de l’ouverture du sommet d’Addis-Abeba le lendemain.

    Un discours hautement symbolique, puisque c’est dans ce même siège de l’UA à Addis-Abeba que dix chefs d’États du continent avaient rédigé un communiqué conjoint faisant état de « sérieux doutes » sur la validité de son élection.

    Les chefs d’État africains ont, depuis, rétropédalé. Dans son discours d’ouverture du conseil exécutif, le 7 février, le président de la Commission Moussa Faki Mahamat a même « noté avec satisfaction le bon déroulement des élections et les transitions intervenues à Madagascar et en République démocratique du Congo ».

    Félix Tshisekedi va toutefois devoir renouer le lien entre son pays et l’UA, qui s’était particulièrement distendu sous la présidence de son prédécesseur, Joseph Kabila. Ce dernier, qui entretenait des relations tendues avec la quasi-totalité de ses voisins, ne se rendait presque jamais aux sommets de l’UA.

    Avec Jeune Afrique

  • Où en est la formation d’un nouveau gouvernement en RDC?

    Où en est la formation d’un nouveau gouvernement en RDC?

    -Président de la RDC, Félix Tshisekedi n’a pas encore nommé de Premier ministre. Le gouvernement sortant n’a pas démissionné et continue à expédier les affaires courantes. Le président, par le biais de son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, se montre particulièrement actif sur les dossiers urgents.

    A l’Assemblée nationale, personne n’a encore la tête au gouvernement. L’heure n’est qu’à la validation des mandats des nouveaux élus, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et surtout l’élection et l’installation des membres du bureau définitif de la chambre basse du Parlement.

    Il y a encore des préalables avant de connaître le prochain Premier ministre.
    Aucun gouvernement ne peut être formé avant que les équilibres ne soient déterminés.

    Tout dépend des négociations entre le Front commun pour le Congo, la plateforme de Joseph Kabila, et Cap pour le Changement du duo Vital Kamerhe-Félix Tshisekedi.

    Si un accord n’est pas rapidement trouvé, Félix Tshisekedi devra alors nommer un informateur dont le rôle sera d’identifier une majorité à l’Assemblée nationale de laquelle devra sortir le Premier ministre.

    Le nouveau chef de l’Etat pourra se passer de cette étape en cas d’accord entre lui et le camp Kabila qui revendique plus de 300 élus dans une assemblée d’environ 500 députés.

    « A ce stade, Félix Tshisekedi peut nommer un Premier ministre, mais ce dernier ne pourra être investi qu’après l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale »,  a expliqué un député proche du camp présidentiel.

    Dans tous les cas, formateur ou informateur, rien ne sera fait avant le sommet de l’Union africaine, précise l’entourage du président

    Avec RFI

  • Côte d’Ivoire: Guillaume Soro quitte la présidence de l’Assemblée nationale

    Côte d’Ivoire: Guillaume Soro quitte la présidence de l’Assemblée nationale

    -Dans un discours solennel, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne a déclaré ce vendredi qu’il quittait son poste. Une démission attendue et qui avait été annoncée il y a une dizaine de jours par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Les deux hommes auraient trouvé un terrain d’entente sur ce point après le refus du président de l’Assemblée nationale d’adhérer à son nouveau parti et alors qu’on lui prête des ambitions présidentielles pour 2020.

    Habitué aux cortèges d’énormes 4X4 noirs aux vitres fumées inhérents à sa fonction, c’est dans sa petite citadine italienne personnelle que Guillaume Soro a quitté vers 12h30, heure ivoirienne, l’Assemblée nationale. Comme attendu, il venait alors d’annoncer sa démission aux quelque 245 députés présents. Guillaume Soro a été largement applaudi au terme d’un discours d’une dizaine de minutes au cours duquel il a expliqué avoir eu deux tête-à-tête avec Alassane Ouattara sur son « positionnement idéologique par rapport au RHDP ».

    Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale depuis près de sept ans, était pressé de toute part par le RHDP ces derniers mois de « rendre le tabouret » s’il refusait d’adhérer au nouveau parti. « J’ai choisi de ne pas m’engager au sein du RHDP », s’est-il expliqué ce vendredi matin. « Je suis homme à croire davantage au jugement de l’histoire qu’au jugement des hommes », a-t-il ajouté, expliquant avoir accepté de laisser le perchoir pour éviter une crise institutionnelle majeure, et quitter ce poste pour « l’aventure de mes convictions ».

    Je veux laisser le souvenir d’un « homme de conviction »

    « Je veux que mes concitoyens retiennent de moi le souvenir d’un homme de conviction. Debout, je rends ma démission de président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. J’ai sacrifié mon poste pour la paix en Côte d’Ivoire. Me voilà ancien président de l’Assemblée nationale, simple député, et vice-président élu de l’Union parlementaire de la Francophonie », a encore déclaré l’ancien chef de la rébellion.

    Maintenant que sa position est clarifiée, Guillaume Soro va devoir battre le rappel de ses troupes en vue de la présidentielle de 2020 pour laquelle tout le monde lui prête des ambitions même si l’intéressé garde le silence.

    Avec RFI