Author: Don Kayembe

  • Burkina Faso : Chérif Sy, un critique de l’armée qui devient chef de l’armée

    Burkina Faso : Chérif Sy, un critique de l’armée qui devient chef de l’armée

    Son nom figure en première place du décret portant nomination du nouveau gouvernement. Moumina Chérif Sy, un temps pressenti à la primature, est un homme de confiance du président Roch Marc Christian Kaboré.

    Mais c’est un critique de l’armée qui devient chef de l’armée. Sa nomination intervient, qui plus est, dans un contexte où l’armée burkinabè n’est pas très populaire à cause des nombreux revers subis dans le Nord face aux djihadistes, depuis plusieurs années. Même s’il est le fils d’un général, jamais on ne l’a vu agir sur le front de la défense territoriale.

    L’ancien président du CNT

    Ce qui a surtout fait parler de Chérif Sy, c’est son passage à la présidence du Conseil national de la transition post-Compaoré. Le député Alexandre Sankara siégeait au sein de cet organe que présidait Chérif Sy. Il le présente comme “un homme d’action et d’engagement.”

    Alexandre Sankara en veut pour preuve, la réaction spectaculaire de Chérif Sy alors que le pays allait basculer sous la poigne de l’ex-Régiment de Sécurité Présidentielle. “Quand il était président du Conseil national de la transition, il y a eu le putsch du général Diendéré intervenu les 15 et 16 septembre. Chérif Sy a lancé l’appel à la résistance sur les ondes d’une radio clandestine qu’il avait créée“, se souvient le député. “Toute la hiérarchie militaire actuellement dans le pays, il la connaît. Ce sont ses amis, ses promotionnaires que son père a encadrés. De par ses fonctions aussi, il a un large réseau d’informations et de renseignements”, assure Alexandre Sankara.

     

    Des doutes malgré tout

    Les nombreux revers infligés a l’armée dans le nord du pays par les djihadistes ont entraîné le limogeage du chef d’état major des armées burkinabè. La société civile et l’opposition ont aussi exigé que les ministres de la Défense et de la Sécurité soient remplacés. C’est désormais chose faite.

    Pourtant, le chef du CDP, l’ex-parti au pouvoir, n’est pas satisfait de la nomination de Chérif Sy. 

    C’est sous son mandat que le Conseil national de la transition avait voté uneloi excluant des membres de ce parti des fonctions électives, leur reprochant d’avoir coopéré avec l’ex-président Blaise Compaoré dans son plan de changer la constitution pour se maintenir au pouvoir.

    Eddie Comboigo le président du CDP est ferme : “il a été président de l’Assemblée et il nous a laissé un triste passage en faisant voter une loi scélérate d’exclusion”, affirme-t-il dans une interview accordée à la DW. Il suggère alors, “que les Burkinabè comprennent que nous avons besoin l’un de l’autre. Et qu’il ne faut pas s’exclure. Car ça laisse des séquelles. J’ose espérer qu’au niveau du ministère de la Défense, le ministre Sy ne travaillera pas pour diviser les forces de défense et de sécurité”, conclut-il.

    Chérif Sy partagera les préoccupations sécuritaires du Burkina Faso avec un autre sankariste comme lui, Ouséni Compaoré, nommé ministre de la Sécurité. Journaliste de formation, Chérif Sy est le fondateur de “Bendre”, un des journaux d’investigations du pays.

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  • Beni a assisté sans avoir voté à l’investiture de Tshisekedi

    Beni a assisté sans avoir voté à l’investiture de Tshisekedi

    Le discours du président investi Félix Tshisekedi a été suivi par de nombreux habitants de Beni. Cérémonie retransmise sur un écran géant dans certains bars de la ville.

    A peine la cérémonie clôturée, certains habitants, qui se sentent déconsidérés par le fait qu’ils ont été privés de leur droit de voter à la présidentielle ainsi qu’aux législatives, ont exprimé leur frustration.

    “Nous voulons la paix. Il faut qu’il fasse tout pour que nous ayons la paix à Beni”, a lancé Francine venue suivre l’évènement. 

    Les priorités de Tshisekedi 

    Charles Kasereka Kalwahi est membre de la coalition Lamuka qui soutenait Martin Fayulu, le candidat malheureux mais préféré par de nombreux électeurs de la région. 

    Bien que déçu, il attend de “voir le nouveau président à l’œuvre, notamment sur la question sécuritaire et la lutte contre la nébuleuse ADF. La question sanitaire est aussi urgente avec l’épidémie d’Ebola qui n’est toujours pas sous contrôle”.

    Le principal défi qui attend le président Félix Tshilombo Tshisekedi dans la ville et le territoire de Beni reste en effet, le groupe rebelle Ougandais de l’ADF, accusé d’avoir tué des milliers de civiles dans cette région.

    Interrogé à ce sujet, Paluku Maneno, un des responsables de l’UDPS, le parti du président Tshisekedi, se veut rassurant. Pour lui, “Félix Tshisekedi va d’abord éradiquer l’insécurité avant de s’attaquer aux problèmes sociaux”.

    L’investiture de Félix Tshisekedi ne s’est donc pas traduite par des manifestations de joie dans les rues de Beni, une ville qui n’a pas pu voter lors de la présidentielle et qui, si elle l’avait fait, aurait sans doute voté pour Martin Fayulu selon des observateurs.

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  • Pourquoi la transition en RDC n’est pas démocratique

    Pourquoi la transition en RDC n’est pas démocratique

    Depuis le 30 juin 1960, date de l’accession du pays à l’indépendance, la transmission du pouvoir en République démocratique du Congo s’est toujours faite dans la violence.

    Rappel historique

    Le 24 novembre 1965, le premier président Kasa-Vubu est renversé par Joseph-Désiré Mobutu, lors d’un coup d’Etat militaire. Celui-ci subit le même sort le 17 mai 1997, renversé par une rébellion armée, (Alliance des forces démocratiques de libération) dirigée par Laurent-Désiré Kabila et soutenue par le Rwanda notamment.

    Laurent-Désiré Kabila se proclame chef d’État, avant d’être à son tour assassiné le 16 janvier 2001, par un  “kadogo” du nom de Rachidi, un simple soldat membre de sa garde rapprochée.

    Dix jours plus tard, le 26 janvier 2001, Joseph Kabila succède à son père assassiné. En 2006, il est élu président à l’issue des premières élections libres du pays.

    Alternance démocratique mais…

    Si la passation de pouvoir s’est faite cette fois sans effusion de sang, le politologue, Jean-Claude Félix Tchicaya,  chercheur à l’Institut Prospective et Sécurité de L’Europe (IPSE)  n’oublie pas tous les citoyens congolais qui sont morts alors qu’ils manifestaient pour exiger le respect de la Constitution par Joseph Kabila.

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    Jean-Claude Félix Tchicaya, chercheur à l’Institut Prospective et Sécurité de L’Europe (IPSE) : “n’oublions pas les citoyens congolais qui sont morts pour la démocratie.”

    On peut citer par exemple l’assassinat, le 25 février 2018, du jeune Rossy Mukendi Tshimanga dans la paroisse Saint-Benoît de Kinshasa.

    Élections sur fonds propres

    Dans son discours d’investiture, le nouveau président s’est réjoui de la bonne tenue des élections générales du 30 décembre. “Pour la première fois, notre pays a organisé sur fonds propres, sans la moindre contribution financière extérieure, une triple consultation électorale. Néanmoins, notre dispositif électoral mérite des ajustements appropriés. Nous saluons la contribution de différentes confessions religieuses de notre pays dans la consolidation du processus électoral, avec une mention particulière à l’Église catholique dont l’accord de la Saint-Sylvestre a été déterminant”, a déclaré Félix Tshisekedi.

    Des irrégularités

    Le processus électoral a été entaché d’irrégularités selon plusieurs observateurs. La Conférence épiscopale nationale (Cenco) a  estimé que les résultats du scrutin présidentiel ne correspondaient pas à la vérité des urnes. C’est pourquoi, elle a transmis un rapport détaillé de sa mission d’observation à la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Selon les estimations de l’Église catholique  Congolaise et celles du Groupe des experts sur le Congo (GEC) de l’université de New York, à partir de documents qui auraient fuité de la Céni, c’est Martin Fayulu qui a remporté l’élection présidentielle avec  60% des voix.

    Mais la Cour constitutionnelle a confirmé la victoire du leader de l’UDPS, l’Union pour la démocratie et le progrès social.

    “Le processus lui-même a été entaché d’irrégularités. En plus, il y a encore un doute qui persiste sur la vérité des urnes. On ne peut pas dire exactement si la volonté de changement exprimé par le peuple congolais a été respectée dans la proclamation des résultats”, déplore Alain-Joseph Lomandja, expert électoral congolais et ancien chargé des programmes de la Commission épiscopale justice et paix.

    La légitimité en question

    “Dans ces conditions, Félix Tshisekedi souffre d’un manque de légitimité”, redoute  Alain-Joseph Lomandja qui dit espérer que “s’il travaille pour le bien de la population, peut-être que cette question” sera vite oublée. “Mais s’il ne répond pas aux attentes des Congolais, alors ceux-ci sauront sans doute lui rappeler qu’il est mal élu”, conclut l’expert.

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  • Robert Sagna, l’artisan de la paix en Casamance

    Robert Sagna, l’artisan de la paix en Casamance

    La précampagne électorale bat son plein au Sénégal pour la présidentielle du 24 février. Et la paix en Casamance est au cœur des discussions.

    Dans cette région dans le sud du pays, des forums pour la paix sont organisés par Robert Sagna, l’ancien maire de Ziguinchor.

    Il compte organiser un dialogue entre des notables locaux et les combattants du  Mouvement des forces démocratiques de Casamance, le Mfdc.

    Le but est de convaincre ces derniers d’accepter de déposer les armes. Pour Robert Sagna, il est trop tôt pour faire le bilan de ces rencontres mais il est convaincu que la paix et la réconciliation en Casamance doit se bâtir au niveau local.

     

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  • Quatre matchs de suspension pour Moussa Wagué

    Quatre matchs de suspension pour Moussa Wagué

    Il y a quelques jours, l’international sénégalais, qui évolue avec l’équipe réserve du FC Barcelone, avait été exclu lors de la défaite face au SD Ejea (1-0). Alors qu’il voulait récupérer un ballon pour effectuer une touche, Wagué a été pris à partie par un spectateur, qui a proféré des insultes racistes à son encontre. Le Sénégalais s’en est alors pris au spectateur et l’a frappé au visage.

    Le joueur a présenté ses excuses sur Instagram. Malgré tout, Wagué a donc écopé de quatre matchs de suspension. En revanche, le spectateur raciste, lui, n’a pas été inquiété : aucune procédure, aucune enquête n’a été lancée contre lui. Le FC Barcelone a fait appel de cette décision.

    Le Real Madrid prend une option

    L’Espagne où on jouait hier soir la fin des quarts de finale aller de la Copa del Rey. Le Betis Séville (où évolue notamment le Camerounais Wilfrid Kaptoum) est allé accrocher l’Espanyol Barcelone (1-1), tandis que le Real Madrid a battu Girone 4-2. Les matchs retour auront lieu du 29 au 31 janvier prochains.

    Chelsea rejoint City en finale de la Ligue Cup

    En Angleterre, Manchester City connaît son adversaire en finale de la Coupe de la Ligue. Il s’agit de Chelsea, qui s’est imposé aux tirs au but face à Tottenham. Les Spurs qui avaient remporté le match aller 1-0 et qui étaient menés 2-1 lors du match retour. Or, en League Cup, la règle du but à l’extérieur ne compte pas : le match s’est donc poursuivi, et à 2-2 après 90 minutes de jeu, les deux équipes ont dû recourir aux tirs au but pour se départager. Et ce sont les coéquipiers de N’Golo Kanté qui ont tiré leur épingle du jeu et qui se sont imposés par quatre tirs au but à deux. La finale Chelsea contre Manchester City aura lieu le 24 février prochain.

    Une demi-finale Japon-Iran
    En Coupe d’Asie, le Japon a battu le Vietnam 1-0. En demi-finales, les Samurai Blue affronteront l’Iran, qui s’est défait de la Chine (3-0). Ce soir, la Corée du Sud affrontera le Qatar, qui compte dans ses rangs Almoez Ali, actuel meilleur buteur de la compétition (sept réalisations). De leur côté, les Emirats Arabes Unis, qui accueillent la compétition, seront opposés à l’Australie.

    Serdar Azmoun a permis à l’Iran de se défaire de la Chine.

    Bonifazio toujours leader

    En cyclisme, hier se courait la quatrième étape de la Tropicale Amissa Bongo, 113 kilomètres entre Mitzic et Oyem, au Cameroun. C’est le Lorrenzo Manzin qui a remporté cette étape, en 2h35’24”, devant Niccolò Bonifazio. Au classement général, l’Italien reste Maillot Jaune, avec 14 secondes d’avance sur Manzin. Aujourd’hui, place à la cinquième étape : 120 kilomètres entre Bitam et Mongomo, en Guinée-Equatoriale.

    Enfin en handball, place aux demi-finales des championnats du monde : à Hambourg, la France affrontera le Danemark cet après-midi. Une rencontre qui sera suivie par Allemagne-Norvège.

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  • Les Etats-Unis s’engagent à “travailler” avec Félix Tshisekedi

    Les Etats-Unis s’engagent à “travailler” avec Félix Tshisekedi

    -Les Etats-Unis se sont joints à l’Union africaine, à l’Union européenne et à la France en déclarant qu’ils sont prêts à travailler avec M. Tshisekedi, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle congolaise.

    La décision annoncée par Washington coupe court aux incertitudes qui planaient sur l’élection de l’opposant congolais malgré les accusations de fraude d’un autre opposant, Martin Fayulu.

    “Les Etats-Unis accueillent la validation par la Cour constitutionnelle congolaise de l’élection de Félix Tshisekedi en tant que nouveau président de la République démocratique du Congo”, a déclaré le porte-parole du département d’Etat américain Robert Palladino.

    La prestation de serment de M. Tshisekedi, qui va succéder au chef de l’État sortant Joseph Kabila, doit se tenir jeudi à Kinshasa.

    “Nous nous engageons à travailler avec le nouveau gouvernement de la RDC. Nous encourageons le gouvernement à inclure une large représentation des parties prenantes à la politique du Congo et à traiter les allégations d’irrégularités électorales”, a poursuivi M. Palladino.

    Martin Fayulu dénonce un “putsch électoral” orchestré, selon lui, par le président sortant Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, le premier opposant à remporter une élection présidentielle depuis l’indépendance du pays en 1960.

    Certains pays et organisations, dont la France et la Belgique, avaient fait part de leurs doutes quant à l’élection de M. Tshisekedi, déclaré vainqueur par la commission électorale congolaise.

    Avec BBC

  • l’UE prend acte de la victoire de Félix Tshisekedi

    l’UE prend acte de la victoire de Félix Tshisekedi

    -Que pense l’Union européenne de la victoire de Félix Tshisekedi ? Le sujet était au cœur ce mardi d’une réunion du Conseil européen à Bruxelles. Un rendez-vous prévu de longue date et très attendu aussi par tous ceux qui scrutent les réactions de la communauté internationale.

    Il y avait beaucoup d’attente évidemment avant cette réunion. D’autant plus que c’était un rendez-vous commun Union européenne – Union africaine avec des questions à l’ordre du jour sur la politique et la gouvernance. Si, à Bruxelles, on attendait une éventuelle position commune sur la RDC, c’est désormais la prudence qui domine. On prend note, on prend acte.

    Un rétropédalage ?

    La proclamation officielle par la Cour constitutionnelle à Kinshasa et la reconnaissance de ce résultat par des poids lourds de la scène diplomatique africaine, comme l’Afrique du Sud, voilà les deux éléments qui ont changé la donne. Certains accuseront les Européens de rétropédalage, mais la crainte d’être accusé d’ingérence dans les affaires intérieures du Congo semble dorénavant dominer.

    Etat de fait

    La proclamation de Félix Tshisekedi à la présidence de la République démocratique du Congo a créé un état de fait qui pousse les Européens à se démarquer de leur déclaration de la semaine dernière. Quant à leurs doutes ou à leurs demandes de publication de résultats plus cohérents avec les attentes, le ministre belge se borne à regretter un manque de transparence dans le processus.

    Dans l’ensemble, pour les Européens, l’heure est plutôt à la formulation d’un espoir de consensus national en République démocratique du Congo. Dans leur déclaration commune, les participants à cette réunion commune de l’Union européenne et de l’Union africaine insistent sur les défis à relever pour le nouveau président congolais en termes de société, de gouvernance, de sécurité et d’économie.

    RFI

  • La RDC attend l’investiture de Félix Tshisekedi

    La RDC attend l’investiture de Félix Tshisekedi

    -La République démocratique du Congo (RDC) est désormais dans l’attente de l’investiture de Félix Tshisekedi comme nouveau président du pays. La prestation de serment était prévue pour mardi, mais la cérémonie devrait plutôt se dérouler ce jeudi 24 janvier.

    En attendant l’investiture, les tractations se poursuivent sur la formation du gouvernement entre le FCC, la plate-forme de Joseph Kabila et Cach, celle de son successeur, Félix Tshisekedi. L’un des premiers actes du président Tshisekedi devrait être de nommer un « informateur », une personnalité qui doit chercher une majorité au sein de l’Assemblée. Une Assemblée qui, au vu des résultats des législatives, reste largement acquise à Joseph Kabila. Un informateur, c’est la procédure prévue par l’article 78 de la Constitution, quand le président a des difficultés pour trouver une majorité au Parlement et identifier un Premier ministre. Ce sera donc dans les prérogatives de Félix Tshisekedi. « C’est Cach qui y tient mais c’est juste une question de forme », assure un cadre du FCC.

    « On a une majorité compacte au FCC »

    Pour la plate-forme du sortant, Joseph Kabila, les quelques 350 députés fraîchement élus à l’Assemblée lui garantissent le poste de Premier ministre et l’essentiel des postes au gouvernement. Et ce, même si au sein du FCC, certains s’étaient inquiétés de voir ce week-end le ministre Bahati Lukwebo, autorité morale de l’AFDC, deuxième formation politique de l’ancienne majorité, rendre visite au nouveau président. « Il est normal que l’on consulte et qu’on se cherche des alliés », dit Thotho Mabiku, conseiller de Félix Tshisekedi. Bahati Lukwebo dément toute velléité de changer de bord. « On a une majorité compacte au FCC et le Premier ministre sera choisi par Joseph Kabila », assure le ministre Lukwebo.

    Fayulu toujours soutenu

    Mais quelle place sera réservée à Cach au gouvernement quand la plate-forme du nouveau président n’a qu’une cinquantaine de députés ? Cach essaie aussi de débaucher du côté de Lamuka, l’autre coalition de l’opposition qui a près d’une centaine de députés. Certains, comme Delly Sesanga et Claudel Lubaya, originaires des Kasaï, fief de Félix Tshisekedi, avaient déjà fait campagne pour lui. D’autres comme le Katangais Gabriel Kyungu, président du bureau provisoire de l’Assemblée, sont soupçonnés d’avoir opéré un rapprochement mais démentent.

    Tous sont des proches de Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, forcé de vivre en exil et silencieux depuis quelques jours. Du côté de Lamuka, on assure que lui, comme l’autre poids lourd, Jean-Pierre Bemba, soutiennent toujours leur candidat, Martin Fayulu.

    RFI

  • Présidentielle en Algérie, l’armée connaît déjà le vainqueur

    Présidentielle en Algérie, l’armée connaît déjà le vainqueur

    L’information est tombée ce vendredi (18.01.) : l’élection présidentielle en Algérie est fixée par décret au 18 avril 2019. Les Algériens sauront bientôt qui sont les candidats puisque la loi donne jusqu’au 4 mars aux prétendants pour déposer leur dossier.

    Le dossier le plus attendu est évidemment celui de l’actuel président Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, qui est fragilisé par un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu en 2013. Malgré les multiples appels à un cinquième mandat lancés depuis plusieurs mois par les personnalités de son camp, il n’a toujours pas fait part de ses intentions.

    Bouteflika, et de 5 ?

    En l’absence d’un positionnement clair de l’opposition, les Algériens s’acheminent une nouvelle fois vers un cinquième mandat de Bouteflika, estime l’universitaire Mustapha Bouchachi, ancien député et ancien président de la ligue algérienne de défense des droits de l’homme. Dans une interview accordée à la DW, il se dit persuadé que le président qui sera déclaré élu à l’issue de la présidentielle émanera de l’influence de l’armée, soucieuse de sa propre protection.

    Pour lui, l’opposition et la société civile algériennes sont réduites à leur plus petite expression du fait du pouvoir en place.

    Pour écouter cette interview, cliquez sur la principale image de cet article !

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  • La CPI ordonne le maintien en détention de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

    La CPI ordonne le maintien en détention de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

    L’annonce a été faite ce vendredi (18 janvier), par la chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI). “La détention de M. Laurent Gbagbo et de M. Charles Blé Goudé (ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes, ndlr) sera maintenue en attendant l’examen de l’appel” du procureur sur leur mise en liberté, ont décidé les juges à la majorité.

    Selon le communiqué de la Cour basée à la Haye, la chambre d’appel “a programmé une audience, le 1er février 2019, pour entendre d’autres arguments sur cet appel.”

    La procureure Fatou Bensouda de la CPI

    La crainte des procureurs

    En première instance, les juges avaient ordonné la mise en liberté immédiate des deux hommes suite à leur acquittement retentissant mardi (15 janvier).

    Cette remise en liberté a cependant été suspendue un jour plus tard suite à un appel de l’accusation. Les procureurs craignent que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ne comparaissent pas devant la Cour si leur présence est requise dans le futur.

    L’accusation a déjà affiché “son intention de faire appel” sur la décision d’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Cette démarche distincte pourrait prendre des mois.

    Le bâtiment de la CPI à la Haye aux Pays-Bas

    Rappel des faits

    En détention depuis plus de sept ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à son rival, l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara.

    Il avait finalement été arrêté en avril 2011 par les forces du président Ouattara, soutenues par l’ONU et la France. Il est le premier ancien chef d’Etat à avoir été remis à la CPI.

    L’annonce de son acquittement avait provoqué des scènes de liesse chez ses partisans en Côte d’Ivoire mais aussi un appel des autorités à “garder de la compassion pour les victimes”.
         

    Avec AFP

     

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