Author: Don Kayembe

  • L’extrême-droite allemande dans le viseur du renseignement

    L’extrême-droite allemande dans le viseur du renseignement

    Le Brexit et le “non” des députés anglais est évidemment à la Une de nombreux quotidiens allemands ce mercredi. Mais ce qui retient l’attention de la presse germanophone ce sont aussi des manifestations en Pologne et l’extrême droite allemande qui pourrait être mise sous surveillance par les services de renseignements. Une information communiquée ce mardi 15 janvier par l’Office fédéral pour la protection de la Constitution.

    “Ambitions anticonstitutionnelles”

    Une surveillance qui n’en est pas encore véritablement une. En fait, “les services de renseignements ont leur propre humour“, écrit la Frankfürter Allgemeine Zeitung pour tenter d’expliquer tout cela sans être barbant. “Avant de déclencher ce qu’ils appellent surveillance, il y a d’abord un “Vorhölle”, la marche en dessous en fait.” On surveille un peu, mais pas complètement encore.

    Pour l’heure, les services secrets ont des “indications factuelles d’ambitions anticonstitutionnelles” du parti, explique la Tageszeitung. D’où cette mise en garde, cette menace de surveillance élargie et la colère du parti d’extrême droite AfD et de son chef rapportée par la Süddeutsche Zeitung. “Alexander Gauland parle de pression politique” menée contre lui parle les services secrets, dit le journal.

    Insuffisant

    Enfin“, commente de son côté la Taz, “c’est une décision prise avec retard, car on sait depuis longtemps qu’une partie des membres de ce parti est contre l’Etat et son système”. “C’est un avertissement à toutes les forces extrémistes, un rappel des frontières du droit et un avertissement aux modérés de ne pas verser dans l’extrémisme“, ajoute la FAZ. “Un carton jaune“, dit la Süddeutsche.

    D’un autre côté, dit la Volksstimme, cette menace “va conforter la direction du parti dans un rôle qu’elle chérît : celui de martyr“. “Et ce n’est pas la surveillance qui fera changer les électeurs du parti d’avis“, renchérit la Taz. “Cette décision va donc dans le bon sens mais ne constitue pas un soupir de soulagement. C’est l’engagement de tous les démocrates qui est nécessaire“, conclut le journal.

    Recueillement contre la haine en Pologne

    “Stop à la haine”, lors d’un recueillement à Gdansk lundi soir.

    Et puis dans la presse aussi, encore des traces de l’extrémisme, en Pologne cette fois. Le maire de la ville de Gdansk dans le Nord du pays est mort lundi des suites d’une attaque au couteau. “Des milliers de personnes descendent depuis dans la rue pour mettre en garde contre un empoissonnement de la vie politique“, raconte la Taz, photo de centaines de personnes bougies à la main à l’appui.

    On se demande comme ça a pu aller aussi loin“, raconte aussi la FAZ. De l’étonnement, mais pas uniquement. “Sur place on n’hésite pas à mettre en scène un chef d’orchestre connu mais critique du pouvoir avec une étoile jaune“, déplore la Süddeutsche qui poursuit : “On dénonce les opposants comme des marionnettes de l’UE, des soutiens des homosexuels ou des migrants qui ruinent le pays. Le maire de Gdansk n’est que la première victime de ce climat de haine“.

    Alors que faire ? Peu de réponse dans la presse. “Lundi soir à Gdansk c’est l’émotion qui captivait pendant la diffusion d’une chanson : The Sound of Silence, le son du silence“, conclut la FAZ.

    Read More

  • Crainte de violences au Nigeria avant une élection entre personnes âgées

    Crainte de violences au Nigeria avant une élection entre personnes âgées

    L’élection présidentielle au Nigeria doit se tenir dans un mois, le 16 février. Elle va opposer deux hommes âgés dans un pays où la population est majoritairement jeune : le président sortant Muhammadu Buhari et son adversaire Atiku Abubakar. Le scrutin s’annonce serré entre les deux hommes, ce qui fait redouter de nouvelles violences en cas de résultat contesté. La peur des violences est aussi accrue suite aux campagnes précédentes, marquées par des scènes de violence.

    En cas d’une réélection de Buhari, celui-ci va dirigerait le Nigéria pour encore quatre ans. Il est à la tête du pays depuis 2015. Buhari a aujourd’hui 75 ans et est malade. Son adversaire, Atiku Abubakar, a 71 ans. L’ancien vice-président et homme de main de Buhari est par ailleurs soupçonné d’être impliqué dans des affaires de corruption.

    Lagos, plus grande ville du Nigeria et du continent africain.

    Instabilité toujours présente

    Le président sortant fait également l’objet de critiques. “Buhari n’a pas réussi à stabiliser le Nigéria“, estime par exemple Sophia Moestrup, directrice régionale de l’ONG National Democratic Institut (NDI). “La montée de la violence montre que Buhari a failli à sa mission. Il avait pourtant promis de ramener la stabilité dans le pays lors de sa campagne électorale. Les élections seront âprement disputées. Dans le passé il y a eu de la violence pendant les élections. Donc le sentiment qu’il y a aura de la violence demeure”

    Engagement de la jeunesse

    Pour tenter de ne pas en arriver à une telle situation, certains s’engagent sur place. La popularité de l’icône de la musique nigérianne 2face Idibia s’est accrue avec son slogan “voter plutôt que se battre“, surtout chez les jeunes. Le rappeur ne scande pas le slogan seulement quand il est sur la scène, mais il le fait aussi dans la vie de tous les jours. 2face Idibia participe ainsi aux campagnes de sensibilisation de différentes organisations de jeunesse pour des élections paisibles en 2019.

    Il reste que les élections de février vont être très serrées. Les experts évoquent un coude à coude entre le président actuel Muhammadu Buhari et son opposant principal Atika Abubakar. Le gouvernement d’Abuja se préoccupe à peine des questions liées à la jeunesse, a critiqué Moestrup, dans une interview accordée à la DW. Les deux tiers de la population nigériane sont des jeunes. 

    La crainte du terrorisme

    Recueillement non loin de Maduiguiri après une attaque de Boko Haram début janvier.

    Le manque d’éducation et de perspectives ainsi que le fort taux de chômage les poussent à intégrer des groupes terroristes comme Boko Haram. En plus, la classe dirigeante ne reflète pas les réalités du monde actuel. “Le Nigéria est composé majoritairement de jeunes. Or, deux hommes âgés veulent diriger le pays”, estime Rinaldo Depagne de l’ONG International Crisis Group (ICG). “L’offre politique est très restreinte. Buhari est malade, âgé de 75 ans, est veut briguer un second mandat. Son opposant est l’ancien opposant Abubakar, un riche homme âgé de 71 ans. Le pays est dirigé par des personnes qui ont du mal de comprendre le monde actuel”.

    La fin de la vague de violences dans le pays est loin d’être terminée. Selon Rinaldo Depagne les milices de Boko Haram deviennent de plus en plus puissantes et le conflit entre bergers et paysans va également se poursuivre en 2019. Il a fait à ce jour plus de 1300 morts.

    Read More

  • Nairobi, cible privilégiée des Shebab

    Nairobi, cible privilégiée des Shebab

    L’attaque avait provoqué un vent de panique mardi à Nairobi. Une attaque armée menée par des islamistes somaliens contre un complexe immobilier. Débutée vers 15h, elle aura durée près de 20h au total. Selon le président kenyan Uhuru Kenyatta, “tous les terroristes ont été éliminés“. Leur nombre n’a pas été précisé. Celui des victimes est connu : 14 morts et plusieurs blessés, un bilan encore provisoire.

    L’attaque revendiquée par les Shebab a ravivé des souvenirs au Kenya et en particulier dans la capitale, déjà frappée en 2013 par les islamistes somaliens lors de l’attentat du centre commercial Westgate.

    Une attaque “lâche

    Dans un communiqué à New York, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres “a condamné fermement” l’attaque. Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, l’a qualifiée de “lâche“.

    Deo Gumba, chercheur à l’ISS, l’Institute for Security Studies, à Nairobi, estime que cette nouvelle attaque prouve que la capitale kenyane reste une cible prioritaire pour les djihadistes. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur l’image au-dessus de cet article.

    Read More

  • Brexit : pour Berlin, la balle est dans le camp britannique

    Brexit : pour Berlin, la balle est dans le camp britannique

    Les propos du ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Mass, sur une possible réouverture des négociations, ainsi que la possibilité d’une initiative allemande préconisée par le président du groupe CSU au Bundestag, ont semé la confusion parmi les partenaires de Berlin.

    Mais ce mercredi l’Allemagne se range derrière l’Union européenne, tout en voulant préserver son partenariat avec le Royaume Uni, quelle que soit l’issue du vote de défiance de ce mercredi soir -les députés doivent se prononcer sur une motion de censure contre Theresa May- et les modalités de sa sortie de l’UE.

    Caricature d’Elkin pour la DW, montrant le désappointement d’Angela Merkel et la défiance d’Emmanuel Macron vis-à-vis de Theresa May en train de tenter de sortir du terrier européen.

    Oui au dialogue mais pas de nouvel accord

    Le message de Bruxelles est clair : l’Europe ne ferme pas ses portes à la discussion, mais l’accord sur le Brexit qui vient d’être refusé par le Parlement britannique n’est pas renégociable.

    Alors, pour éviter le chaos, Angela Merkel maintient sa volonté de trouver des arrangements avec Londres. “C’est pourquoi nous allons discuter demain (jeudi, ndlr) au Bundestag des lois proposées par le gouvernement fédéral qui pourraient s’appliquer en cas d’absence d’accord avec la Grande-Bretagne”, a déclaré la chancelière allemande à la presse, avant d’ajouter :“Nous avons du temps pour négocier mais nous attendons maintenant de voir ce que propose la Première ministre britannique.”

    Pour Angela Merkel, c’est à Theresa May de formuler des propositions

    La motion de censure comme une épée de Damoclès

    Le destin politique de Theresa May dépend de l’issue du vote de défiance organisé ce mercredi soir au Parlement britannique. Une majorité de députés devraient toutefois lui maintenir sa confiance, ce qui lui permettrait de présenter son “plan B” annoncé.

    Le chef du groupe conservateur au Parlement européen, l’Allemand Manfred Weber de la CSU, a lancé un appel aux responsables du Royaume-Uni en ces termes : “S’il vous plaît, s’il vous plaît, dites-nous enfin quelles sont vos intentions”.

    Un cavalier seul de Berlin en cas de “Brexit dur”?

    La crainte d’un Brexit sans accord, le 29 mars, demeure bien réelle d’après le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier. Le chrétien-démocrate estime que “cela sèmerait la confusion dans toute l’Europe” et aurait une incidence sur le taux de chômage et donc le niveau de vie des Britanniques.

    Le président du groupe CSU au Bundestag, Alexander Dobrindt, préconise de maintenir coûte que coûte le lien avec Londres, rappelant au passage que l’Union européenne est “constituée d’Etats“. Sous-entendu : “qui peuvent aussi négocier en bilatéral, en-dehors des rails européens“.

    Heiko Maas (SPD), ministre allemand des Affaires étrangères

    Heiko Maas rassure Bruxelles

    Le social-démocrate Heiko Maas, chef de la diplomatie allemande, a d’abord semé le trouble en déclarant à Strasbourg, durant la session plénière du Parlement européen cette semaine, que l’accord sur le Brexit pourrait être renégocié.

    Mais il a fini par se ranger derrière Bruxelles et la chancelière. Il attend désormais que Londres fasse le premier pas. Et pas question d’envisager pour l’instant de report du Brexit.

    Quant à la motion de censure au Parlement britannique, déposée par l’opposition travailliste, le ministre allemand n’est pas certain que de nouvelles élections au Royaume Uni soient une bonne idée à l’heure actuelle, comme il l’a exposé à nos confrères du Deutschlandfunk, etimant qu’un “renversement de Madame May compliquerait encore les choses parce que pour les négociations qui vont avoir lieu – c’est-à-dire les discussions prévues avec la Commission à Bruxelles – on a besoin d’un gouvernement britannique qui fonctionne. Et cela dépendra du vote des députés.”

    Les craintes des entreprises allemandes 

    Certaines entreprises, notamment dans l’industrie pharmaceutique, craignent un “effondrement des chaînes d’approvisionnement” en cas de Brexit désordonné, du jour au lendemain. Les secteurs les plus performants de l’industrie allemande – les machines-outils, l’automobile ou l’agroalimentaire – redoutent en effet un retour des barrières douanières.

    Le volume actuel des échanges entre l’Allemagne et le Royaume Uni est de 122 milliards d’euros.

    Le ministre chinois des Affaires étrangères a appelé ce mercredi à un développement “stable et ouvert du Royaume-Uni et de l’Union européenne” tout en ajoutant que, quelles que soient ses conditions, le Brexit “n’interfèrerait en rien dans les relations bilatérales de la Chine avec le Royaume-Uni ni avec l’Union européenne“.

    La Russie tient un discours similaire et annonce qu’elle ne se prononcera que lorsqu’elle aura “compris de quoi il retourne exactement“.

    Read More

  • Les députés disent “no” à un Brexit négocié avec l’UE

    Les députés disent “no” à un Brexit négocié avec l’UE

    432 voix contre, 202 pour. Après un large rejet au Parlement, l’accord négocié pendant de longs mois par Theresa May est désormais enterré. Mais la situation du Royaume-Uni avec l’Union européenne est loin d’être réglée.

    Pour Thomas Cole, représentant de la campagne People’s Vote, seul un second référendum peut désormais sortir le pays de cette crise.

    “Je pense que la prochaine étape est qu’il doit y avoir un vrai débat pour décider de consulter les électeurs de nouveau sur le sujet. Et je pense que les élus de tous les partis doivent être clairs : ce sont les électeurs qui ont commencé ce processus, c’est à eux de le terminer. Il nous faut un vote par référendum. Et pour cela, il nous faut étendre l’article 50.”

    Pour les militants du Brexit, la seule option est de mener à bien la sortie de l’Union, votée en juin 2016. “Nous avons voté pour quitter l’Union européenne, nous ne voulons plus rien avoir à faire avec elle”, assène un militant du “Leave”.

    “Et tous ces arguments sur le fait que l’Allemagne ne nous laissera plus acheter ses voitures, c’est n’importe quoi. Nous avons eu un référendum, mené par ce gouvernement conservateur, nous avons voté 52% contre 48% pour le retrait et nous attendons de quitter l’UE le 29 mars.”

    Crise de confiance

    Une vaste majorité de Londoniens se demande simplement s’ils peuvent encore faire confiance à leur classe politique. Une Londonienne néo-zélandaise s’indigne : “Je suis une citoyenne néo-zélandaise, un pays qui fait partie du Commonwealth, donc j’ai pu voter, mais bizarrement la raison pour laquelle j’ai le droit de vivre dans ce pays est parce que mon mari est un citoyen européen !”

    Elle dit souhaiter un deuxième référendum, tout en doutant que cela résoudra le problème. “Les divisions sont toujours les mêmes qu’en 2016. Rien n’a été expliqué. On ne nous dit pas la vérité sur ce qui va suivre”, s’inquiète-t-elle.

    La Première ministre Theresa May espère malgré tout conserver son poste et renégocier un accord avec Bruxelles. Elle devra avant cela faire face à un vote de défiance ce mercredi, demandé par le leader de l’opposition, Jeremy Corbyn.

    Qu’elle reste au pouvoir ou non, le Brexit est loin d’être une réalité.

    Read More

  • “Les victimes africaines ont besoin de la CPI”

    “Les victimes africaines ont besoin de la CPI”

    Le fondateur de “Africa Jom Center”, un think tank ouest-africain, Alioune Tine, expert indépendant sur les questions de droits de l’homme, revient sur l’acquittement prononcé par la Cour pénale internationale dans le procès contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ex-ministre Charles Blé Goudé.

    Tout en admettant la faible capacité de la CPI d’apporter les preuves de ses accusations, il ne doute pas de l’efficacité de cette juridiction. Cliquez sur l’image ci-dessus pour écouter ses explications. 

    Read More

  • L’ambiance à Abobo après l’acquittement de Gbagbo et Blé Goudé

    L’ambiance à Abobo après l’acquittement de Gbagbo et Blé Goudé

    Ce soir du mardi 15 janvier, chacun vaque à ses occupations dans la commune d’Abobo qui a connu des atrocités pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Abobo rime avec le commando invisible, le bombardement du grand marché et le viol de plusieurs femmes.

    Pour Ibrahim Cissé, un ex-combattant aujourd’hui converti à la mécanique, il faut tourner la page.

    “Ça me va droit au cœur. Parce que dans toutes choses, lorsqu’il y a des différends, on peut avoir la réconciliation. On souhaite que le pays aille de l’avant. On ne peut pas souhaiter que quelqu’un reste en prison éternellement. Oublions ce qui s’est passé. On ne peut pas rester sur ça seulement”, nous dit le mécanicien.

    Le pardon dans tous les cœurs

    Un peu plus loin, Nestor Kablan est posté à l’entrée d’une cours commune. Il a vu ses deux enfants mourir sous ses yeux, égorgés. Huit ans après son deuil, il conçoit difficilement que seul un camp ait été poursuivi par la justice.

    “Ils ont fait la guerre ensemble mais ils ont jugé une seule personne, un seul camp. Donc si on l’a libéré, c’est un Ivoirien il peut venir chez lui. Pas de problème. Moi, j’ai pardonné.”

    A quelques dizaines de mètres du grand rond-point d’Abobo, dans un maquis à ciel ouvert, quelques travailleurs prennent du bon temps. Mais ici, personne ne parle de politique. Car tous se souviennent encore de la triste histoire de la Côte d’Ivoire.

    “La Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et fils pour se construire. Il est même malsain de voir certains de ses fils en dehors du pays.”

    “Je ne souhaite pas que certains voient cela comme une victoire sur un camp, mais que tous les Ivoiriens se disent qu’on a trop souffert. Il faut y mettre fin.”

    “Vraiment, nous les Abobolais, tout ce qu’on peut dire c’est que tout ce que Dieu fait est bon.”

    Annonce au JT de 20h

    Sur la chaîne nationale, aucune déclaration officielle. Juste un reportage à Yopougon, fief de Laurent Gbagbo, et à Gagnoa, son village natal.

    “Allons-y maintenant à Gagnoa et dans la commune de Yopougon, où c’est la liesse populaire suite à l’ordre de mise en liberté de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Partisans et sympathisants ont envahi les rues tout en espérant que la libération de l’ex-président aura un impact positif et donnera un grand coup d’accélérateur au processus de réconciliation nationale”, a annoncé la présentatrice du journal télévisé.

    A Yopougon, comme à Abobo ou ailleurs, les populations sont unanimes : “Avec la libération de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, c’est un grand coup d’accélérateur qui sera donné au processus de réconciliation en panne depuis le début.”

    Mais avec l’intention des procureurs de la CPI de faire appel de la décision des juges, il est pour l’heure impossible de savoir si Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé reviendront en Côte d’Ivoire, et si c’était le cas, de donner une date.

    Read More

  • Open d’Australie : Frances Tiafoe surprend Kevin Anderson

    Open d’Australie : Frances Tiafoe surprend Kevin Anderson

    Le Sud-africain, tête de série numéro 5, a été éliminé dès le deuxième tour de l’Open d’Australie en quatre sets par le tout jeune Américain Frances Tiafoe.

    A 20 ans, il est l’un des grands espoirs du tennis mondial.

    Né aux Etats-Unis de parents sierra-léonais, il est l’un des rares joueurs noirs du circuit ATP qui n’a connu que deux vainqueurs de Grand Chelem noirs dans son histoire : l’Américain Arthur Ashe et le Franco-camerounais Yannick Noah. 

    Roger Federer, vainqueur du tournoi à six reprises

    Dans les autres résultats importants de la nuit : victoire de Roger Federer face à Daniel Evans en trois sets (7/6, 7/6, 6/3).

    Ça passe aussi pour Tomas Berdych et Marin Cilic.

    Chez les dames, pas de problème pour Caroline Wozniacki, Sloane Stephens ou encore Caroline Garcia.

     

    Andy Murray proche de la retraite ?

    Andy Murray après sa défaite au premier tour

    L’ancien numéro 1 mondial britanique, battu en cinq sets lundi par l’espagnol Roberto Bautista Agut, a confirmé que ce match était sans doute le dernier de sa carrière.

    Handicapé par une grave blessure à la hanche depuis quelques saisons, il ne peut pas se déplacer correctement et souffre terriblement.

    Andy Murray doit subir une lourde opération pour améliorer sa situation.

    Il doit juste décider du moment adéquat. S’il se fait opérer dans les prochaines semaines, sa carrière sera terminée.

    “J’ai deux options et la première est de prendre quatre mois et demi, puis de jouer un dernier match à Wimbledon. Sinon, le match de lundi était mon dernier. Si je continue avec l’opération, alors je ne jouerais plus. Je suis au courant de ça,” a-t-il déclaré. 

    “C’est la décision que je dois prendre si je veux améliorer ma qualité de vie. Je ne jouerai plus mais je souffrirai moins. Je pourrai de nouveau faire des choses normales, comme marcher et mettre des chaussettes, ce genre de choses:”

    Handball : la Tunisie proche du second tour

    Timothey N’Guessan (FR) à la lutte avec Steffen Weinhold (ALL)

    Le choc du groupe A entre la France et l’Allemagne a donné lieu à un match nul (25-25). Les deux équipes sont cependant qualifiées pour le second tour.

    Dans le groupe C, la Tunisie a enregistré sa deuxième victoire en battant l’Arabie saoudite (24-20). En attendant le dernier match, les Tunisiens sont 3èmes de la poule et donc qualifiés pour le tour suivant.

    Enfin dans le groupe D, l’Egypte a gagné son premier match face à l’Argentine (22-20). Défaite en revanche pour l’Angola face à la Suède (37-19).

    Pour les deux représentants africains de cette poule, la qualification est compromise puis qu’ils ne sont actuellement classés que 4ème et 5ème.

    Read More

  • La Cour constitutionnelle de RDC examine le recours de Martin Fayulu

    La Cour constitutionnelle de RDC examine le recours de Martin Fayulu

    La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a débuté, ce mardi 15 janvier à Kinshasa, les audiences des contentieux électoraux de l’élection présidentielle. Elle devra statuer sur les recours de deux candidats : Martin Fayulu et Theodore Ngoy, qui contestent les résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante proclamant Félix Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des suffrages.

    Ce mardi, la première audience concernait le dossier déposé par le candidat de la plateforme Dynamique de l’opposition, Martin Fayulu. Elle a duré quatre heures au palais de justice de Kinshasa, en l’absence de ce dernier.

    Vidéo → La Cour constitutionnelle de RDC examine le recours de Martin Fayulu

    Dans leurs plaidoiries, les avocats de Fayulu affirment que les résultats provisoires publiés par la Céni sont différents de ceux affichés par elle-même devant les bureaux de vote, au soir du scrutin. Les avocats de Martin Fayulu demandent donc à la cour d’exiger le recomptage des voix. “Vous avez entendu qu’il existe des bureaux de vote, qui jusqu’à présent n’ont pas encore transmis les résultats“, explique Maître Innocent Segihobe, l’un de ces avocats. “Il y a de quoi croire qu’on risque donc d’assister à une annulation ou à un recomptage des voix“, selon-lui. 

    Viol de la constitution

    Les avocats du candidat Martin Fayulu souhaitent aussi que la Cour constitutionnelle déclare que la Céni a violé la constitution en n’organisant pas les élections dans quatre circonscriptions.

    Mais pour la défense de Felix Tshisekedi, candidat provisoirement élu, la cour devrait déclarer non fondé le recours du candidat Martin Fayulu pour vice de forme. “Il est vraiment impossible de faire un recomptage des voix sur le plan technique, on dépasserait tous les délais“, assure Maître Kayembe, l’un des 38 avocats représentant l’UDPS a cette audience. “La demande sera donc rejetée“, veut-il croire. 

    “Impossibilité technique” de la Céni

    La Céni convoquée en tant qu’experte pour éclairer la Cour constitutionnelle affirme qu’elle est dans “l’impossibilité technique”  de procéder au recomptage des voix dans le délai d’une semaine.

    Pour sa part le ministère public a plaidé pour l’irrecevabilité de la plainte de Martin fayulu pour “défaut de qualité”. La décision a été mise en délibéré en fin de journée.

    Read More

  • Acquittement de Gbagbo et Blé Goudé : joie de Simone Gbagbo

    Acquittement de Gbagbo et Blé Goudé : joie de Simone Gbagbo

    C’est la joie, c’est une décision que j’attendais depuis le début“, déclare ce mardi Simone Gbagbo. L’ancienne première dame de Côte d’Ivoire réagit, devant la presse, à l’acquittement de son mari, Laurent Gbagbo. 

    Lire aussi → Acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé : l’essentiel

    Ma conviction était faite, le président Laurent Gbagbo n’est pas coupable de tout ce dont on l’accusait, aujourd’hui la vérité est proclamée par les juges eux-mêmes“, a dit Simone Gbagbo vers son domicile. Un lieu où les partisans de Laurent Gbagbo affluent ce mardi pour faire la fête. 

    Vous retrouvez une vidéo sur notre site d’ici quelques minutes. 

    Read More