Author: Don Kayembe

  • Acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé : l’essentiel

    Acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé : l’essentiel

    Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été acquittés ce mardi de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI). Une cour basée à la Haye aux Pays-Bas qui a aussi ordonné la remise en liberté de l’ancien président de la Côte d’Ivoire et de l’ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes. Mais cette remise en liberté des deux accusés est suspendue jusqu’à mercredi 16, afin de laisser le temps à l’accusation de répondre à la décision rendue par la Cour. 

    Que reprochait-on aux deux accusés ? 

    Le procès des deux hommes avait débuté en janvier 2016. Ils étaient jugés de quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Des faits qui s’étaient déroulés pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

    À l’époque Laurent Gbagbo refusait de céder le pouvoir à l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara (il avait finalement été arrêté en avril 2011 par les forces du président Ouattara, soutenues par les Nations unies et la France, avant d’être remis à la CPI). Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois. 

    Pourquoi un acquittement ? 

    Charles Blé Goudé

    Les deux hommes ont toujours plaidé non coupable.  Leurs avocats demandaient un non-lieu total en octobre dernier, estimant “insuffisants” les éléments de l’accusation pour prouver les charges “au-delà de tout doute raisonnable“.

    Ce mardi un juge a expliqué que cette décision avait été prise à l’unanimité car “l’accusation ne s’est pas acquittée de la charge de la preuve conformément aux critères requis” par la justice internationale.

    Sont-ils déjà libres ?

    La Cour a donc demandé la remise en liberté des deux hommes. Mais la mise en liberté des deux accusés est suspendue jusqu’à mercredi, afin de laisser le temps à l’accusation de répondre à la décision des juges. Le procureur pourrait aussi faire appel, ce qui pourrait suspendre la remise en liberté.  

    Quels sont les réactions ? 

    Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé se sont pris dans les bras sous les applaudissements de leurs sympathisants présents dans la tribune publique de la salle d’audience. 

    À Gagnoa, la ville natale de Charles Blé Goudé, un journaliste de l’agence France Presse, évoque la liesse sur place. “Libéré, libéré“, ont crié quelque 200 personnes réunis d’abord dans une salle puis sur un stade de foot. 

    Lire aussi → Acquittement de Gbagbo et Blé Goudé : joie de Simone Gbagbo

    Dans un tweet, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président congolais, a salué la décision. En juin l’an dernier, il avait été lui aussi acquitté, après une première condamnation à 18 ans de prison pour des crimes commis par sa milice en Centrafrique entre 2002 et 2003.

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  • La CPI acquitte Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

    La CPI acquitte Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

    Le juge Cuno Tarfusser de la Cour pénale internationale a suspendu l’audience jusqu’à demain, pour laisser le temps à l’accusation de de répondre à la décision. La remise en liberté des deux est donc suspendue également.

    Fatou Bensouda n’a pas convaincu les juges. La procureure de la CPI peut introduire un recours d’ici mercredi

    Le procureur peut encore introduire un recours.

    L’ancien chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, le leader du mouvement de Jeunesse du FPI (Galaxie patriotique) et ancien ministre de la Jeunesse, comparaissaient devant la Cour pénale internationale pour répondre de “quatre chefs de crimes contre l’humanité perpétrés dans le contexte des violences post-électorales en Côte d’Ivoire”.

    Charles Blé Goudé bientôt libre

    La CPI a décidé de les acquitter.

    Les partisans des deux prévenus ont été rappelés à l’ordre par le juge : en apprenant le verdict, des réactions dans le public ont troublé l’énoncé du verdict.

    Le procès s’était ouvert le 28 janvier 2016 devant la CPI à La Haye.

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  • La Cour constitutionnelle va trancher en RDC

    La Cour constitutionnelle va trancher en RDC

    Les deux candidats ont respectivement introduits des requêtes auprès de la cour constitutionnelle.

    L’un, exige l’annulation de la présidentielle tandis que l’autre, demande la suspension de la proclamation des résultats définitifs en attendant l’organisation des élections à Beni, Butembo et Yumbi.

    Les localités où les scrutins ont été annulés à cause de l’épidémie d’Ebola et l’insécurité.

    Martin Fayulu, membre de la coalition Lamuka arrivé deuxième, lors de la présidentielle a introduit son recours la semaine dernière auprès de la Cour.

    Les arguments de Fayulu

    Dans sa requête, il spécifie que selon les procès-verbaux et fiches des résultats en sa possession, il a recueilli deux millions de voix plus que celles qui lui ont été attribuées par la CENI.

    Et pour le juriste, Georges Kapiamba, “s’il arrive à démontrer avec preuve à l’appui que c’est lui qui a eu plus de voix, la Cour peut statuer dans le sens d’une annulation de la décision de la CENI et le proclamer comme président de la république élu. Mais s’il ne fournit pas assez de preuves, sa requête sera déclarée recevable mais non fondée”.

    Un autre argument présenté par le candidat de Lamuka est l’écart de voix entre Felix Tshisekedi et lui. Pour Martin Fayulu cet écart de voix serait lié à l’annulation des votes dans les territoires de Beni, Butembo et Yumbi, soit 1. 359.000 personnes privées de vote.

    “La décision prise par la CENI dans la forme actuelle, est une décision administrative et par conséquent, la Cour constitutionnelle devra se déclarer incompétente”, a estimé Georges Kapiamba.

    L’autre décision très attendue de la Cour constitutionnelle est le recomptage des voix.

    “C’est prévu dans la loi que les juges peuvent ordonner le recomptage des voix, lorsque par exemple l’ordre d’arrivée est disputé”, selon Georges Kapiamba de l’Association congolaise pour l’accès à la justice.  

    En attendant l’audience publique, les différentes parties impliquées dans le processus préparent soigneusement leurs argumentaires.

     

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  • Football: le Maroc veut organiser la CAN-2025

    Football: le Maroc veut organiser la CAN-2025

    Le Royaume chérifien voulait organiser la Coupe du monde 2026, une compétition que le comité de la FIFA a attribuée au trio Etats-Unis, Canada et Mexique. 
    Qui peut le plus, peut le moins, le Maroc était pressenti pour accueillir la CAN-2019. Mais selon le quotidien “Al Akhbar” qui cite la Fédération marocaine de football, le Royaume chérifien a refusé d’accueillir cette compétition pour ne pas entrer en conflit avec les autorités camerounaises à qui la Confédération africaine de football CAF ne faisait plus confiance.

    La Guinée prioritaire pour accueillir la CAN-2025

    Naby Keita et ses coéquipiers célèbrent le but guinéen

     

    Le Maroc compte déposer son dossier pour l’édition 2025 en attendant que la CAF se prononce justement sur le potentiel dont dispose la Guinée pour organiser cet évènement. 
    Au cas contraire, le Maroc est prêt à accueillir la CAN-2027, mais là aussi, la candidature marocaine fera face à celles du Sénégal, de la Gambie et de la Mauritanie.

    Le tirage au sort de la finale de la Ligue des nations UEFA 

    Les matches de demi-finales opposeront le 05 juin le Portugal à la Suisse, à Porto. Le 06 juin, les Pays-Bas affronteront l’Angleterre à Guimaraes, toujours au Portugal.

    Le match pour la 3e place ou la petite finale, se tiendra le 09 juin à Guimaraes, la grande finale se déroulera le même jour mais dans la ville de Porto.

    Le Rallye Dakar-2019: 26% des cas d’abandons

    C’est-à-dire 84 abandons sur un total de 331 participants. Un nombre calculé pourtant au terme de la 5e étape de cette course qui était lundi à sa 7e étape.

    Parmi les causes qui compliquent la course, les dunes de sable au Pérou où se déroule d’ailleurs cette compétition. 
    Au terme de la 7e étape, le Qatari Nasser Al Attiyah et le Français Matthieu Baumel sont provisoirement en tête. Ils concourrent sous la marque Toyota.
     

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  • Ali Bongo de retour provisoirement au Gabon

    Ali Bongo de retour provisoirement au Gabon

    Ali Bongo est retourné dans son pays, une semaine après la tentative de coup d’Etat du 7 janvier. Il est absent de son pays depuis le 24 octobre dernier suite à un accident vasculaire cérébral, AVC.

    Depuis son hospitalisation à Ryad en Arabie Saoudite, les rumeurs n’ont cessé de courir sur son état de santé, certains n’hésitant pas à le donner mort.

    Il a fallu plusieurs semaines avant que les autorités de Libreville ne reconnaissent que le président Bongo avait fait un AVC, et plusieurs semaines avant que des images de ce dernier ne soient diffusées.

    Sa seule apparition télévisée, lors des traditionnels vœux de la Saint Sylvestre, a été enregistrée depuis le Maroc où il fut transféré début décembre pour y poursuivre sa convalescence.

    Le président Ali Bongo sera présent à la cérémonie de prestation de serment des 38 membres de son nouveau gouvernement ce mardi au palais présidentiel de Libreville.

    C’est ce qu’a confirmé Alain-Claude Bilie-By-Nzé, ministre d’Etat chargé des sports dans le nouveau gouvernement. Ecoutez l’interview en cliquant sur l’image.

    La prestation de serment du nouveau gouvernement intervient quatre jours après la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale, après huit mois sans députés.

     

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  • 2018, année particulièrement meurtrière au Burundi

    2018, année particulièrement meurtrière au Burundi

    La conclusion de l’ONG “Forum pour la conscience et le développement” (Focodé) est sans équivoque : l’année 2018 a été particulièrement violente au Burundi. Focodé a initié en 2016 une campagne de dénonciation des cas de disparitions forcées dans ce pays en crise.

    Ndondeza sans réponse

    La campagne, dénommée “Ndondeza” (en français “où sont-ils”) s’adresse aux autorités burundaises et à la communauté internationale. Pour la seule année 2018, l’ONG Focodé dit avoir recensé 28 cas de disparition forcée auxquels le pouvoir répond par le silence.

     

    Les victimes seraient en majorité des militants de l’opposition mais aussi des membres du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd. L’ONG vient de clore une semaine de communication sur sa campagne. Son président Pacifique Nininahazwe indique que les autorités burundaises n’ont jamais prouvé le contraire des accusations portées contre elles.

    Pour écouter l’interview avec Pacifique Nininahazwe, cliquez sur l’image principale de l’article !

    En plus des 28 cas de disparition forcée recensés par Focodé en 2018, s’ajoutent une vingtaine d’autres cas documentés la même année. L’ONG indique avoir documenté, depuis le début de la campagne Ndondeza en 2016, au total 107 cas de disparitions forcées. Mais selon Pacifique Nininahazwe, ce chiffre serait largement en-dessous du nombre réel de disparitions dans le pays.

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  • Élections générales en RDC : la contestation grandit

    Élections générales en RDC : la contestation grandit

    C’est ce mardi 15 janvier 2019 que la Cour constitutionnelle va démarrer à Kinshasa l’examen des différents recours portant sur l’élection présidentielle du 30 décembre dernier. Plusieurs candidats malheureux  des élections législatives et provinciales ont déposé des recours en annulation ou en contestation de ces résultats. C’est donc pour éviter une crise post-électorale que plusieurs institutions sous régionales, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) ont demandé tour à tour à la Céni de recompter les voix.

    Selon Edgar Lungu, le président en exercice de la SADC, un “recomptage de voix permettrait de rassurer à la fois les vainqueurs et les perdants”. Une position qu’a aussi adoptée Denis Sassou Nguesso, le président du Congo voisin, et par ailleurs président en exercice de la CIRGL.

    Cette avalanche de pression est pourtant saluée par le candidat de la coalition Lamuka (ndlr, Réveillez-vous en langue linguala), Martin Fayulu.

    Cependant, sans la remettre en question, l’analyste politique et économique congolais, Al Kitenge estime que cette posture n’est pas réaliste :

    “Je ne crois pas que ça soit réaliste quand vous regardez les difficultés logistiques qu’il y a dans le pays. Si on doit refaire cet exercice, il faut compter éventuellement un mois pour être en mesure de faire les choses dans l’ordre, ce que la Céni n’a pas été capable de faire. Est-ce que le processus a été  transparent dès le début? La réponse est non. Pourquoi, voulez-vous qu’il soit transparent de manière spectaculaire à la fin?”

     

    Compilation des bulletins non achevée

    En plus de deux candidats malheureux à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 (Martin Fayulu et Théodore Ngoy), plusieurs candidats aux scrutins législatifs nationaux et provinciaux dénoncent de nombreuses irrégularités. Si la Céni a publié avant l’échéance prévue les résultats de ces élections, certains candidats de l’opposition, bien qu’élus, ont regretté que les compilations des bulletins de vote n’étaient pas achevées au moment de la publication des résultats provisoires.

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    Juvénal Munubo Mubi (UNC) : “La Céni a envoyé les résultats par clés USB”

    “La Céni a relevé les résultats sur la base des clés USB des machines à voter. Donc c’était une sorte de transmission électronique des résultats. La transmission électronique des résultats, si c’est ce qui a été appliqué, on devrait en faire part aux parties prenantes comme le dit la loi électorale”, a soutenu Juvénal Munubo Mubi, réélu à Walikale dans le Nord-Kivu, pour le compte de l’UNC, l’Union pour la nation congolaise de Vital Kamerhe.

     

    Le pouvoir accuse l’opposition

    Du côté Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie du président sortant Joseph Kabila, c’est un autre son de cloche. François Nzekuye, député réélu du territoire de Rutshuru du PPRD, accuse les candidats de l’opposition d’avoir été en accointance avec certains groupes armés.

    “C’est plutôt nous qui devons dénoncer les irrégularités à Rutshuru (ndlr un des territoires du Nord-Kivu). Parce que la moitié du territoire est occupé par des groupes armés qui ont empêché aux candidats de la majorité d’accéder à ces parties du territoire pour y battre campagne. Et ils ont imposé à la population de ne voter que pour les candidats de l’opposition”, a-t-il expliqué à la DW.

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    François Nzekuye : “les groupes armés nous ont empêché de battre campagne”

     

    Les religieux montent au créneau

    Restée discrète jusqu’à présent, l’Église du Christ au Congo affirmé ce lundi prendre acte des résultats contestés de l’élection présidentielle du 30 décembre en RDC.

    La principale force protestante du pays, et qui a déployé 10.000 observateurs électoraux le jour du scrutin, demande aux juridictions compétentes de “dire le droit” sur les différents contentieux électoraux en vue, dit-elle, de garantir la paix sociale.

    Avant elle, l’influente Église catholique qui avait déployé 40.000 observateurs avait aussi mis en doute les résultats que la Céni a publiés.

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  • Richard Grenell, l’ambassadeur pas comme les autres

    Richard Grenell, l’ambassadeur pas comme les autres

    Et ce lundi le Handelsblatt publie l’intégralité de la lettre. Elle débute ainsi : “Comme vous le savez, les Etats-Unis sont ferment opposés au gazoduc Nord Stream 2”. Le diplomate fait savoir son “inquiétude quant au comportement agressif de la Russie, notamment l’utilisation par Moscou des ressources énergétiques comme levier politique et économique.” 

    Il parle de la sécurité pour l’Ukraine, par où le gaz passe actuellement et qui, sans gazoduc, serait à la merci de Moscou. “Nous insistons sur le fait que les entreprises qui opèrent dans le domaine des pipelines pour l’exportation d’énergie russe s’engagent dans des activités qui comportent un risque significatif de sanctions.”  L’ambassadeur ajoute qu’il en va de la réputation des entreprises allemandes.

    “Lex Grenell”, la loi Grenell, commente la Süddeutsche Zeitung. “Richard Grenell aime se comporter comme un homme politique. Le rôle du diplomate ne lui suffit pas”. 
    Le journal rappelle les débuts fracassants de cet ambassadeur pas comme les autres. L’envoyé de Trump avait donné une interview au site d’extrême droite nationaliste Breitbart News l’été dernier pour y déclarer qu’il soutiendrait des conservateurs en Europe qui se soulèvent contre les élites. 
    De la “Postdiplomatie” avait à l´époque titré Die Zeit en appelant le gouvernement à montrer à l’ambassadeur américain “quelles étaient les limites à ne pas dépasser”.

    Sur le front économique aussi ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis “se permettent” ce genre de manœuvres, explique la Süddeutsche Zeitung. “Quand ils ne pouvaient pas convaincre les acteurs politiques européens de ne pas faire d’affaires avec l’Iran, ils ont également menacé les entreprises européennes de sanctions.” Pour le quotidien, certes “le projet Nord Stream 2 fait débat parce qu’il devrait augmenter la dépendance de l’Allemagne vis-à-vis du gaz russe mais les décisions reviennent aux gouvernements européens et allemands et non pas à Washington et encore moins à leurs ambassadeurs.”

     

    Cellule d’extrême droite au sein de la police allemande

    De la lettre d’intimidation politique de l’ambassadeur américain, on passe à la lettre de menaces de mort qu’a reçue en Allemagne une avocate allemande d’origine turque qui avait notamment défendu une victime du groupe terroriste d’extrême droite allemand NSU. 
    Elle s’appelle Seda Basai Yildiz. Signé NSU 2.0 du nom de ce groupe, le langage est on ne peut plus crû. On y menace “d’arracher la tête à sa fille”, de s’occuper “comme il se doit de son équipe de mangeurs de döner kebab”.

    L’avocate avait déjà été la destinataire d’une lettre signée NSU 2.0 en décembre. L’enquête avait alors mené vers un commissariat de Francfort et cinq policiers d’extrême droite, suspendus depuis.

    Depuis, la police tente de réagir pour redorer son blason, explique le Tagesspiegel de Berlin. “Les policiers de Francfort ne sont pas des nazis” peut-on lire dans une lettre, encore une, signée par des fonctionnaires de police appelant à éviter les “préjugés et les généralisations”. “Les coupables veulent m’intimider, mais je n’abandonnerai pas“, a déclaré l’avocate à la Süddeustche Zeitung.

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  • Theresa May joue son va-tout sur le Brexit

    Theresa May joue son va-tout sur le Brexit

    Ne pas voter pour l’accord pour l’accord sur le Brexit porterait “un coup fatal” à la confiance du peuple britannique et à la démocratie parce que ce sont les Britanniques qui ont décidé, par référendum, de quitter l’Union européenne : voilà l’argument massue brandi par Theresa May pour finir de convaincre les députés de voter, mardi 15 janvier, en faveur de l’accord négocié avec Bruxelles.

    Le gouvernement britannique s’est engagé à publier une lettre de l’Union européenne qui contient toutes les “assurances” données par Bruxelles sur l’accord du Brexit. Mais l’UE prévient d’ores et déjà qu’il ne sera pas possible de modifier l’accord négocié.
    Pour rappel, le Royaume-Uni est censé sortir le 29 mars à minuit de l’Union européenne.

    Sandrine Blanchard a demandé à Philippe Marlière pourquoi Theresa May a si peur que les députés rejettent son accord.

    Philippe Marlière est professeur de sciences politiques au University College London. Ecoutez sa réponse en cliquant sur la photo ci-dessus.

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  • Le Zimbabwe veut relancer sa propre devise

    Le Zimbabwe veut relancer sa propre devise

    Le Zimbabwe veut reprendre la main sur sa monnaie. Depuis dix ans, à cause de l’inflation, il n’y a plus de devise nationale. Les échanges se font en dollars américains. Mais cela n’a pas suffi à relancer l’économie. Les nuages s’accumulent et la nouvelle administration n’arrive à pas regagner la confiance des marchés. Seule solution selon les autorités : revenir au dollar zimbabwéen.

    Il y a dix ans, l’argent ne valait plus rien au Zimbabwe. Un billet de banque de 100 000 milliards de dollars zimbabwéens, bout de papier à quinze chiffres, ne payait même pas un ticket de bus.

    De dévaluation en dévaluation, le gouvernement a dû trancher. La monnaie nationale a été abandonnée et le dollar américain est devenu la devise de référence. Mais dans les rues d’Harare, on trouve aussi des yuan chinois, des yen japonais, des roupies indiennes ou des rands sud-africains.

    Mais malgré ces solutions de secours, la confiance n’est pas revenue. Les investisseurs ne croient toujours pas en l’économie zimbabwéenne. Ils ne veulent pas laisser leur capital au Zimbabwe.

    Petit à petit, les dollars américains, qui devaient relancer la machine, se sont faits de plus en plus rares. Aujourd’hui, l’inflation et les pénuries sont de retour. Les prix du carburant et des médicaments recommencent à grimper.

    Comment s’en sortir ? Les autorités font un pari risqué : revenir à la monnaie locale d’ici à la fin de l’année en espérant calmer le jeu. Et retrouver un peu de sérénité financière.