Author: Don Kayembe

  • ” Envoyé spécial ” sur le cacao en Côte d’Ivoire : l’émission n’a pas été censurée en Afrique

    ” Envoyé spécial ” sur le cacao en Côte d’Ivoire : l’émission n’a pas été censurée en Afrique

    L’interruption jeudi de la diffusion de l’émission « Envoyé Spécial » sur le travail des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire a provoqué un tollé. Beaucoup ont crié à la censure mais Premières Lignes, la société de production, a déclaré être responsable de la non-diffusion de cette enquête pour « protéger des sources ».

    Personne n’était au courant. Même pas Élise Lucet, la présentatrice de l’émission, et Paul Moreira l’auteur de l’enquête. Jeudi 10 janvier, la diffusion sur France 2 d’un reportage d’ «Envoyé spécial » sur le travail des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire a été « brutalement » interrompue dans certains pays africains.

    L’interruption de cette enquête intitulée « Cacao : des enfants pris au piège » a vite été relayée sur les réseaux sociaux et a créé la polémique. Beaucoup ont de suite crié à  la « censure » et pointé du doigt les autorités locales mais aussi Canal + Afrique, propriétaire du bouquet sur lequel est diffusé France 2 en Afrique.


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    Elise Lucet, l’animatrice de l’émission, après avoir longtemps refusé d’ « imaginer qu’il s’agisse d’une censure » a fini par expliquer que « c’est la société de production qui a réalisé l’enquête qui a demandé la non diffusion en Afrique de ce sujet sans en informer  Envoyé Spécial pour protéger localement certains intervenants.»

    « Excès de zèle »

    Même explication du côté de la société de production qui affirme que « pour protéger des sources, un excès de zèle a été commis. Il a été demandé de ne pas diffuser l’enquête en Afrique. Ni Envoyé Spécial ni l’auteur Paul Moreira n’étaient au courant de cette erreur désormais corrigée ».

    Après le tollé suscité sur les réseaux sociaux, Premières Lignes, la société de production, a présenté « ses excuses aux téléspectateurs africains » en assurant que l’enquête sera bien visible en Afrique sur TV5 Monde le 28 janvier lors de la rediffusion prévue d’Envoyé Spécial sur le territoire africain.

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  • Tchad : Idriss Déby Itno limoge deux ministres, dont celui du Pétrole

    Tchad : Idriss Déby Itno limoge deux ministres, dont celui du Pétrole

    Les deux ministres concernés sont Mme Ndolenodji Alixe Naimbaye, ministre des Postes, des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication, ainsi que M. Boukar Michel, ministre du Pétrole et de l’Energie.

    Deux ministres tchadiens, dont celui du pétrole, ont été limogés vendredi 11 janvier, selon un décret présidentiel. « Il est mis fin aux fonctions des deux membres du gouvernement chargés des départements ministériels ci-après », indique le décret signé du président Idriss Déby Itno. Le communiqué ne précise pas les raisons de leur limogeage, ni ne cite de nom pour leur remplacement.


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    De sources internes au ministère, il est reproché à M. Boukar Michel d’avoir vendu un bloc de pétrole à deux entreprises différentes: une de la Chine continentale et l’autre de Taïwan.

    Le Tchad, où près de 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté, est devenu un pays pétrolier en 2003, alors que son économie reposait essentiellement sur l’agriculture avant cette date.

    Comme tous les pays producteurs, il a été victime de la chute brutale des cours du pétrole en 2014 qui ont conduit à une forte récession et à d’importantes répercussions sociales.

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  • Putsch manqué au Burkina: Bassolé exige l’original des enregistrements

    Putsch manqué au Burkina: Bassolé exige l’original des enregistrements


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 11:26

    Au Burkina Faso, les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour le parquet militaire et les avocats des parties civiles, au tribunal militaire de Ouagadougou où se tient le procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015. Le général Djibril Bassolé a réclamé que le tribunal apporte la version originale des enregistrements sonores qui lui sont opposés. Selon le parquet militaire, les enregistrements ont été effectués par les services de renseignement burkinabè durant le coup de force de septembre 2015. L’ex-ministre des Affaires étrangères réfute cette source et exige la version originale des enregistrements.

    Le général Djibril Bassolé a déclaré qu’aucun contact n’a été établi entre lui et les soldats qui ont arrêté les autorités de la transition, le 16 septembre 2015, et diffusé un communiqué annonçant la dissolution du gouvernement de la transition.

    Quant aux faits de trahison, il exige toujours la source et l’original des enregistrements sonores, en refusant tout commentaire sur le contenu de ces documents.

    « En fait, il faudra comprendre qu’il ne refuse pas d’analyser les éléments sonores avec le parquet. C’est simplement de dire : « si vous, vous me dites d’où cela vient, vous me présentez les originaux. Ensuite, on pourra parler ». Je crois que c’est son droit. C’est ce que la loi prévoit, du reste », a déclaré Maître Dieudonné Bounkoungou, l’un des avocats du général Djibril Bassolé.

    Le général Djibril Bassolé refuse de répondre également aux questions des avocats des victimes. Il pointe du doigt la virulence de leur ton et la violence de leurs propos. Selon maitre Prosper Farama, l’un des avocats des parties civiles, cette défense de l’accusé est légère.

    « Pendant qu’il dit qu’il n’y aurait pas d’écoutes à son égard, il parle d’écoutes sauvages ou de montages de fabrication. Il va à la Cour de justice de la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest] et il demande à ce que l’Etat du Burkina Faso soit condamné pour l’avoir écouté et ayant, par conséquent, porté atteinte à sa vie privée. Voyez vous-même que c’est contradictoire », a, de son côté, déclaré Maître Prosper Farama.

    Finalement le parquet militaire déclare que les écoutes téléphoniques ont été effectuées par les services de renseignement du Burkina Faso. Affirmation que rejette l’ex-ministre des Affaires étrangères qui exige alors la présentation du document original.

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  • Gabon : Julien Nkoghe Bekale nommé Premier ministre et Faustin Boukoubi élu président de l’Assemblée nationale

    Gabon : Julien Nkoghe Bekale nommé Premier ministre et Faustin Boukoubi élu président de l’Assemblée nationale

    Faustin Boukoubi a été élu vendredi président de l’Assemblée nationale du Gabon. Quelques minutes après la mise en place de cette nouvelle Assemblée, Ali Bongo Ondimba a également nommé un nouveau Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale.

    Le nom du nouveau Premier ministre a été annoncé dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 janvier. « Par décret du président de la République est nommé chef du gouvernement M. Julien Nkoghe Bekale », a annoncé le secrétaire général de la présidence gabonaise, Jean-Yves Teale, dans une vidéo diffusée sur les médias nationaux.

    L’ex-Premier ministre, Emmanuel Issoze-Ngondet, devient « médiateur de la République », a ajouté Jean-Yves Teale.

    Julien Nkoghe Bekale a été plusieurs fois ministre sous la présidence d’Ali Bongo :  Travail mais aussi Petites et Moyennes entreprises. Il a également été ministre sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba.

    Un nouveau gouvernement est attendu prochainement avec un nombre de ministres plus restreint.

    Nouvelle Assemblée nationale 

    Faustin Boukoubi, le nouveau président de l’Assemblée nationale, est lui aussi un cacique du parti au pouvoir. Âgé de 65 ans, cet ancien secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG) succède à Richard Auguste Onouviet, dont le mandat s’est achevé le 30 avril 2018. Député influent, plusieurs fois ministre sous Omar Bongo Ondimba, il avait été porté en 2008 au secrétariat général du parti. Tenu à distance de la campagne présidentielle de 2016 par une partie de l’entourage du président Ali Bongo, il a démissionné le 10 août 2017. Alors qu’on le croyait définitivement en rupture de ban avec la majorité, il est réapparu en décembre 2017 au congrès du PDG, à l’issue duquel Ali Bongo lui a confié la présidence du conseil consultatif des sages.

    Ces changements interviennent dans un contexte où le président se trouve toujours en convalescence au Maroc, et alors que le pays a connu lundi 7 janvier une tentative de coup d’État. Le 30 avril 2018, le mandat des députés n’avait pas été reconduit par la Cour constitutionnelle, qui l’avait déjà prorogé à deux reprises.

    On note, par ailleurs, l’entrée au bureau de la Chambre d’autres personnalités proches d’Ali Bongo Ondimba. Ainsi, sa fille Malika Bongo Ondimba, élue à Bongoville (Haut Ogooué) et désormais deuxième secrétaire du bureau. Quant au nouveau questeur, Hervé Patrick Opiangah, député de Mounana, il est le neveu de sa première épouse, Annick Aubierge Lafitte Mouvagha, et fait partie du premier cercle du chef de l’État.


    Composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale

    Président : Faustin Boukoubi (PDG, Pana, Ogooué Lolo)

    Vice-président : Idriss Ngari (PDG, Ngouoni, Haut Ogooué)

    2e vice-président : Richard Royembo (PDG, 3e siège de Port-Gentil)

    3e vice-président : Lucienne Owoulanga (PDG, Libreville)

    4e vice-président : Jonathan Ignoumba (parti des Democrates)

    5e vice-président : Raphael Ngazouze (PDG, Cantons Nké et Fieng-Okano, Ogooué Ivindo)

    Vice-président de l’opposition : poste à pourvoir

    1er questeur : Hervé Patrick Opiangah (UDIS, Mounana, Haut Ogooué)

    2e questeur : Philippe Nzengue Mayila (PDG)

    1er secrétaire : Barnabé Indoumou (PDG, Canton Basse-Lombo, Ogooué Lolo)

    2e secrétaire : Malika Bongo Ondimba (PDG, Bongoville, Haut Ogooué)

    3e secrétaire : Frédéric Nzue Edzang (RV, Medouneu, Woleu Ntem)

    Groupe parlementaire PDG

    Président : Martin Mabala (PDG, Fougamou, Moyen Ogooué)

    Vice-président : Jean Massima (PDG, Koulamoutou, Ogooué Lolo)

    Secrétaire : Francis Ntolo Eya’a (PDG, cantons Ekorété, Woleu Ntem)

    Trésorier : Ferdinand Mbadinga Mombo (PDG, Canton Mougalaba, Nyanga)

    Commission des lois

    Président : Gabriel Malonga Mouelet (PDG, Libreville)

    Vice-président : Mathias Otounga (PDG, Okondja, Haut Ogooué)

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  • La RDC s’achemine vers une cohabitation avec une majorité pro-Kabila au Parlement

    La RDC s’achemine vers une cohabitation avec une majorité pro-Kabila au Parlement

    La République démocratique du Congo s’achemine vers une cohabitation sans précédent entre un président issu de l’opposition et le pouvoir sortant qui garde la majorité au Parlement.

    Deux jours après avoir proclamé la victoire historique d’un opposant, Félix Tshisekedi, à l’élection présidentielle à un tour, la Commission électorale a donné les résultats des législatives qui donnent la majorité à l’Assemblée nationale aux alliés de l’actuel président Joseph Kabila.

    Cela veut dire que le Premier ministre de Félix Tshisekedi devra être choisi parmi les forces fidèles à son prédécesseur. Le chef du gouvernement est issu de la majorité parlementaire dans ce régime semi-présidentiel.


    >>> À LIRE – Présidentielle en RDC : joie et contestations après l’élection de Félix Tshisekedi


    Après une alternance rarissime en Afrique centrale, une « cohabitation » tout aussi inouïe au sommet de l’Etat Donné perdant, l’autre opposant Martin Fayulu dénonce de manière bien plus classique des fraudes dans les résultats. Il doit saisir la Cour constitutionnelle ce samedi matin.

    Les pro-Kabila dépassent déjà le seuil des 250 sièges

    Officiellement arrivé deuxième à la présidentielle, Martin Fayulu revendique la victoire avec 61% des suffrages. Il accuse Joseph Kabila d’avoir orchestré un « putsch électoral » avec Félix Tshisekedi, « totalement complice ».

    Trois fois retardées, les élections présidentielle, législatives et provinciales ont eu lieu le 30 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, au pouvoir depuis 18 ans.

    A la présidentielle à un tour, Félix Tshisekedi est arrivé en tête avec 38,57% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%), très loin devant le « dauphin » de Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary (23%), selon les résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).


    >>> À LIRE – Tout savoir sur Félix Tshisekedi 


    A l’Assemblée, les forces favorables au président sortant Kabila dépassent déjà le seuil des 250 sièges sur 500 au total, d’après un premier décompte à partir du résultat de la même Céni.

    La Céni n’a donné le nom que de 485 députés, car les élections de 15 d’entre eux ont été reportées dans trois régions (Beni, Butembo et Yumbi).

    Sur ces 485 députés, l’AFP a pu retracer l’appartenance politique de 429 d’entre eux: entre 261 et 288 sont affiliées à la coalition pro-Kabila Front commun pour le Congo (FCC).

    Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) du président sortant Kabila obtient ainsi 48 sièges. Son parti-satellite PPPD du ministre de l’Intérieur Henri Mova compte 20 députés.

    Plus de siège pour Martin Fayulu

    La coalition Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi n’obtient que 46 sièges: 32 pour l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de Félix Tshisekedi, et 14 pour l’Union pour la nation congolaise (UNC) de son allié Vital Kamerhe.

    Le président proclamé élu sera le président de la RD Congo, avec tous les pouvoirs pour appliquer son programme

    La coalition Lamuka de Martin Fayulu obtient plus de sièges (94) que celle de Félix Tshisekedi. Ces résultats peuvent encore s’affiner. Mais Joseph Kabila gardera le contrôle de l’Assemblée où ses amis étaient déjà majoritaires. Il doit lui-même devenir sénateur à vie, d’après la Constitution.

    « Le président proclamé élu sera le président de la RD Congo, avec tous les pouvoirs pour appliquer son programme », a promis Joseph Kabila dans un entretien à Jeune Afrique donné avant la proclamation des résultats.

    « Si Félix Tshisekedi devient le président, c’est sur un strapontin qu’il va s’asseoir. Il sera le faire-valoir de Kabila qui continuera à tirer les ficelles », accuse de son côté Martin Fayulu.

    Rapprochement Kabila-Tshisekedi

    « Félix Tshisekedi et le président discutent depuis 2015 ! », a ajouté l’opposant qui revendique la victoire. Les partisans de Jospeh Kabila et Félix Tshisekedi n’avaient pas démenti leur « rapprochement » ces derniers jours.

    « Je rends hommage au président Joseph Kabila. Aujourd’hui, nous ne devons plus le considérer comme un adversaire mais plutôt comme un partenaire de l’alternance démocratique dans notre pays », a lui-même déclaré Félix Tshisekedi tout juste proclamé vainqueur.

    Si Félix Tshisekedi devient le président, c’est sur un strapontin qu’il va s’asseoir. Il sera le faire-valoir de Kabila qui continuera à tirer les ficelles

    Un accord existerait entre les deux camps, d’après plusieurs sources. Cet accord garantirait à M. Kabila une majorité au Parlement et un droit de regard sur des postes stratégiques (Défense, Finances, gouverneur de la Banque centrale), d’après une source congolaise.

    Par ailleurs, « la révocation ou la permutation des commandants des grandes unités de l’armée et de la police ne peuvent s’opérer sans l’avis de Kabila », d’après cette source à l’AFP.

    Investiture du nouveau président le 22 janvier

    Enfin, le président Kabila resterait dans l’actuel palais présidentiel et le nouveau président devrait habiter dans l’actuelle résidence réservée au Premier ministre. Un observateur étranger a fait état de la même information.

    L’investiture du nouveau président est annoncée pour le mardi 22 janvier, après la proclamation définitive des résultats de la Cour constitutionnelle.

    Les élections congolaises sont suivies de près à l’étranger où de nombreuses voix appellent toutes les parties à la retenue. Au moins cinq personnes ont été tuées dans la contestation des résultats à Kikwit, un fief de M. Fayulu où un couvre-feu a été décrété.

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  • La croissance s’accélère en Afrique subsaharienne

    La croissance s’accélère en Afrique subsaharienne


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 05:11

    Léger ralentissement de la croissance mondiale cette année, à 2,9% au lieu de 3% annoncé il y a 6 mois, selon les prévisions semestrielles de la Banque mondiale. A l’image du reste du monde, l’Afrique subsaharienne devrait connaître une croissance moins robuste que prévu.

    L’économie de l’Afrique subsaharienne poursuit son redressement après un recul provoqué par la chute des prix des matières premières il y a 3 à 4 ans, même si le rythme reste très faible.

    La croissance de la région est passée de 2,6% en 2017 à 2,7% en 2018. Mais cette progression reste inférieure aux prévisions, en raison notamment des difficultés du Nigeria, de l’Afrique du Sud – 1re et 2e économies du continent – ou encore de l’Angola.

    Comme d’autres, ces trois pays n’ont pas eu de recette miracle pour échapper au ralentissement du commerce au niveau mondial, au durcissement des conditions de financement et au décrochage de leurs monnaies face au dollar américain très fort.

    Selon les prévisions de la Banque mondiale, la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait s’accélérer cette année, pour atteindre 3,4%. Mais cette performance dépendra de l’amélioration de l’investissement dans les grandes économies et de la poursuite d’une croissance robuste dans des pays pauvres en ressources naturelles, comme un certain nombre de pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, qui ont connu l’année dernière un taux de croissance de 6% ou encore comme l’Ethiopie, avec ses 8,2%.

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  • Législatives en RDC: les pro-Kabila resteraient majoritaires à l’Assemblée

    Législatives en RDC: les pro-Kabila resteraient majoritaires à l’Assemblée


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 06:50

    En RDC, la Commission électorale a finalement publié les résultats des élections législatives dans la nuit. Pendant un peu plus de deux heures, des agents de la Céni ont égrené les noms des 485 députés qui siégeront dans la nouvelle Assemblée nationale, sans préciser néanmoins l’affiliation de ces partis à telle ou telle coalition. Une Assemblée qui ne sera complète qu’en mars après l’élection des quinze députés des trois circonscriptions où le scrutin a été reporté. Mais d’ores et déjà, le parti au pouvoir et ses alliés du FCC pourraient rallier le plus grand nombre de sièges.

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    Avec plus de 250 députés, le parti au pouvoir et ses alliés pourraient garder la majorité à l’Assemblée. Un chiffre qui devrait s’affiner au fil des heures, du décompte, et des alliances qui pourraient se confirmer.

    Du côté de l’opposition, c’est beaucoup moins. La coalition de Félix Tshisekedi a emporté moins de 50 sièges. Ce qui veut dire que si sa victoire à la présidentielle devait être confirmée, Félix Tshisekdi ne pourra pas nommer de Premier ministre sans alliance et n’aura donc pas la main. La plateforme de son concurrent Martin Fayulu, elle, a emporté 59 sièges.

    Sans surprise par contre ont été réélus les grands cadres de la majorité, le président de l’Assemblée nationale précédente par exemple, Aubin Minaku, mais aussi l’ex-ministre de l’Intérieur Evariste Boshab ou encore le directeur de cabinet de Joseph Kabila, Néhémi Mwilanya, tout comme la sœur et le frère du président sortant Joseph Kabila.

    Du côté de l’opposition, la secrétaire générale du MLC, Eve Bazaïba, a été réelue à Kisangani, mais aussi l’ancien Premier ministre Adolf Muzito avec plus de 61 % des voix ou encore le chef de l’UNC, Vital Kamerhe. Martin Fayulu, lui, conserve son siège d’élu à Kinshasa. Le doyen de la nouvelle assemblée, Gabriel Kyungu, est également issu de ses rangs.

    Un peu plus de 18 millions d’électeurs ont participé à cette élection d’après la Commission électorale. La Céni, qui se félicitait aussi que sur les 485 députés, 50 soient des femmes. C’est toujours très minoritaire, mais c’est 10 de plus qu’en 2011. Pour les autres, soit quinze sièges pour les députés de Beni-territoire, Beni-ville, Butembo et Yumbi, « on connaîtra les noms aux élections de mars », a déclaré le président de la Céni, Corneille Nangaa.

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  • Côte d’Ivoire: après l’inculpation d’Ehouo, Lobognon, proche de Soro, recherché

    Côte d’Ivoire: après l’inculpation d’Ehouo, Lobognon, proche de Soro, recherché


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 03:56

    Le feuilleton politico-judiciaire autour de la mairie du Plateau a connu de nouveaux développements vendredi. A la faveur d’une séance d’explications du procureur Richard Adou, on en sait un peu plus sur les motifs de l’inculpation du député PDCI et maire élu du Plateau Jacques Ehouo. Il a notamment indiqué que le montant des détournements présumés atteignait près de 3,5 milliards de FCFA. Par ailleurs, un autre député, proche de Guillaume Soro, est désormais dans le viseur du parquet : l’ancien ministre Alain Lobognon.

    Entre 2004 et 2017, la société de Jacques Ehouo, NegCom, était chargée de collecter, pour le compte de la mairie du Plateau dirigée par son oncle Noël Akossi Bendjo, des taxes municipales de publicités et d’occupation du domaine public. NegCom devait ensuite en reverser 70% à la commune.

    Mais selon le procureur Adou, l’essentiel de ces sommes n’est jamais arrivé dans les caisses de la mairie. D’où l’inculpation de Jacques Ehouo et le mandat d’arrêt lancé contre son oncle, démis de ses fonctions en août dernier et qui vit vraisemblablement en France.

    Depuis le début de cette affaire, les avocats de Jacques Ehouo crient au complot politique destiné à empêcher leur client, vainqueur de l’élection municipale sous la bannière PDCI, d’installer son conseil municipal.

    Par ailleurs, un autre député est dans le collimateur de la justice et fait l’objet d’un avis de recherche. L’ancien ministre des Sports et proche de Guillaume Soro, Alain Lobognon, accusé lui d’avoir annoncé à tort sur Twitter que le parquet avait émis un mandat d’arrêt contre Jacques Ehouo.

    Information qui aurait suscité des troubles selon le procureur qui a lancé une procédure en flagrant délit pour divulgation de fausses nouvelles et incitation à la haine. Le flagrant délit permet selon la loi de passer outre l’immunité parlementaire qui protège théoriquement le député d’une arrestation.

    Alain Lobognon a répondu aussitôt vendredi : « Je me présenterai devant la brigade de gendarmerie pour prouver que je ne suis nullement responsable des faits qui me sont reprochés. »

    Pour le moment, le mandat est national (…) mais il n’est pas exclu qu’on puisse doubler cela par un mandat d’arrêt international…

    Richard Adou

    11-01-2019
    – Par
    Pierre Pinto

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  • Soudan: les manifestations se poursuivent, la répression aussi

    Soudan: les manifestations se poursuivent, la répression aussi


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 03:03

    Voilà plus de trois semaines maintenant que le Soudan est secoué par des manifestations doublées d’une violente répression des autorités. Les marches ont commencé pour protester contre la grave crise économique qui frappe le pays, avant de se transformer en vague anti-gouvernementale, visant particulièrement le président El-Béchir, au pouvoir depuis près de 30 ans. Ce 11 janvier comme chaque vendredi, beaucoup de gens ont manifesté et la colère ne semble pas retomber.

    « Liberté, paix, justice » ont encore crié vendredi 11 janvier les manifestants après la prière du vendredi. Un slogan récurrent depuis le début de la crise. Et encore une fois, les forces anti-émeutes ont réprimé.

    Elles ont tiré des gaz lacrymogènes sur la foule à Khartoum et dans la ville voisine d’Omdourman. Selon des témoins, des hommes armés ont tiré à balle réelle à Halfaya, dans la capitale, sans qu’on connaisse le bilan.

    Plusieurs sources affirment aussi que le médecin-chef de l’hôpital de Toqa a été arrêté après avoir offert des traitements gratuits aux manifestants blessés. La députée Nawal Al Khadr du Popular Congress Party a elle affirmé avoir été interpellée et détenue plusieurs heures.

    En réaction, deux élus ont déposé un recours à l’Assemblée pour violation de son immunité et le meurtre de manifestants. Demande balayée aussitôt par le président du Parlement. Le pouvoir tient toujours, face à des manifestations qui certes persistent, mais ne montent pas en intensité selon les chercheurs.

    L’Association des professionnels a encore appelé à une marche des martyrs dimanche, à Khartoum, et à une marche pour la liberté et le changement, jeudi 17 janvier, dans la capitale et les grandes villes du pays.

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  • RCA: Moscou dément tout lien entre la mort des journalistes et le groupe Wagner

    RCA: Moscou dément tout lien entre la mort des journalistes et le groupe Wagner


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 01:57

    C’est un démenti catégorique des autorités russes après l’enquête menée en République centrafricaine sur l’assassinat des trois journalistes russes tués en juillet dernier dans le nord du pays. Pour Moscou, les trois hommes ont bien été tués par des hommes qui voulaient les dépouiller, et n’ont pas été « piégés » par le groupe de mercenaires privés, sur lesquels ils voulaient enquêter.

    Avec notre correspondant à Moscou,  Daniel Vallot

    La réponse des autorités russes n’a pas tardé et a suivi de moins de 24 heures la publication de l’enquête sur la mort des trois journalistes. Pour le Comité d’enquête russe en charge de l’affaire, les trois hommes ont été « abattus » par des malfaiteurs qui voulaient s’emparer de leur argent et de leur matériel. Moscou reste donc sur la version initiale avancée dès l’été dernier par les autorités russes.

    Dans une enquête rendue publique jeudi 10 janvier, le média Dossier, financé par l’homme d’affaires en exil Mikhaïl Khodorkovski, avançait pourtant une tout autre version des faits. Selon cette enquête, les trois journalistes auraient été suivis en permanence par un gendarme centrafricain, qui se trouvait lui-même en relation avec le groupe Wagner, le groupe de mercenaires russes, sur lequel enquêtaient justement les trois hommes.

    Moscou reste sur sa position, et reproche à l’oligarque en exil de vouloir se disculper de la mort des trois journalistes. C’est en effet pour un média financé par Mikhaïl Khodorkovski que les trois hommes s’étaient rendu en République centrafricaine. Et aux yeux des autorités russes, c’est le manque de préparation de cette mission qui en explique l’issue tragique.

    (Re) lire : Journalistes russes tués en RCA: une enquête et beaucoup de zones d’ombre

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