Author: Don Kayembe

  • Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa promet des emplois pour les législatives de mai

    Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa promet des emplois pour les législatives de mai

    Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a lancé samedi 12 janvier son parti, le Congrès national africain (ANC), dans la course aux élections législatives de mai en promettant de lutter contre le chômage et de corriger les « erreurs » du passé.

    Devant plusieurs dizaines de milliers de partisans massés dans un stade de Durban (nord-est), parés des couleurs verte et jaune du parti, Cyril Ramaphosa a décrété la « mobilisation » en vue d’une « victoire décisive » dans quatre mois.

    Au pouvoir depuis la fin du régime de l’apartheid il y a vingt-cinq ans, le parti de Nelson Mandela fait figure de grand favori du scrutin, malgré le recul de sa popularité, ses divisions et une économie désespérément en berne.


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    L’ANC a vu son image sérieusement écornée sous la présidence calamiteuse de Jacob Zuma, poussé vers la sortie en février 2018 par une litanie de scandales de corruption. Son successeur à la tête du pays et du parti, Cyril Ramaphosa, a platement reconnu samedi les échecs de son camp.

    Corruption et chômage

    « Il faut reconnaître que la corruption a affaibli nos institutions », a-t-il dit dans son discours, « en tant qu’ANC, nous reconnaissons nos échecs, nous acceptons les critiques de la population et nous travaillons dur pour corriger nos erreurs ».

    Le chef de l’Etat a également concédé le bilan mitigé de son mouvement au pouvoir. « La promesse de liberté reste encore à concrétiser pour de nombreuses personnes », a-t-il dit.

    La promesse de liberté reste encore à concrétiser pour de nombreuses personnes

    Des millions de Sud-Africains souffrent du chômage et vivent dans des taudis, privés d’électricité et d’assainissement, la santé et l’éducation sont rudimentaires et la criminalité galopante. Surtout, les inégalités, notamment raciales, restent criantes.

    Une longue liste de promesses

    « Nous sommes ici pour présenter un plan destiné à répondre à nos grands défis de l’heure, le chômage, la pauvreté et l’inégalité », a dévoilé samedi 12 janvier Cyril Ramaphosa.

    Dans sa longue liste de promesses, il a annoncé son intention de doubler, à 275.000 par an, les créations d’emplois. Mesure symbolique entre toutes, le président a répété sa détermination à « accélérer la réforme foncière qui, là où c’est approprié, autorisera les expropriations sans compensation ».

    Très populaire chez les sans-terre noirs, cette mesure inquiète les milieux d’affaires et la minorité blanche.

    « Rien de très radical là-dedans », a commenté l’analyste Lukhona Mnguni, « l’ANC a revu ses ambitions à la baisse en raison de ses difficultés ».

    61% des intentions de vote, en hausse

    Victime des scandales et de l’usure du pouvoir, l’ANC a vu sa popularité fondre ces dernières années. Lors des élections locales en 2016, il a pris une claque en perdant le contrôle de plusieurs municipalités emblématiques comme Johannesburg et Pretoria.

    L’arrivée il y a un an de Cyril Ramaphosa à la tête du parti et du pays semble toutefois avoir enrayé sa chute. A petites touches, l’ancien vice-président, 66 ans, un syndicaliste proche de Mandela reconverti dans les affaires, a commencé à rompre avec l’héritage sulfureux de son prédécesseur.

    Un récent sondage de l’institut Ipsos crédite l’ANC de 61% des intentions de vote, en hausse sur les 54% – le plus bas score national de son histoire – recueillis il y a deux ans. Le départ de Jacob Zuma a toutefois laissé des traces au sein du parti. L’ex-président y dispose encore de forts soutiens, notamment dans son fief de Durban où il a été chaleureusement applaudi samedi avant le discours de Cyril Ramaphosa.

    Zuma et Ramaphosa ensemble

    Malgré la rude bataille qui les a opposés, les deux rivaux se sont affichés ensemble et tout sourire cette semaine au nom de l’unité du parti, pour le plus grand plaisir de ses sympathisants.

    « Je crois que le président (Ramaphosa) va tenir ses promesses », s’est réjoui Gift Xulu, un coach sportif de 36 ans, après le discours. « Il n’est pas là depuis longtemps mais il a déjà réussi à changer des choses, il essaie d’unir le parti ».

    Je crois que le président (Ramaphosa) va tenir ses promesses

    Malgré les difficultés de l’ANC, les deux principaux partis d’opposition ne semblent pas en mesure de lui contester la majorité absolue des sièges au Parlement.

    L’Alliance démocratique (DA, centre) et les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale) ont bien du mal à trouver un second souffle depuis la chute de Jacob Zuma, leur bête noire pendant des années.

    « Le discours (de Cyril Ramaphosa) était plein de promesses sans lendemain dont les Sud-Africains savent qu’il ne les appliquera jamais », a dénoncé le chef de la DA, Mmusi Maimane, « seule la DA peut construire une Afrique du Sud pour tous ».

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  • Le Zimbabwe va relancer sa propre monnaie cette année

    Le Zimbabwe va relancer sa propre monnaie cette année

    Le Zimbabwe va réintroduire d’ici à la fin de l’année sa propre monnaie, le dollar zimbabwéen, pour pallier le manque de dollars américains qui étrangle depuis des années son économie, a confirmé son ministre des Finances Mtuli Ncube.

    Le Zimbabwe a abandonné en 2009 sa devise nationale en chute libre, victime de l’hyperinflation. Incapable d’enrayer la valse des étiquettes par les dévaluations, le régime de Robert Mugabe lui a substitué le dollar américain et un panier d’autres monnaies dont le rand sud-africain.


    >>> À LIRE – Zimbabwe : les nouveaux billets indexés sur le dollar entrent en circulation


    Mais les précieux billets verts se sont faits de plus en plus rares, au point de causer l’arrêt de l’économie toute entière.

    Un projet « déjà bien avancé »

    « Sur nos efforts pour rassembler suffisamment de devises étrangères pour lancer notre propre devise, je dirais que nous avons déjà bien avancé », a déclaré vendredi soir Mtuli Ncube, cité par le quotidien gouvernemental The Herald. « Vous pouvez compter en mois, pas en années », a-t-il précisé.


    >>> À LIRE – Zimbabwe : quelles perspectives pour l’économie après le départ de Mugabe


    En 2016, le gouvernement a tenté de remédier à la fuite des dollars en introduisant des « bonds notes », des sortes d’obligations, en principe d’une même valeur que les billets verts. Mais, faute de la confiance des opérateurs économiques, leur valeur réelle a vite baissé et l’opération a échoué.

    Inflation et pénuries galopantes

    Successeur de Robert Mugabe fin 2017, Emmerson Mnangagwa s’est jusqu’à présent révélé incapable de redresser la situation.

    La situation s’est même détériorée un peu plus depuis l’introduction récente d’une taxe sur les transactions bancaires électroniques, destinée à augmenter les recettes de l’Etat, qui a encore accéléré la fuite des dollars.

    L’inflation et les pénuries, notamment de carburant et de médicaments, ont repris ces dernières semaines dans la capitale du pays, Harare, provoquant des grèves dans les hôpitaux et les écoles publiques notamment.

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  • La Mauritanie prolonge le contrat de Corentin Martins

    La Mauritanie prolonge le contrat de Corentin Martins

    Copyright de l’image Getty Images

    La Fédération mauritanienne de football a récompensé le technicien français en prolongeant son contrat de deux ans.

    Martins, 49 ans, a conduit la Mauritanie à une qualification historique à la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

    Avec la prolongation de con contrat, il restera sélectionneur des Mourabitounes jusqu’en 2021.

    Il dirige l’équipe nationale mauritanienne depuis 204.

    Le succès de Martins a valu à la Mauritanie d’être nommée Equipe nationale de l’année par la Confédération africaine de football.

    Un match nul, lors de son dernier match de qualification pour la CAN 2019, contre le Burkina Faso, en mars prochain, permettra à la Mauritanie, déjà qualifiée, de terminer premier du groupe I, qu’elle partage aussi avec l’Angola et le Botswana.

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  • RCA: des Mirage 2000 français appuient la Minusca dans sa reprise de Bambari

    RCA: des Mirage 2000 français appuient la Minusca dans sa reprise de Bambari


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 14:53

    Depuis jeudi, la mission de l’ONU en Centrafrique a lancé une opération au sol pour tenter de reprendre le contrôle de Bambari, cette ville du centre du pays qui est en proie à des attaques répétées d’un groupe rebelle, l’UPC.

    Ce samedi matin, aucune détonation n’a été entendue à Bambari. Abel Matchipata, l’ancien maire de la ville, parle d’une certaine accalmie même si la tension est encore palpable. Peu de circulation dans les rues de la ville, des magasins fermés, des habitants cloitrés chez eux. Bambari est donc à l’arrêt après deux jours d’intenses combats.

    Diverses attaques

    Jeudi, l’UPC et ses alliés avaient lancé diverses attaques dans la ville. La Minusca a alors riposté en lançant une opération au sol baptisée « Bambari sans groupes armés ». Opération qui a permis, selon la mission de l’ONU en Centrafrique, la destruction de moyens létaux et le démantèlement de barricades contrôlées par l’UPC.

    Mais de nouveaux combats ont eu lieu vendredi matin. A la demande de la Minusca, la France est intervenue en appui en début de matinée ce jour-là : deux Mirage 2000 en provenance de Ndjamena ont survolé la zone à très basse altitude et ce à trois ou quatre reprises avec pour objectif de faire fuir les rebelles.

    Depuis hier soir, les combats ont cessé. Des combats qui selon une source humanitaire auraient fait depuis jeudi 34 blessés et un mort.

    Pourparlers annoncés

    Ces événements interviennent alors que le président centrafricain devait se rendre jeudi et vendredi à Bambari pour célébrer la journée mondiale de l’alimentation.

    Faustin Archange Touadéra a annoncé mercredi que des pourparlers entre le pouvoir et les groupes rebelles auraient lieu le 24 janvier à Khartoum.

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  • Gabon: Ali Bongo nomme un nouveau Premier ministre

    Gabon: Ali Bongo nomme un nouveau Premier ministre


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 14:27

    Les Gabonais se sont réveillés, ce samedi 12 janvier, avec un nouveau Premier ministre. Il s’agit de Julien Nkoghe Békalé qui occupait jusqu’alors les fonctions de ministre du Travail et de l’Emploi, dans le gouvernement sortant. Agé de 57 ans, Julien Nkoghe Bekalé avait déjà assumé les fonctions de ministre du Pétrole durant le premier septennat d’Ali Bongo, avant d’être écarté.

    Vingt-neuf secondes, c’est la durée de la vidéo qui a annoncé la nomination de Julien Nkoghe Bekalé aux fonctions de Premier ministre. La même vidéo annonce que son prédécesseur, Emmanuel Issozé Ngondet, devient médiateur de la République, une fonction sans envergure.

    Décrets lus par le secrétaire général de la présidence

    Les deux décrets présidentiels ont été lus par le secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Yves Teale, visiblement depuis le Maroc. Très peu de médias ont exploité ces informations car diffusées très tard dans la nuit de ce vendredi à ce samedi 12 janvier.

    Selon ses proches, le nouveau Premier ministre a aussitôt pris l’avion pour Rabat au Maroc. Il serait actuellement en concertation avec le président Ali Bongo pour composer la nouvelle équipe gouvernementale.

    Ali Bongo va-t-il suspendre sa convalescence ?

    Plusieurs sources soutiennent qu’Ali Bongo va suspendre, dans quelques heures, sa convalescence et sa rééducation au Maroc pour revenir au pays afin de recevoir le serment de son nouveau gouvernement, comme prévu par la Constitution.

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  • Guinée : un décret d’Alpha Condé autorise les députés à rester en fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau Parlement

    Guinée : un décret d’Alpha Condé autorise les députés à rester en fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau Parlement

    Dans un décret publié vendredi soir, Alpha Condé a autorisé le Parlement, dont le mandat expirait à minuit ce 12 janvier, à continuer ses activités jusqu’à l’installation d’une nouvelle legislature.

    Le décret présidentiel met ainsi fin aux interrogations sur l’avenir du Parlement guinéen à partir du 13 janvier qui marque le cinquième anniversaire de son installation. L’article 60 de la Constitution guinéenne prévoit en effet que le mandat des députés soit de cinq ans. « L’Assemblée nationale est habilitée à continuer à assumer les fonctions législatives jusqu’à l’installation de la nouvelle institution parlementaire », précise le dernier alinéa de l’article 1 du décret d’Alpha Condé diffusé dans le journal télévisé de la RTG (média d’État), vendredi 12 janvier.

    Avis de la Cour constitutionnelle

    « L’habilitation de continuation des activités parlementaires ne saurait être considérée comme un renouvellement implicite de mandat et ne pourrait s’étendre au-delà du temps nécessaire à l’installation des députés de la prochaine législature », renchérit l’article 2 du même décret. Ce « temps nécessaire » pour élire de nouveaux députés n’est pas déterminé. Il dépendra de la fin effective de la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) déjà entamée, de la révision du fichier électoral et de la fixation de la date et de l’organisation du scrutin législatif pour élire un nouveau Parlement.

    Avant de prendre son décret, le chef de l’État guinéen avait saisi le 24 décembre dernier la Cour constitutionnelle pour lui signifier la fin prochaine du mandat parlementaire et requérir son avis. L’institution, dans un arrêt du 10 janvier paru dans la presse le lendemain, s’est dit favorable à ce que les députés « demeurent en fonction jusqu’à l’installation effective d’une nouvelle Assemblée nationale ».

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  • ” Envoyé spécial ” sur le cacao en Côte d’Ivoire : l’émission n’a pas été censurée en Afrique

    ” Envoyé spécial ” sur le cacao en Côte d’Ivoire : l’émission n’a pas été censurée en Afrique

    L’interruption jeudi de la diffusion de l’émission « Envoyé Spécial » sur le travail des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire a provoqué un tollé. Beaucoup ont crié à la censure mais Premières Lignes, la société de production, a déclaré être responsable de la non-diffusion de cette enquête pour « protéger des sources ».

    Personne n’était au courant. Même pas Élise Lucet, la présentatrice de l’émission, et Paul Moreira l’auteur de l’enquête. Jeudi 10 janvier, la diffusion sur France 2 d’un reportage d’ «Envoyé spécial » sur le travail des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire a été « brutalement » interrompue dans certains pays africains.

    L’interruption de cette enquête intitulée « Cacao : des enfants pris au piège » a vite été relayée sur les réseaux sociaux et a créé la polémique. Beaucoup ont de suite crié à  la « censure » et pointé du doigt les autorités locales mais aussi Canal + Afrique, propriétaire du bouquet sur lequel est diffusé France 2 en Afrique.


    >>> À LIRE : Prime Group, un mystérieux repreneur potentiel pour Saf Cacao


    Elise Lucet, l’animatrice de l’émission, après avoir longtemps refusé d’ « imaginer qu’il s’agisse d’une censure » a fini par expliquer que « c’est la société de production qui a réalisé l’enquête qui a demandé la non diffusion en Afrique de ce sujet sans en informer  Envoyé Spécial pour protéger localement certains intervenants.»

    « Excès de zèle »

    Même explication du côté de la société de production qui affirme que « pour protéger des sources, un excès de zèle a été commis. Il a été demandé de ne pas diffuser l’enquête en Afrique. Ni Envoyé Spécial ni l’auteur Paul Moreira n’étaient au courant de cette erreur désormais corrigée ».

    Après le tollé suscité sur les réseaux sociaux, Premières Lignes, la société de production, a présenté « ses excuses aux téléspectateurs africains » en assurant que l’enquête sera bien visible en Afrique sur TV5 Monde le 28 janvier lors de la rediffusion prévue d’Envoyé Spécial sur le territoire africain.

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  • Tchad : Idriss Déby Itno limoge deux ministres, dont celui du Pétrole

    Tchad : Idriss Déby Itno limoge deux ministres, dont celui du Pétrole

    Les deux ministres concernés sont Mme Ndolenodji Alixe Naimbaye, ministre des Postes, des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication, ainsi que M. Boukar Michel, ministre du Pétrole et de l’Energie.

    Deux ministres tchadiens, dont celui du pétrole, ont été limogés vendredi 11 janvier, selon un décret présidentiel. « Il est mis fin aux fonctions des deux membres du gouvernement chargés des départements ministériels ci-après », indique le décret signé du président Idriss Déby Itno. Le communiqué ne précise pas les raisons de leur limogeage, ni ne cite de nom pour leur remplacement.


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    De sources internes au ministère, il est reproché à M. Boukar Michel d’avoir vendu un bloc de pétrole à deux entreprises différentes: une de la Chine continentale et l’autre de Taïwan.

    Le Tchad, où près de 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté, est devenu un pays pétrolier en 2003, alors que son économie reposait essentiellement sur l’agriculture avant cette date.

    Comme tous les pays producteurs, il a été victime de la chute brutale des cours du pétrole en 2014 qui ont conduit à une forte récession et à d’importantes répercussions sociales.

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  • Putsch manqué au Burkina: Bassolé exige l’original des enregistrements

    Putsch manqué au Burkina: Bassolé exige l’original des enregistrements


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 11:26

    Au Burkina Faso, les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour le parquet militaire et les avocats des parties civiles, au tribunal militaire de Ouagadougou où se tient le procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015. Le général Djibril Bassolé a réclamé que le tribunal apporte la version originale des enregistrements sonores qui lui sont opposés. Selon le parquet militaire, les enregistrements ont été effectués par les services de renseignement burkinabè durant le coup de force de septembre 2015. L’ex-ministre des Affaires étrangères réfute cette source et exige la version originale des enregistrements.

    Le général Djibril Bassolé a déclaré qu’aucun contact n’a été établi entre lui et les soldats qui ont arrêté les autorités de la transition, le 16 septembre 2015, et diffusé un communiqué annonçant la dissolution du gouvernement de la transition.

    Quant aux faits de trahison, il exige toujours la source et l’original des enregistrements sonores, en refusant tout commentaire sur le contenu de ces documents.

    « En fait, il faudra comprendre qu’il ne refuse pas d’analyser les éléments sonores avec le parquet. C’est simplement de dire : « si vous, vous me dites d’où cela vient, vous me présentez les originaux. Ensuite, on pourra parler ». Je crois que c’est son droit. C’est ce que la loi prévoit, du reste », a déclaré Maître Dieudonné Bounkoungou, l’un des avocats du général Djibril Bassolé.

    Le général Djibril Bassolé refuse de répondre également aux questions des avocats des victimes. Il pointe du doigt la virulence de leur ton et la violence de leurs propos. Selon maitre Prosper Farama, l’un des avocats des parties civiles, cette défense de l’accusé est légère.

    « Pendant qu’il dit qu’il n’y aurait pas d’écoutes à son égard, il parle d’écoutes sauvages ou de montages de fabrication. Il va à la Cour de justice de la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest] et il demande à ce que l’Etat du Burkina Faso soit condamné pour l’avoir écouté et ayant, par conséquent, porté atteinte à sa vie privée. Voyez vous-même que c’est contradictoire », a, de son côté, déclaré Maître Prosper Farama.

    Finalement le parquet militaire déclare que les écoutes téléphoniques ont été effectuées par les services de renseignement du Burkina Faso. Affirmation que rejette l’ex-ministre des Affaires étrangères qui exige alors la présentation du document original.

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  • Gabon : Julien Nkoghe Bekale nommé Premier ministre et Faustin Boukoubi élu président de l’Assemblée nationale

    Gabon : Julien Nkoghe Bekale nommé Premier ministre et Faustin Boukoubi élu président de l’Assemblée nationale

    Faustin Boukoubi a été élu vendredi président de l’Assemblée nationale du Gabon. Quelques minutes après la mise en place de cette nouvelle Assemblée, Ali Bongo Ondimba a également nommé un nouveau Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale.

    Le nom du nouveau Premier ministre a été annoncé dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 janvier. « Par décret du président de la République est nommé chef du gouvernement M. Julien Nkoghe Bekale », a annoncé le secrétaire général de la présidence gabonaise, Jean-Yves Teale, dans une vidéo diffusée sur les médias nationaux.

    L’ex-Premier ministre, Emmanuel Issoze-Ngondet, devient « médiateur de la République », a ajouté Jean-Yves Teale.

    Julien Nkoghe Bekale a été plusieurs fois ministre sous la présidence d’Ali Bongo :  Travail mais aussi Petites et Moyennes entreprises. Il a également été ministre sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba.

    Un nouveau gouvernement est attendu prochainement avec un nombre de ministres plus restreint.

    Nouvelle Assemblée nationale 

    Faustin Boukoubi, le nouveau président de l’Assemblée nationale, est lui aussi un cacique du parti au pouvoir. Âgé de 65 ans, cet ancien secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG) succède à Richard Auguste Onouviet, dont le mandat s’est achevé le 30 avril 2018. Député influent, plusieurs fois ministre sous Omar Bongo Ondimba, il avait été porté en 2008 au secrétariat général du parti. Tenu à distance de la campagne présidentielle de 2016 par une partie de l’entourage du président Ali Bongo, il a démissionné le 10 août 2017. Alors qu’on le croyait définitivement en rupture de ban avec la majorité, il est réapparu en décembre 2017 au congrès du PDG, à l’issue duquel Ali Bongo lui a confié la présidence du conseil consultatif des sages.

    Ces changements interviennent dans un contexte où le président se trouve toujours en convalescence au Maroc, et alors que le pays a connu lundi 7 janvier une tentative de coup d’État. Le 30 avril 2018, le mandat des députés n’avait pas été reconduit par la Cour constitutionnelle, qui l’avait déjà prorogé à deux reprises.

    On note, par ailleurs, l’entrée au bureau de la Chambre d’autres personnalités proches d’Ali Bongo Ondimba. Ainsi, sa fille Malika Bongo Ondimba, élue à Bongoville (Haut Ogooué) et désormais deuxième secrétaire du bureau. Quant au nouveau questeur, Hervé Patrick Opiangah, député de Mounana, il est le neveu de sa première épouse, Annick Aubierge Lafitte Mouvagha, et fait partie du premier cercle du chef de l’État.


    Composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale

    Président : Faustin Boukoubi (PDG, Pana, Ogooué Lolo)

    Vice-président : Idriss Ngari (PDG, Ngouoni, Haut Ogooué)

    2e vice-président : Richard Royembo (PDG, 3e siège de Port-Gentil)

    3e vice-président : Lucienne Owoulanga (PDG, Libreville)

    4e vice-président : Jonathan Ignoumba (parti des Democrates)

    5e vice-président : Raphael Ngazouze (PDG, Cantons Nké et Fieng-Okano, Ogooué Ivindo)

    Vice-président de l’opposition : poste à pourvoir

    1er questeur : Hervé Patrick Opiangah (UDIS, Mounana, Haut Ogooué)

    2e questeur : Philippe Nzengue Mayila (PDG)

    1er secrétaire : Barnabé Indoumou (PDG, Canton Basse-Lombo, Ogooué Lolo)

    2e secrétaire : Malika Bongo Ondimba (PDG, Bongoville, Haut Ogooué)

    3e secrétaire : Frédéric Nzue Edzang (RV, Medouneu, Woleu Ntem)

    Groupe parlementaire PDG

    Président : Martin Mabala (PDG, Fougamou, Moyen Ogooué)

    Vice-président : Jean Massima (PDG, Koulamoutou, Ogooué Lolo)

    Secrétaire : Francis Ntolo Eya’a (PDG, cantons Ekorété, Woleu Ntem)

    Trésorier : Ferdinand Mbadinga Mombo (PDG, Canton Mougalaba, Nyanga)

    Commission des lois

    Président : Gabriel Malonga Mouelet (PDG, Libreville)

    Vice-président : Mathias Otounga (PDG, Okondja, Haut Ogooué)

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