Author: Don Kayembe

  • Madagascar: les élections législatives repoussées

    Madagascar: les élections législatives repoussées

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  • Fayulu publie ses chiffres et mobilise ses partisans

    Fayulu publie ses chiffres et mobilise ses partisans

    La Commission électorale a donné les résultats des législatives qui reconduisent à l’Assemblée nationale la majorité favorable au président sortant Joseph Kabila.

    Le candidat malheureux Martin Fayulu, qui conteste la victoire de Félix Tshisekedi, a annoncé ses propres résultats. Il a affirmé avoir remporté les élections avec 61% des voix

    Fayulu peut aussi s’appuyer sur les déclarations de la Cenco, la Conférence épiscopale congolaise, qui a également contesté les résultats donnant Tshisekedi vainqueur.

    L’heure de la mobilisation pour Fayulu

    Devant un millier de partisans, Martin Fayulu a appelé les militants de Lamuka à le rejoindre demain à 9h, heure à laquelle il entend déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle.

    “Enfant du Congo, lève-toi, réveille-toi. Nous allons commencer par la Cour constitutionnelle pour déposer un dossier, c’est ce qu’on appelle en français : un recours. Nous allons leur demander de lire les bulletins de vote un par un, bureau par bureau. Est ce qu’on est d’accord ?”, a lancé le candidat malheureux à ses partisans avant de les appeler à l’accompagner à aller à la Cour samedi.

    “Nous serons à la cour suprême demain, est ce qu’on est d’accord ? Allons ensemble à la Cour constitutionnelle demain matin. Soyez déjà sur place à partir de 9h.”

    Certains des supporters de Fayulu étaient très remontés contre la Commission électorale nationale indépendante, la Ceni.

    “Nous allons faire ce qu’il faut faire. Eux ils ont des armes, ils vont tirer sur nous. Mais nous, nous voulons notre victoire, nous sommes là les mains nues. Avec l’aide de Dieu, nous allons vaincre. C’est Martin Fayulu qui sera le président de ce pays.”

    “Nous allons nous soulever, c’est notre pays, nous ne pouvons pas être pris en otage.”

    Fayulu interpelle la Céni

    La coalition Lamuka compte demander au président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, de produire les procès-verbaux des bureaux de vote devant les témoins.

    Et elle cite notamment des observateurs internationaux et locaux des élections. Au cœur de l’observation du processus électoral, les observateurs électoraux de la Conférence épiscopale, la Cenco, les protestants de l’Église du Christ du Congo et les ONG de la Symocel.

    “Les résultats tels que publiés ne correspondent pas aux données collectées par la mission d’observation de la Cenco”, a souligné Monseigneur Marcel Utembi, lors d’une liaison vidéo avec le Conseil de sécurité de l’ONU.

    Et c’est d’ailleurs sur la base des données de certaines de ces organisations, surtout de la Cenco, que le candidat Martin Fayulu compte pour contester le scrutin. Pour le président de la SYMOCEL, Bishop Abraham Djamba, il est possible que Martin Fayulu soit le vrai vainqueur mais il a refusé de se prononcer sur les chiffres avancés par la coalition Lamuka.

    “C’est possible mais la loi ne nous permet pas de nous prononcer sur les résultats”, a laissé entendre Bishop Abraham Djamba de la Symocel. Pius Mbwess, directeur de la Dynamique de la société civile congolaise, pour sa part n’a aucun doute sur le fait que le grand vainqueur de la présidentielle soit Martin Fayulu.

    “Ce qui a été proclamé par la Céni, ce ne sont pas des résultats, c’est une nomination”, d’après Pius Mbwess.

    L’Eglise, un Etat dans l’Etat

    Martin Fayulu s’est notamment basé sur les compilations de la Cenco pour s’autoproclamer vainqueur. Les évêques du Congo ont déclaré que ce résultat n’était pas conforme aux observations de leur mission d’observation.

    Même si la Cenco n’a déployé que 40.000 observateurs sur les 74.000 bureaux de vote, soit un peu mois de 55% de couverture, pour Pius Mbwess, ses données reflètent davantage la vérité des urnes.

    “L’Eglise catholique, c’est pratiquement le gouvernement organisé. Même s’ils ne sont pas partout, ils ont des observateurs de proximité qui sont des fidèles.”

    Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa, a exhorté aujourd’hui le Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir les nouvelles autorités élues, mettant en garde contre une annulation du scrutin.

    Une option déjà évoquée par certains observateurs qui pourrait permettre à Joseph Kabila de rester encore longtemps au pouvoir.

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  • Le gouvernement gabonais prêtera-t-il serment au Maroc ?

    Le gouvernement gabonais prêtera-t-il serment au Maroc ?

    Deux semaines après la proclamation des résultats définitifs des élections législatives d’octobre et quelques jours après un coup d’État manqué, Faustin Boukoubi, ex-secrétaire général du parti PDG au pouvoir, a été élu vendredi (11.01.2019) au perchoir de l’Assemblée nationale. Son élection ouvre la voie à la démission du gouvernement actuel et à la mise en place d’une nouvelle équipe.

    Selon la Constitution en vigueur au Gabon, après la formation du gouvernement, le chef de l’Etat reçoit le serment du Premier ministre et de tous les membres de l’équipe gouvernementale. Seulement, Ali Bongo est toujours en convalescence au Maroc.

    Au lendemain du discours à la nation d’Ali Bongo, Ike Ngouoni, son porte-parole, au cours d’un entretien accordé au quotidien l’Union, affirmait que “le nouveau gouvernement prêtera serment devant le président de la République”.

     Si l’on s’en tient aux propos du vice-président de la République, le 7 décembre dernier au Sud du Gabon, cette cérémonie officielle de prestation de serment devra se faire en terre étrangère. En l’occurence au Maroc, où Ali Bongo poursuit sa convalescence.

    Une situation inédite qui obligerait le Premier ministre à solliciter la Cour constitutionnelle, selon Télesphore Ondo, enseignant-constitutionnaliste à l’université Omar Bongo de Libreville.

    “Normalement, il n’est pas prévu de disposition prévoyant la possibilité pour le gouvernement de la République d’aller prêter serment dans une ambassade à l’étranger. Mais cela serait possible si la Cour constitutionnelle venait à prendre une décision autorisant par exemple le Premier ministre à aller prêter serment au nom de l’ensemble des membres du gouvernement, en vertu du principe de solidarité. Mais je ne vois pas l’ensemble des membres du gouvernement se déplacer pour aller prêter serment au Maroc.”

    Retour imminent du président ?

    Vol spécial affrété, hôtel cinq étoiles, si le voyage du futur gouvernement au Maroc venait à être confirmé, il coûterait énormément d’argent aux contribuables gabonais, en plus de ce qu’il coûte déjà pour les soins de son président.

    Marcel Libama est membre de la société civile gabonaise. Pour lui, cet acte républicain devrait servir à accélérer le retour d’Ali Bongo.

    “Si le président est au boulot, ca veut dire que tous ses collaborateurs font presque chaque jour la navette entre Libreville et Rabat. Et si une équipe d’une trentaine de ministres ou trente-cinq ministres va prêter serment à Rabat, cela va coûter beaucoup d’argent à notre pays. Alors que si le président est bien portant, il peut bien revenir à Libreville.”

    Dans la foulée, Eric Dodo Bounguendza, le secrétaire général du PDG, a indiqué cette semaine dans une interview que le retour au Gabon d’Ali Bongo semble désormais imminent.

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  • Maroc – Polémique sur le voile d’une députée islamiste : ” Certains cherchent à déstabiliser le PJD “

    Maroc – Polémique sur le voile d’une députée islamiste : ” Certains cherchent à déstabiliser le PJD “

    Depuis une semaine, un cliché, présenté comme celui d’une parlementaire PJD en voyage à Paris sans son voile, suscite la polémique. Les responsables politiques se sont saisis de l’affaire, dénonçant tantôt un comportement contradictoire, tantôt un débat stérile et déplacé.

    Amina Maelainine est une personnalité montante du Parti de la justice et du développement (PJD) – formation islamiste au gouvernement – , réputée proche de l’ancien chef du gouvernement et ex-secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane. Depuis début janvier, la députée, 7e vice-présidente de la région Souss-Massa et 7e vice-présidente de la Chambre des représentants, est au cœur d’une violente tourmente. Tout a commencé avec le partage en ligne d’un cliché présenté comme celui de Maelainine, sans voile, tout sourire et en plein saut, quelques mètres devant la fameuse salle de spectacle du Moulin rouge, à Paris.

    Dès le 3 janvier, avant le véritable emballement de la polémique, l’élue prenait les devants et alertait : « Je reçois des photographies truquées dont je ne connais pas la provenance (…) Ces images ne sont pas nouvelles (…) » Et de préciser : « Je n’ai jamais voyagé aux frais des contribuables ».

    YouTube/Bn Maroc Tv

    « La moindre incartade est attendue »

    La photographie circulait dans des milieux islamistes hostiles au PJD, mais aussi sur les pages des réseaux sociaux de sympathisants de gauche. Certains en ont profité pour pointer du doigt ce qu’ils considèrent comme une « hypocrisie » de la part de la militante d’un parti connu pour son conservatisme. La secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU), Nabila Mounib, a ainsi critiqué les prétendues contradictions dans le comportement de Maelainine.

    Sur Facebook, Omar El Hyani, élu de la Fédération de la gauche démocratique (FGD, coalition qui comprend le PSU) au Conseil de la ville de Rabat, s’est cependant démarqué : « La campagne contre la députée PJD Amine Mae El Aynaine (sic) est odieuse. En plus d’utiliser des photos truquées (à mon avis) elle s’attaque à sa sphère privée qui est une affaire strictement personnelle… »

    Benkirane aurait affirmé que le port du voile ne regarde qu’elle et que le parti représente toutes les citoyennes

    « En effet, je pense que certains cherchent à déstabiliser le PJD », assure à Jeune Afrique le député islamiste Mustapha Ibrahimi. « Toute une frange de la presse électronique s’en donne à cœur joie et nous diabolise », continue le parlementaire, qui a l’impression « que les faits et gestes des élus du PJD, dont les électeurs apprécient la probité, sont scrutés à la loupe. La moindre incartade est attendue. Et si on ne trouve rien, on peut se permettre de ressortir les clichés. »

    Les militants du PJD oscillent entre le plaidoyer autour du respect de la vie privée et le soupçon : sur Internet, c’est le retour, sous la plume de certains, du « tahakoum » (« État parallèle »), qui serait à la manœuvre en vue de discréditer le parti. Abdelilah Benkirane a reçu Amina Maelainine à son domicile. Selon elle, il lui a affirmé que le port du voile ne regarde qu’elle et que le parti représente toutes les citoyennes, voilées ou non.

    Des scandales qui normalisent le PJD ?

    Ce n’est pas la première fois que des figures du PJD sont mêlées à des affaires de mœurs ou relevant de la vie privée. En effet, l’été 2016 avait été rythmé par l’affaire de deux personnalités du Mouvement unicité et réforme (MUR), matrice idéologique du PJD, Omar Benhammad et Fatima Nejjar, pris en flagrant délit d’adultère.


    >>> À LIRE – Maroc : quand les défenseurs de la vertu sont pris la main dans le sac


    En septembre dernier, des clichés du ministre de l’Emploi Mohamed Yatim, main dans la main avec une jeune femme sur les Champs-Élysées à Paris, avaient également défrayé la chronique. « Nos militants ne sont pas des anges qui flottent au-dessus des considérations humaines », tempère Mustapha Ibrahimi.

    Les quelques déconvenues d’élus et de représentants du mouvement islamiste ont tendance à normaliser leur présence dans l’arène politique. Pourtant, toujours selon Omar El Hyani, ces « faits divers » occultent d’autres questions : « Cela ne doit pas nous faire oublier l’essentiel : cette même députée est une championne toute catégorie du cumul de mandats et d’indemnités », écrit-il.

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  • Guinée : alors que le mandat du Parlement expire la date des législatives reste à fixer

    Guinée : alors que le mandat du Parlement expire la date des législatives reste à fixer

    Installé pour cinq ans en janvier 2014, le Parlement guinéen voit son mandat expirer ce 12 janvier à minuit, alors que la date des élections législatives n’est pas encore connue. À quel scénario faut-il s’attendre ?

    En Guinée, la durée du mandat est de cinq ans, comme le prévoit l’article 60 de la Constitution. Les dernières élections législatives s’y sont tenues le 28 septembre 2013, et le nouveau Parlement était entré en fonction le 13 janvier suivant. Mais à l’heure où le mandat des députés guinéens s’apprête à expirer, la date des prochaines législatives n’est toujours pas fixée.

    Selon Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel (mouvance présidentielle), interrogé par Jeune Afrique, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, a écrit au président Alpha Condé pour lui demander « la conduite à tenir ». Ce dernier a, à son tour, saisi la Cour constitutionnelle.

    Deux scénarios possibles

    La Cour doit en l’occurrence arbitrer entre deux scénarios. Soit elle autorise le président de la République à légiférer par ordonnances, ce qui mettrait un terme au mandat de l’actuel Parlement. Soit elle pourrait ordonner la prorogation de celui-ci, ce qui ne serait pas une première dans l’histoire politique récente de la Guinée, comme le rappelle Amadou Damaro Camara.

    Selon le député Ousmane Gaoual Diallo, de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), la question de l’avenir du Parlement après le 12 janvier n’est pourtant pas d’actualité. Et de citer l’article 125 du code électoral, qui réglemente précisément l’expiration du mandat des députés La première session ordinaire n’étant intervenue que le 7 avril 2014, le député en déduit que l’actuel Parlement peut rester en fonction jusqu’au 6 avril. D’ici-là, poursuit-il, « nous estimons que le président de la République et le gouvernement mettront tout en œuvre pour organiser les élections ».

    De son côté, le juriste Cellou Diallo relève effectivement une contradiction entre l’article 60 de la Constitution et l’article 125 du code électoral, ce qui aboutit à un imbroglio juridique. « L’entrée en vigueur de l’actuelle législature le 13 janvier 2014 s’est faite en violation des dispositions légales », observe-t-il. Toutefois, « la date du 7 avril 2014 ne saurait être prise comme repère pour la date d’expiration sans poser problème, renchérit le juriste. En effet, laisser courir le mandat des députés jusqu’à l’ouverture de la session ordinaire d’avril 2019 reviendrait à prolonger la durée de l’actuelle législature au-delà des cinq ans fixés par la Constitution ».

    En attendant que la Cour constitutionnelle se prononce, le député Amadou Damaro Camara a annoncé qu’il renoncerait à ses indemnités parlementaires à compter du 13 janvier. Il entend continuer de « servir la Guinée » pour « démontrer que [son] engagement n’a rien de pécuniaire. On veut réduire le travail des députés aux avantages qu’ils perçoivent, or je dépense plus que ce que je gagne », confie-t-il à JA.

    « Il pourrait mieux faire, ironise Ousmane Gaoual Diallo. En tant que président du groupe de la majorité, il pourrait surtout encourager Alpha Condé à organiser les élections à la date requise ». L’UFDG, le parti d’Ousmane Gaoual Diallo, est quant à elle partagée entre sa base, qui souhaite le départ immédiat de ses 36 députés, et la direction du parti, qui considère que l’expiration du mandat interviendra le 7 avril.

    Une recomposition de la Ceni

    Quelle que soit l’option adoptée, un préalable s’imposera : la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), retardée par les querelles entre l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo et l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, quant à la désignation des représentants de l’opposition au sein de l’institution.

    Une fois installée, la nouvelle Ceni devra procéder à la révision du fichier électoral et fixer la date des prochaines législatives.

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  • Vers un “shutdown” record aux États-Unis

    Vers un “shutdown” record aux États-Unis

    “Rien de tel qu’un mur”. Ce sont ces mots que Donald Trump a martelés jeudi (10.01.2019) devant les habitants de Mc Allen, une petite ville texane située à seulement huit kilomètres de la frontière mexicaine.

    Voilà plus de vingt jours que les administrations américaines sont gelées par le “shutdown”. Une situation de blocage aux conséquences fâcheuses : près de 800.000 employés fédéraux sans salaire, les parcs nationaux et les sites touristiques fermés.

    Le patron de la Banque centrale américaine, Jérome Powell, a également mis en garde contre l’impact économique qu’aurait le shutdown sur la première économie mondiale.

    Pour l’instant, ni les démocrates, qui tiennent le Congrès et la Chambre des représentants, ni le camp Trump ne fléchissent.

    Le président américain veut construire un mur à la frontière mexicaine pour empêcher les migrants d’entrer aux États-Unis illégalement

    Jeudi, le locataire de la Maison Blanche est allé encore plus loin, rappelant qu’il pourrait invoquer une “procédure d’urgence nationale”.

    Cette mesure lui octroierait des pouvoirs extraordinaires, lui permettant de se passer du Congrès pour débloquer les crédits fédéraux nécessaires à la construction d’un mur à la frontière mexicaine.

    Ce dispositif est prévu pour faire face à de graves crises politiques et sociales. Barack Obama, par exemple, l’avait invoqué lors de l’épidémie de grippe H1N1, Georges W. Bush lors des attentats du 11 septembre 2001.

    Si aucun compromis n’est trouvé d’ici vendredi soir à minuit, ce shutdown sera le plus long de l’histoire américaine, dépassant le record des 21 jours de blocage établi sous Bill Clinton en 1995.

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  • Lubumbashi : des candidats aux provinciales rejettent les résultats

    Lubumbashi : des candidats aux provinciales rejettent les résultats

    Les résultats des élections provinciales devraient être en train d’être égrenés, province par province, circonscription par circonscription.

    La publication des résultats de cette provinciale par la Céni en a donc surpris plus d’un et fait redouter une fraude massive. Georges Mawine, un candidat malheureux à ces élections explique sa stupéfaction.

    “La compilation était prévue aujourd’hui à huit heures. Les témoins des tous les mouvements politiques, y compris ceux de la majorité, nous avons été tous surpris à quatre heures du matin, Nangaa était en train de proclamer déjà les députés provinciaux de l’ex-province du Katanga.”

    Pour le candidat, la Céni n’a pas respecté le délai. “On proclame les résultats au moment où la compilation n’est pas encore faite! Nous sommes surpris, y compris madame la secrétaire exécutive de la Céni. Elle est surprise parce qu’elle nous a demandé d’être le matin au centre de compilation”, affirme Georges Mawine, dont le nom n’a pas figuré parmi les élus de la circonscription de Lubumbashi.

    Comme lui, Xavier Kazembe, témoin du candidat Nazem Nazembe proclamé élu, a été surpris de la publication des résultats pour les élections provinciales dans sa circonscription.

    “Nous nous attendions à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle, mais quand on a annoncé les résultats de l’élection provinciale, c’était une surprise pour moi. Entant que témoin de notre plateforme, nous étions encore en train de faire la compilation pour les élections législatives provinciales et nationales et le fait qu’on ait dit que les résultats étaient déjà prêts et qu’il fallait les annoncer, ça nous a surpris qu’on s’en tienne à la version électronique des résultats”, dit le témoin de Nazem Nazembe, proclamé élu.

    Pour Georges Mawine, ces résultats sont contestables. “Nous ne pouvons pas accepter que la victoire nous soit volée.”

    Pour Xavier Kazembe, dont le candidat est élu, les résultats reflètent malgré tout la réalité.

    “Par rapport aux résultats je ne crois pas qu’il y ait trop de changements. Quand on essaie de se référer à la tendance qu’il y a eu depuis le jour de l’élection et de tout ce qu’on a vu pendant le dépouillement, je crois qu’il n’y a pas eu trop de changements.”

    Certains candidats députés, avec plus de voix, n’ont pas été proclamés élus parce que leurs partis n’ont pas atteint le seuil exigé par la loi électorale, alors que d’autres avec peu de voix l’ont été.

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  • Présidentielle en Côte d’Ivoire : face aux craintes de tensions, Alassane Ouattara joue l’apaisement

    Présidentielle en Côte d’Ivoire : face aux craintes de tensions, Alassane Ouattara joue l’apaisement

    Les Ivoiriens seront appelés aux urnes en 2020 pour élire un nouveau président de la République. Face aux craintes d’un regain de tension, comme lors de la crise post-électorale de 2010-2011, le président Alassane Ouattara a assuré qu’« il ne se passera rien en 2020 ».

    Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011, la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire s’annonce tendue. Le président ivoirien Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié du PDCI ont rompu leur alliance et n’ont pas réussi à s’entendre sur la création du parti unifié RHDP. Leurs partis s’affronteront donc en 2020. Cette question de leadership a déjà ravivé les tensions lors des élections locales des 13 octobre et 16 décembre et coûté la vie à au moins six personnes en Côte d’Ivoire.

    Le 7 janvier dernier, le corps diplomatique en Côte d’Ivoire n’a pas hésité à exprimer son inquiétude lors de la présentation des vœux au chef de l’État ivoirien à la salle des pas perdus du palais présidentiel d’Abidjan-Plateau.

    L’ombre d’un regain de tension

    Faustin Mounguengui-Nzigou, ambassadeur du Gabon en Côte d’Ivoire, dont le pays a été victime d’une tentative de coup d’État le jour même, a lancé un message au nom de ses pairs à l’endroit de tous les acteurs politiques ivoiriens pour « créer des conditions objectives de la pérennisation et la consolidation de cette paix si durement acquise ». Il a les a invités à bannir « dans leurs propos et leurs actes tout type de violence. »

    Dans la capitale ivoirienne, comme dans le reste du pays, les événements de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3 000 morts, n’ont pas été oubliés.

    Les Ivoiriens marchent sur « un chemin qui a connu des épisodes douloureux », s’est alarmée Henriette Dagri Diabaté, présidente du Rassemblement des Républicains (RDR) d’Alassane Ouattara, lors de la cérémonie de décoration du Nouvel An, le 10 janvier à Abidjan. Selon la Grande chancelière, « le ton » actuel des échanges et des débats dans le pays prépare « les esprits à l’affrontement ». Pour cette proche du président ivoirien, les « gros mots des années de crise sont de retour parmi nous. »

    « La peur de nouvelles violences est légitime », selon Alain Toussaint, homme de médias et ancien conseiller en communication de Simone et Laurent Gbagbo. La faute « aux chapelles politiques qui attisent les tensions et les rivalités entre leaders du même camp ».

    Alain Toussaint appelle ainsi à « un vrai débat sur les enjeux de la présidentielle de 2020, les projets et la vision des futurs candidats ». Selon lui, « ceux qui pensent qu’ils ont déjà gagné se trompent lourdement. »

    Les craintes des Ivoiriens sur la présidentielle de 2020 sont « fondées car les raisons profondes de nos crises passées sont d’actualité », explique Innocent Gnelbin, président du parti politique Force aux peuples (FAP). Selon lui, « les conditions de la sécurité du processus électoral ne sont pas encore réunies ».

    Il prend pour exemple les élections locales de 2018. « Six morts pour une simple élection locale sans véritable enjeux. Cela nous amène à nous poser des questions sur le scrutin présidentiel de 2020 ». L’un des principaux problèmes, selon lui, est la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne, qui « n’a jamais été indépendante ».

    « Il ne se passera rien en 2020 »

    Face à ces craintes, Alassane Ouattara, le président ivoirien, s’est voulu rassurant : « Il faut arrêter de se faire peur » car « il ne se passera rien en 2020 », a-t-il déclaré.

    Pour Nicolas Djibo, proche du parti au pouvoir et maire de Bouaké – la ville d’où est partie la rébellion de 2002 conduite par Guillaume Soro – « il faut faire confiance au président de la République quand il dit qu’il n’y aura rien en 2020 et ce malgré les oiseaux de mauvais augure ».

    Selon le maire de Bouaké, la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) annoncée par le chef de l’État ivoirien le 31 décembre dernier contribuera à « l’apaisement général en Côte d’Ivoire. »

    Même son de cloche pour l’ambassadeur du Gabon en Côte d’Ivoire, pour qui « l’engagement résolu [du président ivoirien, ndlr] à réviser de manière consensuelle la Commission électorale favorisera sans nul doute l’organisation d’élections apaisées ».

    L’heure est à la prudence à l’approche de l’élection présidentielle de 2020. Un entrepreneur de la diaspora ivoirienne a déjà pris ses précautions et protégé son outil de travail. Ce propriétaire depuis 2017 d’un magasin d’optique à Adjamé, un quartier au nord d’Abidjan, relativise cette crainte : « 2020 ne sera pas un bis repetita de 2010. Ce n’est ni le même contexte ni la même réalité. On ne peut pas reproduire deux fois les mêmes erreurs », espère-t-il.

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  • Vincent Enyeama veut poursuivre sa carrière

    Vincent Enyeama veut poursuivre sa carrière

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    L’ancien capitaine des Super Eagles du Nigeria souhaite “revenir” dans les pelouses, deux ans après ses derniers matchs officiels.

    Le gardien de but âgé de 36 ans, qui a joué son dernier match avec Lille en avril 2017, s’est séparé du club de Ligue 1 française en août 2018.

    “Je continue à m’entraîner et j’espère faire un bon retour”, a dit Enyeama à la BBC.

    “J’ai reçu des propositions en Israël et en Turquie. Mais à ce stade de ma vie, je veux faire de ma famille ma priorité. Je joue au football avec le sourire, et j’aimerais le faire en m’assurant que ma famille est dans une bonne situation”, ajoute-t-il, affirmant que sa famille vit actuellement en France.

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    Malgré son âge et son manque de temps de jeu, Enyeama déclare qu’il n’est pas encore prêt à mettre fin à sa carrière.

    “Les gardiens de but font souvent une longue carrière, et je crois que j’ai encore beaucoup de chose à offrir. Je serai le premier à m’arrêter quand il me sera impossible de donner le meilleur de moi-même. Je continue à m’entraîner à la maison en m’attendant au meilleur”, assure Enyeama.

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    Le vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2013 avec les Super Eagles a disputé 101 matchs avec le Nigeria et a joué la finale de la Coupe de la Ligue (France) 2016 avec Lille, contre le PSG (1-2).

    Il a joué cinq CAN (2004, 2006, 2008, 2010 et 2013) et trois éditions de la Coupe du monde (2002, 2010 et 2014).

    Le double vainqueur de la Coupe de la CAF, avec Enyimba, un club nigérian, a pris sa retraite internationale en 2015.

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  • Tunisie : les membres de l’Instance électorale tirés au sort pour mettre fin à la paralysie ?

    Tunisie : les membres de l’Instance électorale tirés au sort pour mettre fin à la paralysie ?

    En Tunisie, les présidents des blocs parlementaires sont appelés à se réunir mardi 15 janvier afin de trouver un consensus sur la désignation des membres de l’Isie, instance chargée d’organiser les élections, après un premier accord cette semaine concernant son futur président. Un tirage au sort a été proposé.

    C’est devenu un serpent de mer. L’Isie (Instance supérieure indépendante pour les élections) fonctionne toujours, mais avec des membres qui auraient dû être remplacés depuis des mois. C’est le cas de son président, Mohamed Tlili Mansri, qui a officiellement démissionné le 5 juillet dernier, mais continue à occuper son poste et à gérer les affaires courantes, dans l’attente d’un successeur.


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    C’est le cas aussi de trois membres du conseil de l’Isie, dont le mandat a expiré depuis janvier 2018. Ils occupent également toujours leurs fonctions, et cela n’a pas empêché la tenue des élections municipales de mai dernier. Cependant, l’esprit de la loi exige qu’un consensus soit trouvé pour élire – comme prévu – de nouvelles personnalités, estiment nombre de décideurs.

    Les voix d’Ennahdha indispensables

    Mercredi 9 janvier, les présidents des blocs parlementaires se sont enfin mis d’accord pour élire Nabil Baffoun à la tête de l’Instance. Or, ce vote a eu lieu en l’absence du chef du bloc Ennahdha, Noureddine Bhiri. Le consensus enfin trouvé risque-t-il de tomber à l’eau ?

    Le parti à la colombe évoque un simple retard et dément tout boycott. Ses opposants estiment qu’il attendait en fait la réunion de son bureau avant de prendre une décision. Toujours est-il qu’Ennahdha a finalement approuvé, dans un communiqué, la décision prise par les présidents des autres groupes parlementaires. La nomination de ce nouveau président de l’Isie, nécessitant 109 voix, devrait donc être entérinée le jour du vote de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

    Avant cette élection, les députés devront renouveler le tiers des membres du conseil de l’Instance (3 sur 9)

    Mais avant cette élection, les députés devront renouveler le tiers des membres du conseil de l’Instance (trois sur neuf). Un vote qui requerra la majorité des deux tiers, soit 145 voix. Un nouveau consensus sur ce point est donc plus que nécessaire. Sans les voix d’Ennahdha, première force à l’ARP (68 députés), il n’est en effet pas envisageable d’atteindre ce quorum.

    Le président de l’Assemblée, Mohamed Ennaceur, a donc appelé à la tenue d’une nouvelle réunion dite « de consensus », mardi 15 janvier prochain. Les présidents des blocs parlementaires devraient se mettre d’accord sur le nom des candidats à renouveler dans trois catégories : ingénieur en sécurité informatique, expert-comptable et juge administratif.

    Les élections maintenues aux dates prévues ?

    Concernant le poste de juge administratif, il n’y a qu’une candidate. Son élection devrait donc se dérouler sans difficulté. Mais pour les deux autres catégories, des élus proposent un tirage au sort. C’est le cas de Riadh Jaïdane, député et président du mouvement L’appel des Tunisiens à l’étranger. « Cela permettra d’échapper à la politisation de l’instance et de gagner du temps, afin de tenir notre engagement de respecter les délais pour organiser les élections », assure-t-il à Jeune Afrique.


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    De son côté, Anouar Ben Hassen (membre et ex-président par intérim de l’Isie) estime, lui, qu’en vertu de la loi organique 2012-23 du 20 décembre 2012, les membres de l’Instance peuvent continuer à exercer leurs fonctions « jusqu’à leur renouvellement », et donc à organiser les élections. Même en l’absence de vote avant l’échéance prévue. Et de soutenir que « tant qu’il n’y a pas de vacance à ces postes, cela ne pose pas de problème ». Selon lui, « l’Isie est prête à honorer la date des scrutins ».

    Les élections doivent se tenir, selon l’Isie, entre le 6 octobre et le 1er décembre pour les législatives, et entre le 3 novembre et le 29 décembre pour la présidentielle. Reste à savoir si le vote des membres de l’Instance aura lieu dans les temps afin de contenter toutes les parties.

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